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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-04-17, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 1 H AVRIL 2 0 0 4 le devoir abitation Patrimoine résidentiel GESTION GEORGES COULOMBE Un parc immobilier patrimonial aux 37 édifices Page 2 ;*ir» I.f .'tijsSj ;ia«- '•i l ,It:'Liai f ^ PATRIMOINE ARCHITECTURAL La Société de développement de Montréal et la revitalisation du «Vieux» Page 6 par milliers JACQUES NADEAU LE DEVOIR CH «1 ir^rxir-r CHf 2 f4 JACQUES GRENIER LE DEVOIR w^rxw-ir r-rxr-r ; il en est qui doivent drôlement applaudir la décision de David Dodge d’abaisser le taux de base de la Banque du Canada à 2 %, ce sont sûrement tous ces promoteurs immobiliers qui transforment jour après jour le paysage résidentiel montréalais.Conséquence directe d’une telle mesure: les taux hypothécaires fléchissent encore et il est possible d’obtenir pour le court terme des empnmts bancaires qui se situent sous les 3 %.Même, il est possible de négocier avec les différentes institutions péteuses.Un loyer de l’argent à un tel niveau a pour conséquence qu’un éventuel acheteur peut se permettre l’acquisition de locaux d’habitation de plus en plus onéreux.Et l’offre est là pour rencontrer tous les besoins de qui veut investir dans l’immobilier.Jusqu’à 500 $ le pied carré! Sur lie de Montréal, il n’est pas un secteur qui n’a pas un ou plusieurs projets.Souvent haut de gamme.Qui eut cru possible, il n’y a pas longtemps encore, de voir apparaître sur le marché des condos à 300 $ le jSed carré et dans un cas au moins (le Roc fleuri, pour ne pas le nommer) , des copropriétés offertes à des prix supérieurs à 500 000 $, soit un prix affiché de 500$ le pied carré?Conséquence d’un tel état de fait, les ménages vivent avec près de 40 % de leurs revenus immobilisés, c’est le cas de le dire, dans llmmobilieri Montréal, «vüle de locataires» (et cela est toujours vrai quand les statistiques établissent à 60 % la portion du parc immobilier qui est louée), mais jusqu’à quand?Montréal, vüle ai transformation, cela est de plus en plus vrai quand on voit les «trous» de la grille urbaine être pris d’assaut par les promoteurs.Montréal, «vüle bombardée», ce visage qui remonte aux années soixante, ce MontréaHà serait en transformation.Un tel rythme d’expansion pourra-t-ü être maintenu?Ainsi, à la fin de l’année dernière, la Société canadienne d’hypothèques et de logement, la SC HL, y allait d’une mise en garde.On pouvait comprendre le geste quand on sait qu’à ce moment-là ü y avait, de Verdun à Laval en passant par le centre-ville, très de 700 copropriétés toujours disponibles, et que près de 1200 autres allaient s’ajouter sur le marché.Comme si ce seul nombre d’unités ne suffisait pas, près des deux tiers de ces milliers de logements nécessitaient de l'acquéreur un investissement de près de 350 000 $! Revitalisation des quartiers Boom immobilier U semblerait toutefois que ce soit toujours vrai D faut comprendre que non seulement les nouveaux édifices poussent partout sur le territoire métropolitain montréalais, mais que la tendance à l’aménagement de lofts est de retour.Il y a 20 ans, la grande majorité des anciennes usines, de textiles surtout, sur le Plateau* se sont vues attribuer de nouvelles vocations.