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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-05-17, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES S A M E D 1 7 E T I> 1 M A N (' Il E M A 1 2 O O S CINEMA Un ovni Villeneuve sur la Croisette Page E 10 ART CONTEMPORAIN Bilan de santé Jamais le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) n’aura autant mis en avant les artistes d’ici que depuis deux ou trois ans.Des solos à répétition, de vastes et fastes mises en place, de solides catalogues.Le point culminant de cette politique: la Triennale québécoise, qui ouvre dans quelques jours.JÉRÔME DELGADO Bilan, revue ou série de coups de cœur?La Triennale québécoise, c’est un peu tout ça, à la croisée de ces trois modèles.Du moins dans sa première version, celle que le Musée d’art contemporain inaugurera dans une semaine.Inaugurera, et dévoilera, littéralement.C’est que le contenu de cet événement, que le MACM n’hésite pas à qualifier de «plus ambitieuse exposition d’art contemporain québécois jamais présentée-», est tenu secret.Qui, quoi, pourquoi?Motus et bouche cousue.Tout le musée L’ambition tient à la quantité d'artistes réunis (38), mais aussi au fait que la totalité du plancher (neuf salles) sera consacrée à la Triennale.«On prend tout le musée, maintient Paillette Gagnon, conservatrice en chef Ça n’a jamais été fait» La Triennale est une biennale nouveau genre.Dès sa nomination comme directeur en 2004, Marc Mayer a voulu la mettre sur pied pour combler « La finalité de l’oeuvre reflète ce que l’artiste pense de sa société» 7 A J HERVÉ GUAY un vide.La Biennale de Montréal et la Manif d’art sont internationales, rappelle-t-il, et elles ne possèdent pas «les meilleures conditions pour exposer».Conditions maximales, espace maximal aussi, puis équipe maximale de commissaires: la Triennale québécoise est l’œuvre du bureau de conservation au complet Marc Mayer, pourtant l’instigateur, ne s’en est pas mêlé.Même si certaines choses ne lui plaisaient pas.«Je suis un démocrate, dit-il, je ne crois pas à l’ingérence.» La sélection s’est faite de manière instinctive et au bout un thème en est sorti.Le titre.Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme — maxime attribuée à Antoine Lavoisier, chimiste et philosophe français guillotiné pendant la Révolution —, insinue que l'artiste procède comme un scientifique afin de transformer son monde.«La finalité de l’œuvre reflète ce que l’artiste pense de sa société», résume Paulette Gagnon.Mayer se plaît à définir cette expo démesurée comme «une célébration et un bilan de notre scène artistique».«U s’agit de dire, précise-t-il, qui fait de l’art ici.maintenant, quels artistes nos écoles ont produits, quels artistes aînés sont toujours intéressants.Quoiqu’il n'y en ait pas [dans cette triennale], parce qu’üy a tellement de jeunes artistes, en bas de 45 ans.Cest assez phénoménal.» VOIR PAGE E 2: MACM Sarah Doucet et Dana Gingras dans Smash up Cap sur le FIA Un parcours à risque, semé d’inconnu et d’intuitions heureuses FRÉDÉRIQUE DOYON Un vent de l’Est et du Sud balaie la deuxième édition du Festival TransAmériques (FTA), du 22 mai au 5 juin, avec des productions issues des nouvelles dramaturgies russe, roumaine, brésilienne, argentine et de la scène chorégraphique turque.De ce souffle surgit souvent l’étranger, l’inconnu — et même la perte de repères du critique, essentielle au renouvellement de son regard! Si la danse d’ici, plus familière, rayonnera de tous ses feux avec les nouveaux crus des Marie Chouinard, Paul-André Fortier et Danièle Desnoyers, Le Devoir choisit plutôt de proposer à ses lecteurs, parfois sous l’impulsion de l’intuition bienheureuse, un parcours à risque, à l’instar de ce que propose de plus en plus le FTA 1.Leur rencontre semble aussi extraordinaire qu’incongrue.Benoît Lachambre, maître des happenings collectifs et explorateur des travers et instincts humains oubliés, enfouis, niés, dansera Is You Me avec Louise Lecavalier, interprète physique et fougueuse qui a fait les beaux jours de La La La Human Steps avant de se tourner vers un langage plus introspectif.Le solo I Is Memory, récemment créé par Lachambre pour la mythique danseuse, avait déjà scellé leur union.Et on peut s’attendre à ce que l’étrangeté qui en émanait soit à nouveau au rendez-vous.Mais cette fois, leurs deux corps inclassables sont réunis dans ce duo sur l’identité, la fusion, la distance, qui cristallise surtout leur désir de danser ensemble.Usine C, 23-26 mai.2.Côté théâtre étranger, il n’y en a à peu près que pour l’Europe de l’Est cette année.Avec Oxygène, cependant, le public montréalais aura enfin accès à la nouvelle dramaturgie russe dans ce qu’elle a de plus novateur et de plus déstabihsant.Monté par Galin Stoev, metteur en scène bulgare travaillant en Belgique, ce texte de Viripaev prend appui sur les Dix Commandements, que l’au- teur parodie allègrement les extrémismes les plus fous sont abordés dans ce brûlot Dans ce spectacle, il est à noter que le rapport entre les comédiens est plus important que les interactions entre les personnages qu’ils incarnent En somme, cet Oxygène débordant de vie devrait prouver aux incrédules que le théâtre n’est pas un vieux truc démodé! Espace libre, 27-31 mai.3.Pour être attendu, le retour de Marie Brassard au FTA n’en constitue pas moins une exceUente nouvelle.On ne lui demande même pas de se renouveler complètement tant l’imaginaire convoqué par l’interprète de Jimmy, créature de rêve est riche.Le titre de son nouvel opus, L'Invisible, laisse entendre qu’eDe continue de scruter les zones plus obscures de la psyché humaine, celles-là mêmes qui, d’ordinaire, ne se laissent pas facilement appréhender.Néanmoins, ces zones reculées ne résistent guère à cette actrice transformiste.Berlin, ville que l’artiste aime et fréquente assidûment, VOIR PAGE E 2: FTA AUSTIN YOUNG 1 L E I) E V 0 I R .L ES SAMEDI 17 ET DI M A X C H E 18 M AI 2 0 0 8 K 2 CULTURE MACM SUITE DE LA PAGE E 1 Pour lui, cette fête en long et en large de l’art québécois était nécessaire: elle est bonne pour l’ego et permet de briser une fois pour toutes l’image d’une société colonisée.«L’expo prouvera aux (Québécois eux-mêmes, croit le directeur, que.nous n’avons aucun retard sur la scene internationale.» In santé de notre art est extraordinaire et sa diversité ressemble à celle du reste du monde.Secret d’État Et pour expliquer tout ce secret autour de la liste sélecte, une réponse, noble: donner la chance aux œuvres.«Dans la plupart des biennales, estime Marc Mayer, -Annoncer la liste six mois d’avance coupe l’enthousiasme.Vous l’avez déjà critiquée, vous l’avez déjà imaginée.Ça devient une réflexion sur la liste.Nous, nous n'avons pas de liste, mais une série d’œuvres.» L’expo, insiste-t-il, en est une d’œuvres, pas d’artistes.D’œuvres fortes.In formule «pas d’œuvres mineures d’artistes majeurs» cimente l’ensemble.Après six mois de visites d’ateliers et d’expos, les choix se sont ar: rêtés sur trente-huit artistes, «jeunes» donc, mais pas nécessaires ment sortant de l’université — le MAC laisse volontiers le rôle de des couvreurs de talents aux centres d’artistes et aux galeries.Une brochette d’artistes établis, mais pas les plus en vue non plus.Exit probablement le quatuor Grandmaison-Gau-thier-Fortin-Pouliot—chacun ayant déjà eu droit a son solo au musée.«La plupart des artistes n’ont jamais exposé au musée», avance du bout des levres Marc Mayer.«Ce sont des artistes actifs sur la scène actuelle québécoise, précise Paulette Gagnon, qui avaient des œuvres à présenter.Inédites, à Montréal.» Mais encore?Les BGL, Nicolas Baier, David Altmejd y seront-ils?Aurons-nous droit à des surprises?Motus et bouche cousue.Une seule certitude: Michel de Broin, dont le Black Whole Conference, un amas de chaises noires exposé à Halifax dans le cadre des prix Sobey, illustre l’affiche promotionnelle.Collaborateur du Devoir LA TRIENNALE QUÉBÉCOISE: RIEN NE SE PERI), RIEN NE SE CRÉE, TOUT SE TRANSFORME Musée d’art contemporain de Montréal, 185, rue Sainte-Catherine Ouest Du 24 mai au 7 septembre PLUS DE 22 SPECTACLES TONIFIANTS ET AUDACIEUX DONT.- 22 I transom DÈS JEUDI! IS YOU ME Par B.l.eux - Montréal 23>24>25>26 mai Usine C .'