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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-04-16, Collections de BAnQ.

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CULTURE CINÉMA Lucien Bouchard aux Archives nationales Page B 2 LE DEVOIR V E S D R E D 1 AVRIL 2 0 0-1 La Fille d'à côté: la précocité d’un futur président Page B 3 WtXEtI Coexistence artistique La galerie des Métiers d’art du Québec du Marché Bonsecours présente l’exposition Coexistence jusqu’au 25 avril prochain.Un peu plus d’une vingtaine d’artistes invités ont trouvé dans le verre, le papier porcelaine argilé, l’érable, le bronze ou le cristal des sources d’inspirations diverses.Simple promenade ou besoin de trouver un objet unique : le détour est intéressant LIO KIEFER On sait maintenant que les artisans du Québec ont depuis longtemps dépassé les plafonds des salons provinciaux où régnaient jadis des bouts de ficelle rafistolés sur des céramiques douteuses.Aujourd’hui, les labyrinthes de la création sont multiples et offrent à différents publics une palette de choix qui ne sont pas spécialement folkloriques.Le folklore est peut-être devenu le mélange des genres, le métissage des matériaux, le décloisonnement des opportunités, le berceau des possibilités, le cimetière des impostures réalistes.On est actuellement dans le tout terrain, classe tous risques.Du bijou à la lanterne, de l’assiette à l’applique murale, du vase au lampadaire, l’artisan québécois est en constante lévitation.Une sorte d’équilibre de la matière, de pantomime de la création.Tout n’est pas à comprendre mais à être senti.On peut effleurer l’objet toute une vie, l’admirer, le laisser passer, le transiter un peu partout ou le fixer à jamais.Si chaque objet exposé a un titre, celui de l’auteur, on peut y ajouter ses propres sous-titres, sortes de pointillés surgis de son imagination.Avec l’exposition Coexistence, la galerie des Métiers d’art du Québec nous transporte pendant quelques instants dans des univers différents.Création ou désintégration, l’exposition est une véritable interrogation sur l’équilibre qui régit les végétaux, les animaux et les humains.Coexistence des genres et des matériaux.Planètes de verre ou de bronze, bijoux symboliques, statues revêches, panneaux muraux, vases en verre coulé à la cire perdue, la balade est agréable.Travail de la terre avec Luc Archambault et coexistence avec le bois et la céramique; Gildas Berthelet et son fauteuil Embrasse-moi, moment d’intimité fort bien léché.Pour Angelina Casalino, c’est l’univers du champignon qui caracole, tandis que Mitsumi Cope joue au papier porcelaine argilé.Marie-Andrée Côté part d’une photo d’orchidée pour en arriver au cœurûn bolé.Chez Laurent Craste titre son œuvre La Mort de Pan, ou comment créer une urne funéraire dédiée au joueur de flûte.Elyse de Lafontaine se plonge dans les herbes et la nature, entre des fils de coton, des crins de cheval et des tiges de plume.Le verre façonné, on le retrouve chez Jean-Marie Giguère, qui obtient sa coexistence avec des gravures au sable.Rosie Godbout, elle, joue sur une pièce en cuivre oxydé avec du coton et de la toison mérinos, te) un fragment, titre de son œuvre.Eva Lapka aime tellement la terre et ses beautés qu’elle a intitulé ses figures de grès et de glaçure D’où je viens ?.Syntaxe du verre façonné et de l’argile modelée chez Michèle La-po» te et collier en argent et PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR La Dormition d’Orphée, Luc Archambault Au Marché Bonsecours, une exposition propose une interrogation sur l’équilibre régissant les végétaux, les animaux et les humains marbre pour Christine Larochelle.Louise Lemieux se