Le devoir, 24 avril 2004, Supplément 1
INSTITUT DU NOUVEAU MONDE DES CITOYENS DES IDÉES DES PROJETS UNE NOUVELLE BOÎTE À IDÉES POUR LE QUÉBEC DES TEXTES DE Claude Béland Gérard Bouchard Miriam Fahmy Frédéric Lesemann Luc Martin Henry Milner lan Parenteau Conrad Sauvé Roger Simard Michel Venne www.inm.qc.ca 2 INSTITUT DU NOUVEAU MONDE L'INM, pluralisme et innovation Une nouvelle boîte à idées: les vôtres Conrad Sauvé sance n'est pas une ments récents.L'Institut du Nouveau Monde fait ses premiers pas dans la vie publique ces jours-ci, mais après tout de même bientôt deux années de préparation.L'INM n'est pas une génération spontanée et sa nais-éaction à des événe- Toutes les personnes qui s’y sont associées l’ont fait en croyant que TINM répondait à un besoin profond au Québec.Dès le départ, toutefois, certains critères se sont imposés et sont devenus des valeurs de l’organisation: le pluralisme, l’indépendance et le caractère non partisan de l’Institut du Nouveau Monde.L’INM entend favoriser des débats ouverts et inviter à y prendre part des personnes provenant de tous les horizons et de toutes origines.Nous croyons très important également de promouvoir le dialogue entre les générations.Le Québec est devenu une société pluraliste et nous voulons refléter ce pluralisme dans nos instances, dans le «membership» de l’Institut et dans le choix des thèmes que nous aborderons lors de nos activités.L’Institut vient d’ouvrir ses portes et il compte déjà sur la collaboration d’administrateurs, de bénévoles et de conseillers qui proviennent de diverses communautés et de quelques régions du Québec.Cette diversité va s’accroître avec le temps.Quoi qu’il en soit, nos intentions sont claires.L’invitation est faite et nous prendrons les moyens pour qu’elle soit entendue.Pluraliste, l’INM est également un organisme non partisan.Il n’est pas né pour défendre une revendication en particulier ou une idéologie.Ses activités s’adressent à toute personne, sans égard à son affiliation partisane si elle en a une.Enfin, l’INM tient à son indépendance.Il n’est affilié à aucune organisation partisane, militante, patronale ou syndicale.Pour préserver cette indépendance, nous veillerons à ce que les sources de financement de l’Institut soient diversifiées et nous avons conçu les règlements de régie interne de manière à éviter qu’un groupe, quel qu’il soit, puisse prendre le contrôle de l’organisation et détourne sa mission à ses propres fins.C’est aussi pour cette raison d’indépendance) que nous ouvrons à tous la possibilité de devenir membres de l’Institut du Nouveau Monde.* * * L’expression Nouveau Monde réfère bien entendu aux Amériques et se rapporte ainsi au lieu, au territoire, à la fois circonscrit et vaste, dans lequel s’inscrit d’abord le Québec.Ce nom évoque également l’esprit de l’exploration et de la découverte, il renvoie au renouvellement de la pensée, des idées et de la participation, au renouvellement des acteurs, des leaders et des générations, au changement et à la recherche, par le fait même à l’avenir.L’INM ne se définit nullement comme un lieu de contestation.D s’intéresse plutôt à la construction du monde.Il veut être un lieu d’innovation.D’où émergeront les idées et les leaders du Québec de demain.D me fait plaisir de présider à l’inauguration de l’Institut du Nouveau Monde.Mais j’agis comme représentant de l’ensemble des autres membres du conseil d’administration: Mme Dominique Anglade, M.Gérard Bouchard, Mme Geneviève Baril, M.Claude Béland, M.Michel Cossette, Mme Karine Blondin, Mme Sophie Dufour, M.Patrick Ferland, Mme Manon Forget, M.Jacques Fortin, M.Guy Lachapelle, M.Frédéric Lese-mann, Mme Susan Rona, Mme Céline St-Pierre, M.Roger Simard, M.Michel Venne et M.Marcel Villeneuve.Longue vie à l’INM! Conrad Sauvé est président du conseil d'administration de l'Institut du Nouveau Monde SOYONS LES ARTISANS DE NOTRE AVENIR page 3 UN ANCÊTRE DE L'INM page 4 L’UNIVERSITÉ DU NOUVEAU MONDE page 5 LÇ BILAN ANNUEL DU QUEBEC CONTEMPORAIN page 6 DANS QUELLE SOCIÉTÉ VOULEZ-VOUS VIVRE DANS 20 ANS?page 7 LE GOÛT DE L'AVENIR page 8 COMMENT AMÉLIORER LES COMPÉTENCES CIVIQUES AU QUÉBEC page 9 COMMENT LES NTIC CHANGENT IA SOCIÉTÉ page 10 LE QUÉBEC ET L’INTÉGRATION CONTINENTALE: DE L’.AMERICANITE» A L'«AMÉRILATINITÉ» page 11 ET 12 NOS INSTITUTIONS DÉMOCRATIQUES ONT BESOIN D'UN RAJEUNISSEMENT page 13 LES TROIS FACES DE LA DÉMOCRATIE page 14 DEVENEZ MEMBRE page 15 Michel Venne En anglais, on appelle ce genre d'organisation un •think tank».Dans certains pays, ce sont des «fondations» qui jouent le même rôle.On les désigne parfois comme des «laboratoires d'idées» ou des «boîtes à idées».Ces organisations alimentent les débats publics avec des études, des conférences, des publications.Elles réunissent en général des experts provenant d’autres milieux que les cercles universitaires.Le plus souvent, les membres des «think tanks» défendent une vision du monde et en assurent la diffusion en cherchant à influencer les décideurs.L’Institut du Nouveau Monde est une nouvelle «boîte à idées» qui