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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2008-05-29, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Le SCRS aurait rencontré Harper La discussion aurait eu lieu avant que la liaison Bemier-Couülard ne fasse les manchettes HÉLÈNE BUZZETT1 Ottawa — Décidément, l’affaire Bernier va de rebondissement en rebondissement Alors que le tumulte a fait tache d’huile et atteint l’Assemblée nationale à Québec (voir autre texte en page ), le Parti li- béral à Ottawa soutient avoir la confinnation que le bureau du premier ministre Stephen Harper a rencontré les services de renseignement pour discuter du ministre Maxime Bernier avant même que ses histoires amoureuses ne fassent les manchettes.A la Chambre des communes, le député libéral Ujjal Dosanjh, un ex-procureur général et premier ministre de la Colombie-Britannique, a largué une bombe politique.«Nous avons des informations à l'effet qu ’il se passait plus de choses dans les coulisses que le gouvernement ne veut bien l’admettre, a-t-il dit.Le ministre de la Securité publique peut-il confirmer qu 'entre le / ' et le 8 mai de cette année, il y a ru une rencontre entre le SCRS [le Service canadien du renseignement de sécurité] et le bureau du premier ministre pour discuter du comportement de son ministre des /\ttciires étrangères?» VOIR PAGE A 8: HARPER Québec est entraîné dans la controverse La chronique de Michel David : Orage ou ouragan ?> à lire en page A 3 ÉÉÉiiÉiÉ Grogne mondiale contre le prix du pétrole i La classe politique cherche des solutions De nombreuses grèves sont annoncées en Europe ¦ De jeunes agriculteurs ont manifesté hier leur mécontentement sur les routes de France.AC.K N CK FRANCK l'RKSSK Les experts critiquent le plan de redressement de rilQAM La gouvernance actuelle de l’université nuit à sa capacité de s’extirper du gouffre financier, selon les comptables CLAIRANDRÉE CAUCHY KATHLEEN LÉVESQUE La firme Ernst & Young rabroue l’Université du Québec à Montréal, jugeant que son plan de redressement «n’est pas robuste» et que exécution est incertaine et fragile».De surcroît les comptables estiment que la gouvernance actuelle de lUQAM nuit à sa capacité de s’extirper du gouffre financier causé par les ratés immobiliers du Complexe des sciences et de l’ilôt Voyageur.C’est la conclusion à laquelle arrive la firme Ernst & Young dans un document dont Le Devoir a obtenu copie et qui a été présenté jeudi dernier à l’Assemblée des gouverneurs du réseau de l’Université du Québec (UQ)- À la lumière de cette analyse, les chefs d’établissement du réseau UQ ont refusé de considérer le document déposé par l’UQAM comme un plan de redressement D’entrée de jeu, l’analyse comptable constate que le problème demeure entier «le plan de redressement ne prévoit pas de retour à l’équi-libre».C’était pourtant la commande de la ministre de l’Education, Michelle Courchesne, l’automne dernier.En plus de ne pas atteindre l'objectif, l’UQAM est jugée sévèrement par Ernst & Young pour l’effort effectué VOIR PAGE A 8: UQAM Paris — L’envolée vertigineuse des prix de l’essence a incité hier des milliers de manifestants un peu partout au monde à exprimer une colère qui ressemble de plus en plus à un mouvement de fond.De nombreuses grèves sont prévues pour les prochains jours, alors que la classe politique cherche des solutions.Hier, des agriculteurs, des routiers et des pêcheurs européens ont tous exprimé leur ras-le-bol devant une situation qui semble hors de contrôle.En France, les forces de l’ordre ont dû charger des agriculteurs qui bloquaient le dépôt pétrolier de Frontignan.Des agriculteurs ont également manifesté dans le nord de la Bretagne, à Lille, à Toulouse et à Montpellier.Le mouvement des marins-pêcheurs français a aussi marqué le pas.Le travail a certes repris dans le pre- Dans plusieurs pays d’Europe, des agriculteurs, des routiers et des pêcheurs ont exprimé hier leur ras-le-bol devant une situation qui semble hors de contrôle mier port français en tonnage, Boulogne-sur-Mer, mais les pêcheurs ont poursuivi de nombreuses actions coup-de-poing ailleurs au pays.Dans l'ouest, ils ont installé des barrages filtrants et déversé trois tonnes de poisson sur la chaussée.