Le devoir, 2 mai 2008, Cahier B
LE DEVOIR .LE VENDREDI 2 M Al 2 0 0 8 LA VIE! mini-révolution très petit écran B8 n u La grande inondation de 1886 sur la rue Saint-Antoine, à l’angle de la rue Craig.Courez à la Catastrophe! Un circuit du Centre d’histoire de Montréal retrace les tragédies qui ont marqué la ville Il y a des histoires qu’on ne se lasse pas d’entendre.Elles habitent d’autres époques, d’autres lieux.Des histoires qui ne sont pas de chez nous.Il y a celles qui nous sont méconnues, celles avec des incendies, beaucoup d’incendies, des glaces qui envahissent des ports et des châteaux d’eau qui s’effondrent des toits.Des histoires qui ne sont pas des bobards.Des histoires qui sont notre histoire.C’est ce que le Centre d’histoire de Montréal propose de raconter dans Catastrophes!, son tout récent circuit guidé.S’enchaînent pendant les deux heures de la visite les tragédies, qu’elles soient d’origine naturelle ou initiées par la maladresse humaine.EMILIE FOLIE BOIVIN Depuis sa fondation, Hie a vu couler bien de l’eau sur ses berges d'est en ouest et du nord au sud, mais ici, ce sont les sombres événements ayant marqué le Vieux-Montréal, chasse gardée du Centre d’histoire, que l’animateur David Bureau met en lumière.«Il y a cette histoire d’un petit avion qui s’est écrasé à Pointe-Saint-Chartes dans les années 1940 et celle du train qui ne s’est jamais arrêté à la gare Windsor dont j'aurais aimé parier», regrette-t-il.Mais bon.Proximité oblige, l'expédition est concentrée sur les rues sillonnant le carré McGill, le square Victoria, le champ de Mars, le port de Montréal et le marché Bonsecours.Et déjà, il y en a long à raconter.Ce sont toutes des catastrophes éphémères, circonstan-cieDes, «qui ont marqué le quotidien montréalais pendant plusieurs jours», raconte le guide.À défaut d'être les tragédies les plus significatives (du point de vue des dates anniversaires) de l'histoire montréalaise, elle ne sont pas sans avoir laissé leurs marques id et là Si certains édifices exhibaient encore quelques discrètes cicatrices des pans les plus tragiques de leur mémoire, plusieurs ont été reconstruits, identiques à leur défunt prédécesseur (comme le Board of Trade) ou remplacés par un autre bâtiment Certains se sont effondrés pour ne jamais se relever, comme c’est le cas du marché Sainte-Anne (qui fut pendant quelques années le parlement du Canada), dont le terrain a désormais la digne fonction de stationnement Le paysage actuel ne révèle rien, ou presque, des désastres de l’époque.Bien que l’imaginaire soit un terreau fertile et fort utile pour se représenter l’ampleur des événements racontés par M.Bureau, rien ne bat toutefois les illustrations et photographies historiques que l’animateur sort de son sac pour recréer un fidèle portrait des spectaculaires embâcles dans le Vieux-Port ou l’eau qui submerge les rues du Vieux • L’eau et le feu Les deux extrêmes que sont l’eau et le feu sont plus souvent qu’à leur tour les auteurs des plus impressionnants événements abordés pendant la dizaine d’arrêts du circuit Il y a cet ahurissant drame qui a entraîné la mort d’une trentaine de personnes, en 1910, au journal Montreal Herald, sur la place Victoria.Après avoir entendu un bruit sourd en provenance du toit, les employés ont été témoins de la chute du réservoir d’eau, qui a transpercé les plafonds et les planchers sur plusieurs étages de l’édifice, et du brasier qui a enflammé l’édifice.•Les descriptions des témoins ressemblent beaucoup à ce qui s’est passé le 11 septembre 2001, ajoute l’instigateur de la visite.Les gens L’inondation de la rue des Commissaires (devenue de la Commune), à l’arrière du marché Bonsecours, en 1886.qui sortaient du bâtiment étaient noirs de charbon, du papier volait partout et les gens tentaient de sauter.» C’est dans les détails que la visite prend toute sa couleur.Jusqu’au XK' siècle, Montréal était vulnérable aux incendies.Les maisons construites en bois, leur grande proximité, l’étroitesse des rues, les déchets jetés par les fenêtres ainsi que l’abondance de bois de chauffage rendaient les sinistres plus fréquents.Les gens n’avaient pas l’eau courante, et c’est armés de chaudières, qu’ils remplissaient dans le fleuve Saint-Laurent quîls éteignaient les feux C’est d’ailleurs après l’incendie de 1852, qui ravagea tout le secteur entre les rues Saint-Denis, Saint-Antoine, Saint-Laurent et de Montigny, que le conseil municipal décida de reconstruire les bâtiments en interdisant les maisons de bois et en y intégrant un nouvel aqueduc.Cet incendie, qui laissa plus de 10 000 Montréalais sur le pavé, avait d’abord éclaté dans une boucherie.Pendant plus d’une demi-heure, les volontaires présents pour éteindre les flammes activèrent les pompes, desquelles, malgré leurs efforts, ne sortit pas la moindre goutte d’eau.C’est que la veille, le réservoir municipal avait été vidé pour une cure de nettoyage.L’apprentissage se fait souvent grâce aux heurts et aux erreurs, et c’est en grande partie grâce aux déboires du passé que les divers services offerts aujourd'hui par la Ville ont été instaurés.C’est aussi ce que Catastrophes! permet de constater.Pour se joindre aux curieux du circuit, il est nécessaire de réserver.Les départs ont lieu contre vents et marées, alors il faut être bien chaussé et vêtu selon ce que dicte la météo.Ce n’est pas tous les jours que se produit un déluge comme celui de 1987.Mais nous ne sommes jamais vraiment à l’abri d’une catastrophe.¦ Centre d’histoire de Montréal, r* 514 872-3207, www.ville.mon-treal.qc.ca/chm.Départs les dimanches 4 et 11 mai ainsi que les 22 et 29 juin, à lOh et 13h.¦ Renseignements sur l’histoire du Vieux-Montréal: www.vieux.mon treal.qc.ca/accueil.htm.Le Devoir PHOTOS ARCHIVES DE IA VILLE DE MONTRÉAL loi là, Ménage du printemps Les pigeons se font la cour, les feuilles verdissent les arbres et le mont Royal a besoin d'une petite cure de beauté pour séduire les visiteurs.Rendez-vous au grand chalet du parc du Mont-Royal ce dimanche pour la Corvée annuelle de la Montagne.Les gens sont invités à une journée chargée.Au programme de la matinée: nettoyage et plantation d’arbres et d’arbustes indigènes.L’après-midi sera consacré à l’animation.Des mini-randonnées et le dixie band Streetnix s’ajoutent aux activités.Prévoyez des vêtements de circonstance et, surtout, n’oubliez pas votre bouteille d'eau! » (514) 84341240, www.lemontroyal.qc.ca.Joyau patrimonial Mercredi dernier était dévoilée la plaque commémorative de la Maison Saint-Gabriel, sacrant l’endroit lieu historique national du Canada.L’occasion est belle d’aller jeter un coup d’œil à ce joyau du XVII' siècle acheté par Marguerite Bourgeoys et qui fut la maison d’accueil des Filles du Roy.Devenue un musée, la Maison Saint-Gabriel abrite une collection permanente qui révèle au public la vie rurale de l’époque et l’histoire de l’horticulture.» 514 935-8136, www maisonsaint-gabrielqc.ca.Design-moi un événement Demain, c’est l’événement Portes ouvertes Design Montréal qui animera la ville pour une deuxième année.En deux jours, plus de 70 bureaux de design et lieux montréalais sont ouverts au public alors qu’une soirée spéciale sera offerte à la Société des arts technologiques.Dimanche, dès 20h, c’est la soirée Pécha Kucha qui s’empare des locaux D s’agit d’une vitrine pour les créateurs de tous les domaines, qui viendront exposer et présenter leurs démos et les projets sur lesquels ils travaillent ou qu’ils rêvent de concrétiser.Ouvert à tous, entrée gratuite, montreal.pecha-ku cha.ca, www.ville.montreal.qc.ca/de signmontreal.Concert des Petits Violons JEAN-KRANÇOIS VÉZINA Marie-Claire Cousineau, codirectrice de l’ensemble Les Petits Violons.Pour souligner son 43' anniversaire, l’ensemble Les Petits Violons offre un concert gratuit dimanche à 16h à la salle Pierre-Mercure du Centre Pier-re-Péladeau.Accompagnés des plus jeunes élèves de l’école et sous la direction de Jean et Marie-Claire Cousineau, les apprentis violonistes feront honneur à Dvorâk, Respighi, Paganini, Milhaud et Cousineau.Réservations: tr 514 987-6919.Émilie Folie-Boivin » 11 LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 MAI 2 0 0 8 B 2 CULTURE Second début pour TQS Les syndiqués et la direction ne parviennent toujours pas à s'entendre JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre Jean Charest était présent lors de l’infructueux échange, à la demande des deux parties.PAUL CAUCHON Retour à la case départ a TQS: après trois jours de négociations, les discussions se sont terminées sans aucun accord hier entre les syndicats et la direction.Le même jour, TQS publiait sa nouvelle grille-horaire d’été, où l'information est réduite a deux demi-heures par jour, avant sa disparition complète en septembre.La direction de TQS avait présenté mercredi une derniere offre aux syndiqués de la chaîne.Le regroupement des neuf syndicats avait répliqué par une contre-offre, demandant a TQS de maintenir tous les emplois tant que le CRTC n’aura pas rendu de décision sur les projets de Remstar.De source syndicale, dans sa dernière proposition, l’employeur souhaite réembaucher 34 per- sonnes de son choix, sans respecter l’ancienneté.Il entend surseoir aux dispositions de la convention collective concernant les descriptions de tâches, les mouvements de personnel et les mises a pied pour une période de 18 mois.Il veut permettre la sous-traitance et remplacer le régime de retraite à prestation déterminée, jugé déficitaire, par un autre.Il entend modifier la journée et la semaine de travail et conclure des ententes de gré à gré pour des départs volontaires.En échange, si le CRTC accepte l’ensemble des demandes de modification de licence, TQS paiera les vacances, les journées de maladie, les heures supplémentaires accumulées et les indemnités de départ L’employeur a présenté sa proposition par voie de communiqué.D affirme proposer le maintien de certains des postes dont l’abolition avait d’abord été annoncée, et les 34 postes syndiqués maintenus à Montréal, a Québec et dans les régions serviraient a la «production des nouvelles selon un modèle redéfini et actualisé aux conditions du marché».TQS rappelle l’ampleur de ses pertes financières et répète quelle est en faillite technique.Elle affirme être disposée à offrir un an de salaire comme indemnité de départ aux employés permanents qui pourront être mis à pied dans l’avenir et propose de créer un comité paritaire de restructuration et de relance pour recevoir et discuter les solutions syndicales.Inc Bessette, président du syndicat