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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-04-01, Collections de BAnQ.

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CULTURE Paul Auster, l’écrivain innombrable Page B 7 LE MONDE Journée noire pour la coalition en Irak Page A 5 www.ledevoir.com LE DEVOIR V o L .X C V X » 7 1 ?LE JEUDI 1 BR AV R I L 2 00 4 87c + TAXES « 1$ La tension monte à Kanesatake Le nouveau chef de police ne sait pas à quoi s’attendre ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR La tension n’a cessé de monter dans la journée d'hier à Kanesatake, ce qui faisait craindre en soirée l’éclatement d’une crise semblable à celle de janvier, qui avait conduit à une prise d’otage et à l’incendie criminel de la maison du grand chef James Gabriel En fin d’après-midi hier, des Warriors s’étaient ma a-sés autour du poste de police en attendant minuit, heure à laquelle débutait le contrat de la nouvelle force de police.Cette dernière a l’appui du chef James Gabriel et des deux ordres de gouvernement, Ottawa et Québec.Hier en après-midi, le chef de police sortant, Tracy Cross, s’était montré ambigu sur son heure de départ, laissant entendre qu’il pourrait partir à 18h comme à minuit.C’est le congédiement de ce dernier et l’arrivée de policiers provenant de l'extérieur de la communauté qui avaient déclenché la crise de janvier.Quelques semaines plus tard, les trois chefs dissidents du conseil de bande avaient réintégré dans ses fonctions le chef de police Tracy Cross.Celui qui allait le remplacer hier soir, Ed Thompson, 33 ans et originaire d’Akwesasne, a déclaré durant la journée ne pas trop savoir à quoi s’attendre.«Je mentirais si je disais que je n’ai pas peur.J’ai peur parce qu’il y a une possibilité de violence et je ne désire pas de violence», a-t-il dit hier lors d’une conférence de presse.En janvier, Thompson faisait partie du groupe de policiers tenus en otage par des Mohawks qui s’opposaient à leur venue.Ceux-ci les avaient forcés à retraiter dans un immeuble.Ces derniers jours, des dissidents avaient affirmé à plusieurs reprises que l’arrivée de la nouvelle force de police déclencherait «une guerre» dans la communauté de quelque 1000 âmes.L’auteure et animatrice de radio Mira Créé, qui habite Kanesatake et soutient James Gabriel, a confié au Devoir hier qu’eDe craignait le pire.Elle s’est dite scandalisée par les menaces que les «dissidents» ont fait planer toute la semaine sur sa communauté.«Ils ont dit qu’il fallait évacuer les femmes et les enfants.Mais nous [le camp de James Gabriel] n’avons pas d’armes! Nous ne sommes pas armés.» Certaines écoles de Kanesatake ont en effet été fermées toute la journée d’hier.Mme Créé a dit que les dissidents «se dopent à leur détestation du grand chef Gabriel.Ils nourrissent leur chancre et ils doivent s’endormir en l’imaginant dans les pires positions».L’animatrice, qui dit avoir participé récemment à la campagne des rubans jaunes en solidarité avec James Gabriel, fait valoir qu’en 1990, pendant la crise d’Oka, «l’ennemi «Je mentirais si je disais que je n’ai pas peur.J’ai peur parce qu’il y a une possibilité de violence et je ne désire pas de violence.» VOIR PAGE A 8: TENSION JACQUES NADEAU LE DEVOIR En fin d’après-midi hier, des Warriors s’étaient massés autour du poste de police en attendant minuit, heure à laquelle débutait le contrat de la nouvelle force de police.Compressions possibles à la CSDM Un déficit de 27 millions force au scénario catastrophe MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Un déficit anticipé de 27 millions de dollars force la Commission scolaire de Montréal (CSDM) à envisager d’importantes compressions de personnel dans l’ensemble de ses catégories d’emploi, ce qui suscite un climat de vive inquiétude dans les établissements concernés par les scénarios de coupes.La présidente de la CSDM, Diane de Courcy, a confirmé hier au Devoir l’état «préoccupant» des finances de la plus importante commission scolaire du Québec, ce qui incite l’administration à chercher à atteindre l’équilibre budgétaire en passant par des compressions de personnel pour l’année scolaire 20044)5.Ces réductions pourraient toucher tous les types d’emploi, des secrétaires aux commis en passant par les professionnels et les enseignants.Mme de Courcy, dont l’équipe du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) a été élue lors des élections scolaires de novembre dernier, a concédé que des «scénarios de compressions» VOIR PAGE A 8: CSDM INDEX Annonces—B 5 Idées_____A 7 Avis publics.B 4 Météo.B 4 Culture.B 8 Monde_______A5 Décès_______B 5 Mots croisés.B 4 Économie.B1 Sports-B 6 Éditorial.A6 Télévision.B 7 Des enseignants pourraient être remerciés 84 millions d’ordonnances au Québec en 2003 ALEC CASTONGUAY LE DEVOIR Le Canada a connu sa plus forte hausse de consommation de médicaments depuis dix ans avec une progression marquée de 7,9 % du nombre de prescriptions en 2003.Et le Québec battra une fois de plus cette moyenne nationale, selon des chiffres de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) à être publiés sous peu.Le Devoir a appris que les prescriptions dans la province ont atteint le nombre de plus de 83,8 millions en 2003, une hausse de 9 % par rapport à 2002.Sur l’ensemble de la population québécoise, cela représente une moyenne de 12 prescriptions par personne par année.Dans les couloirs des différents ministères à Québec, la part du budget de la Santé qui va à l’assurance-médi-caments fait jaser.Avec dépit, comme d’habitude, puisque c’est le poste de dépense qui croît le plus vite, y engouffrant de précieuses sommes.Dans son budget de mardi, le ministre Yves Séguin a dû accorder à la RAMQ une tranche suppléa mentaire de 323 millions de dollars, canalisée en grande partie vers le régime public d’assurance-médicaments.Puisque les chiffres officiels de la RAMQ pour 2003 doivent paraître sous peu, il faut se référer à 2002 pour constater que les médicaments représentaient la deuxième dépense la plus importante en santé, à hauteur de 1,73 milliard de dollars, une somme en forte hausse de 17 % par année en moyenne depuis la mise en place du régime public d’assurance-médicaments, VOIR PAGE A 8: ORDONNANCES Sur l’ensemble de la population, cela représente une moyenne de 12 prescriptions par personne par année Commandites Martin discrédite le comité d’enquête Une mascarade, dit le premier ministre HÉLÈNE BUZZETT1 DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA «Le comportement du premier ministre indique qu’il agira exactement comme Jean Chrétien lors d’enquêtes antérieures» Après l’avoir vanté sur toutes les tribunes, le premier ministre Paul Martin a entrepris hier de discréditer le comité des Comptes publics menant l’enquête parlementaire sur le scandale des commandites, comparant celui-ci à une «mascarade».L’opposition voit dans ce changement de stratégie une excuse pour justifier le déclenchement des élections avant que le comité ait pu rédiger un rapport préliminaire.«Le seul comité qui est présidé par l’Alliance [le Parti conservateur] est en voie de devenir une mascarade parce que son chef ne veut pas lui permettre de fonctionner», a lancé hier M.Martin à la Chambre des communes.Le premier ministre et ses troupes affichent une nouvelle attitude dans le dossier, reprochant désormais aux députés conservateurs siégeant au comité, ainsi qu’à son président conservateur John Williams, de tout faire pour qu’il s’embourbe.Le ministre des Travaux publics, Stephen Owen, a ainsi soutenu que, de tous les mécanismes mis en place par le gouvernement pour faire la lumière sur le programme des commandites, «le seul processas qui ne fonctionne pas, à cause de l’intransigeance des membres de l’opposition et du président du comité, c’est le comité des Comptes publics, qui refuse de rendre public le témoignage de Chuck Guité.» Paul Martin a même reproché VOIR PAGE A 8: COMMANDITES Raffarin III fait une place de choix à Sarkozy Villepin est muté au ministère de VIntérieur HÉLÈNE FONTANAUD REUTERS Paris—Trois jours après la débâcle des régionales, Jean-Pierre Raffarin a formé hier un nouveau gouvernement très politique, où une place de choix, Bercy, échoit à l’enfant terrible de la droite, Nicolas Saricozy.À deux mois des européennes, l’équipe constituée autour d’un premier ministre affaibli aura pour mission de poursuivre les réformes, notamment celle de l’assu-rance-maladie, dans un climat économique et social difficile.Nicolas Sarkozy, qui a vu Matignon lui échapper pour la deuxième fois depuis mai 2002, devient un véritable meniceueaeiassu- I I premier ministre l)is avec le l’Etat.«La résistance dans la me, au Parlement, dans les régions, est à l’ordre du jour» JACQUES GRENIER LE DEVOIR titre de ministre d’1 Celui qui ne cache plus ses ambitions présidentielles, quitte à froisser les susceptibilités chi-raquiennes, est, à la tête d’un vaste pôle de l’Économie, des Finances et de l’Industrie avec, auprès de lui, un fidèle, Patrick Devedjian, à l’Industrie, et Dominique Bussereau, un proche de Jean-Pierre Raffarin, au Budget Il sera également secondé par Christian Jacob, promu ministre délégué aux PME, au Commerce, à l’Artisanat aux Professions libérales et à la Consommation, et par François Loos, qui reste ministre délégué au Commerce extérieur.Mais Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin, épaulés VOIR PAGE A 8: RAFFARIN I L’éditorial de Serge Truffaut: Chirac en huissier, page A 6 t LE DEVOIR, LE JEUDI I** AVRIL 2004 A t IES ACTUALITÉS- Alerte au MDH Cette molécule chimique est présente partout, même dans la nourriture pour bébés LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La communauté scientifique internationale s’interroge de plus en plus sur les dangers et l’absence de réglementation en rapport avec l'usage abusif du monoxyde de dihydrogène (MDH), une molécule chimique incolore et inodore mais omniprésente dans les rejets des entreprises, dans plusieurs produits alimentaires et même dans quelques médicaments.Aussi connu sous le nom d’hydroxyde d’hydronium, cet agent chimique se retrouve souvent à doses importantes dans plusieurs substances toxiques reconnues et des agents biologiques susceptibles d’enclencher des maladies, voire des épidémies.D est aussi associé à plusieurs menaces environnementales tout en ayant la redoutable capacité d’être létal pour les humains à des doses aussi faibles que quelques gouttes.Le MDH se retrouve même «en concentrations détectables et biologiquement significatives dans presque toutes les tumeurs et tous les néoplasmes cancéreux et précancéreux», peut-on lire dans une récente mise à jour des connaissances scientifiques sur cette molécule.Le MDH est abondamment utilisé par les entreprises et l’industrie agricole du monde occidental.Des chercheurs décidés à rompre le mur du silence érigé autour de ce produit lui ont consacré l’excellent site Internet www.dkmo.org.Ils y ont recensé des usages comme solvant et réfrigérant industriels, un recours parcimonieux mais réel dans les centrales nucléaires et un grand nombre de systèmes de propulsion mécanique.Le MDH assure aussi l’efficacité des émulsifiants dans le polystyrène expansé et de récentes recherches font état de son utilisation potentielle dans des armes biologiques et chimiques.Le monoxyde de dihydrogène a par ailleurs d’importantes incidences sur l’environnement c’est un puissant gaz à effet de serre, non comptabilisé par le protocole de Kyoto, qui contribue fortement au réchauffement du climat et aussi au phénomène des pluies acides avec lequel il interagit pourrait-on dire, en synergie.Il est aussi associé à l’érosion des sols parce qu’il diminue chimiquement leur stabilité à des échelles d’autant plus importantes que les études démontrent son omniprésence dans tous les cours d’eau nord-américains.On le détecte aussi en concentrations non négligeables dans les glaces des deux pôles.Certains chercheurs sont d’ailleurs d’avis que les variations des niveaux de monoxyde de dihydrogène dans les eaux salées du Pacifique auraient une influence détenninante sur l’apparition dlil Nino.Certains athlètes de haut niveau l’utiliseraient pour rehausser leurs performances, ce qui n’est pas encore interdit par les organisations sportives internationales.Une telle réglementation à ce niveau pourrait avoir un effet de dominos dans toute l’industrie alimentaire, qui l’utilise comme additif dans plusieurs boissons, y compris dans certaines préparations pour bébés.Des tests ont même démontré sa présence dans des produits certifiés biologiques au Québec.L’industrie laitière utilise aussi le MDH comme additif dans le lait La classe politique, malgré les avis des chercheurs et des organisations de consommateurs, est actuellement tentée par une déréglementation qui permettrait d’en hausser à volonté la concentration dans le lait ce qui pourrait rapporter d’importants profits aux industriels.Ces derniers ont d’ailleurs suivi l’exemple des athlètes et introduit le MDH dans l’alimentation des vaches, une démarche inverse à celle suivie par les stéroïdes anabolisants, qu’on a d’abord expérimentés sur les animaux avant de les utiliser chez les humains.Certaines réglementations environnementales commencent néanmoins à cibler le MDH.L'Environmental Protection Agency (EPA) aux Etats-Unis contrôle désormais par règlement les concentrations de produits et de sous-produits toxiques qui lui sont associés dans les procédés industriels et qu’on retrouve dans les effluents de la plupart des entreprises.L’EPA a même interdit par règlement son introduction dans les dépotoirs, et les concentrations qu’on y retrouve doivent désormais être retirées en totalité, ce que n’interdit pas encore la réglementation québécoise, qui préfère depuis 25 ans laisser écouler le MDH dans les sols meubles, au risque de le voir se mêler aux eaux souterraines.Les gouvernements nord-américains estiment qu’une interdiction totale du MDH dans les procédés industriels ou comme additif alimentaire serait trop dommageable à l’économie.Les chasseurs et les pêcheurs, qui ont perdu la cote auprès des médias au profit des écologistes, sont les défenseurs les plus acharnés du MDH: ils font en effet valoir que le MDH est essentiel à la poursuite de leurs activités sportives.En effet, sans le monoxyde de dihydrogène (H20), pas de chevreuils, pas de canards et, surtout pas de.poissons.Y compris ceux d’avril! Encore trois ans avant la conclusion d’un traité final avec les Innus L’entente de principe signée hier n’empêchera pas les opposants d’exprimer leurs réserves .