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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-04-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 AVRIL 2004 LE DEVOIR Religion ^ Tolérance JEAN-CLAUDE [T- TURCOTTE IgV Chrétiens, juifs et orthodoxes ^ célèbrent exceptionnellement ^ cette année leur Pâques ‘ * le même jour "W Page3 /T' v* * m MUSÉES La religion est au service de Phistoire et trois circuits de musée font revivre le temps d’une autre «belle province» Page?AUCUN DECHET DANGEREUX ACCEPTE ’Ml* «MW U*NOI «ir.ut lHAHU >, i.iOtSJ SlHôftf Ag(»si iii i uni k un NI:- Au, •lu,-.c>ll CtiCta JACQUES NADEAU LE DEVOl La recherche identitaire ne se fait pas sans danger.A se remémorer l’histoire, une conclusion s’impose: il est plus facile de définir ce que l’on est dans un geste d’opposition à l’autre que dans l’affirmation de soi.Quand la démarche est individuelle, les conséquences d’une telle action semblent légères.Quand elle se fait toutefois à un niveau dit de «conscience nationale», cela peut aller jusqu'à l’horreur.Qui eut pu ainsi prévoir il y a un siècle que le monde moderne allait vivre une autre grande période de génocides, celui du peuple juif, des Roms et autres tziganes, connaître ces massacres collectifs perpétrés par les Khmers rouges et autres Hutus, sans parler des guerres fratricides menées dans les Balkans ou en Indonésie?Mais cela semble toujours se produire ailleurs.A ce qu’il paraît Les événements, s’ils sont vécus au quotidien, ne sont que le fait de manchettes de journal ou d’images de téléjoumaL Le sentiment alors généré en est un d’impuissance, souvent d’une indifférence causée par la répétition des mêmes gestes qui gèrent la crainte, de peur qu’un jour de telles actions dérangent l’habituel quotidien (et alors certains espèrent que les forces de l’«ordre» auront la capacité et les moyens de réagir pour protéger la paix collective d’une telle menace).Temps de progrès L'Occident et, aujourd’hui, l’Extrême-Orient aiment décrire le monde en termes de progrès, où la réussite devient l’aune à laquelle on mesure toutes choses.Cette misère décriée, qui est la caractéristique des pays en état de sousdéveloppe-ment, ne peut, dans un tel contexte, n’être qu’un fait isolé.Cela était vrai jusqu'au début des années 80 de l’autre siècle, quand le néolibéralisme devint la politique officielle de la grande démocratie américaine.Couplées au phénomène d’une large consommation de drogues dites «dures», les politique antisociales de l’administration Reagan jetèrent à la rue des milliers de miséreux, autant de «taches» dans le paysage des grandes villes.Les laissés-pour-compte de la nouvelle économie font maintenant partie du décor urbain, plus nombreux que les arbres qui parsèment les rues et les parcs.Avec les années, de cette misère il semble être devenu facile de s’accommoder, la partie la plus visible de son visage — les squeegies et autres agressifs — ayant été mise au ban: il fallait comprendre que la tolérance a ses limites.Pourtant, sur la planète, on aimerait que cette tolérance soit la norme minimale dans l’établissement des relations humaines, dans les négociations d’État à Etat, de peuple à peuple: il deviendrait alors possible d’établir le dialogue.Une telle tolérance par contre suffit-elle?«Tolérer quelqu'un implique que l'autre se sent supérieur.H faut aller plus loin.Il faut viser la reconnaissance, le respect total de l’autre.Le terme “tolérance" doit justement être compris comme le droit à la différence dans le respect de la vie de l'autre», déclare d’ailleurs en succession Judah Castiel, le président de l’Institut de la culture sépharade de Montréal.Pour un autre, le cardinal-archevêque Jean-Claude Turcotte, il faut aussi pousser plus loin l’acceptation de la différence: «/e considère le mot tolérance comme un peu négatif.Tolérer, ça veut dire “tu es comme cela, je faccepte mais pas plus que cela"; j’aime beaucoup mieux le mot respect, qui est essentiel à la paix.» Réussite sociale Tolérance, respect, ces valeurs sont loin d’avoir la cote.Et là encore, l’auraientelles qu’elles ne cacheraient point les torts causés par d’autres valeurs, celles qui sous-tendent le fonctionnement des sociétés avancées.Le succès individuel y est devenu la norme et il se mesure en termes de gains et de pertes individuels.L’Amérique, entre autres, nous démontre qu’il est facile de faire admettre par toute une société que les gains annuels d’un seul dépasse les revenus de tout un Etat du tiers-monde: Bill Gates n’a-il point bien mérité ses milliards annuels, qu’il peut distribuer si généreusement, comme il l’entend, à divers organismes