des employés de TQS a Montréal, soutient que TQS veut réembaucher a rabais et faire de la sous-traitance après avoir mis a pied les employés de son choix.Après la rupture des négociations, le premier ministre Jean Charest, qui était de passage dans le même hôtel ou se déroulaient les discussions, a rendu visite aux syndiqués pour leur apporter son soutien.Les syndiqués doivent se réunir aujourdïiui en assemblée pour discuter de la suite des événements.Par ailleurs, TQS a diffrisé hier sa grille-horaire d’été, la première sous son administration provisoire et la premiere depuis la crise.On remarque que la chaine diffusera tous les jours à 16h, à compter du 2 juin, une version allongée de 90 minutes de L’Avocat du diable, avec Richard Desmarais, suivie d’un court Grand journal de 30 minutes, des Simpsons et d’une édition estivale de Flash.TQS diffusera également cet été, le mardi soir, la comédie Ste-Madeleine RQ., qui était d’abord prévue pour cet hiver ou ce printemps.On diffusera également le jeudi soir Vert avec Albert, nouvelle série sur le jardinage, ainsi que Championnat mondial camping, nouvelle émission pour laquelle le porte-pa- role de TQS n’avait aucun détail.Plusieurs rediffusions de titres en catalogue en soirée et de séries américaines.On remarque aussi la présence en après-midi des séries Chicago Hope et The City tous les jours, et même Les Joyeux naufragés à midi.TQS place également 100 % à 22h, conservant un Grand journal de 30 minutes à 23h.Le Devoir L’employeur souhaite réembaucher 34 personnes sans respecter l’ancienneté CONCOURS MAROC INTERNET Insidieux Facebook Une enquête de la BBC confirme la facilité d'accès aux renseignements personnels %; i Rêvatours, spécialiste des voyages j depuis plus de 20 ans, vous offre la chance de gagner le voyage de vos rêves.Séjour de 8 jours / 6 nuits à Agadir, l’une des plus grandes stations balnéaires du Maroc.«k.Le voyage inclut : hôtel, vols et transferts Une valeur de 4850$ "’Ms ms.QuesiianSy /Pour un./ Pour participer, regardez l’émission Questions pour un champion à 17H55 sur les ondes de TV5 et notez l’indice du jour.www.revatours.com IÆ DEVOIR Retournez à : Concours Saveurs du Maroc, 2050, rue de Bleury, 9» étage, Montréal (Québec) H3A3S1 Le tirage aura lieu le 30 nal 2008 à 151).Faites-nous parvenir votre coupon de participation avant le mercredi 28 mai 2008 à 17h30.Le concoure s'adresse aux pensâmes de 18 ans et pte Un seul coupon par enveloppe.tes reproductions électroniques ne seront tas acceptées.Las conditions et règlements du concours sont disponibles à la reception du Devoir et sur www.tv5.ca.Indice du jour :.Date de l'émission :.Nom :.Adresse :.App.:.Ville:.Code postal :.Courriel :.Téléphone :(rés.).(bur.).Abonnéfe) : Oui J Non ü CocbezswusnedésirezpasiBcevoifdesolllcitatBoduOewir JoudeTV5 J Londres — Les données personnelles des utilisateurs du site de socialisation Facebook sont facilement accessibles à des tiers, qui risquent de les utiliser à des fins criminelles, conclut une enquête diffusée hier par la BBC.Des journalistes du programme télévisé Click, dédié aux nouvelles technologies, ont fait l’expérience d’écrire un programme simple qui, sous le couvert d’une application ludique, permet en fait d’obtenir les données de l’utilisateur du programme et de ses amis.Ils ont ainsi démontré qu’en jouant à un jeu ou en répondant à un jeu questionnaire sur Facebook, l’internaute peut à son insu permettre à des tiers d’obtenir son nom, son adresse, le nom de son employeur et sa date de naissance, ainsi que ceux de ses proches.«L’application créée par Click, qui a pris moins de trois heures à l'écrire, a été ajoutée aux comptes de quatre utilisateurs de Facebook.[Les créateurs du programme] ont ainsi pu accéder aux données personnelles de ces quatre personnes et de leurs amis sur Facebook, même si beaucoup d'entre eux avaient pris soin de cacher ces données de leur profil public», souligne la BBC dans un communiqué.Ces lacunes dans la sécurité du site signifient que des criminels peuvent potentiellement recueillir ces données et procéder à des vols d’identité, par exemple en ouvrant un compte en banque avec les données d’une victime.Facebook a répondu à ces inquiétudes en soulignant que le site «disposait d’une technologie sophistiquée et d’une équipe spécialisée pour s’attaquer aux activités non autorisées des applications».Le site demande en outre aux créateurs d’applications de se conformer à «des conditions d’utilisation» qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs.Mais l’enquête de la BBC suggère que ces garde-fous ne sont apparemment pas suffisants pour protéger les utilisateurs contre le vol d’identité.«Il semble que la seule façon complètement sûre d’empêcher le partage des données et de retirer toutes les applications est de ne pas les utiliser», relève la BBC.L’émission Click, diffusée hier soir sur plusieurs chaînes de la BBC, est disponible sur le site Internet de l’émission.Agence France-Presse Mont-Saint-Michel Le joyau touristique souffle ses 1300 bougies Mont-Saint-Michel, France — Le Mont-Saint-Michel, au troisième rang parmi les sites les plus visités en France avec sa célèbre abbaye médiévale, a entamé hier, par une messe célébrant le 13e centenaire de sa fondation, une série d'événements qui doit s'étaler sur deux ans.Construit en Normandie (ouest) sur un rocher de granit, entouré de marécages et de sables mouvants, ce haut lieu médiéval de la spiritualité est actuellement menacé d’ensablement.Un énorme chantier, estimé à plus de 225 millions de dollars, a été lancé en 2006 pour qu’il redevienne une presqu’île.Aujourd'hui, le Mont-Saint-Mi-chel, site touristique le plus visité de France après la tour Eiffel et le château de Versailles, accueille plus de trois millions de visiteurs par an.Il a été classé en 1979 au patrimoine mondial par l’UNESCO.Selon la légende, c’est en 708 que l’évêque Aubert, inspiré par des «apparitions» de l’archange Michel, décide de construire un sanctuaire sur un îlot rocheux nommé Mont Tombe et situé au fond d’une vaste baie.Consacrée en 709, l’église, qui évoluera au cours des siècles pour devenir une prouesse de l’architecture monastique avec à son sommet la statue de saint Michel culminant à 170 mètres, fut avec Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle l’un des plus importants lieux de pèlerinage de l’Occident médiéval.Célébrations religieuses Le coup d’envoi des célébrations a été donné par une messe célébrée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, hier, jour de l’Ascension.Accompagné de huit évêques ainsi que de plusieurs dizaines de prêtres, l’archevêque de Paris a ensuite gravi en chantant lés 365 marches conduisant à l’abbaye.Le cortège a emprunté l’étroite ruelle principale du village médiéval construit au pied du sanctuaire, alors que les touristes, qui ignoraient pour la plupart les raisons de cette procession, n’étaient pas nombreux.Les festivités se poursuivront durant deux ans: exposition de' photographies sur de hauts lieux dédiés au sacré, colloque international sur la «représentation du Mont et de l’archange saint Michel dans la littérature et les arts», festivals, concerts.Agence France-Presse A LA TELEVISION [uteehih nnTCT’XHH ZEnEUWÊÊSÊ Lo Tél6)ournal Cinéma / UNE PRINCESSE SUR LA GLACE On prend toujours un Le Tôlôjournal La Zone Des kiwis ^^Patdc^l (5) avec Michelle Trachtenberg.Joan Cusack | train / Laurence Jalbert Norman (23 45) t e TVA l e Cercle J E./ L'utilisation du 1 Cinéma / L OISEAU DE NUIT Le TVA 22 heures Denis Lévesque Cinéma 1 8 heures / Sp fSOOe plastique la santé | avec Peter Falk.Matthew Rhys j Macaroni I iRamdam / Deux Il va y avoir du sport / Chantal Curieux Bégin / Belle et Bum / Daniel Lavoie.Bernard | Cinéma / L AUTRE tout garni épisodes Lamarre Cuisine latino Fortin.Alain Caron.François Bourassa | CÔTÉ DE LA RUE (4) | Gr Journal F lash / P.I La poite des étoiles | Donnez au suivant Les Soprano / Richie sort Le Journal du soir 1 1 00/o L'avocat Cinéma ( 1 6 30) Mac Leod après 15 ans de prison.(22:45) du diable RDI en direct D Po It 1er Les Films IMAX Le Tôlôjournal .des élus | Le National Le Télêjournal | Jrnl RDI .(17:55) J.ni l R2 Toute une histoire Faut pas rêver / Balade à l'Italienne Survivre / Le Lômurien Journal [Cinéma / LA VIE.Drôle.ton ! 1 SC I ocs Autopsie Les Procureurs Eaux troubles du crime Webdreams .aux virus noces Le goût [Décore.|M6tanun Debbie rénove César.aux chiens .maison! Manon.Secours.| Billets.Cinéma TopS.anglo Top5.Voxpop Décompte ] BÔ2 Pop! .char Les Pussycat Dolls.Danse plus .(1 7:00) Albums fopë.angio Top5.L'année en clips L'Index L Index.Le Top 5.Max Danse Versions Ce que i aimo chez toi Grenade.Derek le trouble [Galaxie .Gilmore Girls [ Makaha ^ Frank.[ R-Force Simpson llSIaiuto Chaotic Dl-Gata ,L île des | Biaise .Simpson |Punch1 [Décalés.| 1 Naruto .Simpson I [punch! Henri pis.[Sports 30 30 Images NASCAR Série Nationwide Lipton Tea 250 [ Sports 30 Boxe / Joel Julio - Ishe Smith SI J'avais un char Aventures - Navigateurs Mystères NC IS [Cinéma / MONSIGNORE (5) avec Christopher Reeve.Fernando Rey | [l es contes d Avonlea 1 Style et.[visite libre Alys Robi WHIte Coups de théâtre - MacBeth / Deux émissions | Spectacles IC.S.I.: Miami [Sue Thomas, 1 oeil du FBI i es t xperts Témoins silencieux Juste Cause Edel & Starck de Lisa l a fiotte des étoiles Cracks [Bouche Monstres mécaniques Bolides Torchwood Surnaturel Cinéma | Comment.la planète [Secteur 103 | Jeux.TT j Les écoles d'été.[ du siècle Caphar.[Quartier La patrimoine religieux.souffle IPaitons la met est belle' [Les marchés de Philippe Nos restes chouchous Champagne Xln Chao .camping | Ciel.ma.Rallye.IWonder.{.Giuiuie Bolivie Enfants.l art d être paient Cinéma / LE CUIRASS POTEMklNÉ (1) [ Confiance et Bang! Jardins CRC News at Six 1 Mis Hour [just for.Anne Mur ray.Kurt Browning The National [The Hour Arrested.C 1 V News Access H |e Talk (Thost Whisperer Moonlight Nip/Tuck | CTV News | CTV News .(00:05) News House.l l Canada ti/T : _.[Cinéma / SHARK TALE (4) Film d'animation! Numb3t s [News Final ECW time War p Spellz Sahar a 1 he Agenda Heartbeat [A Gregg | Film 101 [The Agenda Heartbeat l et s Play ABC News News [ Raymond 20/20 Sistine Chapel Duel [20/20 Sex.City [ Nightline Kimmel News CBS News ET Ghost Whisperer Moonlight | Numb3rs News Late Show with.(23 35) | News 1 NBC News Jeopardy [Wheel Outrageous Moments ' Dateline NBC The Tonight Show (23:35) | King Hill [ Simpsons Iwo and a Half Men [Cinéma / ARE WE THERE YET?