¦ ' fjjgü DUO BENOÎT LACHAMBRE & LOUISE LECAVALIER EN PREMIÈRE MONDIALE Deux monstres sacrés de la danse contemporaine, Benoît Lachambre et Louise Lecavalier.enfin réunis sur la même scène dans un duo incandescent créé avec la complicité du plasticien Laurent Goldring Après / Is Memory, la petite merveille de solo que Lachambre a créé pour elle en 2006, ne manquez pas cette rencontre espérée et attendue! «[.] Trop jouissif, trop beau! (I Is Memory) » - TÉLÊRAMA, France, 2006 MÉDIAS Un safari très payant PALL CALCHON impact de YouTube n’est plus à ’ démontrer.Mais il semble que ce soit la premiere fois qu’un simple clip diflusé sur YouTube, Battle at Kruger, fasse l’objet d’un documentaire complet d’une heure sur une «vraie» chaine de télévision, National Geographic Channel la semaine derniere, les médias américains n’ont pas manqué de souligner cette premiere, en remarquant que la pression causée par Internet est telle que les chaînes puisent de phis en plus sur la grande Toüe pour combler leur programmation.L’histoire de ce clip est assez étonnante.Il a été tourné en septembre 2004 par David Budzinski, un simple touriste américain de Houston, en voyage en Afrique du Sud, qui participait à un safari dans le grand parc national Kruger.Ce jour-là, il était dans un petit véhicule avec sa femme, deux autres touristes et un guide.Budzinslri filmait ce qu’il voyait avec une caméscope que sa femme venait d’acheter.Comme il le déclarait lui-même la semaine dernière à Fox News, il ne savait pas vraiment comment l’utiliser, sauf peser sur le bouton «on» et zoomer de temps en temps.Le guide s’est arrêté pour observer une demi-douzaines de jeunes lions.Le groupe a alors assisté à une scène exceptionnelle que tous les réalisateurs de documentaires animaliers professionnels rêvent de capter.Les lions ont isolé un jeune buffle de l’ensemble d’un troupeau pour l’attaquer.Un crocodile s’en est mêlé pour tenter de leur ravir leur proie.Puis, la troupe entière de buffles, en un stupéfiant travail de coordination, est revenue à la charge pour isoler chacun des lions et récupérer le jeune buffle, toujours vivant La scène, qui a duré environ huit minutes, a été filmée de façon très claire.Selon le guide du safari, personne n’avait jamais assisté à une telle scene animalière.C’est là que l’histoire devient encore plus fascinante.Budzinski a voulu offrir le tournage aux réseaux de télévision.Tous ont refusé, expliquant qu’ils n’étaient pas intéressés a diffuser des films amateurs.Budzinski a alors tait des copies DVD du film pour Jason Schlos-berg, un autre participant au même safari.Pendant trois ans, le film a circulé parmi leurs amis.Puis, l’année dernière, Schlosberg l’a mis sur YouTube, croyant qu’il serait ainsi plus simple de le partager avec ses connaissances.La vidéo décolle, littéralement Le public s’en empare: elle grimpe, grimpe et à la fin de 2007, elle devient une des vidéos les plus vues parmi les millions qu’on peut trouver sur YouTube.Elle est primée par les internautes dans le palmarès annuel de YouTube.La semaine dernière, le nombre total de vision-nements dépassait 30 millions (vous avez bien lu).National Geographic a donc acheté les droits de diffusion pour la télévision.La semaine dernière, elle présentait un documentaire d’une heure sur cette vidéo, retournant au parc Kruger et interviewant des spécialistes du comportement animalier.Le plus surprenant, peut-être, c’est qu’un des patrons de National Geographic Channel a qualifié le documentaire de «complémentaire» à la vidéo en ligne, ce qui représente évidemment un renversement complet de la relation téléinternet.Alors, ne partez pas en voyage sans une bonne petite caméra, au cas où.Le Devoir SOURCE YOUTUBE SW1 Wê Hom* vutee» Channels mnWHinlty Battle at Kruger ¦JMcnïTS 1 y**f « -¦ W ÜÜæsPsP «jy61209î S*ery** j.: : Avada&Ie New HiÉliMAliMattÉ PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE SEAGULL-PLAY (la mouette) Enrique Diaz - Rio de Janeiro 28>29>30>31 mai Usine C Le metteur en scène Enrique Diaz et ses comparses opèrent une dissection en règle du classique de Tchékhov.Oubliez les forêts de bouleaux, les robes blanches et les ombrelles, cette Mouette délestée de toute sentimentalité est d'une insolente liberté.•< Cette démarche exubérante réjouit.Après son très acclamé Rehearsal Hamlet, Diaz réussit une nouvelle fois à dépoussiérer un des classiques les plus Joués.» - LE San.Belgique, 2007 LÀ OÙ JE VIS Le Carré des Lombes - Montréal 22>23>24>25 mai Agora de la danse La chorégraphe Danièle Desnoyers explore de nouveaux horizons artistiques avec ce spectacle au croisement de la danse, de la musique expérimentale et des arts visuels.7 IMPORTANT THINGS STO Union - ottawa 27>28>29>30 mai Théâtre La Chapelle EN ANGLAIS » Sans doute la compagnie de théâtre expérimental la plus importante au pays.» - THE OTTAWA CITIZEN.2007 CHAMBRE BLANCHE Compagnie Michèle Nolret - Bruxelles 27>28>29>30 mai Agora de la danse « Michèle Nolret.la plus intéressante des chorégraphes de la Belgique francophone.» - LE NOUVEL OBSERVATEUR.2007 PETITS FANTÔMES MÉLANCOLIQUES Louise Bombardier - Montréal 29>30>31 mai> 1er juin Théâtre Prospéra « La justesse de ton est bouleversante [.].Un texte concis, poignant qui dit le malaise, la souffrance sans fin, mais aussi la richesse, l'insoupçonnable créativité des autistes.• - ALINE APOSTOLSKA LA PRESSÉ.2007 ET BEAUCOUP PLUS ENCORE : 514 844.3822 / 1.866.984.3822 www.fta.qc.ca VOLET FILMS À LA CINÉMATHÈQUE : Benoît Lachambre & Meg Stuart 21 mai à 18h30 SI4 790 1245 1 «00 3f1 4595 ADMISSION COM festival international DANsûncore DANSE CONTEMPORAINE Kldd Pivot ir Coleman Lemieux et Cie Un incontournable de la danse contemporaine québécoise Crystal Rite, coup de cœur lia dernière on du Festival Vendredi i Billetterie salle J.Antonio-Thompson 1 866 416-9797 festival-encore.com à 4r M fes i ^ it!! ’ -QuJbK i FIA SUITE DE LA PAGE E 1 sera l’un des pivots de cette création qui se veut également «une exploration scénique du double et de l’altérité».Avec Marie Brassard pour guide, la banalité ne sera sûrement pas du voyage.Usine C, 2-5 juin.4.Seulement quatre compagnies étrangères mènent la danse du FTA cette année.L’humanité disloquée de Damaged Goods, compagnie de Meg Stuart, revient fouler les planches montréalaises, apres la pie-ce-choc Alibi présentée au FIND 2003.Maybe Forever prolonge l’univers de la perte et de la désagrégation du corps et du réel campé avec Benoît Lachambre et le musicien Hahn Rowe dans Forgeries, Love and Other Matters en 2006.Cette fois, la chorégraphe américaine installée en Allemagne s’est acoquinée avec le chorégraphe autrichien Philipp Gehmacher et l’auteur-composi-teur bruxellois Niko Hafkenscheid.Cinquième Salle, 22-23 mai.Dans un registre beaucoup plus formaliste, Akabi, de la pionnière de la nouvelle danse turque Aydin Teker, déjoue les repères habituels du corps.Juchées sur des souliers à très hautes plateformes, les quatre danseuses expérimentent autrement la gravité et le déséquilibre.Salle Pierre-Mercure, 29-30 mai.5.Après la Russie et la Bulgarie, il sera possible de découvrir la Roumanie contemporaine lors de cette édition du FTA A l’instar de bien des pays de l’Esb il s’agit d’une société saignée par une immigration massive de ses meilleurs éléments.C’est justement d’exil que nous parle madybaby.edu, texte et mise en scène de Giannina Carbunariu.Cette figure marquante du théâtre indépendant roumain nous transporte en Irlande, où l’on fait la connaissance d’un trio déconcertant composé d’une putain malgré elle, de son souteneur et d’un étudiant en cinéma qui devient son improbable client Chronique d’une génération en proie à des tourments inédits et à des choix déchirants, madybaby.edu bénéficie toutefois d’un traitement plein d’ironie et de vivacité.Comme quoi le désespoir peut mener à tout pourvu qu’on lui donne une forme artistique convaincante.Théâtre Prospère, 22-25 mai.6.La transdisciplinarité colore beaucoup la jeune production chorégraphique.Plus que simple juxtaposition des disciplines, c’est leur collision et leur contamination que recherchent les créateurs.Smash up de la Canadienne Dana Gingras en témoigne éloquemment la danse y percute l’animation créée par ordinateur et la musique.En résultent six courtes pièces multimédias en constante mutation.Membre du tandem à succès The Holy Body Tatto, Dana Gingras a créé sa propre