plait dans la photographie et l’usage des créations textiles, entre énergie et confidences.Sylvie Lupien offre une pièce en trois bagues, intitulée On a marché sur les fleurs, vision d’un monde en déchirure.Bronze et bois chez Marc Martel appelé Mal de terre et pâte de verre façonnée au chalumeau chez Caroune Ouellette.Caroline privilégie la pulpe de papier et le verre dans une œuvre inspirée du mouvement et de la morphologie des corps.Pour Claudio Pino, c’est la coexistence entre l’argent l’or, le rubis, le saphir bleu et jaune, l’opale, l’émeraude, la turquoise et l’améthyste, pour une œuvre intitulée.Eristence.Stephen Pon est le gardien de totems en pâte verre, verre soufflé et acier, tandis que Donald Robertson offre trois vases en cristal coulé à la cire perdue, taillé, poli, avec du cuivre à la clé.Jean Paul Robinson joue avec l’imaginaire du promeneur en intitulant Voile son œuvre faite de verre soufflé et de tissu.Enfin, Lisette Savaria offre des roses en papier vitrifié sur glaçure et Natasha St-Michael joue avec les fils et les perles pour des existences réciproques, inspirations microscopiques de la nature.Existence, coexistence ?Tout est ici si différent et si pacifique.¦ Galerie des Métiers d’art du Québec, Marché Bonsecours, 350, rue Saint-Paul, * (514) 878-2787, poste 2, wumgaleriesdesme-tiersdart.com Comme une rivière qui transperce la ville, Michèle Laporte.* Ombres et silhouettes Le Centre d’exposition de l’Université de Montréal présente jusqu’au 25 avril une sélection d’œuvres en compétition dans le cadre du 18' Concours interuniversitaire de photographie.Le thème choisi cette année, «Ombres et silhouettes», laisse une grande place à l’expérimentation technique et artistique des participants férus de photographie.C’est une occasion unique pour ces étudiants d’exposer leur travail et de se mesurer h des photographes professionnels puisque les plus récentes œuvres des professeurs seront également présentées.Cette année, une soixantaine d’œuvres seront exposées au Centre d’exposition de ITJdeM et dans d’autres universités participantes.Le centre est ouvert au public les mardis, mercredis, jeudis et dimanches de 12h à 18h.D est situé dans le pavillon de la faculté de l’aménagement, 2940, chemin de la Côte-SainteGatherine.Entrée gratuite.» (514) 343-6111, poste 4694; www.expo.umontreal.ca.Porte- bonheur Chaque culture a ses croyances, ses mythes et ses superstitions.Au Musée des maîtres et artisans du Québec ce week-end, en atelier pour la famille à 13h30 ou à 15h, on crée un porte-bonheur en pendentif afin que la chance soit toujours avec ; nous (surtout pendant les examens à l’école 0 .Le portebonheur est fabriqué en argue et décoré avec des accessoires du quotidien.Réservations requises.Dimanche, place à une démonstration de dentelle avec Huguette Morin-Sasseville et une dentellière invitée.La beauté de la dentelle n’a d’égale que la magie de voir ces motifs délicats apparaître sous les mains de la dentellière qui manie délicatement des dizaines de fuseaux de bois sur leur coussin, un coussin qui n’est pas un accessoire de repos mais bien un outil de travail! C’est l’occasion d’observer, de comprendre et de partager le charme envoûtant de l’art de la dentelle.Musée des maîtres et artisans du Québec, 615, avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent.» (514) 747-7367; wummmaq.qc.ca.Un air d’été ! Il est maintenant temps de planifier vos vacances et activités de la prochaine saison estivale.Quel meilleur endroit pour le faire que le Salon vacances et loisirs d’été et le Salon fleurs, plantes et jardins?Jusqu’à dimanche, la Place Bonaventu-re de Montréal se donne un air d’été avec la tenue de la 14* édition de ce salon.L’événement se transportera ensuite à Québec pour y être présenté conjointement avec le Festival de la gastronomie, les 23, 24 et 25 avril au Centre de foires Ex-poChé.wwwsalonvacances.com.Papillons en liberté Dernier week-end pour vous laisser effleurer par les papillons en liberté dans la grande serre du Jardin botanique de Montréal www ville.montreal.qc.ca/jardin.Julie Carpentier LE DEVOIR.LE VENDREDI 16 AVRIL 2004 B 2 WEEK-END CULTURE Comme une pluie.