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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2008-05-26, Collections de BAnQ.

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COLOMBIE La mort de Marulanda, chef historique des PARC, relance les espoirs Page B1 w w w .1 t' (1 e \' o i r.(‘ o m LE DEVOIR Vol.X C I X X 116 ?1.K 1.V X 1> 1 2 6 M A ! 2 0 0 8 8 !» 0 4 T A \ K S 1 $ Julie Couillard, « experte » en sécurité L’entreprise de l’ex-amie du ministreBemier s’intéresse aux aéroports JAKE WRIGHT LA PRESSE CANADIENNE Julie Couillard HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Julie Couillard, l’ex-conjointe au passé trouble du ministre fédéral des Affaires étrangères Maxime Bernier, n'a pas seulement entretenu des liaisons amoureuses avec des personnes liées au crime organisé.Elle exploite également une entreprise spécialisée dans les systèmes de haute technologie de sécurité qui l’a amenée à s’intéresser à la sécurité dans les aéroports canadiens.Selon les informations obtenues par Le Devoir au cours des derniers jours, Mme Couillard est à la tête d'Itek Solutions globales.Les documents obtenus auprès du Registraire des entreprises du Québec indiquent quelle est la présidente, secrétaire et trésorière de cette entreprise incorporée en février 2(X»5.L'entreprise est toujours en activité.Son intérêt pour les questions de sécurité semble lui venir d’un précédent conjoint.Julie Couillard a tns quenté en 2004-2005 Robert Pépin, un homme qui avait aussi son entreprise d’intégration de systèmes de sécurité, Agence d’investigations et de sécurité D.RP (Selon le quotidien La Presse, M.Pépin devait des sommes importantes à un prêteur des Hells An- gels et aurait même déjà reçu des menaces à ce sujet.M.Pépin s'est depuis suicidé.) Graduellement, elle a joue du coude pour faire partie de l’entreprise, occupant de plus en plus de place.Robert Pépin, décrit par ses connaissances comme quelqu’un n'ayant pas beaucoup de volonté, l’a laissée faire.C’est ainsi, selon nos informations, quelle a personnellement, avec M.Pepin, fait une présentation en 2.n r% -" Passages nuageux Mercredi ^ 18/11 Ensoleillé.' Jeudi y, 21/8 ¦(.â Ensoleille Météo Média Vos prévisions météo à temps en tout temps sur www.meteomedia.com t ROLEX OYSTER PERPETUAL LADY YACHT-MASTER AC!en ET on JAUNE Vente et service technique S30-A 4UE CATHCAKT.CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 865-3876 Gàmbard La Coalition Québec-Kyoto exhorte les députés à rejeter C-33 ALEXANDRE SHIELDS La Coalition QuébecKyoto exhorte le Parlement canadien, et plus [particulièrement les députés québécois, à voter contre le projet de loi C-33 sur les agrocarburants, dont la troisième lecture est prévue au calendrier de la semaine.Une telle loi — qui imposerait 5 % d’éthanol dans l’essence, un additif provenant essentiellement du secteur agricole, ouvrirait la voie au «détournement massif- des champs de maïs, de blé et de canola canadiens vers la production d’agrocarburants, estime la Coalition.En effet.Agriculture et Agroalimentaire Canada évalue que pour atteindre l’objectif de 5 % d’éthanol dans la consommation de carburant en 2010, il faudrait y consacrer environ 50 % de la superficie ensemencée en mais, 12 % de la superficie de blé et 8 % de la superficie de canola au Canada La production d’agrocarburants menacerait également l’environnement de plusieurs manières en forçant un recours accru aux fertilisants, herbicides et pesticides.Et cette production «crée déjà une énorme pression inflationniste sur le prix des grains pour l’alimentation», selon ce qu’a fait valoir la Coalition hier.Un virage désastreux Pour André Bélisle, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, «ce projet de loi, qui cautionne l’utilisation de maïs et d’autres denrées alimentaires pour la production de carburant pour automobiles constituerait un virage désastreux sur le plan social et environnemental, tout en ayant un impact négligeable sur la réduction des gaz à effet de serre.Un Canada qui croit au développement durable doit interdire la production d’agrocarburants».«L'utilisation des denrées alimentaires pour propulser des véhicules n ’a aucun sens, croit quant à lui Patrick Bonin, de QuébecKyoto.À l’heure actuelle, la planète peine à nourrir la population.Les importantes augmentations de prix des aliments de base sont en partie dues au fiait qu’ils sont en concurrence avec la production de l’éthanol destiné à nourrir des automobiles, ce à quoi les groupes environnementaux se sont toujours opposés.» Les environnementalistes invitent donc les députés fédéraux du Québec à tenir compte du fait que le gouvernement provincial a déjà officiellement mis un terme au développement de la filière éthanol-maïs au Québec.«Les seuls biocarburants à développer devraient être à base de graisses et d’huiles alimentaires usées, d’une partie des résidus générés par l’agriculture, l’industrie bioalimentaire et de foresterie, des débris de construction, voire des déchets.De plus, ces biocarburants devraient être utilisés dans des secteurs tels que le transport en commun où leur apport sera le plus efficace pour réduire les gaz à effet de serre», a suggéré Arthur Sandborn, de Greenpeace.Le Devoir Doublage au Québec : les majors devront s’expliquer RÉMI NADEAU Québec — Les grands studios américains devront expliquer en commission parlementaire pourquoi ils imposent aux Québécois des films doublés en France.La commission de la culture tiendra l’automne prochain une consultation sur le doublage des films et des séries télévisées diffusés au Québec, et les représentants de la Motion Picture Association y seront convoqués.Le Parti québécois et l’Action démocratique, qui réclament l’adoption d’une loi pour forcer les studios américains à faire doubler leurs films au Québec, ont obtenu ce mandat d’initiative.«On va leur demander de nous expliquer comment on pourra s’assurer que nous, citoyens du Québec, on va avoir accès à des versions doublées en français au Québec, autrement que par une loi», a précisé le député pé-quiste Pierre Curzi, dans un entretien téléphonique.«Ils ne veulent pas avoir de loi, pour éviter que d’autres pays adoptent des législations, a-t-il ajouté.C’est légitime, mais nous, nous voulons des produits culturels adaptés à ce qu ’on souhaite.» La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a récemment écarté l’adoption d’une législation pour forcer les compagnies comme Paramount, Warner ou Universal à investir quelque 75 000 $ par film pour qu’il soit doublé au Québec.Mme St-Pierre a choisi la voie de la négociation avec ces grands studios, faisant remarquer que 78 % des films diffusés en salle au Québec en 2007 ont été doublés ici, contre 72 % en 2006, en raison de mesures incitatives telles que des crédits d’impôt Pour le député adéquiste François Benjamin, c’est plutôt le dépôt d’un projet de loi de l’opposition officielle qui a fait réagir l’industrie.Pierre Curzi croit aussi que le Québec doit éviter de s’en remettre à la seule bonne volonté des compa-gnies américaines, alors que le marché des DVD et des sites de télé-chasement de films et de séries télé explose.«Si on n’a pas de loi, qu’est-ce qu'm va faire avec les DVD?» se demande le député de Borduas, qui craint «qu'm laisse aller cet important marché, ce qui serait inacceptable.» La Presse canadienne J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LOTO OUCBEC Résultats des tirages du 2008-05-24 I'03 16 22 39 42 49 Gagnants Lots 3 875 940,00 S 276 852,80 $ 1 622,00 $ 75,50 $ 10,00 $ 5,00 $ ! Ventes totales 13 343 642 $ Prochain gros lot (approx.) 8 000 000 $ mimma 06 13 19 if 23 34 42 compl.Gagnants Lots 0 2 000 000,00 $ 2 75 000,00 $ 15 750,00 S 739 75,00$ 13 645 10,00$ 9 943 5.00S totales 730 593,00 $ EQtra 4358302 Résultats des tirages du : 2008-05-23 ° «71 06 1415 22 29 34 32 25 Egtra 5076923 GAGNANTS LOTS 7/7 1 27 000 000,00 $ 6/7+C 8 54 856,20 S 6/7 229 1 916,30$ 5/7 14 827 100,60$ 4/7 312 986 10,00$ 3/7+C 290 124 10,00$ I 3/7 2 608 968 Participation gratuite Ventes totales 38 124 804 $ Prochain gros lot 2 500 000 $ Endossez votre billet de loterie Dis L ACHAT.Il EST A VOUS ! En cas de Jispanîé entre cÿfrfeste et la liste officielle de Loto-Ouètec cette dernière a Dnortfl » # 4 ICTÜALITES Congres de leadership Benoit Labonté est couronné chef de Vision Montréal JEANNE CORR1VEAU ANN1K MH DK CAKUFKI I K UKVOIK Au centre du podium et entouré d’écrans géants.Benoit Labonté a livré hier son premier discours à titre de chef de Vision Montréal devant les militants réunis à la TOHll, la cité des arts du cirque.Un peu crispé, le nouveau leader est resté fidèle au texte qu’il avait préparé.Rapport Bouchard-Taylor Duceppe souhaite une constitution québécoise Comme aucun rival ne s’était manifesté.Benoit Labonté a été couronné hier chef de Vision Montréal, le parti fonde en 1994 par Pierre Bourque.A l’occasion d’un congrès tenu hier à la TOHU, le nouveau chef de l’opposition a lancé sa campagne électorale, «la plus longue de l’histoire de Montréal», en vue du scrutin de novembre 2009 qui l’opposera à l’actuel maire, Gérald Tremblay.Accueilli par une foule de quelques centaines de militants scandant «Benoit! Benoit! Benoit!», le maire de l’arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté, a promis de faire de Montréal «me vraie ville gouvernée par un vrai maire».Au centre de la scène circulaire, Benoit Labonté a livré son premier discours à titre de chef de Vision Montréal, tournant autour de son lutrin selon le même concept que lors du lancement de sa campagne pour la direction en mars dernier.«Montréal traîne de la patte», a-t-il tenté de démontrer en rappelant que, selon l’OCDE, la ville se classait au 44' rang des 65 régions métropolitaines pour la croissance de son PIB et qu’elle était 43'- en Amérique du Nord pour le taux de scolarité universitaire de sa population, selon l'organisme Montréal International.Au sein même du Canada, son étoile ne cesse de pâlir, a-t-il expliqué.