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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-05-14, Collections de BAnQ.

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COLOMBIE Des paramilitaires extradés Page A 5 I l'n ARTS VISUELS Mort de Robert Rauschenberg Page B 8 w w w .11' d e v o i r.c o ni LE DEVOIR V » i .X C I X \ 10 7 ?__L V.M V.H ( U E I) 1 14 M A 1 2 0 0 8_SJ> c + r a x e s = I $ Courchesne renforce son autorité Les commissions scolaires auront des objectifs à atteindre CLAIRANDRÉE CAUCHY La ministre de l’Education, Michelle Courchesne, renforce son autorité sur les commissions scolaires en concluant avec elles des «conventions de partenariat» qui établiront des objectifs, des cibles à atteindre et les moyens d’y parvenir.Québec pourrait même, si le projet de loi déposé hier est adopté, imposer des mesures aux commissions scolaires pour remplir la commande.Les commissions scolaires devront quant à elles conclure des ententes similaires chaque année avec les directeurs d’école, appelées «ententes de gestion et de réussite éducative».Les ententes préciseront notam- ment les ressources dont dispose chaque école et les moyens mis en œuvre pour atteindre les cibles.Le projet de loi créant ce nouveau mécanisme de reddition de comptes fait suite au Forum sur la gouvernance scolaire tenu en février dernier.La ministre se dote ainsi d’une emprise plus importante sur les commissions scolaires.«On veut qu il y ait un fil conducteur qui parte de l’Etat vers la commission scolaire et qui soit ensuite déployé jusqu 'aux écoles», a expliqué la ministre Courchesne en rendant public hier son projet de loi.Le nouveau processus découle en quelque sorte d’un constat d’impuissance du gouvernement quant à VOIR PAGE A 8: COURCHESNE JACQUES NADEAU LE DEVOIR La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May Elizabeth May au Devoir «Anybody but Harper!» Les électeurs doivent d’abord penser à la planète, dit la chef du Parti vert LOUIS-GILLES FRANCŒUR Parce qu’elle estime que l’actuel gouvernement conservateur est une menace pour la planète et que l’enjeu climatique doit transcender les lignes partisanes traditionnelles, Elizabeth May, la chef du Parti vert du Canada, se dit prête à engager un débat stratégique avec les trois partis d’opposition à Ottawa pour envisager des formes de collaboration électorales inédites afin de faire échec à toute réélection du parti de Stephen Harper.Elle serait même prête à envisager une stratégie, qui se discute entre certains groupes environnementaux, qui consisterait à demander dans toutes les régions aux gens conscients des enjeux environnementaux de mettre de côté à la prochaine élection leurs préférences partisanes pour appuyer dans chaque comté le candidat le plus susceptible de battre le conservateur si ce dernier a la moindre chance de prendre le pouvoir.A la question de savoir si elle se rallierait à une stratégie «Anybody but Harper!» (N’importe qui sauf Harper), Elizabeth May répond, presque sans hésitation: «Oui, c’est une idée très intéressante!» Et reconnaît-elle, ce serait encore plus intéressant si ce débat se faisait dans une logique «de participation civique» à la chose publique, comté par comté, pour faire entrer les forces environnementales locales de plain-pied dans l’inévitable «course» politique de la prochaine élection générale.Certes, le Parti vert n’a aucun député aux Communes, mais cette formation, en pleine croissance, est en fait un interlocuteur avec qui il faudra compter à plusieurs endroits.Avec la deuxième place qu’elle a décrochée derrière le libéral Glen Pearson, dans London Centre-Nord en 2006, «on a jait la preuve qu’il est désormais possible de jaire élire des Verts au Parlement», dit-elle.VOIR PAGE A 8: MAY «L’important, c’est maintenant de rejoindre la communauté internationale dans la deuxième phase de Kyoto» Manon Cornellier Quelle stratégie de défense ?¦ À lire en page A 3 INDEX o ' " Actualités .A 2 Éditorial A6 rv B 6 A 7 s Avis publics B 4 Météo B 7 “SJ Carrières .B 5 Monde A 5 =ggj|^.Culture .B 8 Mots croisés B4 R fi B 6 gBggE—TBgj: Économie .B 1 Télévision B 7 Encyclopédies en mutation Le salut passe-t-il par Internet ?///Jj y yv BRO K BROCK BRC K BR( ( K BROCK BROCK BROCK BROCK Ks HAUS HALiS MACS HAUS HA! IS HAüS HaUS lump - a t«muirnnt fjmu: JL i uyn, »ou tinmruHoa (.