compagnie en parallèle, Animal of Distiction, afin de pousser plus loin l’expérimentation du jeu de la danse et de l’image.Monument-National, 31 mai-3 juin.7.Le Québécois Martin Bélanger cultive aussi le plaisir des mélanges disciplinaires.Formé en théâtre avant d’embrasser la danse, l’artiste va et vient entre les deux formes, travaillant ici avec Carole Nadeau, là avec Benoît Lachambre.On l’a découvert dans Spoken word/body, solo à mi-chemin entre la conférence informelle et la danse du quotidien.Six autres créateurs-interprètes se joignent à lui dans Grande théorie unifiée, qui aspire à un art total, où le marginal flirte avec le mainstream, le savant avec le populaire, le sérieux avec le ludique.Agora de la danse, 3-5 juin.8.Il faut faire confiance à Louise Bombardier pour nous entraîner dans des situations embarrassantes.De l’érotisme au fantastique, il n’est guère de zones d’écriture que l’auteure et comédienne n’ait pratiquées et éclairées de manière à la fois crue et poétique.Dans Petits fantômes mélancoliques, elle consacre 21 tableaux à l’univers fenné sur lui-même des autistes.Pour habiter ces contes mélancoliques, elle a fait appel à la danseuse Louise Bédard et au comédien Paul-Antoine Taillefer.Mais Bombardier murmure elle-même — au microphone — ces brefs récits et s’assure ainsi que leur singularité se rende jusqu’à nous avec toutes les nuances requises.Du théâtre de l’intime comme on en voit rarement, où le mouvement s'allie aux mots pour entraîner le spectateur de l’autre côté du silence.Théâtre Prospero, 29 mai-1" juin.Place à l’audace! Le Devoir OFF.TA.: la marge en fête Pour le festivalier qui n’en a jamais assez ou dont la bourse est dégarnie, il n’est pas interdit d'aller rôder du côté du off, renommé OFETA, petit frère irrévérencieux de la fête officielle.Pour la première fois, un programme substantiel existe et offre, du 24 mai au 4 juin, des propositions stimulantes, qui ouvrent une autre fenêtre sur la création montréalaise en danse et en théâtre.Le micro-événement démarre avec Au lit avec Stéphane Crête, marathon nocturne mélangeant les deux disciplines, animé par l'inénarrable comédien le 24 mai, de 22h à 6h (!).Une vingtaine de productions sont au programme.Certains artistes, dont Daniel Danis et la gang de Farine orpheline, ont déjà fait partie de la programmation officielle.D’autres, tel Stéphane Crête, sont de véritables «icônes» du théâtre expérimental montréalais ou squattent les marges de la scène chorégraphique, comme Line Nault et Katie Ward.Le Théâtre de la Pire Espèce et des chorégraphes de la relève se joignent au mouvement En danse, une dizaine de rendez-vous prennent l’affiche, pour la plupart au Théâtre d’Aujourd'hui.C’est l’occasion de (re)voir le très prometteur El Fin del infinito de Hinda Essadiqi ou l’inventif Switch des Sœurs Schmutt Une pièce inédite de nul autre que Pedro Almodovar figure même au menu: Patty Diphusa, alter ego féminin du réalisateur espagnol.Pour de plus amples renseignements, consulter l'adresse suivante: www.offla.com Et que le festival commence! F D.et H.G.va au j^théâtre SUPPLÉMENTAIRE! JEUDI LE 22 MAI THEATRE , Claude PoKsant a mettre,S0U5b véritable trésor qu'il met en valew avec doigté et sobriété.• Sylvie St-Jacques.la Presse « Quand la matiére prodigieuse de LariyTremt May rencontre les lumières et lasemrhSttde Claude Poissant le résultat ne peut etre que remarquable» Christian Samt-Pietre.Voir .Cet Abraham Lincoln va au théâtre i«tjabso- lument étonnant, surprenant et stimulant texts DI LARRY TREMBLAY 4* MISE CH SCENE de CLAUDE POISSANT ave PATRICE DUBOIS.IAIIICAUDETTE.BENOIT COUIN .trnm coisiiue ciituin cri.usuuiu oniuttMM-mtWvM-éB Jmk B*zd Nicolai Bssqua Alexandre Brunet.AJazia Bürger Btfp&aara Cepistran Lalonde Florence Cornet Martin LaDracgn* Catherine La Freuitre, Caroline Laurin Beeacaffe Marc Seoéce! a Racftat TraBbia?ou SS SS «wm.mi 17 mai2008 ESPACE GO .*„•« iiitieu lilltn SI4 MS ISM + WWW ADMISSION COM f 14-791 A I 2 0 0 8 estS/AL TRANSAMÉRKXIES danse^^é3'r® UlTURE DANSE La \ie qui pulse Danièle Desnoyers met les corps an diapason de l’émotion romantique dans Là où je vis OPÉRA LOUISE LEBLANC Krista de Silva et Pascal Charbonneau dans la version opéra de Starmania Luc Plamondon et son rêve d’opéra Starmania Opéra au 400e CHRISTOPHE HUSS Après avoir branché les corps sur un amplificateur et une guitare décortiquée, titillé les cordes d’un piano éventré et jeté un violon dans la mêlée, la chorégraphe Danièle Desnoyers se tourne vers la musique noise comme relecture contemporaine du répertoire romantique.Sa compagnie Le Carré des lombes donne le coup d’envoi du Festival TransAmé-riques cette semaine.FRÉDÉRIQUE DOYON Le son et la musique ont toujours joué un rôle essentiel dans la composition chorégraphique de Danièle Desnoyers.Elle a construit Bataille autour des musiques baroques très librement interprétées par le vigoureux violoniste Malcolm Goldstein et triturées par la designer sonore Nancy Tobin, qui a aussi manipulé le son généré par le mouvement des corps dans Concerto grosso pour corps et surface métallique (1999) et Duo pour corps et instrument (2003).Ces trois pièces formaient d’ailleurs un cycle, après lequel Day It Again! (2005) a cédé la barre musicale à Jean-François Importe, qui a composé à partir de la déconstruction de son piano ouvert.Happée cette fois par l’univers orchestral de la période romantique alors qu'elle suivait un cours d’analyse musicale, Danièle Desnoyers a décidé d’en faire l’écrin de sa nouvelle création pour cinq danseurs.Là où je vis.Mais plus le processus avançait, plus les extraits de Mahler, de Brahms auxquels s'articulait la danse lui semblaient supcrllus.Elle en avait re- temps présent.Toutes deux ont trouvé son écho dans la musique bruitiste ou noise, étrange symphonie de sons de prime abord antimusicaux, qui rythment pourtant notre existence.«C’est une belle matière sonore; on est entourés de ces matières au quotidien, indique Danièle Desnoyers.Il s’agit pour Nancy de les restructurer et de les rendre poétiques, d'aller chercher une beauté.» Si Là où je vis s’inscrit dans la continuité de son œuvre, la chorégraphe reconnaît que «le tempérament de [saj danse est différent», que son abstraction formelle est traversée par une «pulsion émotive plus forte que d’habitude».La nouvelle distribution de danseurs (Clara Furey, Alan Lake, Pierre-Marc Ouellette, Frédéric Tavernini, Catherine Viau) contribue peut-être un peu à ce glissement.Il y a si longtemps qu’on associe la danse du Carré des lombes à la personnalité de Siôned Watkins, sorte de muse de la chorégraphe, devenue maman depuis peu.Aussi, la musique, bien que centrale dans le processus, bat un peu en retraite pour laisser place à un nouvel élément: l’art visuel de Manon De Pauw.«Ce parcours est aussi important que le parcours musical, insiste Danièle Desnoyers.J’avais envie de développer un cheminement à l’intérieur de la chorégraphie.Je trouvais que les intrigues visuelles qu’elle [Manon] développe dans le temps sont des scénographies en plus d'être des performances.Son travail a un impact sur l’espace, la lumière et le parcours des interprètes.» L’artiste en art médiatique a opté pour la vidéo-performance, avec pour seule contrainte de ne pas filmer directement la danse ou les corps — une pratique qui s’est multipliée ces dernières années et qui tend à réduire la danse en chair et en os, selon la chorégraphe.En scène avec les danseurs, Manon De Pauw manipule la matière (papier, élastiques, etc.), assise à une table lumineuse sous l’œil d’une caméra dont les images sont projetées en direct «On n’a pas cherché à ce que le corps soit l’unique sujet de son tra- vail, c’est un parcours parallèle; mais parfois l’interprète est obligé de s’impliquer.» La question de l’identité — y en a-t-il une plus propre à la postcontemporanéité?— a également traversé le processus.