humanitaires?La consommation est, dans ces pays, devenue une nécessité: le moteur de l’économie est alimenté par un remplacement incessant des biens et produits de base, entraînant le gaspillage des ressources et une pollution de tous les environnements, tant physiques que mentaux ou culturels.L’espace collectif est ainsi la somme des espaces individuels, où le lieu de chacun ne peut déborder sur le territoire de l’autre.L’aventure collective n’a alors plus de raison d’être.Au mieux, l’action commune se résume à garantir la protection de chacun des petits mondes dans lesquels la majorité des citoyens se réfugie, quitte à ne voir des autres que des images médiatiques et à n’entendre de leurs vont que les cris qu’ils poussent de plus en plus fort La misère, la vraie, tout comme l’intolérance exprimée sous toutes ses formes — avons-nous l’illusion de croire — ne serait pas une caractéristique de nos sociétés.Quand cela a vraiment lieu, ce serait ailleurs.Dans un monde loin de chez nous.Id, à tous serait assuré le droit à la pleine existence.Est-il toujours possible de croire en de telles affirmations?Normand Thériault i * FOI ET Église Unie ÉDITION PATRIMOINE TOLÉRANCE p* 5 De Jean-Paul II RELIGIEUX Islam au Coran Conservation Judaïsme Pages 4 à 7 Page 6 Page 2 14 « i SOCIÉTÉ Églises américaines Droit Page 8 1 WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ Nouveautés DONALD HARMAN AKENSON Saint Saul Clé pour le Jésus de l'histoire Ot ouvrage invite à une passionnante découverte des racines juives du christianisme et fait revivre un monde fantastique, tourmenté et fascinant : le monde de Jésus de Nazareth vu à travers les lettres de Saul de Tarse.480 pages • 39,95 $ • En Librairie le 15 avril Mjwsfi I .M.Swi-aw I O U RKAl.de t-A A N N ft K HENRI J.M.NOUWEN Journal de la dernière année Considéré comme l’un des guides spirituels les plus marquants de notre temps, Henri J.M.Nouwen laisse Tun de ses écrits les plus intimes, les plus prenants, qui a valeur de testament spirituel Une leçon de courage, de lucidité et de disponibilité intérieure.BELLARMIN .320 pages • 24,95 $ BIBLE .* y Les grandes histoires de La Bible Tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament, plus de quarante histoires du plus grand classique de tous les temps ont été rassemblées dans ce livre.Ces récits immortels, adaptés pour les enfants et superbement illustrés, pourront être lus et écoutés en famille, pour le plaisir de tous.96 pages - Livre et CD • 19,95 $ | JOAN CHITTISTER I DE L'ÉPREUVE I À L'ESPÉRANCE JOAN CHITTISTER De l’épreuve à l’espérance À partir du récit biblique du combat de Jacob avec Dieu, l’auteur de Feu sous les cendres analyse la dynamique entre l’épreuve et l’espérance.Elle sonde des problèmes aussi variés que la technologie, le deuil, le rôle des femmes dans l’Eglise catholique et la crise qui a suivi le u septembre 2001.BELLARMIN .176 pages • 19,95$ En librairie le 15 avril DENISE LAMARCHE Célébrer le pardon.pourquoi ?Qu’ils soient pratiquants ou qu’ils aient des rapports plus distants avec l’Église, les parents apprivoiseront un sujet difficile et souvent rebutant.Cet ouvrage les aidera à comprendre que la célébration du pardon et de la réconcihation est avant tout une célébration de l’amour.32 pages • 5,95$ La confirmation.pourquoi?Ce fascicule accompagnera les parents qui préparent leur enfant i être confirmé.De nombreuses photographies et une présentation vivante contribuent à mieux faire saisir le sens de la confirmation dans l’Église d’aujourd’hui.32 pages > 5,95$ u ccmfimsdiiD pourvoi?Célébrer l’eucharistie.pourquoi ?Ce livret destiné aux parents les aidera à trouver les mots justes pour parler de l’eucharistie avec leur enfant.La démarche adoptée présente l’eucharistie comme un rassemblement festif, et établit des parallèles entre la vie quotidienne de chacun et la vie de Jésus.40 pages • 5,95$ • En librairie le 15 avril RAPPEL Nous marier devant l'Église.pourquoi ?FIGES • 48 pages • 7,95$ Baptiser un enfant.pourquoi ?32 pages • 4,95$ COÉDITION FIDES • MÉOIASPAUL FORMATION CHRÉTIENNE FIDES www.editionsfides.com y G2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 AVRIL 2004 ?RELIGION * JUDAÏSME Pessah est la fête de la tolérance «Aider Vautre à sortir des conditions qui nient sa dignité» La Spanish and Portuguese Synagogue, la plus ancienne communauté sépharade de Montréal, vieille de 235 ans, est en fête depuis une semaine.Au passage du Devoir, tout le monde s’affairait aux derniers préparatifs de la Pessah, la Pâque juive, jour où tous les juifs du monde lancent un mes- sage de liberté et de tolérance.CAROLINE TOUZIN T a tolérance est l'essence de '' la Pâque juive.Le mot Tes-sah’signifie la bouche qui raconte.Notre rituel est basé sur une série de questions et de réponses, car la qualité première de l'homme est d’avoir la capacité de questionner.On célèbre donc la libération de la parole, fondement même de la tolérance», souligne le président du Congrès juif canadien, région du Québec, Joseph Gabay.Le mot «tolérance» peut toutefois avoir une connotation négative.