«M, «na-mv I»»-» ' - ÜH:— ÜÜ Hf ¦ -ÎÜL JOHN MACDOUCAI.I.AUENCE PRANCE-PRESSE Une draperie illustrant l’encyclopédie allemande Brockhaus, au Salon du livre de Francfort, en 2007.Quelques mois plus tard, la maison, née à Leipzig en 1808, annonçait la mise en ligne gratuite de 300 000 articles et disait ne plus pouvoir garantir la parution d’une nouvelle édition papier.Larousse.fr vient de lancer un concurrent direct à l’encyclopédie gratuite en ligne wikipe-dia.org.Ce monde se transforme radicalement, et les plus faibles comme les moins audacieux disparaissent déjà dans les poubelles des ordinateurs en réseau.STÉPHANE BAILLARGEON Larousse contre-attaque.Après des années d'offensives dévastatrices du méga-buffet encyclopédique Wikipédia, la vieille et noble maison française vient de lancer sa propre riposte sous la forme d’une version en ligne de son encyclopédie traditionnelle, avec en prime une importante section dite contributive.Le principe en est tout simple.Larousse.fr met en ligne 150 000 articles rédigés et corrigés par des experts au fil des décennies, une masse agrémentée de 10 000 photos, dessins et vidéos, multimédia oblige.Un espace parallèle, distinct du premier, permet aux usagers de contribuer à leur tour à la production de connaissances et aux débats, un peu comme sur wiki-pediaorg.Et tant pis pourTimpression de soumission.«C’est me réponse d’éditeur davantage qu’une soumission!, rétorque Line Karoubi, directrice adjointe des dictionnaires et encyclopédies chez Larousse, interviewée hier par courriel.La preuve en est que notre modèle ne reprend pas le leur.L’engouement, le goût des internautes d'aujourd’hui pour la consultation d’infirmations sur Internet et la profusion de celles-ci rendaient naturelle notre présence sur Internet.L’éditeur de contenus encyclopédiques par excellence, c’est Larousse, de longue date.» LAROUi wm lous tes cotfima Larousse.fr I i,*V rte LOS éditions r, : Larousse Téléchargez sur votre posta Im yti/irtH uruu»'* La page d’accueil de la version en ligne de l’encyclopédie Larousse lancée hier.Dans les faits, le modèle semble davantage s’inspirer du projet de Google baptisé Knot, autre encyclopédie collaborative qui devrait être lancée au cours de 2008.Là aussi, l’objectif fait se côtoyer les experts et les internautes, tandis que la démocratique et antihiérarchique Wikipédia demeure «un projet librement réutilisable que chacun peut améliorer», selon sa formule promotionnelle.Et tintin pour les pros.Ce modèle collaboratif a été repoussé jusqu’ici par les autres bonzes de cet univers intellectuel hautement respectable, Britannica et Encyclopedia Universalis notamment Wikipédia, lancée le 15 janvier 2001, est critiquée pour ses erreurs, ses manques et ses errances idéologiques.Un exemple: la notice en imglais du philosophe John Locke demeure moins longue que celle du personnage du même nom de la télésérie Lost.N’empêche, c’est la Wiki maintenant qui donne le la dans ce secteur multicentenaire.L’entreprise américaine sans but lucratif Wikimedia refuse toujours les publicités et n’accepte que les dons pour survivre.Elle compte près de 400 000 collaborateurs qui ont rédigé ensemble 10 millions d’articles en 250 langues, dont 657 500 en français.Les concurrentes stagnent à moins de 50 millions de mots, au mieux, tandis que sa version anglophone passera bientôt le cap du milliard.Ceci a fortement ébranlé cela, comme le kleenex a tué le mouchoir de tissu.Le site Larousse.fr ne propose pas de publicités pour l’instant, mais pourrait y arriver.Dès le lancement hier, l’achalandage rendait la connexion très difficile, preuve de l’intérêt de la démarche.Des contributeurs avaient déjà versé plusieurs articles et corrections à l’immense dossier virtuel.Un naufrage et des sauvetages Ce monde bascule et coule, en partie.I^t vente des 32 volumes de la Britannica, fondée au XVIII' siècle, a atteint un sommet en 1990, vers la fin du moyen âge des réseaux, puis a chuté de 10% par année au cours des six années suivantes.Dès 1996, la compagnie congédiait ses mille derniers vendeurs itinérants (ils étaient 2000 en 1970), notamment à cause de la concurrence implacable exercée par Encarta, l’encyclopédie en ligne de Microsoft.Maintenant, la vente des versions papier ne représente plus que 10 % du chiffre d’affaires de la maison britannique.VOIR PAGE A 8: ENCYCLOPÉDIES Cannes à l’aveuglette MARTIN BILODEAU Cannes — La Méditerranée clapotait doucement hier sous un ciel bas et gris tandis que la Croisette, en pleine effervescence, finissait de revêtir ses habits de cérémonie pour accueillir ses quelque 130 000 visiteurs venus de partout sur la boule afin de participer au 61' Festival de Cannes.Placé sous la gouverne de Thierry Frémaux et la présidence de Gilles Jacob, l’éyénement commence aujourd’hui.A Cannes, il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas le savoir: affiches géantes suspendues aux façades des palaces de la plage, grands travaux devant le palais des Festivals, promenade de bord de mer hérissée de stands de compagnies de distribution et d’agences nationales de cinéma, barrières dressées contre les simples passants le long de la Croisette, vitrines de boutiques chic fraîchement revampées pour appâter le grand monde, circulation automobile et piétonne dense VOIR PAGE A 8: CANNES CHRISTIAN HART MANN REUTERS La pluie tombait sur Cannes, hier, où le 61’ festival de cinéma doit démarrer aujourd'hui.EV* A 2 L K DEVOIR.LE MERCREDI 11 MAI 