«Le corps est la première maison de l’individu et sa dernière.On est fait de ce qu’on entend, de ce qu’on voit, des gens qu’on rencontre, beaucoup plus que de l’appartenance à une nation», croit Danièle Desnoyers.D’où le titre de l’œuvre, Là où je vis, qui renvoie également au temps présent que la chorégraphe a choisi de privilégier au détriment de la mémoire, tout en sachant que ce riche passé la rattrapera puisqu’elle entend plonger de plain-pied dans le répertoire romantique dans sa prochaine pièce.Le Devoir LÀ OÙ JE VIS Chorégraphie de Danièle Desnoyers Du 22 au 25 mai à l’Agora de la danse Ce soir, à l’Opéra de Québec, se tiendra l’un des événements les plus courus du 400 anniversaire: la création de la version opéra de Starmania, à partir de l’opéra-rock composé il y a trente ans par Michel Berger sur les paroles de Luc Plamondon.Devant le succès de l’opération, la première mondiale a été précédée d’une représentation hier soir, c’est-à-dire d’une «avant-première mondiale», concept pour le moins étrange et novateur.Avec cette «création» recuite, peut-être espère-t-on que Starmania soit comme la choucroute: c’est-à-dire «meilleur le lendemain»?En tout cas, l’Opéra de Québec n'a pas été à pareille fête depuis longtemps: les sept représentations en mai — dont trois supplémentaires — affichent complet.Et trois nouvelles soirées, les 14, 15 et 16 juillet, attendent de faire de même.On parle déjà d’exporter le spectacle, mais Luc Plamondon reste prudent: «J'attends d’avoir vu.Si nous ne sommes pas entièrement satisfaits, nous pouvons réviser des choses à Montréal l’année prochaine», dit le parolier au Devoir.À lheure actuelle, les demandes lui viennent de France et d’Asie.Ce qui intéresserait Luc Plamondon, le cas échéant, ce serait d’exporter Starmania Opéra «comme un “package”, avec cette troupe».Cette troupe, on sent que Luc Plamondon l'admire sincèrement et cette admiration repose sur des comparaisons: «Du vivant de Michel Berger, nous avions fait des essais en France.J’ai réédité l'expérience récemment encore, mais les chanteurs français, plus cérébraux, ne sont pas aussi physiques que les chanteurs québécois.» Le chanteur lyrique made in Québec se mesure donc favorablement même à l’aune des meilleurs.On le comprend en entendant Luc Plamondon confier «J’adore Natalie Dessay et elle a très envie de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans l’album qu’on devrait faire en France, mais ça n’a rien à voir avec Marie-Josée Lord.Marie-Josée, c’est l’émotion pure, et j’ai besoin d’émotion, j’ai besoin de puissance vocale.» Quatre ans après L'idée de Starmania Opéra a d’abord été rodée en concert, à Montréal en 2004, avec l’OSM.C’est là que Plamondon a «fait le test», comme il le dit: «L’idée de l’OSM, c’était de reprendre Starmania orchestré avec des chanteurs de Notre-Dame de Paris.J’avais alors demandé des chanteurs lyriques, sans savoir s’ils accepteraient.Ils sont venus et ils ont tout donné.Si je n’avais pas été ému et convaincu à ce moment-là, il n’y aurait pas eu d’opéra.» La différence entre le concert de l’OSM et Starmania Opéra?Le concert enfilait les airs, alors que l’opéra comprend également les dialogues ou récitatifs, tels que conçus par Plamondon et Berger pour la reprise du spectacle rock au Théâtre de Paris en 1988.Le Starmania de la création (1979) durait deux heures quarante-cinq.«Chaque récitatif avait une musique différente.Avec 20 chansons, cela faisait 50 musiques différentes dans un spectacle.En 1988, j’ai proposé à Michel Berger d’éliminer toutes ces petites musiques et de refaire les récitatifs sur les harmonies de l’air suivant ou en associant des thèmes à des personnages», dit Plamondon.Starmania Opéra n’a plus rien de rock.La section rythmique a été enlevée pour éviter l’effet de «rythmique de rock avec des cordes derrière, comme du crémage sur un gâteau», qui fait plutôt sourire le parolier.«Dans les divers arrangements de concerts, il y avait toujours une rythmique.Là.il n'y a pas un piano, pas une guitare, aucun instrument électrique.» Le projet Starmania Opéra, mené par l'orchestrateur Simon Leclerc, qui dirigera les représentations à Québec, a induit quelques changements par rapport au concert de Montréal.Le rôle de Ziggy a été confié à un ténor léger plutôt qu’à un baryton, tessiture dévolue au héros Johnny Rockfort.La chanson la plus délicate à «opératiser», Ce soir on danse à Naziland, a également changé: «Simon Leclerc a complètement repris l’arrangement et en a fait une marche militaire.Je trouve que ça marche très bien», se réjouit Die Plamondon.On peut s’attendre à ce que des rythmes particuliers soient associés à des caractères, comme c'est le cas dans plusieurs ouvrages lyriques contemporains, dont Le Palais d’Aulis Salinen.«Travesti est VOIR PAGE E 5: STARMANIA ' • .-A.rfy, « m,! Ils ¦ cuedli 1 essentiel: leur puissance émotionnelle.Seul un lied de Brahms est resté intact «La résonance de cette musique dans les corps était très forte, ça modifiait mon travail et celui des interprètes de façon assez importante, raconte-t-elle.Ce sont tellement des émotions extrêmes, ces œuvres-là! T’embarques complètement ou tu te retires.C’est là qu’on a retiré peu à peu la musique, mais la couleur émotive est demeurée, ce que la musique a provoqué en nous est resté.» Place à l’art visuel Avec ce retrait s’est imposé le désir de s’enraciner dans l’époque actuelle, qui partage d’ailleurs avec le romantisme une humeur de fin de siècle, selon la chorégraphe.En renouant avec sa collaboratrice Nancy Tobin, elle a voulu inventer une musique romantique du ¦ .V W1 LUC SENEGAL Une scène tirée de Là où je vis, de la chorégraphe Danièle Desnoyers [ 19/09 27/09 2008 ] [ 05/02 -> 14/02 2009 ] [17/04 -» 25/04 2009 ] use ^ SAISON DÉMÉNAGE! D'Eugène Ionesco Mise en scène de Frédéric Dubois De Carlo Gozzi Mise en scène d Hugo Bélanger De William Shakespeare Mise en scène de daniel paquette www.denise-pelletier.qc.ca ABONNEMENT 3 SPECTACLES POUR 78$ 514-253-8974 f.\N 'Z I du 28 août au 13 septembre K1N6 LEAR CONTRE-ATTAQUE les productions préhistoriques du 23 septembre au 11 octobre RENCONTRES INTERNATIONALES DU MIME DE MONTRÉAL OMNIBUS Le corps du théâtre du 16 octobre au 1er novembre HOMME AUX 7 VIES transthéàtre du 11 novembre au 6 décembre L0RTIE NOUVEAU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL du 10 au 20 décembre LES EXILÉS DE LA LUMIÈRE LE THÉÂTRE DU GANT ROUGE du 13 janvier au 7 février LA FEMME FRANÇAISE ET LES ÉTOILES OMNIBUS Le corps du théâtre du 19 mars au 4 avril SAUCE BRUNE simoniaques théâtre du 9 avril au 25 avril MALD0R0R-PAVSA6E trois tristes tigres du 5 mai au 23 mai TRANSCANADIENNE PQ nouveau théâtre expérimental du 26 mai au 30 juin DON JUAN THE OLD TROUT PUPPET WORKSHOP NOS PASSEPORTS-THÉÂTRE 200$ E009 SONT MAINTENANT DISPONIBLES î LE PASSEPORT 3 SPECTACLES À 54$ LE PASSEDROIT 5 SPECTACLES À 80S BILLETTERIE 514-521-4191 PROCUREZ-VOUS UN PASSEPORT THÉÂTRE AVANT LE 31 MAI 2008 ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN FORFAIT-VACANCES AU BIC ! Ce prix inclut le transport, deux nuitées et déjeuners, un souper pour deux et deux billets pour le Théâtre du Bic.Valable du 3 juillet au 16 août 2008.Four ensoleiller ce doux congé d'été.l'Auberge du Mange Grenouille vous accueille chaleureusement pour deux nuits dans l’une de ses pittoresques chambres L'Auberge vous offre aussi un délectable repas gourmand juste avant votre sortie au Théâtre du Bic Et, pour rejoindre ce lieu magnifique, vous serez conduits aller et retour par Orléans Express 1945 rue Fulluin.Montréal www.espacelibre.qc.ca theatreéespacelibre.qc.ca LE DEVOIR A ; j î LE DEVOIR.LES SAMEDI 17 ET DI M A N ( Il E 1 S M A I 2 O O S K r> CULTURE STARMANIA LOUISE LEBLANC «Avec Zéro Jamner, leader politique qui épouse le dernier sex-s>Tnbole, j’ai hâte qu'on aille le rejouer à Paris, souligne Luc Plamondon.Ce sera assez drôle: les gens vont me demander si SUITE DE LA PAGE E 4 devenu une espèce de tango et Quand on arrive en ville est très ger-shwinien», dévoile le parolier, qui trouve des racines gershwiniennes dans la musique de Berger, qu'il attribue a un séjour à Boston où Berger, alors âge de 17 ans, se retrouva voisin d’Ira Gershwin, qui l’initia à la musique de son frère.Sources classiques Les deux complices de Starma-nia ont quelques racines dans funivers classique.Michel Berger (1947-1992) est le fils d’Annette Haas-Hamburger, pianiste française, élève de Marguerite Long, qui eut la chance d'habiter l'appartement au-dessus de celui de Francis Poulenc, avec lequel eDe jouera le fameux Concerto pour deux pianos, au mouvement central si mo-zartien.Luc Plamondon rappelle que le premier album de Berger, Puzzle, en 1972, comportait un concerto pour piano groupe