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Puis ce fut le tour des abords du canal Lachine, dont on complète toujours la transformation, la Société de développement de Montréal étant dans ce secteur fort active.Maintenant, c’est le quartier Hochelaga-Maisonneuve qui est dans la mire des promoteurs, son secteur nord, le site des anciennes usines Angus, étant toujours aus-si en voie de réhabilitation.Aussi, qui se promène sur le Métropolitain constate que même les abords de cette autoroute urbaine se transforment de jour en jour (le pari de la FTQ de construire son nouveau siège social à l’angle de Crémazie et de Saint-Denis semble donc avoir été gagnant).Aussi longtemps que les taux hypothécaires se maintiendront bas, avec pour conséquence que les autres formes de placement semblent moins avantageuses (pensons id aux REER et autres régimes de retraite) , le marché de la construction et de la rénovation se maintiendra sur sa lancée.Que les taux montent toutefois, et l’on pourra craindre une débâcle, dont profiteront ceux et celles qui attendent une baisse des prix Toutefois, devenir propriétaire sur Me de Montréal en n’investissant qu’un «maigre» 100 000 $ semble définitivement une chose du passé: même Verdun, qui fut longtempis un Heu d’accueil pour les moins argentés, devient de moins en moins abordable.Quant au centre-vüle, à llle-des-Sœurs et au Vieux-Montréal, fl faut savoir que le dit «haut de gamme» est devenu la norme.La ville «aux cent clochers» est devenu la ville aux milliers de condos.Et rien n’indique encore quH y aura là ralentissement Normand Thériault Un tel rythme d'expansion pourra-t-il être maintenu?y i DÉCORS Artemano Stacaro Page 2 projets immobiliers Le Lowney Ambiance Page 3 Page 5 Quai de la Commune Page 6 ^ » DEVOIR SAMEDI DIMANCHE AVRIL HABITATION Gestion Georges Coulombe La seconde vie des vieux bâtiments Un parc immobilier patrimonial aux 37 édifices Dès le départ, l’entreprise immobilière Gestion Georges Coulombe s’est donné une mission: faire reluire à nouveau les vieilles pierres et redonner une seconde vie aux anciens bâtiments.«Nous sommes spécialisés dans la restauration d’immeubles patrimoniaux», explique Anne Coulombe, directrice du bureau de location et fille du propriétaire.PIERRE VALLÉE La noble mission de la restauration d’immeubles patrimoniaux n’est pas incompatible avec le commerce puisque l’entreprise immobilière Gestion Georges Coulombe, fondée il y a une trentaine d’années, possède et gère un parc immobilier de 37 bâtiments dont la grande majorité se trouve dans le quartier historique du Vieux-Montréal.Ces immeubles abritent des bureaux aux étages et les commerces logent au rez-de-chaussée.la compagnie Gestion Georges Coulombe est aussi active dans le domaine résidentiel avec quelques projets de condominiums de luxe et, en outre, elle offre ses services de gestion à des tiers.La passion et le hasard Pareille activité indique que l’entreprise a le vent dans les voiles et que le succès est au rendez-vous.Mais ce qui étonne, par contre, c’est que le fondateur, Georges Coulombe, ne se destinait nullement à une carrière dans l’immobilier.Ce choix est en quelque sorte le fruit du hasard et d’une passion.«J’étais graphiste chez Alcan, raconte-t-il, et j’ai décidé de partir à mon propre compte.L'immobilier ne m’intéressait pas mais je devais trouver un endroit où loger ma compagnie de graphisme.Comme j’aimais les vieux bâtiments, je me suis mis à regarder dans le Vieux-Montréal où j’ai acheté, avec un partenaire, mon premier bâtiment, le 296 Saint- Paul Ouest.À l'époque, s’installer dans le Vieux-Montréal n’était pas du tout dans l’air du temps.» Il rachète ensuite son partenaire puis, peu de temps après, une seconde occasion se présente à lui.«Le 209 Saint-Paul Ouest, un bâtiment en délabrement, était à vendre.C’était une occasion et j’avais envie de plus d'action.J’ai décidé de l’acheter et de le restaurer.» Au départ, Georges Coulombe cherche à louer ses espaces de bureaux aux entreprises qui œuvrent dans le même milieu que lui.«Mes clients provenaient du milieu artistique et du monde des communications, comme des studios de graphisme ou des producteurs de films.» Mais il déborde vite ce milieu et les acquisitions se multiplient.