À Perpignan, une cinquantaine de marins-pêcheurs se-sont emparés des produits de la mer d’une grande surface pour les donner aux passants.Les pêcheurs ont été rejoints par des ambulanciers qui ont mené une opération escargot pour réclamer un carburant moins cher.Près de Toulouse, des agriculteurs ont bloqué un dépôt de carburant La colère des pêcheurs a autrement continué à s'étendre en Europe, notamment en Espagne où plusieurs ports catalans sont touchés et où a été lancé un appel à une «grève illimitée» à partir de demain.Les pêcheurs portugais devaient également se mettre en grève illimitée demain, et les pêcheurs italiens envisageaient de taire de même.En Bulgarie, environ 150 camions ont défilé sur le VOIR PAGE A K: PÉTROLE ¦ La direction d’Exxon confortée, page B 1 L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 «Des comptables qui n’ont jamais travaillé dans le milieu universitaire ont peut-être besoin de plus ; de détails ' que d'autres personnes qui sont dedans» GÉRARD BÉRUBÉ Un boursier OU-'w p^p/FûR L-()HSUtlER IHOUSÎ PEW- EST -HS 214.41 « /TS«0 r1S£40 /TSF 20 3I.V m/HED iÉRCHWI ’H SB) nbum 46.’ 1 américain Une dissension interne pourrait éloigner Luc Bertrand des commandes de Vunique Bourse au pays ¦ Page B 1 INDEX UN (M Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés B 6 Sports.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Quand la pensée actionne un bras-robot Des recherches américaines pourraient bientôt servir à des gens paralysés RKUTKRS Les chercheurs ont appris en quelques jours à deux singes macaques immobilisés à contrôler par la pensée le bras robotisé, placé à côté de leur épaule.‘îjssa#.BRIGITTE CASTELNAU Paris — Des singes réussissent à commander par leur seule pensée des bras-robots, à saisir ainsi des aliments et à les manger, grâce à des recherches américaines qui pourraient bientôt servir à des gens paralysés.Les travaux de l’équipe d’Andrew Schwartz, de l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie), publiés hier en ligne par la revue scientifique britannique Nature, marquent une avancée par rapport aux essais antérieurs, selon les chercheurs.La différence avec les résultats présentés auparavant par l’équipe, c’est qu’à présent «la tâche - bouger le bras-robot pour contourner un obstacle, saisir la nourriture et la portera la bouche pour l’ingurgiter - est entièrement réalisée sous contrôle de la pensée», explique Andrew Schwartz.«Dans les versions précédentes, certaines phases du geste étaient guidées par l’assistance informatique», ajoute-t-il.En outre, le bras robotisé se mouvant en trois dimensions est bien plus performant, et la méthode d’apprentissage a évolué.Ce type d’interfaces machine-cerveau, dont certaines sont déjà testées chez l'humain, pourrait servir a des personnes paralysées à la suite d’une attaque cérébrale, d’un traumatisme de la moelle épiniere, d’une Souvent, la maladie des patients a laissé intactes les parties du cerveau impliquées dans les mouvements VOIR PAGE A 8: ROBOT A ^ I.E I» E V 0 I R , I.E .1 E T I) I i !l M Al Ü 0 II 8 LES ACTUALITES Harper parle biodiversité K A K I N E F O R TIN Rome — Le premier ministre Stephen Harper a prononcé hier à Bonn le premier de deux discours visant a faire la promotion auprès de l’Union européenne des efforts du Canada pour protéger son environnement Dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur la biodiversité, le chef du gouvernement a rappelé que le Canada avait été le premier pays industrialisé a ratifier la Convention sur la biodiversité, en 1992, et qu’il abritait toujours le secrétariat responsable de sa mise en application.