2 0 0 8 ES ACTUALITES L’utilisation controversée des délateurs refait surface en Cour d’appel Selon deux avocats, les témoins repentis bénéficieraient d'une libération «hâtive et illégale», sans égard à leur dangerosité JACQUES NADEAU LE DEVOIR I-e délateur Jim Boivin est reconnu pour sa bataille pour l’assainissement des pratiques de l’État.Bien des repentis réalisent que les dép étaient pipés à partir du moment où ils ont accepté de collaborer avec l’Etat.BRIAN MYLES Les irrégularités dans l'utilisation des témoins repentis (délateurs) ont refait surface hier en Cour d’appel du Québec.Ils bénéficieraient d’une libération «hâtive et illégale», sans égard à leur dangerosité, et ce, en vertu d’ententes secrètes conclues par des hauts responsables de la Sécurité publique dans le but de les amadouer.C’est du moins la thèse avancée par les avocats des Bandidos, qui portent en appel la condamnation de leurs clients à des lourdes peines de pénitencier pour trafic de drogue, complot pour meurtres, gangstérisme et tentatives de meurtre à la suite de l’opération Amigos.Deux des témoins à charge de la Couronne dans cette affaire, les délateurs Patrick Hénault et Sylvain Beaudry, ont été remis en liberté après avoir passé respectivement 6 mois et 14 mois en prison.Pourtant, ils avaient été condamnés à 12 ans et 15 ans de pénitencier pour une série de crimes graves, dont une tentative de meurtre commise en pleine rue sur le trafiquant de drogue Steven Bertrand.Beaudry a même avoué un meurtre, à Toronto, pour lequel il n’a jamais été mis en accusation.Ces avantages importants n’apparaissaient pas dans les contrats de délation et ils n’ont pas été divulgués à la défense lors du procès, a rappelé hier en Cour d’appel l’avocat Jacques Normandeau.Selon la requête de M' Nonnandeau, il existe «un système parallèle de libération hâtive, occulte et illégal mis en place dans le système, pnwincial pour le bénéfice des témoins repentis».Il veut la permission de la Cour d’appel pour présenter des preuves supplémentaires sur ce point Ce système serait dirigé par des responsables de la direction générale des Services correctionnels, qui outrepasseraient l’autorité des directeurs de prison et de la Commission des libérations conditionnelles du Québec.Ils utiliseraient le programme d’encadrement en milieu ouvert (PEMO) pour libérer sans condition les délateurs au sixième de leur peine.Or, les délateurs condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour leur implication au sein du crime organisé ne sont pas admissibles au PEMO, un programme conçu pour faciliter la réinsertion sociale des petits délinquants.Outre Hénault et Beaudry, six autres délateurs ont bénéficié de libérations an- ticipées «totalement illégales» sous le couvert du PEMO, a avancé M" Normandeau.Qui plus est aucune évaluation sérieuse de leur dangerosité n’a été faite avant de les élargir.Les huit délateurs en question peuvent en témoigner.Une thèse qui tombe pile Sur une tout autre tribune, certaines prétentions de la défense ont trouvé leur confirmation.Une étudiante en criminologie de l’Université de Montréal, Mathilde Turcotte, a produit une thèse de doctorat dont Le Devoir a obtenu copie sur la relation entre les policiers et les informateurs, agents-sources et témoins repentis, ces criminels qui décident de collaborer avec l'Etat Menée par le repenti Denis «Jim» Boivin, la campagne des délateurs pour assainir les pratiques de l’État a fait mal aux policiers.«On est un peu forcés de changer nos méthodes depuis que les délateurs passent à la télé puis dans les journaux.Il y a des choses qu’on faisait avant qu’on ne peut plus faire maintenant que tout le monde est au courant.L’histoire du sixième de la peine, c’est sûrement ce qui nous a fait le plus mal.C’était notre monnaie d’échange.Maintenant, on ne peut plus utiliser ça pour gérer les délateurs», avoue candidement un policier contrôleur dans cette recherche magistrale.Le comité de contrôle, à qui il incombe de conclure les contrats de délation, nie qu’il accorde aux repentis des sorties de prison hâtives.«Le nombre imposant de délateurs qui ont indiqué avoir reçu cette récompense laisse néanmoins à penser que celle-ci est bien réelle», observe cependant la chercheuse.Mme Turcotte a interrogé à la fois les policiers et les délateurs.Ils font le récit d’une double trahison.Les délateurs qui retournent leur veste et aident la police à incriminer leurs complices vivent à leur tour une amère déception: les promesses faites par les enquêteurs pour obtenir leur collaboration ne sont pas tenues par le comité de contrôle.Bien des repentis réalisent lors de cette négociation de façade que les dés étaient pipés à partir du moment où ils ont accepté de collaborer avec l’État.Les termes du contrat leur sont imposés.Après avoir fait des déclarations incriminantes contre leur gang, ils savent très bien qu’ils ne peuvent