«J’achetais un nouvel immeuble au rythme de un par année.» L’entreprise ne cesse de croître et accapare une part de plus en plus grande de son temps.Un choix s’impose.«Cela devenait difficile de mener de front les deux entreprises, soit le graphisme et l’immobilier.Et comme je m’étais éloigné du graphisme, qui s’était beaucoup transformé depuis mes débuts, j’ai décidé, il y a une dizaine d’années, de me concentrer sur la gestion immobilière.» L’amour des vieilles bâtisses Mais pas question de faire comme les autres.Chez Gestion VOIR PAGE G 4: BÂTISSES Chez Gestion Georges Coulombe, on n’achète pas uniquement pour revendre.Ici, on restaure les vieux immeubles et on les gère.MATELAS ET OREILLERS SUÉDOIS p TMOSPHËRE MEUBLES ET DÉCORATION Living 4349, rue Saint-Denis (angle Marie-Anne) Montréal (Québec) H2J 2K9 (514) 527-1293 Studio 1037, avenue du Mont-Royal Est (angle Christophe-Colomb) Montréal (Québec) H2J1X7 (514) 527-0077 Héritages culturels des cinq continents À Laval ou au cœur du centre-ville de Montréal, il y a place aux découvertes qui dépaysent et peuvent mettre une touche d’ailleurs dans toutes les demeures.HÉLÈNE PÀQUET A quelques centaines de mètres de l'autoroute 15, à Laval, est rassemblée une forte concentration d’adresses dédiées au design et à l’aménagement intérieur.On y trouve de tout, du mobilier à l’éclairage et des matelas jusqu’aux meubles en cuir italiens: on se surprend à penser que c’est sans doute un peu ce qui explique que ce bout de rue s’appelle le boulevard Le Corbusier.Dommage, toutefois, que tout y soit pensé pour la voiture, et non pour le promeneur: l’automobiliste, plus préoccupé par le synchronisme des feux de circulation que par les vitrines et les enseignes, risque de ne pas repérer de bonnes adresses comme Artemano.Au bout du monde avec Artemano Shimon Finklestein, le pro-prio, a rassemblé dans ce bel espace tout ce qui transporte ailleurs dès qu’on a franchi le seuil de sa boutique: beaux meubles d’Indonésie et de Singapour, teck de Thaïlande et poteries du Mexique, canapés et fauteuils en cuir laqué rapportés d’Asie eux aussi.«Je ne vais pas dans les salons ou les expositions où tous les détaillants font leurs achats en un jour ou deux, préci-se-t-il.Je préfère me rendre chez les fournisseurs moi-même, dans les petits villages reculés et ailleurs.Mon métier est à la fois celui de commerçant et de globe-trotter.» Une jarre immense de l’artiste mexicain Ernesto Cruz, à gauche, de diverses provenances, chez Artemano.C'est au hasard de ses pérégrinations que M.Finklestein a par exemple découvert l’artiste et designer mexicain Ernesto Cruz: ses gros cœurs en terre cuite et ses jarres immenses gra- MARC CRAMER Beaux meubles d’Indonésie et de Singapour, teck de Thaïlande et poteries du Mexique, canapés et fauteuils en cuir laqué rapportés d’Asie.Chez Artemano.^ CASHIN vous prescrite sa nouvelle collection de meubles antiques Meubles chinois Antiques Bois de rose Laque de Chine Lampes, porcelaine Paravents, objets d'art 8495, boul.Décarie 514.735.5957 www.chinesefurniture ca vées de poèmes d’amour valent le déplacement.Ils voisinent de longues tables de salle à manger qui peuvent accueillir confortablement huit à dix personnes, de nombreuses autres œuvres étonnantes et des meubles originaux qui peuvent assurément mettre du soleil dans nos demeures québécoises, notamment de superbes canapés et des fauteuils en foin de mer (que l’on connaît davantage sous le nom de seagrass).Parfaits pour la véranda ou la verrière, ils peuvent transformer un coin de la maison en un véritable jardin exotique.Une chaleur dont on a bien besoin en ce moment de l’année où le printemps se fait encore tirer l’oreille.Un décor rustique à l’européenne De grandes tables de ferme en bois recyclé.Du lin blanc, des nappes de tulle, un grand canapé de cuir comme usé par le temps: quand on