«Le Canada travaille fort pour bâtir et agratuiir son réseau de zones protégées.Jusqu’à présent, 10 % de la masse terrestre du Canada — une zone plus grande que.la France, et l’Allemagne combinées — et trois millions d'h ectares d'eaux océaniques sont protégés par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux», a-t-il insisté.Le premier ministre a par ailleurs souligné qu’il avait fait de l’Arctique l'une des priorités de son premier mandat M.Harper doit aussi s’adresser aujourd’hui à la Chambre de commerce Canada-Royaume-Uni, à Londres, pour défendre la stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de son gouvernement Ces discours et les rencontres bilatérales du premier ministre avec les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du Royaume-Uni revêtent une importance particulière à l’approche du sommet du G8, qui aura lieu au Japon en juillet U- Canada risque en effet de se retrouver une nouvelle fois criti- qué sur la question fondamentale des changements climatiques.Tant l’ONU que l’UE ont en effet dénoncé le plan vert du gouvernement Harper, qu’elles jugent nettement insuffisant A Bonn, des groupes écologistes, dont Greenpeace, sont allés plus loin et ont placé le Canada parmi les empêcheurs de tourner en rond non seulement en ce qui concerne les GES mais aussi pour les biocarburants, la biodiversité agricole et forestière, le partage des revenus des ressources naturelles et les droits des peuples autochtones.D’après l’organisme CDBAllian-ce, qui regroupe des organismes de la société civile intéressés par la biodiversité, le seul domaine dans lequel le Canada joue un rôle de leader est celui des aires marines protégées.L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est plus nuancée.Pour son directeur adjoint, William Jackson, le pays a effectivement des positions très fermes et ne se gêne pas pour les faire connaître.«Je n’irais pas jusqu'à dire qu’ils bloquent des choses.Ils expriment leur point de vue et je crois qu’ils ont de bonnes raisons de le faire.C’est le but des négociations», a-t-il confié.Des félicitations Le ministre de l'Environnement, John Baird, qui accompagne M.Harper dans sa tournée, a minimisé ces critiques.Il dit n’avoir reçu que des félicitations pour son travail.«On a fait de vrais efforts chez nous et on fait la promotion des vrais efforts partout dans le monde.C’est très important», a-t-il déclaré lors d’un point de presse.la conférence de Bonn réunit depuis la semaine derniere des représentants des pays signataires de la convention de 1992.Apres avoir laissé libre cours aux discussions de coulisse;?pendant une semaine, les chefs d’Etat ont commencé a défiler hier dans l’ancienne capitale de 1’Allemagne de l’Ouest Outre la chanceliere Angela Merkel, hôtesse de l’événement le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a pris la parole en matinée.M.Barroso souhaite que la conférence se solde par un engagement ferme des parties à la convention à agir et a financer la protection de la diversité dans les pays moins favorisés.«Il est temps de redoubler d'efforts», a-t-il martelé.L’Allemagne a donné l’exemple en annonçant qu’elle consacrait 500 millions d’euros (environ 800 millions de dollars) a la cause.D- ministre Baird, qui s’est aussi adressé à l’assemblée, a pour sa part annoncé l’octroi de 50 000 $ pour un groupe de travail sur le partage des richesses.Après son discours, le premier ministre a rencontré Mme Merkel, avec laquelle il a notamment parlé des changements climatiques, de la situation économique mondiale, de la possibilité d’un partenariat économique Canada-UE ainsi que la mission militaire en Afghanistan.M.Harper n’a pas fait de commentaires aux médias canadiens hier.Le premier ministre effectuera aujourd’hui la dernière étape de son périple européen en allant dans la capitale britannique pour rencontrer la reine Elizabeth II ainsi que le premier ministre Gordon Brown.La Presse canadienne Le NPD plaide pour une Bourse du carbone Bilan environnemental de Montréal La qualité de l’air ne s’améliore pas à Montréal LOUIS-GILLES FR AN C Œ L R La qualité de l’air sur lile de Montréal ne s’améliore pas en raison de l’augmentation de l’usage de l’automobile et des rejets industriels.C’est ce qui ressort du deuxieme bilan environnemental publié hier par Montréal à partir d’une série d’indicateurs.Selon ce bilan, les émissions atmosphériques industrielles sont en hausse sur