rock et orchestre symphonique.Luc Plamondon est un vrai fan d’opéra, depuis ses années d’études à Londres et à Berlin.Interrogé sur son premier choc à l’opéra, il répond sans hésiter: «Lulu à Berlin avec Fischer-Dieskau.» L’opéra de Berg y a été monté en 1968 dans une production effectivement légendaire, mise en scène par Gustav Rudolf Sellner, dirigée par Karl Bôhm, aveç Evelyn Lear en Lulu et la seule apparition de Fischer-Dieskau en Dr Schôn.Cette production a donné naissance à un fameux enregistrement chez DG.Plamondon a ensuite revu Lulu dans la production de Patrice Chéreau et Pierre Boulez à Pq-ris.C’était en mars 1979.A quelques stations de métro, au Palais des congrès, on préparait la création Starmanial Évidemment, il était trop tentant de demander à Luc Plamondon quel livret d’opéra lui hérisse les poils! Il pense d’abord à Satya-graha de Phil Glass, qu’il vient de voir au Met: «Cela parle de Gandhi.C’est écrit en sanscrit, il n’y a pas de surtitres, il y a une mélodie par tableau, répétée cent fois, ça commence à huit heures et ça finit à minuit, et je n’ai toujours pas compris pourquoi le premier acte s’appelle Tolstoï.Par ailleurs, les j’ai réécrit l’histoire!» chanteurs chantent immobiles, en passant de l'arrière vers l’avant et vice-versa.J'en ai conclu que c'était un oratorio!» Sinon, mis à part Tristan et Isolde, il avoue une allergie aux livrets de Wagner, dont maintenant il apprécie beaucoup la musique.Bob Wilson, il y a deux ans, à Paris, lui a livré les clés du Ring, mais Parsifal lui résiste encore: «Parsifal, c’est probablement le livret d’opéra qui m’irrite le plus.» Aujourd’hui, Luc Plamondon avoue surtout se déplacer pour des mises en scène, en Europe, «où les plus grands metteurs en scène de théâtre vont vers l’opéra».Il a aussi assisté à plusieurs créations récentes, parmi lesquelles il cite Adriana Mater de Kaija Saariaho sur un livret d’Amin Maalouf à l’Opéra de Paris, le spectacle de Robert Lepage sur le 1984 de Lo-rin Maazel à Covent Garden, et An American Tragedy de Tobias Picker au Met, sur le livre de Theodore Dreiser qui inspira le film Une place au soleil de George Stevens, avec Montgomery Clift et Elizabeth Taylor.Luc Plamondon remarque d’ailleurs que l’opéra de Picker était «proche d’un musical» et conclut «Aujourd'hui, il n’y a pas un moule d’opé- ra dont on peut dire que “tout le monde doit faire comme ça”.Ce qui est évident, c'est qu’il y a un retour à la mélodie, comme on voit le retour du figuratif dans la peinture.Je n’aime que la peinture abstraite, mais je constate que les peintres retournent à la figuration.Dans le même ordre d'idées, la poésie avait abandonné le vers et la rime et ce sont les grands auteurs de chansons qui ont été les poètes populaires des 50 dernières années.Le fait est là: les gens ne lisent plus de poésie contemporaine.Et la musique était coincée dans la même impasse.» Collaborateur du Devoir STARMANIA OPÉRA Orchestration de Simon Leclerc.Mise en scène: Michel Lemieux et Victor Pilon.Avec Marie-Josée Lord (Marie-Jeanne) , Marc 11er-vieux (Zéro Janvier), Étienne Dupuis Qohnny Rockfort), Lyne Fortin (Stella Spotlight), Pascal Char-bonneau (Ziggy), Raphaelle Paquette (Cristal), Krista de Silva (Sadià).Jusqu’au 26 mai (complet).Supplémentaires du 14 au 16 juillet.Billets: 418 5290688.UNE PWf SENT ATION OF a Desjardins FL5TIVAL .u OjANlôtfN EN COLLABORATION AVI Quebec 25 fj LE PLUS GRAND DES PETITS FESTIVALS PU 12 AU 15 JUIN 2.003 •••••• m'u UNE INVITATION DE m* v & 't*’* é DIANE DUFRESNE - DANIEL LAVOIE - PLUME LATRAVERSE sm mthTtik - magnolia MEU - 5 FO,s 5 - LOÏC LANTOINE - M™™ MORAN - ALFA ROCOCO - FABIOLA J^NAIJ M*r|ANE MAHBYKE LEMIRE - BENOIT PARADIS "A0I0 RADIO - CREATURE - CLÉMENT ««TB*N ^ LpÉ .GaelE - BRUNO MARCH - OZTARA ANNIE-CLAUDE ROBERGE - GENEVIEVE NERON - JIP* „ .JOCE - CAROLINE D’ÉTÉ - ÉRIC LAROCHELLE - FRANCIS R0BER6E - FLAVIE ALEGKA BILLETTERIE 418 235-2002 1 866 861-4108 oUï”.*.miis»caction r < .m*Eî Quebec S S r: fiJb* ¦ i * 1 i.‘JL I E T l> I M A \ ( H M A 1 2 0 0 8 CULTURE C I N EMA Le nombril du monde WHERE IN THE WORLD IS OSAMA BIN LADEN?(V.F.: MAIS OÙ SE CACHE OUSSAMA BEN LADEN?) Réalisateur Morgan Spurlock.Scénario: Jeremy Shilnick, Morgan Spurlock.Image: Daniel Mar-racino.Montage: Gavin Coleman, Julie (Bob) lombard i.Musique: Jon Spurney.Etats-Unis, 2008, 93 min.ANDRÉ LAVOIE Morgan Spurlock pourrait être qualitié de cinéaste des excès.Dans son premier, et célèbre, documentaire intitulé Super Size Me (2004), il avait ingurgité, pendant 30 jours, des centaines de hamburgers fraîchement (?) apprêtés dans l’un des milliers de restaurants McDonald's.Nous observions, horrifiés, l’impact d’un tel régime sur son corps, sur sa santé mentale, voire sur sa libido.Where in the World Is Osama bin Ixiden?n’est somme toute pas si différent, car Spurlock continue de s’observer attentivement, de nous ouvrir les portes de son intimité conjugale auprès de sa conjointe, chef cuisinière (végétarienne), et de ne reculer devant aucune outrance.Or, cette fois, il croque avec appétit dans les lieux communs et une superficialité qui, convertis en calories, rendraient obèse la plus filiforme des mannequins.Lorsqu’il apprend qu’il sera bientôt papa, Morgan Spurlock ne se précipite pas chez Toys “R” Us.Le monde dans lequel va débarquer son enfant fourmille de dangers et de catastrophes impossibles à prévoir.Il faut donc prendre tous les moyens pour diminuer la tension, et la tâche commence en coffrant la version post-11-Septembre du Bonhomme sept-heures: Oussama ben laden.Le cinéaste s’engage donc dans un périple de plusieurs mois au Moyen-Orient, non sans quelques vaccins et précieux conseils sur la manière de mettre K.-O.un terro- .SOURCE ALLIANCE De l’Égypte à l’Afghanistan en passant par Israël et l’Arabie Saoudite, Morgan Spurlock débarque avec ses gros sabots, et parfois une djellaba.riste surgissant de nulle part, une bombe dans une main et le Coran dans l’aqtre.De l’Egypte à l’Afghanistan en passant par Israël et l’Arabie Saoudite, Morgan Spurlock débarque avec ses gros sabots, et parfois une djellaba, rencontrant des quidams, des journalistes, des imams, voire des parents éloignés de Ben Laden ou encore des sympathisants plus ou moins avoués d’al-Qaïda.Une naïveté qui agace Avec une candeur frisant parfois la stupidité, ses questions sur la bête noire de la Maison-Blanche suscitent chez ses interlocuteurs sourires, colères et bien des points d’interrogation: certains n’en ont rien à foutre, d’autres, à la seule mention de son nom, en font l’éloge.ou souhaitent le voir réduit en poussière.Pour le père de famille d’un bidonville de Marrakech ou un journaliste de Tel-Aviv d’une lucidité choquante pour les oreilles intégristes, le célèbre barbu n’est qu’une cause parmi d’autres de la souffrance de tous ceux qui aspirent à un peu de paix, moins pour eux que pour leurs entants.Sa capture ne diminuera en rien la menace terroriste.S’agit-il là de puissantes révélations qui échappaient au commun des mortels et aux abonnés absents des pages internationales des grands journaux?A voir la mine d’agent de pastorale de Morgan Spurlock, on pourrait croire qu’il a passé 30 mois, et non 30 jours, dans le confort relatif des restaurants à l’arche jaune.Sa naïveté (visiblement calquée sur celle de Michael Moore, mais en moins baveuse) agace bien plus quelle n’amuse, survolant des sujets qui seraient déjà plus étoffés s’ils étaient traités par Oprah Winfrey.Ça vous donne une bonne idée du niveau intellectuel de l’entreprise.A trop vouloir se mettre en scène, devenant même un personnage animé ou le héros d’un jeu vidéo contre un Oussama gonflé aux stéroïdes, Morgan Spurlock scrute l’horizon en revenant toujours au même point: son nombril.Collaborateur du Devoir Toxique affaire HOMO TOXICUS Réalisation et scénario: Carole Po-liquin.finage: Tolga Kutluay, Isaac Isitan.Montage: Fernando Lopez-Escriva.Musique: Antoine Bustros.Québec, 2(X)7,87 min.ANDRÉ LAVOIE Peut-on trouver meilleur cobaye que soi-même?Pour les fins de son dernier documentaire, Homo toxicus, la cinéaste Carole Poliquin (Turbulences, Le Bien commun) a voulu se livrer à un jeu à la fois simple et angoissant: l’analyse détaillée de son propre sang.Tout ce qu’elle a découvert pourrait foudroyer le moins paranoïaque des hypocondriaques: du mercure, des dioxines, des pesticides, du plomb, bref, plus de 100 substances chimiques qui, même en quantités infimes, suscitent des craintes légitimes.Liste (impressionnante) sous le bras, Carole Poliquin a interrogé de nombreux scientifiques qui, comme elle, s’inquiètent de la présence grandissante de tous ces produits — même ceux bannis depuis plus de 30 ans, comme le DDT.