- % ./ -IL ' X ARCHIVES LE DEVOIR : ïi r iÉlli TOMMY CHOUINARD DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Québec, Ottawa et les chefs de quatre communautés innues ont peut-être ratifiée hier, après des mois de valse-hésitation, l’entente de principe intervenue à l’été 2002, mais le chemin menant à un traité final est parsemée d’embûches, à commencer par la résistance de quelques groupes non autochtones de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.«Le processus est loin d'être terminé, mais il est bien entamé», a lancé le ministre délégué aux Affaires autochtones, Benoît Pelletier, dans le cadre de la cérémonie officielle de ratification, hier.«On procède aujourd’hui à la signature de l’entente mais, demain, nous aurons encore beaucoup de travail à accomplir», a renchéri le ministre fédéral des Affaires indiennes, Andy Mitchell.Les négociations menant à un traité final dureront deux ans.A ce délai s’ajoute tout le processus législatif à la Chambre des communes et à l’Assemblée nationale.Il faudra donc attendre environ trois ans avant d’assister à la signature officielle du traité final avec la nation innue.Les chefs des quatre communautés innues concernées par l’entente — Raphaël Picard (Betsiamites), Denis Ross (Essipit), Richard Malec (Nutashkuan) et Gilbert Dominique (Mashteuiatsh) — étaient également présents pour cette ratification qui survient après plus de 20 ans de laborieuses négociations.«C’est un moment historique.On trace la voie vers une nouvelle forme de relation avec le peuple québécois et la nation canadienne.Les Innus comme les Québécois cherchent à défendre leur culture.Notre combat est de même nature», a dit le chef Dominique.Or des groupes non autochtones du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord s’opposent toujours à l’entente.Il s’agit notamment des autorités de la ville de Saguenay.Les drapeaux de la ville ont même été mis en berne hier.Qui plus est, un groupe d’innus est venu perturber la cérémonie de ratification afin de déplorer le manque de transparence du processus de négociation, une lacune également déplorée par des non-autochtones.«C’est normal qu’une entente innovatrice comme celle-là ne plaise pas à tout le monde.Je m’attends à ce que, éventuellement, lorsqu’on signera un traité, des gens soient déçus.Mais le but, c'est qu’il y ait le moins de gens déçus possible, qu’on obtienne le plus large consensus social.Mais je suis confiant que la population va appuyer un traité avec les Innus», a affirmé Benoît Pelletier.Au cours des derniers mois, il a mis en place un nouveau processus de consultation afin de prendre en compte le point de vue des régions à la table de négociation.Le chef Raphaël Heard a indiqué qu’un tel processus de consultation a aussi été créé dans les communautés innues.Selon lui, le traité final devra être accepté par les membres des communautés à la suite d’un référendum.Le ministre Pelletier ne souhaite cependant pas organiser un tel référendum auprès des populations régionales.«On se base sur le principe selon lequel on ne peut pas accepter que le sort d’un groupe minoritaire soit laissé à la discrétion d’une majorité», a-t-il expliqué.Québec et Ottawa souhaitent conclure un traité final avec l’ensemble de la nation innue, qui comprend neuf communautés.Si l’entente de principe ratifiée hier concerne quatre communautés innues, le processus de négociation implique aussi quatre autres communautés.Seule celle de Matimekosh (Schefferville) refuse de se joindre au mouvement pour le moment L’entente de principe, qui avait soulevé la controverse lors de son dévoilement, à l’été 2002, accorde en pleine propriété aux Innus une zone deux fois plus grande que leurs réserves actuelles, un territoire de 522 km2 appelé Innu Assi, «terre en propre» en langue innue, où ils pourront notamment adopter des lois dans des champs précis.La communauté de Nutashkuan dispose quant à elle d’un innu assi de 2500 km2.Pour le territoire plus vaste du Nitassinan («terre de nos ancêtres» en langue innue), les Innus se font reconnaître des droits ancestraux de chasse, de pêche, de trappe et de cueillette.Québec accorde également aux Innus au moins 3 % des redevances tirées de l’exploitation des ressources naturelles qui se trouvent sur une partie du territoire de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Ces mesures ne seront cependant en vigueur qu’à la signature d’un traité final.Les pires paieront les TOMMY CHOUINARD DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, entend élargir le principe du pollueur-payeur afin de combler une partie des compressions de 12,4 millions de dollars qui affligent son ministère pour l’année 2004-05.Les entreprises délinquantes qui font l’objet de, plaintes à répétition pour violation des lois environnementales devront payer la facture découlant de l’envoi d’inspecteurs du ministère en vertu d’un projet de loi que le ministre déposera la semaine prochaine.«Ilya des installations qui requièrent une présence quasi permanente des employés et des inspecteurs du ministère.Quand on constate qu'on a des infractions à répétition, c’est une chose de donner des amendes, mais on veut avoir le droit de refiler la facture pour cette présence des inspecteurs du ministère.Plutôt que de refiler la facture à l’ensemble des contribuables ou à l'ensemble des entreprises qui respectent la loi, le but est de s’assurer que le pollueur soit le payeur», a expliqué le mirastre en conférence de presse hier.Thomas Mulcair a révélé peu de détails sur les conditions qui permettront l’exercice de ce pouvoir de taxation et qui feront partie de son projet de loi, auquel le conseil des ministres a donné son feu vert hier.Chose certaine, par exemple, un site d’enfouissement sanitaire qui fait constamment l’objet de plaintes de la part de citoyens devra désormais couvrir les frais reliés à l’inspection de ses installations.«On parle des récalcitrants qui coûtent énormément pollueurs inspections cher aux contribuables, qui exercent une pression énorme sur les budgets du ministère de l’Environnement», a-t-il dit Le ministre croit pouvoir récupérer des millions de dollars chaque année.Ces sommes seraient directement versées au ministère de l’Environnement — et non dans le fonds consolidé du Québec — afin de financer ses propres activités.M.Mulcair a reconnu que ces nouvelles sommes permettront de compenser une partie des compressions de 12,4 millions de dollars imposées à son ministère dans le champ de la protection environnementale par le budget 20044)5 déposé mardi.D estime toutefois «faire mieux aujourd’hui avec moins d’argent».Selon le ministre, la nouvelle mesure aura un effet dissuasif sur les entreprises les plus récalcitrantes.«C’est une chose d’aller courir après les amendes et de les traîner devant les tribunaux, mais si les gens savent en partant qu’ils vont recevoir une facture lorsqu’ils n’obéissent pas aux lois environnementales, ça risque d'avoir une influence positive sur leur comportement», a-t-il dit Thomas Mulcair reconnaît que le monde agricole et industriel risque de considérer la mesure comme une taxe indirecte.«Ça va être un bon débat parlementaire», a-t-il lancé, précisant que le projet de loi fera l’objet d’une consultation générale en commission parlementaire ce printemps.«Mais à mon point de vue, il est maintenant nécessaire, en matière d’environnement, de trouver des manières différentes de gérer.Et pour moi, en termes de simple justice, c’est correct de refiler la facture la plus importante à l’entreprise qui coûte le plus cher», a-t-il ajouté.Landry nie avoir réclamé la démission de Parizeau PRESSE CANADIENNE Québec — Le chef péquiste Bernard Landry a catégoriquement nié hier avoir exigé la démission du premier ministre Jacques Parizeau le soir de la défaite référendaire en 1995.Il n’y a pas eu de putsch, a expliqué M.Landry lors d’un point de presse à Québec.«Il [M.Parizeau] avait déjà décidé de démissionner, tt avait accordé une interview télévisée sous embargo, dans laquelle il annonçait que si nous perdions [le référendum], il quitterait son poste.» Cette mise au point «démolit toute l’hypothèse [selon laquelle] j’ai causé le départ de M.Parizeau», a dit M.Landry, souhaitant ainsi corriger «l’imprécision» à cet égard contenue dans le dernier tome de la biographie non autorisée de Jacques Parizeau, écrite par le journaliste Herre Duchesne.«Ceux qui ont approvisionné l’auteur d’autres choses que ce que je vais dire l’ont induit en erreur, fai parié à M.Parizeau le lendemain du référendum pour lui demander, par téléphone, de maintenir la réunion du comité des priorités.Et, en arrivant sur les lieux, nous avons appris de la bouche de M.Guy Chevrette que M.Parizeau s’en allait», a-t-il expliqué.S’il n’a pas exigé le départ du premier ministre, M.Landry, alors vice-premier ministre, lui a indiqué sans détour qu’il ne souhaitait pas le voir demeurer en poste.Après avoir mis le feu aux poudres le soir du référendum avec son discours sur «l’argent et le vote ethnique», M.Parizeau devait partir, estimait à l’époque le numéro deux du gouvernement ACURA MDX 2004 598$ Comptant | J>*»em*nt l 488 $ j GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain E.Anjou (514)354-8811 www.galeriesacura.com remier de classe, à tous les points d^frtie.ACURA H D H D Transport et préparation inclus Aucun dépôt de sécurité • Allocation de 96 000 km ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeau* (514) 696-7777 www.gabriel.ca/acura LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O.Montréal (514) 340-1944 www.lucianiacura.com ACURA BROSSARD 9100, bout Taschereau O.Brossard (450) 659-1616 www.acurabrossard.com ACURA DE LAVAL 2500, bout Chomedey Laval (450) 682-4050 www.acuralaval.com www.acura.ca ACURA PLUS 255, boul.dé la Seigneurie Blainville (450) 435-4455 www.acuraplus.com •Offres de location-bail d'une durée limitée, 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le modèle offert peut différer de la photographie.Vtoyez votre concessionnaire pour plus de détails.Du .l" au 30 avril 2004.E N Les avortements en baisse au Québec (PC) —Le nombre d’avortements a légèrement augmenté au Canada entre 2000 et 2001 mais diminué au Québec Selon les dernières données dévoflées hier par Statistique Canada, 106 418 avortements ont été provoqués en 2001 au Canada, selon les rapports des cliniques et BREF hôpitaux, comparativement à 105 427 en 2000.An Québec toutefois, le nombre d’avortements est passé de 31125 en 2000 à 31065 en 2001.Cependant, si le nombre d’avortements a dimmué au Québec, le taux par tranche de 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans y a augmenté.Ainsi, il est passé de 19,4 pour 1000 femmes en 2000 à 19,6 entre 2000 et 2001.Le Québec est la province qui affiche le taux d’avortements le plus élevé après les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut Dans les 4 Fromageries Hamm qu au /6 avril cacNez l»E5 fHU/MATION5 eOUTHUlS 2 VOYAG15 leVoyaieu rn «swiawjL îilirRUTiiR MICRüBRASS R|3 La fromagerie HAMEL Chez Pierre füis de 70 ans define cuisine \ t i f LE DEVOIR.LE JEUDI l AVRIL 2 O O » I I A 3 Michel David ?Le docteur devenu politicien Dans les jours qui suivent la présentation du budget et des prévisions de dépenses du gouvernement, on assiste à une série de conférences de presse qui permettent aux divers ministres d’expliquer comment ils comptent utiliser l’enveloppe budgétaire qui leur a été accordée.Ce n’est évidemment pas un hasard si le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a été le premier à le faire.Bien sûr, il s’agit du plus gros poste budgétaire, mais, plus encore, c’est sur sa performance dans ce domaine que Jean Charest entend être jugé à la fin de son mandat La mission de M.Couillard était donc de dissiper autant que faire se peut la désagréable impression selon laquelle le gouvernement a déjà manqué à son engagement le plus important en n’ajoutant au budget de la santé que la moitié des sommes promises avant les élections du 14 avril dernier.Hier matin, M.Couillard a déclaré qu'«e« son âme et cçnscience», il avait le sentiment d’avoir tenu parole.A défaut de le jurer sur une bible, c’est la plus forte assurance qu’il pouvait donner.M.Couillard a joué gros.La crédibilité est ce qu’un homme politique possède de plus précieux.Une fois perdue, on la retrouve très rarement Celle de M.Couillard est également un des rares atouts que les libéraux détiennent encore.Si les Québécois pensent qu’il leur a menti, l’opprobre rejaillira sur tout le gouvernement Personne n’avait cru M.Couillard en décembre dernier quand il avait prétendu bonifier la promesse faite par le PLQ en présentant un projet de loi qui créait un poste de commissaire à la santé et au bien-être, qui relèvera directement de lui plutôt que de l’Assemblée nationale.Heureusement le sujet semblait d’un intérêt secondaire pour la grande majorité des électeurs.?Cette fois-ci, la question est au cœur des préoccupations de l’opinion publique.Tout le monde, sauf apparemment M.Couillard, avait interprété le programme libéral comme un engagement à investir 2,2 milliards en 20044)5.Jamais il n’avait été question de comptabiliser les sommes investies l’an dernier.Ü s’agit d’ailleurs d’une interprétation toute récente du ministre.Après le budget de juin 2003, il avait expliqué que le gouvernement ne commencerait à tenir ses engagements qu’à compter de 2004-05.Sa vis-à-vis péquiste, Louise HarT qu’il avait vivement impressionnée à son arrivée, a bien vu la faille dans l’armure.Qui faut-il croire, lui a-t-elle demandé hier le bon docteur qui débarquait à l’Assemblée nationale ou le politicien libéral qu'il est devenu depuis?Qu’elles soient exprimées en pourcentages ou en chiffres absolus, il est également faux de prétendre que les sommes additionnelles accordées au secteur de la santé constituent un «effort inégalé», comme le ministre l’a soutenu.On peut le comprendre de ne pas avoir claironné que l’argent promis n’était pas au rendez-vous, mais à partir du moment où on lui posait la question, il aurait mieux valu jouer franc jeu.Sauf qu’il aurait été difficile de justifier que le ministre des Finances maintienne la fiction des baisses d’impôt C'est le même problème avec le projet d’une caisse-santé, que M.Séguin n’a fait qu’effleurer dans son budget, renvoyant la discussion aux forums régionaux qui se tiendront au cours des prochains mois.Peu importe ses modalités, la création d’une caisse particulière pour financer les services de santé se traduira par un alourdissement du fardeau fiscal.Or les libéraux ont promis des baisses d'impôt à chaque année de leur mandat Qu’elles soient réelles ou imaginaires, il serait assez curieux d’annoncer une baisse et une hausse d’impôt dans le même budget ?Certains ont noté que la belle sérénité, pour ne pas dire la jovialité, qu’avait affichée M.Couillard au cours des mois suivant les élections du 14 avril est plus fréquemment assombrie par des mouvements d’impatience ou des attaques partisanes qu’il semblait trouver superflues auparavant Faut-U y voir les premiers symptômes du syndrome de Rochon?Très rapidement, l’ancien ministre péquiste avait perdu son bel enthousiasme en découvrant que, parallèlement à sa réforme, son gouvernement s’était lancé dans une vaste opération de rationalisation budgétaire qui lui avait coupé les ailes.Hier, M.Couillard se disait toutefois très satisfait de la part du budget qui lui a échu.