«Et tout ce que le maire actuel trouve à nous dire à propos de cette situation, c’est que ce n’est pas de sa faute, que c’est la faute aux arrondissements, la faute aux gouvernements du Québec et du Canada ou, pire, la faute aux autres villes parce qu’elles sont meilleures.» «Une fois maire de Montréal, je vous promets que nous serons de retour en tête de classement des villes canadiennes et des Amériques», a-t-il affirmé.Il s’est est pris au maire Gérald Tremblay et à son leadership, lui reprochant de gérer la ville comme un «intendant» et le disant «incapable de développer et d’énoncer des posi- tions fermes sur la plupart des grands projets stratégiques».Un projet mobilisateur S’il devenait maire, Benoit Labonté réviserait le partage des pouvoirs entre la villecentre et les arrondissements, estimant que la décentralisation de 2003 est allée trop loin, a-t-il dit II accorderait davantage de moyens financiers aux arrondissements pour les services de proximité.Deux thèmes marqueront également sa campagne, soit celui de la culture, du design et du patrimoine ainsi que celui de l’environnement.M.Labonté, qui a évoqué les réalisations des exmaires Jean Drapeau, Jean Doré et Pierre Bourque, a affirmé qu’il avait lui aussi en tête un «projet mobilisateur» dont il dévoilerait la teneur «en temps et lieu».Par l'entremise d’un montage vidéo, diverses personnalités ont rendu hommage au nouveau chef, parmi lesquelles l’ancien premier ministre du Canada Paul Martin et l’ancien ministre pé-quiste Pierre Bélanger, candidat défait à la mairie de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Mai-sonneuve en 2005 avec l’équipe de Gérald Tremblay.Le congrès a également permis de présenter les nouveaux membres du comité exécutif du parti, dont la présidence a été confiée à Rucsandra Câlin, une femme d’affaires d’Outremont.Cédant leur place à Benoit labonté, le chef du parti, François Purcell, et la chef de l’opposition, Noushig Eloyan, se sont aussi adressés aux militants.Le souvenir du fondateur du parti, Pierre Bourque, qui se trouve actuellement en Chine, a été maintes fois rappelé au cours du congrès.Benoit Labonté a promis qu’un hommage lui serait rendu à l’automne.Le parti devra refaire le plein de membres — le nombre de membres serait déjà passé de 250 à 1250 au cours des dernières semaines, a-t-on indiqué hier —, définir son programme électoral et recruter des candidats durant la prochaine année.Quant à M.Labonté, il participera ce soir à sa première séance du conseil municipal à titre de chef de l’opposition.Plusieurs membres de Vision Montréal souhaitent une alliance avec Projet Montréal, le parti dirigé par Richard Bergeron, même si celui-ci s’est c}it fermé à cette idée récemment.A ce sujet, Benoit Labonté a indiqué que la porte demeurait ouverte aux élus des autres formations qui voudraient se joindre à Vision Montréal.Le Devoir Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.invite le premier ministre Jean Charest à se rallier à Hdée d'une constitution québécoise, préconisée par la chef péquiste, Pauline Marois.En visite au congrès régional du Bloc québécois, samedi à Montréal M.Duceppe a declare que le multiculturalisme canadien ne convenait pas au Québec, en rappelant que la province n’a pas signé la Constitution lors du rapatriement de 1982.Le leader bloquiste a également soutenu son idée de constitution québécoise en réagissant au rapport Bouchard-Taylor.«Im faiblesse, je trouve, c'est de ne pas avoir identifié ce carcan constitutionnel de 1982, qui réduit les capacités de Québec, entre autres en ce qui a trait à la langue, a-t-il expliqué.Maintenant, la balle est dans le camp des élus et je suis d'accord avec Mme Marois pour dire que tout cela doit se retrouver dans une constitution.» le rapport sur les pratiques d'ac-commodements raisonnables a été déposé jeudi dernier par les coprésidents Gérard Bouchard et Charles Taylor.Il prône notamment l’ouverture d'esprit des Québécois envers les minorités ethniques et suggère aux nouveaux arrivants de se plier aux règles fondamentales de leur société d'accueil.Gilles Duceppe a en outre émis des arguments en faveur de la création d’un Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications québécoises.«La radio et la télévision sont deux éléments qui contribuent à diffuser notre culture, a-t-il déclaré.Four qu 'elle soit préservée, Québec posséder les pouvoirs de cette juridiction.Ce qui est important pour la province devrait être décidé par un organe québécois.» VLB rabroué Par ailleurs, le chef bloquiste Gilles Duceppe et sa députée Vivian Barbot n’ont pas apprécié l’attaque de l’écrivain Victor-Lévy Beaulieu contre la gouver-neure générale du Canada.Michaëlle Jean.En entrevue téléphonique samedi.l'auteur controversé a assuré que son texte publié dans le mensuel LAut'Joumal n'était pas raciste, mais sa référence à la «Reine-Nègre» a fait bondir la députée Vivian Barbot.Elle a trouvé que le texte était injurieux et discriminatoire, en plus de constituer une attaque personnelle contre Mme Jean.Le chef bloquiste a pour sa par t rappelé, samedi, à Montréal, qu'il s’en était pris à la fonction de gouverneur général et non à la personne, notamment durant le voyage officiel de la chef de l'État en France, dans le cadre du 4(X> anniversaire de Québec.L’écrivain a quant à lui déclaré qu’une même critique, adressée à un Québécois de souche, ne susciterait jamais autant de réactions.Victor-Lévy Beaulieu a également dénoncé le rôle politique que revêt cette fonction depuis la nomination de Michaëlle Jean, affirmant qu’elle était une bonne prise pour le gouvernement «Canadian» de Stephen Harper.Selon ses dires, «la petite reine noire de Radio-Canada — comme on l’a appelée lors de sa visite en France — trouva vite plus agréable de trôner dans le fauteuil à braguettes dorées du gouverneur général, en Reine-Nègre accomplie, au service d'un régime cherchant à tout prix à faire du multiculturalisme la pierre d’assise du pays».D’après la Bresse canadienne La SSJBM dépose une plainte contre The Gazette Atterrissage réussi La sonde Phoenix doit explorer le sol de la planète Mars ALEXANDRE SHIELDS Elle a emporté avec elle un peu du génie canadien, et ce, tout au long d’un périple spatial de 680 millions de kilomètres.La sonde américaine Phoenix Mars Lander s’est posée en début de soirée près du pôle Nord martien, avec pour mission de creuser le sol à la recherche de glace et de divers composés organiques.A son bord se trouve une petite station météorologique canadienne de 37 millions de dollars qui a nécessité quatre ans de travaux et qui permettra d’enregistrer quotidiennement les conditions météorologiques des plaines du nord de Mars.On devrait donc pouvoir en apprendre davantage sur l'atmosphère polaire et sur les cycles de l’eau entre les phases solides et gazeuses de la région arctique de la planète rouge, selon ce qu'a expliqué hier l’ingé- nieur en mécanique Jean-Michel Lévesque, qui a participé au projet Pour y parvenir, on utilisera un «mât mâéorologique» avec lequel on compte évaluer les écarts de température en fonction de la hauteur près du sol mais aussi la vitesse des vents.Un appareil nommé Lidar émettra quant à lui des impulsions laser d’une portée de 20 kilomètres en direction des nuages et de la poussière atmosphérique afin d’en déterminer la composition, les mouvements et la taille.Avec l’ensemble des données qui seront recueillies, on pourrait être en mesure de vérifier s’il serait possible d’utiliser de l’eau martienne en cas de mission habitée vers cette planète pas si lointaine de la Terre.Fait à noter, il s’agit de la zone la plus nordique jamais visitée sur Mars — un peu comme si une sonde se posait dans les Territoires du Nord-ouest —, un secteur où les températures varient entre - 35 et - 85 degrés Celsius, a précisé M.Lévesque.Un laboratoire miniature Phoenix ne possède pas les outils nécessaires pour détecter les signes d’une vie extraterrestre, actuelle ou passée.Mais elle procédera à des analyses pour tenter de savoir si cette glace a déjà fondu et cherchera des traces de composés organiques dans le pergélisol pour déterminer si la vie a pu apparaître sur le site.Une fois la glace, qui devrait se trouver à quelques centimètres sous la surface, mise à nu le robot utilisa ra un foret au bout de son bras pour la briser.Le sol et les morceaux de glace excavés seront étudiés par le laboratoire scientifique de Phoenix.Ds seront cuits dans des fours miniatures, et les vapeurs émises seront analysées pour rechercher des conv posés organiques.Par ailleurs, la présence de traces de sel ou de sable pourrait constituer un élément de preuve que de l’eau a jadis coulé à cet endroit Phoenix pourrait survivre un mois après sa mission de 90 jours, et ainsi voir la fin de l’été ou l’automne martiens, avant que la glace carbonique ne le recouvre.Le coût de la mission est estimé à 420 millions de dollars.% Mission risquée La mission aurait toutefois pu tourner court M.Lévesque évalue que l’atterrissage avait une chance sur deux de réussir.Phoenix a en effet dû plonger à plus de 19 000 km/h dans l’atmosphère martienne.Durant les sept minutes précédant son arrivée au sol, la sonde a utilisé l’effet de traînée de son bouclier thermique, déployé un parachute, puis, peu avant de "toucher le sol, allumé des rétrofusées pour ralentir la descente à 8 km/h et se poser en douceur.Il s’agissait en effet de «sept minutes de terreur), selon ce qu’a expliqué hier Peter Smith, un des responsables de la mission.Malgré le succès des deux robots explorateurs de la NASA Spirit et Opportunity, arrivés sur Mars en 2004, se poser sur la planète rouge reste une opération périlleuse, et plus de la moitié des tentatives ont échoué.L’agence spatiale américaine gardait encore en mémoire le désastre de Mars Polar Lander, en 1999.Le moteur de la sonde s’était arrêté trop tôt entrai-nant l’engin dans un plongeon fatal.Selon Barry Goldstein, responsable du programme au Laboratoire de propulsion à réaction de la NASA à Pasadena, les ingénieurs ont testé de manière approfondie les systèmes et instruments de Phoenix pour minimiser les risques d’échec.L’atterrissage a eu lieu à 19h53 hier soir.Une fois au sol Fhœnâ devait attendre 15 minutes avant de déployer ses panneaux solaires.La communication avec la Terre doit se faire par l’intermédiaire de deux sondes de la NASA orbitant autour de Mars., NASA / AGENCE FRANCE-PRESSE Dlustration par la NASA de la sonde américaine Phoenix, qui a atterri sur Mars en début de soirée Le Devoir hier.A son bord se trouve une petite station météorologique canadienne.Avec l'Agence France-Presse Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), Jean Dorion, a fait parvenir une plainte au Conseil de presse du Québec, blâmant la présentation du rapport Bouchard-Taylor faite par le quotidien The Gazette, cinq jours avant sa publication.En entrevue hier, M.Dorion a déclaré que le journal a privé le public du droit de recevoir une information juste et de qualité en plus de provoquer des réactions hâtives dans la population.Ira SSJBM en a en particulier contre la «une» du quotidien, qui laissait croire que la principale cause de la crise des accommodements était le manque d'ouverture d’esprit des Canadiens français.Dans son reportage, 'The Gazette laissait croire que l’apprentissage de l’anglais par les Canadiens-français était le premier moyen pour remédier à la situation.Selon M.Dorion, le rapport des coprésidents ( lérard Bouchard et Charles Taylor est juste et correct dans son ensemble, même s’il y a des lacunes en ce qui a trait à la question de la langue.La Presse canadienne EN BREF 142 millions pour les personnes handicapées Québec lance un appel aux entreprises privées pour intégrer les personnes handicapées en milieu de travail, en vertu d'un investissement de 142 millions de dollars répartis sur cinq ans.De ce montant, une somme de 100 millions proviendra du gouvernement provincial.