plus reculer.Le Devoir La SONACC nie avoir contesté la valeur foncière de rhippodrome KATHLEEN LÉVESQUE La Société nationale du cheval de course (SONACC) se dissocie de la contestation de la valeur foncière de l’hippodrome de Montréal déposée' au Tri-bunal administratif du Québec en février dernier.La SONACC a fait parvenir hier une lettre à la Ville de Montréal pour lui signifier qu'elle n’est pas requérante d;ms ce dossier et quelle n’a jamais mandaté d'avocats pour être représentée devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ).C’est Le Devoir qui a appris à l’organisme gouvernemental, la semaine dernière, qu’il était requérant avec Attractions hippiques afin d'obtenir une réduction des deux tiers (de 32 millions à 10 millions) de l’évaluation municipale de l'hippodrome.Attractions liippiques affinnait alors que c'est la SONACC qui pilotait le dossier.Hier, le porteparole de l’entreprise dirigée par le sénateur libéral Paul J.Massi cotte tenait un tout autre discours.«Cest une erreur.Au moment où le document a été rempli par un avocat, le nom de la SONACC a été mis là, mais c’est clair que ce n’est pas la SONACC», a affirmé Jean-Paul Lejeune.Aussi, M.Lejeune a précisé que, contrairement aux documents officiels du TAQ, Attractions hippiques ne conteste pas la valeur foncière de l’ensemble de la propriété.L’inscription au rôle devaluation de Montréal indique que les bâtiments de l'hippodrome valent actuellement 13 millions alors que le terrain est évalué à 19 millions, pour un total de 32 millions.«Cest une ’'technicalité” qui a été mal comprise.C’est Attractions hippiques qui demande une révision des bâtisses et non pas du terrain.Les bâtisses valent zéro.C'est un vieil hippodrome désuet juste bon à jeter par terre», a indiqué Jean-Paul I ejeunu.L’hippodrome de Montréal appartient à la SONACC, qui le loue pour un dollar par année à Attrac- tions hippiques.La SONACC verse 200 $ par mois à Attractions hippiques pour occuper un bureau et un tout petit entrepôt dans sa propriété.Une éventuelle modification de l’évaluation municipale en faveur du locataire permettrait à ce dernier de voir son compte de taxes diminuer.Pour 2008, Attractions hippiques doit payer près de 1,3 million en taxes municipales.Le directeur exécutif de la SONACC, Jean Bourdeau, a indiqué hier que le conseil d'administration de l’organisme gouvernemental sera saisi officiellement de la situation pour s’assurer qu’il n'y a aucune ambiguité.M1' Robert Nantais, du cabinet Langlois, Krons-trom, Desjardins, qui représente Attractions hippiques, a expliqué que «la SONACC est partie au litige à titre de propriétaire» et que l’inscription de la SONACC ne constitue pas «une erreur».Le Devoir Le CSF rejette le rapport Castonguay GUILLAUME B O L R G AL LT - C ÔT É La mise au rancart annoncée du rapport Castonguay n’a pas convaincu le Conseil du statut de la femme (CSF) des bonnes intentions de Québec.L’organisme réclamera ainsi aujourd’hui un rejet clair de la philosophie derrière le rapport et un engagement complet envers le système de santé public.Près de trois mois après la sortie du rapport Castonguay, le CSF publie ce matin sa réponse détaillée au projet proposé par le groupe dirigé par Claude Castonguay.Dans un document de quelque 25 pages dont Le Devoir a obtenu copie, le Conseil fait lui-même ses recommandations au gouvernement., en prenant bien souvent le contre-pied des propositions du groupe de travail sur le financement du système de santé.Le CSF demande notamment que le gouvernement s’oppose ministre fédéral des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a fait cette proposition alors qu’il s’entretenait à Ottawa avec un chargé d’affaires chinois.«J’ai également exprimé la volonté du Canada d’offrir son assistance par tous les moyens nécessaires, ce qui inclut une aide humanitaire d’importance», a-t-il déclaré à la Chambre des communes.Le député libéral Jim Karygiannis a pressé le gouvernement fédéral de débloquer une aide d'urgence de 10 millions pour venir en aide aux victimes du séisme.Il souhaite aussi qu’Ottawa accroisse sa contribution aux organisations non gouvernementales.Les organismes de secours affirment pour leur part que la Chine est experte en matière de gestion de crises naturelles et que le pays dispose dime bonne stratégie pour faire face aux situations d'urgence.A Vancouver, les membres de la seule équipe de re- cherche et de secours en milieu urbain du pays pensent qu’ils n iront pas en Chine.Brian Inglis, le chef de l’équipe, a expliqué que son groupe a besoin d’une autorisation d’Ottawa, ce qui, croit-il, ne se produira pas.En Birmanie Plusieurs agences d’aide humanitaire canadiennes affirment aussi qu'elles sont en mesure de venir en aide aux victimes du cyclone Nargis, qui a dévasté la Birmanie, malgré les réticences de la junte militaire au pouvoir à ouvrir ses frontières aux secouristes étrangers.Des