À l’époque, M.Rochon aussi en était venu à nier l’existence d’un sous-investissement chronique dans le système de santé, qui était pourtant criant aux yeux de tous.Personne ne demandait à M.Couillard de blâmer son collègue des Finances.Au contraire, le ministre de la Santé aurait pu devenir son plus sûr allié dans sa croisade pour mettre fin au déséquilibre fiscaL Un sondage de Léger Marketing réalisé en janvier dernier révélait que l’un et l’autre jouissaient d’une plus grande popularité que Jean Charest auprès des Québécois.Le problème est que c’est M.Charest qui est premier ministre et que l’indignation que suscite chez lui la pingrerie d’Ottawa semble assez limitée.Chaque fois que M.Séguin pique une crise, son chef s’empresse de mettre un bémol.Il y avait un passage un peu curieux dans le discours sur le budget de mardi.Le ministre des Finances y annonçait que «notre premier ministre participera activement aux discussions avec ses homologues sur le financement de la santé».C’est sans doute une excellente nouvelle d’apprendre que M.Charest va faire son travail, mais c’est un peu comme à M.Séguin cherchait lui-même à s'en convaincre.mdavid@ledevoir.com LE DEVOIR POLITIQUE ^0‘I,SX (9t)L) ht, .i.c.A Élections : les libéraux n’attendent plus qu’un signe du chef Le lancement d’une campagne publicitaire sera suivi d’une tournée du premier ministre.Suivra ensuite un sondage.Puis, Paul Martin décidera.Twghttoyouby 'libera! Party of Canada JIM YOUNG REUTERS Le Parti libéral du Canada vient de lancer une campagne publicitaire centrée sur le chef.Les libéraux se défendent bien d’avoir arrêté la date ou même la saison des élections, mais ils agissent comme des gens sur les blocs de départ.Tous les moyens sont pris: campagne publicitaire mettant en vedette le chef, organisation de tournées ministérielles au Québec, tenue de réunions entre caucus et organisateurs.Même le ton des travaux parlementaires hier montrait l’impatience d’en démordre.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le Parti libéral du Canada le dit lui-même.Ses publicités télévisées, qui ont commencé à être diffusées hier soir, tant en anglais qu’en français, sont «une campagne publicitaire pré-électorale».Et elles reflètent les intentions de l’équipe Martin.Le chef est le point de mire et il ne parle ni du passé ni de l’opposition mais bien de ses intentions futures.Les messages de 30 secondes, à l’exception de l'un d’entre eux, sont présentés comme des «extraits de conversation entre le premier ministre et les électeurs canadiens», une image que Paul Martin affectionne.Les images ont en fait été tournées il y a deux semaines dans une maison de la région d’Ottawa où le parti avait réuni quinze volontaires sélectionnés par une firme de sondages.Sept francophones et huit anglophones se sont ainsi prêtés au jeu de la conversation avec Paul Martin sous le regard des caméras.De ces échanges d’une heure dans chaque langue, le parti a tiré des extraits où Paul Martin s’exprime, de façon plutôt vague, sur ses grandes intentions en matière de santé, d’éducation, d’éthique.Dans ce dernier cas, il réitère sa volonté «d’aller au fond des choses» surfa «question des commandites».La place du Canada dans le monde n’est abordée qu'en anglais alors que le sujet de fa responsabilité sociale ne l’est qu'en français.On a aussi prévu, en français, un message de deux minutes présenté sous forme de dialogue entre les participants et Paul Martin.La campagne publicitaire, de 750 000 $, doit durer deux semaines.A la fin ou presque de ce blitz, le PLC sondera la population pour voir si 1a tendance des intentions de vote bouge en sa faveur.De ça dépendra le déclenchement ou non d’élections ce printemps, confirme un organisateur québécois.La diffusion des messages coïncidera avec quelques voyages de Paul Martin, dont un au Québec, la semaine prochaine, les libéraux y traînant fa patte derrière le Bloc québécois.Tous les ministres du Québec feront pour leur part le tour de la province durant les deux semaines de relâche du congé pascal.Le but, dit-on, est de consulter, de «dialoguer» avec les citoyens, de rencontrer les intervenants locaux et, bien sûr, de faire des annonces.«Gouvernementales», insiste-t-on, tout en reconnaissant que des candidats pourraient être présents.Le bureau du ministre politique du Québec, Pierre Pettigrew, participe à fa coordination de ces sorties.Selon son porte-parole Sébastien Théberge, «gouverner, c’est aussi rencontrer les Québécois dans leurs villages, écouter ce qu’ils ont à dire et leur expliquer ce que le gouvernement fait».Selon ce que Le Devoirs appris, les libéraux veulent occuper l’espace médiatique de façon constante pendant ces deux semaines.La tournée est organisée de manière à attirer au moins deux fois par semaine l’attention des médias des régions visitées.Les députés se préparent aussi.Le caucus du Québec soupait mardi soir avec Jean Lapierre, le lieutenant politique de Paul Martin dans la province.Celui de l’Ontario tenait une rencontre plus tonnelle le même soir avec les responsables du programme, fa directrice du parti Michele Cadario, le directeur de l’organisation en Ontario et un des coprésidents de fa campagne nationale, David Herle.À la sortie de fa réunion hebdomadaire du caucus national hier, tout le monde répétait le même message.«Nous sommes prêts.» Le ton combatif s’est transporté aux Communes hier.Le niveau des décibels n'avait d’égal que la virulence des attaques.Les futures lignes d’attaque des libéraux ont surgi.Paul Martin a présenté les conservateurs sous le nom d’Alliance conservatrice.On a tourné contre le Bloc une déclaration récente de Suzanne Tremblay présentant le BQ comme un chien de garde.«On veut éviter aux Québécois de coucher dans la niche à chien.Nous, on invite les Québécois à être dans la maison avec les maîtres de la maison», a lancé Pierre Pettigrew.Et fa cacophonie n’a fait que s’amplifier, Le Canada doit réformer son mode de scrutin La Commission du droit plaide pour l'intégration d’une forme de représentation proportionnelle MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA adoption d’un mode de scrutin propor- r tionnel mixte représente une étape essentielle vers une véritable réforme démocratique et le gouvernement fédéral devrait envisager de l'adopter, soutient fa Commission du droit du Canada dans un rapport rendu public hier.«La réforme du système électoral devrait constituer une priorité sur la scène politique.Bien qu’elle ne soit pas une panacée qui permettrait de remédier à tous les maux politiques du pays et de redonner toute sa vigueur à notre démocratie, la réforme électorale est une étape nécessaire et essentielle à l’amélioration de la démocratie au Canada», écrit cette commission.Le premier ministre Paul Martin a fait de 1a réforme démocratique un thème central de sa campagne au leadership et du discours du Trône, mais son projet se limite à fa revalorisation du rôle des députés.La réforme du mode de scrutin n’en fait pas partie.«La réforme parlementaire est une bonne chose, mais ce n’est pas suffisant.Il ne faut pas seulement changer la façon de fonctionner de la Chambre mais aussi qui peut s’y retrouver», a noté en entrevue la présidente de la Commission du droit du Canada (CDC), Nathalie Des Rosiers.La CDC estime que la représentation proportionnelle mixte représente une solution pour corriger autant que possible les distorsions du système uninominal à un tour actuellement en vigueur.Depuis dix ans, le taux de participation aux élections ne cesse de diminuer.Plus inquiétant aux yeux de Mme Des Rosiers est 1a déconnexion entre les citoyens et les élus, le sentiment que les votes n’ont pas le même poids et que plusieurs sont carrément perdus.Les minorités, les femmes, les jeunes et les autochtones ne s’y reconnaissent pas et ont peu de moyens d’améliorer leur représentation.Le système actuel fait aussi en sorte qu’un parti peut obtenir une solide majorité parlementaire avec une minorité de votes.Un parti à forte concentration régionale se retrouve récompensé alors qu’un autre comptant des appuis à travers tout le pays peut être pénalisé.Les petits partis n’apparaissent nulle part En 1993, par exemple, le Parti conserva- teur n’a récolté que deux sièges avec 16 % des voix alors que le Bloc et le Reform ont respectivement fait élire 54 et 52 députés avec 13,5 et 18,7 % des votes.Les libéraux, eux, ont formé un gouvernement majoritaire avec 41 % des voix.Le système que la CDC aimerait voir en mettre en place pour les élections de 2007 ou 2008 est inspiré des modèles écossais et néo-zélandais.Il prévoit un nombre de sièges à peu près équivalent au nombre actuel mais les divise en deux catégories.Les électeurs auraient donc deux choix à faire: d’abord celui de leur député local, au moyen d’un système uninominal à un tour, comme à l’heure actuelle, puis celui d’un parti auquel serait attribué, en fonction du pourcentage de votes obtenu et du nombre de comtés remportés dans une province, un nombre particulier de sièges supplémentaires.Les députés ainsi choisis devraient figurer sur une liste établie avant le scrutin.Un parti qui aurait par exemple récolté 40 % des voix dans une province mais arraché un nombre de comtés inférieur à 40 % du total des sièges disponibles recevrait le nombre de sièges supplémentaires à même le bassin de sièges accordés sur une base proportionnelle.Presque tous les partis pourraient avoir des députés de toutes les régions.Le rapport reconnaît que la représentation proportionnelle mixte pourrait fortement accroître les possibilités de gouvernement minoritaire.Cela aurait par exemple été le cas en 2000.Avec seulement 41 % des voue exprimées, le Parti libéral aurait obtenu 144 sièges au lieu de 172, comparativement à 71 pour l’Alliance au lieu de 66, 33 pour le PC au lieu de 12,32 pour le Bloc au lieu de 38 et 24 pour le NPD au lieu de 13.Les auteurs relèvent qu’il y a certains avantages à un gouvernement minoritaire et que ceci n’est pas toujours synonyme d’instabilité politique: à preuve, les cas de l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande.De plus, notent-ils, les atouts du système proposé l’emportent largement sur les inconvénients.On obtiendrait, disent-ils, un reflet plus fidèle de la volonté de 1a population, une diversification des points de vue représentés au Parlement une diminution des clivages régionaux, une meilleure représentation des minorités grâce au système de listes.Julie DUCHESNE Monika TH0MA-PETIT Sous la diroction da Julia DUCHESNE ft PAS DE LOUP manuels ne râlàue A et B Los Éditions LA PENSEE inc.(514| 848-9042 Enseignement moral 2e cycle du primaire En vente dans toutes les nnrairies Le P.Q.de D'Arcy-McGee, Notre-Dame-de-Grâce, Outremont et Westmount-Saint-Louis vous invite à une SOIRÉE - DEBATS • sur la social-démocratie : les responsabilités de l'État envers les citoyens et les communautés • sur la démocratie participative l'implication du citoyen dans sa ville, son pays et le monde Ce jeudi 1er avril, de 18h30 à 22h à l'Auditorium du Collège Notre-Dame (en face de l'Oratoire Saint-Joseph, métro Côte-des-Neiges) Conférenciers : Josée Boileau, Julius Grey, Aïda Kamar et Dimitri Roussopoulos La soirée se terminera pas un vin de l'amitié et une brève allocution de Bernard Landry Bienvenue à tous! t t LE DEVOIR.LE JEUDI 1” AVRIL 20 0 1 A 4 Le budget Séguin pourrait signer l’arrêt de mort de certains groupes écologistes LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Un ministère, des politiques et des groupes saignés à blanc! Tel est le portrait que le budget Séguin a imposé au milieu environnemental, qui n’en revenait pas hier que Québec ait osé couper 14 millions à un ministère aussi famélique que l’Environnement, ce qui ramène son budget à 166 millions en 2004.«S’agit-41 d'une bonne lecture des attentes croissantes des Québécois à l'égard de l'environnement?», se demandait hier le président du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RN-ÇREQ), Guy Lessard.Plusieurs groupes s’entrevoient déjà exsangues dans quelques mois, certains étant menacés de disparition avec la décision de ramener les programmes d’aide financière de 2,2 millions à 720 000 $.Pour Jérôme Vaillancourt, directeur général de Vivre en ville, «ce budget marque un recul pour le financement des organismes environnementaux québécois, qui sont les seuls à réaliser des activités de sensibilisation à travers le Québec».Sydney Ribaud estime que la décision de couper les vivres aux groupes environnementaux traduit une volonté de «freiner la sensibilisation du public».De son côté, Gabrielle Pelletier, porte-parole du Regroupement québécois des groupes environnementaux (RQGE), trouve cette décision d’autant plus étrange que Québec promet de s’engager dans un plan vert, de faire la promotion du développement durable et même de modifier la Loi québécoise de l’environnement Ces trois projets, pense-t-elle, pourraient bien masquer d’importants reculs sous leur vocable attrayant et Québec pourrait bien vouloir neutraliser à dessein les.groupes pour mieux arriver à ses fins.Pour le RQGE, a dit Mme Pelletier, les coupes radicales de subventions pourraient tout simplement signifier la disparition de plusieurs des 13 grands groupes nationaux qui comptaient sur les subventions de fonctionnement, arrachées après des années de bataille.Par contre, a-t-elle reconnu à l’instar de plusieurs autres, Québec assure un budget intéressant de 2,2 millions aux organismes de bassin où les groupes environnementaux pourraient cependant se faire rares.