— et, surtout, de leurs effets pernicieux sur le développement humain.Elle n’a d’ailleurs pas besoin de se rendre à Bhopal, en Inde, ou aux abords de Tchernobyl, en Ukraine, pour constater les effets de toutes ces substances répandues dans l’air, vidées dans les rivières ou atterrissant dans notre assiette.Car, voyez-vous, l’ennemi est partout et ses conquêtes sont de plus en plus visibles.Il suffit de 1 FESTIVAL MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL OtNIS BROU DIRECTEUR ARTISTIQUE voir la montée en flèche des cancers, des allergies, des troubles de concentration chez les enfants et des difficultés de fertilité chez les hommes pour comprendre que l’heure est grave même si tous n'ont pas ajusté leur montre.En effet, Carole Poliquin tire la sonnette d’alarme sur un phénomène préoccupant mais pointe aussi la négligence de nos gouvernements, plus ou moins soumis aux diktats des grandes compagnies, jouant trop souvent les apprentis sorciers avec des produits dont on ignore le potentiel destructeur.Car celui-ci peut éclater dans deux ou Jrois générations.À ce chapitre, le Nunavik et Sarnia, en Ontario, semblent présenter de troublants microcosmes sur ce qui attend les sociétés occidentales si la valse des molécules chimiques se poursuit au même rythme endiablé.Affligés de problèmes graves de surdité, plusieurs jeunes Inuits ne comprennent leur enseignante que si celle-ci parle à travers un micro dans leur petite classe.Et dans une communauté autochtone à l’ombre des usines de la vallée chimique ontarienne.des femmes ont dressé la carte des maladies qui affligent leurs concitoyens, un portrait qui pourrait bien devenir un dangereux cliché.la situation est grave, mais le ton de Carole Poliquin n’est pas désespéré.A l’aide de diverses techniques d’animation, elle décortique avec humour certains mécanismes physiologiques permettant de mieux saisir la nature et l’ampleur du problème.Evidemment, soucieuse, comme dans ses films précédents, de susciter une mobilisation citoyenne, elle ne cherche pas à réconforter le spectateur à tout prix: statistiques désolantes, témoignages troublants, photographies éloquentes (dont certaines de malformations génitales à la naissance), rien pour rassurer le bon peuple.Il ne semble y avoir que le porte-parole de l’Association des fabricants de produits chimiques et ceux de.Santé Canada pour verser dans le jovialis-me.C’est sans aucun doute ce qui est le plus inquiétant dans Homo toxicus.Collaborateur du Devoir La revanche des enfants de Napoléon S&M: SHORT AND MALE Réalisation, scénario et montage: Howard Goldberg.Image: German Gutierrez.Musique: Ned Bouhalassa.Canada, 2008, 90 min.ANDRÉ LAVOIE Reconnaît-on un grand homme.à sa taille?Il semblerait que oui à en juger par S&M: Short and Male, du cinéaste montréalais Howard Goldberg.Et pour s’intéresser à un tel sujet, vous aurez compris que Goldberg n’était pas le champion de basketball de son école, encore moins un ancien médaillé au saut en hauteur.Visiblement, il n’y a pas que la distance qui a de l’importance.«Vous mesurez combien?»: la réponse à cette question peut s’avérer aussi cruciale qu’un oui honteux à la célèbre question «Habitez-vous chez vos parents?».Car la démonstration de Goldberg s’avère implacable: les hommes qui ne parviennent pas aux fatidiques 5 pieds 11 pouces (qui a décrété cette norme?) voient leur horizon professionnel et sentimental assombri.D’ailleurs, plusieurs femmes en témoignent avec candeur, rejetant les prétendants au curriculum vitæ bien garni pour mieux s’accrocher à ceux qui, du haut de leurs grandes jambes, leur assurent le sentiment de protection qu’elles recherchent Simone de Beauvoir doit se retourner dans sa tombe.Selon Goldberg, ce préjugé serait si bien ancré dans l’inconscient collectif que peu de gens osent croire qu’ils puissent porter un jugement sévère sur une personne en ne considérant que sa taille.Et pourtant, des économistes réputés, chiffres à l’appui, témoignent de la grandeur — oups! —, de l’étendue du problème.Les hommes scrutant l’horizon avec peine pleurent aussi sur des chèques de paie moins élevés.Le ton de S&M: Short and Male est souvent badin malgré une tristesse bien perceptible, surtout chez ceux qui sont confrontés à l’indifférence de la gent féminine.Certains, comme l’avocat et hu- moriste (les deux peuvent aller de pair.) Tom Rubin, ont pris le parti d'en rire devant public tandis que pour d'autres, dont les dentistes, et jumeaux identiques, Stuart et Stephen Seltzer, l’image constante d’un double trop petit s’avère douloureuse.Mais la résistance s’organise et elle prend de multiples formes, celle par exemple d'une association comme la NOSSA (National Organization of Short Statured Adults), dont le discours militant rappelle celui d’autres minorités autrefois marginalisées, ou d’une boutique chic de Beverly Hills pour qui l’élégance n’est pas qu’une affaire de grandes personnes.Et parlant d’élégance, le cinéaste s’offre un détour par la France, évoquant le fameux «complexe de Napoléon» (la petitesse compensée par une forte agressivité) dont semble souffrir atroce ment Nicolas Sarkozy: selon un journaliste, une bonne thérapie aurait mieux fait l’affaire qu’une élection présidentielle.D’autres optent pour des solutions plus spectaculaires.En Chine, Goldberg a rencontré Jiang Tao, un jeune diplômé en droit qui, fait exceptionnel, a traîné en cour le gouvernement chinois pour discrimination à l’égard des gens de petite taille, la grandeur étant un critère d’embauche dans l’appareil d'Etat.Mais la portion la plus troublante du film concerne le jeune Akash Shukia.Avec l’appui indéfectible de ses parents, il s’est soumis à une opération chirurgicale délicate afin que l’on étire les os et les muscles de ses jambes, un processus d’une souffrance inimaginable, captée par la caméra de la famille; cette ipéthode, exceptionnelle aux Etats-Unis, est pratiquée couramment en Chine.Alors, l’avenir appartient-il aux échassiers et autres figures élancées?Howard Goldberg refuse de sombrer dans le défaitisme car, comme en témoigne S&M: Short and Male, ce n’est pas parce que l’on est petit que l'on ne peut pas être grand.Collaborateur du Devoir SOURCE FILMOPTION L’avenir appartient-il aux échassiers et autres figures élancées?2007-2008 Samedi, 17 mai Klez-hop & Chamber Rock Socalled et Bell Orchestre Soirée techèque Mardi, 20 mai Trio Janacek et plus Mercredi, 21 mai Les Variations Goldberg: deux fois plutôt qu'une Ivo Janssen LE DEVOIR MUSIQUE DANSE.THEATRE.FILM ET PLUS DU 1 AU 24 MAI 2008 • MAY 1 TO MAY 24, 2008 Eglise st james/si tames united church moj sainte Catherine ouest/west BILLETS/TICKETS : 514.848.9696 ou 514.489.3444 reservations@festivalmontreal.org • www.festivalmontreal.org Clavecinenconcert L’ART NEUF présente .14e SAISON LUC BEAUSEJOUR.DIRECTEUR ARTISTIQUE LA MUSIQUE DU BONHEUR LE MALHEUR DE LUCREZIA HANDEL ET MUSIQUE ITALIENNE 23 mai 2008, 20h Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours 400.rue Saint-Paul Est.Vieux-Montreal Martha Guth, soprano (États-Unis) Matthew Jennejohn, cornet Amanda Keesmaat, violoncelle Sylvain Bergeron, théorbe Luc Beauséjour, clavecin et orgue Entrée simple : 28 $ Étudiants à temps plein (moins de 25 ans) : 10 5 Réservations ou renseignements 514-748-8625 ou www.clavecinenconcert.org 'PcHlUt ' ^ Ad ESSE, iev /frvÛL duur /de Frank Martin T^QLUEM de John Rutter samedi 24 mai 2008 à 20H dimancHe 25 mai 2008 à 14^ sous la direction de Pierre Barrette 70 cFonstes 25 musiciens Marie-France Dudos, soprano avec la participation de Madame Rita Lafontaine Église Saint-Pierre-ApOtre 1201, rue de la Visitation angle boul.Reoé-L^vesque Est Montréal ÎSteeaudry billets: 20S en pré-vente, 25$ à la porte spécial 6-18 ans; 5$ gratuit pour les tout-petits pour toute information: 514 525-4111 (1 M g» Co»*W4l des Am C.hvkLv Crxxool Québec mm çJL> h»th.Am £ MUSIQU 1007 iQ Coltxo-Lavallée aiRjmjior pr«>iw:ii eü f LE DEVOIR.LES SAMEDI 17 ET D 1 M A \ l H E 1 S M A 1 2 O O 8 K 1) « Des dialogues pétillants d'intelligence.» Un baiser s u vous pian Un film de Emmanuel MOURET PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE i n mm o lllVjlllUJ Rr e x Ce ntris ! EX-CENTRIS.COM / S14.847.220S AU PAYS DES COLONS / DENYS DESJARDINS 13h30 19H10 Casse-pied LES CHRONIQUES DE NARNIA: LE PRINCE CASPLAN Réalisé par Andrew Adamson.Scénario: Andrew Adamson, Christopher Markus, Stephen McFeely, d’après le roman de C.S.Lewis.Avec Ben Barnes, Géorgie Henley, Skandar Keynes, William Moseley, Anna Popple-well, Sergio Castellitto, Warwick Davis, Tilda Swinton.