«Engager des perstmnes handicapées, ce n’est pas leur faire une faveur, car elles sont capables de faire le travail», a déclaré le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, hier, lors du dévoilement de la stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées, Pour l’égalité en emploi.D’ici à 2018, M.Hamad souhaite réduire de 50 % l’écart entre le taux d’emploi des personnes handicapées et celui de la population sans incapacité, ce qui représente approximativement 54 000 personnes de plus avec un emploi.Le ministre veut inciter les entreprises privées à engager des personnes handicapées, notamment grâce à des crédits d’impôt plus importants, des subventions et l'instauration d’un réseau d’intégration en milieu de travail.- La Presse canadienne Chantal Hébert La chronique de Chantal Hébert fait relâche pendant quelques semaines.Elle sera de retour au début du mois de juin.rTo'"""’ wwwjytco.com 1-800-361-9232 LAVAL LONGUEUIL GATINEAU OTTAWA QUÉBEC î1S5,M«-8ur un modèle d’affaires différent, qui est de recourir à la formule des licences par [lays où le produit aura reçu l’appui d’un scientifique kx-al jouissant d’une grande crédibilité, le logiciel est présentement à l’essai dans une quinzaine de cliniques en Europe.«Nous en sommes encore aux balbutiements.Nous avons fait beaucoup de travail depuis un an, maintenant nous pensons à l’externe.Notre compagnie devrait cmnaître des ventes de 10 millions d’ici un an et probablement de 50 milium d’ici deux ans», affirme cet homme, en rappelant qu’il n’a pas encore participé à une seule foire commerciale.11 faudra donc davantage de capitaux.Pour l’instant, il compte sur les membres de sa famille pour mettre de l’argent dans sa compagnie.Il n’est pas question d'aller à la Bourse, malgré les invitations.Pourrait-il vendre cette entreprise?M.Bergeron assure qu’il n’en est pas question.D explique que BCI présente «un potentiel incroyable» en plus d’être une passion pour lui.Et puis, il y a ses enfants qui grandissent et à qui il a promis de laisser une entreprise.Il les prépare déjà à occuper un emploi d’été dans cette entreprise et avoir ainsi le bonheur de travailler avec leur père, comme lui jadis avec le sien.Le Devoir Stéphane Bergeron Vingt et un sages pour une mondialisation moins sauvage Un rapport d’experts remet en cause le fameux et très libéral « Consensus de Washington» ALAIN FAUJAS La publication du rapport de la commission Croissance et développement jeudi dernier, sonne la fin du tout-libéralisme en vogue depuis la fin du XXe siècle en matière de politiques de développement économique.Elle annonce un nouveau consensus pour une mondialisation moins sauvage.Cette commission ne peut être suspectée d’altermondialisme: présidée par le Prix Nobel américain Michael Spence, un libéral orthodoxe, elle compte vingt et une sommités, dont un autre Prix Nobel américain, Robert Solow, d’anciens chefs dÉtat ou premiers ministres, des ministres des Finances, des représentants de l’ONU et de la Commission européenne, des gouverneurs de banques centrales, ainsi que le patron de la première banque privée du monde, Citigroup.Créée en avril 2006 et épaulée par la Banque mondiale, la commission s’est penchée sur un phénomène qui ne s'était jamais produit avant le milieu du XXe siècle: depuis 1950.treize pays ont connu un fort taux de croissance de 7 % par an, pendant au moins 25 ans d'affilée.Il s'agit du Botswana, du Brésil, de la Chine, de Hongkong, de l’Indonésie, du Japon, de la Corée du Sud, de la Malaisie, de Malte, d’Oman, de Singapour, de Taïwan et de la Thaïlande.La commission Crois- sance et développement a étudié les recettes qui ont permis ces étonnantes success stories où voisinent la petite île de Malte et le géant chinois, un temple du libre-échange comme Singapour et une économie très dirigée, telle la Malaisie.Us en tirent des conclusions qui vont à l’encontre du «Consensus de Washington», cette théorie adoptée par les institutions internationales et élaborée par l’économiste John Wilfiamson à la fin des années 1980, et qui prônait la réduction des déficits, des impôts et des dépenses publiques, l’accélération des privatisations et des déréglementations.Un État fort Le rapport de la Commission est sans ambiguité.«La principale de nos conclusions est que la croissance indispensable pour faire reculer la pauvreté et assurer un développement durable réclame un État fort», commente Kemal Dervis, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et ancien ministre des Finances de Turquie.Le rapport ne conteste pas la nécessité de la mondialisation et de l'ouverture économique et commerciale, seules capables de créer des richesses à long terme.Ni le repli sur le marché national, ni le protectionnisme ne sont efficaces à long terme.Mais «les orthodoxies ont leurs limites», prévient le rapport, qui ajoute: «S’il existait une seule doctrine de la croissance valable, nous l’aurions découverte.» Il estime que «plus l’économie croît, plus une administration publique active et pragmatique a un rôle crucial à jouer».Ce qui signifie «une planification à long terme», des fonctionnaires mieux payés pour obtenir ««ne administration compétente, crédible et motivée», des investissements publics dans les infrastructures, l’éducation et la santé, car «loin d’évincer l’investissement privé, ces dépenses l'attirent».Le Consensus de Washington ignorait les conséquences sociales des politiques qu'il préconisait A rebours, la commission Croissance et développement investit ce domaine, car eDe est convaincue que l'insécurité économique fragilise le soutien des populations aux réformes nécessaires a la réussite de la mondialisation.Elle demande donc que les destructions d’emplois ne soient pas empêchées, mais qu’elles soient accompagnées par des programmes sociaux aidant les personnes à s’adapter à la nouvelle donne.Dans le même esprit, elle conseille aux gouvernements de contenir les écarts de revenus que la croissance provoque toujours dans un premier temps et qui pourraient déclencher des troubles.Loin des certitudes des néoconservateurs américains, qui refu- sent de dissocier développement et démocratie à l’occidentale, la commission se soucie peu du régime politique qui gère la croissance.Que le pouvoir appartienne à un parti unique, à plusieurs partis ou à des technocrates, l’important est que le cap de la croissance soit maintenu, selon la méthode de l’ancien secrétaire du Parti communiste chinois, Deng Xiaoping, qui conseillait de traverser la rivière en tâtant les pierres».Cet appel à une sorte de principe de précaution économique tranche avec la suffisance qui conduisait les équipes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à imposer brutalement aux pays en développement l’orthodoxie budgétaire, fiscale et monétaire imaginée à Washington.Enfin, l’environnement n’était pas au menu des travaux de la commission.Le réchauffement climatique s’est progressivement imposé, au point que Michael Spence appelle désormais les pays industrialisés à «stopper leurs subventions à l’énergie et aux biocarburants».Le rapport invite les pays en développement à se soucier de leurs émissions de gaz à effet de serre et de la pollution de leurs eaux, sans attendre d’être plus riches, faute de quoi cette insouciance leur «coûtera extrêmement cher».Le Monde VIENT DE PARAÎTRE 2 minutes.pour bien se vendre i f'AHItP 2 MINUTES POUR BIEN SE VENDRE Yves Maire du Poset 277 p;>ges Leduc.S Éditions TD arlez-moi de vous.?» C’est ^A la question qui bloque.Sans doute le passage le plus difficile dans un entretien.Que faut-il dire?Et comment le dire?Comment valoriser ses points forts, et muscler ses points faibles?\A GESTION PAR PROVERBES Louis Roquet 165 pages Editions Fides Les proverbes sont une source intarissable de sagesse populaire et peuvent être très utiles pour se sortir d’une situation embarrassante.Les leçons que tire I nuis Roquet actuellement président et chef de l’exploitation de Desjardins capital de risque, de certains cas bien réels sont de celles qu’on n’apprend pas toujours dans les grandes écoles, et encore moins dans les proverbes.rtt«K mms/mKi TADEK MATUSZEWSKI Pierre et Jean Matuszewski 236 pages Les Presses de l’Université laval Le parcours d’un universitaire immigrant Cet économiste spécialiste de l’économétrie est présenté comme ayant,contribué à la modernisation de l’Etat du Québec par la création d’outils de mesure et de planification de l’activité économique encore employés aujourd’hui ici et dans le monde entier.Précision Notre collègue Éric Desrosiers est en vacances cette semaine.Sa chronique «Perspectives» sera de retour dans cette page lundi prochain. LE l> E V (I I K .LE LL N l> I 2 0 M A I 2 O O * DITORIAL Le risque judiciaire Il n’y a pas que les actionnaires de BCE qui ont raison d’être frustrés du report, peut-être même de l’annulation, de la transaction par laquelle le conglomérat devait passer aux mains de la caisse de retraite Teachers, à la fin de juin.Il y a aussi la nombreuse clientèle et les employés de Bell qui avaient hâte qu’il se passe quelque chose au sein de cet ancien monopole du téléphone.j Jeun-Robert Sansfaçon 1 restait à peine six semaines avant la conclusion de la transaction par laquelle Teachers et ses partenaires financiers devaient devenir propriétaires de BCE inc.après avoir racheté toutes les actions en circulation.C’est en juin, l’an dernier, que les parties en étaient venues à cette entente financée par emprunts dont le fardeau devait être entièrement assumé par la compagnie acquise, BCE, et non 1 par l’acquéreuse, Teachers.C’est ce que les anglophones appellent leveraged buyout, une formule qui offre l’avantage de ne rien coûter à celui qui devient propriétaire, mais qui fait exploser le niveau d’endettement de la victime.Ainsi, la dette de BCE inc.serait passée, du jour au lendemain, de 17 à 52 milliards pour le plus grand bonheur des anciens actionnaires qui auraient encaissé une prime de 40 % par rapport a la valeur antérieure de leurs titres, mais au détriment des détenteurs d’obligations existantes dont la qualité aurait été reléguée au rang de titres de pacotille.Ayant perdu une première manche en Cour supérieure, les détenteurs d’obligations ont obtenu gain de cause la semaine dernière en Cour d’appel, forçant l’arrêt de la transaction.C’est la première fois qu’un tribunal oblige ainsi un conseil d’administration à tenir compte des intérêts des prêteurs au même titre que ceux des actionnaires.Et c’est pour cette raison que BCE entend porter la cause en Cour suprême.Or, rien n’assure que la pièce de monnaie lancée en l’air retombera du côté souhaité puisque, d’un tribunal à l’autre, il y a autant d’interprétations que déjugés dans notre système judiciaire.C’est aussi à cause de cet arbitraire judiciaire que la direction de BCE aurait dû chercher à s’entendre avec les détenteurs d’obligations dès le jour où ils ont fait connaître leur intention de porter la cause devant un tribunal.Par ailleurs, même si BCE en venait à une entente avec les porteurs