«Mais rien de neuf pour les transports en commun.Et rien de concret four Kyoto!», ajoutait de son côté Sydney Ribaud, d’Equiterre, qui aurait voulu, comme tous les autres groupes, que Québec réserve aux seuls transports en commun la surtaxe à l’immatriculation qu’on imposera aux gros utilitaires de plus de quatre litres et qui devrait rapporter plusieurs millions.«Une bonne mesure, a-t-il convenu, mais comme elle est isolée, elle n’aura qu’un impact marginal sur les émissions de gaz à effet de serre, d’autant plus que la limite de quatre litres est trop haute pour changer vraiment les choses et que l’argent sera versé aux infrastructures municipales, ce qui financera toutes sortes de projets et non spécifiquement les transports en commun.» Pire, a ajouté Jérôme Vaillancourt, on pourrait même voir le nouveau Fonds sur les infrastructures locales financer des projets d’autoroute avec l’argent récupérés des pollueurs en grosse cylindrée.L’organisme Vivre en ville déplorait finalement que le budget Séguin laisse le Québec sur sa faim en ce qui a trait aux outils fiscaux qui serviront à la mise en œuvre d’une stratégie québécoise sur les changements climatiques et du Plan vert, promis dans le programme électoral des libéraux.Mais ce programme promettait aussi, notait cyniquement le RN-CREQ, «d’assurer un financement stable» aux groupes environnementaux et aux comités de citoyens, une autre page déchirée par le gouvernement Charest ?LES ACTUALITES- Les hôpitaux sont autorisés à faire des déficits Philippe Couillard utilisera 200 millions pour améliorer les services ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, réserve 200 millions de l’augmentation du budget de un milliard de dollars allouée à la santé pour relever le niveau de services.Les hôpitaux, de leur côté, sont autorisés à faire un déficit de 280 à 300 millions en 2004-05.C’est ce qu’a révélé M.Couillard hier lors d’une conférence de presse au cours de laquelle ü a tenté de démontrer que la hausse du budget de la santé de 5,1 %, soit 966 millions de dollars, ne serait pas entièrement consacrée à la croissance des coûts de système.Le ministre a maintenu son interprétation bisannuelle de la promesse libérale d’investir 2,2 milliards de plus en santé en 2004-05, une croissance «inégalée dans l’histoire récente», ce qui se traduit cette année par 200 millions de plus pour de nouveaux services à la population et 269 millions en sus des coûts de système pour les hôpitaux.M.Couillard a également confirmé que le régime public d’assurance-médicaments accusait une croissance de ses coûts de 11 %, ou 270 millions.Les primes du régime seront haussées en conséquence le 1" juillet prochain, comme elles l’ont été l’an dernier: la prime annuelle maximale avait en effet été augmentée de 9 % pour s’établir à 460 $.«On a mis de côté une somme pour minimiser l’impact de ces hausses-là sur les clientèles vulnérables comme les personnes âgées et les personnes à faible revenu», a-t-il toutefois précisé.Après un symposium sur l’utilisation optimale des médicaments, en mai prochain, le dépôt d’un rapport d’un comité tripartite (ministère, Régie de l’assurance-médicaments du Québec et Conseil du médicament) à l’automne 2004 et une consultation publique qui suivra immédiatement, une politique du médicament sera mise en place au début de 2005, a signalé le ministre.L’ensemble des hôpitaux du Québec ont ajouté ARCHIVS LE DEVOIR Philippe Couillard 350 millions en 2003-04 à leur déficit accumulé, qui atteint maintenant le milliard.Parmi les nouvelles mesures annoncées hier, on retrouve une somme de 100 millions pour rehausser les bases budgétaires des hôpitaux et 133 millions pour la croissance des coûts de système spécifiques (médicaments, technologie), soit la totalité de ces coûts.Un taux de croissance de 3,9 % — ou près de 300 millions pour le réseau hospitalier — est alloué pour les coûts de système ordinaires.En outre, une somme de 56 millions est consacrée au fonctionnement des nouvelles installations.Les hausses de salaire, qui font l’objet de négociations à l’heure actuelle, ne sont toutefois pas provisionnées.Malgré mut, le «déficit autorisé» des hôpitaux devrait se situer entre 280 et 300 millions ai 2004-05, bien qu’il pourrait atteindre 350 millions comme cette année, at-il indiqué.M.Couillard se donne trois ans pour venir à bout de cette situation déficitaire.D ne s’agit toutefois pas d’effacer le déficit accumulé comme l’avait fait le gouvernement péquiste en 1999-2000.M.Couillard a donné la liste des nouveaux services qu’il financera en 2004-05.¦ Soins médicaux de première ligne: 25 millions.¦ Santé publique et prévention: 25 millions.¦ Maintien à domicile et hébergement des personnes âgées: 67 millions.¦ Services de santé mentale: 22 millions.¦ Aide aux femmes victimes de violence: sept millions.¦ Services aux jeunes en difficulté: 12 millions.¦ Mesures de lutte contre le cancer 10 millions.¦ Services en déficience physique: 17 millions.¦ Services en déficience intellectuelle: cinq millions.¦ Services aux enfants autistes: 10 millions.En outre, les mesures pour désengorger les urgences (25 millions) sont reconduites, tout comme celles visant à réduire les listes d’attente (60 millions) et celles destinées à contrer les pénuries de personnel (15 millions).La porte-parole de l’opposition officielle pour la santé, Louise Harel, a souligné qu’il n’y a rien d’«i«-égalé» dans l’effort budgétaire de un milliard consenti pour le système de santé, comme M.Couillard le soutient.Le budget du ministère de la Santé a augmenté de 1,7 milliard en 2000-01, puis de 1,25 milliard en 2001-02.Selon la députée d’Hochelaga-Mai-sonneuve, les nouvelles initiatives de M.Couillard se font à crédit grâce au déficit des hôpitaux.De plus, le ministre ne tient pas compte de l’augmentation des salaires des employés du réseau.Le ministre de la Santé a choisi les bonnes cibles Les acteurs du réseau m cachent pas leur déception devant le budget Séguin ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Même si l’argent attendu n’est pas au rendez-vous, les acteurs du réseau de la santé estiment que le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a fait les bons choix en orientant son tir vers la prévention et les services de première ligne.Après avoir déploré que la majorité des investissements aient été faits dans les hôpitaux ces dernières années, l’Association des CLSC et des CHSLD a applaudi hier au parti pris très clair annoncé par le ministre Couillard en faveur du développement des services de proximité.«Ça fait des années que les experts disent qu’il faut investir avant et après l’hôpital.Pour la première fois, on sent qu’il y a chez ce ministre une volonté très nette et qu’on se rapproche de ce que les rapports Clair et Roma-now ont proposé», s’est réjouie hier Marie-Claude Martel directrice générale de cette association.Avec 67 millions attendus dans les soins à domicile, ce qui permettra de desservir 6700 personnes de plus, cette association estime que le gouvernement a enfin compris qu’il fallait agir en périphérie des hôpitaux afin de résoudre le problème des urgences et des listes d’attente.Cette année, Québec interrompt en effet son développement dans les budgets des urgences (25 mil- lions l’an dernier) et les listes d’attente (60 millions) et se contente de reconduire les sommes affectées à ces fins l’an dernier.L’Association des CLSC et des CHSLD estime toutefois que si jamais des sommes sont arrachées au gouvernement fédéral lors de la prochaine rencontre des premiers ministres provinciaux, il faudra investir le double de ce que prévoit le budget Séguin dans les soins à domicile.L’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), qui verra le tiers du déficit de 300 millions des hôpitaux effacé par un rehaussement budgétaire de 100 millions pour l’année en cours, se félicite de ce coup de pouce qui vise à reconnaître le sous-financement hospitalier.Ces sommes additionnelles, qui figurent actueflement dans la colonne des déficits, ne se traduiront toutefois pas par de nouveaux services pour les patients puisqu’il s’agit de sommes déjà dépensées.«C’est une reconnaissance du fait que les hôpitaux vivent avec un déficit structurel.En comblant 100 millions chaque année pendant trois ans, cela signifie qu’il n’y aura plus de déficits dans les hôpitaux d’ici trois ans si le contexte reste inchangé», a soutenu hier Daniel Adam, vice-président exécutif à l’AHQ.Même si la manne échappe aux hôpitaux cette année, M.Adam salue les efforts faits pour revamper la première ligne, qui permettront à coup sûr «de dimi- nuer la pression vécue dans les hôpitaux».Les médecins omnipraticiens jugent aussi que les 25 millions versés pour développer les groupes de médecine familiale (GMF) et les futurs centres médicaux associés (CMA), de même que l’effort alloué pour améliorer les services en santé mentale (22 millions), confirment l’importance accordée aux services de première ligne.La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) constate toutefois que ce budget illustre très nettement l’impasse budgétaire qui attend le réseau de la santé québécois si le gouvernement fédéral continue à rester sourd aux demandes des provinces.«Le gouvernement québécois n’aura d’autre choix que d’explorer, de toute urgence, de nouvelles modalités de financement pour le système de santé», croit le Dr Renald Dutil, président de la FMOQ.Enchantée par les dix millions versés pour accroître les services aux personnes autistes, la Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle (FQCRDD se désole toutefois de ne voir que cinq millions atterrir dans sa cour.Selon Jean-Marie Bouchard, président de la FQCRDI, 1500 déficients intellectuels, qui attendent des services depuis plus d’un an, devront prendre leur mal en patience.«Ce n’est pas sans raison que des parents ont fortement manifesté et décrié ce manque de services à répondre aux besoins de leurs enfants», a-t-il déploré hier.Cjflulo 402 -HOMMC De/mis 1977 Costumes griffés importés éWie 399 Tissus signés ¦ Cerruti 1881 - Zegna - Marzotto - Zignone, etc.1118, rue Sainte-Catherine Ouest 2* étage, Montréal • (514) 861-3636 Heures d'ouverture : Lun.au ven.10 h à 18 h .Sam 10 h à 16 h LA SOCIETE MIS POUR TOI INC a besoin de vous! SV P.Adressez vos dons à: La Société Amis pour Toi inc.a/s Soeur Thérèse Paradis 10900, av.Bellevois Montréal-Nord (Québec) Ht H 3C9 Tél.: (514) 322-0307 Fax: (514) 329-0405 À nos jeunes sans famille et vulnérables, nous tentons de leur offrir un quotidien semblable au vôtre, au nôtre Pouvez-vous nous aider à réussir ?Merci d'avance 1 Nom____ Adresse Un reçu pour fins d'impôt esl disponible Ville_____________________________Prov Code postal___________________Tél.:______ Boycottage de la commisson sur les universités Pour manifester son mécon- «décevant» présenté mardi, le tentement face au budget Syndicat général des profes- Bibliothèque publique juive aux JX Segàl Awards 2004 Concours de huit catégories 1.Prix Rosenfeld de littérature yiddish et hébraïque $1,000.00 Pour le yiddish, I auteur peut résider n importe ou dans le monde.Pour l'hébreu, l'auteur doit résider en Amérique du Nord.les œuvres doivent avoir été publiées entre le P janvier 2002 et le 31 décembre 2003.2.Roman et poésie en anglais sur un thème judaïque $500.00 3.Documentaire en anglais sur un thème judaïque $500.00 4.Oeuvre de littérature en français sur un thème judaïque $500.00 5.Traduction d'une œuvre sur un thème judaïque $500.00 6.Prix d'ttudes judaïques canadiennes $500.00 (Sous le pslmnage de I'bstitut des (tides judaïques canadiennes de l'imnenhé Concordia) l auteur doit résider au Canada.Les livres doivent avoir été publiés entre le T janvier 2002 et le 31 décembre 2003.7.Prix Jacob Zipper de pédagogie $500.00 Kemis à I éducateur montréalais qui s est fait remarquer pour sa contribution a l'éducation juive.Les réglements sont disponibles a la Bibliothèque publique juive 8.Prix du meilleur film ou vidéo sur m thème judaïque $500.00 Le film ou vidéo doit être en VKS/NtSC ou ÛVD/NISC, en version anglaise, et avoir été réalisé au Canada après le 1er janvier 2002.Nous exigeons trois (3) copies pour les œuvres littéraires et dan (2) copies potr les films ou vidéos.Date limite pour faire parvenir les candidatures : le 30 avril 2004.Comité des Prix JJ.Sega) - Bibliothèque ptèlique juive 1, carré Cummings Square - Montréal, QC H3W1M6 www.jewishpuMidibrary.org - courriel: rtnanab@jplimi.oig seurs de l’Université de Montréal (SGPUM) a fait volte-face et symboliquement choisi de ne pas se présenter hier devant la commission parlementaire sur l’accessibilité, la qualité et le financement des universités.Dans le budget présenté hier par le ministre Yves Séguin, l’absence du réinvestissement tant espéré par les universités n'a pas seulement «déçu et étonné» la Conférence des recteurs et principaux d’université du Québec (CREPUQ): en effet, invité à comparaître, hier devant le ministre de l’Education, Pierre Reid, et les députés membres de la commission sur les universités, le SGPUM a choisi de montrer sa contrariété face aux in- CoecoüL chez 1007, me LAURIER ouest, Outremont Tél.: 274-2442 tentions du gouvernement en ne se présentant pas au parlement.Opération factice «L’opération est presque factice, a expliqué hier Louis Dumont, président du SGPUM.On nous convoque en commission parlementaire, tout le monde centre ses scénarios sur des réinvestissements possibles et le budget de cette semaine ne confirme pas le moindre ajout pour les universités.» Choqué par l’absence d’argent neuf pour des universités qui réclament 375 millions afin de concurrencer sainement le réseau universitaire canadien, le syndicat de professeurs a lui aussi choisi la voie du silence.«Nous avons songé à y aller pour protester contre le contenu du budget, mais nous avons finalement conclu que notre décision d’annuler serait plus forte.» Réaction de Pierre Reid Au cabinet du ministre de l’Éducation, Pierre Reid, on trouvait hier «dommage» que le syndicat de professeurs ait choisi cette voie.