«Tolérer quelqu'un implique que l’autre se sent supérieur», croit le président de l’Institut de la culture sépharade, Judah CastieL «Il faut aller plus loin.Il faut viser la reconnaissance, le respect total de l’autre», ajoute-t-il.M.Gabay en a une interprétation différente.«Le terme “tolérance’’ doit justement être compris comme le droit à la différence dans le respect de la vie de l’autre», affirme-t-il.L’augmentation du nombre d’actes antisémites commis au Québec, notamment l’incendie d’une école primaire juive, la United Talmud Torah, à Montréal, lundi dernier, jour du début de la Pessah, fait dire aux juifs que ce droit à la différence n’est pas respecté par tous.«Gilles Vigneault a déjà dit que la violence était un manque de vocabulaire, se souvient Joseph Gabay.En ce moment, pas seulement à Montréal ou à Toronto, mais à travers le monde, les gens ne se parlent pas.Ils agissent en terroristes.» Le rabbin Howard Joseph de la Spanish and Portuguese Synagogue rappelle que, selon la Torah, chaque être humain est créé à l’image de Dieu et que, pour cette raison, chacun est digne.«C’est la base de notre philosophie juive.Il faut aider l’autre à sortir des conditions qui nient sa dignité», explique-t-il.La communauté sépharade, dont fait partie le rabbin Joseph, est orthodoxe.Elle représente 20 % de la communauté juive montréalaise, estimée à près de 100 000 personnes.Ce sont en grande partie des gens venant du Maghreb et du Moyen-Orient L’autre 80 % est constitué des ashkénazes, originaires d’Europe de l’Est Rapports difficiles avec l’islam Le rabbin Joseph assure que, avant le XX* siècle, les rapports entre juifs et musulmans n'étaient pas conflictuels, «ü y avait beaucoup de juifs dans les pays musulmans, car les conditions dans les pays chrétiens étaient dif ficiles», explique l’homme de façon j)osée.Selon lui, tout a changé quand son peuple a voulu retourner en terre sainte.«Les pays musulmans nous ont vus comme des Occidentaux qui voulaient les dominer.Même s’il n’y avait pas Israël aujourd’hui, il y a Oussama ben Laden qui se positionne contre l’Occident», lance-t-il.Si la théologie de l’islam est compatible avec celle du judaïsme, selon M.Gabay, la pierre d’achoppement demeure la dimension politique.«On a un problème avec l’islam radical, qui se veut la religion universelle, avec ceux qui utilisent la religion à des fins politiques», affirme-t-il.MM.Gabay et Joseph ne considèrent pas la mort du chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, tué lors d’un raid israélien à Gaza le 22 mars dernier, comme un assassinat politique.«Il ne s’agit pas d’un assassinat, mais de l’élimination de quelqu’un qui avait un seul objectif rayer Israël de la carte.Israël a essayé par tous les moyens d’entamer le dialogue, mais la réponse qu'il a reçue, c'est la deuxième intifada», soutient Joseph Gabay.Le rabbin Joseph explique pour sa part que la tolérance n’est pas la seule valeur de sa religion, il y a aussi la protection: «Yassine voulait jeter tous les juifs dans la mer Méditerranée», lance-t-il, toujours aussi calme.Le fossé est grand entre le judaïsme et les autres religions, si l’on en croit Judah Cas-tiel.«Les chrétiens et les musulmans doivent revenir aux sources et ne pas se laisser prendre en otage par un certain extrémisme.Israël, lui, ne se laisse pas déborder par l’extrémisme», exprime-t-il.L’homme qui dit parler avec son cœur conclut en affirmant que «la tolérance doit être la première loi d’un pays».Avant le XXe siècle, les rapports entre juifs et musulmans n’étaient pas conflictuels ISLAM Obtenir justice «Islam vient du mot “salam” qui signifie paix» L’islam prend de plus en plus de place dans le paysage québécois.Cette religion est devenue aujourd’hui la troisième confession en importance dans la province.Les musulmans rencontrés par Le Devoir s’entendent toutefois pour dire qu’elle est encore méconnue et victime de préjugés.Un manque de tolérance serait-il à l’origine de cette méconnaissance?CAROLINE TOUZIN T / y a une tension terrible en 1 ce moment dans le monde.Le sentiment de méfiance envers les musulmans est assez effarant», déplore Salah Basalamah, coordonnateur du Réseau interassociatif des musulman (e) s de l’espace francophone de Montréal et du Canada.Avec les attentats de Madrid et la montée de la violence dans le conflit israélo-palestinien, les musulmans défraient beaucoup les manchettes.Jamel Tahar, imam à la mosquée Fatima, située en plein centre-ville de Montréal, croit que certains Occidentaux considèrent les musulmans comme des terroristes assoiffés de sang.Selon les deux hommes, les médias contribuent à véhiculer cette image négative.L’imam, qui se définit comme un réformiste, soit un musulman qui lit le Coran à la lumière du temps et du lieu où il se trouve, place la tolérance au premier plan dans sa religion.