Le devoir, 30 mars 2004, Page(s) complémentaire(s)
NATIONS UNIES ETATS-UNIS L’ambassadeur Paul Cellucci célèbre Pamitié canado-américaine Page B 1 ?www.ledevoir.com ?Louise Fréchette remet sa démission à Kofi Annan, qui la refuse Page A 5 LE DEVOIR - ¦-'n JACQUES NADEAU LE DEVOIR Demain, ce seront elles qui enseigneront aux petits mousses assis sur les bancs d’école, et elles attraperont sans doute au passage quelques candidats turbulents.Vaira Gourdeau, Stéphanie Robidotpt, Karine Leclaire et Laureline Miskdjian étudient pour devenir enseignantes et participaient hier au colloque orchestré par le ministère de l’Education sur les stratégies favorisant la réussite des élèves.La formation des maîtres prépare mal aux élèves d’aujourd’hui Il est temps que les enseignants apprennent com,ment agir avec les «casseurs de nez», estime le professeur Egide Royer MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La formation des maîtres dispensée à l’université prépare mal les jeunes enseignants à l’ampleur des difficultés d’apprentissage et aux troubles de comportement des élèves, devenus légion à l’école.Dans un contexte scolaire et social où ces jeunes en difficulté abondent — chaque école compterait 5 % d’élèves présentant des troubles de comportement chroniques et 15 % de plus seraient à risque —, cette formation défaillante pourrait expliquer que 20 % des nouveaux enseignants «décrochent» quelques années à peine après avoir amorcé leur carrière d’enseignant, incapables de vivre le «stress» qu’entraîne cette gestion de classe.Voilà la théorie qu’est vequ défendre hier un professeur de l’Université Laval, Egide Royer, dans le cqdre d’un colloque sur les initiatives du ministère de l’Education pour contrer le décrochage scolaire.M.Royer, qui s’adressait à un public de quelques centaines d’enseignants et de spécialistes de l’éducation, a entretenu son auditoire des aléas de la vie d’un enseijpant aux prises avec un ou des élèves en difficulté, distribuant les anecdotes à pleine malle, au grand plaisir du public.«Le temps est venu pour les facultés d’éducation de former les futurs enseignants autant sur la pédqgogie que sur le comportement des élèves», affirme Egide Royer, qui connaît très bien ce dossier des élèves en difficulté.Psychologue de formation, le professeur est lié au Centre de recherche et d’intervention sur VOIR PAGE A 8: FORMATION Forêt: où sont les chiffres ?La Commission Coulombe sera privée d'un bilan crucial Pour ses travaux LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La commission Coulombe n’aura pas en main avant la fin de ses travaux, prévue en décembre, iui portrait à jour de l’état de la forêt québécoise.Ce bilan ne pourra être divulgué l’automne prochain parce que Québec en a reporté le dépôt de sut à huit mois, en raison d’erreurs importantes qui se sont glissées dans les calculs.Or ce portrait a une importance primordiale pour les régions qui ne pourront débattre devant la commission — ce qui fait partie de son mandat — des incidences économiques, sociales et environnementales des réductions de coupes forestières qui pourraient frapper leurs exploitants et leurs territoires.Ces incidences pourraient résulter du nouveau calcul de la possibilité forestière (CPF).Ce dernier pourrait confirmer que Québec a laissé couper plus de bois que la forêt n’en produit, une crainte exprimée notamment l’an dernier par la vérificatrice générale du Québec.Le CPF a été décalé jusqu’en septembre 2005 par le ministre délégué à la Forêt, à la Faune et aux Parcs, Pierre Corbeil, qui veut donner le temps à ses fonctionnaires de corriger des erreurs majeures qui ont pu se glisser dans la modernisation récente du modèle mathématique prévisionnel que Québec utilise pour déterminer le taux de renouvellement des forêts et, par conséquent, la part qu’on peut couper annuellement sans engendrer un déficit forestier.C’est parce que le ministère s’est trompé, en voulant introduire de nouvelles données sur le vieillissement des fb'-êts dans son modèle prévisionnel, que le travail doit être recommencé par quelque 50 spécialistes, qui seront mobilisés pendant au moins six mois.C’est plus précisément l’introduction de paramètres nouveaux VOIR PAGE A 8: FORÊT Mort d’un lord aux mille talents Le grand comédien Peter Ustinov, ex-époux de la Québécoise Suzanne Cloutier, disparaît à 82 ans ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Une silhouette ronde aux yeux brillants, une élégance de gentleman, un humour aiguisé comme une lame, une générosité de philanthrope, une voix inoubliable, un goût pour les honneurs, un talent et une créativité sans bornes.Peter Ustinov, vrai monument de la scène et de la pellicule né à Londres en 1921, ironiste et pince-sans-rire de haut vol, est tombé hier en Suisse, sa terre d’élection depuis près de cinquante ans.Décédé à 82 ans, le plus britannique des Helvètes, le plus internationaliste des Anglais, laisse derrière lui un vide béant tant sa silhouette, sa prestance et son charisme ont marqué l’imaginaire collectif En même temps que leur inter-prète, s’évanouissent un peu plus l’Hercule Poirot de Peter Ustinov VOIR PAGE A 8: USTINOV Après les «votes ethniques», Landry a exigé de Parizeau sa démission Pierre Duchesne publie le troisième tome de la biographie non autorisée de Jacques Parizeau JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jacques Parizeau sur son domaine, à Lac-Brome.Cette photo, réalisée par le photographe du Zfepotr Jacques Nadeau, illustre la page couverture du troisième tome de la biographie de l’ancien premier ministre rédigée par le journaliste Pierre Duchesne.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Quelques heures après le discours de Jacques Parizeau sur l’argent et les votes ethniques, le soir de la défaite référendaire de 1995, Bernard Landry téléphone au premier ministre et exige sa démission.Cet ultimatum blesse profondément M.Parizeau, qui ne donnera aucune chance à M.Landry de lui succéder.Ce fait inédit a été révélé par le journaliste Pierre Duchesne, qui lançait hier le troisième tome de la biographie non autorisée de Jacques Parizeau, publiée aux Editions Québec-Amérique.Après Le Croisé et L?Baron, Le Régent couvre la période de 1985 à 1995, soit de l’arrivée de M.Parizeau à la tête du Parti québécois jusqu’à l’aventure référendaire.Pierre Duchesne jette un nouvel éclairage sur les relations houleuses entre Bernard Landry et Jacques Parizeau.Le lendemain matin de la défaite référendaire de 1995, le téléphone sonne à la résidence du premier ministre.Jacques Parizeau se souvient: «Si vous ne démissionnez pas, je demande votre démission», lui lance alors Bernard Landry.L’épouse de M.Parizeau, Lisette Lapointe, est en colère et soutient que cet appel a peut-être influencé la rapidité de la décision de son mari, qui est «assommé», confie-t-elle.Puis, M.Parizeau préside une réunion du comité des priorités vers 9h30, ce matin-là.Dès l’arrivée de M.Parizeau, Bernard Landry s’enflamme; il a «le feu aux joues et il est extrêmement agressif», raconte le biographe.