* r#*.JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE NOUVEAU spectacle du Cirque Éloize s’intitule Rain -Comme une pluie dans tes yeux.Les premières représentations auront lieu en mai à Montréal.Une tournée conduira ensuite la troupe en région, puis en Belgique, en France et au Royaume-Uni, à l’automne.Une quarantaine de représentations prendront l’affiche aux États-Unis au début de l’année prochaine.Lucien Bouchard aux Archives nationales STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Les Archives nationales du Québec (ANQ) viennent de compléter l’acquisition des documents personnels de Lucien Bouchard.Le fonds de l’ancien premier ministre compte quelque 200 boîtes, soit plus de 65 mètres linéaires, qu’une petite équipe de spécialistes va traiter d’id l’automne.La valeur marchande de la portion véritablement privée des documents sera alors soumise à la Commission d’évaluation nationale des archives.Le montant payé pour le lot ne sera donc pas connu avant plusieurs mois.De même, le fonds comme tel demeure inaccessible pendant le travail des archivistes qui doivent examiner chacun des documents.Le légataire conservera le dernier mot sur la diffusion des renseignements les plus délicats.Lucien Bouchard a été ambassadeur du Canada en France, ministre conservateur à Ottawa, fondateur du Bloc québécois puis chef du Parti québécois et premier ministre du Québec de janvier 1996 à janvier 2001.«La convention a été signée après des mois d’approches et nous en sommes très heureux puisque M.Bouchard a été un personnage important dans l’histoire du Québec», explique Sylvie Lemieux, directrice générale des Archives nationales.«Les documents nous sont parvenus il y a à peine deux semaines et nous devons réaliser un important travail avant de les rendre accessibles au public comme aux historiens.M.Bouchard va alors rendre certaines parties accessibles et établir des restrictions pour certaines autres, ce qui est tout à fait normal.» Selon un protocole signé il y a un an, l’Assemblée nationale conserve ses propres documents (ceux du président par exemple) tandis que les ANQ reçoivent ceux de l'exécutif, où ils rejoignent et complètent ceux des ministères, stockés là depuis des décennies.Les fonds de presque tous les ministres importants et de tous les premiers ministres du Québec (sauf Bernard Landry et Jeap Charest) s'y trouvent déjà A Ottawa, Bibliothèque et Archives Canada pourraient bientôt remettre un million en crédit d’impôt pour l’acquisition des archives privées de Jean Chrétien (voir Le • Devoir du 4 mars dernier).La définition fédérale, très généreuse, permet d’inclure dans le lot 285 000 photographies officielles et 1400 cassettes vidéo.A Québec, le privé l’est vraiment.Habituellement, la proportion des archives dites privées ne dépasse pas le tiers de l’ensemble d’un fonds et rapporte rarement plus de quelques dizaines de milliers de dollars au donateur.•Les archives privées de Lucien Bouchard, ce sont ses archives de citoyen ou des documents qui témoignent de ses activités professionnelles, par exemple comme avocat», précise la directrice générale, qui fournit des modèles tirés des autres fonds: un journal personnel, des notes scolaires, des lettres aux amis et aux proches, etc.