d’obligations, ou obtenait une décision favorable de la Cour suprême, il faudrait confirmer les engagements pris l’an dernier par les bailleurs de fonds, trois banques internationales qui ont manifesté le désir de revoir à la hausse les termes de 2007.Ce qui aurait pour conséquence de réduire le prix par titre consenti aux actionnaires, voire d’amener Teachers à abandonner purement et simplement le projet d’acquérir BCE.Dans un cas comme dans l’autre, les actionnaires de BCE inc., c’est-à-dire à peu près tous les Canadiens qui participent à un régime de retraite collectif, y perdraient au change.Mais il y a aussi les centaines de milliers de clients de Bell qui se plaignent depuis des lustres de la mauvaise qualité du service de cet ancien monopole du téléphone.A l’intérieur même des murs de Bell, certains témoignages rapportés par les médias parlent d’un désintérêt croissant de la direction pour l’avenir de l’entreprise depuis la signature de l’entente avec Teachers.Quel gâchis de la part de ces dirigeants qui s’étaient pourtant fait promettre des millions en récompense pour seulement.vendre leur propre compagnie dans l'ordre.j - rsa nsfa confie de voi r.com Le billard oriental li~-es pourparlers amorcés entre des représentants israé- L liens et syriens avec les turcs comme médiateurs font penser au billard à trois bandes.Car, outre l’extrême complexité du dossier, chacun des acteurs impliqués vise l’atteinte de deux objectifs sans que les États-Unis aient été invités à participer à cette reprise des négocia-^==“J fions.En fait, la Maison-Blanche observant une politique d'isolement de la Syrie, il aurait été étonnant qu’on lui réserve un siège à la table des discussions.Bon.L’intention première des parties est de mettre un terme à l'état de guerre qui prévaut entre elles depuis 1948.Autrement dit.Israéliens et Syriens souhaitent signer un accord de paix.Au cœur des tractations, on trouve une terre de 1200 kilomètres carrés.On s'en doute, il s’agit du plateau du Golan qu’Israël a annexé en 1981 après s'en être emparé lors de la Guerre des six jours en 1967.L’endroit a trois particularités: primo, parce qu’il est en hauteur, il est militairement d’une grande importance stratégique.Secundo: le développement agricole accompli au cours des années fait, par exemple, que 40 % de la viande de bœuf consommée par les Israéliens provient de cette région.Tertio, et plus important que tout, le Golan est la principale source d'eau potable d’Israël.Ceci explique cela: Israël tient à conserver une bande de terre lui assurant l’accès au lac de Tibériade.Ce que Hafez al-Assad, le père de l’actuel président, avait refusé il y a neuf ans de cela, entraînant de facto la fin des discussions alors arbitrées par Bill Clinton.Aujourd’hui, les autorités des deux nations n'entendent pas engager de dialogue sur le vif du sujet tant et aussi longtemps que certains préalables n'auront pas été acceptés.Du côté israélien, on tient à ce que Damas arrête de soutenir le Hezbollah et cesse d’héberger les dirigeants du Hamas et du Djiad islamique.Les Syriens?Ils veulent qu’Israël promette un retrait intégral du Golan.En attendant la suite d’une négociation qui s’annonce aussi longue qu’ardue, ici et là, on s’interroge sur les intentions secondaires, mais non moins importantes, des uns et des autres.Commençons par le plus simple: la Turquie.Après avoir constate que l’Iran chiite agissait en fonction de son ambition consistant à être la puissance du Moyen-Orient, le gouvernement de la Turquie sunnite s’est attelé à l’application de la politique suivante: favoriser des accords de paix entre et avec les pays voisins pour mieux atténuer, et probablement contrer, l’activisme guerrier de Téhéran.la Syrie?En répondant par l’affirmative à l’initiative turque, Ba-chir al-Assad, dont la religion alaouite est cousine germaine du chiisme et non du sunnisme, espère mettre un ternie à l’isolement décidé par un président américain qui ne sera plus là dans six mois.Autrement dit, il place ses pions en fonction de l'après-Bush.Quoi d'autre?Il n'a évidemment pas échappé à Assad que ses homologues turcs et lui étaient agacés par la question kurde.Et notamment par la montée en force des Kurdes irakiens.En ce qui concerne Israël, certains responsables espèrent, entre autres choses, que le processus qui vient de débuter va accélérer les négociations avec l’Autorité palestinienne.Bref, nous voici té-moins d'un billard à trois bandes à la puissance dix.Serge Truffaut LE DEVOIR KONDE PAR HENRI KO LHASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l'information JOSEE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFF'ET Directrice, ventes publicitaires MANON BELAND ft ÇMKk, /RA1 ÇA iFk A UA // ^ 0Ç Tfc /I Le nouveau ni ni = ni Montréal ni Québec Si l’on arrêtait de jouir sur les virgules, on verrait que la France de Sarkozy met déjà en pratique sa nouvelle politique à l’égard du Québec.La ministre des Finances, Christine hagarde, devait faire, le jeudi 22 mai, son premier voyage au pays que Champlain aurait fondé pour prononcer un important discours économique devant les gens d’affaires.Devant la Chambre de commerce de Montréal, lp Chambre de commerce de Québec?Nenni! A l’Economie Club of Toronto, bien sûr.A la dernière minute, toutefois, la mise en œuvre du nouveau ni ni — ni Montréal ni Québec — a été paralysée grâce aux syndicats des transport français qui ont annoncé un débrayage le jour où Mme hagarde devait se rendre à Toronto.Les syndicats s’opposaient à la mise à pied par le gouvernement Sarkozy de 55 000 travailleurs du secteur public et à la réduction de leurs pensions.Quand les mamours de Jean Charest et de Paul Desmarais avec le président Sarkozy ne le convainquent pas de l’importance économique du Québec, on peut toujours compter sur les syndicats français.Robin Philpot Montréal, 23 mai 2008 Charest confus À la une du Devoir de vendredi, on lit: «Le crucifix restera en place à l’Assemblée nationale contrairement à l'un des souhaits exprimés par les coprésidents Bouchard et Taylor dans leur rapport-fleuve.» L’article nous apprend que M.Charest, premier ministre, a présenté la motion à propos du crucifix, appuyée par les 100 députés présents.En pleine page A 2, vendredi encore, Jean Charest, dans une annonce achetée, contredit sa motion: «Im na- LET TRES - tion du Québec a des valeurs» incluant «la séparation entre l’État et la région».Diable, qu’est-ce que ce crucifix vient faire dans l’Assemblée nationale si une société laïque est souhaitable?Visiblement, c’est la question que nos deux coprésidents se sont posée.Pour poursuivre la logique dévastatrice et absurde du premier ministre, son même raisonnement de contradiction aurait pu donner lieu à deux autres motions hier, soit contre la première valeur mentionnée dans son annonce «l’égalité entre les femmes et les hommes», soit contre la deuxième «la primauté du français».Les résultats de cette suite logique?Le statu quo pour le crucifix, l’inégalité des sexes et la langue française désabusée, sans parler de l’étouffement des espoirs des Néo-Québécois et leurs hôtes.Bref, encore de l’accommodement déraisonnable.Je crois que nos politiciens doivent faire la preuve qu’ils ont l’intelligence nécessaire pour mettre en œuvre ce rapport visionnaire pour l’avenir du Québec.C’est un bien mauvais départ! John Fleming Longueuil, 23 mai 2008 Repositionner la gauche Le rapport sur la commission Bouchard-Taylor est sorti dégonflé, même s’il a un poids sociologique, il n’a pas été aussi percutant que prévu.Son mécanisme d’affirmation est faible, et ses conclusions sont plutôt sages.Bref, rien d’alarmiste.On suggère une laïcité ouverte, par contre il faudra placer les balises afin de mieux définir.On parle également d’intégration sous la responsabilité de tous, de lutte contre les stéréotypes ainsi que des efforts pour l’intégration des immigrants dans les régions.Ce qui m’agace le plus est la notion de canadien-français et québécois de souche.Non majs, peut-on se définir soi-même?A mon sens, la gauche politique doit se re- positionner face à ce rapport et les questions évolutives qui en découleront Le Parti Québécois et le Bloc Québécois doivent sans cesse peaufiner une défensive devant la possible offensive multiethnique et surtout veiller sur la protection de l’identité québécoise et son leadership.Les conclusions du rapport Bouchard-Taylor semblent, par ailleurs, un parapluie contre le multiculturalisme, cette voie ne serait évidemment pas viable au Québec.D’un autre côté, la ville de Québec pourrait faire plus afin d’accueillir les immigrants désireux de s’installer à Québec.N’oublions jamais ceci: lorsque l’on va à Rome, on fait comme les Romains.Faut-il le rappeler?Michel Beaumont Québec, 23 mai 2008 Aveugles à l’iris.Lettre à M.Daniel Gélinas, président de la Société du 400e: Je viens d’avoir une idée de génie afin d’aider vos brillants responsables du pavoisement du 400° de Québec, eux qui ont tant tergiversé, angoissés quant à la fleur à rendre officielle durant ces festivités.Après être passés de la rose, emblème de l’Angleterre, à la tulipe, dont les Pays-Bas vous ont fait don, j’ose vous suggérer l’évidence: saviez-vous que le Québec a déjà un emblème floral, et qu’il s’agit du superbe iris versicolore?Chaque résident de Québec aurait d’ailleurs dû en recevoir un pour embellir la ville.Ainsi, chaque touriste aurait vu fleurir l’emblème distinctif d’un peuple qui l’est tout autant.Mais sans doute est-ce beaucoup trop demander déjà.Cette fleur a le grand malheur d’être bleue: vos prédécesseurs l’ont sans doute jugée trop «politique», avant de se rabattre piteusement sur des symboles politiques étrangers.Jean-François Vallée 22 mai 2008 LIBRE OPINION -?- Bouchard-Taylor: l’insulte ÉRIC TREMBLAY Chef du Parti indépendantiste N* en déplaise à messieurs Bouchard et Taylor, le peuple québécois existe depuis 400 ans et ne peut être blâmé pour la non-intégration d’une forte proportion d’inunigrants à sa culture.Dire des Québécois qu’ils manquent d’ouverture envers ceux qui choisissent de venir s’installer ici, relève de l’insulte.Est Québécois qui décide de l’être.Cela commence par l’apprentissage et l’usage de notre langue, le français.Pourquoi devrions-nous nous sentir coupables de vouloir que les immigrants parlent notre langue, partagent nos valeurs, telles la laïcité, l’égalité homme-femme et fa séparation de l’Etat et de 1a religion, et respectent nos lois?D’ailleurs, n’est-ce pas ce que demandait une majorité de Québécois, qu’ils soient de souche ou d’origines étrangères, lors des forums publics de fa commission?