«C’est terrible!, lui reproche Bernard Landry, VOIR PAGE A 8: PARIZEAU INDEX Annonces_____B 5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B5 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 AIR CANADA Les syndiqués et Trinity ont jusqu’au 15 avril pour régler leur différend Page B 1 ni s» LE DEVOIR, LE MARDI 30 MARS 2004 A 4 ?LES ACTUALITES?Toronto vit son deuil de la petite Cecilia Soulagement à Sainte-Justine Aucun des patients de la Dre Di Lorenzo n'a contracté le VIH PRESSE CANADIENE Toronto — La région de Toronto était encore sous le choc, hier, alors que la police poursuivait ses recherches dans le secteur de Mississauga où le corps de la petite Cecilia Zhang, qui allait avoir 10 ans aujoudTiui, a été découvert en fin de semaine.La fillette était disparue depuis octobre dernier et ni ses parents, ni les enquêteurs n’acceptaient de croire qu’elle pouvait avoir été tuée.La police favorisait l’hypothèse d’un enlèvement en échange d’une rançon.La nouvelle de la découverte du cadavre de l’enfant a plongé la ville dans le deuil.«Ca m’a rendue très triste de savoir que cette jeune fille était ici depuis si longtemps et que personne ne savait qu'elle y était», a dit Susan Baird, qui accompagnait son jeune fils à un endroit où des fleurs et des oursons de peluche ont été déposés près de la zone boisée de Mississauga, à l'ouest de Toronto, où le corps de Cecilia a été découvert.Les activités à Queen’s Park et à l’hôtel de ville de Toronto ont été interrompues hier, le temps d’une minute de silence en mémoire de la fillette.*Ma propre fille a huit ans et c’est vraiment très troublant pour un parent», a affirmé le maire de Toronto, David Miller, dont les sentiments sont largement partagés à travers la ville.Le corps a été découvert samedi par un passant Dimanche, il y a eu confirmation qu’il s'agissait bien du corps de la fillette, dont la photo avait fait le tour du pays depuis le mois d’octobre.La police n’a pas précisé comment elle était morte, ni depuis combien de temps la dépouille se trouvait à cet endroit Lundi, deux maîtres-chiens se sont joints à l’équipe d’experts en matière d’homicide et de médecine légale qui passaient le secteur au peigne fin.Dimanche, dans un communiqué, les parents de Cecilia, Raymond Zhang et Sherry Xu, ont dit espérer que leur fille n’a pas souffert.«Nous sommes anéantis et angoissés d’avoir appris que notre ange Cecilia a quitté cette vie.Nous recommandons son âme à Dieu, au ciel, où nous savons qu'elle réside maintenant.» A* MIKE CASSESE REUTERS Un policier torontois, Mansoor Ahmad, replace une photo de la petite Cecilia, devant la résidence de ses parents.Le corps de l’enfant de neuf ans a été découvert en fin de semaine.Ecrire dans un monde globalitaire nvités: Franci-lnball* Langlois d'Alternatives (www.alternatives.ca) Jocalyn Coulon du Centre Pearsons pour le maintien de la paix, auteur de L 'agression: les États-Unis, l’Irak et le monde aux éditions Athéna Jacguat B.Gélinat, auteur de Et si le Tiers Monde s autotinançait et La globalisation du monde aux éditions Écosociété Jean-Christophe Rufin (Prix Concourt 2001) dont le roman G/oAalra vient de paraître aux éditions Gallimard.La rencontre sera animée par Marie-Andrée Lamontagne »eVt se AAÎ' '“S»— le libraire R * LK DEVOIR .MM HéW.Jju» ;-t wê JACQUES NADEAU, ARCHIVES LE DEVOIR Conclusion de l’opération lancée il y a deux mois par l’hôpital Sainte-Justine afin de retracer les anciens patients d’un médecin ayant opéré pendant qu’elle était atteinet du VIH: aucun n’a contracté la maladie.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Deux mois après avoir créé tout un émoi en déclenchant le dépistage de 2614 jeunes patients opérés par la chirurgienne séropositive Maria Di Lorenzo, l’hôpital pédiatrique Sainte-Justine a annoncé hier que, au terme de cette opération, aucun cas d’infection au VIH n’avait heureusement été détecté.«On s’attendait à cela parce que nous avons toujours dit que les risques d’une infection étaient minimes.Malgré tout, si c’était à refaire, nous referions exactement la même chose», a indiqué hier la Drr Lucie Poi-tras, directrice des services professionnels au Centre Mère-enfant Après avoir rejoint 85 % des 2614 enfants qui avaient été opérés par la D" Di Lorenzo de 1990 à 2004, l’hôpital estime avoir obtenu un taux de réponse de loin supérieur à celui d’autres opérations similaires menées dans le monde.En bout de ligne, seulement 385 patients n’ont pu être testés, certains par refus de subir le test et pour 306 autres, faute d’avoir été localisés.Par ailleurs, 118 patients de la liste initiale ont été exclus de la relance, car 102 étaient décédés, six étaient déjà séropositifs avant d’être opérés et 10 ne correspondaient pas aux critères nécessitant un dépistage.En janvier, l’hôpital avait invoqué le manque d’informations écrites sur les précautions prises par la Drr Di Lorenzo de 1996 à 2003 pour justifier un rappel systématique de tous les patients ayant passé sous son bistouri.Par .précaution, le dépistage avait été étendu à tous les patients ayant été opérés par ce médecin, depuis son embauche à l’hôpital Sainte-Justine en 1990 jusqu’à son départ pour cause de maladie, en juin 2003.Un rapport attendu cette semaine Ces craintes écartées, l’hôpital pédiatrique attend maintenant avec impatience les conclusions de l’enquête administrative menée à Sainte-Justine par le Collège des médecins, sur les mesures de précautions prises par l’hôpital pour encadrer la pratique de la chirurgienne séropositive.En janvier, la direction avait avoué avoir ignoré pendant toutes ces années l’état de santé de sa chirurgienne, connu de ses seuls supérieurs immédiats.Le rapport du Collège des médecins, qui est attendu jeudi, devrait d’ailleurs comprendre des recommandations importantes concernant le mécanisme de divulgation à suivre par les médecins atteints d’une maladie infectieuse transmissible par le sang.À l’heure actuelle, ces règles sont très floues.Seules quelques lignes directrices, émises par certaines autorités de la santé, comme le Center for disease control (CDC) des Etats-Unis et quelques associations médicales, guident la démarche des médecins appelés à faire des chirurgies.Ces lignes directrices prônent le dévoilement de la séropositivité aux supérieurs et suggèrent la poursuite des activités de chirurgie, à l’exception de certaines interventions jugées risquées, comme la chirurgie des os et les accouchements.Ces lignes directrices, qui ont surtout une force morale, prônent tou- tefois la mise en place de mesures de précaution particulières pour les médecins séropositifs, comme le double port de gants, l’utilisation d’un porte-aiguille et un contrôle serré des activités par les pairs.En janvier, cette affaire avait suscité beaucoup d’inquiétude dans la population et provoqué une foule de réactions dans le monde politique.Opposé à l’idée d’obliger les médecins à dévoiler leur séropositivité à leurs patients, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait cependant indiqué qu’il pressait d’instaurer de très clairs mécanismes de divulgation de la séropositivité dans les hôpitaux pour protéger la population.L’hôpital attend maintenant le rapport d’enquête du Collège des médecins Fusions : un bouleversement qui n’en vaut pas la peine, selon les CLSC ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pourquoi remuer mer et monde, en fusionnant la presque totalité des CLSC et des hôpitaux de Montréal, pour une réforme qui ne touchera en bout de ligne que moins du tiers des patients hospitalisés dans la métropole?Tel est le nouvel argument qu’a servi avec insistance hier la Fédération des CLSC et CHSLD du Québec à l’Agence de développement des réseaux locaux de services de santé de Montréal, le premier jour des consultations publiques lancées sur le projet de réorganisation du réseau de santé montréalais.Toujours aussi farouchement opposé à l’idée de la fusion avec les hôpitaux dans la foulée de la loi 25, le Regroupement des CLSC et CHSLD de Montréal s’est efforcé de mettre en exergue certaines contradictions du projet de réforme proposé par la nouvelle Agence.Les CLSC aiffimient que ce plan créera deux systèmes parallèles, puisque les hôpitaux ne seront fusionnés que dans sept des 12 territoires envisagés.Or ces huit hôpitaux fusionnés ne représentent que 31% des hospitalisations effectuées chaque année à Montréal, a plaidé hier la porte-parole du Regroupement, Cécile Légaré.