«Le ministre a affirmé qu’il allait relire deux fois plutôt qu’une le contenu de leur mémoire», a indiqué l’attachée de presse Caroline Richard.Aucun autre groupe n’avait signifié hier l’annulation de son passage devant la commission.Les avenues présentées par le syndicat dans son mémoire «tablaient» sur un réinvestissement, a poursuivi M.Dumont, qui ne voyait donc pas l’utilité d’aller en débattre dans le contexte actuel.Les universités ont reçu 125 millions de plus dans le budget présenté mardi, une portion importante de cette enveloppe assurant les coûts de système et le financement des nouvelles clientèles.Marie-Andrée Chouinard * I LE DEVOIR.LE JEUDI l * * A V R I L 2 0 0 » LE DEVOIR LE MONDE Journée noire la coalition en Irak Conférence de Berlin p™' UAfghanistan devrait recevoir huit milliards en aide internationale d’ici trois ans AGENCE FRANCE-PRESSE FaDouja—Cinq GEs ont été tués hier par une bombe posée par la guérilla tandis que quatre civils américains sont morts dans une at- i taque et les corps de deux d’entre eux mutilés par une foule en colère dans la ville sunnite rebelle de Fat louja.Les cinq soldats américains ont été tués lorsque leur convoi a heurté une bombe placée en bord de route au nord-ouest de Habba-niya, dans la province d’al-Anbar, à l’ouest de Bagdad, a indiqué un responsable de la coalition.11 s’agit de l’attaque la plus sanglante contre des troupes de la coalition depuis qu’un hélicoptère américain a été abattu près de la ville proche de Fallouja, le 8 janvier, coûtant la vie à ses neuf occupants.En outre, quatre civils américains travaillant pour la coalition ont trouvé la mort dans une attaque contre leurs deux voitures à Fallouja, à 50 kilomètres à l’ouest de Bagdad, a affirmé à Washington qn responsable du département d’Etat.«Tous les quatre sont des civils américains», a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat Selon la police irakienne de la ville, deux des occupants des voitures, qui traversaient le centre de la cité, ont été tués par des tirs d’inconnus qui ont pris la fuite.Des habitants furieux ont ensuite mutilé à coups de pelle les deux dépouilles avant de les suspendre à un pont en criant des slogans antiaméricains, selon des correspondants de l’AFP «Ce sont des attaques horribles, commises par des personnes qui veulent empêcher la démocratie de progresser, mais celle-ci prend racine», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan.Par ailleurs, trois soldats britanniques ont été blessés au sud-ouest de la ville méridionale de Bassora par un engin explosif a indiqué une porte-parole militaire britannique.En dépit, de ces violences, le secrétaire d’Etat américain Colin Powell s’est déclaré confiant dans la poursuite du processus politique en Irak.«Nous allons de l’avant dans le processus politique», a déclaré le responsable américain, qui se trouve à Berlin pour une conférence sur l’Afghanistan.«Un tas de bonnes choses se produisent en Irak», a-t-il assuré, mettant la violence sur le compte «d’éléments de l’ancien régime, de terroristes et de gens qui ne veulent pas que l’Irak devienne une démocratie».M.Powell a indiqué avoir rencontré à Berlin Lakhdar Brahimi, ancien émissaire de l’ONU pour l’Afghanistan et aujourd’hui conseiller du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, chargé en particulier de l’Irak.Il a confirmé que M.Brahimi se rendra en Irak «prochainement» pour des entretiens avec le Conseil de gouvernement transitoire et les responsables de la coalition dirigée par les Etats-Unis, qui porteront sur la «nature du gouvernement intérimaire» qui doit être mis en place je 1" juillet prochain.A Bagdad, un membre de l’exécutif a indiqué qu’une résolution de l’ONU pourrait reconnaître le Conseil de gouvernement transitoire irakien avant même le transfert du pouvoir, prévu pour le 30 juin.Référendum à Chypre AGENCE FRANCE-PRESSE Buergenstock — L’ONU soumettra son plan définitif pour réunifier Chypre le 24 avril par référendum aux habitants des deux parties de l’üe, a annoncé hier soir le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, à l’issue d’une semaine de négociations en Suisse entre la Turquie, la Grèce et les deux communautés chypriotes.M.Annan, qui parlait à la presse entouré des principaux négociateurs, a «émis l’espoir qu’une Chypre réunifiée accède à l'Union européenne le 1" mai».Il a incité les parties concernées à informer et à conseiller leurs populations, grecque dans le sud et turque dans le nord de Chypre, qui devront «se prononcer par oui ou par non».Interrogé sur ce point par des journalistes, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a implicitement appelé la population de Chypre à dire oui au plan, soulignant que son pays souhaitait que le processus de réunification «aboutisse à un résultat».Son homologue grec, Costas Caramanlis, a par contre dit regretter qu’il ait été «malheureusement impossible d’aboutir à un accord» sur le plan de l’ONU.AGENCE FRANCE-PRESSE Berlin — L’Afghanistan a obtenu 8,2 milliards de dollars en aide internationale pour les trois ans qui viennent, hier à la conférence de Berlin, au cours de laquelle le président Hamid Karzaï a appelé à lutter contre la drogue,, qui menace «l’existence même de l’État afghan».Uniquement pour 2004, la communauté internationale s’est engagée à verser «4,4 milliards de dollars», a précisé le ministre afghaii des Finances, Ashraf Ghani, pour qui «l’objectif est atteint à 100 %».L’Afghanistan s’était fixé pour les trois années à venir (de mars 2004 à mars 2007) un objectif de 11,8 milliards de dollars.Ashraf Ghani avait estimé avant la conférence qu'une somme autour de neuf milliards serait un «succès majeur».Sur les 8,2 milliards, «trois milliards seront consacrés à la sécurité», avec l’objectif que l’Afghanistan puisse assumer seul ses propres besoins dans ce domaine à Tissue des trois ans.KABRIZIO BKNSCH REUTERS Le pays pourra «se tenir debout seul», croit Hamid Karzaï.Les Etats-Unis;, représentés par le secrétaire d'Etat Colin Powell, qui a promis de consacrer des «ressources substantielles» à la reconstruction de l'Afghanistan, pré voient de verser 2,2 milliards de dollars en 2004.Le Japon a débloqué 400 millions de dollars pour les deux prochaines années, le Ca- nada 250 millions pour 20054)9.Le directeur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Mark Malloch Brown, a estimé que Kaboul pouvait compter sur un «montant constant» à l’avenir, qui «permettra d’atteindre l’objectif de 27,5 milliards de dollars» sur sept ans, sou- haité par Kaboul.Selon le président Hamid Karzai, ce niveau d’aide permettra à l’Afghanistan de «se tenir debout seul» dans sept à dix ans grâce à la stimulation de la croissance, qui devrait atteindre «durablement 9 % par an» d’ici trois ans.Lors de son discours d'ouverture, le président afghan a lancé un appel passionné à améliorer la lutte contre la drogue qui, selon Jui, «menace l’existence même de l'État afghan», premier producteur mondial d’opium.L’Afghanistan et six pays voisins doivent signer ce matin une déclaration de coopération dans la lutte contre la drogue.«C’est une bonne nouvelle», s’est félicité le ministre afghan des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah.Ce document-accord porte sur l'échange d’information entre les différents partenaires et sur des contrôles renforcés aux frontières, selon des sources proches de la délégation britannique.In Grande-Bretagne, qui supervi- La CIJ ordonne la révision de 51 procès de ressortissants mexicains aux Etats-Unis STEPHANIE VAN DEîi BERG AGENCE FRANCE-PRESSE La Haye — La Cour internationale de justice, principal organe judiciaire de l’ONU, a ordonné hier la révision des procès de 51 ressortissants mexicain^ en attente de la peine capitale aux Etats-Unis.Par une majorité de 14 contre un, les juges de la CU ont estimé que les 51 ressortissants mexi-çains, actuellement détenus aux Etats-Unis, n’avaient pas été informés en temps voulu de leurs droits à une assistance consulaire.Par la même majorité, la cour a estirqé que le consulat du Mexique aux Etats-Unis n’avait pas été informé dans le délai imparti par la loi internationale de la détention de 49 de ces 51 ressortissants.«La réparation appropriée dans ce cas consiste dans l’obligation pour les États-Unis de revoir, par les moyens de leur choix, les condamnations et les peines prononcées contre les ressortissants mexicains» dont les droits ont été violés, ont indiqué les juges de la CU.Les jugement de la CU sont légalement contraignants.La cour ne dispose toutefois pas des moyens effectifs de les mettre en application.Le 9 janvier 2003, une requête du Mexique demandait ,à la CU de reconnaître que les États-Unis avaient violé la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963 en n’informant pas les détenus mexicains de leurs droits.Le Mexique avait également demandé que la CU ordonne la suspension des exécutions prévues, ce que la cour avait fait mais pour trois seulement des condamnés, dont les exécutions apparaissaient imminentes.La requête du Mexique portait au total sur 52 cas.La CU n’a pas retenu la demande portant sur l’un des condamnés au motif que celui- ci avait laissé passer le délai de son droit à assistance consulaire, les 51 Mexicains auxquels s’applique l’arrêt de la CU sont détenus dans une demi-douzaine d’États américains.Dans une première réaction au jugement, l’ambassadeur américain aux Pays-Bas, Clifford Sobel, a relevé que plusieurs demandes de Mexico avaient été rejetées.Le Mexique avait notamment requis l’annulation pure et simple des procédures, ce que la cour n’a pas retenu.L’ambassadeur américain a également noté que la CU avait accueilli favorablement une directive de l’administration américaine destinée à informer les prisonniers de leur droit à l’assistance consulaire.Dans une conférence de presse à La Haye, les défenseurs du Mexique ont qualifié le jugement de «triomphe pour le droit international».«Si les États-Unis appliquent la décision de la cour, il y aura de nouveaux procès et de nouvelles peines», a souligné Sandra Babcock, l’une des avocates du Mexique.De son côté, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a souligné que «la décision prise aujourd’hui sauve des vies».«Le droit à une assistance consulaire n’est pas une simple modalité technique, c'est la voie d’accès à un procès équitable», a indiqué Human Rights Watch dans mi conunu-niqué émis de Bruxelles.La CU, dont le siège est à La Haye, a été établie après la Deuxième Guerre moncjiale pour juger les différends entre Etats.Dans une affaire analogue opposant les États-Unis et l’Allemagne, la CU avait ordonné une suspension de l’exécution d’un ressortissant allemand, Walter La-grand, le 3 mars 1999.Cependant, Lagrand avait été exécuté le jour même où l’arrêt avait été rendu, provoquant de vives protestations du gouvernement allemand.L’ex-président rwandais Bizimungu est accusé d’avoir attisé les rivalités interethniques FRANCESCO FONTEMAGGI AGENCE FRANCE-PRESSE Kigali — L’ex-président rwandais Pasteur Bizimungu, incarcéré depuis avril 2002 pour «atteinte à la sûreté de l’État», a été accusé par le parquet, hier lors de la reprise de son procès à Kigali, d’avoir agité la carte ethnique pour renverser le pouvoir.M.Bizimungu comparaissait avec sept autres prévenus, dont l’ancien ministre des Transports, Charies Ntakirutinka.Le représentant du ministère public, Sylvestre Gatambiye, a fait un parallèle entre les principaux prévenus, tous deux hutus, et les dirigeants qui ont mené le Rwanda au génocide de 1994.«Le génocide a été provoqué par un régime divisimniste et des individus qui poursuivaient leurs intérêts personnels en dressant la “majorité’’ [hutue] contre la “minorité” [tut-sie]», a-t-il déclaré.L’ancien chef de l’État avait rallié l’ex-rébelon tutsie du Front patrio- tique rwandais (FPR) dès août 1990 et était arrivé au pouvoir avec le FPR qui a mis un terme au génocide de 1994.H a été poussé à la démission en 2000.Le vice-président Paul Kagame, véritable homme fort du régime, lui avait alors succédé.M.Bizimungu avait démissionné de ses fonctions en mars 2000 pour être remplacé par son ancien vice-président U a été incarcéré en avril 2002 après avoir tenté de former un nouveau parti politique, le Parti démocratique pour le renouveau (PDR), accusé par le pouvoir de prôner la division ethnique.Le procès de M.Bizimungu, qui se déroule devant le Tribunal de première instance de Kigali, avait débuté en octobre 2002 et avait été immédiatement suspendu pour des questions de procédure.Il a repris hier après près d’un an et demi d’interruption et, pour la première fois, est entré dans le vif du sujet Selon la défense, l’ex-président a été arrêté pour avoir «violé» la législation sur les partis politiques avant d’être finalement inculpé pour «association de malfaiteurs», «atteinte à la sûreté de l’État», «détournement de fonds publics» et «détention illégale d'armes».Ces deux derniers chefs d’accusation ne concernent pas les autres prévenus qui comparaissent avec M.Bizimungu.«Cette association appelée PDR-Ubuyanja [«renouveau» en kinyar-wanda] avait pour objectif de semer le trouble parmi la population pour affaiblir le pouvoir en place et le renverser», a affirmé hier le représentant du ministère public.Selon lui, M.Bizimungu aurait propagé «la rumeur selon laquelle la ségrégation ethnique sévissait à tous les niveaux», affirmant «que l’armée était composée presque exclusivement de Tutsis».L’accusation a appuyé sa dé- monstration sur des témoignages recueillis pendant l’instruction, notamment celui d’un commandant de l’armée qui aurait accusé l’ex-président d’avoir tenté de persuader des soldats d’adhérer à sa cause.M.Bizimungu, prenant la parole, a demandé à être confronté à ces témoins.Les accusations d’ethnisme sont très graves dans un pays où les massacres de 1994 ont fait environ un million de morts parmi la minorité tutsie et les hutus modérés, selon une estimation des autorités rwandaises actuelles.Plusieurs chancelleries occidentales et organisations de défense des droits de l’homme réclament la libération de l’ex-président, estimant que son arrestation visait à écarter un adversaire politique.se en Afghanistan la lutte contre la drogue, espère également l’adoption lors de la conférence d'une stratégie générale antidrogue rédigée par Kaboid, Londres et les Nations unit's.