se caractérise toutefois par certaines particularités.D’abord, l'INM prend le Québec comme territoire de référence.La société québécoise est son sujet d’étude et de préoccupation.Comment le Québec, société pluraliste mais francophone dans les Amériques, peut-il continuer à se développer dans un contexte de mondialisation marqué par l’incertitude et le changement?L’INM prend le Québec comme référence mais il tient compte, évidemment, de ses liens avec le reste du monde.L’Institut cultivera une approche comparative; U veut s’inspirer des expériences étrangères.D prend en considération le profond enracinement du Québec dans les Amériques sans oublier ses liens anciens avec l’Europe, son appartenance à la francophonie et son insertion dans l’espace canadien.Ensuite, l’INM aborde les réalités québécoises dans toute leur complexité, ce qui veut dire qu’il le fait en ajoutant à l’analyse économique, hégémonique dans les débats politiques des dernières années, les perspectives sociale et culturelle.L’Institut du Nouveau Monde œuvre dans une perspective de justice sociale.Il souhaite notamment concevoir de nouveaux indicateurs permettant de mesurer le développement économique, mais aussi le développement social et culturel du Québec en comparaison avec le reste du monde.Enfin, les fondateurs de l’Institut du Nouveau Monde croient fermement que le renouvellement des idées passe par la participation des citoyens.Une boîte à idées, certes, mais que ces idées reflètent les préoccupations, les aspirations et les préférences des citoyens.Ces idées, que ce soient les vôtres, en quelque sorte.Pour favoriser le renouvellement des idées, l’INM veut provoquer la rencontre entre les savoirs et les valeurs, en suscitant un dialogue permanent entre les décideurs, les experts et les citoyens et citoyennes.Il veut capter la parole citoyenne, la mettre en forme et assurer sa diffusion et sa reconnaissance.L’avenir de la société québécoise dépend 4’une économie de marché dynamique, d’un Etat fonctionnel, efficace et transparent Mais U dépend aussi d’une société civile forte, bien informée, rompue aux règles de la délibération, apte à participer aux décisions et à produire de l’innovation.Par ses actions, l’INM encourage la participation des citoyens, contribue au développement des compétences civiques, au renforcement du lien social et à la valorisation des institutions démocratiques, de manière à susciter et à nourrir l’intérêt des citoyens et citoyennes, y compris de ceux et de celles qui se sentent aujourd’hui éloignés, voire exclus, de l’espace public.L’INM contribue ainsi à révéler les enjeux cachés, les aspirations de la population, mais aussi ses inquiétudes, ses doléances et ses clivages.Toute cette entreprise vise, bien entendu, à terme, à donner le goût de l’action et à influencer les décideurs, à aider les décideurs à décider mieux.Le cahier que vous tenez entre vos mains donne un aperçu des réflexions des membres fondateurs de l’Institut et des activités que celui-ci entend mettre en œuvre au cours des premiers mois de son existence.L’INM organise en août prochain, avec le soutien financier du Fonds Jeunesse Québec, une université d’été pour les jeunes de 15 à 30 ans.L’jtûmuaire du Québec, publié aux Editions Fides, devient une publication de l’Institut Nous voulons explorer, avec notre partenaire Conceptis Technologies, toutes les possibilités qu’offre Internet à des fins de délibération et d’information du public sur les enjeux de société, et pour rejoindre les gens de toutes les régions du Québec.Nous organiserons des cercles de réflexion pour les membres.Nous publierons une revue.Nous prévoyons la tenue, à compter de l’automne, d’une série de cinq rendez-vous stratégiques pour le Québec.Mais l’INM deviendra ce que ses membres en feront C’est une invitation.Michel Venne est directeur général de l'Institut du Nouveau Monde l'INM veut provoquer la rencontre entre les savoirs et les valeurs CïMhier est une publication de l’Institut du Nouveau Monde, 209, rue Sainte-Catherine Est, bureau V-31t0, C.P.8888, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) Canada H3C 3P8, Téléphone: 514-987-0239, télécopieur: 514-987-8493 www.inm.qc.ca.Coordonnateur: Michel Venne: conception de la couverture: Gaétan Venne; mise en pages: Michel Bematchez; directrice des ventes publicitaires: Nicole Calestagne. INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Soyons les artisans de notre avenir Pour un renouvellement du débat démocratique au Québec Déclaration des fondateurs de l'Institut du Nouveau Monde INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Le temps d'évaluer, de rafraîchir, de réviser les modèles de développement et de gouverne du Québec est arrivé.Le Québec a besoin d’idées neuves et de solutions audacieuses aux problèmes anciens qui subsistent et à ceux qui apparaissent dans un monde qui change.Le moment est aussi venu de se redonner des objectifs collectifs et de renouer avec l’enthousiasme, la formidable énergie qui accompagne la naissance de grands projets.Dans