l’ile.passant de 30 064 tonnes dans la période 1999-2000 à 34 334 tonnes dans la deuxieme période d’inventaire, soit 2003-06, unç augmentation de 14 %.A cela s’ajoute une augmentation de 50 046 véhicules, soit une hausse de 6,5 % du parc automobile, et une augmentation du débit journalier sur les ponts de 3,4 % (40 000 voitures).L’augmentation du nombre d’usagers du vélo, occasionnels par définition, de 140 000 à 241 000 personnes, n’a pas fait fléchir la tendance affichée par les épisodes de pollution intense qui ont atteint un sommet en 2004 avec 75 jours — un sur cinq — de mauvaise qualité de l’air.Si les deux dernières années affichent un meilleur bilan, soit 66 et 47 jours en dépassement des normes, ce serait le résultat de températures pluvieuses ou venteuses qui ont littéralement nettoyé l’air de la ville.Montréal a par contre connu une hausse de l’achalandage de ses transports en commun de 2,6 % entre les deux périodes de référence, mettant ainsi fin à une longue tendance à la baisse.Une partie de cette situation, qualifiée de stable par le bilan, est aussi attribuable au fait que Montréal a retranché de son bilan sur la qualité de l’air le pollen d’herbe à poux, qui a pourtant un énorme impact sur la santé publique.Ce pollen faisait partie des bilans de l’ancienne CUM.La responsable du Service d’environnement Chantal Gagnon, a reconnu que ce pollen allergène, qui rend malades plus de 100 000 Montréalais chaque année, pourrait reprendre sa place dans le prochain bilan et que les huit stations d’échantillonnage pourraient être mises à contribution.Ic bilan sur la santé biologique de l’île est lui aussi moins précis, car il ne contient aucun indicateur sur l’état des espèces animales et sur la santé biologique des rives et du littoral métropolitains.On y apprend qu’un plus grand nombre de plages respectent la norme Qualo sur la qualité bactérienne, que le nombre d’aires protégées est en hausse de 3,43 %, sans que l’on sache s’il s’agit d’écosystèmes fonctionnels, et que le nombre de kilomètres de rives «publiques», plutôt que celles en santé biologique, a JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’augmentation de l’usage de l’automobile est en partie responsable du mauvais bilan de Montréal.augmenté de 1,94 km pour atteindre 133 km.On n’y apprend pas non plus dans quelle proportion les 315 km de rives de l’île respectent les normes de protection riveraine.On sait cependant que la qualité de l’eau se détériore sensiblement en aval de la métropole.Par contre, on y apprend que la consommation d’eau est en baisse légère (-1,1 %), mais que la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre sont en hausse, sauf dans le cas du gaz naturel.En effet, les émissions de GES associées au mazout, à l’essence et au kérosène ont augmenté respectivement de 13 %, de 6,5 % et de 20 % entre les deux périodes de référence, faisant passer les émissions de la métropole de 11,8 millions de tonnes à 12,49 Mt entre les périodes 1999-2002 et 2003-06.Les auteurs du bilan ont toutefois précisé que plusieurs secteurs industriels majeurs, comme les raffineurs, ne figuraient pas dans ce bilan, qui limite à 12 % la part de Montréal dans le bilan québécois global.Enfin, en matière de déchets, les Montréalais en produisent de plus en plus, passant de 940 682 tonnes en 2002 à 1002 864 tonnes en 2006, une augmentation de 6,6 %.La bonne nouveUe, c’est que les quantités récupérées dans la même période ont augmenté de 42 %, faisant passer le pourcentage globalement récupéré de 17 à 22 %.Le bilan évite pudiquement de préciser que Montréal rate substantiellement les objectifs de la politique provinciale de réduction des déchets, qui ciblent pour 2008 un taux de récupération de 60 %, une situation attribuable au retard de la Ville dans le compostage des déchets organiques.Le Devoir ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le NPI) a proposé hier de créer au Canada un marché de crédit des émissions de gaz à effet de serre (GES), aussi appelé Bourse du carbone, avec un prix élevé pour chaque tonne de GES.Un tel système permettrait de faire