(6) avec Ice Cube | News | TMZ Family Guy ( Seinfeld | Will.Grace | The Newshour BBC Nows [Vermont Week [ Now I Bill Moyer 's Journal | On a Wing and a Prayer Business | Charlie Rose [BBC News 1 Business T Me Newshour ___ Bill Moyer’s Journal [Carrier / Get Home - Itis / Full Circle (5/5) (Carrier / Get Home - Itis / Full Circle fCTV News ©Talk TJeopardy Ghost Whisperer 1 Moonlight j Nip/Tuck | CTV News [ CTV News .(00 05) Cold Case I lies CSI Miami / Quatre ô plsodes The Sopranos CSI: Miami Stieet Legal I Rhythm.I Bravol Fact [Cinéma / COLD COMFORT FARM (4) Godlva s Law & Order .a Trace How It's Made | Dally Planet Man Made Marvels | Bone Detectives A Haunting / .In Ireland Dally Planet A Haunting Disasters.Master [JAG Cities of the Underworld 1 Go Deep Saving Venice Crime Stories JAG Cinéma BBC News CBC News CBC News j Weekend The Hour [CBC News: The National Trailer.Billable [ Regenesls Cold Squad j Kenny vs Spenny Webdreams | Sin Cities | Porno.[Debbie I What not to Wear / Quatre émissions lO Years Younger | What not to Wear / Deux émissions | Three Takes [Women.l'TII Debt.| Wedding.|The List ['Til Debt do us Part Birth Days {Outlaw [Wedding [ The List | Til Debt.| Off the.Sportscent 2008 NASCAR Nationwide Series Llpton Tea 250 [Hockey / Séries éliminatoires: Stars - Sharks (1H 05) Endurance [Ghost 1 Adrenaline jNaruto | Avatar Futurama [Bleach [Death Note [Gundam.Shadow .Storm.Futurama [ rrrrniSHi NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon GRANDS REPORTAGES RDI entreprend la diffusion de documentaires en haute définition qui avaient d’abord été présentés sur grand écran Imax.Promenade dans des paysages spectaculaires.RDI, 20h FAUT PAS RÊVER - BALADE À L’ITALIENNE Ce magazine français de voyages a justement pour but de faire rêver.Promenade dans les plus beaux coins d'Italie.Sans Berlusconi.TV5, 20h WILLIE Dernier épisode de la série Willie, qui racontait la vie mouvementée de Willie Lamothe.Artv, 21 h Classification des films: (l) Chef-d’oeuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Son — (5> Passable — (6) Médiocre — (7) Minable i 1- E DEVOIR .LE VENDREDI 2 M 1 2 0 0 S E ,\ I) CINEMA 11 Fafficlie semaine SOURCEiMEDlAFILMCA THE WILD HORSE REDEMPTION Canada, 2007,91 minutes.Documentaire de John Zaritsky.Des criminels endurcis, detenus dans une prison du Colorado, participent à un programme de rehabilitation au cours duquel ils apprennent à dompter des chevaux sauvages en murmurant à leur oreille.• V.o.: Cinéma du Parc.L'AGE D’HOMME.MAINTENANT 01 JAMAIS! France.2007,82 minutes.: Comedie de Raphaël Fejtô avec Romain Duris, Àïssa Maiga, Ck'-ment Sibony.Panique à l’idee de s'engager, un réalisateur trentenaire et immaUi-! re se donne 24 heures pour décider s'il va rompre ou non avec la j jeune photographe qui partage sa vie depuis un an.• V.o.: Quartier latin.MAMAN EST CHEZ LE COIFFEl R Quebec.2008,99 minutes.Chronique de Lea Pool Une adolescente surprend son père et son partenaire de golf dans une intimité suspecte en avertit sa mère journaliste.Ebranlée, eDe part travailler à Londres, laissant à sa fille le soin de s'occuper de ses deux jeunes frênes.• V.o.: Quartier latin, Place LaSalle.StaiCite, Beaubien, Marche Central SUIVRE CATHERINE Canada.2007,94 minutes.Comédie realisee et interprète*.' par Jeanne Crepeau avec Catherine Goupil.Anne Cervellera.S'etant eprise d'une cinéaste française.Jeanne Crepeau va s’installer chez elle à Paris.La réalisatrice québécoise en profite alors pour entreprendre une maîtrise sur le jeu d'acteurs à partir' des images du film Ponette de Jacques DoiDon.• V.o.: Ex-Centris.DE L'AITRE CÔTÉ (The Edge of Heaven - Ai e DER .AnDEREN SEITE) Allemagne-Turquie, 21X17,122 minutes.Drame de Fatih Akin.A Brème, un vieil immigre turc tue 1 accidentellement une prostituée, i Tandis que k' fils de l’assassin s*' rend à Istanbul pour retrouver la I tiBe de la défunte, celkni étudiante activiste, se refugk' en Aflemagne, où eBe die relie à revoir sa mère.| • V.o.s.-ti.: Fx-Centris.• V.o., s.-t.a.: AMC Forum.Qui fait quoi ?Martin Bilodeau Qui distribue quoi au Québec?Il y a un an à peine, on pouvait encore s'y retrouver.Mais depuis les récents bouleversements survenus dans le petit monde de la distribution, une chatte y perd ses petits.La face la plus visible de ce phénomène?L’intégration de la compagnie américaine New Line dans le giron de son propriétaire, Warner Bros.Lequel, ayant le droit de distribuer ses films au Québec sans intermédiaire (contrairement à New Line) en vertu de la Loi sur la distribution, n’a plus besoin d’AUiance Vivafilm comme prête-nom.Perte de contrat, donc, pour notre plus gros distributeur qui, presque en même temps, a aussi perdu celui qui le liait à Weinstein Company au profit d’Entertain-ment One (El), une compagme internationale de divertissement qui fait des affaires dans la plupart des marchés anglo-saxons et dont la division Global Filmed Entertainment est présidée par Patrice Théroux, un ancien vice-président d’ABiance.Petit monde.Après avoir fait l’acquisition des Films Séville l’an dernier, El, aux velléités concentrationnaires évidentes, a signé deux autres contrats d’envergure avec des partenaires américains.Le premier, directement avec Think-Film, une boîte américaine spécialisée dans le cinéma d’auteur (Shortbus, Before the Devil Knows You’re Dead) qui, jusque-là,rimportait ses films dans le RQC par l’intermédiaire de Mongrel Media qui, à son tour, nous les acheminait au Québec à travers Métropole Films Distribution.Le second, indirectement via Séville, avec Maple Pictures, qui détient pour le Canada les droits de distribution des films de Lion’s Gate.Du coup, El et Séville ont arraché son pain et son beurre à la compagnie québécoise Christal Films qui, jusque-là, distribuait les films Maple au Québec.Entrée quelques mois plus tard en période de crise et d'hibernation, Christal a dû remiser au frigo jus-qu'à l’automne son Cadavres (film d’Erik Canuel initialement prévu pour l’été), congédier du personnel et mettre en veilleuse la distribution de ses plus récentes acquisitions.Ainsi, plusieurs des films annoncés à son calendrier apparaissent désormais dans ceux de ses concurrents, Equinoxe Films (My Blueberry Nights et Paris) ainsi que Séville, qui vient d’annoncer la sortie le 13 juin de Young People Fucking, film canadien pris en exemple dans le débat autour du projet de loi conservateur C-10 sur la censure.La liste des films annoncés par un distributeur puis sortant sous les couleurs d’un autre s’allonge de semaine en semaine.Maximum Films, nouvelle boîte de distribution canadienne créée par le cofondateur d'Alliance, Robert Lan-tos, vient elle aussi de sceller son sort à celui d’El, de sorte que les titres de Maximum sortiront chez nous sous étiquette.SéviBe.Mais pas tous.Fugitive Pieces, de Jeremy Podeswa, qui faisait l’ouverture du dernier Festival international du film de Toronto, en septembre dernier, pour aussitôt apparaître au catalogue de Maximum Films, tout juste créée, nous arrive cette semaine par la voie d’Incendo Media, une compagnie montréalaise de production et de distribution créée en 2001 par deux anciens de TVA, Stephen Greenberg et Jean Bureau.Cette compagnie distribue au petit écran les productions télévisuelles de Fox, au grand les longs métrages de Paramount Vantage (There Will Be Blood, Margot at the Wedding, etc.).Mais pas toutes.No Country for Old Men nous est arrivé par Alliance.Décidément, rien n’est jamais sûr, sinon ceci: quand on regarde le big picture, on se rend compte que les distributeurs québécois ne contrôlent absolument rien.En couBsse, ça se savait déjà Mais les récents bouleversements ont balayé ce qui restait d’illusions pouvant nous faire croire le contraire.Collaborateur du Devoir La liste des films annoncés par un distributeur puis sortant sous les couleurs d’un autre s’allonge de semaine en semaine CINÉMA Le noir vous va si bien SÉRIE NOIRE Réafisation: Alain Comeau Production: Maurice Bemart, Prospectacle, Scénario: Alain Comeau, Georges Perec, d’après A Hell Of A Woman (Des cliques et des cloaques) de Jim Thompson, Interprètes: Patrick Dewaere (Franck Poupart).Myriam Boyer (Jeanne), MarieTrintignant (Mona), Bernard BBer (Staplin), Jeanne Herviale (la tante), Andreas Katsulas (Tikidès).OLIVIER BARROT Olivier Barrot, que les téléspectateurs de la chaîne TV5 connaissent pour son émission Un livre un jour, présente Série noire (1979).le mardi 6 mai, à 18h30, à la Cinémathèque québécoise, Nous publions ici sa présentation.Il n’a pas tort, Bertrand Tavernier, d’écrire qu’on sort de ce film «épuisé, lessivé, comme si on avait réellement participé à tout ce qui vient de se dérouler sur l’écran».Ce film noir tragique vient à son auteur Alain Corneau à la suite de trois premières approches au fond classiques d’enquêtes policières.Mais ici, l’enjeu diffère du tout au tout, et l’intrigue s’efface devant un climat et un univers extraordinairement denses.A l’origine, c’était un roman de l'Américain Jim Thompson, mais adapté et dialogué par le grand Georges Perec ( Les Choses, La Vie mode d’emploi), cet écrivain de la ville qui aBait d'emblée s’imposer au cinéma, cet art qui l’avait toujours attiré.Mais Perec disparaît en 1982, et d’aiBeurs Série noire s’apparente à un cercle de poètes disparus puisque ses trois principaux interprètes, Patrick Dewaere, Marie Trintignant et Bernard Blier, nous ont également quittés.Comme toute tragédie, Série noire frôle parfois la comédie et enchante par son humour noir.Certes, on y donne la mort, mais comment dire, avec une forme d’évidence qui provoque le sourire, comme dans Buffet froid de Bernard Blier, tourné exactement au même moment Et puis, grâce au texte lapidaire de Fera- et à la mise en scène serrée de Comeau surgissent devant nous des personnages véhéments qui semblent en même temps douter de leur propre vraisemblance.Comme un léger dè calage, grinçant, pathétique, qui a pu justifier qu’on rapproche Série noire de l'univers de Céline.La ban-Beue de Paris n’a jamais été repro sentée de la sorte avec ses chantiers et ses terrains vagues ravinés par les intempéries.Série noire, c'est une symphonie du hasardeux et du dérisoire, portée par des comédiens fataBstes, ro signés à l’exceBenee et à l'incongruité.Répliques simples, simplistes même, ordinaires, façonnées délibà rément teBes par Perec à la demande de Corneau et assénées placidement par des comédiens compfices.Patrick Dewaere, consacré cinq ans plus tôt avec Depardieu grâce aux Valseuses, impose sa personnalité, faite dime singutière épaisseur légère et