quelle société voulons-nous vivre dans 20 ans et que devons-nous faire d’ici là pour y arriver?Le monde et le Québec changent.Des certitudes anciennes se sont écroulées.Des mutations profondes suscitent de vives inquiétudes en même temps que de grands espoirs.Elles montrent aussi qu’un autre monde est possible.Or, nous voulons être des artisans de ce monde en devenir et non pas seulement les témoins et encore moins les victimes de son évolution.Les urgences s’accumulent Nos concitoyens expriment sans équivoque un désir de renouvellement des idées, des façons de faire et de penser, mais aussi de nos solidarités: • Que ce soit au nom des jeunes, autant ceux qui ont perdu leurs illusions et sont tentés de décrocher que ceux qui cultivent de grandes ambitions pour eux-mêmes et pour leurs proches mais qui se heurtent à des obstacles, à la précarité du monde du travail, aux insuffisances de nos institutions ou aux incertitudes soulevées par la mondialisation.• Que ce soit au nom des habitants des régions dont la décroissance démographique se poursuit à un rythme accéléré dans un contexte de vieillissement de la population.Ou, encore, au nom des Montréalais, dont la ville est désormais placée en concurrence avec les autres métropoles nord-américaines tout en demeurant le milieu de vie de la moitié des Québécois.• Que ce soit à l’égard d’un territoire, de ressources ou d’un environnement à protéger.• Que ce soit au nom de cette nation fiancophone, qui se veut pluraliste et inclusive, accueillante pour les nouveaux arrivants, profondément enracinée dans les Amériques mais ouverte à toutes les influences.• Que ce soit au nom de la justice sociale et des valeurs démocratiques.Nous savons que le Québec est capable de faire face aux impératifs du renouvellement C’est une société parmi les plus scolarisées du monde, habituée au dialogue et à la concertation, ayant démontré au cours des 40 dernières années une formidable capacité d’innovation, un esprit de conquête et une créativité aujourd’hui mondialement reconnus.Mais la volonté d’agir semble maintenant entravée.Les liens sociaux s'affaiblissent.Des problèmes anciens paraissent insolubles tandis que la population éprouve souvent le sentiment de n’avoir pas ou peu d’influence sur les choix qui façonnent l’avenir.Or, nous refusons le fatalisme et voulons contrer le sentiment d’impuissance qui pourrait s’installer.Nous proposons de raviver le dialogue, les échanges et les débats sur tout le territoire du Québec, et ainsi de relancer l’imaginaire québécois.Nous affirmons que la société civile peut devenir le principal catalyseur des espoirs et des idées pour un Québec nouveau, pour un «nouveau monde».C’est à elle qu’il revient de prendre le leadership et de se réapproprier les lieux de réflexion et les leviers d’action.Nous croyons que seuls les citoyens peuvent détenniner, par leur participation aux débats publics et au sein des institutions démocratiques, le changement qui correspond à leurs besoins et à leurs aspirations.Cette participation doit se réaliser dans des conditions favorables.Nous voulons contribuer à créer ces conditions.Nous avons procédé cette semaine, le 22 avril, à Montréal, au lancement de l’Institut du Nouveau Monde, un institut indépendant, non partisan, à but non lucratif voué au renouvellement des idées et à l’animation des débats publics au Québec.L’INM veut, d’une part, réunir une information fiable sur le Québec et rendre cette information disponible, dans un langage clair et accessible pour le grand public, notamment en organisant une université d’été pour les jeunes et par la publication de L’Annuaire du Québec.D veut mettre au point des indicateurs permettant de mesurer le développement économique, social et culturel du Québec en comparaison avec le reste du monde.D veut mettre à profit les nouvelles technologies de l’information pour favoriser la délibération publique et rejoindre les citoyens et citoyennes de toutes les régions du Québec.D veut, d’autre part, stimuler la réflexion et la prise de parole par les citoyens et les citoyennes en suscitant leur participation à des débats ouverts, des échanges, des dialogues, conférences et rendez-vous stratégiques sur les grands enjeux de notre temps.D entend capter cette parole, la mettre en forme et lui assurer une diffusion et une reconnaissance dans l’espace public.Nous voulons contribuer à remettre le Québec en marche, retrouver l’esprit des fondateurs et susciter l’émergence d’idées neuves, de solutions et de projets concrets répondant aux aspirations d’une société juste, démocratique et pluraliste.Et nous vous invitons à vous joindre à nous.Ont signé: Dominique Anglade, Claude Béland, Geneviève Baril, Karine Blondin, Gérard Bouchard, Michel Cossette, Roch Denis, Catherine Desbarats, Sophie Dufour, Yves Dupré, Patrick Ferland, Manon Forget, Jacques Fortin, Alain G.Gagnon, Frédéric Gagnon, Christian Giguère, Martine Hébert, Frédéric Lesemann, Luc Martin, Magie Mendell, Henry Milner, Alain Noël, John Pari se lia, Susan Rona, Céline Saint-Pierre, Caroline Sauriol, Conrad Sauvé, Roger Simard, Guillaume Vaillancourt, Gaétan Venne, Michel Venne, Akos Verboczy. 