«Doit-on entreprendre des bouleversements organisationnels coû- teux (en termes financiers et humains) pour ne réorganiser que 31,4 % des hospitalisations?Que fera-t-on pour améliorer la continuité des services de 68,6 % des hospitalisations montréalaises qui se retrouveront hors des instances locales?», a-t-elle soulevé.Les CLSC allèguent au surplus que Montréal n’abrite pas d’hôpital véritablement «local», contrairement à ce que stipule le plan de l’Agence.Des chiffres dévoilés par eux hier révèlent d’ailleurs que de 60 % à 85 % de la population des 12 secteurs de la métropole ne fréquente pas l’établissement désigné «hôpital local» par l’Agence.«C’est rêver que de penser qu’on va mieux desservir la population avec des hôpitaux qui ont 15 % de desserte.Qu’est-ce vous allez faire avec les autres 85 %?», a relancé Mme Légaré, qui croit que la proposition actuelle obligera lentement les patients à fréquenter l’hôpital visé par l’Agence plutôt que celui de leur choix.Les CLSC croient au contraire que la signature d’ententes formelles avec tous les hôpitaux, ainsi que l’embauche de gestionnaires de cas dans tous les territoires, fera bien plus pour intégrer les services que de difficiles et partielles fusions, contestées par la majorité des employés concernés.Le Regroupement des CLSC a réitéré sa proposition de faire fondre de 54 à 12 le nombre de conseils d’administration des CLSC et des CHSLD de Montréal et il a souligné que, même fusionné, le réseau montréalais n’irait nulle part sans réelle injection de fonds.Favorable à la fusion, la conférence régionale de Montréal de l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ) a répliqué au contraire que le maintien du statu quo ne fera que perpétuer le fonctionnement en vase clos qui a cours dans les établissements de santé.«Des ententes ne remplaceront jamais l’intégration par programme», a soutenu hier Marc de Bellefeuille, président de ce regroupement montréalais.Curieusement, même si leur association milite à fond pour les fusions, quelques hôpitaux continuent à vouloir faire bande à part C’est le cas de l’hôpital St Mary, fondé par la communauté irlandaise, que l’Agence veux plutôt désigner comme l’hôpital local du secteur Côte-des-Neiges-Métro-Parc Exfension.A titre de membre du réseau universitaire McGill, l’hôpital St Mary soutient que cette désignation nuira à ses missions universitaires et de recherche, de même qu’à sa fondation.Son directeur général, Arvind Joshi, souhaite plutôt former un consortium avec le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et l’Hôpital général juif, qui s’engagera, par ententes, à desservir tous les CLSC de l’ouest de lie de Montréal.EN BREF Ménard est choisi (PC) — Après une lutte difficile, l’ancien ministre du Parti québécois défait aux dernières élections provinciales a été choisi hier candidat du Bloc québécois dans la circonscription de Marc-Anrèle-For-tin, à Laval.M.Ménard a déclaré après la compilation des votes qu’il s’agissait de l’élection la plus pénible de sa carrière, en raison «des chicanes de ménage» dans le comté.Ce n’est qu’hier après-midi que M.Ménard a su qui pourrait briguer l’investiture du Bloc dans le comté.L’équipe de Madeleine Dal-phond-Guiral, députée actuelle du comté Laval-Centre, devenu maintenant le comté élargi de Marc-Au-rèle-Fortin, avait en effet annoncé qu’elle retirait sa plainte contre Serge Ménard.La candidature de M.Ménard était contestée parce qu’il n’avait pas soumis son bulletin à l’exécutif local dans le délai fixé.Il l’avait plutôt remis à l’exécutif national.La candidate veut un recomptage Shawinigan (PC) — La candidate défaite à l’investiture libérale dans la circonscription de Saint-Maurice/Champlain, Céline Trépanier, a finalement demandé un second dépouillement du vote qui a été comptabilisé lors de l’assemblée d’investiture de dimanche.Mme Trépanier avait perdu par six voix face à son adversaire, Marie-Eve Bilodeau.La procédure, qui se tiendra aujourd’hui au bureau du Parti libéral à Montréal, sera faite en présence des deux candidates et de leurs représentants.TOMBÉ PUBUCmRE LE 2 AYRI.1 T A 8 LE DEVOIR.LE MARDI 30 MARS 2 0 0 4 LE DEVOIR ACTUALITES USTINOV SUITE DE LA PAGE 1 Mort sur le Nil et d’autres adaptations de l’univers d’Agatha Christie où il incarna le détective belge, le Néron de Quo Vadis, le maître de cérémonie de Lola Montes, de Max Ophuls, l’oscarisé de Spartacus et de Topkapi.Comme dramaturge.Peter Ustinov a écrit une pièce, Romanoff and Juliet en 1956, qui fut particulièrement remarquée et il la porta à l’écran.On lui doit une autobiographie, Dear Me, publiée en 1977, mais il multiplia les essais, les articles, les romans, les pièces, se déclarant une passion pour l’écriture.Les racines de Peter Ustinov s’étendaient partout et nulle part.Il s’honorait d’avoir du sang russe, éthiopien, italien, français, suisse.Né en Angleterre, d’un père français et d’une mère russe, dès son plus jeune âge il cabotinait, s’atpusait à faire des imitations d’hommes politiques.A16 ans, il quitta la Westminster School pour étudier l’art dramatique, débuta comme comique dans les «Tl rpccpntnit théâtres anglais à la fin des an-«u resseniaii nées Dès 1940 Ustinov la douleur se fit un nom comme interprète et garda la faveur du public des gens SOUS sa vie durant Après des débuts en 1938, il toutes fut au générique de 90 films, ., ^, devant ou derrière la caméra, les frontières.metteur en scène de théâtre, in- On a H A terprète de plusieurs one man un a au shows humoristiques, écrivain, 1„ nnrtadar documentaliste, créateur tous P Ul*» azimuts et voix de l’éléphant avpr rpetp Babar par-dessus le marché.Peter Ustinov a été un grand du monde», polyglotte, maîtrisant l’anglais, le français, l’allemand, l’italien, explique le russe et l’espagnol, avec des incursions du côté du grec et sa Iule, du turc.Le plus important de , ., , ses rôles fut, dans la vie, celui la Cinéaste d’ambassadeur de l’Unicef qu’ü Pavla T Tsrinnv a *ncarn^ sur ^ scène du mon- ravia t sunov ^ avec un dévouement sans bornes.On le regarde partir comme l’honnête homme de la Renaissance, complet, multiforme, égaré dans notre siècle.Il avait été anobli par la reine d’Angleterre en 1990, sans posséder une goutte de sang bleu ou même anglais dans les veines.Qu’importe.Le titre de lord allait à cet homme à la dégaine aristocratique comme un gant de chamois.Peter Ustinov avait été l’époux de la comédienne québécoise Suzanne Cloutier, (l’interprète de la Desdémone d’Othello, d’Orson Welles) qui lui donna trois enfants, Pavla, Andrea, Igor (devenu sculpteur en France), et qui s’en sépara en 1971.Peter Ustinov avait une autre fille issue d’un premier mariage: la comédienne Tamara Ustinov.Suzanne Cloutier est morte au début de décembre, à peine quelques mois avant celui qui avait été son époux.Sa longue carrière, doublée de son rôle d’ambassadeur pour l’Unicef durant plus de trente ans, l’entraîna par monts et par vaux, doté d'un passeport de citoyen du monde, à la tête de la Fondation Sir Peter Ustinov.