représentants de Care Canada, d’Oxfam et d’Ai-de à l’enfance ont rappelé, hier, qu’ils sont actifs depuis des années en Binnanie et qu’ils ont sur le terrain environ KXX) travailleurs humanitaires qui distribuent nourriture, soins et autres biens de première nécessité.Ils craignent cependant que les Canadiens ne soient réticents à leur verser des dons à cause des reportages relatant le refus des autorités birmanes à collaborer avec les travailleurs humanitaires étrangers.En conférence de presse, le président de Care Canada, Kevin McCort, a admis que les organismes auraient toutefois besoin de renforts et d’un nouveau canal d’approvisionnement La Presse canadienne Immigration: Ottawa a consacré 1,1 million à la promotion de ses réformes Ottawa — Le gouvernement conservateur a jusqu’à présent consacré 1,1 million à la promotion de ses réfonnes controversées en matière d’immigration, cette somme ayant essentiellement été dépensée dans le but de séduire des groupes d’immigrants hostiles.Devant le Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration de la Chambre des communes, la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Diane Finley, a affinné hier que seulement 28 (XX) $ avaient servi à faire de la publicité dans les journaux grand public, le reste ayant été consacré à des publicités parues dans les médias des communautés ethniques.«Je crois qu’il est important de reconnaître que les médias ethniques constituent la principale source d’information de plusieurs des immigrants de ce pays», a-t-elle déclaré.«Nous nous sommes assurés que cette information était disponible dans plus de 20 langues parce que ces réformes touchent les immigrants davantage que les Canadiens nés au Canada», a ajouté la ministre.Le gouvernement assure que ces publicités ont été publiées seulement à des fins d’information, mais l’opposition a accusé les conservateurs d’utiliser l’argent des contribuables afin de lancer des messages de nature partisane à l’intention des communautés constituées d’immigrants.La Presse canadienne EN BREF Sancho expulsé du Canada Ivan Apaolaza Sancho, un individu soupçonné d’appartenir à un mouvement terroriste basque, sera expulsé du Canada.Le commissaire Louis Dubé, de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, estime qu’il y a suffisamment de preuves pour conclure que Sancho est un membre du groupe ETA II a ordonné son expulsion du Canada.Sancho, 36 ans, nie toute association avec ce groupe terroriste: il est resté impassible quand M.Dubé a rendu sa décision.11 comparaissait par vidéo, hier, du centre d’immigration où il se trouve depuis l’été dernier.Le commissaire Dubé a ordonné qu’il y demeure en détention pour les 30 prochains jours.L’avocat de Sancho, William Sloan, entend contester l’ordre d’expulsion devant la Cour fédérale.- La Presse canadienne Les Canadiens sont inquiets de la hausse du coût des aliments Ottawa — Les Canadiens à faible revenu ou sans emploi ressentent l’impact de la hausse du coût des aliments, révèle un nouveau sondage.Quarante-six pour cent des personnes ayant répondu au sondage La Presse canadienne-Harris Décima ont déclaré que cette hausse a eu un impact sur leurs achats de provisions.Cet impact est qualifié A’important» dans 14 % des cas, de mineur» dans 32 %.Et chez les Canadiens sans emploi ou ayant un revenu annuel de moins de 40 000 $, 52 % des personnes interrogées ont affirmé que leurs achats de provisions connaissaient un changement ni du porte à porte et ceux qui n ont qu un peu de lobby à .faire pour se faire nommer», tranche M.Caron.la Fédération québécoise des directeurs d'établissement, qui brandissait d'ailleurs hier matin un sondage montrant que les deux tiers des Québécois estiment que les écoles québécoises n'ont pas suffisamment de marge de manœuvre, est quant à elle fort déçue des orientations de la ministre.«C’est une réponse politique et bureaucratique au problème de la gouvernance», a tranché le président de la FQDE, Serge Morin.11 réclame plutôt une plus grande autonomie pour les écoles et leur affranchissement des commissions scolaires, du moins pour tout ce qui concerne la pédagogie.Le Devoir MAY SUITE UE LA PAGE 1 le Parti vert canadien, ajoute Elizabeth May, a pratiquement triplé ses appuis en deux ans, passant d’un score électoral d’environ 4 % a 12 %.Dans certaines régions, il devance le NPD.Aux partielles du Québec, avant-hier, les Verts du Québec ont terminé devant l’ADQ dans deux comtés.Et, dit-elle, on voit que les intentions de vote élevées des sondages se matérialisent dans les élections, ce qui n’est pas le cas de tous les partis.Déjà, par déférence, les libéraux sont prêts a ne pas lui opposer de candidat, ce qu’elle est prête à faire dans le comté de leur chef au Québec.Elle se dit «ouverte a toutes les alliances» basées sur des valeurs et objectifs communs.La dernière chance Di chef des Verts canadiens «comprend» Stéphane Dion de ne pas défaire maintenant Stephen Harper, même si cela paralyse l’entrée du Canada dans la bataille du climat «Il protège Harper pour pouvoir lui faire une campagne plus forte et le faire tomber» pour de bon, ditelle.le risque, c’est de précipiter une élection qui pourrait ramener les conservateurs au pouvoir, «ce qui serait la pire chose imaginable au Canada».