4 INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Un ancêtre de l'INM L'Institut canadien des affaires publiques (ICAP) : témoin et catalyseur de l'éveil du Québec Luc Martin Cfest à l'automne 1954 que l'Institut canadien des affaires publiques amorçait une série de conférences annuelles qu'il devait organiser ensuite jusqu'à la fin des années 1960.Le thème de la première conférence était «Le peuple souverain».Il y a donc 50 ans cette année.Dans le décor des Laurentides, ce rendez-vous annuel réunissait des intellectuels, des administrateurs publics, des députés, des hommes d’affaires, des leaders syndicaux, des militants de divers mouvements sociaux, des représentants des régions.Quelques invités de l’étranger, de France surtout, sont venus, au gré des ans, participer à ces échanges studieux et disciplinés.Des représentants de l’Acadie et des autres communautés francophones du Canada ont également pris part à certaines de ces rencontres.La radio de Radio-Canada collaborait à la préparation et à la tenue de ces assises.Plusieurs de ses émissions d’information et d’affaires publiques ont assuré le prolongement sur les ondes des débats initiés dans le cadre des ateliers et des sessions plénières.Les pré- sentations et échanges des quelque 15 conférences annuelles de l’ICAP ont fait l’objet de publications.Têtes d’affiche C’est tout un bottin qu’il faudrait pour relever les noms des conférenciers, panélistes et intervenants divers qui ont alimenté les débats de TICAP et qui ont, par la suite, marqué la vie publique québécoise.André Laurendeau, Pierre-Elliott Trudeau, Gérard Pelletier mais aussi Pierre Dansereau, Thérèse Gouin-Décary, Jean Marchand et Léon Lortie étaient là durant les premières années d’activités.Frank R.Scott, Roland Parenteau, Jacques Henripin, Fernand Daoust et Jeanne Sauvé y ont contribué, tout comme Charles Taylor, Guy Bourassa, Arthur Tremblay, Alfred Rouleau, Michel Blondin et Louis O’Neill.À des moments de leur carrière où il s’étaient moins connus, Guy Legault, Guy Coulombe, Fernand Dumont, Robert Bourassa ont aussi enrichi de leurs diagnostics et de leurs choix les ateliers de l’Institut Ces conférences annuelles ont pu être taxées d’élitisme et se dérouler dans une ambiance perçue alors comme étant académique, voire technocratique.Elles constituaient néanmoins un rassemblement à la fois important et couru.Le sociologue Marcel Rioux, président de l’Institut au tournant des aimées 1960, indiquait dans sa présentation des Actes de la conférence de 1961, sur le thème de «L’Église et le Québec», que les sessions de jour de ces «réflexions en résidence» étalées sur quatre jours regroupaient quelque 200 participants, alors que les conférences du soir pouvaient attirer entre 400 et 500 personnes.Commencées au cœur de la «grande noirceur», les réunions de l’Institut devaient témoigner comme à distance, par leur côté retraite fermée, d’une période d’éveil, d’ouverture et de combats que reflètent les thèmes discutés et la vigueur des débats.Ceux-ci mettaient en présence des acteurs engagés dans leur milieu respectif, des femmes et des hommes «branchés», soucieux de se réserver une petite parenthèse, chaque automne, pour comparer leurs notes.En fait, ces conférences annuelles auront contribué à la consolidation d’oppositions et de luttes de formes multiples — politiques, syndicales, culturelles — et à la dissipation progressive de cette noirceur.Elles s’ouvraient simultanément à des préoccupations nouvelles, fougueusement modernes, qui ont inspiré d’abord et accompagné ensuite la Révolution tranquille.Le Québec et l'international Les conférences de l’ICAP étaient axées, au Québec, sur des rattrapages pressants dans tous les domaines: vie démocratique, éducation, laïcisation, redéfinition du rôle de l’État utilisation des ressources humaines, disparités régionales, problèmes de logement et d’aménagement urbain, autant d’enjeux que l’Institut canadien des affaires publiques mettait en exergue et en regard desquels il organisait un espace d’échanges, de débats et souvent de confrontations.Ces conférences ont aussi traité de questions internationales: les conférences de 1957 et 1958 avaient pour thèmes «La communauté mondiale et le Canada» et «Les relations cana-do-américaines», celle de 1960 portait sur «L’Occident et le défi du Tiers-Monde».Bon nombre des courants de pensée qui agitaient le Québec au tournant des années 1960 ont trouvé une occasion de faire valoir leur diagnostic et leurs propositions de solutions dans le cadre des échanges que suscitait l’ICAP.Pour plusieurs des spécialistes des sciences sociales issus des premières cohortes formées dans nos universités, les conférences de l’Institut donnaient l'occasion de passer de la théorie à la pratique, de mesurer l’ampleur des défis à relever, de déconstruire aussi certaines représentations par trop convenues des réalités socioéconomiques québécoises.Groupes sociaux