diminuer les GES de 40 % d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005, soutiennent les néodémocrates.La baisse d’ici 2050 serait de 8 %.Ix‘ NPD rejette l’idée d’imposer une taxe sur le carbone pour parvenir à ses fins, une mesure qui sera bientôt proposée par le Parti libéral du Canada, avec l’appui de plusieurs groupes environnementaux.Le NPD estime qu’une taxe sur le carbone punira les plus pauvres de la société et qu’un marché de crédit des GES est suffisant pour discipliner les entreprises.Dans ce domaine, le débat ne fait que commencer.Un tel marché des crédits de GES est en place en Europe.Au Canada, les conservateurs ont annoncé ki création d’un mécanisme semblable interne au pays, mais basé sur la réduction de l’intensité des émissions et non pas sur des cibles absolues de GES, contrairement à l'Europe.Le protocole de Kyoto exige lui aussi des cibles absolues pour réduire les GES, ce que le gouvernement Harper a rejeté.Un mécanisme hybride Pour aider la future Bourse du carbone à prendre son envol, le NPD propose que le gouvernement canadien mette lui-même sur le marché des crédits représentant 75 millions de tonnes (mégatonne ou MT) de GES à la disposition des entreprises polluantes qui devront acheter des crédits.Cet influx de crédits permettrait au marché de bien décoller, soutient le chef-adjoint du NPD, Thomas Mulcair.Les entreprises auraient donc le choix, du moins au début, d’acheter des crédits du gouver- nement à un prix fixe ou des crédits de la Bourse du carbone à la valeur marchande.Le NPD propose que les crédits vendus par le gouvernement aux entreprises aient une valeur de 35 $ la tonne de GES.Si les 75 MT ne trouvent pas preneurs la première année, le NPD propose de réévaluer la valeur de la tonne de GES du gouvernement en fonction du prix sur le marché des crédits.La vente de ces 75 MT à 35 $ la tonne pennettrait au gouvernement d'amasser un peu plus de 2,5 milliards de dollars.L’argent serait réinvesti «dans le développement de technologies vertes» et dans des «stratégies pour en réduire les coûts pour les consommateurs», a soutenu le chef du NPD, Jack Layton, hier.«Il faut, dans ce pays, qu’il y ait un prix sur le carbone le plus rapidement possible, a dit Jack Layton.Il est temps que les pollueurs paient leur part».Le Devoir AVIS DE NOMINATION Ron Perrotta Denis Bélanger Chris MacFarlane Louis Auctet, président et chef de la direction de Cogeco Câble inc., est heureux d'annoncer les nominations suivantes au sein de l'équipe de direction de la Société.M.Ron Perrotta est nommé au poste de vice-président.Marketing et planification stratégique.À ce titre, il assumera la direction du marketing au Canada, jouera un rôle conseil pour les actifs internationaux et dirigera la planification stratégique de la Société, Détenteur d'un diplôme de Bachelor of Commerce de l’Université McGill.M, Perrotta a joint Cogeco Câble en 2002 à titre de vice-président.Marketing et ventes Comptant plus de 25 années d'expérience, M.Perrotta a auparavant occupé des postes en marketing, en gestion et en planification stratégique au sein d'entreprises de produits de consommation telles Johnson ô Johnson.Seagram.Tropicana.Pfizer et BCP Advertising.M.Denis Bélanger est nommé au poste de vice-président.Développement technologique II sera ainsi responsable de la veille et de l'analyse technologiques â moyen et long termes, en plus de soutenir les initiatives de développement technologique à l'international.Titulaire d'un baccalauréat en Sciences appliquées (génie électrique) de l'Université de Sherbrooke.M.Bélanger sést joint à Cogeco Câble en 199 ! à titre de vice-président, Ingénierie et services techniques de la Division Québec, puis il a été promu vice-président.Ingénierie et développement en 1996.Avant de se joindre à Cogeco Câble, il a occupé des postes dans diverses entreprises de câblodistribution, de télécommunications et de génie-conseil.notamment chez Bell Canada, au Ministère des Communications du Québec et au sein du groupe CFCF.M.Chris MacFarlane est promu au poste de vice-président.Ingénierie d'entreprise.