«Sans une attention et une allocation de ressources radicalement accrues».l’Afghanistan pourrait redevenir «un État défaillant servant de terreau aux terroristes et aux nar-cotrafiquants», affirme un rapport d’un important groupe d’études américain, le Centre d’étude stratégiques et internationales, présenté à l’occasion de la conférence.Les talibans sont à nouveau actifs dans le sud du pays et les seigneurs de la guerre continuent à dominer dans l’ouest et le nord.Les participants à la conférence doivent évoquer aujourd’hui l’élargissement du mandat la Force internationale d’assistance à la sécurité, sous direction de l’OTAN, et la création de nouveaux projets hu-manitaro-militaires dans les pro-vinces, qui viendraient s’ajouter aux onze existants (PRT, équipes de reconstruction provinciales).Aristide porte plainte pour enlèvement REUTERS Paris — Le président haïtien déchu Jean-Bertrand Aristide a déposé plainte à Paris pour enlèvement, notamment, a-t-on appris hier auprès d’un de ses avocats français.Cette plainte avec constitution de partie dvile a été déposée mardi par M' Gilbert Collard pour «menaces de mort, enlèvement et séquestration», a-t-on précisé au cabinet de l’avocat Jean-Bertrand Aristide dénonce dans sa plainte le rôle qu’auraient joué [es ambassadeurs de France et des Etats-Unis, Thierry Burkard et James Foley, ainsi que l’écrivain Régis Debray et la sœur de Dominique de Villepin, Véronique Alba-nel, pour le pousser à quitter Haiti, a-t-on ajouté.Une procédure sipiilai-re devrait être engagée aux États-Unis par les avocats américains de Jean-Bertrand Aristide.Aristide avait quitté Haiti le 29 février sous la pression d’une insurrection armée et, selon lui, des États-Unis et de la France.À Paris, le ministère des Affaires étrangères a affirmé qu’il y avait bien eu une démission formelle du président déchu mais M" Collard considère qu’une démission «entre les mains de militaires en armes» n’a pas de valeur constitutionnelle.Aristide avait tout d’abord gagné le Centrafrique, d’où il a affirmé qu’il restait président d’Haiti et qui avait été enlevé par les forces américaines, ce que Washington a démenti.Il s’est ensuite rendu à la Jamaïque, un retour dans les Caraïbes qui a suscité des remous dans cette partie du monde.Le 25 mars, un porte-parole d’Aristide avait démenti les rumeurs selon lesquelles l’ex-prési-dent aurait finalement accepté l’asile politique en Afrique du Sud.«4 ce stade, aucune décision n’a été prise quant à la destination de M.Aristide», a-t-il déclaré.HEC MONTREAL LES CONFÉRENCES Gérard-Parizeau présentent Les pensions : un sujet d'inquiétude?Par Monsieur Claude Castonguay Le mardi 6 avril à 16 h - Entrée libre Lieu de la conférence : HEC Montreal - Amphithéâtre IBM 3000, chemin de la Cote Sainte Catherine, Montréal FÉDÉRATION AUTONOME DU COLLÉGIAL Gui /q'-eAt -poA tvn.pocAAOTt.ci! avril./ r TmT * "X' ¦ Monsieur Charest, ne touchez plus à nos cégeps I Courriel : fac@lafac.qc.ca • Site : www.lafac.qc.ca A 6 LE DEVOIR, LE JEUDI l” AVRIL 2004 EDITORIAL Les mailles du filet Le 11 septembre 2001 avait sonné un réveil brutal pour les responsables de la sécurité au Canada.Trois ans plus tard, certains d’entre eux se sont de nouveau assoupis, révélait mardi la vérificatrice générale du Canada dans un rapport sur la sécurité nationale au pays.Ses observations sont inquiétantes.1 était déjà de commune renommée que les services de sécurité canadiens ne sont pas à la hauteur de leur mandat Ce rapport de la vérificatrice Sheila Fraser nous permet de comprendre pourquoi.La sécurité au Canada était et continue encore largement à être l’affaire d’un appareil bureaucratique éclaté en de multiples cellules, organismes et ministères très souvent incapables de communiquer entre eux pour échanger et intégrer les renseignements qui rendront efficaces les systèmes de contrôle.Au lendemain du 11 septembre 2001, le gouvernement avait senti le besoin de réagir.D avait resserré le dispositif législatif pour donner plus de pouvoirs aux forces de sécurité.D avait mis en place des mécanismes de coordination et voté un budget de 7,7 milliards supplémentaires pour doter en personnel et en équipement les divers intervenants en matière de sécurité.Toutefois, les résultats n’ont pas toujours été ceux qu’on attendait.L’analyse de la vérificatrice générale montre que l’appareil de sécurité arrive mal à se libérer de ses vieilles habitudes.Faire cavalier seul demeure de l’ordre du réflexe.Par exemple, les responsables de la sécurité n’ont tenu jusqu’ici qu’une seule rencontre pour évaluer la réaction canadienne aux attaques du 11 septembre 2001.Et encore, deux joueurs clés étaient absents, soit le commissaire de la GRC et le directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).De cette rencontre n’ont résulté aucun suivi et aucun plan d’action.Un autre exemple de cela est l’absence du Centre intégré d’évaluation de la sécurité de quatre ministères, dont Citoyenneté et Immigration ainsi que les Affaires étrangères.Quant à l’échange de renseignements, les failles du système sont énormes.D faut des mois, voire plus d’une année, pour que soient transmises les données nécessaires à la mise à jour des listes de surveillance qui servent à filtrer les entrées aux frontières.H est ainsi impossible pour les douaniers de distinguer les passeports valables des passeports «désactivés».Tout cela est pour le moins troublant, surtout que les attentats de Madrid ont cruellement rappelé qu’aucun pays n’est à l’abri de quoi que ce soit en matière de terrorisme, le Canada pas plus que les autres.Le moins que l’on puisse attendre des autorités en matière de sécurité est qu’elles resserrent les mailles beaucoup trop lâches du filet.Surtout, il faudrait qu’elles prennent leurs responsabilités au sérieux.Il est plutôt désolant de voir la vérificatrice leur faire la leçon en récusant les fausses excuses avancées par les fonctionnaires pour ne pas avoir posé les actions qui étaient attendues.Oui, leur dit-elle, la protection des renseignements personnels est un principe important, mais prenez au moms la peine de vérifier ce que la loi permet et ne permet pas de divulguer! Penauds, les organismes et ministères chargés de la sécurité ont accepté toutes les recommandations de Mme Fraser.Les choses changeront-elles vraiment?Sur le plan structurel, la création récente du ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile devrait permettre d’avoir une organisation plus fonctionnelle.Restera à changer les mentalités, à surmonter les vieux réflexes d’une culture organisationnelle qui a visiblement besoin d’être secouée.Cela est toujours long.bdescoteaux@ledevoir.ca Chirac en huissier Bernard Descôteaux ?u vu des événements des derniers joins, c'est à se demander si le souci démocratique du président de la République française ne serait pas ombrageux.Car enfin, comment expliquer, pour ne pas dire justifier, la reconduction de Jean-Pierre Raffarin à la fonction de premier ministre après que les électeurs eurent signifié avec vigueur leur aspiration à une métamorphose de l’horizon politique?En confirmant Raffarin à son poste, Chirac a revêtu le costume de l’huissier: il a mis sous séquestre la sanction enregistrée lors des régionales.De tous les bruits qui nous parviennent de là-bas, il y en a un qui mérite une pause plus appuyée que d’autres.Il s’agit de la politique politicienne.Dans ce registre, le président Chirac et ses fidèles sont des maîtres.Qu’on y songe: on a permis à Alain Juppé, toujours patron de l’UMP malgré sa condamnation à dix ans d'inéligibilité, de composer en bonne partie l’architecture du nouveau gouvernement On lui a donc laissé toute latitude de baliser le royaume de son principal adversaire: le survolté Nicolas Sarkozy.En nommant celui-ci au ministère des Finances, on imagine aisément que l’effet recherché est le suivant: à ce poste, Sarkozy ne tardera pas à mettre en relief le fort penchant néolibéral qui est le sien et que rejette une majorité de Français.Bref, on espère qu’il va se brûler et que le désamour qui s’ensuivra profitera à autrui, c’est-à-dire ou bien Juppé, si la Cour d’appel renverse la décision d'inéligibilité, ou bien Dominique de Villepin, parachuté au ministère de l’Intérieur, où il aura tout le loisir de se constituer un capital politique s’articulant davantage sur le quotidien des citoyens.Cela lui était impossible au ministère des Affaires étrangères, que l’on dit tout chagriné d’avoir perdu un ministre qui avait redonné du lustre à une fonction où des faire-valoir de présidents obsédés par leur place dans l’histoire s’étaient succédé durant une vingtaine d’années.Pour le reste, on retient de ce nouveau gouvernement Raffarin que l’appel d’air que l’on avait souhaité, en puisant dans la société civile s’est avéré un cuisant échec.À Francis Mer, patron de grandes entreprises à qui on avait remis les clés des Finances, à Luc Ferry,, philosophe aux succès retentissants que l’on avait nommé à l’Education, et à deux ou trois autres de ces représentants de la société civile, Chirac a indiqué la sortie.Laquelle?La petite porte.La France d’en haut a donc opté pour le retour tous azimuts des professionnels de la politique.A cet égard, il faut noter que l’UMP de Chirac s’est bien gardée d'offrir à ses alliés de l’UDF dirigée par François Bayrou un nombre de portefeuilles correspondant à leur poids électoral.L’UDF a récolté un ministère, et un seul.Ce nouveau gouvernement constitué, la chiraquie espère gagner du temps.Plus exactement, on fait le pari que les Français ne grogneront pas trop d’ici les élections européennes, en juin prochain.Après quoi, vraisemblablement en septembre, on modifiera de nouveau la donne.Pour l’heure, on observe que le comportement du président Chirac à l’endroit des Français se résume comme suit circulez, il n’y a rien à voir! Serge Truffaut ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-préaidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, JEAN-FRANÇOIS NADEAU, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE VAMRiU.^1 .(/i \ \ V '/ w W „ / ?uxHrH-H LETTRES Ne pas jeter la personne âgée avec l’eau du bain.Résolu à améliorer l’organisation des établissements de santé au Québec, notre gouvernement propose une série de mesures inédites de réorganisation des institutions de santé.Après avoir introduit avec beaucoup de clairvoyance les réseaux universitaires intégrés de soins (RUIS) autour de chacune des facultés de médecine (Montréal, McGill, Laval et Sherbrooke), voici qu’il propose de moderniser l’organisation des soins en réseaux locaux de santé.L’idée est d’autant plus pertinente qu’elle met en pratique les résultats de recherches ayant démontré que l’intégration des soins est bénéfique pour un meilleur suivi de santé des personnes âgées.Toutefois, la proposition émanant de l’Agence régionale de mise en place des réseaux de santé de Montréal suggère que l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal voit sa mission diluée en étant intégré dans un seul réseau local.L’inclusion dans un réseau local de l’institut ne lui permettrait plus de jouer le rôle régional et national que l’on souhaite voir jouer par les hôpitaux universitaires.Cette proposition donne l’impression que les défis de santé des personnes âgées ne sont pas aussi importants que ceux qui correspondent aux autres problématiques de santé.En effet l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal serait alors la seule institution universitaire, membre du RUIS de l’Université de Montréal à être intégrée par l’agence dans un réseau local de santé.Le monde universitaire s’entend pour penser qu’une telle intégration ne permettrait pas à l’institut de pleinement jouer son rôle en recherche et en enseignement, et ce, pour l’ensemble de la population québécoise.Penserait-on à intégrer dans un réseau local le CHU Mère-Enfant (hôpital Sainte-Justine) ou encore l’Institut de cardiologie, ses équivalents pour les enfants ou pour la médecine spécialisée cardiaque?Bien sûr que non.Mais quand il s’agit des personnes âgées, même l’académisme semble pâlir.Et pourtant, qui doute que notre société vieillissante a un be- soin urgent de développer la recherche sur la santé et le vieillissement pour l’ensemble de la population québécoise?Qui pense que les professionnels de la santé de demain ne devraient pas être formés dans le meilleur milieu possible pour faire face aux défis du vieillissement de la population?Si les années 50 ont permis au Québec de se doter des meilleures institutions pour les plus jeunes, les années qui viennent se doivent d’en faire de même pour les personnes âgées.Attention, cette fois-ci, à ne pas jeter la personne âgée avec l’eau du bain.Yves Joanette Paule Lebel Marie-Jeanne Kergoat Guylaine Ferland Sylvie Belleville Institut universitaire de gériatrie de Montréal Le 26 mars 2004 La raison et les tribunaux Le 19 mars, la Cour d’appel du Québec a accueilli la requête en rejet d’appel dans le dossier du mariage gai sans se prononcer sur le fond de la question.Principalement en conséquence de la décision de la Cour supérieure dont on avait interjeté appel, les homosexuels peuvent maintenant se marier au Québec.C’est possiblement une situation provisoire en raison du renvoi du gouvernement fédéral auprès de La Cour suprême qui, désormais, se prononcera aussi sur cette question, selon les principes du droit actuel On peut prévoir que le Parlement fédéral, à la suite des éclaircissements de la Cour suprême, légiférera à ce sujet L’article premier de la Charte canadienne prévoit que les droits «ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des Imites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique».C’est une chose de dire que les homosexuels ont droit à ce que leur union soit reconnue par la loi.C’est tout autre chose que de dire que cette union, en raison du droit à l’égalité, doit nécessairement s’appeler mariage (l’appellation «union dvile» ne serait pas raisonnable).Est-il raisonnable que le droit appelle d’un nom différent l’union légale d’un homme et d’une femme (mariage) et l’union légale de deux hommes ou de deux femmes (union civile)?Bien sûr! Il est raisonnable d’appeler différemment deux institutions différentes, comme le langage le fait d’ailleurs généralement.De plus, ce sont deux institutions qui, en général, du point de vue de l’intérêt de la société, n’ont évidemment pas la même valeur.La question du mariage gai n’est pas exclusivement une question de droits et de libertés.C’est en partie une question de démocratie: le Parlement fédéral a une part de compétence sur ce sujet Michel Filion Saint-Nicolas, le 21 mars 2004 ip ?Duperie ?Lettre à Jacques Gauvin, Conseil de l’industrie forestière du Québec Si, selon vous, les textes de Richard Desjardins publiés récemment dans Le Devoir simplifient par trop les enjeux de l’exploitation forestière au Québec, pourquoi emprunter le même style?Vous dites ne pas être dupe de ses for-mules-chocs; croyez-vous que nous le sommes lorsque vous affamez que «la forêt québécoise est un patrimoine dont les gouvernements, au fil des ans, ont fait usage pour le bien de la population»! [.] Les efforts actuellement déployés pour maintenir l’approvisionnement en fibre de bois suggèrent plutôt qu’on a abusé de ce patrimoine forestier au fil des décennies au nom d’intérêts à court terme.La vraie menace pour l’intégrité des forêts et la survie de l’industrie forestière régionale, c’est l’exploitation non viable de la ressource, le manque de transparence dans la gestion du bien public et la collusion d’intérêts politiques et économiques étroits, pratiques qui, malheureusement, font tout aussi partie de la tradition forestière québécoise que le camion de débardage et la communauté des travailleurs forestiers.