entre chez Sta-caro, on oublie rapidement que l’on est au cœur du centre-ville, rue Stanley.En fait, la petite entrée de la boutique ne donne pratiquement aucune idée de tout ce que l’on y trouve, puisque les lieux se déploient sur deux étages, dont une bonne partie est invisible de la rue.Stacaro est dépositaire des beaux meubles rustiques et des accessoires de la marque belge Flamant et des meubles classiques de marque Antix, en chêne massif, fabriqués à Baillargues, dans le sud de la France.Ces meubles qui n’ont pas d’âge nous transportent dans les demeures ancestrales de cette «vieille Europe» qui horripile tant M.Rumsfeld: fev tei*ra&ses tfb- 9/r/Hi/si CONDOS CENTRE-VILLE 211$ St-Vibain (514) 934-1774 SOURCE STACARO Stacaro a fait des beaux meubles fermiers, fabriqués en France et en Belgique, une spécialité.7O /0 ' H D ¦ M A S3 B •5757 236G LETDURNEUX JEUDI-VENDREDI: 1 7:QaH A 1 9:0DH - toa\co^ \ w: à AME DI-DI MANCHE 5 • 1 3:DC)H A I 7:QOH EGALEMENT SUR RENDEZ-VOUS WWW.LOFTHDMA.CDM ^ mj* MARC CRAMER côtoie des meubles et des objets belles tables de ferme en bois récupéré, chaises cloutées en cuir à effet vieilli par les ans, fauteuil en tissu rayé bleu et blanc et luxueuse vitrine à portes en verre.,.Ne manque qu’un feu dans l’âtre et un jeté enveloppant pour faire un grand saut dans le temps.Nous y avons aussi aperçu d’immenses tables d’appoint en rotin tressé, dont on soulève le dessus pour s’en servir comme rangement.Et à l’étage, de superbes meubles en pin ou en bois blond pour la salle à manger ou la bibliothèque.Le proprio, Stanislas Didier, a eu la bonne idée de les proposer dans de vraies pièces, à travers lesquelles on peut déambuler comme si on était dans une maison de campagne.Ces classiques, qui s’inspirent des meubles du milieu du siècle dernier, se marieront à tous les décors, aussi bien aux pièces plus contemporaines qu’aux Qména-gements classiques.A cela s’ajoutent de la vaisselle et du linge de maison de grand luxe, qui donneront à la maison un cachet de mas en Provence.Les amoureux de l’Europe, dans ce qu’elle a de plus beau en matière d’esprit rustique traditionnel, adoreront Artemano, 1816, boul.Le Corbusier, Laval, « (450) 973-3572, www.artemano.com Stacaro, 2035, rue Stanley, Montréal, v (514) 287-9800, www.stacaro.com LE DEVOIR.LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 AVRIL 2 0 0 4 (i HABITATION Lowney Le « vrai » esprit du loft Vivre dans l’édifice où fut conçu la célèbre Cherry Blossom Le Montréal industriel est désormais convoité.Les édifices abandonnés qui s’y trouvent sont dorénavant perçus comme autant de lofts en devenir.Un souffle nouveau qui offrira sous peu l’occasion au Lowney, un vieil immeuble industriel situé à l’angle des rues Inspecteur et William, de connaître une seconde vie.ULYSSE BERGERON .T e premier élément à considérer pour un projet ^ J-/ de loft est le quartier dans lequel il se trouve.Le deuxième, c’est l’immeuble qu’on choisit.Il doit s’agir d’un immeuble industriel, dans un quartier industriel situé à proximité du centre-ville», souligne Jacques Vincent du Groupe Prével, le promoteur résidentiel responsable de Lowney, un nouveau projet de 250 lofts.L’objectif est clair il s’agit pour le promoteur de retourner au «vrai esprit du loft».Au cœur du Griffin Town Ces critères, M.Vincent et son associé les ont dénichés au coeur du Griffin Town, un quartier prolétaire irlandais du début du XXr siècle.L’historique de la bâtisse mérite attention.Il s’agit d’un immeuble construit en 1905 par l’inventeur de la tablette de chocolat emballée, l’entreprise Walter M.Lowney Co.C’est d’ailleurs à cette adresse que fut conçu la célèbre Cherry Blossom.Le projet est divisé en trois phases: la première, mise en vente en janvier dernier, devrait être livrée en été 2005.