[.] Le problème central de l'intégration des immigrants ne découle pas de notre supposé manque d’ouverture, mais provient plutôt du fait que le Québec est toujours prisonnier du carcan canadien et que.par conséquent, ses in> migrants sont placés dans l'orbite du Canada anglais qui agit comme pôle d'intégration.En tant que province subordonnée, le Québec ne contrôle pas entièrement son immigration et est soumis au multiculturalisme canadien enchâssé dans fa Constitution illégitime de 1982.De plus, plusieurs nouveaux arrivants invoquent ce multiculturalisme et 1a liberté de religion protégée par fa Charte canadienne pour préserver leur culture et exiger des accommodements religieux tout en refusant obstinément de s’intégrer à fa culture québécoise majoritaire au Québec, se considérant comme Canadiens et non Québécois.La citoyenneté et le passeport qu’ils détiennent n’en sont-ils pas fa preuve?Aussi, bien que nous aimions nous bercer d’illusions en reaffinnant que 1a langue officielle du Québec est le français, la réalité est tout autre: le Québec e.st dans les faits une province bilingue dans un État anglais, le Canada.Comment interpréter autrement l’attitude de l’État québécois qui sert les trois quarts des allo-phones et conummique avec eux en anglais et qui paie des cours d'anglais aux nouveaux arrivants pour des raisons d'insertion au travail?Les inunigrants qui s’installent au Québec, et plus particulièrement à Montréal où 90 % d'entre eux resident, comprennent vite qu'ils n’ont pas besoin d’apprendre le français pour y vivre et travailler.Ainsi, plus de 40 % des nouveaux arrivants ne terminent pas leur cours de francisation, plus de 60 % d'entre eux travaillent en anglais à Montreal et plus de 50 % d’entre eux s’inscrivent au cégep anglais çt dans les universités anglaises financés par l'État québécois.D'ailleurs, à Montreal, fa langue commune est l’anglais.Sur Hie de Montréal, notre peuple est minoritaire.Le Québec, un État français?Force est d'admettre que tant et aussi longtemps que le Québec demeurera enfermé dans le Canada, de plus en plus d’immigrants adopteront l’anglais au détriment du français, demanderont des accommodements religieux qui heurtent nos valeurs fondamentales et s’intégreront à fa fausse minorité anglaise du Québec.Dans ce contexte et compte tenu du fait que nos capacités d'accueil et de francisation sont d'ores et déjà largement dépassées, il s’avère irresponsable et dangereux, voire suicidaire.de hausser le seuil de l'immigration à 55 000 personnes par année.[.] Seul un Québec indépendant doté d'une véritable Constitution d’État réaffirmant les valeurs fondamentales de 1a nation québécoise pourra véritablement intégrer les nouveaux arrivants à la culture québécoise.Voici les mesures que propose le Parti indépendantiste afin de favoriser cette intégration: fixer le seuil d'immigration en fonction de notre capacité d’accueil; sélectionner tous les candidats à l1 immigration en fonction de leur maîtrise du fiançais avant leur arrivée ici; franciser les réfugiés et les résidents d'origines étrangères qui ne maîtrisent pas le français; abolir les accommodements religieux; faire de fa langue française fa véritable langue officielle et commune du Québec; établir une véritable citoyenneté québécoise et un passeport québécois; renforcer 1a Charte de fa langue française, incluant le fianças langue de travail dans toutes les entreprises du Québec peu importe leur taille; exiger le cégep français pour tous; augmenter le financement des réseaux collegial et universitaire en français; créer un cours d’histoire nationale au primaire et renforcer les cours de.fiançais; financer un seul réseau scolaire public intégré en français; financer un seul centre hospitalier universitaire et français à Montréal; financer un seul réseau de la santé public intégré en français: offrir l’acquisition accélérée de fa citoyenneté québécoise pour les Franco-Canadiens et Franco-Américains qui choisissent de s'établir au Québec; etc.Cela fait quatre siècles que nous développons le Québec.Nous avons construit un État n est temps de le déclarer indépendant avant que notre aventure française en terre d'Amérique ne finisse en queue de poisson dans la bouillabaisse multiculturelle anglaise canadienne.F LE DEVOIR.LE L l N P 1 2 (i M A I 2 O O S Rapport de la commission Bouchard-Taylor L’irresponsabilité politique et la surenchère identitaire CAROLINE ALLARD, GENEVIÈVE BARIL, MARTIN BLANCHARD, M É LANIE BOURQUE, AT IM LEON GERMAIN, STÉPHAN GERVAIS, CHRISTIAN GIGUÈRE, MARTIN PAPILLON Membres du comité de rédaction de la revue Les Cahiers du 27 juin Nous publions l'éditorial du prochain numéro de la revue Les Cahiers du 27 juin, qui propose un regard sur le contexte politique entourant la commission Bouchard-Taylor.es partis politiques représentés à l’Assemblée nationale du Québec ont offert de façon générale, un spectacle désolant depuis le début du débat sur les pratiques d’accommodement de la diversité religieuse.D’abord, une intervention forte à des moments opportuns des partis politiques visant à rappeler les valeurs publiques communes et l’ensemble de règles et d’instruments dont nous disposons déjà pour encadrer les demandes d’accommodement aurait fort probablement contribué à dédramatiser une situation qui n'était pas dramatique.Au lendemain du jugement de la Cour suprême sur le port du kirpan, de l’épisode des vitres givrées au YMCA ou du code de vie d’Hérouxville, les élus auraient pu calmer le jeu et s’acquitter de leurs responsabilités en expliquant à la population les protections que nous offrent les chartes québécoise et canadienne des droits et libertés et le Code civil du Québec et en rappelant la nature et la portée de notre politique linguistique et de notre politique d’immigration et d’intégration.De façon plus spécifique, les élus auraient pu aussi expliquer ce que signifie la notion juridique de «contrainte excessive» qui sert à départager les demandes raisonnables d’accommodement des demandes déraisonnables.Péril en la demeure?Entendons-nous bien: en visant à rappeler le cadre normatif déjà existant, ces interventions n’auraient pas mis soudainement un terme au débat et résolu tous les désaccords sur la place du religieux dans l’espace public ou sur l’identité et l’intégration.Les audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor ont permis de prendre la mesure des divergences au sein de la population sur ces questions.Elles auraient toutefois eu le mérite de faire ressortir qu’il n’y avait pas péril en la demeure et que le Québec disposait déjà de plusieurs outils lui permettant de gérer la diversité religieuse et d’aménager la coexistence.le plus affligeant dans cette histoire est que les partis politiques, encore une fois de façon générale, ne se sont pas contentés d’être pusillanimes.Ds ont chacun leur tour, choisi d’attiser la braise pour mieux se positionner sur le terrain de la défense de l’identité québécoise, appuyant ainsi implicitement le constat voulant que notre identité soit présentement assiégée et menacée.Tout cela a commencé, on le sait lorsque Mario Dumont a fait écho à fidée selon laquelle la «majorité» se serait effacée, qu’elle aurait, sous l’impulsion de ses élites politiquement correctes, cessé de s’affirmer.Plutôt que de se demander s’il était bel et bien vrai que les minorités en mènent trop large au Québec et que Dtidentité» et les «valeurs» québécoises étaient menacées, Dumont a repris ce diagnostic et s’en est servi comme plateforme sa*'- JACQUES NADEAU I.K DEVOIR Lors des audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor, les partis politiques ne se sont pas contentés d’être pusillanimes.Ils ont, chacun leur tour, choisi d’attiser la braise pour mieux se positionner sur le terrain de la défense de l’identité québécoise, appuyant ainsi implicitement le constat voulant que notre identité soit présentement assiégée et menacée.pour critiquer l'à-plat-ventrisme de ses rivaux en matière de défense de l'identité québécoise.Insécurité identitaire Ce diagnostic, repris plus tard par Pauline Marois au Parti québécois (PQ), était-il vrai?L’équilibre entre les préoccupations et intérêts légitimes de la majorité et des minorités a-t-il véritablement été rompu?L’appui à ce discours risquait-il de renforcer le sentiment d’insécurité identitaire de certains et la croyance selon laquelle les membres des minorités religieuses et culturelles constituent une «menace» pour l’identité québécoise?Peu importe.Le positionnement électoral était plus important que la responsabilité politique, quitte à ce que la société québécoise en sorte plus divisée.C’est exactement le style de politique qui engendre le cynisme et la désaffection envers la politique.L’ADQ a ainsi fait naître une spirale qui s’est depuis emballée et qu’elle ne peut plus maîtriser.Se devant de contester le monopole de l’ADQ en matière de défense de l’identité québécoise, le Parti libéral du Québec (PLQ) et le PQ se sont mis à la recherche de leurs chevaux de bataille identitaires, qu’ils ont malheureusement réussi à trouver.Égalité homme-femme Le PLQ, appuyant un avis fort problématique soumis par le Conseil du statut de la femme, a d’abord annoncé, au beau milieu des audiences de la commission Bouchard-Taylor, son intention d’amender la Charte québécoise pour y inclure un article affirmant la prépondérance de l’égalité entre les hommes et les femmes sur la liberté de conscience et de religion.Le PLQ a-t-il décidé d’annoncer à la hâte cette décision afin de s’imposer aux yeux des citoyens comme le grand défenseur de l’égalité homme-femme tout en sachant fort bien que l’idée d’une hiérarchie entre les droits fondamentaux était abjecte et contraire à leur esprit même, ou s’agissait-il d’ignorance et d’incompréhension?Qu’importe.Le PIT} a proposé un projet de loi édulcoré qui, en se distançant fort heureusement de l’idée d’une hiérarchie des droits, est devenu une sorte dénoncé symbolique dont la portée sera vraisemblablement très limitée.L’égalité entre les hommes et les femmes, il faut le répéter, est déjà protégée par l’article 10 de la Charte et c’est cet article que les tribunaux continueront d’invoquer lorsqu’on leur présentera des cas de discrimination basée sur le sexe.S'il ne s’agissait que d’une mesure ineffective, il n’y aurait pas lieu d’y revenir, mais le projet de loi a aussi le défaut de laisser entendre que les minorités religieuses menacent l’égalité entre les hommes et les femmes et, surtouh il tend à dévaluer notre Charte en démontrant qu’il est acceptable de la Iripoter dès lors que l'intérêt du parti le commande.Navrant Deux vitesses Enfin, ne voulant pas être en reste, le PQ a aussi trouvé sa niche avec son projet de loi sur l’identité québécoise.Le PQ propose entre autres la création d’une citoyenneté québécoise de laquelle découleraient des droits et des devoirs.Parmi les mesures assorties à cette citoyenneté, les nouveaux arrivants qui ne démontreraient pas une connaissance adéquate du français ne pourraient se porter candidats aux différentes élections québécoises.Ir' PQ insiste avec raison sur la responsabilité de l’Etat afin de favoriser la francisation, mais le message lancé avec cette citoyenneté à deux vitesses est tout de même fort malheureux: les immigrants sont encore une fois une menace pour la majorité francophone, la faute n’est pourtant pas à chercher du côté des nouveaux arrivants — qui en grande majorité ne souhaitent que participer à la vie publique québécoise —, mais plutôt de celui des gouvernements péquiste et li béral, qui ont réduit considérablement les budgets déjà chiches des services de francisation.Ce qui, d’ailleurs, met ironiquement en relief le regain bien circonstanciel de l’intérêt que le PQ porte à cette question.