«Si vous êtes privés de quelque chose par quelqu’un, la première réaction d’un musulman est de tolérer.La religion nous appelle à tolérer et nous récompense si on y arrive», explique M.Tahar.«La tolérance n’est qu’une étape avant d’atteindre notre but ultime, plus exigeant, en l’occurrence la justice.Cest un objectif mitoyen, dime, forcément, l’islam est tolérant», affirme M.Basalamah, aussi étudiant au doctorat en traductologie à l’Université de Montréal Même si le Coran ne peut être remis en question et que la guerre sainte (jihad) devient légitime si l’islam est attaqué, l’imam Tahar définit sa religion comme étant ouverte et respectueuse.«L’islam ne force pas les gens, mais les incite à se conformer.Il n’y a pas de religion partielle.Cest un tout et il faut la prendre en entier», lance M.Tahar.Cohabitation possible?Les tensions qui existent actuellement en Israël sont souvent perçues comme des tensions religieuses.Le président du Conseil musulman de Montréal et imam à l’université McGill, Salam Elme-nyawi, est catégorique: «Le conflit israélo-palestinien n’a rien à voir avec la religion.Ce sont des gens qui ont volé nos terres, nos maisons.Cest un combat entre deux peuples pour un même territoire», exprime-t-ü.«Notre problème n’est pas avec le judaïsme, mais avec l’injustice.Cest aussi bête que ça.Il faut arrêter de pointer cette soi-disant inimitié ancestrale», ajoute M.Basalamah.Selon le jeune homme, aussi responsable du groupe de réflexion Sha-lom-Salam qui tente de rapprocher les communautés juive et musulmane de Montréal, l'islam et le judaïsme peuvent cohabiter.D donne l’exemple du modèle de l’Espagne andalouse au Moyen-Âge: «Les deux religions cohabitaient si bien qu’il y a eu des métissages.Les plus grands philosophes juifs de l’époque écrivaient en langue ara- be avec des lettres hébraïques», souligne-t-il, enthousiaste.M.Basalamah cite la sourate 49, verset 13, qui témoigne selon lui du droit à la différence: «Nous vous avons créés et répartis en nations et en tribus pour que vous vous entreconnaissiez» C’est maintenant aux communautés juive et arabe à retisser les liens de leur héritage historique commun, croit-il.Extrémismes Si Hslam est souvent associé à sa branche extrémiste, l’intégrisme musulman, M.Elmenyawi spécifie que l’extrémisme n’est pas exclusif à sa religion.«Tout le monde parle de l’extrémisme musulman, mais personne ne dénonce l’extrémisme juif», dit-il.D donne l’exemple de l’assassinat du chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, lors d’un raid israélien à Gaza, le 22 mars dernier.«Yassine a vu des villages entiers se faire raser, dont le sien, à l’aide de l’entreprise coloniale anglaise, pour créer l’Etat d’Israël.H y a vu un problème.Ce n’est pas un radicalisme né d’une religion, c’est né dans la chair», soutient pour sa part, Salah Basalamah.L’universitaire insiste: «Islam vient du mot “salam’’qui signifie paix» jÇes Soeurs de Saint-Joseph Œuvre pontificale de de Saintjiyacinthe Saint-Pierre-Apôtre M Une congrégation vouée ((\ y à l’éducation intégrale de la jeunesse Vv \JJ et à l’évangélisation des pauvres.Au service de l’Église du Québec depuis 1877 Nous soutenons la formation de 80 000 séminaristes dans 900 séminaires d’Asie, d’Afrique, d’Océanie 805, av.Raymond, Saint-Hyacinthe, Qc J2S 5T9 et d’Amérique du Sud.Tél.: (450) 773-6067 Téléc.: (450) 773-8044 Bienvenue sur notre site : www.sjsh.org (514) 844-1929; sans frais 1-866-844-1929 Traversez plus de 2000 ans de notre histoire.Salle du Vrai Portrait Salle de la Site archéologique Belvédère de Marguerite Bourgeoys Congrégation Sanctuaire Crypte 1771 jusqu’à 400 av.J.