•Les archives publiques que nous allons retrouver dans les boîtes seront transférées dans les différents ministères concernés.Mais je ne peux pas en dire plus puisque le traitement vient à peine de commencer.» Les restrictions demeureront à la discrétion du donateur.Les derniers scellés posés par Claude Ryan tomberont l’an prochain, en novembre.Jacques Parizeau, un autre célèbre donateur récent, distribue lui-même les autorisations de consultation des sections les plus délicates de son fonds qui, un jour, sera également accessible en totalité.=r MUSIQUE CLASSIQUE Un Jardin d’amour à la cathédrale I -.I.CHRISTOPHE HUSS Dans le cadre de leur dernier concert de la saison, Matthew White et son ensemble Les Voix baroques présenteront aujourd'hui et demain la création canadienne d’une œuvre vocale d'Alessandro Scarlatti datant du tout début du XVIir siècle.D n’y a pas que l’initiative musicale qui titille l’esprit en la circonstance mais aussi le choc des cultures entre le sujet charnel et voluptueux d’// Giardino d’Amore, qui raconte l’histoire d’amour de Vénus et Adonis, et le lieu du concert, la très vénérable cathédrale Christ 22 au 25 avril 2004 Palais des congrès de Montréal I \Jy Admission 15 $ -18 ans et plus (514) 255-5757 www.salondesvins.com Heures d ouverture Jeudi, vendredi et samedi : de 12 h à 21 h Dimanche: de 12 h à 18 h L'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux et son partenaire principal la SAQ présentent le Salon des vins et spiritueux de Montreal.__ PU ASSOC IATION QUIIUCOISE DIS AGENCES VNl DIVINS BURLS LT SPIRirUUIX INC Church de Montréal.On imagine que le •Very Reverend Michael ].Pitts» classe les batifolages musicaux dans le rôle de public education que doit assumer son saint lieu! Il Giardino d’Amore a été écrit autour de 1700-1705.Présenté par Les Voix baroques comme un •opéra de chambre», il s’agit en fait d’une simple sérénade, fort loin de justifier le qualificatif d’«opéra», surtout s’agissant d’un maître du genre de la stature d’Alessandro Scarlatti (1660-1725).Le père de Domenico est en effet l’auteur de près de 50 ouvrages lyriques (c/ La Griselda parue récemment sous la direction de René Jacobs) mais aussi de plusieurs oratorios autrement éminents, tel Caïn, ou le premier homicide (1707).Scarlatti a été actif à Naples de 1684 à 1702, puis à Rome.La serenata, sorte de cantate profane scénique ou semi-scénique, pour deux ou trois voix, y était très en vogue et servait de divertissement en plein air ou dans les palais de quelque duc ou prince.Il Giardino d’Amore est une œuvre pleine de charme et de verve (excellent air de bataille d’Ado-nis, beau duo final) dans laquelle les rôles sont travestis.C’est ainsi que Matthew White sera Vénus et que la soprano Shannon Mercer., incarnera Adonis alors que, pourla.'.première fois, Les Voix baroques/ seront dirigées par le chef et clave- j ciniste Alexander Weimann.IL GIARDINO D’AMORE J Avec Shannon Mercer (Adonis),'.Matthew White (Vénus), Les Voix baroques, avec Josh Cohen (trompette) ,.1 et Alexander Weimann, clavecin, orgue et direction À la cathédrale Christ Church Aujourd’hui et demain à 20h ® (514) 845-8541 Le Nobel portugais Saramago fait la paix avec le parti au pouvoir AGENCE FRANCE-PRESSE Lisbonne — Le Prix Nobel de littérature portugais José Saramago a publiquement mis un terme hier à sa brouille avec le Parti social-démocrate portugais, au pouvoir, dont un responsable avait tenté de retirer l’un de ses ouvrages de la course au Prix européen de littérature en 1992.