[.] Doug King Chelsea, le 22 mars 2004 LIBRE OPINION De la musique ailleurs qu’à Pierre-Laporte ! CARMEN GARCIA Parent d’un élève de l’école Joseph-François-Perrault, Montréal Plusieurs journalistes ont récemment fait écho à la campagne menée par l’école Pierre-Laporte contre la volonté gouvernementale de couper une subvention qui lui a permis de mener à bien son programme d’enseignement de la musique.Des personnalités du milieu artistique ont pris la relève.Je suis d’accord avec eux tous pour dénoncer à hauts cris cette compression: drôle de principe d’équité qui pousse au fond de la mare les seuls à qui on avait donné les moyens de surnager.Mais articles et lettres récemment publiés reproduisent une regrettable erreur on y affirme que l’école Pierre-Laporte est la seule école secondaire publique à Montréal à offrir un programme de musique de cette envergure.C’est tout à fait faux, même si c’est effectivement la seule à avoir eu la chance de, se prévaloir d’une subvention du ministère de l'Education.Je trouve injuste de mener la campagne de Pierre-Laporte, aussi légitime soit-elle, en utilisant cet argument déloyal.Que fait-on du programme de musique de l’école JosephFrançois-Perrauh?Veut-on le reléguer dans les limbes administratifs où les gouvernements successifs l’ont laissé depuis sa fondation?Mais peut-être ne connaît-on pas cette école secondaire publique, située loin des quartiers chic de Montréal, à deux pas de la station de métro Saint-Michel Le programme de musique de l’école Joseph-François-Perrault a été créé en 1978 et fêtera donc son 25'' anniversaire cette année.25 ans sans un sou du gouvernement! La nouvelle de la compression à Pierre-Laporte est de mauvais augure: elle enlève à l’école Joseph-François-Per-rault l’espoir de voir un jour ses efforts récompensés par une aide gouvernementale, malgré des années de batailles menées par une direction et des professeurs passionnés.Pourtant tout comme l’école Pierre-Laporte, l’école Joseph-François-Perrault offre une dizaine d’heures d’enseignement de la musique aux quelque 300 jeunes inscrits en concentration musique (plus nombreux que ceux de Pierre-Laporte), et ce, sans compter les multiples répétitions après les heures de classe.Mais en plus, à Perrault on offre l’enseignement de fa musique à des jeunes inscrits en option, qui sont également environ 300.Chaque élève se fait prêter un instrument à Pierre-Laporte, il faut acheter les instruments.Les jeunes de concentration ont déjà fait de la musique au primaire, ils sont issus en grande partie de l’école Le Plateau (certains de leurs amis sont allés étudier à Pierre-Laporte et les retrouvent à l’occasion de certains concerts), fis viennent de tous les coins de Montréal.Les jeunes d’option sont principalement des jeunes du quartier Saint-Michel, un quartier défavorisé.[.] L’effet sur les résultats scolaires est évident alors que la moyenne de décrochage scolaire dans les écoles de la Commission scolaire de Montréal desservant des milieux socioéconomiques équivalents tourne autour de 36 %, 1a moyenne à Perrault n’est que de 18 %.Chez les élèves en musique, le taux de décrochage est quasi nul Pour donner une idée du rayonnement de l’école Joseph-François-Perrault dans le milieu culturel, voici le nom de quelques finissants: Alain Trudel, un des plus grands trombonistes au monde, reconnu internationalement Jean-Marie Zeitouni, chef en résidence aux Violons du Roy et chef de chœur à l’Opéra de Montréal Stéphane Lévesque, basson solo à l’Orchestre symphonique de Montréal Annabel Marcotte et Nathalie Racine, altos à l’OSM; Raymond Lemay, basson, et Julie Mofette, alto, à l’Orchestre symphonique de Québec; Hermine Gagné, violon à l’Orchestre symphonique de Chicago; Marc-André Lalonde, timbalier à l’orchestre de Saint-Jacquesde-ComposteDe en Espagne; Silvia Mandolin!, violon avec l’Ensemble I Musid à Rome; etc.Est-ce assez pour vous convaincre du sérieux de fa formation musicale offerte aux élèves de l’école?Parmi les nombreux concerts que donneront les divers ensembles de l’école au cours des prochains mois, n ne faudra pas manquer, le 20 mai à fa salle Claude-Champagne, le concert-gala du 25' anniversaire.Ce sera une belle occasion pour les politiciens de s’ouvrir les oreilles et pour tous ceux qui ne connaissent pas l’école Joseph-François-Perrault de s’ouvrir les yeux! IDEES Dans la foulée des attentats de Madrid Réseau de la santé Trois réponses européennes au défi du terrorisme MANUEL LOPEZ FIGUERO REUTERS Les Espagnols ont manifesté en grand nombre à la suite des attentats qui ont fait 200 morts.iooo Por V-fc* 'û tïs, L-ta.JAVIER SOLANA Haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune, Conseil de l’Union européenne es attaques de Madrid nous ont rappelé la vigueur de la menace terroriste contre l’Europe.Comment pouvons-nous, décideurs et citoyens, relever ce défi contemporain?Je vois trois types de réponses.Premièrement, nous devons améliorer l’efficacité du contre-terrorisme européen.Nos gouvernements ont renforcé leur coordination depuis le 11 septembre 2001.Des initiatives utiles ont été lancées.La coopération transatlantique a été raffermie.Un excellent travail de la police et des services de renseignement a débouché sur des succès.Nous devons bâtir sur ces bases.L’Europe ne manque ni de volonté ni de moyens (policiers, judiciaires, en matière de renseignement, financiers) pour combattre le terrorisme.La premié re priorité n’est pas de créer de nouveaux moyens mais de mieux utiliser ce qui est déjà disponible.Tout le monde en convient forger la cohérence et la coopération ne doit pas devenir un exercice bureaucratique.C’est pourquoi le Conseil européen s’est concentré la semaine dernière sur les avantages opé rationnels à tirer des dispositifs existants.L’une des priorités est le partage de l’information, qui doit se faire mieux et plus vite.[.] En outre, nous devons mettre en œuvre pleinement et sans dé lai plusieurs mesures législatives essentielles déjà adoptées, comme le mandat d’arrêt européen.Ces mesures constituent des outils d’action et de droit vitaux dans la lutte contre la terreur.Nous devons accélérer le renforcement des contrôles aux frontières et de la sécurité des documents d’identité.Et nous devons réexaminer les mesures dont nous disposons pour prévenir le financement du terrorisme.[.] Au-delà de l’Europe, nous devons réexaminer les moyens de travailler au mieux avec les autres pays.Là où nous pouvons aider nos partenaires internationaux à renforcer leurs moyens contre-terroristes, nous devons le faire.Si ces partenaires ne veulent pas contribuer à ces efforts, alors ceci remettra en cause le fondement même de notre partenariat Ne pas justifier, ne pas ignorer Deuxièmement nous devons maintenir notre dé termination à comprendre et à traiter ce qu’il y a derrière le terrorisme.Aucune cause ne le justifie, mais rien ne justifie l’ignorance de ses causes.Clairement il y a une frange fanatique qui se situe au-delà du discours politique.Mais cette frange vit dans un lac de mécontentements et de griefs dont elle se nourrit Quand ces griefs sont légitimes, ils doivent être traités pour des raisons non seulement de justice mais aussi d’efficacité.Le terrorisme ne fera pas et ne doit pas faire avancer les aspirations légitimes du peuple palestinien.Mais un effort déterminé de la communauté interna- tionale pour répondre aux aspirations des Palestiniens qui rejettent la violence porterait un coup sérieux au terrorisme.C’est pourquoi le conflit israélo-palestinien et un sentiment plus général de désespoir dans certaines parties du monde arabe ne peuvent être laissés de côté en attendant que la bataille contre le terrorisme soit gagnée.En même temps que nous nous battons contre le terrorisme, nous devons nous battre pour la stabilité régionale, la bonne gouverne et l’État de droit Troisièmement, chacun d’entre nous, en tant que citoyen européen, peut et doit défendre nos démocraties en exerçant et en défendant les droits qui nous sont chers.Les terroristes cherchent à créer un climat de crainte et de répression.Une foi calme et profonde en la démocratie est la meilleure arme de notre arsenal.Ceux qui détectent un nouveau climat de «désarmement moral» en Europe à l’égard du terrorisme se trompent.J’ai marché avec plus de deux millions de personnes dans les rues de Madrid au lendemain des attentats.L’humeur n’était pas à la peur.Elle était à la calme détermination — pour honorer les morts, pour s’affirmer face au terrorisme, pour défendre la démocratie si chère aux Espagnols.Le fait que plus de un million d'Espagnols supplémentaires se soient rendus aux urnes par rapport aux dernières élections est le signe éloquent d'une détermination à ne pas se laisser intimider par la terreur.En Espagne comme en Europe, il existe un consensus dans la détermination à combattre la terreur, ainsi qu’un débat politique légitime sur les meilleurs moyens de mener cette lutte.La suspension de ce débat serait une trahison de la démocratie.Les Européens savent que la lutte contre le terrorisme ne sera ni facilement ni rapidement gagnée.11 y aura des succès silencieux, mais aussi des revers.Nos succès ne doivent pas engendrer l’autosatisfaction, tout comme nos revers ne doivent pas provoquer le désespoir.Nous devons conjuguer toutes nos énergies afin de nous battre pour le respect de la loi, dans le respect de la loi.Le terrorisme attaque les valeurs sur lesquelles l’Union européenne est fondée.Il sera vaincu par l’adhésion à ces mêmes valeurs.Javier Solana Le vote en Espagne Qui attaque, qui se défend ?NAVEEN MURTHY Étudiant au doctorat en science politique à l’Université de Montréal i ans les heures et les jours qui ont suivi le D dépouillement du vote en Espagne et l’annonce de l’arrivée au pouvoir d’un parti qui se dit socialiste, les réactions ont fusé de toute part Le plus souvent un même il.-.—J1 dénominateur, la guerre en Irak.Pour certains, les électeurs espagnols ont sanctionné la volonté des «terroristes» islamistes en élisant un parti qui se dit prêt à retirer ses troupes militaires du pays le 30 juin ou avant si l’ONU ne prend pas le contrôle des opérations.Cette position serait à leurs yeux, une forme de capitulation devant la menace que représente pour eux Oussama ben Laden et consorts, que l’on a voulu regrouper sous la bannière unique d’al-Qaida.Ce discours ne s’aventure pas à déclarer ouvertement que la solution aurait été de garder Aznar au pouvoir, bien que ce soit la suite logique d’une telle pensée.Pour d’autres, les électeurs ont au contraire exprimé leur rejet d’un parti, disons même d’un homme, un politicien, José Maria (Tzemal) Aznar, qui les avait menés en guerre sans leur consentement.Rappelons que la plupart des sondages sur la question avaient indiqué des taux de rejet de l’invasion SERGIO PEREZ REUTERS José Maria Aznar a été remercié par ses partisans au lendemain de la défaite.r .«*» ’ ' Il (et, par abstraction, de l’occupation) de l’Irak situés entre 70 et 90 %.Bien qu’intéressantes et porteuses de traces de validité, ces deux lectures me semblent problématiques sur certains points.La première de ces lectures m’apparaît impliquer lldée qu’il ne peut y avoir qu’un seul bon résultat à un scrutin, toute comme il n’y a qu’une seule bonne réponse à un problème mathématique; on peut donc, en tant qu’individu ou en tant que citoyens, bien voter; on peut avoir la bonne réponse.Dans les régimes totalitaires, on comprendrait; venant de gens se disant démocrates, on s’arrête un moment pour y réfléchir.Qu’on invoque le terrorisme et l’engagement militaire dans une opération d’envergure ne change rien à un des principes-piliers que la démocratie et ses partisans se disent fiers de promouvoir, à savoir non seulement le gouvernement par le peuple mais aussi pour le peuple.Ainsi, il ne pourra jamais y avoir de «bons» résultats électoraux autres que ceux dont le peuple, sur le territoire qui est le sien, aura décidé.[.] Deuxièmement, ces lectures impliquent une monopolisation possible de ou des enjeux principaux de ces élections: l'Irak, ou plutôt la participation espagnole à l’invasion (qu’elle mène ou non à une libération, une présence militaire étrangère a de tout temps été appelée une invasion) américaine de Irak.Un enjeu commun reliant les électeurs entre eux — du moins la majorité de ceux-ci — peut donc être trouvé et pourrait expliquer leur vote.Renversement de sens Mais si ceci est vrai, que fait-on du fait que la très grande majorité des sondages, jusqu’à quelques heures avant les explosions, montraient le parti de M.Aznar en tête des intentions de vote?La position de M.Zapatero, qui sera finalement le vainqueur, sur le retrait des troupes avait été énoncée tout au long de la campagne électorale.Elle était donc connue, du moins diffusée.S’il fallait que ce soient des bombes meurtrières qui réveillent le sentiment antiguerre des électeurs espagnols, la thèse que ce soit cette raison-là qui les ait motivés à voter pour le Parti socialiste vaut bien peu.Elle ne pourrait tenir, par exemple, que sur une démonstration illustrant que les bombes ont fait sortir l’électorat antiguerre, dont le poids n’avait pas été bien mesuré durant les sondages, ou bien que les in- décis ont fait pencher la balance en faveur du Parti socialiste.Une telle démonstration ne m’est pas apparue; qu’on me la fournisse si elle existe.D est aussi intéressant qu’on résume le vote à cet enjeu, qu’on présente ainsi les élections comme un référendum sur la personne de M.Aznar, donc sur sa position sur la guerre en Irak, et qu’on passe sous silence le reste de son dossier gouvernemental: la santé, l’éducation, etc.