-C r x x x x-1 Musée Marguerite-Bourgeoys Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Seeours 400, nie Saint-hml Est Vicun-Mtmtréal {514) 282-8670 ! www.margui'ritv-bourgeoys.ciim « ! i 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 AVRIL 2004 ?RELIGION G 3 Une entrevue avec Jean-Claude Turcotte Le siècle du respect des autres et du partage «Je ne vois pas comment on peut arrêter des guerres s’il n’y a pas un pardon qui est accordé» Chrétiens, juifs et orthodoxes célèbrent exceptionnellement cette année leur Pâques le même jour: événement rare qui pourrait s’inscrire comme dans la suite du rapprochement entre ces différentes confessions religieuses.Pour le cardinal-archevêque de Montréal, Jean-Claude Turcotte, l’occasion est belle d’apporter une réflexion sur la tolérance et le respect.RÉGINALD HARVEY Le cardinal-archevêque de Montréal est inspiré par une heureuse concordance: «La fête chrétienne de Pâques est issue en droite ligne de la Pâque juive, qui est la grande fête de la libération dfi peuple, quand celui-ci a quitté l’Egypte pour aller retrouver la terre promise dans le désert.Les Pâques chrétiennes se sont déroulées pendant celle des juifs, au moment où Jésus était sur terre; s'est alors rajoutée à cela la libération des gens en Jésus-Christ qui, par sa résurrection, a ouvert à une vie nouvelle.» Il salue l’harmonie qui règne entre la fête et l’avènement du printemps: «Celle-ci arrive à un moment de l’année où la nature est particulièrement parlante.C’est la fête de la vie, des feuilles qui reviennent et delà chaleur qui s’installe.Il me semble que tolérance et Pâques, ça va bien ensemble, du moins à première vue.» Tolérance et religion Au cours des dernières décennies, il s’est produit un rapprochement sensible entre différentes confessions religieuses.Depuis un certain temps, il semble que ce courant ait été endigué et qu’il ait atteint un point de saturation.Le cardinal est vivement intéressé par la question de la tolérance religieuse, qu’il aborde dans ses aspects positifs et négatifs: «Au bilan du positif, je pense que tous les gens qui sont croyants — ce qui fait beaucoup de monde et qui comprend aussi bien les juifs et les chrétiens que les musulmans —•, je pense donc que ces gens-là qui croient à un être supérieur, créateur de la terre et duquel on dépend, sont condamnés à se mettre ensemble et à se rencontrer sur un terrain où ils sont à l’aise face à ce que j’appellerais une certaine montée de l’athéisme ou de l’indifférence religieuse.» En contrepartie, il lui apparaît que les chrétiens devraient être en mesure de se rallier «On a un même Dieu, on croit au Christ, à l’Église et aux sacrements; il y a tellement de choses qui nous rapprochent.Par ailleurs, de ce côté-là je dois dire que le mouvement d’unité a un peu ralenti au cours des récentes années, et je trouve dommage qu’il en soit ainsi à cause de questions techniques comme, par exemple, l'ordination des femmes dans certaines Églises.De tels sujets font notamment en sorte que le dialogue devient très difficile entre chrétiens et orthodoxes.» Il espère un déblocage: «Au lieu de se concurrencer dans le champ missionnaire, on pourrait peut-être se “complémentariser”.Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en- Tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut.•Tout ce qui tien bai est comme lout ce qui tl en haut» Encre de chine sur paper 1985, 27,5 x 37,5 cm Celle oeuvre de Marc Uncourt est idenhfüe au programme dt dons planifiés de La Fondation Centroide Gosselin-hAssociés COMPTABLES AGRÉÉS 7930.20' Avenue Montréal (Québec) HIZ3S7 Téléphone : (514) 376-4090 Télécopieur : (514) 376-4099 C.élec.: goss@cam.org tendre, comme le faisaient les papes au Moyen-Âge, pour dire “telle région du monde, on va la donner aux Espagnols ou aux Portugais, aux orthodoxes ou aux chrétiens".Pourquoi on ne procéderait pas de la même façon?C’est la même religion, c’est le même Dieu.» Tolérance et mondialisation D’aucuns perçoivent la mondialisation comme une espèce de visage à deux faces.Celled propose, d’un côté, une ouverture sur le monde et un partage des ressources; d’autre part, elle contribue à creuser l’écart entre le Nord et le Sud, entre les pays bien nantis et ceux qu’afflige la pauvreté.L’archevêque de Montréal en est bien consdent «La tolérance, ça va être la vertu du XXI' siècle.Il va falloir qu’on apprenne à se respecter dans nos différences dans ce village global qu’on est devenu.Ceci est vrai au plan culturel, social et économique.Quand vous touchez à ce phénomène de la globalisation des marchés, c’est là qu’il devient dangereux que celle-ci entraîne une espèce d’intolérance involontaire des gens d’affaires qui veulent faire des sous; ce n’est pas nécessairement mauvais que de vouloir réussir dans ses entreprises, ce n’est pas péjoratif, mais il ne faut pas le faire au détriment des gens qui ont moins.» Dans cette optique, il formule un souhait «Face à ce phénomène, on doit trouver un