désenchantée.Marie Trintignant, adolescente quasi muette et provocante, s'msinue dans nos mémoires.Ici, il neige ou il pleut Impossible rayon de soleti.Nomination pour Les 7 Doigts de la main Le collectif de cirque Les 7 Doigts de la main se retrouve deux fois en nomination pour les prix Draina Desk, décernés chaque saison depuis 1955 pu les critiques, auteurs et journalistes de New York aux meilleurs spectacles présentés dims les théâtres de Broadway, off-Broadway et off-off-Broadway.Les 7 Doigts de la main, de passage dans la Grosse Pomme en janvier dernier pour présenter Traces au Victory Theater, concourent ainsi aux côtés de grosses productions de Broadway et de chorégraphes new-yorkais réputés d;uis la catégorie «chorégraphie remarquable».Gypsy Snider et Shana Carroll se voient ainsi honorées pour leur travati, aux côtés notanunent de la Française Karol Armitage, chorégraphe de Passing Strange, une production présentée sur Broadway et encensée par le New York Times, et de .Susan Stroman pour Die Young Frankenstein.Le jury des prix Drama Desk a aussi retenu Traces parmi les finalistes dans la catégorie «Unique Theatrical Experience», aux côtés de Between the Devil and the Deep Blue Sea, Cut to the Chase, Fubrik et The 39 Steps.Li cérémonie de remise des prix aura lieu au Lincoln Center le 18 mai.Le Devoir Collaboration spéciale E N Mai 68 à la Cinémathèque La Cinémathèque présente le 8 mai à 20h un programme mtitulé Revoir Mai 68, composé de trois documentaires tournés lors de ce mois mouvementé en France: le très court La Reprise du travail aux usines Wonder, de Jacques Wiflemont, qui relate la fin amère d’une grève ouvrière qui avait lieu au même moment; Classe de lutte, un autre portrait d’une Bitte ouvrière pendant ce boitillant mois de mai, néatisé par un coBectif de travailleurs; enfin, K E F Le Droit à la parole, de Michel Andrieu, qui montre la rencontre pas toujours harmonieuse entre k* mouvement étudiant et le mouvement ouvrier.Ce programme est précédé du lancement du livre Les Dépossédés - Karl Marx, les voleurs de bins et le droit des pauvres, de Daniel Bensaid, un professeur de phüosophie qui a participé au mouvement de Mai 68 puisqu'il était étudiant à lllrtiversi-té de Nanterre et mititant au sein de la Jeunesse communiste révohitionnaire à l'époque.Fauteur répondra aux questions après la projection.- Le Devoir « .un film intelligent, chaleureux et divertissant! Bette Midler est rayonnante!» Carina Chocano, The Los Angeles Times MATTHEW COLIN HELEN BRODERICK FIRTH HUNT ns b Version française delMM sln Imnd ma v - Poe délicieuse méÉ sur la Éororte d'une nouvelle à à I ans.% M À L'AFFICHE DÈS AUJOURD'HUI [quahtier iatin] Lacques c»miERi4~ [DcÜnçMONTÀoNBÎjTl [ToNT-viAÛ’i ël I st-eustache 1 L beloeii 1 [Terrebonne h riHERBROOKE?rcHATEAuQuAY [TiCTORi/iviLLË~ ^^^^^3SIÂ^LAFFICHE2NVERS|QNOniOIRALE ANGLAISE .CONSULTEZ LES OUIPES-HOnAIHES DES CINÉMAS NO 1 AU BOX-OFFICE! « Rôjouissantl Des répliques savoureuses et de l’action à revendrai Les enfants comme les parents peuvent s'en délecter.Chapeaul » Maxime Demers, Journal de Montréal BETTE MIRLER aarjs une r»rlês De CHEZ VOUS www.dansunegalaxie2 com iu/C* Vtm Gnn Partonmres promotionnels L'Ü."' IS PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE .yk CflINE BONNER LAURENT LUCAS * MARIANNE FORTIER (4* DUPUIS S 'HWjST-om-mm ARCAN0 ' %* • • • «.J’/Il ÉTÉ ÉMU PAR CE TRES BEAU FILM MARIANNE FORTIER.FORMIDABLE.» Min:, i; : a »Rf;îG: ¦ UN FILM TOUT À FAIT ÉTONNANT TRÈS, TRES REUSSI.» - hf-NÉ H'iMIFR-RfJV RAÎüi' 7 *NA!m » J'AI ADORÉ LE FILM.» TMMANUai f i lANJf .lll.'l Maman est chez le coiffeur LÉA POOL k m tfAusiraa or u mnioi mm (g »*« —» ±.'«s» ®n mm, 'rrrer » G À l’affiche dès aujourd’hui FESTIVAL DE CANNES PRIX DU SCÉNARIO - PRIX DU JURY ŒCUMÉNIQUE PRIX DE LACADÉMIE DU CINÉMA ALLEMAND GAGNANT DE 4 LOLA MEILLEUR FILM • MEILLEUR RÉALISATEUR MEILLEUR SCÉNARIO .MEILLEUR MONTAGE ?Ifjcprvs.L-HumsnH* PeH mmct ?20 Mnvln -mrtnlïïln T MS IHIW ?CM Um n À L’AFFICHE DÈS AUJOURD’HUI! VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TTTRES FRANÇAIS f—— CINÉMAS AMC 1 Ile forum 22I T™ , EX-CENTRIS I SSrÆriîS' Jour» 13:30 -10:10 - 22:00 r UNE CONFÉRENCE À NE PAS MANQUER AVEC DES SPÉCIALISTES DE LA PHYSIQUE, DU DROIT, DE LA RELIGION ET DES SCIENCES SOCIALES Éthique et nanotechnologies : se donner les moyens d’agir CE SAMEDI 22 H Las ^jjrandes Rencontres Pour favoriser le dialogue des savoirs www.cllmoilou.qcca EN PARTENARIAT CègepUmoilou HJ SJ UNIVERSITÉ LAVAL de l'éthique de la tc/ence aidais tachnologta Québec HH canal SAVOIR POUR EN SAVOIR PLUS : WWW.CANAL.OCXA PARTENAIRE MÉDIA LE DE VOMI L t D h V 0 ! R .L E \’ E \ D R E D I 2 M AI 2 0 0 8 B 1 I) / Entrevue avec Eric Lapointe la vérité Avec son récent album, le rockeur change de peau et sort de Vadolescence DIFFUSION YFB SYLVAIN CORMIER Atteint Plus qu’atteint Ouvert à vif, au coqteau.Ma peau, le nouvel album d’Eric Lapointe, son premier en quatre ans, le premier que j’écoute plus d'une fois au complet depuis.sans doute depuis Obsession, au tout début, en 1994, est si terrifiant d’honnêteté crue qu’il me tue.J’exagère.Me touche, à tout le moins.Excusez la lapalissade, Ma peau est un album tactile, palpable.Pas seulement à cause du boîtier de métal recouvert d’une couche de si-mili-cuirette imitation épiderme ru- gueux mais parce que le gars qui chante là-dessus est nu.Terriblement nu.Bien sûr cjull y a des murs de guitares, des nffs marteau-piqueur en masse, et même des lits de cordes, mais pour l’essentiel, c’est rien de moins que la fouille complète, le passage aux aveux.Sans avocat La catharsis, en plein public.Effarante transparence.Les chansons prêtent tellement flanc qu’on a le goût de se dévoiler soi-même.Même à moi, ça fait mal, tellement il y a de douleur révélée là-dedan^.Ce n’est pas rien: je me tiens loin d’Eric Lapointe depuis longtemps.Dans l’autre siècle, nous avons eu des heurts, je l’ai un jour blessé dans une critique purulente de mauvaise foi (qu’il peut citer à la demande), je m’en suis excusé, on a fait la paix, chacun est parti de son côté, je me suis arrangé pour ne plus l’avoir dans le collimateur.Et le revoila En pleine face, en plein ventre.Chan-tant, criant hurlant le drame de sa vie d’ado étemel, incapable de vivre seul, incapable de vivre en couple, incapable d’être bien dans sa peau autrement que sur scene ou avec les copains au bout de la nuit rock’n’roll Clichés?Oui et non.Cette fois-ci, la vérité que tente d’exprimer Eric La-pointe, chanson forte après chanson forte, déshabille les clichés.«Jusqu’à cet album-là, je me donnais le beau rôle», explique lintéres-se à ma table.Tiens, c’est drôle, ça: Eric lapointe se met à table à ma table.«Je me fabriquais un personnage.LÀ, fai laissé faire le personnage.LÀ, c’est moi.C’est mes torts.C’est mes constats sur moi-même, sur mes relations affectives.Y a pas de hargne, pas de rancœur, pas d’amertume là-dedans.C’est moi qui me rends compte que si toutes mes histoires d’amour ont avorté, c’était peut-être moi, le problème.» «Je connais le chemin», chante-il dans la bouleversante Belle dans’ tête, immortelle en puissance: «Je l’ai marché cent fois /Au bout y a rien /Je tombe toujours sur moi.» Dans lœ Mari pop, écho de son mariage aussi bref que médiatisé, le portrait dressé par Lapointe à l’aide de Jamil et d’Olivier Picard n’est pas plus complaisant: «Ton chic alcoolique dans son suit de star / Pas de classe même en première classe.» De Laisse-moi pas guérir b 1500 milles, chanson écrite sur mesure avec Louise Forestier et Daniel Lavoie, le parti pris de l’autocritique demeure implacable.«Je pense que j’étais rendu là, à 38 ans.Strip-tease total.Besoin d’exorciser mes démons.Je te dirai pas que j’ai pas braillé en chantant les tounes ou en les écrivant, mais je sais qu ’une fois le lancement fait, je me suis senti léger comme un oiseau.Legros moton que j’avais en dedans, je l’ai sorti.J’ai tourné une page de ma vie.Je pense que je suis en train de sortir de l’adolescence.» Même les arrangements, s’ils n’évitent pas le hard-rock attendu (ni l’erreur de goût: un duo pop avec l’ex-Styx Dennis De Young), laissent poindre d’intéressantes promesses: le folk-blues fourni par Michel Rivard pour san Avalanche n’est certainement pas lourd sur l’estomac, et Va-t-en, composée par Catherine Major, vit parfaitement bien entre métal et pop baroque, telle qu’entrai-née par un quatuor de cordes: «Lis sont venus enregistrer ça chez nous, j’écoutais comme un enfant émerveillé.fadore les cordes, je m’en suis payé une traite.» Lapointe marque une petite pause, puis chuchote: «Je ferai peut-être un album juste avec des cordes.» Vraiment «Vraiment.Mon rêve a toujours été de jouer avec un orchestre symphonique.Ç’a jamais adonné.Mais ça va arriver un jour.» D sourit très exactement comme un enfant émerveillé.Plus vulnérable, tu risques ta peau.Plus content tu frôles le bonheur.«C’est vrai que là, je suis content.Je sais que je vais remonter sur scène avec un nouveau show, je recommence à avoir peur, je me sens vibrer.Je suis content du trip de gang qu 'a été l ’album, avec Steve Hill, mon chum Bruce Cameron, Dan Georgesco.Je suis content d’avoir retrouvé [Roger] Tabra et fla-mondon, j'en reviens pas des tounes que Michel Rivard, Louise Forestier et Daniel Lavoie m’ont faites.Mais le bonheur?fai jamais cru au bonheur comme un état permanent.C’est un frisson qui te passe dans le dos.Je suis un étemel mélancolique.Victor Hugo disait que c’est la joie d’être triste.Je me trouve chanceux d’avoir la musique pour exprimer ça: autrement, je pense que je semis mort.» La quarantaine en vue, ça tient de l’exploit pour un gars qui ambitionnait de coiffer Jim Morrison au poteau d'exécution, «fai sousestimé l’endurance du corps humain.» D sourit «Je me surprends à avoir envie de rester à la maison le soir Me faire à manger.Je me surprends à m’entraîner.Adulte, je pense que ça me tente.» Collaborateur du Devoir MA PEAU Eric Lapointe Diffusion YFB - DEP ARCHAMBAULT?! Une c«wniMijnie «le (juebecor Media PALMARÈS CD Résultats des ventes: ___ du 22 au 28 avril 2008 FRANCOPHONE ARIANE MOFFATT Tous les sens ÉRIC LAPOINTE Ma peau HT B FRANCIS CABREE Des roses et des orties KARKWA Le volume du vent B JEAN-PIERRE FERLAND Ce soir là B « ¦ M.