•Je considère que cette affaire est close.Les relations sont totalement normalisées», a déclaré l’écrivain au cours d’une conférence de presse à l’issue d’un déjeuner organisé par le chef du gouvernement portugais, José Manuel Du-rao Barroso.José Saramago, qui se proclame athée, s’était installé aux ües Canaries espagnoles à la suite de cej épisode.Un sous-secrétaire d’Etat à la Culture de droite avait retiré L’Évangile selon Jésus-Christ, publié en 1991, de la liste des ouvrages candidats au Prix européen de littérature, jugeant blasphématoire un passage dans lequel le Christ perd sa virginité.L’écrivain portugais, proche du Parti communiste, s’était dit victime d’un acte de censure et avait annoncé qu’il refusait de participer à toute manifestation officielle tant que le Parti social-démocrate (PSD, centre-droite) serait au pouvoir et qu’il ne lui aurait pas présenté d’excuses.Le premier ministre portugais, qui préside le PSD, a fait le premier pas en déclarant il y a quelques semaines à l’hebdomadaire Expresso qu’il condamnait •absolument» les actes de discrimination à l’endroit de José Saramago •en raison de ses opinions personnelles».•Je n’ai jamais été d’accord avec cette décision.Je pense que le pouvoir politique ne doit pas chercher à limiter la liberté de création», a-t-il rappelé hier dans la conférence de presse.•José Saramago est l’un des grands noms de la littérature portugaise et sera étudié dans les prochaines années, voire dans les prochains siècles», a-t-il ajouté.L’écrivain âgé de 81 ans, qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1998, a vendu près de 3,5 millions de livres, traduits dans plus de 30 langues, à travers le monde.Le dernier roman de l’auteur portugais, Essai sur la lucidité, a été lancé le mois dernier.Avec ce livre, qui décrit les réactions d’un, gouvernement de droite après' des élections marquées par 83 % de bulletins blancs, José Sarama-.go a suscité une polémique sur le fonctionnement de la démocratie.Il figure sur la liste commune Parti communiste-Verts aux élections européennes.SAO CONCOURS Si j'étais libraire et LE DEVOIR vous invitent à participer au concours Si j’étais libraire et à courir la chance de gagner l’un des 10 ensembles des livres finalistes du Prix des ,luQ“ib“ libraires du Québec 2004 (valeur totale de 2 745 $).Concours Si fêtais libraire 2004 Si vous étiez libraire, quel serait votre choix, parmi les finalistes du Prix des libraires du Quebec 2004, pour chacune des catégories suivantes?FINALISTES - ROMAN QUÉBÉCOIS O Pascale, Françoise de Luca (Varia) O L’analyste, David Homel (Leméac) O Nouvelles d'autres mères, Suzanne Myre (Marchand de feuilles) O Wasurenasusa, Aki Shimazaki (Leméac) O La héronnière, Lise Tremblay (Leméac) FINALISTES - ROMAN HORS QUÉBEC O Les âmes grises, Philippe Claudel (Stock) O Middlesex, Jeffrey Eugenides (de l'Olivier) O Tout ce que jaimais, Siri Hustvedt (Actes Sud) O La Malédiction Henderson, David Adams Richard (Pleine Lune) O Clara et la pénombre, José Carlos Somoza (Actes Sud) Déposez ce bon de participation chez un libraire, membre de l'Association des libraires du Québec*, AVANT LE 24 AVRIL 2004, 18h.S.V.P.remplir en lettres moulées.Nom, Prénom.Adresse_____ Téléphone (jour).(soir).• i« « I* : 4 Mil 11 Tirage de dix gagnants répartis dans l'ensemble du Québec.Les gaulants seront annoncés le 11 mai 2004, à la chapelle historique du Bon-Pasteur, lore du spectacle Ai Prix des libraires du Québec, où le public est invité (entrée gratuite).Les fac-similés ne sont pas acceptés.Les participants doivent avoir 18 ans et plis.‘ WPORTAMT : VajMez consulter le site Internet wwmalq.qc.ca ou comrniTiqijer au (514) 526-3349 afr de vérifier si votre ttraire est membre de Hssodadon.Règlements disponfcte au bureau de l'Association.