esprit de tolérance profond qui fera en sorte qu’on va accepter d’en faire un peu moins pour permettre à ceux qui sont plus démunis d’en faire un peu plus.» Pour lui, c’est une question de respect «Autrement, le plus gros va toujours écraser le plus faible et les gens qui vivent dans le tiers ou le quart-monde vont avoir de plus en plus de misère à s’en sortir s’ils ne reçoivent pas un petit coup de pouce.» D dte à titre d’exemple la culture des fruits en Amérique du Sud: «Si on n'y prend garde, ces gens-là vont cultiver à perte pour enrichir des grosses compagnies américaines et canadiennes.» Tout le secteur des filatures le préoccupe également: «C'est un métier qui demande très peu d’expertise et on a tendance à refiler au tiers-monde ce genre d’emplois.Il nous serait peut-être possible de délaisser certains champs pour que ces gens-là puissent sortir de leur misère.Autrement, on va durcir les positions, élargir le fossé qui se creuse constamment entre les riches et les pauvres.» D importe, à ce point de vue, de conduire une réflexion sur le plan économique à travers le prisme du phénomène de la mondialisation: «La globalisation permet justement beaucoup plus d’échanges, de respect envers la diversité des gens et de partage des richesses à travers le monde; mais on en est vraiment aux balbutiements de tout cela parce que le système de marché ne va vraiment pas dans ce sens-là.Ce système aura à faire cette découverte, me semble-t-il, si on veut accéder à une paix et à une justice sociales dans notre monde au cours des années qui viennent.» Tolérance et paix La terre continue d’être secouée par des conflits armés qui comportent encore et toujours leur lot d’atrodtés.Une intolérance extrême s’impose dans plusieurs points chauds du globe et la menace du terrorisme plane partout sur la planète.Comment s’inscrit pour le cardinal Turcotte la tolérance dans la recherche de PATRICK SANFAÇON LE DEVOIR Jean-Claude Turcotte, cardinal-archevêque de Montréal.' ¦ ./ la pane?«Je considère le mot tolérance comme un peu négatif.Tolérer, ça veut dire “tu es comme cela, je t’accepte mais pas plus que cela"; j’aime beaucoup mieux le mot respect, qui est essentiel à la paix, surtout aujourd’hui où on sent bien qu’il y a, sous-jacent à tout ce phénomène, des guerres et des difficultés à construire cette paix dans le monde, des manques de respect profond, que ce soit entre certaines ethnies, et qui ont mené à des génocides dans quelques pays, ou que ce soit entre religions ou groupes extrémistes.» A ce propos, il se souvient d’avoir participé à des émissions sur la guerre en Irak en compagnie de collègues imam et rabbin: «D’un point de vue religieux, si on prend en considération seulement nos messages respectifs émqnant de la Bible, du Coran et de l’Évangile, on se rencontre tout à fait sur la notion de paix.Il n'y a pas de divergences profondes.Cependant, sur la notion de respect, il existe une petite différence; il reste que nous, les chrétiens, on est allé jusqu’au pardon des offenses, jusqu’à un certain dépassement de la justice, finale- l L’OEUVRE PONTIFICALE DE LA PROPAGATION DE LA FOI-MISSIO CANADA a comme mandat de maintenir vivant l’esprit missionnaire au sein du Peuple de Dieu et de travailler à sensibiliser les chrétiens et les chrétiennes à leur responsabilité envers le monde qui reste à évangéliser.MISSIO CANADA favorise la coopération missionnaire, différentes manières : prière, témoignage de vie, partage.Celle-ci peut se réaliser de Vous pouvez collaborer au travail d’évangélisation à travers le monde en soutenant MISSIO CANADA par vos prières et vos dons et en vous abonnant à la revue UNIVERS qui vous tiendra au fait de ce qui se vit dans le monde missionnaire.PARCE QUE LA VIE CONTINUE.Après avoir assuré le bien-être de vos proches, vous pourriez également contribuer à l’œuvre missionnaire de l’Église en faisant un don par testament à MISSIO CANADA.Pour plus d’information, n’hésitez pas à communiquer au numéro 418-648-1446 Numéro sans frais : 1-877-448-1446 Vous pouvez aussi visiter notre site internet www.missio.qc.ca ment.J'ai l'impression que les autres religions vont avoir à réfléchir à cela.» Le pardon est le prix à payer pour la paix: «Il est urgent que ce soit une notion sur laquelle de plus en plus de monde réfléchisse, autant sur le plan religieux que politique.Je ne vois pas comment on peut arrêter des guerres s’il n’y a pas, à un moment donné, un pardon qui est accordé.» Tolérance citoyenne Les sociétés modernes sont devenues beaucoup plus hétérogènes et complexes à la fois sur les plans démographique, culturel, religieux et linguistique.Montréal