«Il est déjà trop tard pour le Canada, qui ne peut pratiquement plus atteindre les objectifs de Kyoto pour 2012.Mais l'important, c’est maintenant de rejoindre la communauté internationale dans la deuxième phase de Kyoto et d’atteindre une réduction de 30 % d’ici 2020», explique la chef des Verts.Il est impensable, dit-elle, d’imaginer que les Canadiens pourraient reconduire au pouvoir un gouverna SUITE DE LA PAGE 1 En février, l’éditeur de l’encyclopédie allemande Brockhaus annonçait que les 300 000 articles du monument de la pensée allemande patiemment poli au cours des deux derniers siècles seront placés en ligne gratuitement.la maison espère tirer dorénavant ses profits de la vente de publicité.Elle a du même coup annoncé qu’elle ne pouvait promettre la publication d’une nouvelle version papier, ce qui constituerait une première interruption depuis la première édition de 1808 à Leipzig.La française Quid disparaît aussi des rayons.La brique qui offre «tout sur tout», selon sa célèbre devise, défend une version en ligne depuis 1999 et devra dorénavant s’en contenter.De toute manière, l’ouvrage de référence sert de moins en moins, en raison des moteurs de recherche qui ont aussi réponse à plus que tout.«Nous achetons encore une version papier et une version numérique des grandes encyclopédies, explique My Loan Duong, bibliothécaire responsable de la bibliothèque de bibliothéconomie et de sciences de l’information de l’Université de Montréal.Mais Wikipedia est très utilisée, et à moyen terme, on peut penser que les éditions sur papier ne seront plus disponibles.» Elle-même les préfère encore dans certaines circonstances, mais reconnaît qu'elles coûtent cher et prennent beaucoup d’espace.«Rien quid, nous avons SUITE DE LA PAGE 1 * comme dans un carnaval de Rio: pas de doute, nous sommes à l’aube du marathon cinématographique annuel qui inaugurera officiellement la collection haute couture 2008419.Sur la ligne de départ ce soir, des cœurs gonflés d’attentes et un seul titre pour les sublimer.Blindness, film d’ouverture signé Fernando Meirelles (La Cité de Dieu, La Constance du jardinier).Au fil d’arrivée, le 25 mai, un palmarès, imprévisible vu d’ici, et une promesse: Robert De Niro pour remettre la Palme d’or, récompense suprême qui, on l'espère, sera aussi audacieuse et ultimement rassembleuse que celle remise l’an dernier à 4 mois, 3 semaines et 2 jours, du Roumain Cristian Mungiu.Mais reprenons du départ.Blindness, le titre du suspense d’anticipation sur une «épidémie de cécité», avec Julianne Moore en dernière voyante, semble parfaitement trouvé pour inaugurer un programme ciné» ma dans lequel on avancera forcément à l’aveuglette.Certes, nous palperons chemin faisant les formes familières des Steven Soderbergh (Che), Wim Wenders (Rendez-vous à Païenne), Nuri Bilge Ceylan (Les Trois Singes), j\a Zhang Ke (24 City) et des frères Dardenne (Le Silence de Loma), ceux-là deux fois palmés dans le passé.Mais nous allons aussi, et c'est le beau risque de l’aventure, découvrir les films d'artistes en devenir, issus d’Israël, des Philippines, de Singapour, pour la première fois en compétition apiès que leurs opus pré» cédents eurent éclairé les projecteurs d'«Un certain regard», volet officiel en parallèle à la compétition, de la Semaine de la critique (qui s'ouvre samedi) et de la Quinzaine des réalisateurs (inaugurée demain soir).I.e Canadien Atom Egoyan a fait connaître son talent à la Quinzaine avant de concourir pour la première fois en compétition officielle avec Exotica.C’était en 1994.11 y est revenu à cinq reprises depuis lors, une seule fois hors concours (avec Ararat).Adoration, qui a pour l’instant l’avantage alphabétique puisqu’il apparaît en tète de toutes les listes, nous sera montré le jeudi 22, soit au dernier round du festival, ce qui va lui permettre de demeurer visible et attendu.Cela lui donne aussi un avantage sur les films montrés en tout début de festival, généralement mal jugés parce que sans un nombre suffisant de concurrents auxquels les mesurer.Outre Blindness, Le Conte de Noël d’Arnaud Despleschin.avec une belle brochette d’acteurs, dont l'impériale Catherine Deneuve en matriarche peu aimée en mal d’une greffe de moelle osseuse, se retrouve dans la même situation.Fait important à signaler cette aimée: le monde la- ment aussi dangereux pour le climat et l’avenir de la planete, un gouvernement qui est devenu «une honte nationale» parce qu’il continue de reproduire les valeurs et les stratégies de l’administration Bush des Etats-Unis, alors