«La réponse a, jusqu'à maintenant, été bonne.Au moment où on se parle, 50 % des 64 unités de la première phase ont été vendues», souligne M.Vincent.«Lowney s’adresse à des gens qui peuvent être intéressés par la renaissance d’un quartier et la préservation du patrimoine», note le responsable du projet.Ainsi, le promoteur vise principalement une jeune clientèle «professionnelle et artistique» prête à emménager dans un quartier qui est «en train de se développer».Pour arriver à attirer ces jeunes propriétaires, dont l'âge moyen devrait se situer entre 25 et 35 ans, le promoteur mise sur le prix abordable des lofts.Leurs prix se situent donc entre 127 000 $ et 239 000 $.«Pour offrir ces prix raisonnables, on a dû relever un défi de taille: comment offrir un produit abordable avec des coûts de production actuellement élevés?», affirme Jacques Vincent.Pour y arriver, l’entreprise a «rationalisé» la superficie des unités.Les surfaces des lofts ont donc été réduites de 700 et 900 pi2.Toutefois, le promoteur tient à souligner que cela n’a en rien affecté les caractéristiques propres aux lofts: «Comme d'habitude les plafonds sont hauts.H y a toujours beaucoup de fenêtres, plus que la normale même.» Sous la barre des 150 OOO $ De plus, en abaissant les prix de certains lofts sous la barre des 150 000 $, le promoteur rend les propriétaires éligibles au programme d’accession à la propriété de la Ville de Montréal.«La Ville offre un prêt d'environ 6500 $ lorsqu’on achète une propriété qui coûte moins de 150 000 $.C’est presque le comptant nécessaire à l’achat», explique M.Vincent — un moyen efficace pour convaincre une jeune clientèle, désireuse de devenir propriétaire, de faire le saut.Prével certifie avoir fait une recherche de produits afin de pouvoir offrir un environnement soigné, et cela, à moindre coût.Ce qui n’est pas sans donner un certain cachet aux lofts: «Par exemple, le matériau utilisé pour les planchers donne une apparence de planchers d’usine.» Les différentes phases du projet s’articuleront autour d’une cour intérieure.Les frais de condominium, qui devraient se situer autour de 20 é le pied carré, comprendront l’accès à une terrasse commune réservée aux propriétaires.Celle-ci sera située sur le toit de l’immeuble.On y retrouvera une piscine et un chalet avec un barbecue.«La vue de cet endroit est splendide.On y voit une bonne partie de la ville», assure M.Vincent.À proximité du Vieux-Montréal De plus, «le Lowney n’est pas très loin du secteur ouest du Vieux-Montréal», ajoute M.Vincent, un quartier où l’on retrouve toute une gamme de services de qualité: boulangeries, boucheries, diverses boutiques, salons de coiffure, etc.Toutefois, il semble évident que le Groupe Prével souhaite que le quartier Griffin Town puisse se développer davantage, afin que ces services se rapprochent davantage du Lowney.Le Groupe Prével, né de l’association de deux promoteurs résidentiels, n’en est pas à son premier projet.En fait, l’entreprise est riche d’une expérience de près de 50 ans dans le développement résidentiel.Elle a entre autres assuré la réalisation du Quai de la commune dans le Vieux-Montréal, un projet de 350 condominiums au design avant-gardiste évalué à 57 millions de dollars.Jusqu’à présent, le Groupe Prével a remporté plusieurs prix pour ses réalisations, dont celui du Gouverneur général ainsi que le Domus 2003 du Constructeur de l’année.Le promoteur mise sur le prix abordable des lofts, qui se situe entre 127 000 $ et 239 000 $ SOURCE GROUPE PRÊVEI € M i I" fiyci ' Lowney, un nouveau projet de 250 lofts, s'adresse à des gens qui peuvent être intéressés par la renaissance d'un quartier et la préservation du patrimoine.Le promoteur vise principalement une jeune clientèle «professionnelle et artistique» prête à emménager dans un quartier qui est «en