-N.LEMIEUX / P.JAROUSSKY Vivaldi : Nisi Dominus Kl 0SM, KENT NAGANO Kfl Beethoven : L'idéal de la révolution.ALAIN BASHUNG Bleu pétrole ALEXANDRE DÉSUETS KÎÆ Escalader l'Ivresse I GRAND CORPS MALADE I Enfant de la ville ANGLOPHONE souvenirs des Iles Artistes variés B LE0NA LEWIS Spirit m PASGAU PICARD Me.Myselt & Us VB SYLVAIN COSSETTE YAELNAIM Yael Nairn FEIST The Reminder JACK JOHNSON Sleep ttirough the Static Z WHITESNAKE Good to Be Bad BILLY JOEL Piano Man : The Very Best Of MARIAN CAREY E = MC2 TÉU ^CHARGEMENT ZlK.ca TOUCHER Éric Lapointe 4 MINUTES Madonna UNTIL DEATH DO US PART Jonas BLEEDING LOVE Leona Lewis JE I'M JAMAS MT A PERSONNE Étienne Drapeau L’AGENDA L'HORAIRE TÉLÉ, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi IÆ DEVOIR u.C L A S S I Q U E BIZET L'Artésienne (suites et musique de scène).Carmen (prélude et entractes).Les Musiciens du Louvre-Grenoble, Marc Minkowski.Naive V5130.Vous achetez trois, quatre ou cinq CD classiques dans l’année?En voici un, incontournable.Vous êtes un collectionneur?Ruez-vous chez votre disquaire, car ce disque ne ressemble à aucun autre.Vous l’avez tous compris: voilà un titre qui se retrouvera très haut dans le palmarès des grands CD de l’année 2008! Marc Minkowski ne dirige quatre extraits de Carmen que pour l’affiche: le sujet de cette parution, c'est L'Arlésienne.Et la mise en forme discographique de cette Aflé-sienne est un chef-d’œuvre.A la base.L'Arlésienne est une musique de scène.On l’a oublié, car l’œuvre a été popularisée par des suites symphoniques, la première de Bizet de son vivant, la seconde, posthume, d’Ernest Guiraud.La musique de Scène elle-même est intimiste mais protuse.Minkowski a choisi un «noyau» de cette musique, avec chœur et petit orchestre, qu'il insère entre les deux suites, celles-ci jouées avec des instruments français (magnifiques vents) d’époque.Je n’ai qu’une image en tète: c’est l’équivalent musical de la rénovation de la chapelle Sixtine.Christophe Huss MONO E KASAMAKLRA VOL.1 Artistes variés Saravah - SRI L’aventure commence au nord de l’archipel nippon avec les mélopées fiés pures d’Amami que chante Mizuki Nakamura avec ses notes hachurées.Nous plongeons d’abord dans ce Japon ancestral avant d’en découvrir It's sonorités sans âge.In fresque underground est présentée par N hua Barouh, Franco-Japonaise et tille de Pierre, célèbre baroudeur qui, dans une autre vie, avait fondé Saravah, peut-être le label français le plus libre de son époque.Visiblement, Maià tient du père, et le Japon quelle a choisi de taire connaître est comme elle le décrit: fou, anachronique et généreux.Une ex-chanteuse d’opéra à la voix de soprano angélique se lance dans un jazz moderne.Un guitariste-chanteur présenté comme un punk manouche serait plutôt du genre Led Zep acoustique et halluciné.Une drag queen de Tokyo, chanteuse de bossa nova, interprète Agua de Beber avec une voix à peine moins sensuelle que dims l’originale mais avec un côté nasillard qui la trahit.Une fanfare de rue joue une version de My Favorite Thing en japonais avec ses cuivres qui sonnent vrai, c’est-à-dire tout croche.Pas exactement le soleil levant qu’on attendrait, mais une suite de lumières qui scintillent tout autant.Yves Bernard V I T K 1 N E D C H A N 8 ; O N MINUIT Andrée Watters Vega - Universal - DEP L’Andrée Watters des photos du livret annonce la couleur bleu.Bleu nuit.L’heure est au repositionnement pour la chanteuse, du haut de ses 25 ans.Ouste la rockeuse frondeuse, idole des pré-ados, bonjour la femme fatale en robe vaporeuse.Radical makeover au but patent séduire un large public.Le nouvel amoureux Sylvain Cossette — ils sont mordus depuis Dracula — s'occupe de tout sauf des textes: réalisation, arrangements, musiques.Les tourtereaux chantent aussi en duo.Sans dire qu'Andrée Watters s’est abandonnée corps et âme à son Sylvain, constatons ceci: le disque porte l’estampille pop années 70 chère à Cossette, et la chanteuse semble vieillie d’autant téléportée quelque part entre Mimi Hétu et Anne Renée.Garde tes larmes renvoie au Styx de Suite Madame Blue, Le Tour du monde à Olivia Newton-John époque Grease, et ainsi de suite.Tout ça est certes efficace en diable, Cossette sachant y faire, et les palmarès seront dûment pris d’assaut mais à quel prix?Andrée Watters était précisément le contraire d’une poupée de cire, poupée de son.Dommage.Sylvain Cormier M O N D E Les Amazones de Guinée Stems Music - SRI On les appelle commandant capitaine ou lieutenant Et on les a d’abord connues sous le nom d’Or-chestre féminin de la Gendarmerie de Guinée.Mais en troquant l'uniforme pour le boubou et les armes pour les instruments, elles sont devenues le symbole de l'émancipation féminine en Afrique de l’Ouest un véritable groupe-culte, le seul du genre connu à l'extérieur de la Gui-née-Conakry.Wamato est leur deuxième disque en 46 ans et le premier en un quart de siècle.Au début, elles préféraient la musique acoustique, mais un changement de trajectoire devait les propulser au centre de l'afro-pop mandingue depuis le milieu des années 60.Après une carrière en dents de scie, on les retrouve avec toute leur flamme dans ce nouvel opus.Sous la direction du commandant bassiste Salé-matou Diallo, les 15 Amazones livrent ime musique qui assume ses racines, l'électrifiant avec des guitares fluides, la propulsant avec des cuivres rutilants et à peine dissonants, leur donnant un rythme pour la salle de danse urbaine.Cette musique n’a rien de révolutionnaire, mais la joie de ces femmes de se retrouver fa t'st à ce point contagieuse qu’on espère vivement les voir sur une scène montréalaise.Y.B.U DISQUE CLASSIQUE ROUSSEL Symphonie n" 2.Pour une fête de printemps.Suite en fa.Orchestre national d’Ecosse, Stéphane Denève.Naxos 8.570529.Voilà la mal-aimée des symphonies de Roussel.Et voilà une autre transfiguration cj’une œuvre de musique française.A la suite de sa Symphonie n° 3, réussite absolue, Stéphane Denève négocie à la perfection ce maillon délicat de son intégrale Roussel.H aborde la Deuxième Symphonie comme il se doit: comme une étrange prémonition française du langage symphonique de Chostakovitch.Roussel, dans la période suivant immédiatement la Première Guerre mondiale, a développé une coloration orchestrale beaucoup plus sombre, qui n’a d’aiDeurs pas rencontré le public, habitué à plus de scintillance et de pic-turalisme.Mais l’œuvre n’en est pas moins un chef-d’œuvre, évidence qui éclate ici.Christoph Eschenbach (Ondine) avait tenté cette approche, mais avec un peu de lourdeur et sans la carrure rythmique de Denève.Ce dernier rejoint et amplifie la réussite de Jean Martinon (1969) et marginalise totalement les enregistrements de Janowski et Dutoit, trop impatients, qui cherchent du côté de Honegger ce qui appartient à une face cachée de Roussel.C.H.ÉLECTRO THIRD Portishead Mercury - Universal Comment revenir après dix ans?Simple: on ne revient pas.On efface tout et on recommence.Tabula rasa.Constat: il n’y a pas le plus petit soupçon de trace de trip-hop dans les ambiances.Mieux (ou pire), il n’y a pas d’ambiances du tout.Des machines, oui, mais brutalement machi-niques: rien d’enveloppant, rien d’envoûtant, pas le moindre désir de séduire.Les musiques de ce Portishead deuxième mouture sont.rebutantes.Exprès.Volontairement agressantes, frigorifiantes, déconcertantes.La pièce d’ouverture.Silence, est dansante.c’est dire.Rien du Portishead de l’autre siècle n’était dansant.L’idée même confinait au blasphème.Au milieu du disque, Deep Water est donnée ukulélé-voix, histoire de désarçonner davantage.La chanson d’après.Machine Gun.accole la voix opéra-tique de Beth Gibbons à des mitraillades.Mariage contre nature.Tout l’album est contre nature.Et curieusement fascinant par son refus de toute concession au plaisir d’écoute.C’est tout juste si la dernière pièce, Threads, daigne renouer avec le Portishead planant d’hier, comme pour mesurer l’écart Vertigineux.S.C.RAMON PAIACIOS PELLETIER Soft Power du Torontois Gonzales va certainement déstabiliser ceux qui l’ont connu avec son Solo Piano.Du travail d’équipe Après Télectro et le piano solo, Gonzales vire seventies PHILIPPE PAPINEAU Drôle de bête’que ce Gonzales.Après avoir versé un moment dans la musique électronique et après avoir livré en 2004 un album de piano à la Érik Satie, le Canadien exilé à Paris lancera au cours des prochaines semaines Soft Power, où il célèbre à gros traits le son très seventies qu’il avait déjà expérimenté avec la chanteuse Feist.Surprenant Ici, le Torontois Gonzales — de son véritable nom Jason Beck — n’est pas très bien connu du grand public, malgré un curriculum vitae chargé.Côté carrière solo.Soft Power est son sixième album en huit ans.Mais Gonzales a aussi beaucoup travaillé avec les autres depuis quelques années.Avec Feist, comme nous le disions, et avec Jane Bir-kin,.Philippe Katerine et Teki Latex (TTC), pour ne nommer que ceux-là.Sans oublier son travail avec Renaud I .étang, réalisateur-vedette de l’Hexagone (Abd al-Malik, Manu Chao, Mtin Souchon, etc.).Toute cette besogne avec les autres est même devenue l’inspiration principale de Soft Power.D’autant plus que s’il était auparavant habitué au travail en solitaire, cette foisri, il s’est hii-mème prêté au jeu du travail d’équipe en studio.Un jeu douloureux, semble-t-il.«Je me suis dit qu’il fallait que je voie ce que j'avais à gagner en laissant les gens entrer dans mon processus», explique Gonzales au bout du ffl, dans un excellent français.«/ai observé, en réalisant des albums pour les autres, à quel point ils me laissaient m investir dans leur projet, f admire leur capacité à inclure les autres, à supprimer leur propre ego.» D’ABC aux Guess Who Soft Power vu très certainement déstabiliser ceux qui ont connu Gonzales avec son Solo Piano, qui tentait avec succès un rapprochement entre la musique classique et des schèmes pop.Ici, Slow Down fait penser à These Eyes des Guess Who, saxophone sirupeux en prime.Working Together n’est pas si loin d’AfiC.des Jackson Five.Unrequited Love pourrait être tirée d’un vieil album de Santana.Et que dire de Let’s Ride et ses cordes disco, que les Bee Gees apprécie-raient très certainement?Bref.Soft Power est ce qu’on pourrait appeler un sacré virage.En insistant un peu.Gonzales explique qu’il refuse l’étiquette kitsch tout en jouant avec elle.«Je profite un peu de la réaction à Solo Piano, où les gens m’ont accordé un certain respect musical, pour défier l’idée du bon goût et du mauvais goût.» C’est donc un peu de la parodie, de la rigolade?«Sur scène et dans les clips, Ihumour commence à prendre beaucoup plus d’importance, mais dans le sens d’humour juif— il Test —, d’humour qui parle de mes propres défauts, qui parle de mes propres faiblesses, ce qui fait différent de la parodie, qui parle de la faiblesse des autres.Pour moi, l’humour, c’est quelque chose de lié au danger, c’est quelque chose de sérieux.» Cela étant, Gonzales explique beaucoup plus son virage sonore par son arrivée dans «l’élite du showbiz français, cette espèce de “pa-ristocratie’’» dans laquelle il baigne depuis environ trois ans.