et politiques ont eu l’occasion, grâce à l’ICAP, d’échanger valeurs et expertises diverses aux fins de transformer un Québec qui était alors sur une lancée très vigoureuse.Il fallait prendre la mesure de nos retards, choisir des cibles de développement claires et engager une reprise en main responsable, ici même et dans les rapports politiques liant le Québec au Canada.Une unanimité certaine regroupait les mo-dernisateurs québécois des années 1950.Tant qu’il s’agissait de remettre en question les cadres vermoulus et l’ambiance étouffante de la période duplessiste, les consensus sur les urgences s’établissaient rapidement Divergences et choix politiques ont commencé à se manifester au fur et à mesure de la mise en œuvre des grandes réformes de la Révolution tranquille, en particulier sur Taxe gauche-droite et autour du rôle de l’État des Etats devrait-on dire, celui du Québec et l’État fédéral, qui étaient et sont encore générateurs de politiques publiques au Québec.La conférence organisée par l’ICAP en 1962 portait précisément sur «Le rôle de l’État».Les Actes qui en témoignent offrent un portrait éclairant des perspectives dans lesquelles, à gauche comme à droite, on envisageait l’État ses responsabilités et ses atouts pour le Québec.Vus d’aujourd’hui, les enjeux en matière de gouverne alors posés et encore débattus méritent le détour (1).Ds devaient colorer les échanges et discussions des conférences des années ultérieures, reflétant en cela les tendances politiques en émergence qui allaient marquer le Québec des années 1970 et suivantes.Les conférences annuelles de l’ICAP ont été des temps forts de la délibération publique.Communauté politique de petite taille, le Québec d’alors y a ouvert des pistes dans l’analyse et la gestion des affaires publiques.Conférenciers et participants, œuvrant dans un grand nombre de sphères d’activité, se sont échangé des informations stratégiques, ils y ont construit des réseaux et sans doute aussi des solidarités.Ds y ont consolidé également des divergences que d’autres arènes politiques ont révélées par la suite.C’est un même souci de constituer un espace public d’échanges et de délibérations ouvert à la société civile qui habite l’INM.Le contexte est évidemment très différent.La concertation s’est déployée selon plusieurs modèles et dans plusieurs Deux au Québec depuis les 30 dernières années.Les sources d’information sur les réalités sociales, économiques et politiques sont maintenant multiples et accessibles.Associations et mouvements sociaux sont dépositaires d’expertise et d’expérience solides et variées, et aussi de projets porteurs.Ne faut-il pas y voir justement un appel à la création de lieux de réflexion et de synthèse d’un nouveau genre?(1) «Le rôle de l'État», conférence annuelle de l’Institut canadien des affaires publiques (ICAP), 1962, sous la dir.d'André Raynauld, Les Éditions du Jour, coll.«Les idées du Jour», Montréal, 1963,168 pages.Luc Martin fut secrétaire de L'ICAP.Ancien sous-ministre il est membre du comité d'orientation et de programmation de l'INM.H ISTOl RL SQCIAl f OH (Dàs.Auqjaftuc Des livres et des idées L'histoire inédite de la littérature québécoise tracée à partir de la figure de l’éditeur.SOUS LA DIRECTION DE JACQUES MICHON Histoire de l’édition littéraire au Québec au XXe siècle NOUVEAUTÉ Volume 2 : Le temps des éditeurs • 540 pages • 39.95 $ 1940-1959 Volume 1 : La naissance de l’éditeur • 1900-193?488 pages • 34,95 $ La première synthèse d'histoire intellectuelle qui permet de comprendre d'où vient le Québec.WAN LAM0NDE Histoire sociale des idées au Québec (1760-1960) NOUVEAUTÉ Volume 2:1896-1929 336 pages • 29,95 $ Volume 1:1760-1896 576 pages • 34,95 $ GD www.editionsfides.com Fl DES INSTITUT DU NOUVEAU MONDE 5 L'Université du Nouveau Monde Pour un engagement des jeunes citoyens Miriam Fahmy Première activité d’envergure de l'INM, l'Université du Nouveau Monde se propose de devenir un rendez-vous annuel des jeunes du Québec.Cette université d’été réunira à Montréal pour sa première édition, du 19 au 22 août 2004, un demi-millier de jeunes provenant de toutes les régions du Québec autour d’un programme de quatre jours de débats, de conférences et d’autres activités d’éducation et de participation civique portant sur les grands enjeux de notre temps.Former des citoyens L’Université du Nouveau Monde est un lieu d’apprentissage et d’échanges où des centaines de jeunes, âgés de 15 à 30 ans et provenant de tous horizons, seront appelés à s’exprimer sur les sujets qui les préoccupent et à prendre part à une expérience démocratique.Elle réunit des jeunes québécois afin qu’ils acquièrent, ensemble, connaissances et compétences citoyennes.L’université d’été suscitera leur intérêt pour la chose publique en développant leurs compétences civiques et en les encourageant à débattre de sujets d’actualité.En nourrissant l’intérêt des jeunes, y compris de ceux qui se sentent aujourd’hui éloignés ou exclus de l’espace public, l’université d’été éveillera leur goût pour l’implication sociale et les