«Pour lui, la planète était un salon qu’il parcourait en sautant d’un avion à l’autre, explique sa fille, la cinéaste Pavla Ustinov.Il se sentait autant interpellé par une famine en Afrique que par une tragédie à un autre bout de la Terre.Les distances lui semblaient petites et il ressentait la douleur des gens sous toutes les frontières.On a dû le partager avec le reste du monde.» On rejoint Pavla Ustinov à l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal, où elle travaille au montage de son film Hôtel de l’Avenir, somewhere in Quebec, tourné cet hiver dans les Laurentides.La cinéaste vit habituellement en Californie, mais elle vient souvent au Québec, le berceau de sa mère.Elle arrivait tout juste de Suisse et du chevet de son père.Ce deuil succède à celui de sa mère Suzanne Cloutier en janvier, et elle est secouée de toutes parts.«Mon père comme ma mère d'ailleurs étaient des gens qui s’intéressaient à tout.Je garderai toujours en moi le souvenir de leur curiosité sans bornes.» Elle décrit son père comme un homme ayant été en perpétuelle représentation, en privé autant qu’en public.«Personne ne connaissait son côté ombre.En avait-il un?, demande-t-elle.Il possédait une grande pudeur.» Elle ne l’a jamais vu s’arrêter, sans cesse en mouvement en création, en écriture, en jeu, ayant besoin de la reconnaissance du public aussi.«Il n’a jamais perdu une minute», dit-elle.Davantage que les nombreux rôles de comédie qui ont parsemé la carrière de son père, Paria Ustinov dit aimer celui du capitaine Vere dans Billy Budd, en 1962, à cause de la simplicité et de la beauté de cette adaptation de Melville.«H préférait de son côté le petit bijou de film Hot Millions.» Dans les deux cas, il avait lui-même écrit les scénarios.Billy Budd fut réalisé par lui.Au cours des derniers jours de son père, Pavla Ustinov a senti que celui qui fut si internationaliste au long de sa rie mourait en citoyen de la Grande-Bretagne.«Sur son lit de mort, il ne me parlait qu’en anglais avec un accent britannique prononcé, comme il n’en avait jamais eu», évoque-t-elle.Sir Peter Ustinov n’aura reconnu ses racines qu’au moment de s’en arracher.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 PlacedesArts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lt Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues doit la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhait^ pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir** publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9 étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0658.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.Le ministre Hamad souffre de leucémie JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sam Hamad LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Sam Hamad, souffre de leucémie, mais le traitement qu’il doit subir au cours des prochaines semaines l’obligera tout au plus à «s’absenter temporairement».C’est ce qu’U a affirmé hier soir en publiant lui-même un bulletin de santé par voie de communiqué, mais il ne songe pas à délaisser pour autant ses fonctions.Le traitement qu’il doit subir débutera incessamment, a précisé son attaché de presse, André Ménard, qui a ajouté que son patron prenait la chose «avec beaucoup de courage et de détermination».Le cancer dont le ministre Hamad est atteint est du type tricholeucémie, induit par la présence de tricholeucocytes.«Je déplore, écrit le ministre dans son communiqué, devoir m’absenter pour des raisons de santé.J’affronte la maladie avec une attitude positive.Je compte être de retour sous peu, encore plus d'attaque pour servir les Québécois.• Son attaché de presse a précisé qu’il appartiendra au conseil des ministres de décider des modalités de l’intérim, le cas échéant Le ministre Hamad peut aussi compter sur son ministre délégué aux Forêts, à la Faune et aux Parcs, Pierre Corbeil, ce qui lui laisse principalement le dossier de l’énergie et les relations avec Hy-dro-Québec.FORET SUITE DE LA PAGE 1 sur la sénescence des forêts — lesquelles ne se renouvellent pas au même rythme au nord et au sud — qui aurait induit un biais dans le modèle mathématique.La phase de validation ou de contrôle du modèle, enrichi cette année de plusieurs données nouvelles, a permis de découvrir les distorsions, ce qui reportera aussi d’un an, soit au 1" avril 2006, le dépôt des Plans généraux d’aménagement forestier et en avril 2007 la révision des contrats d’approvisionnement et d’aménagement, basés sur le futur bilan forestier.Le calcul de la possibilité forestière est réalisé aux cinq ans afin que soient déterminées, avec les derniers inventaires, la productivité à moyen et à long terme des forêts du Québec et la stratégie destinée à assurer leur pérennité.Selon le niveau de productivité identifié, le ministère détermine la quantité de bois que les exploitants peuvent couper dans chaque région.C’est à partir de cette donnée fondamentale que sont ensuite élaborés les Plans généraux quinquennaux dans les 75 unités dites.d’aménagement L’Erreur boréale, du tandem Monderie-Desjar-dins, avait stigmatisé cet exercice en rappelant que tétait le même modèle mathématique, nommé Sylva, qui avait été utilisé dans le passé pour définir les quotas de morue avant leur effondrement.La vérificatrice générale a émis des doutes en décembre 2002 sur la capacité du MRN à dresser un bilan fiable de l’état des forêts québécoises, ce qui peut engendrer une surexploitation dont la correction éventuelle impose des baisses dans l’allocation des coupes autorisées.Ces réductions peuvent engendrer des fermetures ou des ralentissements de l’économie en région.Le sous-ministre associé aux Forêts, Marc Le-doux, a déclaré hier, au cours d’une conférence de presse téléphonique, que le fait de reporter de six mois le bilan du modèle Sylva n’ampute pas le mandat de la commission, qui peut toujours, dit-U, évaluer la rigueur du processus d’évaluation des forêts.Le sous-ministre associé a ajouté que son patron, le ministre Pierre Corbeil, a, dès hier, modifié le mandat de la commission Coulombe pour qu’elle se prononce dans son rapport sur la valeur et la fiabilité des récentes modifications apportées au CPF.De plus, a soutenu M.Ledoux, il n’est pas important pour la commission de voir le résultat concret du bilan forestier en préparation pour déterminer si le processus scientifique utilisé est valable, rigoureux et fiable.H n’en reste pas moins que les exploitants des différentes régions ne pourront réagir, devant la commission, aux éventuels changements dans l’alloca- tion des quotas d’exploitation qui leur sont accordés.Ces modifications, que plusieurs entrevoient à la baisse, pourraient s'avérer fort importantes dans certains cas et donner lieu à d’acrimonieux débats sociaux et environnementaux et, aussi, au constat que l’ancien système a pu carrément dérailler dans le passé.De son côté, Mathieu Saint-Amand, l'attaché de presse du ministre Corbeil, a précisé hier au Devoir que ce dernier n’avait pas considéré la possibilité de prolonger le mandat de la commission jusqu’au dépôt du prochain bilan des forêts: «On n’en