«C'est la situation qui a déterminé la forme, martèle le pianiste à quelques reprises au cours de la discussion.J’étais en studio, j’avais un contrat avec Universal, j’avais un budget pour tout faire de façon acoustique, pour faire venir des musiciens.C’était la même chose pour Solo Piano.J’étais seul en studio avec Jane Birkin et, dans la pièce à côté, il n'y avait qu’un petit piano, ou je composais mes morceaux.» La seule chose qui ne change pas.nous dit-il, c’est la composition.«Si j'avais refait tous les titres de mes albums en acoustique, dans ce même studio — où on a fait Tal-bum de Feist d'ailleurs —, on n’arriverait pas très loin du même résultat.S'il y a un son Gonzales, c'est uniquement lié par l’écriture, par un certain goût pour les harmonies qui se frottent, le mélange des modes mineur et majeur.» S vous hésitez encore à vous déplacer au La Tulipe le 8 mai pour voir Gonzales en concert, voici qui vous convaincra peut-être: «Si Tart crée des étnotions.ça devient de Ten-tertainement.et [approuve.Sinon, ça veut dire que ç’a seulement fait plaisir à celui qui Ta fait, alors je m en firus.Ça, c’est un masturbateur, et moi Je suis là pour faire Tamour, tu vois?» À vous de voir, maintenant! Le Devoir \ 4 i LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 MA! 2 0 0 8 B .» N AT U B.E En guerre contre les moulins à vent [- T1- Louis-Gilles Francœur Est-ce un crime contre le patrimoine visuel d'un parc national, voire une privatisation de ses paysages, si du sommet d'une de ses plus belles montagnes on peut voir des éoliennes tourner sur des sommets voisins?Telle est la question soulevée hier par plusieurs groupes de la région de Charlevoix, appuyés par Nature Québec, la Société pour la nature et les parcs du Québec (SNAP) ainsi que Zees Québec.En conférence de presse, ils ont manifesté leur désapprobation à l’endroit du projet de la société RES d’installer 37 éoliennes de deux MW dans la zec du Lac-au-Sable, à l’est du parc national des Hautes-Gorges.Dans quelques jours, Hydro-Qué-bec doit divulguer les projets choisis dans le cadre de son deuxième appel d’offres pour un bloc de 2000 MW d’énergie éolienne.Craignant que le projet soit retenu, les groupes ont tenté hier d’inciter Hydro-Québec à le rejeter d'office afin de ne pas avoir à lui livrer bataille dans le cadre d’une éventuelle audience publique.Os ont fait valoir que ce projet se retrouvera en infraction par rapport à un projet de règlement de la MRC de Charlevoix, qui veut interdire la construction d'éoliennes à moins de 16 kilomètres d'un parc national.Si ce projet devait être entériné par le ministère des Affaires municipales, il bloquerait définitivement le projet de RES d’exploiter les vents au sommet des montagnes de Charlevoix, des vents dont j’ai pu apprécier la puissance étonnante lors d’un orage au sommet de l’acropole des Draveurs, le sommet le plus recherché par les randonneurs de ce parc magnifique.Le président de la ZEC du Lac-au-Sable, Mathias Dufour, ex-préfet de la MRC et pionnier du parc des Hautes-Gorges, a souligné que sa petite zec, qui se situe entre le parc et La Malbaie, perdrait 370 000 mètres carrés de territoire faunique et accuserait la percée de 30 kilomètres de routes supplémentaires, ce qui n’est pas sans impacts sur le gibier.Comme tout le monde, M.Dufour se dit bouleversé de constater que les visiteurs «auront la vue obstruée par les éoliennes: on n'a pas tout fait ça pour en arriver là», a-t-il dit.Cette levée de boucliers contre les moulins à vent contemporains étonne à plusieurs points de vue.Au sommet de l’acropole, on a une vue à 360 degres.Il est pour le moins surprenant d’entendre dire que la vision d'un parc d’eoliennes situées à plusieurs kilomètres va perturber le champ de vision des visiteurs alors qu'elles n’occuperont vraisemblablement pas plus de 10 degres sur les 360 degrés de ce paysage.Par ailleurs, il faut reconnaître que les enquêtes réalisées par le passe auprès des visiteurs et des touristes de la Gaspesie et du Bas-Saint-Laurent ont plutôt démontre qu'ils appréciaient grandement la vue de ces élégantes machines.En réalité, la plupart des gens y voient surtout une marque intéressante de l'exploitation durable et non polluante d'une ressource naturelle sous-exploitee.On pourrait honnêtement prétendre que la présence de ce petit parc d'éoliennes sur une faible partie de l’horizon constituerait une attraction visuelle de plus pour les visiteurs de l’acropole, si on se fie à l'intérêt que les éoliennes suscitent en Californie, où il a fallu installer des barrières le long des autoroutes pour empêcher les gens de s’arrêter massivement pour les admirer.Et on voit la même chose en Europe, y compris aux Pays-Bas, où le fait de voir tourner les vieux moulins à vent ou les élégantes éoliennes blanches d’aujourd’hui fait partie intégrante du paysage quotidien, même à proximité des résidences.Là-bas, les gens disent qu'il ne s’agit pas de choisir entre des éoliennes ou pas d’éoliennes du tout mais entre des éoliennes ou une centrale, nucléaire ou thermique.Ce réalisme écologique n’est visiblement pas entré dans nos mœurs, et ça, c’est un phénomène social dont il faut tenir compte dans la planification du développement de cette filière.Plusieurs principes Plusieurs questions de principe essentielles sont aussi en cause dans le dossier éolien.Depuis que les mécanismes de la dérpocratie directe ont commencé à se développer aux Etats-Unis, un principe fondamental s’est imposé, dont il faut tirer les conséquences.Ce principe exige de ne consulter les citoyens que sur des projets précis, réels et clairement définis, ce qui permet de jauger leurs promoteurs, d’en mesurer les impacts et d’en débattre devant un organisme indépendant Les règles qui régissent les études d’impacts et les audiences publiques au Quebec et au Canada respectent cette exigence, que le gouvernement Charest n’a malheureusement pas toujours respecte.Ainsi, il a consulte les citoyens au sujet des projets Cacouna et Rabaska alors que les promoteurs n’avaient pas le moindre contrat en poche.En agissant ainsi, on a profondément divise deux régions sur des projets encore aléatoires, pour ne pas dire théoriques à plusieurs égards.Si les promoteurs gaziers ne sont pas capables de convaincre leur partenaire russe qu’ici.au Québec, on examine des projets reels, c'est leur problème: le fait que Québec lance des audiences pour que des promoteurs puissent capitaliser sur un certificat d'autorisation émis pour un projet qui n’est toujours pas arrêté, voilà qui permet de jauger, dans l’esprit du gouvernement, le poids de la population par rapport à celui des promoteurs.On tente en somme de terrasser l’opposition à des projets avant qu'ils n'aient pris forme pour mieux les vendre à des partenaires financiers: tout le contraire de ce que prétendent les lucides.Québec a d'ailleurs transgressé la même règle, mais beaucoup plus gravement, dans le dossier de l'autoroute 25 (A-25).Au moment de l’audience, l’identité du vrai promoteur n’était même pas connue, malgré l’exigence de la loi, et ses impacts biophysiques, la base obligée de toute audience, étaient d’autant moins définis dans l'étude d’impacts que cette étude ne portait que sur un scénario de projet lancé en guise de pitance au public, malgré les droits que lui reconnaît la loi.Toutefois, l’idée de consulter les populations au sujet de projets réels et définis s'applique aussi à l’éolien, n’en déplaise aux citoyens qui voudraient jouer aux Don Quichotte contre des moulins à vent encore virtuels.11 aurait été aberrant que les 200 projets de parcs éoliens en préparation pour l'appel d'offres d’Hydro-Québec fassent chacun l'objet d’une consultation publique.Pourquoi faudrait-il diviser 200 milieux sociaux alors que seulement dix ou vingt de ces projets vont être choisis?Et ce n’est pas parce qu’un projet est choisi par Hydro-Québec qu’il va passer le test de l’acceptabilité sociale et environnementale.Certains promoteurs vont tenter le coup d’une consultation préliminaire pour mieux définir leurs projets.Mais l'opération est parfois coûteuse à plusieurs égards et sert souvent à voir venir l’opposition pour mieux la désarçonner devant le BAPE, voire à vendre grossièrement le BAPE.Tout bien considéré, le processus balisé par la loi est préférable si les tribunaux finissent par en per- cevoir l'importance et par imposer son application rigoureuse, comme dans le cas de l'A-25.line audience générique Cependant, il demeure certain que des audiences sur des projets eoliens bien precis ne régleront pas les question fondamentales qu'une audience générique aurait dù régler avant cet appel d'offres d’envergure, c'est-à-dire en définissant le cadre du développement éolien au Québec, y compris le problème bien réel de la privatisation de l’espace public, qui résulte de l'ap propriation du paysage commun par des intérêts prives.que ce soit par des éoliennes, des condos ou des équipements industriels.Et il est aussi certain que si, au lieu de procéder par des appels d’offres qui privilégient les gros projets, le gouvernement avait contraint Hy-dro-Quebec à accepter en priorité dans l'espace municipalise tous les projets pilotés par des municipalités, des MRC ou des coopératives d’intérêts locaux — à un prix défini par la loi, comme en Europe —.les projets auraient joui dès le départ d’une acceptabilité sociale qu'ils n’auront jamais dans le contexte actuel parce que, justement, ils auraient été mieux ajustés aux priorités et aux sensibilités du milieu.Malheureusement, ce ne sont pas des audiences ponctueDes sur les projets retenus qui permettront de rectifier la course d’un dossier propulsé dans la mauvaise direction dès le depart.P Lecture: Eau Secours, par Pierre-Louis Trudeau, Editions Michel Brillé, 221 pages.Ils ne sont pas nombreux, ceux qui ont entrepris de faire l’histoire des dossiers environnementaux et de l’action des groupes sur le terrain au Québec.Ce petit livre retrace dix ans d’histoire du groupe Eau Secours et celle des principaux dossiers où il a eu une influence certaine.Après le documentaire de Karl Parent, Eau que je t’aime, Eau Secours devient le groupe le plus étudié au Québec! C’est à espérer que d’autres auteurs feront l’histoire des piliers