Éthique et culture religieuse Incapable de rester sur les lignes de côté, Mario Dumont cherche maintenant à reprendre l’initiative.C’est ainsi qu’il a attaqué de façon démagogique — c’est-à-dire en déformant les faits — le programme d'éthique et de culture religieuse qui sera offert dans les écoles du Québec à partir de septembre 2(X)8.Ce programme, tout en accordant, dans son volet culture religieuse une prépondérance au christianisme, vise à favoriser l’acquisition de connaissances sur les grandes traditions religieuses du monde tout en favorisant l’apprentissage du raisonnement éthique et du dialogue raisonné.11 est vrai que ce programme fera des jeunes Québécois de futurs citoyens plus exigeants envers leurs élus, des citoyens qui seront plus prompts à sanctionner les représentants politiques toujours prêLs à sacrifier l’éthique au profit de la politique partisane.De « société plurielle » à « pluralisme idéologique » SIMON COUILLARD Philosophe ne société plurielle, c’est une société diversifiée sur le plan des origines et des mœurs.Ce type de société peut, d’une part, s’accommoder des garanties que confèrent les droits et libertés universels, c’est-à-dire s’appliquant à tous sans distinction, et se représenter en un seul espace social, traditionnellement, la nation.A une époque, on croyait, grâce à cette forme de libéralisme, pouvoir satisfaire les aspirations légitimes de tous les citoyens.Ce fut par exemple la vision défendue par le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis à partir des années 60.Le pluralisme identitaire, à l’inverse, est un phénomène postmoderne qui s'oppose au libéralisme universaliste au nom de différences spécifiques censées être significatives sur le plan de l’appartenance au monde.Il implique un nouveau rapport à la souveraineté populaire dans lequel l'individu est perçu comme opprimé par l’ordre social.Appartenance nationale Ainsi, il serait de la responsabilité des pouvoirs publics de lui donner compensation au nom de ses droits inaliénables, entravés de façon systémique.Par exemple, le fait d’être gai ou femme ou Noir ou handicapé ou jeune ou vieux ou inunigrant ou athée ou musulman devient un facteur lourd qui se superpose.souvent pour l’oblitérer complètement, à la traditionnelle appartenance nationale.De la sorte, avant ou plutôt que d’être Québécois, au vu des pouvoirs publics, on est femme, on est gai, on est Noir.L’idée d’une conscience nationale devient une entrave, quelque chqse de répressif et de passéiste.A l’inverse, le pluralisme idéologique (avec le renfort des corporations commerciales qui profitent du consumérisme identitaire) favorise l’éclosion de visions (compréhensions) totalisantes du monde qui s’incarnent dans une nouvelle typologie identitaire: le type gai, la femme universelle ou autre.Narcissime Si l’on se fie à l’orthodoxie freudienne, il s’agit de cas classiques de narcissisme dans lesquels l’idéal du moi prend la place du surmoi (conscience morale inculquée par la famille, par l'environnement culturel).L'idéal étant par définition inatteignable, le sujet aura une propension marquée à la mélancolie.A ce sujet, il est intéressant de prendre connaissance de l’ouvrage d'Alain Ehrenberg publié en 1998, La Fatigue d'être soi: dépression et société, dans laquelle il fait mention d’un rapport de l’Organisation mondiale de la santé selon lequel la prévalence de troubles mentaux non psychotiques aurait doublé de 1952 à 1967, durant les années fortes de la contre-culture qui, la première, suivant les thèses de Marcuse, Reich et consorts, a proposé l'égoïsme (Cf.Herbert Marcuse, Eros et civilisation) comme voie royale de l’émancipation de l’individu et de l'épanouissement personnel.A partir des années 1960, la dépression est devenue un thème de recherche dominant, alors qu’au début du siècle l’on s’y intéressait peu, la neurasthénie représentant un champ plus prometteur.On peut comprendre que notre culture postmoderne contribuerait à la déprime («jouir sans entraves» est impossible), mais aussi à une diminution corrélative de la névrose.Communauté morcelée Gérard Bouchard, coprésident de la commission sur les accommodements, affirme que le pluralisme idéologique devient incontournable puisqu’il fait maintenant l’objet d’un large consensus.D faudrait dorénavant penser dans ses ornières.Sans doute se refiise-t-il à en mesurer toute l’équivoque.Cependant, il n’est pas surprenant d’apprendre que le rapport de la commission qu’il a coprésidée nous propose le pluralisme et le morcellement d’une communauté québécoise à laquelle il n’est plus permis de poser une histoire et une ailture comme lieu de convergence.Il demeure toutefois légitime de penser hors des sillons de la commission Bouchard-Taylor et d'une certaine intelligentsia, très jet-set par les temps qui courent, qui ne voit en nous qu’un peuple moralement malade, misérable et ignorant Je souhaite que l’on apprenne à s’aimer comme Québécois et que l’on puisse sourire devant la vanité de certains clercs, autant de pseudo-Archimède.Choisir de vivre ensemble YVES BRISSETTE Montréal - hoisir de vivre ensemble.Voilà la décision C collective que les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor nous encouragent à prendre pour l’avenir du Québec.Le premier ministre Jean Charest souli-.gnait que leur rapport diffère de ceux auxquels les politiques sont habitués.Concilier profondeur, courage et pondération n’appartient pas à tous.L’intelligence avec laquelle ils s’adressent aux citoyens du Québec démontre un profond respect des valeurs démocratiques.En ce sens, la pierre angulaire du rapport est constituée, me semble-t-il, par le chapitre IX qui aborde la délicate question des inquiétudes identitaires.Cette dimension psychosociale, par trop souvent occultée, reçoit ici l’importance qu’elle mérite sans que soient négligés les autres aspects sociaux, économiques ou politiques auxquels nous sommes davantage sensibilisés.Insécurité Les auteurs nous proposent de transcender les concepts d'identités ethniques et civiques en tenant des composantes symboliques et émotionnelles qui imprègnent la réalité des relations interculturelles.Appeler toutes les communautés à reconnaître les craintes qui les habitent pour s’affranchir de la peur de l’autre et dépasser le doute de soi fait preuve d’un courage peu commun.Ce qui est différent nous insécurise.Nous le constatons bien quand nous voyageons dans des pays dont la culture diffère totalement de la nôtre.Le choc culturel éveille en nous un malaise provoqué par l'absence de références connues.Cette perte de points d’ancrage ne nous renvoie-t-elle pas à notre insécurité fondamentale, et toute personnelle, qui est habituellement masquée par la tranquillité d’esprit que nous apporte le fonctionnement routinier dans un monde familier depuis l’enfance?Poids des inquiétudes Nous acceptons volontiers les différences ethnoculturelles pour autant qu’elles ne remettent pas en question ce que nous sommes, et plus particulièrement les piliers culturels sur lesquels s’appuie notre sécurité.Ces non-dits dans les relations interculturelles sont préoccupants parce qu’ils recouvrent des besoins et des attentes plus ou moins conscients risquant de nous éloigner des principes démocratiques que nous chérissons.Ajuste titre, les commissaires Bouchard et Taylor ont souligné le poids des inquiétudes identitaires et la possible dérive des solitudes communautaires.Comme la raison, les émotions et les croyances entrent en jeu pour brouiller les pistes d’une réflexion et d’une action pouvant mener à un certain consensus, ils ont élevé le débat au-dessus de mesquines considérations politiques en attirant notre attention sur les dimensions symboliques et émotionneDes qui touchent toute construction identitaire.Au-delà des différences de toutes sortes, ne nous rejoignons-nous pas en tant qu’êtres humains?Confrontés à une problématique sociale et culturelle, nous sommes souvent portés à chercher des solutions rationnelles à une dynamique foncièrement émotionnelle.Le cœur ayant ses raisons que la raison ignore, parions que l’ouverture d’un tel chantier nous amènerait a faire des découvertes qui nous rapprocheraient.Four mieux vivre ensemble, pourquoi ne pas choisir de tenter l’aventure?Merci Messieurs Bouchard et Taylor, pour votre clairvoyance., ^ Jean-Jacques Stréliski La chronique Questions d’image, de Jean-Jacques Stréliski, fait retâche pour l’été.Elle sera de retour dans nos pages dés le 4 août.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Géraîd Daiiaire {adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau {affairer, municipales), Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la pape Idées), Brian Myles t justice et faits de société).Clairandrée Cauchy (Général) Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Benoit Munger (responsable du site Internet), Emilie Folie-Boivin.Vincent Cauchy (commis internet) Laurence C\ave\(pupitre), Philippe Papineau (pupitre), Louise»Maude RiouxSoucy (Santé): Pauline Grave! i sciences) : Michel Gameau (cancatunste) : Diane Precourt (responsable des pages thématiques) : Martin Du dos.Michele Malenfant et Christine Dumazet (f/yrrvrteurç); Jaurjtws (/renier et Jacques Nadeau (photejgrrtphes) ,à CivAirmation uulturvib* Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Julie Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Stéphane Baillargeon (reporter).Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay ('nnewia J Isabelle Paré (culture): è l'information économique .Gérard Berubé (adjoint au directeur de l’information), Dominique Reny (pupitre).Eric Desrosiers.Claude Turcotte.François Desjardins: à l'information internationale Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditonalej, Claude I^evesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) à l’information politique I lelene Buzzetti et .Mec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Üutnsac, (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Levesque ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): Emilie Parent Bouchard.Etienne Plamondon-Émond (commis a la rédaction) documentation Gilles Pari’* (directeur), Manon Derome.Olivier Spedel (Québec).Monique Bherer (Ottawa) LA Pl BLiCffÉ.Ameiie Bessette.Jean de Billy, Jean-François Bosse.Dave Cameron (directeuradjoint).Julie Chrétien, Marlene Côté, Christiane I/-gault, Amélie Maltais, Claire Paquet.Genevieve Pierrat, ( hantai Rainville.Martine Riopelle, Isabelle Sanchez.Nadia Sebat.Melisande Simard (publicitaires).Sylvie Laporte.Martine Berube (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Michel Bernatchez, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis, Olivier ZhkJa.