États-Unis-Royaume-Uni, 2008, 144 min.FRANÇOIS LÉVESQUE Comme son prédécesseur Les Chroniques de Namia: l'Armoire magique, Les Chroniques de Narnia: le prince Caspian a été réalisé par Andrew Adamson.Sans surprise, le second possède les mêmes qualités et se rend coupable des mêmes défauts que le premier.Pour les amateurs et ceux qui se tâtent encore, voici grosso modo de quoi il retourne.Un an depuis que les enfants Pe-vensie sont revenus de Narnia, On comprend, par certains éléments à l’arrière-plan, que la Seconde Guerre mondiale fait toujours rage.Lucy, Edmund, Peter et Susan se languissent des jours exaltants vécus dans ce monde parallèle dont ils ne savent pas s’ils le reverront un jour.Et juste Comme ils s’apprêtaient à renoncer.Contrairement à L'Armoire magique, ronflant au possible, le second tome ne perd pas de temps à plonger le spectateur dans l’action.De fait, un efficace et très rythmé prologue vient adroitement présenter les nouveaux personnages de Namia' Miraz, tuteur de son neveu, le prince Caspian, le docteur Cornélius, professeur de ce dernier, et tou- SOURCE BUENA VISTA Ce nouvel épisode des Chroniques de Namia s’adresse d’abord aux enfants.te une série de sbires de diverse importance.Surprise, l'oncle reluque le trône.Vous pouvez deviner la suite et pour les phis de douze ans, c'est d’aifleurs un problème.Le récit suit une trajectoire extrêmement convenue mais, d'un autre côté, c’est a priori aux enfants qu’il s’adresse.Ainsi.Les Chroniques de Namia: le prince Caspian plaira probablement à un public âgé de huit à douze ans.Certaines scènes de combat risquent d’effrayer les plus petits tandis que le montage politiquement correct desdites scènes laissera les plus vieux sur leur appétit (soyons réalistes).Dans ces paramètres, comment le film se tire-t-il d’affaire?Adéquate ment L’ouverture dynamique y est pour beaucoup.Vient ensuite un montage parallèle entre Caspian et les Pevensie, qui lui aussi fonctionne bien.Il s’agit d’ailleurs d’une nette amélioration par rapport au premier tiers de L’Armoire magique, qui n’en finissait plus de se chercher une «erre d’aller».Malheureusement, le scénario s’essouffle ici aussi, cette fois à mi-parcours.Après un duel assez bien troussé, le rythme traîne jusqu’à l’affrontement final, qui lui tombe un peu à plat Bien des similitudes nous ramènent à l’esprit un affrontement similaire dans Le Seigneur des anneaux: le retour du roi, et Le Prince Caspian souffre de la comparaison.Pour peu que la source soit touffue, l’adaptation littéraire qu’on en tire est forcément condamnée à laisser de grands pans de l’histoire de côté.Gr, par moments, on sent que les trois scénaristes et leurs nombreux producteurs ont omis de faire certains choix.Par exemple, toutes les scènes de combat ou presque, s’étirent indûment et finissent invariablement par tourner en rond avant qu’on ne passe au développement suivant Ce montage relâché a pour effet d’atténuer l'impact des moments qui devraient être les plus exaltants.Le film aurait été beaucoup plus énergique avec une bonne dizaine de minutes en moins, ce qui, au cinéma, est énorme.Cela dit le ton plus sombre adopté ici (notamment par la direction photo de Karl Walter Lindenlaub et la musique de Harry Gregson-Williams) réjouit l’œil et l’oreille et tait oublier l’approche plutôt mièvre du premier volet, quoiqu’on y replonge à la toute fin.Et il y a une brève, et combien appréciée, apparition de la méchante Reine Blanche (Tilda Swinton), qui n’a pas dit son dernier mot Comme quoi tout n’est pas perdu.Collaborateur du Devoir Un honnête commerçant LE PIEGE .AMERICAIN Réalisé par Charles Biname.Scenario de Fabienne Farouche et Michel Tmdeau.Avec Rémi Girard, Gérard Darmon.Colm Feore.Janet Lane, Joe Cobden.100 min.FRANÇOIS LÉVESQUE C> est bien Lee Harvey Oswald qui a fait le coup avant que le pégreux Jack Ruby ne lui règle son compte.Oui, c’est la faute de la mafia.Avec l’aide d’on ne sait trop qui.C'est Oliver Stone qui va être content! Car ne vous méprenez pas: Le Piège américain n’est pas tant le portrait d’un criminel célèbre pour sa discrétion, Lucien Rivard, que le récit de son implication involontaire dans le complot ayant conduit à la mort du trente-cinquième président américain.Cette route a été souvent pratiquée.Stone en a tiré un film flamboyant, fascinant et vertement critiqué.N’empêche, c’était une foutue bonne histoire.Il y a également eu le plus discret Hoffa, de Danny DeVito, œuvre respectable mais guère inspirée qui vaut surtout pour l’interprétation de Jack Nicholson.Passons sur les téléfilms Ruby, de John Mackenzie, et Lansky, de John McNaughton, peu mémorables.Oui, ce chemin-là commence à être bien pavé.Dans le lot où se situe Le Piège américain ou, plutôt comment se distingue-t-il de ses prédécesseurs?Le film met en scène un criminel bien de chez nous, Lucien Rivard, qui, derrière la façade de son Domaine Idéal, brassait des affaires aussi grosses que louches.Évidenunent dans ce milieu, l’en- ' Colm Feore dans Le Piège américain, de Charles Binamé tourage n’est pas toujours recommandable, d’où le lien avec la mort de Kennedy.Sur le plan de la nouveauté, c’est à peu près tout, mais comme le personnage est intéressant, c’est bien assez.Du moins, ç’aurait dû l’être.Lucien Rivard est né vers 1915 et a rapidement gravi les échelons du crime organisé avant de s’installer à Cuba où, avec Paul Mondo- SOURCE ALLIANCE Rémi Girard dans le rôle de Lucien Rivard fini (voir The French Connection, de Friedkin), il a dirigé un important réseau de trafic de drogue.La révolution l’a ramené plus au nord où il a continué de prospérer, jusqu'à ce que ses associés sentent le vent tourner.L’idée, inédite au cinéma, d’aborder la question de l'assassinat de John F.Kennedy sous cet angle québécois était au moins aussi ambitieuse que prometteuse.Et les recherches considérables des auteurs sont manifestes.Trop manifestes, en fait.C’est que le scénario se perd en scènes d’exposition où fleurissent les dialogues explicatifs truffés d'événements historiques et de noms célèbres reliés de près ou de loin à l’aflàire, le tout déboulant à la vitesse grand V.On a parfois l’impression que les scénaristes ont voulu compresser toute l’information recueillie dans les dialogues et la narration.Cette dernière, trop présente, alourdit l'intrigue plus qu’elle ne la sert Les interprètes sont fort bien dirigés, Colm Feore en tête, ce dernier semblant s’amuser ferme avec son personnage d’agent corrompu.Rémi Girard se montre quant à lui persuasif, même si le côté très droit 8!*» FINALISTE JUTRA 2008 MEILLEUR DOCUMENTAIRE AU "MM «MPC* MTJiïL IMê Cf COLONS un film de Denys Desjardins tÀ où vi-rac est u» acte de résistance FESTIVAL UE CANNES PRIX DU SCÉNARIO - PRIX DU JURY ŒCUMÉNIQUE PRIX DE L’ACADÉMIE DU CINÉMA ALLEMAND GAGNANT DE 4 LOLA MEILLEUR FILM • MEILLEUR RÉALISATEUR MEILLEUR SCÉNARIO » MEILLEUR MOMTAQC ?« Une fresque remarquable (.) que le spectateur ressentira dans sa chair tellement le portrait est émouvant.Et juste.Bien plus qu’un excellent long métrage.De l'autre côté est en effet un film important.> Mare-André Lussier, la Presse « C'est très fort! C'est vraiment un film à voir! » Catherine Perrin, C’est bien meilleur le matin (SRC) n:mm nftm AXJj'J.'i PRÉSENTEMENT A L’AFFICHE! - V.ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS G r Il-CINÉMA-1 I CINÉMAS AMC 1 I r—MAISON DU CINÉMA 1 \2SL\ 1 EX-CENTRIS H LE CLAP | | |LE FORUM 22l | 1 SHERBROOKE j VERSION FRANÇAISE - MAISON DU CINÉMA - 1 HLM D'OUVEUTUiU DE kO-UMIKA RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE DE MONTRÉAL im présente r i • *Â'.¦ vnt/ktmototiHilHf i «UTVEI • ' ' ' • MINK »•«' »lt v • • .".«A r .'