est pas là aujourd’hui, a-t-il dit.Mais la commission peut faire des recommandations en tout temps.» Plusieurs modifications ont été apportées au modèle mathématique Sylva au cours des derniers mois, alors que le ministère savait qu'une commission scientifique allait se pencher sur sa valeur.C’est ainsi, ont expliqué hier les sous-ministres associés, Marc Ledoux et Michel Bordeleau, que le modèle a été corrigé en fonction des épidémies de tordeuses de bourgeons d’épinette, qui réduisent la productivité des forêts.De plus, les spécialistes du ministère ont soustrait au potentiel forestier disponible les surfaces incendiées et les nouvelles «aires protégées» décrétées par Québec ou en voie de l’être, des territoires soustraits à l’exploitation pour en préserver le capital génétique et les écosystèmes.Les spécialistes ont aussi revu à la baisse les prévisions de rendement de certains aménagements forestiers, moins productifs que prévu, comme les coupes en mosaïque.Tous ces facteurs semblent concourir à une réduction de plus en plus importante du potentiel des régions forestières, au lieu de forcer leur bilan à la hausse, ce qui serait une meilleure nouvelle à débattre devant la commission Coulombe.Quant au problème de la sénescence des forêts, il varie selon les régions.Selon Michel Bordeleau, les arbres des régions nordiques semblent vivre plus longtemps avant de crouler sous l’effet de l’âge et d’amorcer le renouvellement de la forêt.Plus au sud, ce rajeunissement commence plus tôt les sapins, par exemple, y atteindraient leur maturité en 50 ans, comparativement à 80 ou 90 ans plus au nord.Or, ces mortalités plus précoces se traduisent par une réduction des quantités de «bois debout», selon la vieille expression, ce qui réduit le CPF et par conséquent les allocations de coupe.Aucun des deux sous-ministres associés n’a voulu évaluer en pourcentage l’effet des corrections qu’il faudra apporter aux quotas des régions, fis se sont contentés de dire que l’incidence pourrait être plus importante au sud qu’au nord.FORMATION SUITE DE LA PAGE 1 la réussite scolaire, dont il a été le directeur, et a travaillé au ministère de l'Education à titre de responsable du dossier des troubles de comportement et des difficultés d’apprentissage.«Ceux qui sortent de Tunit>ersité maintenant ne sont Pas mieux .formés qu’il y a trente ans; imagines ce que ce serait si c'était comme cela en médecine!», a expliqué hier M.Royer, qui estime que chaque classe de maternelle du Québec compte actuellement un ou deux enfants présentant des troubles de comportement.Le ministère de l'Education définit ces troubles comme des comportement agressifs ou destructeurs, répétitifs et persistants, dirigés généralement contre d'autres élèves ou des enseignants.Le professeur a avancé l’analogie avec des employés du secteur de l’aviation, qui ont appris à composer avec les colères au comptoir d’un client outré que son vol ne parte pas à l’heure prévue.«Us ont été formés pour réagir, ils savent quoi foire, ils ont appris.Comment se fait-il qu ’on ne le fasse pas pour des élèves?» Les choses se sont dégradées au fil du temps.«Ça foit 34 ans que je suis dans ce secteur et les choses ne s’améliorent pas», croit le professeur, qui souhaite que l’on crée des postes stables de professionnels destinés à épauler les enseignants dans le soutien accordé à ces élèves, comme on l’a fait pour les postes d'enseignant régulier.Un jeune de secondaire 4 «gelé comme une balle» qui saute à la gorge du professeur d'éducation physique lui ayant demandé de sortir.Un élève de troisième année qui répond à son enseignante enceinte: «Approche-toi pas, sinon je tue le bébé dans ton ventre!», lorsqu’elle veut intervenir.Un enfant de cinq ans dont la mère a déjà reçu des furieux coups de tête de la part de son rejeton, au point où il lui a cassé le nez à deux reprises.Un mousse de deux ans et demi expulsé de la garderie.Un enseignant de musique quittant la profession après avoir reçu un-pupitre propulsé par un élève en crise.Un éleve qui suscite l'ire de son enseignant, semant quelques craintes au passage, lorsqu’il se met en devoir de piquer près des yeux, avec un crayon, tous les petits copains qu’il croise sur sa route.«J’aimerais que vous soyez convaincus qu'un cours sur la psychopédagogie, le français et les maths ne vous indiquera jamais comment réagir face à ce type de situations qui peuvent dégénérer», a expliqué hier Égide Royer, qui croit qu’un cours ou deux sur la psychologie de l’enfant ne dictera pas aux nouveaux enseignants «quoi foire avec les casseurs de nez».«La situation actuelle amène le plus grand stress, et les enseignants n'en peuvent plus, ils quittent», ajoute-t-il, rappelant que 20 % des jeunes enseignants quittent peu après avoir embrassé la profession.Mal outillés, beaucoup d’enseignants enclenchent le mode punition face à ces élèves qui les font bouillir et assèchent patience, tolérance et énergie.C’est la loi du 2-32», explique M.Royer.«Les jeunes en difficultés de comportement reçoivent à peu près deux marques d’attention positive pour 32 négatives.» Le professeur de l’Université Laval, qui offre le seul cours de deux crédits disponible dans son établissement d’attache sur cette catégorie d’élèves («Élèves en difficulté de comportement: intervention»), déplore que les universités insistent autant sur la didactique et aussi peu sur les modes d’intervention en classe destinés à ces jeunes, que l’on dit en nombre sans cesse croissant et qui sont souvent les premières victimes du décrochage scolaire.Rappelons que le ministère de l’Education dépense un milliard de dollars chaque année pour les élèves en difficultés d’apprentissage, qu'on évalue à 12 % de la clientèle scolaire.La vérificatrice générale du Québec enquête actuellement sur l’usage que les écoles font de cette enveloppe financière volumineuse, qui correspond à 11 % du budget total consacré à l’éducation.Lors de ce colloque, qui a réuni hier à Montréal quelque 4000 participants intéressés aux stratégies favorisant la réussite des élèves, le ministre de l’Education, Pierre Reid, a indiqué que le programme Agir autrement, actuellement en marche dans 180 écoles, serait reconduit «au moins pour la prochaine année» dans le budget présenté aujourd’hui.PARIZEAU «Landry [.] me supplie de démissionner pour lui laisser réaliser le rêve de sa vie, qui est de devenir premier ministre [.]» SUITE DE LA PAGE 1 le monde entier va nous regarder et dire que c’est un nationalisme ethnique.On ne sera plus montrables! Vous savez que l’on va traîner cela comme un boulet.Qu 'avez-vous foit là?».Bernard Landry réclame de nouveau sa démission, ainsi que Guy Chevrette.En présence de Jacques Parizeau, on discute alors de la succession; Bernard Landry va jusqu’à proposer de prendre la relève, Pierre Duchesne, dont le travail s’est étalé sur sept ans et qui s’appuie sur de nombreux documents ainsi que sur des entrevues réalisées auprès de 170 personnes, a expliqué hier à quel point Pauline Ma-rois était choquée par de tels propos.«Pauline Marois trouve ça tout à foit odieux et déplacé.Elle a une autre attitude.Elle n’a pas la même dureté que Bernard Landry peut avoir.Elle aussi aimerait succéder à M.Parizeau, mais elle n'est pas pressée de l’exprimer.Et, sur le vote ethnique, elle ne condamne pas M.Parizeau», a-t-il souligné.Ce dernier a également rappelé que la démarche de Bernard Landry ne s’arrête pas là.En coulisses, il tentera de pousser son chef vers la porte de sortie, comme le révèle M.Parizeau au biographe lors d’un des très nombreux entretiens que les deux hommes ont eus.