(DltlONV iVIVIIA En collaboration avec : LEMÉAC 4 Stock 1 LE DEVOIR.LE VENDREDI 16 AVRIL 2004 W E E K - E X I) CINEMA Â l’affiche cette semaine SOURCE: MED1AF1LM.CA CONNIE ET CARLA États-Unis, 2004,97 minutes.Comédie dramatique de Michael Lembeck avec Nia Vardalos, Toni Collette, David Duchovny.Témoins du meurtre de leur patron, deux serveuses d’un bar partent se cacher à Los Angeles.Les deux aspirantes chanteuses deviennent les vedettes d’un spectacle.• V.o.: Forum, Cavendish, Place LaSalle, Colisée Kirkland, Des Sources, Spheretech.• Vi.: Place LaSalle, Quartier latin, StarCité.MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN France, 2003,94 minutes.Comédie dramatique de François Dupeyron avec Omar Sharif, Pierre Boulanger, Gilbert MeM Dans les années 60 à Paris, Moïse, un garçon juif de 13 ans, habite seul avec son père dépressif.Laissé à lui-même, l’adolescent se lie d’amitié avec le vieil épicier du coin, M.Ibrahim, un musulman soufiste qui lui fait découvrir la vie.• V.o.: Quartier latin, Beaubien.* V.o., s.-ta.: Ex-Centris.PENDANT QUE COURT L’ASSASSIN Québec, 2004,70 minutes.Documentaire de Magnus Isacsson.Grièvement blessés lors d'attentats commis dans le cadre de la guerre des motards, des citoyens se regroupent afin de faire valoir leurs droits et pour tenter de convaincre le gouvernement de modifier la législation actuelle sur les victimes d’actes criminels.• V.o.: Ex-Centris.TUER BILL-VOL 2 États-Unis, 2004,137 minutes.Thriller de Quentin Tarantino avec Uma Thurman, David Carradine, Mkhael Madsen.Ayant miraculeusement survécu à un massacre orchestré par Bill, l’ex-tueuse professionnelle Black Mamba entreprend de se venger.• V.o.: Colisee Kirkland, Dorval, Paramount, Cavendish, Côte-des-Neiges, Place LaSalle.Lacordaire, Des Sources, Spheretech.• V.f.: Place LaSalle, Quartier latin, StarCité, Versailles.WHEEL OF TIME (Rad der Zeit) Allemagne, 2003,81 minutes.Documentaire de Werner Herzog.Chaque année, des centaines de milliers de fidèles se rendent à Bhod Gaya, en hide, pour recevoir les enseignement?du dalaï-lama lors de l’initiation du kalachakra, l'un des rites les plus importants de la religion bouddhiste.• V.o.: Cinéma du Parc.Trop près du sol, de Carole Laure, sera à Cannes ODILE TREMBLAY ‘ LE DEVOIR La comédienne et désormais réalisatrice Carole Laure verra une fois de phis un de ses films, Trop près du sol, au Festival de Cannes dans la section «la Semaine de la critique», ü y a deux ans, elle y était présente avec son premier long métrage, Les Fils de Marie, dans lequel elle tenait la vedette comme mère en quête de fils, film qui n’a guère connu de succès.Carole Laure accompagnera cette fois un film dans lequel elle ne joue pas.Pour son deuxième long métrage, l’ancienne égérie de Gilles Carie met en scène sa fille Clara Furey aux côtés de Jean-Marc Barr, de Danièle Hubbard et de Mireille Tibault Le film suit trois générations de femmes avec, en fond de scène, le milieu des arts, le dnéma mais surtout la danse, passion commune des héroïnes.D s’agit d’une coproduction France-Québec, entre Lorraine Richard, de Cité-Amérique, (derrière Séraphin et Monica la Mitraillé), et Les Productions Laure Furey, propriété de Carole Laure.Film Tonie est le distributeur québécois de Trop près du sol, dont la sortie française est prévue en prindpie pour le mois de mai, dans le sillage de Cannes.La sélection du film de Carole Laure à la Semaine de la critique semble sceller, en tout état de cause, le sort de Littoral, premier film de Wajdi Mouawad, qui a adapté sa propre pièce à l’écran.On savait la Semaine de la critique intéressée par Littoral, mais les chances sont à peu près milles de voir cette section retenir deux