À ce titre, il dirigera l ensemble des activités d ingénierie au Canada.Détenteur d un MBA de l'Université Queens.M.MacFarlane a joint Cogeco Câble en 1999 à titre de directeur.Exploitation IP en Ontario et a été promu au poste de vice-président.Ingénierie Ontario en 2005.M.MacFarlane cumule 20 années dèxpérience en ingénierie dans des entreprises de télécommunications et de technologie, telles NCR et AT&T Canada.Il a également été propriétaire et dirigeant d'une entreprise florissante spécialisée dans la téléphonie pour le secteur des affaires.# Cogeco Câble (www cogeco ca).une entreprise de télécommunications offrant des services diversifiés à ses clientèles au Canada et au Portugal, se classe au deuxième rang des câblodistributeurs en Ontario, au Québec et au Portugal sur le plan du nombre de clients du service de câble de base Grâce à ses réseaux bt-directionnels à large bande.Cogeco Câble fournit à sa clientèle résidentielle et commerciale des services vidéo et audio, tant analogiques que numériques des services d'Internet haute vitesse ainsi que des services de téléphonie TSX : CCA.((r\\\r'r\r'rr'r\ OTfcl OTKiVJ :114il7fü Il en coûterait 26 milliards pour protéger les Grands Lacs LOUIS-GILLES FRANCŒUR La protection des Grands Lacs contre les méfaits des changements climatiques et la restauration éventuelle de leurs écosystèmes coûterait 26 milliards aux Etats-Unis et au Canada, selon une évaluation de la Brookings Institution de Washington.C’est cette somme que la Great Lake Coalition, un organisme canado-américain, a réclamée hier des deux gouvernements à l’occasion de la divulgation d’une étude-synthèse sur les impacts les plus prévisibles des changements climatiques.Cette analyse des coûts d’une politique globale d’atténuation des changements climatiques dans l’amont du méga-bassin laurentien ne mentionne pas les impacts de leur situation prévisibles sur le Saint-Laurent et le Québec en raison de l’abaissement de leurs niveaux d’eau.Selon l’évaluation de la Brookings Institution, les 26 milliards nécessaires ne sont pas des fonds perdus.En effet, la région y gagnerait 50 milliards en ressources et en gains économiques à long terme et une autre tranche de 50 milliards à court terme en raison des projets de restauration, y compris le nettoyage des sites contaminés qu'il faudrait rapidement neutraliser.Sans intervention dans les politiques de consom- mation et de prélèvements actuels, les niveaux devraient chuter d'un pied au cours du siècle dans le lac Supérieur, de trois pieds dans.les lacs Michigan et Huron, de 2,7 pieds dans le lac Erié et de 1,7 pied (environ un demi-mètre) dans le lac Ontario, qui alimente directement le fleuve Saint-Laurent Cette baisse généralisée des niveaux et volumes d’eau disponibles résulterait d’une plus grande évaporation causée par une chaleur croissante, d’un couvert de glace moins prolongé et de neiges moins abondantes.Ces phénomènes seront le résultat d’une hausse de la température moyenne de 5,4 à 10,8 °F.Cette hausse de la température moyenne des Grands Lacs augmentera leur pollution en la concentrant provoquera le remplacement d’espèces sportives nobles par de plus résistantes, voire par des espèces envahissantes.Le nombre ainsi que l’étendue des zones mortes ou anoxiques (dénuées d’oxygène) iront croissants.L’état de santé biologique des Grands Lacs sera aggravé par les ponctions que l'on prévoit presque inévitables de la part des Etats de plus en plus assoiffés du Centre et de l’Ouest étasunien ainsi que par l’atrophie des milieux humides à la base de la chaine alimentaire.Le Devoir les ' -T au 27*#* OQtS DU 27 JUIN La revue Les Cahiers du 27 juin est une revue québécoise de réflexion éthique et politique indépendante et non partisane qui s'intéresse à des sujets qui touchent le vivre-ensemble au Québec.La revue tire son nom de la journée où, le 27 juin 1975, l'Assemblée nationale du Québec adopta la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.La revue publie 2 numéros par année.ABONNEZ-VOUS À U REVUE Pour un (') an Pour \ V deux \ \ I2| ans \ INDIVIDUEL POUR LE CANADA 