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE C aroline Simard (responsable service a la clientele).Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Filion, Rachelle Ijeclerc, Jean-Robert Divers (responsable promotion).L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des sen'ices comptables), Celine Furoy.Ghislaine Lafleur.Claudette Beliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Monique Proteau.Danielle Ross. 1.t I> E \ 0 I H .LE L I V I) I 2 t; M A I 2 0 0 H CTUALITES KM ILK DALAI.RKL’ I KRS %"$ i ^4 Manifestation de joie à Amchit, fief du nouveau président libanais, Michel Sleimane.LIBAN SUITE DE LA PAGE 1 A Anichit, le fief du nouveau président au nord de la capitale, où la séance du Parlement était retransmise sur écran géant, des scènes de liesse étaient également signalées.Elu pour réconcilier deux camps diamétralement opposés — la majorité antisyrienne soutenue par l’Occident et l’Arabie Saoudite, et l’opposition conduite par le 1 lezbollah, proche de l'Iran et de la Syrie —, Michel Sleimane a appelé les Libanais à l’unité dans sa prestation de serment, «/e vous appelle, politiciens et citoyens, a entamer une nouvelle plia- ¦ se appelée le Liban et les Libanais, afin de réaliser les intérêts de la nation», a-t-il lancé, en présence de plusieurs dignitaires étrangers.Des chefs de diplomatie de pays arabes ou européens, parmi lesquels le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, assistaient à la séance.11 s’est en outre prononcé pour l’établissement de «liens fraternels entre le Liban et la Syrie dans le contexte du respect mutuel de la souveraineté et des frontières de chaque pays, ainsi qu a des relations diplomatiques qui soient bénéfiques pour les deux pays».Avant de devenir à 59 ans le seul candidat de compromis à la magistrature suprême du Pays du Cèdre, le général Sleimane aura traversé de nombreuses crises au cours de ses neuf années à la tête de l'armée.Son grand talent aura été de maintenir l’unité et l’impartialité de l’institution ces trois dernières années, alors que le Liban semblait sombrer dans la guerre civile.Certains membres de la majorité parlementaire ont certes reproché au commandant en chef de l’armée d’abuser de sa neutralité, notamment lorsque le Hezbollah imposait sa loi dans des quartiers sunnites de Beyrouth.Mais le troisième général à accéder à la présidence du üb;m depuis l’indépendance en 1943 a fait valoir que sa position avait permis de prévenir d’autres bains de sang et de préparer le terrain à l'accord de Doha.la majorité antisyrienne et l’opposition emmenée par le Hezbollah sont parvenues à un accord mercredi au Qatar pour tenter de sortir le Liban de sa crise politique aiguë.le pays a tailli basculer de nouveau dans la guerre entre factions, comme en 1975-90, lors de combats de rue qui ont fait 67 morts la seule semaine dernière.L’accord de Doha est avantageux pour le Hezbollah, qui obtient 11 ministres dans un nouveau gouvernement d'unité nationale contre 16 à la majorité antisyrienne, et bénéficiera d’un droit de veto sur les décisions du gouvernement.Il prévoit la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’élaboration d’une nouvelle loi électorale avant les élections législatives de 2(X)9.le départ des six ministres proches du Parti de Dieu avait marqué un tournant dans la crise en juin 2tX)6, paralysant l'executif.Nommé commandant en chef de l’armée libanaise en décembre 1998, alors que la Syrie contrôlait le Liban, Sleimane a été étroitement associé aux préparatifs du retrait, sous la pression libanaise et internationale, des forces syriennes en 2(X)5 après l'assassinat de Rafle Hariri et a supervisé le redéploiement de l’armée d;uis tout le liban.Parlant couramment l’anglais et le français de même que l’arabe, Sleimane est né j dans le village chrétien d'Amchit.' Réactions positives La communauté internationale a salué l’arrivée de M.Sleimane à la présidence libanaise.Malgré son op position à cet accord qui fait, selon lui, la part trop belie au Hezbollah, le président américain, George W.Bush, a félicité Michel Sleimane pour son élection.«Je suis sur que le Liban s'est choisi un leader soucieux de protéger sa souveraineté, détendre l'autorité du gouvernement sur tout le [pays] et de se confirmer aux résolutions du conseil de sécurité des Nations unies», a-t-il souligne dans un communiqué.De son côté, le président français, Nicolas Sarkozy, se «réjouit vivement que cette election mette un terme à la période difficile que le Liban vient de traverser» et espère se rendre «très prochainement» à Beyrouth.Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations j unies, a espéré que cette élection présagera d’un retour au dialogue et d'un renouveau des institutions libanaises.le Canada a dit pour sa part soutenir le président Sleimane et le gouvernement du liban devant les «défis» de «la stabilité, de la securité, de la croissance economique et de la pleine mise en oeuvre de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU telles que le désarmement de tous les groupes non gouvernementaux», selon ce qu'a affirmé Stephen Harper, en référence au mouvement chiite Hezbollah considéré comme une organisation terroriste pu' Ottawa.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse, Associated Press et Reuters COUILLARD SUITE DE LA PAGE 1 sécurité.Leur soumission n’a pas été retenue.A l’époque, l’ACSTA avait lancé un appel d’offres pour implanter une carte d'accès aux zones réglementées destinée aux employés d’aéroports.Cette carte incluait des éléments de biométrie.Selon une source très bien au fait du dossier, mais qui refuse d’être nommée, l’entreprise de M.Pépin a obtenu de l’ACSTA un cahier des charges complet précisant les besoins et les attentes de l’agence.Ce genre de cahier est remis aux soumissionnaires pour qu’ils puissent répondre aux besoins.«Elle a vu beaucoup de choses à propos de la sécurité des aéroports», confie notre source.Ni Mme Couillard ni Robert Pépin n’avaient de qualifications particulières dans ce domaine: ils sont plutôt des «intégrateurs», c’est-à-dire qu’ils contactent des fournisseurs de services (informatique, caméra de surveillance, etc.) et concoctent ensuite leur solution maison.Mme Couillard s’intéressait beaucoup à ce que M.Pépin faisait Elle récoltait toutes les informations et les contacts qu’elle désirait jusqu’à ce qu’elle fonde, discrètement, son entreprise parallèle dans le même domaine.Elle a poussé l’audace jusqu’à utiliser, comme adresse officielle d’Itek Solutions globales, celle de l’entreprise D.R.P.qu’elle vampirisait.Sa rupture avec Robert Pépin est survenue dans les premiers mois de 2005, au moment de la fondation d’Itek.Où travaille Mme Couillard?11 a été impossible de contacter Itek Solutions Globales, dont l’adresse officielle est désormais la résidence de Mme Couillard à Laval.Une ancienne employée d’Itek, contactée par Le Devoir, a confirmé que l’entreprise était bel et bien versée dans «l’installation de systèmes de sécurité, de contrôles de passagers».«Mais on n'a jamais fait une cenne avec ça», a-t-elle précisé.Cette dame dit avoir depuis coupé tout lien avec les personnes liées a cette entreprise.Officiellement Mme Couillard est agente immobilière pour Investissements immobiliers Kevlar, situé a Montréal C’est du moins ce qui figure au registre de l'Association des courtiers et agents immobiliers du Quebec, mis a jour quotidiennement Pourtant chaque fois que des journalistes ont tenté de joindre Mme Couillard chez Kevlar, les réponses ont été évasives.Ainsi, lorsqu’un journaliste de La Presse canadienne s’est rendu sur place pour la demander, trois employés se sont enfermés quelques minutes dans une pièce pour ensuite en ressortir et dire qu'il n'y avait pas de Julie Couillard.lorsqu’un autre du Devoir s'est fait passer pour un acheteur éventuel de condos, la réceptionniste a répondu de manière quasi codée que Mme Couillard n’était pas sur les lieux et qu’il fallait comprendre la «nuance».Elle a renvoyé l’appel a une autre personne qui verrait ce qu’elle pourrait faire.Mme Couillard ne figure pas au répertoire téléphonique de Kevlar.Le propriétaire de Kevlar, René Belle-rive, n’a pas répondu aux nombreux appels du Devoir.Si l’on s’intéresse tant à une amie de cœur d’un ministre fédéral, c’est parce que les médias ont révélé que Julie Couillard avait dans le passé fréquenté des membres de gang de motards.Dans les années 1990, elle a eu pour conjoint Gilles Giguère, un partenaire d'affaires du motard Maurice «mom» Boucher.En 1995, Julie Couillard, son père, son conjoint et trois autres personnes ont été arrêtées relativement à un complot pour meurtre.Mme Couillard a été interrogée pendant 18 heures par l’escouade antimotards Carcajou.Elle a été relâchée et aucune accusation n’a été déposée contre elle.M.Giguere a été retrouvé criblé de balles dans un fossé de L’Epiphanie en 1996 à quelques semaines de l'ouverture de son procès pour possession de mitraillettes et de haschich.Tout de suite apres, Mme Couillard a frequente Stéphane Si-rois, un membre des Rockers.E est par la suite devenu délateur.Es ont divorcé en 1999.Julie CouiEard s’est retrouvée au bras du ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier à l'été 2007.Leur relation a été officialisée lorsqu'elle l’a accompagné a Rideau Hall, pour le remaniement ministériel.Le couple s’est fréquenté au moins jusqu’au 31 mars dernier, date à laqueEe il a été vu soupant au restaurant Hy’s d’Ottawa en compagnie du ministre de la Sécurité publique, StockweE Day, et son épouse.Mme Couillard a accompagné le ministre Maxime Bernier dans ses voyages à l'étranger, notamment en octobre pour l'ouverture de la séance des Nations unies, à New York.EEe a fait sourcüler beaucoup de monde en exigeant de prendre part aux séances d’information du ministre et en essayant de modifier le discours qu’il aEait livrer et sa stratégie de communication avec les médias.Comme le révélait Le Devoir U y a dix jours, ces récriminations se sont rendues jusqu’aux oreilles du premier ministre Stephen Harper, qui a convoqué son ministre.Les deux hommes ont discuté en général de la stratégie de communication du ministre, mais aussi de Julie Couillard.M.Harper lui a rappelé quelle n’était pas sa directrice des communications.Le gouvernement conservateur, qui répète — sans préciser depuis quand — que le couple n'est plus ensemble, estime que tout cela relève du domaine privé.Il affirme aussi qu’à aucun moment la sécurité nationale du pays n’a été menacée.Mme Couillard n’a pas de casier judiciaire.EEe a rencontré Maxime Bernier alors qu’U était ministre de l'Industrie.Le Devoir CANNES SUITE DE LA PAGE 1 Matteo Garrone, sur les associations mafieuses de Naples.Puis avec un Prix du jury pour II Divo, captivant état des Ueux par Paolo Sorrentino de la poütique italienne contemporaine par le prisme de la vie du haut représentant de la droite chrétienne, GiuEo An-dreotti.Appelé à défendre ces choix, le juré Sergio CasteEitto a vanté le courage de ses compatriotes «qui s’interrogent sur ce que peut cacher une démocratie civile occidentale plantée dans l’Europe».Nullement déçus par le Prix du scénario qui leur a été décerné pour Le Silence de Ijjrna, les Belges laïc et Jean-Pierre Dardenne, deux fois lauréats de la Palme d’or par le passé, étaient tout sourire à la conférence de presse, où Nuri Bilge Ceylan, gagnant du prix de la mise en scène pour Les Trois Singes, les avait précédés de quelques minutes: «C’est un prix que je convoitais parce qu’il touche l’acte de création.Mais je ne suis pas seulement content pour moi, je le suis aussi pour mon pays [la Turquie], qui a bien besoin de ce prix.» Catherine Deneuve et CEnt Eastwood, ex-coprésidents du jury en 1994, briEaient par leur absence à la conférence, malgré le Prix spécial du 6T qui leur a été attribué ex œquo «pour l’ensemble de leur carrière».Présente à la cérémonie, Deneuve a néanmoins tenu à remercier Arnaud Despleehin dont le fikn.Un conte de Noël, victime de cette entourloupe du jury, s’est retrouvé injustement balayé sous le tapis: «Je suis contente de pouvoir encore faire des films comme celui-là», a-t-eBe déclaré.