films québécois.Aux dernières nou- Carole Laure JACQUES GRENIER LE DEVOIR velles, Uttoral ne serait pas courtisé par les programmateurs de la sélection officielle.On ne s’attend plus guère à le voir atterrir à Cannes.Quant à la Quinzaine des réalisateurs, en matière de productions québécoises, elle a balancé entre La Peau blanche de Daniel Roby, hanté par des vampires femelles, et le drame Elles étaient cinq de Ghislaine Côté, coscénarisé par Chantal Cadieux.La Peau blanche a été écarté, affirment nos sources, et on ignore encore quel sort sera réservé à Elles étaient cinq.Ce film, sur le thème du viol et de la survie après le traumatisme, brosse le portrait de cinq amies d’enfance que ce drame a séparées.DOCUMENTAIRE Regard sur la mort du journaliste Norbert Zongo PAUL CAUCHON LE DEVOIR Ce sont souvent de simples statistiques, fournies par Reporters sans frontières, qu’on imprime en pjetits caractères au bas des pages: huit journalistes ont été arrêtés, deux ont été tués, six ont été blessés.Mais le grand mérite de ce documentaire de 57 minutes, Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo, est justement de mettre un visage véritable et une vie complète sur une réalité qui demeure souvent trop abstraite.Norbert Zongo, donc, qui était le journaliste le plus populaire du Burkina Faso, est mort en décembre 1998 avec trois compagnons dans sa voiture carbonisée.Dans le film, on fait valoir qu’il s’agit du plus important événement à s’être produit au Burkina Faso depuis l’indépendance du pays.Dans les jours qui ont suivi la mort de Zongo, des dizaines de milliers de jeunes sont descendus dans la rue pour protester, et le pays a été plongé dans la crise.Sous la pression de la rue, le gouvernement a mis en place une commission d’enquête indépendante qui a analysé toutes les hypothèses autour de l’accident pour conclure qu’il s’agissait d’un assassinat, identifiant six suspects, membres de la garde présidentielle.Zongo, un fervent défenseur de la liberté de la presse, avait créé un hebdomadaire très lu, L’Indépendant, où il avait enquêté sur le meurtre d’un chauffeur du frère du président du pays.Le film a été réalisé par Abdou-laye Diallo, producteur et animateur culturel, gestionnaire du Centre national de presse Nor-bert-Zongo, et Luc Damiba, coordonnateur d’une organisation de lutte contre la corruption au Burkina Faso.La facture est classique et ce genre de film sert plutôt de support à un travail de sensibilisation.La famille de Norbert Zongo y témoigne, ainsi que ses amis, des journalistes et diverses personnalités, et le documentaire raconte la vie de Zongo, explore l’impact de sa mort et les tentatives du pouvoir de calmer le jeu auprès de la population.Le cinéaste Abdoulaye Diallo est en visite à Montréal pour quelques jours dans le cadre du festival Vues d’Afrique et son film sera présenté demain, samedi 17 avril, à 16h à l’université Concor- dia à Montréal (salle J.A.de Sève).La projection sera suivie d’une table ropde sur l’impunité et les crimes d’État avec différents invités, dont Nadine Dominique, fille du journaliste Jean Dominique, assassiné en Haiti, et Stephan Hacherai, fils de Zarha Ka-zemi, photojournaliste assassinée en Iran, le tout sous le chapeau de Reporters sans frontières.Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo sera également présenté le mardi 20 avril à 18h au cinéma Beaubien à Montréal et le lendemain, mercredi 21 avril, à 18h à ITJOAM.La précocité d’un futur président THE GIRL NEXT DOOR (v.f.: La Fille d’à côté) Réalisation.Luke Greenfield.Scénario: Stuart Blumberg, David T.Wagner et Brent Goldberg.Avec Emile Hirsch, Elisha Cuth-bert, Timothy Olyphant, James Renar.Image: Jamie Anderson.Montage: Mark Livolsi.Musique: Paul Haslinger.