que ce pays va entrer dans la bataille du climat après la prochaine élection, que le prochain président soit républicain ou démocrate.Citant une étude du World Energy Outlook, qui prévoit que le climat va irrémédiablement basculer dans un réchauffement intense si les concentrations de GES ne sont pas réduites ou à tout le moins stabilisées d’ici là, la chef des Verts du Canada estime que «nous avons seulement une chance — pas deux! — de prendre pour une fois une décision déterminante pour les générations futures.Nous n’avons plus le choix, il faut collaborer» entre formations politiques si les convictions sont les mêmes.Celles-ci doivent passer avant les intérêts partisans et cette idée doit se traduire sur le terrain.Elle n’hésiterait pas à faire des alliances stratégiques avec le Bloc québécois, dont elle admire le travail de plusieurs députés en raison de leur rigueur, et cela, dit-elle, même si elle ne partage pas leur vision de l’avenir du Canada.Elizabeth May craint tout particulièrement que le NPD ne fasse comme à la dernière élection et tire à boulets rouges sur le Parti libéral de Stéphane Dion, plutôt que sur les conservateurs.Pour elle, l’ennemi principal de la planète et du Canada est ces conservateurs qui développent les sables bitumineux sans politique de réduction des gaz à effet de serre, qui si-gnent sans le moindre débat public des ententes avec les Etats-Unis pour les autoriser à venir prendre le relais de nos soldats sur le territoire canadien tout en gardant les leurs sous commandement américain et qui veulent intensifier l’intégration de notre économie à celle des Etats-Unis conformément à la philosophie 300 000 documents en dépôt qui demandent de l’espace.C’est devenu un problème criant pour les universités francophones.H faudra numériser davantage.» Un terrain fertile L’échappée virtuelle ne garantit même pas la survie.L’éditeur danois Gyldendal a abandonné au début de l’année son service d’abonnement en ligne pour son encyclopédie, déjà morte sur volume en 2006.Un plan de relance misant sur la mise en ligne gratuite se fait attendre.«Les mutations sont nombreuses, c’est vrai, mais le terrain encyclopédique est toujours très fertile, commente alors la directrice de chez Larousse.Si les grandes col-ledions multivolumes n’attirent plus guère les acheteurs, la volonté de savoir est bien vivante! Qu 'elle emprunte les chemins du papier, du DVD-rom ou du web.De ce fait, je ne crois pas que le secteur encyclopédique soit menacé, il sera exploré de manière différente, c’est tout.» Il est faux de croire qu’il n’y ait point de salut hors du papier.L’encyclopédie québécoise L’Agora n’existe que sur la grande toile.The Encyclopedia of Life vient de commencer sa vie utile sur le net et vise le catalogage de toutes les formes de vie sur Terre.Les savants se disent ravis de pouvoir compter sur la collaboration de milliers de zoologues amateurs à travers le monde.Il y a des projets semblables d’encyclopédie libre et communautaire sur le droit et la science politique (jurispedia), le libéra- CANNES tin sera fortement représenté à l’image.Comme si le film d'ouverture, réalisé par un Brésilien, était un signe d’ouverture en même temps qu'un contre-exemple (Blindness a été entièrement tourne à Toronto) , la lumière du monde latin passera par les objectifs du Brésilien Walter Salles, qui montre le Sào Paulo populaire contemporain dans Linha De Passe, de l'Argentine Lucrecia Martel (La Mujersin cabeza), maître de l’insolite subtil, et de son compatriote Pablo Trape-ro (Leonora).L'Américain Soderbergh a lui aussi planté sa caméra en Argentine et à Cuba pour les besoins de Che, son film-fleuve de quatre heures et demie sur la vie de Guevara, alors que l’ami allemand Wim Wenders a fait un détour par la Sicile, l’espace d'un Palermo Shooting.Même Woody Allen y va d’m «ihola, como estas?» avec son nouvel opus Vicky Cristina Barcelona.offert hors concours samedi prochain.Olé.Mais cette 6L compétition cannoise marque le retour des grands films politiques italiens dans la tradition des années 70.Le plus attendu des deux films annonçant cette possible renaissance est sans confredit Gomorra, adaptation du best-seller de Roberto Sayia-no, rencontré par Le Devoir la semaine dernière.L'au- de l’«Ecole de Calgary- ou de l'Institut économique de Montreal.