train de se développer».lofts neufs et lumineux dans le Vieux-Montréal win » ¦«* a»** î : SS .:a> ! Kl HSi M, füliii ifisë *>,1 MM Phase 1 vendu à 50% en un mois ! Prix de pré-construction disponible pour un temps limité seulement SOURCE GROUPE PRÉVEL IMP iSS» Bureau des ventes maintenant ouvert mM y»> «T**» La terrasse de l’édifice Lowney.Située sur le toit de l’immeuble, celle-ci offrira une piscine et un chalet avec un barbecue. est un quartier huppé, situé le long du canal Lachine.On y trouve d’imposants bâtiments modernes parés de larges surfaces vitrées faisant face aux anciens silos du Vieux-Port.Les rares badauds qui osent prolonger leur promenade jusqu’à cette extrémité du quartier historique montréalais imaginent depuis ces appartements modernes une vue magnifique.Mais pas question d’entrer dans l’immeuble pour le vérifier.L’accès en est protégé par un sas de sécurité équipé d’un interphone.D faudra se contenter d’un rapide tour des locaux.Conçus en brique rouge, à la manière des anciens entrepôts qu’ils ont remplacés, ces bâtiments s’intégrent sans choquer dans le cadre de ce bout de ville un peu perdu.Dressés entre la rue McGill et la rue des Sœurs-grises, seuls leur couleur flamboyante et leur style moderne tranchent avec le rouge usé des anciens établissements qui les jouxtent au nord.À limage d’une large partie d’un Vieux-Port en pleine mutation, les appartements du projet immobilier Quai de la Commune sont extrêmement récents.Splendeur perdue En 1992, la municipalité a décidé de «revitaliser» l’ensemble du faubourg des Récollets, la partie du Vieux-Port enclavée entre l’autoroute Bonaventure à l’ouest et le canal Lachine au sud.Ces travaux s’inscrivaient dans le cadre du plan d’urbanisme de Montréal, dont l’objet était de ramener les citoyens au centre-ville alors que les constructions de l’époque se limitaient aux villes périphériques.Mais eu égard au délabrement du quartier, parler de revitalisation constituait alors un doux euphémisme.En réalité, fl aurait fallu parler de résurrection tant ce pan de la ville était dévasté.Considéré fl y a encore une cinquantaine d’années comme un important site d’activités économiques, accueillant de nombreuses industries lourdes, le lieu avait perdu de sa I splendeur originelle.f Sur l’emplacement des actuels bâtiments du projet Quai de la Commune, le meilleur et le pire de la période récente de l’urbanisme se sont en effet succédé.Historiquement, le faubourg — et notamment la rue McGill, dont le tracé se superpose à celui des anciennes fortifications de la ville — était reconnu pour sa splendeur.Au XK' siècle, cette petite rue offrait une perspective somptueuse entre la montagne et le fleuve, enjambé par le pont Victoria L’activité industrielle s’y est progressivement développée et les habitations se sont déplacées vers le nord.Mais avec l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959, puis la fermeture du canal Lachine dans les années 1970, l’industrie a périclité.Si bien qu’en 1990, lorsque la société municipale mandatée pour relancer l’immobilier dans le faubourg (la SIMPA, remplacée aujourd’hui par la Société de développement de Montréal — la SDM) a commencé à travailler, se dressaient sur les lieux, pêle-mêle, des entrepôts abandonnés, des stationnements, des terrains de ferrailleurs, ainsi que quelques garages à taxis et à autobus.Territoire découpé Seuls certains pionniers, artistes et sociétés d’informatique étaient revenus s’installer là.«Au total, nous avons dû racheter 500 OOO pf de parcelles éparpillées pour assurer le remembrement du terrain», se souvient Denis Houle, directeur du développement à la SDM.L’imbrication des petites superficies appartenant à différents propriétaires rendait le site inexploitable pour les promoteurs immobiliers.Assurer le remembrement de tels terrains aurait représenté un coût excessif pour eux.fl a donc fallu retrouver des détenteurs de titres de propriété qui avaient parfois oublié jusqu'à l’existence de leurs possessions dans le faubourg.