États-Unis, 2004, 109 minutes.ANDRÉ LAVOIE Matthew Kidman (Emile Hirsch) est un garçon précoce.Non seulement ce premier de classe issu d’une famille pros-père et vivant dans une banlieue cosspe rêve de devenir président des États-Unis, mais avant même d’être élu, il tombe amoureux d’une superbe star de cinéma (porno) qui n’hésiterait sûrement pas à être engagée comme stagiaire pour faire des heures supplémentaires.Tout cela peut faire saliver les esprits pervers, mais dans The Girl Next Door de Luke Greenfield, l’industrie du sexe à l’écran apparaît si aseptisée que les bonnes mères de famille voudront bientôt voir leur fille adorée y faire carrière.Ce n’est d’ailleurs pas la seule illusion qu’entretient plutôt habilement cette comédie romantique qui recèle sa part de moments hilarants sans pour autant réussir à bien cacher les aspects les plus réactionnaires de l’intrigue.Dans une scène qui aurait plu à Hitchcock — le voyeur frustré cultivant une fixation sur les blondes, pas le cinéaste.— , Matthew espionne Danielle (Elisha Cuthbert), sa nouvelle voisine, avec un amateurisme qui frise la stupidité.La jeune fille, aussi ravissante que frondeuse, ne s’en offusque qu’à moitié, faisant découvrir au garçon une autre vie, plus exaltante, en dehors des quatre murs de sa chambre et de sa classe.Pour un élève modèle voulant fréquenter les plus SOURCE TWENTIETH CENTURY FOX Le duo pétillant formé par Emile Hirsch et Elisha Cuthbert donne du tonus à la comédie The Girl Next Door, qui reprend de vieilles recettes éprouvées et que même un déshabillé transparent n’arriverait pas à camoufler.grandes universités, la découverte n’est pas banale.Ëlle constitue même un choc, d’abord pour lui, ensuite pour ses deux fidèles camarades et surtout pour les australopithèques qui fréquentent son école.Êt ils sont nombreux.Après quelques péripéties amusantes, dont celles entourant la découverte du véritable métier de Danielle, ce qui freine les ardeurs sentimentales de Matthew, le sort de cette liaison pas très pornographique apparaît aussi prévisible qu’inévitable.Pour étirer un récit déjà bien mince, la présence de Kelly (Timothy Olyphant), un producteur véreux, permet au puceau devenu chevalier servant d'extirper sa belle princesse de ce royaume de la décadence.Au passage, il connaîtra les joies de l’ecstasy, l’euphorie des foires du cinéma porno de Las Vegas et le plaisir de fréquenter les véritables rois sans couronne de cette industrie florissante.Le duo pétillant formé par Emi- le Hirsch et Elisha Cuthbert (une des vedettes de l’excellente série 24) donne du tonus à une comédie qui reprend de vieilles recettes éprouvées et que même un déshabillé transparent n’arriverait pas à camoufler.Par contre, quand un fils de riche poursuit de brillantes études tandis que sa co- j pine l’attend patiemment accou- j dée à une voiture de luxe, on corn- ! prend que l'indécence, du moins J dans The Girl Next Door, n’a rien à ; voir avec la pornographie.fASSIQN MM (AV I F / 1 Vues d'Afrique 2.0‘ Joitihccf^jn ci'hcM et clxoli Au programme 16 AVRIL UpivcFfitfc CaricaMiA C'tmM EHSKSHp ïbMè CmcfrAONF Billets — Ciné-carte 5 entrées pour 2.5$ 1= “tetters (5141 844 2172 ou 1 (866) 844-2172 Articulée et dans les salles de cinéma Info-festival (514) 990-3201 www.vuesdafrique.org ril 2004 Ï*1 À L'AFFICHE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! r V- ' .'''.r .tin hymiK' à l.i Itifnicn |iii ravit les yeux mitant X'.,- (in il entliante resnrit ^ y yrjf}y « prix d’entrée : O 10\3 Whitehorse e- 5V8 Tokyo 19\10 Yellowknife * -10V23 Sydney
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