«Landry me fait passer des messages par Royer [chef de cabinet! et par toutes sortes de canaux et il me supplie de démissionner pour lui laisser réaliser le rêve de sa vie, qui est de devenir premier ministre, ne serait-ce que pour quelques mois à peine, parce qu'il voit bien Lucien Bouchard arriver.C’est enfantin, c'est ridicule! Et ça, je ne le veux pas», raconte Jacques Parizeau.M.Parizeau ne quittera son poste qu’en janvier 1996 et procédera même à un remaniement ministériel dans les mois précédents, pour confier à Pauline Marois l’important ministère des Finances, qui lui donnera une grande visibilité.Le livre de plus de 600 pages recèle bien d’autres faits sur les «intrigues» entourant le référendum.Ainsi, le biographie raconte comment Jacques Parizeau avait préparé dans le détail les lendemains du référendum.Dans l’éventualité d’une victoire, le gouvernement Parizeau avait un plan d’action élaboré dans le plus grand secret On avait prévu que 180 personnalités, des fédéralistes, des gens d’affaires, feraient dans les jours suivants un appel au ralliement.Sur cette liste, que le biographe n’a pas vue mais dont de nombreux témoins confirment l’existence, apparaissaient les noms de l’actuel ministre libéral des Finances, Yves Séguin, et du maire de Montréal, Gé-rald Tremblay.Aussi, le ministre des Finances d’alors, Jean Campeau, avait rencontré son homologue fédéral, Paul Martin, aujourd’hui premier ministre du Canada, pour discuter de la turbulence économique qu’aurait pu engendrer une victoire du Oui.Selon le témoignage de M.Campeau, les deux hommes avaient convenu de se rencontrer rapidement au lendemain du référendum.Par ailleurs, pour contrer un refus du premier ministre Jean Chrétien de reconnaître une majorité en faveur de la souveraineté, l’équipe Parizeau avait envoyé un émissaire, Rodrigue Biron, auprès du chef du Parti réformiste, Preston Manning.Ce dernier s’est dit prêt à accepter les résultats.M.Manning a précisé au biographe qu’il entendait demander la démission de Jean Chrétien et qu’il avait préparé une motion à cette fin, qu’il aurait présentée rapidement à la Chambre des communes.fi semble que Lucien Bouchard, à qui le camp du Oui avait confié le rôle de négociateur, n’était pas au courant de toutes ces démarches: les relations entre MM.Bouchard et Parizeau étaient très tendues.En fait, Lucien Bouchard détestait tellement le Parti québécois qu'il a songé à créer un parti politique pour concurrencer la formation de Jacques Parizeau.Pierre Duchesne dévoile que, en 1991, M.Bouchard, qui était alors chef du Bloc québécois, avait demandé au président du Mouvement Desjar- dins de l’époque, Claude Béland, de prendre la tête d’un nouveau parti politique.L’ancien président de la CSN, Gérald Larose, était présent à cette rencontre.Jacques Parizeau n’en savait rien, mais il craignait la naissance d’une troisième voie.Lucien Bouchard n’a jamais accepté de collaborer à la biographie de Pierre Duchesne et ne voulait pas être mis en opposition ouverte avec Jacques Parizeau.M.Duchesne a expliqué hier que M.Parizeau haussait le ton lorsqu’il abordait les événements touchant Lucien Bouchard.L’intervention de M.Bouchard durant la campagne référendaire aurait exacerbé cette vieille incompatibilité.M.Parizeau a toujours refusé l’interprétation selon laquelle il avait été forcé de modifier sa stratégie.Ces événements délicats, qui soulèvent beaucoup d’émotions, ont d’ailleurs failli faire dérailler le projet d’écriture de Pierre Duchesne.Avant la publication du premier tome, M.Parizeau avait menacé de mettre fin à sa collaboration.D y a environ trois semaines, MM.Duchesne et Parizeau ont discuté de la publication du Régent.«M.Parizeau est très nerveux au sujet de comment tout cela sera reçu», a affirmé M.Duchesne.Ce troisième tome de la biographie de Jacques Parizeau retrace également les conditions de l’accession de celui que l’on surnomme Monsieur à la présidence du Parti québécois.Les trois premiers chapitres du Régent sont une démonstration de sabotage du leadership d’un chef que l’on veut remplacer.Les opérations souterraines menées par l’entourage de M.Parizeau auront d’ailleurs entraîné le départ de Pierre Marc Johnson.Pierre Duchesne conclut son livre en rappelant que, lorsque «le cœur de cet homme aura cessé de battre, le Québec aura indiscutablement perdu le plus tenace et le plus dérangeant porte-étendard de l’idée d’indépendance».À la veille d’une élection fédérale, l’acharnement de Jacques Parizeau pourrait bien se poursuivre, lui qui a donné l’assurance qu’il sera de toutes les campagnes.'4 LE DEVOIR, LE MARDI 30 MARS 2004 B 6 LE DEVOIR *- LES SPORTS HOI ¦S* Dopage dans le baseball majeur Jean Dion ?Franchement étonnant Week-end épuisant, à tourner et retourner la question dans tous les sens, celui des aiguilles d’une montre qui remonte dans le temps, celui de l’écoulement de l’eau par le trou de la baignoire dans l’hémisphère Sud à l’équinoxe du printemps (qui est en fait dans ce coin-là l’équinoxe d’automne, mais la tête en bas), celui de la rotation d’une courbe au coin extérieur lancée par un ambidextre qui utilise ses deux mains simultanément sinon à quoi bon être ambidextre je vous le demande un peu, celui aussi de l’existence qui précède l’essence sans plomb.La question était posée sur le cybersite d’ESPN.Genre de question cocotte qui ne mène à rien, un peu à l’instar de cette chronique — si vous voulez quelque chose qui mène à quelque chose, je vous suggère plutôt L’Équipe en direct sur RDS —, et à laquelle la proportion de réponses est tout à fait insignifiante puisque n’importe qui peut voter mille fois.La question en question: parmi les quatre matchs au programme en fin de semaine dans le championnat de basketball universitaire, quelle est la surprise la plus probable?Ouais hum ouais résumons-nous un peu si vous permettez.La surprise la plus probable.En somme, la surprise la moins surprenante, quoi.Bref; la surprise qui n’en serait pas une.Rebref, pourquoi vous posez la question, s’il faut identifier quelque chose qui n’est pas ce qu’il a l’air d’être et préfère se perfidement camoufler pour créer une excitation factice?Voilà ce qui m’a turlupiné du 26 au 28 mars, continue de me turlupiner et me turlupinera sans doute encore pendant des années, tout comme cette autre énigme: pourquoi, à l’occasion de La Soirée du hockey, les présentateurs de la SRC sont-ils tellement collés qu’ils se parlent dans le nez et vont souffrir d’un strabisme permanent avant la fin des séries?Y a plus moyen de se payer un grand angle, voire une table, fût-elle en cartron*?(‘Avant que les linguisticiens de salon ne m’écri-vaillent de nouveau pour sous-ligner une inexistentialr té vocabularistique, je précise que le cartron est la version pourrite du carton.Envoyez plutôt vos remontrances aux analystes qui emploient l’expression «en contrôle».