préparera à devenir des citoyens intéressés, engagés dans leur communauté, dans la société.Elle leur donnera le goût de devenir des artisans du Québec de demain.Apprendre, pour rêver le Québec Le programme, qui sera disponible sur le site Internet de l’Université dans les prochaines semaines, est réparti en trois niveaux d’activités.Les participants assisteront à des sessions d’initiation à la citoyenneté au cours desquelles ils seront sen- sibilisés aux grands axes sur lesquels se fonde la participation civique: la gouverne dans le modèle québécois et le rôle de la société civile et des citoyens.Ces jeunes assisteront à des conférences et participeront à des séminaires, des ateliers de création, des jeux de rôle, du ciné-débat et d’autres activités, au choix, qui porteront sur une multitude de thèmes: les conséquences de la mondialisation, les défis que pose la sauvegarde de l’environnement, la conciliation d’identités multiples, les leviers du développement économique, le rôle de l’éducation dans la société et celui du travail dans leur vie, la transformation de la famille et bien d’autres questions.C’est par le biais de ces activités que l’Université donnera aussi l’occasion à ces jeunes UNIVERSITÉ DU NOUVEAU MONDE L’équipe de l’Université du Nouveau Monde : devant, de gauche à droite : Sébastien Allard, Elsie Lefebvre.Au deuxième rang : Martin Faucher, Marie-Pierre Rouette, Amélie Hamilton, Miriam Fahmy, lan Parenteau.Derrière : Alexandre Meunier.Photo : Jacques Grenier, Le Devoir d’entrer en contact avec des acteurs sociaux en tous genres: des créateurs d’entreprise, des syndicalistes, des militants, des artistes, des honunes et femmes politiques, des journalistes.Enfin, les participants se trouveront en situation de pratique démocratique lorsqu’ils se réuniront en équipes pour un projet qui s’étendra sur les quatre jours.Ils seront appelés à mener une réflexion articulée sur les sujets qui concernent l’avenir du Québec.Ils devront réfléchir à leurs valeurs, formuler une vision du Québec dans 20 ans et proposer des mesures pour mettre cette vision en œuvre.Au terme de l’université d’été, les jeunes auront formulé une cinquantaine de propositions.Le recueil de ces recommandations sera diffusé largement auprès du public et présenté aux leaders de la société québécoise.Bien avant leur arrivée à l’Université du Nouveau Monde, les participants recevront de la documentation.Ils recevront une lettre d’information électronique qui les tiendra au courant des nouvelles de 1TNM et de l’université d’été.Os auront aussi accès, sur le site Internet de l’université d’été, à des fiches thématiques sur les sujets qui seront abordés lors des activités de TUniversité.Enfin, chaque participant recevra une copie de L’Annuaire du Québec.Un nouveau souffle citoyen L’INM va susciter l’intérêt des jeunes et moins jeunes pour les enjeux d’ordre public.Non seulement auprès des centaines de participants à l’Université, mais également auprès de leurs proches, de leurs amis, de leurs collègues d’étude ou de travail et des communautés auxquelles ces jeunes appartiennenL La continuité de l’activité, sur une base annuelle, permettra à des milliers de jeunes de vivre cette expérience unique.L’université d’été, en développant les compétences civiques de milliers de Québécois, contribuera à rehausser le niveau d’engagement social et politique au sein de la société québécoise.Vous êtes cordialement invités.Ceux et celles qui souhaitent obtenir plus de renseignements ou s’inscrire à l’université d’été peuvent consulter le site Internet de l’Institut du Nouveau Monde, section Université d’été, à l’adresse .Vous pouvez également écrire à universite@inm.qc.ca ou appeler l’équipe au tr (514) 934-5999.Miriam Fahmy est chargée de projet pour l'Université du Nouveau Monde au sein de l'INM.Fonds Jeunesse Québec 6 INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Le bilan annuel du Québec contemporain % A compter de son édition 2005, L'Annuaire du Québec devient une publication conjointe des Éditions Tides et de l'Institut du Nouveau Monde.L'ouvrage reste sous la direction de Michel Venne.Publié une fois l’an depuis 1995, il s’agit d’un ouvrage de référence destiné au grand public, aux enseignants et aux experts, qui fait le bilan du Québec et trace des perspectives dans les domaines social, politique, économique et culturel.L’ouvrage a été remanié pour sa dernière édition (2004).Il comporte plus de 1000 pages, des photographies, des caricatures, des cartes, des tableaux et des graphiques.Le graphisme a été rajeuni.De nouvelles sections sur les phénomènes religieux et sur l’administration publique se sont ajoutées à celles qui, depuis ses débuts, font le succès de l’ouvrage, dont celle sur les tendances sociales dirigée par Simon Langlois de l’Université Laval, et le panorama des régions du Québec réalisé sous la direction de Normand Brouillette de l’Université du Québec à Trois-Rivières.L’édition 2004 de L'Annuaire du Québec propose les textes inédits de plus de 130 auteurs, parmi les meilleurs