reflète bien cette réalité et elle se présente comme une sorte de microcosme à cet égard.Pour le cardinal, la vie en harmonie, dans un tel Contexte, passe là encore par le respect: «On a encore à apprendre dans ce domaine.D’abord, il faut connaître l'autre; une fois connu, on doit éprouver une certaine estime envers lui, à la suite de quoi se créent de l’amour et de l’amitié qui nous rendent possible de ne pas voir cet autre comme diffèrent, mais comme enrichis- sant.» 11 pose cette question: «Qui d’entre nous n 'a pas dans ses amis des gens qui viennent de civilisations lointaines?Il me semble que c’est un progrès.Il est bien évident que cela comporte des difficultés parce que le ‘différent’ nous fait toujours peur, ce qui est normal, mais une fois vaincu tout eet aspect, on découvre assez rapidement comment ça peut être véritablement enrichissant.Quand on parle de tolérance citoyenne, on a à redécouvrir cette richesse qu ’on possède de connaître d’autres gens et d’autres cultures.» Il se montre peut-être trop optimiste, mais il porte ce jugement sur la situation: «Il n’y a pas de ghettos chez nous comme il y en avait à Varsovie pendant la guerre ou dans certains autres pays de l’Europe de l’Est.Dans l’ensemble, il existe des relations assez harmonieuses qui font de Montréal une ville intéressante.» Cela dit, il reste du chemin à parcourir, ce que le cardinal-archevêque ne dément pas tout en lançant ce message d’espoir «Le XXI' siècle sera peut-être celui du respect des autres ou de la tolérance.» NOUVEAUTÉS LES PLUS BELLES PRIÈRES DE LA BIBLE Hibte Nouvelle Traduction En collaboration 190 pages * 24,95 $ Ce recueil abondamment illustré contient plus de soixante-dix prières.Il se propose de faire découvrir aux jeunes d'aujourd'hui le riche trésor de la prière biblique.Vigiles de prière pour les fêtes liturgiques Gisèle-Anita Branchaud 136 pages • 22,95 $ 17 illustrations hors-texte en couleurs Les icônes ne sont plus l’apanage exclusif de l’Orient chrétien.L’auteurc nous offre une compilation de vigiles de prières pour célébrer les grandes fêtes liturgiques à partir d’icônes choisies.DIRE L’IMPENSABLE, L’AUTRE Anne Fortin et François Nadeau (dir.) 352 pages * 29,95 $ Un hommage à Raymond Lemieux, pionnier des sciences de la religion au Québec dans une optique interdisciplinaire.Une quinzaine d’auteurs mettent en lumière les divers aspects de sa pensée et de son ouvre.JÉSUS CHRIST CHEMIN D’HUMANISATION Orientations pour la formation à la vie chrétienne Assemblée des évêques du Québec 112 pages * 8,95 $ Des lignes directrices pour soutenir les efforts de chaque milieu dans le développement d’un projet diocésain de catéchèse, articulé et cohérent.LA VIE FRATERNELLE Itinéraire avec Madeleine Delbrêl René Pageau 120 pages * 13,95 $ Disponible fin avril Une méditation sur la vie en j: communauté inspirée des écrits et de la spiritualité de Madeleine Delbrêl.Un regard neuf et rafraîchissant sur les enjeux et les valeurs de la vie communautaire.LA VIE FRATERNELLE H iMMtuuA Jésus Christ ctttwi d’ltumnisdlWH Arttw lortu» «t fntov"* IM.) DIRE L'IMPENSABLE L'AUTRE Per*#,ma*"» «?*»• Kortmmd t/mieux * (truand t icAttC' deuieat fiucre 7 MÉDIASPAUL QUAND LTCÔNE DEVIENT PRIÈRE V* txllov & prière i« 'a HUBERT AQUIN ET LA RADIO Une quête d’écriture (1954-1977) Renée I.eg ris 400 pages * 34,95 $ Disponible fin avril A l’origine de sa carrière, Hubert Aquin a surtout écrit pour la radio dans des genres divers.Cet ouvrage est une mine de renseignements et un guide pour pénétrer dans l’univers scriptural du génie littéraire que fut Hubert Aquin, surtout connu par ses romans et récits.HUBERT AQUIN CT LÀ RADIO MÉDIASPAUL www.mediaspaul.qc.ca En vente chez votre libraire •» i LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 AVRIL 2004 G 4 RELIGION LIVRES Pour mieux comprendre PETIT LEXIQUE DES GUERRES DE RELIGION D’HIER ET D’AUJOURD’HUI Odon Vallet Albin Michel Paris, 2004,168 pages Ouvrage fort utile par les temps qui courent L’auteur, docteur en droit et en sciences des religions, recense ici 41 conflits parmi les mieux connus ou les plus oubliés (40, chiffre de l’épreuve dans les trois monothéismes, plus un temps d’arrêt sur la tolérance).Il nous entraîne en autant de haltes à travers l’histoire et la géographie, nous invitant à (redécouvrir l’ombre terrible de l’humanité croyante, qui a toujours accompagné sa face lumineuse.«Il n’y a jamais de guerre “purement” religieuse ni de conflit étranger à la religion», constate Odon Vallet qui, dans les limites de cet ouvrage, a choisi de se cantonner aux guerres se référant à une religion traditionnelle, excluant les sectes persécutrices ou persécutées comme celles du Temple du peuple ou de Waco.