«C’est 4-0.Le Canadien est en contrôle du match.» Gnr.) Enfin, toujours est-il qu’au basket de la NCAA les quatre favoris ont gagné leur match samedi et dimanche.Aucune surprise.C’est franchement étonnant ?En hommage à Peter Ustinov, décédé hier, l’un de ses bons mots sportifs: «Monica Seles.Je détesterais être dans la chambre d’à côté pendant sa nuit de noces.» (Si vous ne suivez pas assez le tennis pour saisir la portée de ce désopilant gag, sonnez-moi, je vous ferai parvenir un document explicatif) Par ailleurs, selon un papyrus dont Hors-Jeu a obtenu copie en fouillant dans le bac de récup de vrais journalistes, les autorités du baseball majeur accordent toujours «sérieuse considération» à la vUle de Las Vegas comme futur domicile de nos Expos.Bien que le commissionnaire Bud Selig nous ait habitués à des comportements inexplicables pour la psychologie, la psychiatrie, la parapsychologie et même la parapsychiatrie modernes, cela est, comment dire, franchement étonnant Vegas, on le saura, est la capitale mondiale du péché, du mauvais goût et surtout du jeu, le maudit gambling dans les impitoyables affres desquelles nous serions déjà tous tombés si LotoQuébec n’était pas là pour nous rappeler de faire attention.Or le sport organisé, qui n’ose pas reconnaître que les paris augmentent considérablement l’intérêt que lui portent les amateurs, a toujours comme politique officielle de dire non non non pas de ça, Vade retro Satana, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde (Baudelaire), je ne sais rien, je ne suis pas au courant je ne me souviens plus (votre ministre fédéral au choix), et que je te me drape dans les oripeaux de la probité (Ron).Ce serait quand même quelque chose, ça: les Black Jacks de Las Vegas, avec Pète Rose comme gérant Selon des sources recluses, Myriam Bédard serait par ailleurs convaincue dans son fart intérieur que les revenus des preneurs aux livres servent à financer le trafic d’armements nucléaires destinés à fermer la gueule d’enquêteurs bourrés de stéroïdes qui savent que le sport professionnel est arrangé pour que Jacques Villeneuve devienne président d’une société de la Couronne dans un paradis fiscal illégal administré par des mutants terroristes qui vivent dans de l’eau salée infectée d’OGM sur la planète Mars.Ailleurs dans l’actualité alimentaire.Allen Iverson.Allen Iverson, des 76ers de Philadelphie (Nationale Ballon-Panier Association, NBA), l’un des meilleurs joueurs de basket de notre temps, qui s’adonne aussi à ne pas se prendre pour un protozoaire dyspeptique.Le 14 mars dernier, à l’occasion d’un match contre le Detroit l’entraîneur des 76ers, Chris Ford intérieur, a décidé de garder Iverson sur le banc pour le début de la rencontre, arguant que ce dernier n'était pas au meilleur de son mental de situation de jeu.Iverson a dès lors réagi comme on s’eût attendu qu’il le fît soit avec la baboune.D a carrément refusé de jouer pendant tout le match.À un moment donné, il s'est même fait livrer des nachos sur le banc.L’histoire ne dit cependant malheureusement pas si c'était avec du fromage jaune orange mou.Par ailleurs, le groupe People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), formé d’assez assommants merci défenseurs des animaux, a rendu publique hier une liste des stades du baseball majeur classés en fonction de la bouffe végétarienne que l’on y offre.Les gagnants: Cleveland, Toronto et Oakland.Montréal fait piètre figure au palmarès.«Avant, ü y avait au Stade olympique un comptoir de nourriture végé, mais Bud Selig l'a probablement envoyé à Washington avant l’heure, (fit PETA Aujourd'hui, plus rien.» D est vrai que cela est regrettable.Pour remplir le stade les samedis, il n’y aurait rien de tel que des soirées tofu-luzemeà5$.Selig fustige le refus des contrôles des joueurs AGENCE FRANCE-PRESSE Tokyo — Le commissaire du baseball majeur, Bud Selig, a fustigé hier l’opposition des joueurs au système de contrôle antidopage inopiné, estimant que cette attitude remettait en cause ses plans d’organiser une Coupe du monde aux Etats-Unis.«Pour que la Coupe du monde soit viable, il faut respecter les règles internationales en ce qui concerne les contrôles antidopage», a affirmé Selig à Tokyo, où sera disputé aujourd’hui un match entre les Yankees et les Devil Rays.La Fédération internationale de base-bail a indiqué qu’elle ne cautionnerait une telle compétition, prévue en mars prochain 2005 entre 12 à 16 équipes nationales, qu’à la condition que les procédures de contrôle antidopage soient conformes aux regies du Comité international olympique (CIO).Donald Fehr, le président de l’association des joueurs, a condamné l’usage de stéroïdes, tout en affirmant que les contrôles inopinés constituaient une violation de la vie privée.«Il faut une tolérance zéro à l'égard des substances visant à améliorer les performances.II ne s’agit Pas d’une question de vie privée comme l’entend l’Association des joueurs», a rétorqué Selig.Plusieurs joueurs de baseball de renom, dont la vedette des Giants de San Francisco Barry Bonds, figurent parmi les dizaines de sportifs américains entendus par un grand jury dans l’enquête sur le laboratoire Balco, suspecté d’avoir mis au point et distribué la THG (tétrahydrogestrinone), un nouvel anabolisant de synthèse yr Bud Selig dont l’existence a été révélée en octobre dernier.A l’attaque! Ipli SERENA WILLIAMS a mis tout ce qu’elle pouvait dans un coup du revers, hier, dans un match l’opposant à la Russe Maria Sharapova, au tournoi de tennis de Key Biscayne.Williams l’a emporté 6-4 et 6-3, franchissant ainsi une autre étape de la défense du titre qu’elle a remporté l'an dernier.Championnat du monde de hockey Quenneville a ses assistants PRESSE CANADIENNE Toronto — Mike Babcock, des Mighty Ducks d’Anaheim, et Tom Renney, des Rangers de New York, se joindront au personnel d’instructeurs de l’équipe canadienne en prévision du championnat du monde de hockey, le mois prochain à Prague.Joel Quenneville avait été nommé l’entraîneur-chef le 15 mars, ce qui assure l’équipe canadienne d’un solide personnel derrière le banc alors qu’elle se prépare à défendre son titre dans le tournoi qui se déroulera du 24 avril au 9 mal Quenneville est considéré comme l’un des meilleurs entraîneurs du hockey mais il ne possède aucune expérience sur la scène internationale.«L’expérience de Torn Renney sur la scène internationale se compare avantageusement, a dit Nill.Et Babcock a remporté la médaille d’or au championnat junior.«Nous croyons que c’est une formidable combinaison, a ajouté Nill.C’est comme ça qu’on bâtit une équipe, il faut une bonne combinaison et ça commence avec les entraîneurs.Joel est très à l’aise avec ses deux adjoints.» Le Canadien se met en mode éliminatoires FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Le Canadien se met en mode éliminatoires à compter d’aujourd’hui.Le Tricolore n’a plus que trois rencontres pour se préparer aux séries et Claude Julien entend soumettre ses joueurs à un bon entraînement à la veille du match contre les Islanders de New York, demain, à Uniondale.Seulement 14 joueurs ont chaussé les patins, hier, après un congé dominical.Parmi eux, José Théodore.«Je préférais venir m'entraîner.Je n’aime pas être deux jours sans rien faire.Les congés, c'est pas mon fort, qu’on parle d’un match ou d’un entraînement, fai aussi de nouvelles jambières et c’était l’occasion de les essayer, a-t-il expliqué./aurais pu faire du gymnase, mais je trouve qu’on en fait assez durant l’été.» Théodore disputera au moins deux des trois derniers matchs de la saison contre les Islanders, les Flyers de Philadelphie, jeudi, au Centre Bell, et les Sabres de Buffalo, samedi, également à domicile.Le gardien du Canadien dit ne ressentir aucune fatigue même s’il a déjà pris part à 64 matchs, soit trois de moins que son sommet personnel atteint en 2001-2002.Seuls Martin Brodeur, Marty Turco, Tomas Vokoun et Roberto Luongo ont participé à plus de rencontres parmi les gardiens de la Ligue nationale.Théodore affirme être plus déterminé que jamais à moins de 10 joins des séries.