spécialistes québécois dans leurs domaines respectifs.Les grandes tendances de changement observées au Québec par nos collaborateurs vont bien au-delà de la «réingénierie» promise par le nouveau gouvernement Le Québec, en fait vit une mutation d’une profondeur inégalée, notamment sous l’effet de la dénatalité.Le spectre de l’augmentation des inégalités guette également le Québec.Après une année tumultueuse sur tous les plans (du pacifisme à l’altermondialisme, des garderies aux syndicats, du nouveau gouvernement à Québec à l’arrivée de Paul Martin à Ottawa), ce livre fournit les données factuelles et les éléments de réflexion pour aider à comprendre l’impact des grands événements de Tannée écoulée et pour saisir l’évolution du Québec au-delà des soubresauts de l’actualité.Parmi les sujets vedettes de l’édition 2004, on trouve: les emplois du futur, le phénomène Star Académie (télé-réalité); la violence à la télévision; le premier portrait des enfants de la loi 101; une analyse de la force d’attraction réelle du français au Québec; le retour des religions; la décriminalisation du cannabis; le clonage et les techniques de procréation assistée; le jeu pathologique; les ententes avec les nations autochtones; un dossier spécial: être jeune au Québec; l’héritage de Jean Chrétien; un portrait de Paul Martin; un portrait de Jean Charest; le Canada dans Tombre des Etats-Unis; le Québec et la mondialisation; 90 pages de résultats, d’analyses et de photos sur les élections québécoises du 14 avril 2003; un essai de Gérard Bouchard sur l’idéal des Québécois; un débat sur le pacifisme; une analyse de la «réingénierie» proposée par Jean Charest; Tannée du Québec dans le roman, les essais et le cinéma; un état de la situation des médias au Québec; un texte de Madeleine Monette sur New York.MRMiVEKNE « MUM! VENNE y Les porteurs I de liberté MICHKl.YKMNL Souverainistes, que faire?O.MEV; Des idées nouvelles pour un nouveau monde éditeur t'ww.edvlb.com.^annuaire datuw» • phénol"* ese«W«4‘ est ',su! * „SWfkCi ° poVrtmue «MO*® tire teun Abonnez vous à ta lettre électronique Chaque mois, vous recevrez une lettre d'information électronique sur les activités de l'Insbtut.Première parution : mai 2004.Détails > » Tarma* du site | Contactar-nous Droit d’autaur & Institut du Hou va su Monda 2004.Tous droits résarvés.t'Uroversîté manm ottm de I1?à 30 ans la posïtbîlité dé ¦du If âyUf-â-.»ope libéral, dans la mesure où le bien commun, celui de la société, l’emporte sur le bien individuel.Nous n’avons qu’à penser à la loi 101 qui protège l’héritage culturel francophone des Québécois au détriment des droits individuels.Enfin, il existe un troisième modèle: la démocratie de l’expert En privilégiant la gestion du lien social grâce au seul savoir technique et codifié, le droit notamment, dans une démocratie de l’expert, les politiques relèguent une partie de leurs responsabilités et devoirs à l’expert De façon plus concrète, le phénomène de judiciarisation du politique — l’action d’abandonner à l’expert judiciaire une décision qui, a priori, relève du politique — et le fait de normaliser les rapports sociaux par des codes éthiques caractérisent ce type de démocratie.Par exemple, en déférant à la Cour suprême du Canada la décision d’autoriser ou non les mariages entre conjoints de même sexe, le gouvernement canadien inscrivait sa démarche dans une démocratie de l’expert.Le cabinet fédéral a préféré laisser le soin aux juges de trancher une question qui, pourtant était essentiellement plus politique que juridique.Dans la démocratie de l’expert, le rapport du vivre ensemble transige du politique, de nature démocratique, vers le juridique, de nature non démocratique, les juges de la cour n’étant pas élus.Réinjecter du «nous» dans la démocratie Dans laquelle des trois formes de démocratie se situe l’avenir du Québec?Décomposons les rapports entre les citoyens et la société afin de répondre à cette question.La démocratie fait intervenir trois pronoms.Le «je», qui est à la fois individu et citoyen.Le «nous» collectif.Et le «il», fonctionnaire, scientifique et expert de la chose publique.La nature du rapport qui les unit détermine le type de démocratie.Il est permis de croire que la démocratie actuelle se déplace effectivement depuis le second modèle, celui social-démocrate, vers les deux autres.La démocratie québécoise devient donc affaiblie par l’individualisme du «moi» et la rationalité du «il», causant alors préjudice au «nous», son élément de solidarité.Tout effort en vue de renforcer la démocratie doit donc passer par une valorisation du «nous».Les craintes que suscite le déficit démocratique sont donc réelles.Simplement, en valorisant le «moi» et le «il» au détriment du «nous», en privilégiant en guise de solution les démocraties libérale et de l’expert, les politiques éloignent encore davantage les citoyens — le «nous» — de la chose publique que, pourtant.Us tentent de rapprocher.lan Parenteau est rédacteur en chef du site Internet de l'Université du Nouveau Monde au sein de l'INM.L'exercice de