[.] Enfin, ce qui est dérangeant dans les interprétations émises à propos du vote, c’est l’inversement total des rôles sur cet enjeu et le renversement du sens des événements du 11 mars dernier.Décrite comme une attaque islamiste contre le peuple espagnol (celui-ci se présentant donc comme une victime, souffrant des agissements d'une force extérieure sur laquelle il n’a aucun contrôle), on oublie trop souvent que le premier pas, dans l’affrontement sur l’Irak, a été fait par les Espagnols ou, plutôt, par leur gouvernement.C’est celui-ci qui a décidé de suivre Bush et consorts dans cette affaire et, de manière plus significative, d’aller confre la volonté de son propre peuple.De plus, en participant de manière active à l’occupation, ce gouvernement se présente en force hostile au peuple irakien.Hostile parce qu’il utilise la force sur un sol qui n’est pas le sien, sur lequel on ne lui a donné aucune autorité.Les bombes à Madrid pourraient donc être vues comme une réponse à l’agression espagnole.Si le gouvernement américain peut s'octroyer le droit de riposter à une attaque sur son territoire, d’autres n’y ont-ils pas aussi droit?Qu’on invoque ici le fait que les attaques à Madrid visaient des civils innocents: on pourrait répondre que tout autant de civils, sinon plus, ont été visés chaque jour par cette terreur pendant les bombardements sur l’Afghanistan ou sur Bagdad.Sur ce point il est intéressant de noter qu’on calcule efficacement le nombre de soldats morts ou blessés aux combats mais très rarement le nombre de civils décédés, en Afghanistan comme en Irak.Qu’on réponde que les ripostes américaines ont été le frujt d’une coopération internationale au niveau des États: on pourrait répondre que le même internationalisme prévaut chez les «terroristes», mais au niveau de la société civile, puisqu’ils proviennent des quatre coins du monde.Un flou subsiste donc, flottant qui attaque, qui se défend?Les bombes à Madrid pourraient être vues comme une réponse à l’agression espagnole Quelques conditions pour une réorganisation JEAN-PAUL CADIEUX Président de l'Association des hôpitaux du Québec [“""““Hj a Loi sur les agences de développement des réseaux locaux de santé et de ser-I vices sociaux, maintenant sanctionnée, J marque le début d’une transformation I J majeure de forganisation des soins et des —— services dans le réseau de la santé.Cette transformation, certainement la plus importante depuis la réforme Castonguay, doit se réaliser à l'intérieur de délais très courts, trop courts diront certains, soit d’ici la fin de l'année 2(X)4, ce qui inquiète plusieurs acteurs.[.] L’Association des hôpitaux du Québec (AHQ) s’est toujours montrée favorable à la création de réseaux intégrés de services parce que, selon elle, ceux-ci sont susceptibles de garantir à la population un accès libre, facile et convivial aux soins et aux services, permettant le passage rapide et continu d’un type de soins à un autre, par exemple des services ambulatoires aux soins hospitaliers aigus ou à des services d’hébergement et de soins de longue durée, voire à des soins à domicile.[.] Or, malgré le fait que le fonctionnement en réseau soit désormais érigé au rang de valeur dans notre système, plusieurs inquiétudes ont été exprimées en ce qui a trait à l’ordre des moyens utilisés — la fusion d’établissements — pour obtenir les résultats recherchés.Ces inquiétudes, selon nous, sont légitimes.Elles concernent tantôt la crainte de voir aspirer les services de première ligne par les services spécialisés, de voir compromettre l’existence des pro-grammes sociaux et de prévention-promotion en raison des déficits dans les établissements fusionnés, de voir le territoire d’appartenance dilué dans une mégastructure impersonnelle, de voir partir pour la retraite un grand nombre de directeurs généraux et de cadres supérieurs visés par les fusions d’établissements.Pour toutes ces raisons, l’AHQ croit qu’il faut apporter une attention toute particulière à la mise en œuvre de la réorganisation et prévoir un certain nombre de conditions «facilitantes» qui, si elles sont négligées, risquent de compromettre grandement la réussite du projet.Cinq conditions D'abord, il nous appanut essentiel de protéger les budgets et les services de première ligne, y compris les services d’hébergement et de soins de longue du-1 rée.S’il est vrai que le réseau local est là pour rappnv cher les services de la population et faciliter l’accès et le cheminement des personnes dans le réseau de la santé, il est primordial de rendre disponible le maximum de ressources et de services sur le plan local.[.] Il faudra donc prévoir une reddition de comptes très précise sur la façon dont les budgets ont été utilisés et affectés aux divers programmes de premièré ligne et d’hébergement Deuxième condition, les instances locales devront compter sur un financement à la bonne hauteur, en fonction des programmes et des services qu'elles se- ' ront appelées à dispenser.Le défi est double.Aux ¦ yeux de l'AHQ, non seulement la base budgétaire.des établissements doit être révisée, un taux d’in-.dexation spécifique doit aussi leur être consenti, ce taux de croissance étant évalué à 5,1 % par le gouvernement actuel.Il est vrai que les déficits dans le réseau de la santé sont presque devenus une figure imposée.Bon an, mal an, les hôpitaux terminent l’année financière avec un nouveau déficit Dans le cadre de l’implantation des réseaux locaux, il serait mal avisé que les nouvelles instances locales soient tenues responsables du remboursement de ces déficits, tout comme il serait malvenu d’effacer sans condition les déficits accumulés par certains établissements qui ne seraient pas le résultat d’un sous-financement reconnu.Une approche budgétaire basée sur la performance doit prévaloir.La troisième condition de réussite du projet de réorganisation réside dans l’accompagnement qui sera offert aux gestionnaires et aux professionnels du réseau de la santé.Nous sommes d’abord préoccupés du soutien offert aux directeurs généraux et aux équipes de direction, qui seront les premiers touchés par la réorganisation et qui auront la délicate tâche de susciter l’engagement et la mobilisation des gestionnaires et des professionnels autour de l’implantation des réseaux locaux Nous craignons que devant l’énorme défi organisationnel qui nous attend, plusieurs hauts gestionnaires choisissent de quitter le réseau pour la retraite.On se souviendra seulement à quel point a été tourd de conséquences le départ massif à la retraite de 1500 infirmières au milieu des années 90.Quatrième condition: la participation active des médecins de famille et de pratique privée dans les réseaux locaux.L’un des principaux problèmes rencontrés dans le réseau de la santé, c’est celui de l’accès à des services médicaux de première ligne.Selon l’AHQ, la participation des médecins aux objectifs et aux priorités organisationnelles du réseau local ne pourra se réaliser sans la révision de leur mode de rémunération.L’AHQ propose qu’un mécanisme soit prévu à partir des responsabilités dévolues aux départements régionaux de médecine générale et des ententes négociées, dont celle sur les activités médicales particulières.Dernière condition: le développement de systèmes d’information adéquats qui permettent la libre circulation de l’information entre les professionnels et entre les gestionnaires.Ce projet d’intégration des services commande, aux yeux de l’AHQ, des investissements importants à la fois pour consolider et développer les systèmes d’information sur les données cliniques et pour soutenir la gestion d’une organisation de services intégrés.[.] Si nous avions un vœu à formuler, c’est que cette réorganisation soit pour une fois dans l’histoire du réseau de la santé, complétée.sans précipitation et de manière ordonnée.Trop de réformes n’ont jusqu’ici jamais été achevées, démobilisant chaque fois une grande partie de l’effectif.[.] On ne saurait assurer la pérennité de notre système de santé sans se soucier d’abord de mobiliser l’effectif actuel et de .- bien préparer la relève.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adimnl au directeur de l'information).Jeanne Corriveau (affaira municipales).Fabien Degliae, Marie-Andrée Chouinard (éducation) ; Jouée Boileau (éditorialiste, responsable de la page Idéal.Brian Myle» (justice et faits de société).Jean Dion, LouiaGiUes Francœur (enrironnement).Benoit Monger (responsable du site Internet).Jean-Pierre Legault (pupitre édita, idées, perspectives et sports).Isabelle Paré (santé).Pauline Gravel (scienca) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (responsable des paga thématiques), Martin Duclos, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs).Jacques Grenier et Jacques Nadeau (pkotographa) .b l’information culturelle Michel Bélair (raponsoble).Julie Carpentier, Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels).Stéphane Uaillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (liera).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels) ; à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Dominique Reny, Éric Desrosiers.Alec Castonguay, Claude Turcotte; à l’information internationale Claude lévesque, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l'information politique : Hélène Buzelti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (corrapondants parlementaires d Québec), Kathleen Ijévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédaction) ; Inuise-Maude Riou* Soucy, Geneviève Otis-Dionne (commis).La documentation Gilles Paré (directeur).Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Marlène CAté, Slavica Bogdanov, Véronique (iéraud, Christiane legault, Amélie Maltais.Jacques A Nadeau, Claire Paquet.Micheline Ruelland.Nadia Sebai (publicitaira).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Daniel Bazinet (raponsable de la prodnetion).Nathalie Zemaitia, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Donald Filion, Olivier Zuida.INFORMATIQUE, Yanick Martel tresponsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE.Linda Thériault (raponsable service d la clientèle, distribution et tirage).Gisèle lenard, (crmrdonnatrice d la promotion et d la sollicitatiim).MonkjueL'Heureux.Lise Lachapelle, Rachelle I-eclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (raponsable da servira comptabla).Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur).Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (adjointe administraiivr).Claudine Chevrier.Chantal Rochon, Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).r A 8 LE DEVOIR.LE JEUDI 1” AVRIL 2004 LE DEVOIR ACTUALITES COMMANDITES SUITE DE LA PAGE 1 à M.Williams de «ridiculiser des témoins».Selon le chef conservateur, Stephen Harper, le gouvernement libéral adopte désormais ce discours pour justifier le déclenchement des élections avant que le comité ait terminé ses travaux.«La raison pour laquelle ils tentent de discréditer le comité des Comptes publics est parce que c’est la seule enquête qui se poursuit.Cest la seule façon qu’ont les Canadiens d’apprendre quelque chose.Ce gouvernement n’a aucune intention de permettre aux Canadiens de connaître la vérité dans cette affaire et c’est la raison pour laquelle ils attaquent et tentent de discréditer le seul organisme qui tente d’y arriver», a déclaré M.Harper à la sortie de la période des questions.D soupçonne même qu’une fois l’élection passée, le gouvernement réservera à l’enquête judiciaire, présidée par le juge Gomery, le même sort que celui subi par l’enquête sur la Somalie, c’est-à-dire une interruption abrupte.«C’est leur histoire et je ne m’attends à rien de différent.Le comportement du premier ministre [hier] indique qu’il agira exactement comme Jean Chrétien lors d’enquêtes antérieures.» Reste que le comité n’a pas montré son visage le plus glorieux hier soir, alors que les députés y siégeant se sont enlisés dans la procédure pendant plusieurs heures.(D’ailleurs, la vérificatrice générale Sheila Fraser, qui devait comparaître, a quitté la salle en faisant porter une note au président disant qu’elle n’attendrait pas la fin des palabres.Elle a fait savoir qu’elle était accompagnée d’une dizaine de personnes coûtant en moyenne 100 $ l’heure chacune.) Quel était l’objet de ces débats de procédure?Déterminer si oui ou non la transcription du témoignage datant de juillet 2002 de Chuck Guité devrait être rendue publique.À l’époque, M.Guité, qui a dirigé le programme des commandites de 1997 à 1999, avait témoigné à huis clos pour ne pas nuire aux enquêtes policières en cours.Son témoignage portait uniquement sur l’enquête de Mme Fraser concernant les trois rapports identiques de Groupaction payés 1,5 million de dollars.Aujourd’hui, les troupes libérales veulent rendre ce témoignage public.L’opposition n’est pas contre en principe, mais elle craint qu’il ne soit utilisé comme excuse pour ne pas convoquer M.Guité avant les élections.Comme les révélations dans le dossier des commandites s’accumulent, l’opposition aimerait bien confronter M.Guité avec ces frits qui étaient inconnus en juillet 2002.L’opposition flaire d’autant plus une manœuvre que les libéraux rendent la publication de ce témoignage conditionnelle à la comparution de M.Guité les 22 et 23 avril prochains.Or il se pourrait bien que des élections aient été déclenchées à cette date.Le comité ne siégerait donc plus.Au tenne de sa séance, le comité n’avait toujours pas réglé ce litige hier soir.Toutefois, le député libéral Dennis Mills avait vendu la mèche dans la journée en révélant des extraits du témoignage de M.Guité.«H soutient qu’il n’a pas violé de règles mais qu’il les a simplement assouplies.H a dit qu’il avait fait cela parce qu’il croyait être en guerre contre un régime séparatiste.Et nous savons tous que c’est un fait.Nous et les Canadiens devront décider [.] s’il a été un bon fonctionnaire et s’il a travaillé dans l’intérêt national.» M.Mills a aussi révélé que M.Guité nie avoir été guidé par le ministre des Travaux publics de l’époque, Alfonso Gagliano.«H a dit que M.Gagliano ne lui a jamais donné d’ordres spécifiques sur aucun dossier de publicité.Et il soutient qu’il était dans ce business depuis 37 ans et qu ’il connaît son business.» Avec la collaboration de Manon Comellier LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 EU Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514)985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514)525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaites pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.
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