du mouvement écologiste québécois, comme la Société pour vaincre la pollution (SVP), STOP ou l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), qui étaient déjà là il y a 25 ans et qui affichent encore aujourd’hui une résilience, sinon une vitalité déroutante, malgré le peu de moyens dont ils disposent.tAUSt COURS' LES SPORTS HOCKEY Demi-finales d’association ASSOCIATION DE L’EST Montréal (1) c.Philadelphie (6) (Philadelphie mène la série 3-1) Demain Philadelphie à Montréal, 19h Dimanche x-Montréal at Philadelphie, 19h Mardi x-Philadelphie at Montréal, 19h Pittsburgh (2) c.N.Y.Rangers (5) (Pittsburgh mène la série 3-0) Hier Pittsburgh à N.Y.Rangers, 19h Dimanche x-N.Y Rangers à Pittsburgh.14h Lundi x-Pittsburgh à N.Y.Rangers, 19h ASSOCIATION DE L’OUEST Detroit (1) c.Colorado (6) (Detroit mène la série 3-0) Hier Detroit au Colorado.22h Demain x-Colorado à Detroit, 13h Lundi x-Detroit au Colorado, 22h San José (2) c.Dallas (5) (Dallas mène la série 3-1) Aujourd'hui Dallas à San José, 22h Dimanche x-San José à Dallas, 21 h Mardi x-Dallas à San José, 22h x — si nécessaire E N Iginla, Ovechkin et Malkin, finalistes pour le Pearson Toronto—Jarome Iginla, Evgeni MaDdn et Alexander Ovechkin sont les trois finalistes en vue de l'obtention du trophée Lester B.Pearson remis au meilleur joueur de la ligue nationale selon le vote des joueurs eux-mêmes.Les trois mêmes sont aussi finalistes au trophée Hart remis par la LNH au joueur le phis utile à son équipe se- Guy Carbonneau reste optimiste JACQUES NADEAU LE DEVOIR Guy Carbonneau a rappelé que le Canadien obtient autour de 35 lancers par match et qu’il profite de 15 à 20 chances de marquer par rencontre.FRANÇOIS LEMENU Carey Price reviendra-t-il devant le filet dans le cinquième match de la série contre Philadelphie?L’attaque à cinq va-t-elle afficher plus de mordant malgré un rendement de 22,2 % (4-en-18) face aux Flyers?L’offensive va-t-elle produire davantage que les 10 buts que le Canadien a inscrits en quatre matchs?Les réponses à ces questions importent peu finalement Si le Tricolore veut éviter l’élimination, demain soir au Centre Bell, il devra avant tout marquer en premier et forcer l’adversaire à jouer du hockey de rattrapage.Dans cette demi-finale de l’Association Est les Flyers ont toujours pris les devants, par deux buts et même par trois comme dans le troisième match.Le Canadien devra renverser cette tendance au risque de se retrouver en vacances dès dimanche.«On va devoir mettre plus de pression sur Martin Biron et sur les Flyers dans leur territoire, a fait valoir Guy Carbonneau lors d’une conférence téléphonique.On doit aussi obtenir une meilleure performance de notre gardien, surtout en première période.» Même si son équipe se retrouve en déficit de 3-1 dans la série, Carbonneau demeure confiant de voir triompher son équipe.«J’aime nos chances, a-t-il soutenu.Je ne dirais pas ça si on jouait mal.Mais on fait de bonnes choses même s’il y a toujours place à l’amélioration.On doit continuer à faire ce qu’on a fait jusqu’ici.On a des occasions de marquer.Il faut seulement en profiter un peu plus tôt dans le match.» Carbonneau a rappelé que son club obtient autour de 35 lancers par match et qu'il profite de 15 à 20 chances de marquer par rencontre.«C’est beaucoup pour des matchs de séries», a-t-il dit.Carbo se réconforte à l’idée que les Bruins ont presque éliminé son équipe mal- gré un déficit de 3-1 dans la série précédente.«Je sais que c’est possible.Boston tirait de l’arrière 3-1, a-t-il nij> pelé.Et les Bruins ne jouaient pas aussi bien que rums.Voilà pourquoi je suis optimiste.» Price en santé Carbonneau a déjà choisi son gardien pour le cinquième match.Il a toutefois décidé d’en taire l’identité.«Ma décision est prise mais les deux gardiens n ’ont pas encore été informés de ma décision.Je vais leur annoncer demain |aujourd’hui].Je.Préfère attendre pour ne pas qu’ils l’apprennent à travers les médias» L’entraîneur a profité de l'occasion pour dire que Price ne souffre d’aucune blessure, à la main gauche, à une épaule ou à un genou.«C’est sa confiance qui est un peu touchée», a-t-il noté.La Presse canadienne Biron et les Flyers aimeraient bien mettre fin à la série à Montréal FRANÇOIS LEMENU Les Flyers de Philadelphie ne veulent pas répéter l’erreur commise contre les Capitals de Washington.En avant 3-1 dans cette série, les Flyers ont dû remporter le septième et ultime match pour éliminer les Caps.Cette fois, ils espèrent écarter le Canadien dès le cinquième match qui sera disputé demain soir au Centre Bell.«On n’apprend pas seulement de nos séries mais aussi de celles des autres», a fait valoir hier Martin Biron lors d’une conférence téléphonique.«On a beaucoup appris en regardant la série Montréal-Boston.On s’est rendu compte combien il est difficile de remporter la quatrième victoire.Contre Washington, on menait 2-0 dans le sixième match.On était chez nous et on a quand même trouvé le moyen de perdre, a ajouté le gardien des FÎyers.On sait maintenant que tout peut arriver tant qu’une série n’est pas terminée.Il est donc important d’avoir un sentiment d’urgence dès le cinquième match.Le Canadien, lui, va jouer avec l’énergie du désespoir.» Biron est le joueur-clef de cette série.Le gardien de Lac-Saint-Charles profite quand même du travail de ses coéquipiers qui ont bloqué 83 lancers contre le Canadien et 224 depuis le début des séries.«On joue bien en défense parce que chaque joueur est prêt à en payer le prix, dit Biron.Durant la saison, certains joueurs se sont fait une spécialité de bloquer des tirs.En séries, tout le monde le fait.Durant la saison, on bloquait de sept à 10 lancers par match.Maintenant, on parle plus de 15 à 20 tirs.Chaque joueur fait sa part et ça s’additionne.» Les Nordiques Biron était un partisan des Nor- diques vov.r< >m SUITE DE LA PAGE B 6 À venir Les Piliers 2005, Cabernet Sauvignon, Vin de pays du Gard (n° 10895215), Les Filière 2006, Vire gnier, Vin de pays d’Oc (n° 10936785) et Lou Coucardié 2001 (n° 10678261), cuvée prestige de la maison, issue d’une sélection de parcelles de vieilles vignes où cohabitent mourvèdre, syrah et grenache.Une cuvée de belle ampleur, étoffée, racée, d’une allonge certaine (***l/2,1).S le 2002 est en tout point fabuleux compte tenu du millésime, il faudra attendre le 2006 (vivement!) pour apprécier la grandeur du mourvèdre, «travaillé» avec beaucoup de brio id.(***1/2,2, ©.) Je prends un peu d’avance sur la nouvelle édition du magazine Cellier de la SAQ, consacrée aux vins de la péninsule Ibérique.La Rioja?Elle touche toujours chez moi une corde sensible en raison de textures inimitables.En void deux exemples, très classiques et complémentaires.Ce Baron de Ley Réserva 2002, Rioja (2020 $, n° 868729), coloré et substantiel sans pour autant être massif, jouant la carte de flaveure mûres et profondes, pleines et sensuelles, puissantes mais harmonieuses avec, au final ce caractère boisé qui «marque» la cuvée en la personnalisant un peu plus.Belle affaire (***1/2,1).Avec le Marqués de Murrieta Réserva 2003, Finca Ygay, Rioja (27,95 $, n° 10823166), le potentiel de rêve est élevé, et ce, à prix bien en deçà d’un bordeaux du même niveau, par exemple.Id, les parfums envoûtants offrent cette impression de passito typique des meilleurs valpolicellas avec, en bouche, des tanins riches et fondus, un boisé épicé typique de la futaille américaine et une longueur qui ne manque pas de style et de panache.Une superbe bouteille à servir sur un s^uté de veau forestier (****, 2, ).A l'autre bout de la terre, en blanc, ce Cape Mentelle 2006 australien (2520$, n° 10209588), d’une parfaite clarté sur le plan des fla-veurs, élevant avec finesse et beaucoup de cohésion les fruités aromatiques du sauvignon et du sémilton.Finale nette, cristalline, de belle longueur.Bar ou flétan aux agrumes (***1/2,1).Enfin, succulent Char-donnay Clos du Bois 2005, Russian River Valley (25,05$, n° 10697278), aux saveurs amples, texturées, profondes, judideusement fermentées sous bois.Fruité épuré qui offre clarté, rigueur et style.On en redemande.(***1/2,2,©.) B Potentiel de vieillissement du vin 1: moins de cinq ans; 2: entre six et dix ans; 3: dix ans et plus.©: le vin y gagne avec un séjour en carafe.mm dii Québec Cantons-de-l’Est mmm 879 Bruce, Route 202, Ihsnham, Québec - Dégustations, txnjtique - Tables de pique-nique - Repas de gn >upe (réservant >ns), mariage, événements spéciaux) - Repas léger (juin \ octobre) - Fjqxisition de sculpture (juillet A octobre) Nos produits Vins blanc rouge, Risé, vins doux naturels, Vendange tardive et vins de glace rusé ou blanc.Merci de choisir les produits du terroir.TéL: 450 295-2020 Courriel : papillon(tfdU5net.net Site web : www.rotcsdarriulse.rom Pour annoncer Amélie Bessette 514 9K5-5957 «m ahessette^ktlevt Htcom » 0729 e ZB HORIZONTALEMENT 1.Caprices extravagants -Comme la mer.2.Pas comme d'habitude.3.Traverse le lac Mobutu -Frédéric Chopin.4.Oiseau de rivages -Prêtre italien.5.Trucmuche - Il est solide - Indique le moment.6.Absence de formation d'un organe survenue avant la naissance.7.D'une locution signifiant de l'autre côté de -Courroux - Titre.8.Étoile-d'argent - île de l'Atlantique.9.Démonstratif -Myriapode - Grivois.10.Nous font suer -Décent.11.Partie supérieure d'une chaussée.12.Ami très cher - Calibrer.VERTICALEMENT 1.Scolopendre.2.Lien conjugal - Faire paraître.3.Champignon - Habitait un jardin.4.Terminaison - Rendre conforme à la loi.5.Transpercé d'un pieu -Dialecte chinois -Double règle.6.Sans perversion d'aucune sorte - Ses graines sont toxiques.7.Maladie du boeuf - À moi.8.Division d'un yen -Risqués - A côté du poivre.9.Rendu moins épais -Querelle.10.Fait tort à - En les - Ils sont avares.11.Indique un intervalle -Ville espagnole.12.Faire cesser de brûler -Trois fois.123456789 1011 12 OlIiNlC QlN elslu 0728 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Peur annoncer dam ce regroupement, contactez Amélie Beaette au 514 985 3457 abeb«ettes>ledewir.com r/c /rr/r/r r/r-J' /fr/r-J Dimanche le \ I mai 2008 100, Saint-Peu! Ouest Vieux Montréal versesre5taurant.com Réservation: 514 788 4000 WWW.RlSTORANTEeELLAGIO.COM 505, BOUL DE MAISONNEUVE O.L MONTRÉAL,.QC.^ T.514.845.9505 VERS E S S T A U R A «N T B 8______________LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 MAI 2 0 0 8 ' est la ie! '1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les comédiennes Anne Dorval (Diane) et Maude Guérin (Brigitte) partageant un moment d’intimité dans les toilettes de Chez Jules.Dans les toilettes de Chez Jules r 4 La mini-révolution du très petit écran DOMINIQUE CHARTRAND Janine Sutto incarnant une mémé déjantée à l’heure de la cyber-télé.W, mm iÉm.Josée Blanchette Brigitte: «An fait, mon producteur cherche des auteurs, ça te tente pas?Me semble^ que tu serais bonne, tu sais toujours quoi répondre.