la consultation publique met de l’avant une démocratie individualiste Les craintes que suscite le déficit démocratique sont réelles Le Programme d’études sur le Québec de l’Université McGill: Un choix incontournable pour étudier le Québec! WWW.ARTS.MCGILL.CA/PROGR A M S / Q S Un institut indépendant, non DEVENEZ MEMBRE INSTITUT DU NOUVEAU MONDE partisan, voué au renouvellement des idées et à l'animation des débats publics au Québec DIMM veut inspirer l'émergence de solutions novatrices aux problèmes du Québec contemporain dans un contexte de mon- dialisation marqué par l'incertitude et b changement DIMM œuvre dans une perspective de justice sodab, dans b respect des valeurs démocratiques, et dans un esprit d'ouverture et d'innovation.DNM encourage la partidpation des citoyens, contribue au développement des compétences civiques, au renforcement du lien sodal et à la valorisation des institutions démocratiques.LES CATÉGORIES DE MEMBRES Membre régulier (individus) Seuls les membres réguliers (individus) ont droit de vote à l'assemblée générale de l'Institut du Nouveau Monde et sont éligibles au conseil d'administration.Les membres individuels peuvent choisir le niveau de cotisation qui leur convient avec les privilèges qui lui sont associés.Cotisation annuelle 100$* ¦ Recevez un exemplaire de L'Annuaire du Québec 2004** ¦ Recevez par la poste la version imprimée de la revue de l'INM (4 parutions par année), en plus de la version électronique.¦ Recevez la lettre électronique mensuelle de l'INM ¦ Participez aux activités réservées aux membres ¦ Obtenez des rabais sur les publications et sur les droits d'entrée aux activités ouvertes au public Cotisation à prix réduit 25 $ ¦ Recevez par courriel la version électronique de la revue de l'INM ¦ Recevez la lettre électronique mensuelle de l'INM ¦ Participez aux activités réservées aux membres ¦ Obtenez des rabais sur les publications et sur les droits d'entrée aux activités ouvertes au public Membre corporatif Cotisation annuelle ¦ Entreprises, institutions, syndicats, organismes publics : 1000$ ¦ Groupes communautaires : 100 $ Les avantages consentis aux membres réguliers (cotisation de 100 $) le sont également aux membres corporatifs.* L'adhésion de toute personne qui obtient sa carte de membre avant le l'juillet 2004 est valide jusqu'au 30 juin 2005.** Si vous possédez déjà un exemplaire de L'Annuaire du Québec 2004, vous pouvez demander, à la place, de recevoir un exemplaire de l'édition 2005 de L'Annuaire du Québec dès sa parution en décembre 2004.FORMULAIRE D'ADHESION 209, rue Sainte-Catherine Est, Bureau V-3110, CP 8888, Succursale Centre-ville, Montréal (Québec), H3C 3P8 -.111 Téléphone: (514) 987-0239 ¦ Télécopieur: (514) 987-8493 • Courriel : inm@inm.qc.ca ¦ www.inm.qc.ca MEMBRE RÉGULIER (individus) ?M.O Mme ?Mlle Nom : Prénom : Adresse : No Rue ______ Casier postal: Succursale: Ville : Province : Pays : Code postal : ______ Téléphone: ( ) Télécopieur: ( ) Courrier électronique : Société ou organisme : À des fins statistiques seulement : Âge : ^___ Occupation : Je souhaite devenir membre de l'Institut du Nouveau Monde O Cotisation régulière 100$ O Je souhaite recevoir immédiatement un exemplaire de L'Annuaire du Québec 2004 ?Je préfère recevoir en décembre 2004 l'édition 2005 de L'Annuaire du Québec ?Cotisation à prix réduit 25 $ MEMBRE CORPORATIF Nom de la société ou de l'organisme: Nom de la personne représentant la société ou l'organisme : ?M.?Mme ?Mlle Nom : Prénom : Adresse : No Rue ______________ Casier postal : Succursale : _^_____ Ville : Province : _________ Pays : Code postal : Téléphone : ( ) Télécopieur: ( ) Courrier électronique : O Cotisation régulière 1000$ O Groupe communautaire 100$ ?Je souhaite recevoir immédiatement un exemplaire de L'Annuaire du Québec 2004 ?Je préfère recevoir en décembre 2004 l'édition 2005 de L'Annuaire du Québec Je joins un chèque payable à l'ordre de l'Institut du Nouveau Monde au montant de : ?50$ 0 100$ ?250$ ?500$ 0 1000$ ?autre, précisez : Je paie par carte de crédit ?VISA ?Master Card Numéro: Expiration : _______ / Signature : J'AI DU TEMPS À DONNER À L'INM ?Pour participer à des groupes de travail ou des comités Voici les sujets qui m'intéressent en priorité : ?Comme rédacteur ou rédactrice ?Comme personne ressource, conférencier, conférencière Voici mes domaines de compétence : ?Pour organiser des activités Q Comme bénévole à l'Université du Nouveau Monde ?Autre, précisez ?Je joins un chèque payable à l'ordre de l'Institut du Nouveau Monde au montant de : ?Je paie par carte de crédit ?VISA ?Master Card Numéro : Expiration : /, Signature : JE FAIS UN DON EN ARGENT À L'INM Acteurs ou spectateurs?UQÀM Prenez position Osez vous serez étonnés! Offrez-vous Le Devoir du samedi Actualités te monde Perspectives Éditorial Idées Sdenœ Éducation Économie Culture Sports CAHIER SAMEDI CAHIER CUUURE CAHIER UVRES CAHIERS SPÉCIAUX L’AGENDA LE DEVOIR Un journal indépendant nuumrcillCIIO .UU X OUU *«13.(33^ www.ledevoir.com
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