«Je n’essaie pas de défendre les libéraux et je ne veux pas être le Ralph Nader de la politique canadienne, fy ai bien pensé avant de me lancer en politique.Mais, même si c’est évident que je ne serai pas première ministre après la prochaine élection, on doit tout faire pour placer les enjeux environnementaux et celui du climat au centre de la prochaine élection, ce qu’on va faire si on arrive en particulier à avoir notre place au débat des chef.» Le Québec Elizabeth May n’hésite pas à partager sa pensée sur le Québec avec son nouveau chef adjoint Claude William Genest, qui entend d’ailleurs se présenter dans Westmount à la prochaine occasion.Ce nouveau porteqwole du Parti vert canadien est le fils de l’acteur Emile Genest.Il enseigne notamment à Montréal, mais anime aussi unç émission environnementale sur le réseau PBS, aux Etats-Unis, où il travaille aussi avec l’écurie d’Al Gore dans le dossier du climat Pour elle, «le Québec est véritablement une nation, mais dans la Confédération».Elle parle aussi comme d’«un pays avec une culture unique au monde», mais qui doit travailler avec les autres pour arriver à des résultats au plan environnemental.«Aujourd’hui, renchérit Claude W.Genest, est-ce qu’un pays est vraiment indépendant s’il ne contrôle pas la qualité de son eau, de son air, de ses sols et s’il n’a pas la capacité d’appliquer une politique de développement durable qui assure un avenir à ses prochaines générations?» «Le défi de la politique aujourd’hui n’est plus d'être à gauche ou à droite, conclut Elizabeth May.Nous sommes plutôt au commencement d’un âge écologique nouveau, ou ce sera la fin de l’humanité.» Le Devoir lisme (wikibéral) et l’anarchie (anarchopedia).The Stanford Encyclopedia of Ph ilosophy se développe magnifiquement sur le web depuis 13 ans.La somme compte déjà mille notices et un million de mots peaufinés par cent savants.Même la mère de toutes les encyclopédies bénéficie de la mise en ligne libre et universelle.Le programme Analyse et traitement informatique de la langue française de l’université de Chicago (http://portail.atilf.fr) propose les 17 volumes de textes et les 11 de planches, soit 20 millions de mots au total, du monument de la pensée érigé au XVIII' siècle par les philosophes Diderot et d’Alembert Et puis après?La vieille encyclopédie annonce-t-elle l’avenir de l’édition?D’autres secteurs de l’édition seront-ils bientôt touchés à leur tour?Les bons vieux dictionnaires peut-être, ou les manuels scolaires, pourquoi pas?«Difficile d’avoir une boule de cristal à lheure où une nouveauté technologique chasse l’autre perpétuellement!, conclut Line Karoubi, de Larousse.Regardez l’e-book, dont on disait qu’il n’avait pas convaincu.H est en train de reprendre des couleurs! Nous avons toujours chez Larousse une volonté de transmettre des connaissances au plus grand nombre, Internet permet cette incroyable diffusion, et plus les supports sont nombreux, plus la stimulation sera grande de les faire vivre tous.» Le Devoir teur est espéré sur le tapis rouge en compagnie de ses gardes du corps, indispensables depuis que son enquête sur la Camorra, alliance de gangs criminels de Naples, en a fait la cible d’une «fatwa» mafieuse.Générant presque autant d’enthousiasme, Il Divo, de Paolo Sorrentino, raconte le combat de Guido An-dreotti, leader italien de la démocratie chrétienne, à qui la mafia a déclaré la guerre dans les années 90.Entre la sélection officielle, les découvertes à faire à la Semaine de la critique, où Next Floor, le court métrage de Denis Villeneuve, sera projeté, et celles de la Quinzaine des réalisateurs, qui fête cette année son 40 anniversaire, il reste bien des tendances à démêler, des parentés à cerner, des liens à tisser entre les films.Il y aura, comme toujours, et ça fait du bien, quelques débats de fond entre ceux qui goûtent le vin et ceux qui savourent les étiquettes, des débats de surface entre les puristes qui vomissent Indiana Jones (lancé en orbite dimanche) «parce que ce n’est pas du cinéma» et les autres qui rétorquent: «Ben c’est quoi, alors?» C’est parti.Collaborateur du Devoir ENCYCLOPÉDIES ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Une scène de Blindness, le film d’ouverture du 6 U Festival de Cannes, signé Fernando Meirelles.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.9 étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montreal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 3634)305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L'agenda culturel Au téléphoné Par télécopieur 514-985-3346 514-985-3390 TTy, i roccMlon mi-tlrr 1» îmtr iVailri-wn de »r« ,1 bonne- à l« il'orpuiiMliom rcvonmu-s ilont l.i oui* *'.k-« produits mi V- mtvkvn i.-mt-m inUTrwr *¦» 1,vU-un* Si vuu* m- «mhaiiej pu nxrvuir d.oorrr«pondanor A- its nriranisalions.vi-uill.1 pn noir.«‘rv«T a U dientrj.U Vnoirpl publie du lundi y ' ' .lVvoir im |r -i,-kv s,h i„i rs, o,,.,, m >0.11 rut.P,.HI,¦m \ O' ,l.iv' Montrv'.il (Qiu-hvvK MSA AI» Il inl inipnmv |\vr ImpHtm-nv Om-hvvnr SI Iran.SOI boulevard Industriel.Saint Iran surir Rtrhelieti.division de Imprimeries Queheerr Ine -’1.ru» ¦Mint-.l.iequrs Ouest.Montreal l apenee Presse t.anadienne est I, LA,.,.• : Mr-sayenes Dynamiques, division du Croupe Quehriw Ine .àv.N„ilev.e,l Sun.M.trnn Ouest.I .,'al tnyo, de ruhlieanon boreyistremem n OSSS IVp.'l legal B.bln.tbev.rl Arrlm,-.aies du Oueber.J.I7____________________________________
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