.'UtyAt* waR/PM,mtim MAN6AHMI fHAOSWUt M VlNVU • - -r-.r -S*4,»- ¦’>' Mvv.V/.ï’.é’k Ht MUNI V MU»ATM ' ' • • t»8f «.V/ ,#¦.Jfo'liPfll m III» il.K ' • H ' rd ¦ " v- ili PRESENTEMENT A L’AFFICHE Cï EX-CENTRIS MMtvM frtïuriK** paÜallI "lV 1 LECCLAP , ?J Une expérience plonéfoire est en cours et nous en sommes les cobayes www.liomoloxicus.coiR -Xü______c- * OKberSS SODK % w ^ * -^==r- ««r —— »=-^ CwwrH t H/urff / À l'AFFICHE DU 16 AU 22 MAI, ISIi «t 20h40 tx-cemvis «SAïlï*.SOUKCT Al I lANCIÎ qu’on donne au personnage ne convainc pas toujours (dans son rapport romantico-platonique avec Rose Cheramie, notamment).La principale qualité du film, elle est de taille, demeure la réalisation typiquement inventive de Chartes Bina-mé (Eldorado, Maurice Richard).Ce dernier multiplie les techniques (longues focales, jeu avec la profondeur de champ, zooms «leoniens», photo surexposée, couleurs délavées ou saturées) et les fonnats (insertion d’images d’archives, vraies et fausses, de home movies) et parvient très bien à faire oublier la relative modestie du budget, étant donné l'ampleur du projet.Le soin apporté aux textures visuelles porte fruits.Ainsi, on reconnaît l’époque, son feeling, par l’aspect de l’image plus que par le recours q un objet ou un vêtement d’alors.A cet égard, le réalisateur et son directeur photo, Pierre Gill, livrent la marchandise que l’on est en droit d’attendre d’eux.Dommage qu’ils doivent composer avec autant de parlote.Collaborateur du Devoir ARCHAMBAULT3I PALMARÈS DVD Résultats des ventes: du 6 au 12 mal 2006 ronor Coffret 3 P.S.1 LOVE YOU MKÉUqUE Collection complète J TME GOLDEN COMPASS PRINCE RODOLPHE : L’HÉRmER DESBSi MYSTÉRIEUSES CfTÉS D'OR VI SIX FKT UNDER HA Season 1 ACROSS THE UNIVERSE THE OflPHANABE AUX KOVALEV Trucs et méthodes d'entraînement UUMÉA U PEUT MONDE DE LAURA CADIEUX THE BRIDGES Of MADISON COUNTY DEATH PHOOf / PLANET TERROR ONE TREE HU.Season 4 ANDRÉ RIEU In Wonderland CARMIVAU Season 1 LE SCAPHANDRE ET U PAPILLON AN UKONVEMENT TRUTH I CSI VEGAS Season 7 y f E 10 L E DEVOIR.L E S SAMEDI 17 ET DI M A N CHE 18 M A I 2 0 0 8 inamo iii\j±±j uj Un ovni Villeneuve sur la Croisette L’inattendu Next Floor constitue pour le réalisateur son film le plus personnel et le mieux réussi à ce jour MARTIN BILODEAU Cannes — Il y était venu la première fois en 1996 avec Cosmos, film collectif dont il avait réalisé un segment.Il y est revenu deux ans plus tard avec son premier long métrage en solo, Un 32 août sur terre, projeté dans la section Un certain regard.Onze ans plus tard, et après huit années d’absence au cinéma (Maelstrom date en effet de 2000), Denis Ville-neuve retrouve la Croisette grâce à un court métrage qui lui ressemble, Next Floor, réalisé sans soutien public.Rencontré plus tôt en semaine au pavillon du Canada, sur la place du Marché du film, le cinéaste de 40 ans affichait un air un peu décalé, un peu surpris d'être là, heureux toutefois que, grâce à l’impulsion cannoise, son «court métrage, aura la chance d’exister».Il n’est pas peu fier de cette fable délirante et quasi muette, dont les superbes trouvailles de mise en scène tirent le meilleur profit d’un scénario mince mais fort bien construit.I>e sujet?Autour d’une table, dans un immeuble désaffecté, des convives décadents, sorte d’aristocrates hors du temps, se gavent sous l’œil d’un maître d’hôtel inquiétant.Au gré des services, le plancher sous leurs pieds s’effondre, renvoyant les bouffeurs à l'étage plus bas, toujours dans la même position, mais chaque fois un peu plus proches d’une fin du monde dont ils semblent être à la fois la cause et le symptôme.«Ce film est un ovni venu de nulle part», m’explique Villeneuve, qui a été approché par la productrice Phoebe Greenberg, avec en main un scénario et dans la tète une en- Une scène tirée de Next Floor, de Denis Villeneuve vie que ça soit lui qui le mette au monde.«Personne n'attendait ce film; les institutions ignoraient jusqu'à son existence avant la sélection.[.] Je le vois comme un élan cinématographique pur, réalisé sans aucune attente.» Tourner sans se vider Next Floor, soit dit en passant, joue un rôle de charnière dans sa carrière.D’une part, il est l’abou- tissement partiel d’un projet de long métrage que Villeneuve avait décidé de laisser mûrir.D’autre part, ces onze minutes de délire pur lui ont fourni la dose dont il avait besoin pour pouvoir plancher sur Polytechnique, un film résolu- ment plus prosaïque sur la tragédie du 6 décembre 1989, dont il vient d’achever le tournage: «C’est parce que j’ai fait Next Floor que fai été capable ensuite de filmer des filles qui boivent de la tisane», lâche-t-il à la blague.SOURCE PHI GROUP Mais Polytechnique n’est-il pas, lui aussi, un film de commande?«Ce n’est pas parce qu’un film est une commande qu’il n’est pas personnel», rétorque Villeneuve, soulignant que Next Ffoor constitue à ce jour son film le plus personnel et le mieux réussi à ses yeux.LE scénario qui lui avait été soumis ne lui plaisait pas complètement Avec le scénariste Jacques Davidts, il l’a mis à sa main et l’a passé à la mou-linette de son propre imaginaire.Un imaginaire qu’il avait délibérément mis en jachère au lendemain du succès de Maelstrom, à la grande surprise de tout le monde.«La meilleure décision que j’ai pu prendre après Maelstrom a été d’arrêter de tourner.Enchaîner les projets, c’est très exigeant; l’oxygène vient à manquer.» Malgré les offres qui lui ont été faites, celui qui s’est fait connaître comme globe-trotter à la Course Destination Monde a choisi de se ressourcer.«Je me suis rappelé une phrase d’Ernest Hemingway qui disait que le plus important, c’est de durer.Si j’avais continué, je serais perdu aujourd’hui.» Et puisqu’il n’existe pas de programme de ressourcement à Téléfilm Canada, Villeneuve a dit oui à la pub, comme tant d’autres confrères avant lui, en se disant très chanceux d’avoir pu continuer de tourner sans se vider de sa substance créatrice.«En publicité, l’engagement du réalisateur est purement technique.Tout est clair, c’est un jouet qu’on te tend», affirme celui qui, rétrospectivement, affiche une dureté souriante envers son œuvre «Un 32 août sur terre et Maelstrom sont des films pour des thérapeutes, lance-t-il sur le ton de la plaisanterie,/w.ç pour le public.» Collaborateur du Devoir www.cinemaciuparc.com 48S pour IO films: Coût un programme! CANNES 39 PALMES D’OR CETTE SEMAINE, VOYEZ: DES GRANDS FILMS A VOIR (OU A REVOIR) ABSOLUMENT THE KNACK WILD AT HEART UNDERGROUND KAGEMUSHA LA DOLCE YITA OTHELLO (ft Mrs) GLOW UP THE GO BETWEEN HORAIRE COMPLET DANS VOTRE JOURNAL, SUR NOTRE SITE WEB VISIONNEZ LES BANDES-ANNONCES cVfTlrvlH, de l'événement 39 PALMES D’OR > 1 I PRÉSENTÉ AU CINÉMA DU PARC http://cannes2008.sympatico.nisn.ca IcTnémaTupIrc 3575 Du Parc 514-281-1900 A CfijNE BONNER *f! IAURENT LUCAS * * MAHWNNt FORTIER ' '".A BftCASffi B U MUMflB K U Wti» Sa ( .Maman est chez le coiffeur DENISE MARTEL MÉDIA MATIN QUÉBEC J Al ÉTÉ ÉMU PAR CE TRÈS BEAU FILM.MARIANNE FORTIER, FORMIDABLE.» MARC CASSIVI, LA PRESSE « UN FILM TOUT À F/\1T T TRES.TRES REUS! ETONNANT TRES.TRÈS REUSSI.• RENE HOMIER ROY.RADIO-CANADA IN BEAU TENDRE ET EMOI — NORMAND PRÜVENCHER, LE SOLEIL ^ « UN BEAU FILM.EMOUVANT EQUINOXE Présentement à P affiche HLMD'OUMM # VUES D'AFRIQUE k Un vrai re98i- Une petite merveille qui met durablement en état de grâce.» «Du grand art! Un vibrant portrait de femme.» Biuounn nadia hbci nvun PBfmtJi ?aniei uumw un Fiim À L'AFFICHE ! cinéma Seaufae*' EX CENTRIS ?1/2 I»*® meilleure œuvre CANADIENNE l’ATELIER, DE MON PERE SUR LES TRACES D'ÊDMUND ALLEYN.UN FILM DE * PRODUIT PAR JENNIFER ALLEYN T jeannine gagné amazonefitm.com QuébecSS so dec Quebec”” e $ çgp Atopio aj |__________22 MAI! EX-CENTRIS m.Salnt-UutM.MU MMtrrtt (JM) UT ta 17h tous Iss jours CONCOURS / HD asgssf mTuZTm AUX MAGAZINES Lactuav Ch telaine V isr ¦ VALEUR APPROXIMATIVE DE 750(1$ 5 ABONNEMENTS AU JOURNAL Le Devoir VALEUR APPROXIMATIVE DE 1325$ '* H.W ^ * I» ÉLARGISSEZ VOS HORIZONS AVEC LE QUIZ ARTV HD.Jusqu’au 31 mai, découvrez l’univers en haute définition d’ARTV en répondant au quiz de la semaine sur artvHDxa AUGMENTEZ VOS CHANCES DE GAGNER! Repérez l’indice de la semaine dans L’Agenda culturel du Devoir.Détails et règlement du concours sur artvHD ca T V V 7955
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