«Éradiquer les religions ne supprime pas les guerres de religion.L’athéisme a tué la vie étemelle mais il a ses martyrs qui luttent pour des “lendemains qui chantent”, pour un paradis sur terre qui vaut celui du ciel: l’idéal d’une cause remplace l'absolu de Dieu», note cet écrivain prolifique qui a déjà publié de nombreux ouvrages tels le Petit Lexique des mots essentiels et le Petit Lexique des idées fausses sur les religions.Dans ce dernier ouvrage, des conflits actuels il n’est pas question; l’auteur a sans doute estimé que le recul n’était pas suffisant HISTOIRE DES JUIFS DE FRANCE Tomes I et II Philippe Bourdrel Albin Michel Paris, 2004 454 pages par volume Des origines à la Shoah (voL I) et De la Shoah à nos jours (vol.II), cette histoire des juifs de France, est un document passionnant à lire, bien documenté, qui reconstitue chacune des étapes de cette longue et parfois pénible aventure qui se confond avec le passé lointain de l’histoire nationale française.C’est à comp-ter du IV' siècle après Jésus-Christ qu’on peut attester 4e la présence des jiufe en France.Etant essentiellement des marchands, on découvre leurs traces aux points stratégiques du commerce.Selon cet historien, l’image du juif éternellement persécuté mérite d’être corrigée.La communauté juive française, il est vrai, a vécu des temps difficiles, des épreuves; elle a subi des persécutions, mais elle a aussi remporté des victoires spectaculaires sur l’injustice, elle a connu des réussites exceptionnelles.C’est cette histoire, étalée sur 16 siècles, qui nous est relatée avec minutie, de façon vivante.Les analyses de Philippe Bourdrel, ses réflexions contribuent à mieux comprendre le véritable destin des juifs de France.Renée Rowan HISTOIRE DES JUIFS rit FRANCE Jean-Paul II à la source LOUIS CORNELLIER Trop souvent perçu, par des esprits critiques mal informés, comme le bonhomme sept heures du catholicisme dans le monde moderne, Jean-Paul II est surtout connu par les manchettes que les médias consacrent occasionnellement à ses déclarations, et c’est bien dommage.L’homme, en effet, est l’auteur d’une œuvre considérable dont l’édition officielle contient plus de 20 volumes d’environ 1000 pages chacun, mais que très peu ont lue dans le texte avant de porter un jugement Cette œuvre, il est vrai, contrairement à celle d’autres maîtres spirituels, est très exigeante et n’a rien à voir avec une spiritualité fleur bleue.Philosophe et théologien engagé, Karol Wojtyla s’inscrit aussi dans la tradition littéraire polonaise par son style intense qui ne craint pas le mystère.Trois livres récents, destinés au grand public cultivé qui souhaite découvrir la pensée de Jean-Paul II plus en profondeur, permettent un accès agréable et, surtout, enrichissant à l’œuvre écrite de ce pape penseur.Conçu comme «une sorte de guide de l’œuvre vaste et difficile de Jean-Paul II», Mon livre de méditations contient 721 entrées divisées en sections thématiques.On y découvre un chrétien d’une rare intelligence préoccupé par tout ce qui fait l’existence de l’homme.Se présentant comme «l’homme de la joie et de l’espérance, l’homme qui affirme la valeur fondamentale de l’existence, la valeur de la Création et de l’espérance dans la vie future», Jean-Paul II y proclame la «révolu- RADIO-DON 30 avril, 1 2 mai Radio Ville-Marie tiendra son 9‘ radio-don les 30 avril, 1er et 2 mai prochain.Plus de 50 heures d'animation, de tribunes téléphoniques, de témoignages, de prix à gagner et plus encore.Plusieurs personnalités québécoises DONNER.seront des nôtres x il.t ' » , ., ., a /a bonne frequence! dont les porte-parole: —| ^ Radio ,, Vill Jean Campeau Homme d’affaires Pierre Jasmin Pianiste Marguerite Lescop Auteure-conférencière Radio VHIe-Marie est une radio qui éveille aux valeurs humaines et spirituelles.Elle est une radio qui a de l’âme et qui écoute la vie.Objectif: 130 000 $ & ^ Pour obtenir l'horaire détaillé : Radio Ville-Marie 505, av.du Mont-Cassin Montréal QC H3L1W7 Tél.: (514) 382-3913 ou 1 877 668-6601 Courriel : cira@radiovm.com Internet : www.radiovm.com «ST ^Wtasawh.RelatioNS g RUKCWS PAR AWttt 44 PPmEV 4,95 5 ?Wtts La Revue çui met Les poîNts sur Les Consultez notre site : www.revuerelations.qc.ca Oui, je désire un abonnement de_in(s), au montant de_S () .Je désire offrir en cadeau un abonnement de___*n(s).au montant de_______S à la personne suivante : «ut______________ (-).corn Battez La fatalité! a bon Nez-vous Un an: 32$ Dhhi ans : 56 $ Éîuo:an: : 25 S - - Je paie par chi
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