% .as-' ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AGENCE FRANCE-PRESSE Deux réalisateurs italiens récompensés à Cannes hier: Paolo Sorrentino (à gauche) a reçu le Prix du jury pour II Divo, et Matteo Garrone, le Grand Prix du jury pour Gomorra.Au rayon des interprètes, le jury semble avoir voulu sortir des sentiers battus et se détacher de la rumeur.EL pourquoi pas, donner un coup de pouce à un film à la distribution incertaine: Che, de Steven Soderbergh, qui a valu à sa vedette, Benicio Del Toro, le prix d’interprétation mascuEne, que l’acteur a dédié au véritable Ernesto Guevarra, «sans lequel je ne serais pas ici».Chez les femmes, où la concurrence était vive, le prix arrivé du champ gauche a survolé les favorites Martina Gusman (Leonora) et Arta Dobroshi (Le Silence de Loma) pour atterrir entre les mains de Sandra Corveloni, la mère courage de Linha De Passe, de Daniela Thomas et Walter SaEes, que ce der- nier, en l’absence de la lauréate retenue au Brésü, décrivait comme une «jeune actrice de 45 ans qui en est à son premier film».La Palme d’or à Entre les murs a d’autant surpris que toute la presse festivaEère s'attendait à ce qu’eBe soit attribuée à l'israéüen Ari Folman, dont le Valse avec Bachir est reparti bredouille, causant bien du chagrin au Palais.Perm a voulu soulager notre peine en déclarant avec un brin d’arrogance dans la voix: «Je suis heureux de prouver qu’une rumeur [buzz] ne veut rien dire.De toute façon, avec ou sans prix, ce très beau film trouvera son public.» On souhaite le même sort à Y Adoration d’Atom Egoyan, boudé par les jurés de la compétition officieEe, mais auquel le jiry œcuménique avait attribué son prix la veille, devant les journaEstes réunis à la plage des Palmes: «Je suis très touché par ce prix qui, pour moi, remet le film dans son contexte, a déclaré Egoyan.J'espere que le public aura l’occasion elle temps de lire ce film.» Dans la foulée du Prix œcuménique, le jury de la presse internationale a attribué ses récompenses au franchement rasoir Delta, du Hongrois Kernel Mun-druezo, ainsi qua Hunger, de l’Irlandais Steve McQueen, également lauréat de la Caméra d’or (premier film).Le prix Un certain regard, déterminé par un jury de six personnes présidé par l’Allemand Fatih Akm, est pour sa part aEé au Kazakh Sergey Dvortse-voy pour son très atypique Tulpan.Le jury officiel du 6T Festival de Cannes était formé (outre les personnes nommées ci-dessus) des actrices Alexandra Maria Lara, Jeanne BaEbar, NataEe Portman, ainsi que des cinéastes Alfonso Cuaron, Ra-chid Bouchareb, Marjane Satrapi et Apichatpong Weerasethakul.Collaborateur du Devoir INDIVIDUALISME SUITE DE LA PAGE 1 nombre de soixante-huitards se sont reconvertis dans le capitalisme le plus moderne qui soit: publicité, cinéma, showbiz.Sous les pavés, il n’y avait pas la plage, il y avait la mondialisation libérale.» Car, de révolution poHtique, il n’y a pas eu l’ombre! Mai 68 n’entraînera pas un seul changement à la Constitution française.À part le lent déclin du Parti communiste, les partis politiques resteront les mêmes.On ne voit pas non plus de virage radical dims les poUtiques.Quant à la société de consommation née après la guerre, elle triomphe.«Jamais le capitalisme ne s'est si bien porté.Quand j'étais petit, il y avait une télévision à la maison.Aujourd’hui, même les familles très pauvres en ont une dans chaque pièce.Lhy-perconsommotion dont a parlé Gilles Lipovetsky, c’est à la fois l'individualisation de la consommation, mais aussi le fait que l'on consomme de tout, de la culture, de la philosophie, de la religion, de l’école, de la politique.» Les soixante-huitards, hippies et autres contesta-taires ont eu de célèbres précurseurs, rappefie Ferry.«Iw premier livre à parler de la vie de bohème est celui d’Henri Murger, Scènes de la vie de bohème, qui sertira de livret à l'opéra de Puccini.Ça raconte Ihistoire de jeunes gens qui ont déjà les cheveux longs et des pipes dans lesquelles ils fument de l'opium.Ce n'est pas le USD, mais c’est pareil.Ils vont s'appeler les "fumistes", les “jemenfimtistes”, les "hydropates".les "hirsutes"ou les “incohérents".Ils habitent les soupentes des immeubles parisiens, vivent “l’art pour l'art" et bouffent du bourgeois tous les matins au petit déjeuner.Ils sont dadas, surréalistes et situationnistes avant la lettre.» D’ailleurs, fait remarquer Ferry, ce sont toujours les capitalistes les plus riches qui s’intéressent à l’art d’avant-garde.«U bourgeois se reconnaît dans l’art contemporain puisqu'il exprime très précisément le culte de l'innovation que l'entreprise va sacraliser.Car si l'entreprise n 'innove pas.elle est morte.» Le côté sombre de 68 Comme tous les grands mouvements de deconstruction.Mai 68 a deux facettes.D’un côté, il est synonyme d’émancipation pour les femmes, les homo sexuels, les minorités les plus diverses et les jeunes en général.Mai 68 marque notamment dit Ferry, le triomphe définitif du mariage fondé sur l’amour.«Je n ’ai pas du tout la nostalgie de la famille bourgeoise qui était pourrie de l’intérieur.Alors que les femmes sacrifiaient leur vie amoureuse, leur mari les trompait à pied, à cheval et en voiture.» Mais, d’un autre côté, tout ce qui concerne la transmission des héritages et des patrimoines va prendre un coup terrible.Le déclin de la maîtrise de la langue à l’école en serait le meilleur exemple.«Le prix des progrès de l'individualisme est très élevé.L’humilité à l’égard des héritages va disparaître au profit d'une pédagogie de la spontanéité et de la créativité qui va à l’encontre du respect des valeurs traditionnelles.Qu’on le veuille ou non, la langue est un héritage dans lequel vous et moi n’avons rien inventé.Or la créativité en matière de grammaire, ça s'appelle.les fautes d’orthographe!» Ferry se souvient d’avoir discuté de ces, questions avec l’ancien ministre québécois de l’Education Sylvain Simard.11 constate qu’après la Suisse et le Québec, plusieurs pays d’Amérique latine, qui ont connu des régimes autoritaires, ont opté pour des pédagogies dites actives à l’école.«C’est normal.Quand vous sortez de périodes très autoritaires, vous avez besoin de cette émancipation.Mais ils vont le payer très cher.» Il y a déjà quelques années que la France est revenue de ces utopies pedagogiques.Notamment depuis que Luc Ferry, d'abord à titre de président du Conseil national des programmes, puis en tant que ministre, a réécrit une partie des programmes scolaires pour y réintroduire les enseignements de base.Une époque que semble avoir étrangement oubEée son successeur, Xavier Darcos, qui s’est à nouveau entiché de modifier les programmes.«L’attitude anti-soixantefiuitarde est devenue la plus payante en politique», laisse tomber Ferry sur un ton un peu sec.L’ancien ministre est par ailleurs d'accord avec l’écrivain Pascal Bruckner qui avait fait remarquer que Nicolas Sarkozy — dont le slogan électoral était «Tout devient possible» — est le plus soixante-huitard de tous les présidents français.Luc Ferry, qui travaille pour le pfemier ministre, reste tout de même réserve à l'egard du président.Mais E dit néanmoins qu’en s'at- taquant à Mai 68, Sarkozy n’a fait qu'«agiter un grigri qui rassemble la droite» et qu'U «ne croyait pas spécialement à ce qu’il disait».Un sacré plus humain Au fond, dit Ferry, ü y a longtemps que la France a fait le büan de Mai 68.L'événement est même plébiscité par une majorité de Français pour qui E est devenu synonyme de «progrès social», nous apprenait un récent sondage.Mais laïc Ferry n'a-t-il pas une vision un peu jovia-Uste de cette montée de l’individualisme moderne?Les sociétés Ebres sont aussi des sociétés dures où triomphe le «chacun pour soi», nous disait récemment Daniel Cohn-Bendit Ferry refuse de se laisser aBer à la nostalgie dont il accuse certains de ses collègues, comme Régis Debray ou Alain Finkielkraut, qu’U qua-lifie de «républicains nostalgiques».L’ancien ministre ne s'ennuie pas du tout de ces époques, dit-il, où les Européens étaient prêts à mourir pour Dieu, la patrie ou la révolution.Car l’individualisme n'exclut pas la morale, dit-il.«L’individualisme rejette les structures traditionnelles.Mais ce n'est pas l'égoïsme non plus.Jamais les société n'ont été aussi altruistes.Jamais la famille ne s'est aussi bien portée.Evidemment, on divorce parce qu’on a fondé la famille sur l’amour.Mais, aujourd’hui, tout le monde veut se marier, même les prêtres et les homosexuels.Quant aux enfants, ils sont chéris comme jamais.Jamais le caritatif et Ihumanitaire n'ont été aussi développés.Jamais on n 'a été aussi soucieux des autres qu'aujourdïiui.«C’est avec l’individualisme qu’est né le regard décolonisateur.Jamais les droits de l’homme n ont été une religion laïque aussi puissante qu’aujourdhui.La société contemporaine, c’est la reconnaissance de l'altérité des cultures jusqu'au poUticaBy correct.Constamment, du matin au soir, on s’interroge sur les pauvres, les handicapé, l’antiracisme, l'échec scolaire.» Si le capitalisme déconstruit la figure traditionneBe du sacré, E en réinvente une nouvelle, dit Ferry.«Un sacre à visage humain.» Un sacre dont Mai 68 a probablement été aussi l'expression.Correspondant du Devoir à Paris LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés iu 2050, rue De Bleury, 9 étage.Montréal (Québec), H3A3M9 EÜ Place-des-Arts Is sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.{enseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Far télécopieur l’ar courrier La publicité Au telephone l’ar télécopieur Extérieur de Montreal (sans trais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-9853390 1 800 3650305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone Par télécopieur 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