Évidemment, au début, ton nom serait peut-être pas au générique, mais.Diane, horrifiée: «Mon nom au générique! Il manquerait plus rien que ça! Tu sais ce que ça ferait à ma réputation dans le département s’il fallait qu 'ils apprennent que je travaille pour la télévision?Ma carrière est finie.» - Chezjules.tv «Nous vivons une ère de décentralisation des pouvoirs où chacun se prend à rêver de devenir lui aussi acteur du monde dans lequel il vit.» - Valentine, citée par Isabelle Juppé dans Im Femme digitale on, c'est décidé: j’abandonne le câble, la télé formatée par dix comités de relecture, et je m’abonne à la web-té-loche, le petit écran qui ne prend jamais de vacances d’été et qui me suit W partout, sans fil.Outre cette qualité et l’absence d'horaires, le Web donne dans le court.On échappe à l'ennui ou à tous ses dérivés qui font hic et bémol.Un cyber-épisode de trois à cinq minutes, ça se prend cul sec comme un shooter.Et ça vous détend le nerf vague si vous êtes un tant soit peu fébrile, hypertendu, hystérique, irritable, névrosé ou survolté.Tout le monde se sera reconnu, c’est couru.Je ne tiens pas particulièrement à me reconnaître lorsque je visionne Les Germaines (www.lesger maincs.tv), deux «450» absolument suaves qui échangent au téléphone des considérations philosophiques sur leur vie familiale et intime.Je ne m’identifie pas nécessairement aux aventures cyniques et trentenaires du Cas Roberge (wu>w.lecasro berbe.com), mais je sais reconnaître un texte qui décape, une tendance qui dérange, une voix qui pète plus haut que le trou, une patinoire qui luit sans Zamboni.Ça retrousse de partout, ça dérape dans les coins et ça ressemble à la vraie vie.Lorsque les Germaines font leur numéro sur le cunnilingus (qui n’est pas une île grecque), lorsqu’elles hurlent «Je m’en càlisse!» ou lorsque Roberge s’exerce à dire «Fais-moi l’amooooooour» avec Marie Plourde et conclut un sketch par «Je suis un grainard» (traduction québécoise de «queutard»), on est à cent lieues de L’Auberge du chien noir ou de Frovùience à la télé d'Etat.La télé créative, celle des artisans lâchés lousses dans un pan- canin au printemps, reprend ses droits d’auteur.Mais y a un os: pour l’instant, ce n’est pas payant Ce qu’on ne ferait pas au nom de la liberté, même risquer ses REER.L'absence de fonds, de deniers publics ou de placement de produits n’est pas un obstacle aux bas prix.Le Cas Roberge sortira au grand écran en août porté par la vague de ses admirateurs qui n’ont pas hésité à fonder un club sur Facebook pour s’échanger les citations les phis salées de Roberge.La pudeur m’empêche de les retranscrire ici.Dans les toilettes que ça se passe D’ici la mi-juin (ou le mois d’août le flou artistique règne!), une nouvelle recrue prendra sa place «en ligne»: Chez Jules (wwuichegjules.tv).Né dans le cer- veau prolifique de la scénariste et chroniqueuse du Journal de Montréal Geneviève Lefebvre — alias Chroniques blondes dans la blogosphère —, Chez Jules est entièrement tourné dans la toilette des femmes du TNM, un haut lieu de conversations et d'échanges épicés.Plusieurs actrices connues, dont Maude Guérin, Anne Dorval, Janine Sutto ou Catherine de Léan, participent à cette expérience amorcée dans le cyber-carnet Chroniques blondes.Jessika Barker, 30 ans, comédienne dans Annie et ses hommes, n’en est pas à ses premières armes en matière de cyber-télé puisqu’elle a joué toute l’année der-nière dans Le Cas Roberge.Dans Chez Jules, elle incarne le rôle d'une sommeUère lesbienne donjuanesque.«Les diffuseurs sont frileux.Chez Jules leur ferait peur, pense-t-elle.Les.femmes sont encore dans une représentation “petite fille parfaite" à la télé.Les testes de Gene-vine mrus sortent de ça.Ça fuit du bien.On a toutes nos côtés trash, excessifs.Je ne sais pas pourquoi on ne les montre jamais.Les gars vont être contents de voir enfin ce qui se passe dans les toilettes des filles!» Et tout y passe dans celles de Chez Jules.Ça parle drôle et dru; Janine Sutto (Mémé) y incarne une grand-mère déchaînée qui sirote son martini en écrivant son blogue en cachette.«F a pas beaucoup de rôles pour les femmes de mon âge», dit celle qui n’a jamais visionné un seul épisode de cyber-télé en 87 ans.«J’aime l'écriture de Geneviève: c'est plein d’humour sans être caricatural.Et puis, avec ces sketchs de trois minutes, on est tout de suite en situation.J’adore ça!» La liberté et le plaisir demeurent perceptibles sur le plateau de tournage; l'équipe est réduite et les textes ont la légèreté d’une impro bien ficelée.Ça sent le métier sans la lourdeur administrative.«L’idée est venue sur mon blogue», dit Chroniques blondes, une vraie blonde pétillante comme une bouteille de Napa rosé.«J’écrivais de petits sketchs entre filles sous .forme de scénarios.Je me lâchais dans la fantaisie, l’exagération, le fantasque.Je prenais mon pied, finalement.En télé traditionnelle, la création souffre de trop de chefs, ce qui est normal parce que c’est de l'argent public.En web-télé, tu retrouves la liberté et le respect de l'instinct.Comme on n ’a pas de subventions, on ne doit rien à personne, ce qui nous oblige à être branchés directement sur nos désirs.» Et le choix du lieu de tournage s’est fait tout naturellement «R y a des endroits qui traversent toutes les époques et qui sont toujours porteurs au niveau de la dramatique: les bordels, les tavernes, les vestiaires.et les toilettes! Tous les endroits où on se cache pour faire quelque chose qui nous met en état de vulnérabilité! C’est là qu’on fait tomber les masques, qu’on se laisse aller», prétend l’auteure, qui cite George Cukor et The Women, Vénus beauté, Caramel ou Un film d'amour et d’anarchie de Lina Wertmüller comme références de lieux «intimes» en toile de fond.Le médium n’est pas le message Geneviève Lefebvre a regroupé ses connaissances, son amoureux, son agente et ses amis, des «gens d’envergure», comme elle le souligne, dans cette aventure où le risque financier va main dans la main avec le sentiment d’innover.«C’est pas amateur parce que c’est expérimental», laisse tomber la comédienne Anne Dorval, qui n'a jamais visionné de cyber-épisodes et répond à ses courriels deux fois par mois: «Les pitons me tapent sur les nerfs, ça m’agresse!» Pour la scénariste et coproductrice, le support technique, le Web, n’est qu’un moyen: «C’est pas la web-télé que je regarde, ce sont des gens que j'aime et dont j’admire le talent.Ce sont les créateurs en état de liberté qui m’intéressent.Je regarde autant les Germaines que Benoit Roberge et fapprécie par-dessus tout.leur différence! Comme instrument de diffusion, c’est exceptionnel.» Elle dit aimer aussi Funny or Die avec WiL Ferrell et rêve de voir ce qu’un Man: Labrèche ou une Suzanne Champagne feraient sur le Web, de même que des documentaristes de la trempe d'Hugo Latulipe ou d'Anais Barbeau-Lavalette.Et le passage du très petit écran au grand?«Je rêve d’un film coloré et joyeux comme un paquet de Smarties avec nos pétroleuses d'actrices! D’une comédie déjantée et full hormonale! D'un SPM en cinémascope! D'un western burlesque!» Ne manquera que le popcorn pour s’éclater dans tous les sens.Sans compter le beurre et l'argent du beurre.Quant à baiser la crémière, l'imagination suffira.Inscrit mon nom sur le site chezjules.tv pour être avertie du moment de diffusion.D’après les textes, lus sur le blogue de Chroniques blondes, ça promet Aimé: La Femme digitale de la journaliste française Isabelle Juppé.Après un séjour au Québec, l’auteure nous explique sa fascination pour la révolution technologique et son chemin numérique perso.Des rencontres avec des femmes qui sont à l’origine de la révolution numérique nous en apprennent davantage sur les horizons possibles, tant artistiques qu’amoureux, du monde des affaires à celui du jeu.Les différences entre les sexes sont bien mises en évidence.Reçu: Toilettes du monde, un bouquin de photos qui répertorie tous les «p’tits coins» du monde entier.Pour le Canada, une toilette qui permet deux débits différents, une pour le Wee Wee Flush et l'autre pour le Doo Doo Flush.Ethnologique à souhait.Et y a des coins où je ne m'attarderais pas pour faire des confidences.Ajouté: un dictionnaire inusité et savoureux à ma collection: le Dictionnaire illustré du pet de Christian De-flandre.On dit que c’est un soupir qui se trompe de porte.L’ouvrage aurait pu être vulgaire, sot ou d’un humour douteux.NennL Les illustrations rétro passent de la Haute Antiquité à Rabelais jusqu'à Gainsbourg; il y en a pour tous les goûts, si on peut dire.Lauteur nous parle même d’une forme de duel pratiquée en France.«Escrimons en pétant, et (pie celui qui pétera le plusgqlammetft et le plus joliment soit reconnu le vainqueur de l’autre.» A laisser traîner dans les toilettes avec ou sans Jules autour.Ni sauvage ni barbare Le dernier documentaire de Roger Cantin (Matusa-lem, Simon les nuages, coscénariste de La Guerre des tuques) est une véritable rencontre, celle du chanteur innu Florent Voilant et du peintre berbère Yeschou, au Maroc.Chacun fait visiter à l’autre ses coutumes, ses racines, sa langue, son pays, son art Le monde autochtone se recoupe à bien des égards, notamment sur le plan du nomadisme, de l’assimilation culturelle, de la complicité avec l’environnement «J’origine d’hommes et de femmes libres Sans liberté, je deviens fbu», dit VoDant fi est frappant de voir qu’en une seule génération on ait migré de l’autosuffisance à la dépendance, de la langue innue au français, du nomadisme au sédenta-risme.«On est passés de la raquette à l’Internet en une génération», commente encore le chanteur.Je retiens également le rapport à l'argent dont il est question dans le film: «77 n’y avait pas d’argent dans le bois.Dans notre culture [innue], un homme n’est pas considéré riche par ce qu’il a mais par ce qu’il donrie.» Sagesse millénaire en ces temps de disette mondiale.Ni sauvage ni barbare poursuit une conversation d’un bout à l’autre du monde et nous fait entrevoir b fragilité des cultures minoritaires.La leur, fa nôtre.' ¦ A Canal D, dimanche à 19h.Toilettes du monde o © DICTIONNAIRE ILLUSTRÉ DU Ua4 cherejoblaq ledevoi r.corn www.chatelaine, cotn/joblo
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