«Je ne ressens aucune fatigue, assure-t-il.Je vais me préparer pour la partie contre les Islanders comme si c’était déjà un match de séries.Pour moi, la concentration n’est jamais un problème à ce temps-ci de l’année.» Le Canadien vient de subir trois défaites dont la dernière en prolongation face aux Bruins de Boston.Selon Théodore, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.«Il y a quelques semaines, on a aligné une série de victoires après avoir subi quatre défaites de suite.On réussit toujours à rebondir.Faut pas s’inquiéter.» Le gardien admet quand même que le Canadien devra offrir du meilleur hockey au cours des prochains jours.«R faut être conscient qu’on n’a pas donné un effort soutenu dans nos derniers matchs.C’est une chose qu’on va devoir améliorer.» Parlant d’effort soutenu, Alex Kovalev brillait par son absence lors de l’entraînement facultatif dTiier.Le russe n’offre pas du grand hockey depuis que le Canadien l’a acquis des Rangers de New York.En neuf matchs, il a été limité à un but (dans un filet désert) et deux aides.Kovalev représente tout un défi pour Claude Julien, qui a une semaine pour lui faire comprendre qu’il ne peut jouer comme il le faisait à New York et Pittsburgh.À Montréal, il y a une organisation du jeu qui exige un effort constant Le patineur de Togliatti ne l’a pas encore compris.EN BREF Zidane déclare forfait (AP) — Zinédine Zidane, le meneur de jeu de l’équipe de France de football, a déclaré forfait pour la rencontre amicale Pays-Bas-France demain à Rotterdam, a annoncé hier Philippe Toumon, le chef de presse de l’équipe de France.D a ajouté que Zizou sera remplacé par Steed Malbranque qui évolue en Angleterre à Fulham.C’est la première fois que l’anden Lyonnais est appelé dans le groupe tricolore.Zidane, qui a participé dimanche soir à la victoire de son équipe du Real Madrid (5-1) face au Betis Séville, était en délicatesse avec ses adducteurs.Dimanche soir, Jacques Santini, le sélectionneur de l’équipe de France de football, avait déjà dû faire face à trois autres forfaits: ceux des joueurs d’Arsenal Robert Pires et Patrick Vieira, et celui du Marseillais Steve Mariet Oliver Gibson signe avec les Bills (AP) — Le plaqueur Oliver Gibson s’est entendu avec les BiDs de Buffalo en acceptant un contrat de deux ans.Gibson, un vétéran de neuf ans dans la NFL, a passé les cinq dernières saisons avec les Bengals de Cincinnati.D totalise 243 plaqués et 17 sacs et demi en 133 rencontres dans la LNE Son agent, David Levine, a indiqué qu’une entente était intervenue vendredi Braves 6, Expos 0 Tomo Ohka connaît un mauvais jour MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Melbourne, Floride — Tomo Ohka, qui lancera lors du troisième match de la saison jeudi prochain contre les Marlins de la Floride à Miami, a connu hier sa pire sortie de l’entraînement Face aux Braves d’Atlanta, le Japonais a cédé huit coups sûrs et cinq points en six manches de travail quand les Expos ont subi un revers de 60.Il lui a fallu 78 tirs pour franchir ces six manches.D n’avait jamais cédé plus de deux points dans aucune de ses cinq sorties précédentes et n’avait donné que deux points mérités à ses trois derniers matches, soit en 16 manches.Les Braves ont perdu les Javier Lopez, Gary Sheffield, Vinny Castilla, mais ils auront encore d’importantes ressources en attaque.Ohka l’a appris à ses dépens dès que ses tirs ont commencé à perdre de leur mordant en deuxième.Les Braves lui ont alors arraché trois points, poussée orchestrée par le double d’Andruw Jones au centre.Le joueur de troisième but Mike Hessman, Gary Matthews et le lanceur John Thomson ont produit les points quand tous les frappeurs s’élançaient joyeusement «Après avoir donné un double à Jones, on aurait dit qu’il a perdu tous ses moyens, a dit Frank Robinson au sujet du droitier.R a certes perdu toute sa combativité et il n’a plus défié les frappeurs.» Après une troisième manche sans histoire, Jones a entrepris la quatrième avec son deuxième circuit de l’entraînement, un long coup au champ opposé.«Je sais que Jones a connu beaucoup de succès contre Ohka dans le passé, mais il faut qu’un lanceur s’adapte,» a mentionné le gérant, qui a indiqué que Ohka lancerait au moins une fois dans un match des ligues mineures avant le début de la saison.Les Braves ont groupé trois autres coups sûrs contre Ohka et le simple de J.D.Drew, qui remplacera Sheffield au champ droit, a produit le cinquième point des visiteurs.Voltigeur des Expos Chavez lutte pour sa survie PRESSE CANADIENNE Melbourne — On dit que la lutte est déjà terminée et que c’est Peter Bergeron qui a déjà hérité du poste de voltigeur de centre avec les Expos, même si Frank Robinson jure que la décision n’a pas encore été prise.Chavez a repris le collier hier après avoir raté trois jours en raison d’une inflammation au coude gauche.Mais la pente qu’il a à remonter est tellement grande qu’on ne lui accorde que peu de chances de réussir.«Je sais que Bergeron a ralenti la cadence au cours des derniers jours, mais je m’attendais à cela, a dit Robinson.R ne fallait pas s’attendre à ce que Bergeron continue à récolter trois ou quatre coups sûrs à chaque match.» HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est MJ G P N DP BP BC Pts x-Toronto 80 43 24 10 3 234 204 99 x-Boston 78 39 18 14 7 198 177 99 x-Ottawa 79 41 22 10 6 254 178 98 x-Monlréal 79 40 28 7 4 201 182 91 Buffalo 79 36 32 7 4 213 210 83 Section Atlantique x-Philadelphie 79 39 20 14 6 223 180 98 x-New Jersey 79 41 24 12 2 202 159 96 N.Y.Islanders 79 36 29 10 4 223 202 86 é-N.Y.Rangers 79 26 38 7 8 200 239 67 é-Pittsburgh 79 21 46 8 4 181 294 54 Section Sud-Est y-Tampa Bay 80 45 21 8 6 240 187 104 é-Atlanta 80 32 36 8 4 210 239 76 é-Caroline 79 28 32 13 6 160 194 75 é-Floride 79 28 33 14 4 175 206 74 é-Washington 78 22 45 9 2 174 241 55 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale y-Detroit 79 46 20 11 2 248 181 105 St.Louis 78 37 28 11 2 184 191 87 Nashville 78 35 28 11 4 205 209 85 é-Columbus 79 24 43 8 4 169 230 60 é-Chicago 78 20 40 11 7 182 244 58 Section Nord-Ouest x-Colorado 78 38 22 13 5 225 188 94 x-Vancouver 78 39 24 10 5 218 189 93 Calgary 79 40 29 7 3 195 172 90 Edmonton 79 35 27 12 5 216 201 87 é-Minnesota 79 27 29 20 3 176 177 77 Section Pacifique x-San José 79 41 20 12 6 211 176 100 x-Dallas 79 40 24 13 2 186 166 95 Los Angeles 78 28 26 16 8 199 205 80 é-Anaheim 80 28 34 10 8 181 210 74 é-Phoenix 79 21 34 18 6 185 237 66 i - éliminé d’une place dans les séries éliminatoires, x - se qualifie en vue des séries éliminatoires, y - champion de section.JJlfiL Ottawa 5 Tampa Bay 4 (P) Toronto 4 Atlanta 2 Buffalo 6 Columbus 0 Detroit 5 Minnesota 3 Floride 3 Caroline 1 Los Angeles au Colorado Phoenix à Vancouver Aulpurd’hul Pittsburgh à Washington, Boston en Caroline Rangers au New Jersey Edmonton à St.Louis Chicago à Nashville Demain Montréal à N.Y.Islanders Detroit à Columbus Buffalo à N.Y.Rangers Ottawa en Floride Colorado au Minnesota Edmonton à Dallas Phoenix à Calgary Vancouver à Anaheim San José à Los Angeles # 1
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