«Il s’agissait pour certains de lointains héritiers partis vivre à l’étranger», explique Denis Houle.Une fois les lieux acquit1 la SDM a lancé un appel d’ojires aux promoteurs pour SOURCE SDM Conçus en cinq phases, les travaux du Quai de la commune se sont achevés tout récemment.Le site offre désormais 340 logements sur 100 000 pi2 de superficie.construire des habitations.Ils sont peu nombreux à avoir répondu aux sollicitations de la société municipale: en dépit des efforts entrepris pour faciliter la réalisation du projet, les lieux conservaient leur mauvaise réputation et la crise du marché immobilier, au milieu des années 1990, n’aidait en rien.En fin de compte, en 1995, le Groupe Prével a été retenu.«Nous ne nous serions jamais lancés là-dedans sans le travail en amont de la SDM», reconnaît Jacques Vincent, coprésident du Groupe.La solution Prével Sa société a été sélectionnée parce qu’elle voulait conserver l’architecture générale des lieux: les deux grands entrepôts de la firme Fleur de lys, qui constituent aujourd’hui le Quai de la Commune, devaient, dans ses plans, être transformés en lofts.Une idée très à la mode aujourd’hui mais dont la SDM et le Groupe Prével furent parmi les précurseurs à Montréal.Les travaux de recyclage du premier immeuble (phase 1) ont donc commencé en 1996 au numéro 20 de la rue des Sœurs-grises, après une multitude de réunions de consommateurs (des focus groups) destinées à cerner le profil des futurs propriétaires des lieux.Conçus en cinq phases, les travaux du Quai de la Commune se sont achevés tout récemment.Le site offre désormais 340 logements sur 100 000 pi2 de superficie.Dans la première phase (1996-1999), 80 lofts de 1056 pi2 en moyenne ont été réalisés.Tous ont été vendus à un prix moyen de 113 000 $, soit 107 $ du pied carré.Une affaire au regard des tarifs pratiqués au cours des phases suivantes de construction.Les logements de la phase 2, sensiblement de même taille, se sont échangés à 127 $ le pied carré un an plus tard (132 000 $ de prix moyen), mais le record est détenu par ceux de la phase 3: 250 000 $ l’unité pour des superficies là encore équivalentes.Il faut tout de même préciser que ces derniers sont les seuls qui font face au canal Lachine: la jolie vue a un prix.«C’est aussi parce que, entre-temps, le marché est reparti à la hausse et que le quartier est devenu attractif grâce aux premières constructions», explique Denis Houle.L’implantation voisine d’entreprises fiées aux nouvelles technologies, toutes proches, la multiplication des projets privés de création de condominiums et le développement de commerces dans le quartier montrent que l’effet d’entraînement provoqué par cette réhabilitation d’anciens entrepôts a fonctionné à plein.En à peine dix ans, la friche urbaine a opéré sa mue.Et qui sait, par l’un de ces retournements dont l’histoire a le secret, avec l’implantation de la Cité du multimédia, le quartier pourrait même retrouver sa stature oubliée de poumon économique de la ville dans les années à venir.1 Parc Laurier Les Lofts Isabelle de Castille 135 000$ à 189 000$ JerrasMS avec vue sur le Mont-Royal I i: I I < AI >4 V* 65 bout.René Lévesque Est i l r i n r i ¦ ¦ i t »i.» i Penthouse Vaste espace sur 92?de façade 9 GRANDES FENÊTRES AU 9' ÉTAGE Plusieurs options d’aménagement Vues exceptionnelles APPARTEMENTS.STUDIOS.LOFTS, PENTHOUSES I l I il HV> 65 BOUL RENÉ-LÉVESQUE EST 1 www.loft.ca 514-396-6480 Bureau des ventes sur place Mar au jeu 1 Ih à 18h Sam au dim 12h à 17h 514 396-6480 WWW APPLOFT.COM E1CB1C11
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