19,00$ 36,00$ \ , INDIVIDUEL INTERNATIONAL 22,00$ 40,00$ \ INSTITUTIONNEL 28.00$ 52.00$ \ 0E SOUTIEN 28,00$ 52,00$ \ LANCEMENT La revue Les Cahiers du 27 juin lance son prochain numéro le mardi 10 juin avec un dossier principal ayant pour titre La montée de la droite.Pour l’occasion, nous vous convions à un 5 à 7 au Pub du Quartier Latin, à Montréal, métro Berri.Lé numéro comprend des contributions de Caroline Allard, Martin Blanchard, Mélame Bourque, Peter Oietsch, Tom Flanagan, Pierre Fortin, Joseph Heath, Julie Lavigne, Valérie-Anne Mahéo, Claude Montmarquetta, Martin Papillon.Michel Seymour et Jonathan Valois.POUR ABONNEMENT ET INFORMATION (514) 729-4933 ou 1-866-307-4933 cdec@citoyennete.qc.ca Le Congrès eucharistique de Québec est en route Un grand rassemblement destiné aux jeunes marquera le Congrès eucharistique de Québec, a annoncé hier le cardinal Marc Oueflet, à quelque deux semaines de l’ouverture de la célébration à laquelle le pape était attendu.Benoît XVI n’y sera finalement pas, mais il devrait faire parvenir aux jeunes un bref message, par vidéo-conférence, pour le rassemblement prévu le 21 juin, la veille de la clôture.Cet événement aura des airs de Journée mondiale de la jeunesse, a souhaité le cardinal en expliquant les détails du volet jeunesse du Congrès.Environ 1500 jeunes de 18 à 35 ans seraient actuellement inscrits à l'événement, alors que plus de 10 000 pèlerins de 50 pays sont attendus.Le Congrès de Québec sera le 49 du genre, le troisième des années 2000 après Rome et Guadalajara.Le concept de l’événement avait été créé à Lille en 1881.Montréal l’a reçu en 1910.Parmi les principales manifestations au programme de Québec, une procession eucharistique de quelque 20 000 personnes est prévue le 19 juin, alors que la messe de clôture sera célébrée sur les plaines, où le pape pourrait encore ici faire une apparition par vidéoconférence.Le Devoir » t ê M A I j e r i> i 1 0 0 s 1> K VOIR \CTUALITES Orage Le promoteur de Griffintown ou ouragan ?n’a pas fourni la garantie attendue Michel David Certes, Jean Charest est bien placé pour savoir comment Maxime Bernier peut se sentir.Quand lui-mème avait dû quitter le cabinet Mulroney en 1990, il croyait sa carrière politique ruinée à jamais.«Quand vous démissionnez du conseil des ministres, dans les heures qui suivent, le ministère appelle à votre bureau de comté, sur la colline parlementaire, pour récupérer les meubles.Sur le plan humain, c’est dur et humiliant», raconte-t-il dans son autobiographie parue en 1998.La compassion du premier ministre doit néanmoins être assez limitée.Loger un appel téléphonique à un juge pour plaider la cause d’un athlète québécois exclu de l’équipe canadienne était une chose; oublier des documents confidentiels chez une petite amie aux antécédents douteux en est une autre.C’est toute la différence entre le zèle et la sottise.En réalité, c’est peut-être avec Stephen Harper que M.Charest sympathise le plus.Soit, la nomina; tion de ce bellâtre gaffeur aux Affaires étrangères ne dénotait sans doute pas un grand jugement, mais il sait d’expérience qu’il peut arriver à un premier ministre d’accorder sa confiance à des gens, parfois même à des amis personnels, qui ne la méritent pas.11 faut faire ce qu’on peut avec ceux qu'on a sous la main.Cela dit, sympathiser ne signifie pas nécessairement être disposé à assumer les dommages collatéraux.Même si, selon les vérifications du ministère de la Sécurité publique, aucune irrégularité ne semble avoir été commise dans l’octroi d’un contrat pour la surveillance de détenus à une entreprise qui appartenait au père de l’ex-conjoint de Julie Couillard, personne n’aime être associé au pestiféré du jour.?Le plus important est cependant l’effet que l’affaire Bernier-Couillard pourrait avoir sur le calendrier électoral fédéral et sur les calculs de M.Charest lui-même.S’agit-il d’un simple incident, dont il ne restera plus de traces à l’automne, ou d'un véritable tournant qui pourrait faire basculer l’opinion publique canadienne?Il ne fait aucun doute qu’à la Chambre des communes, les partis d’opposition vont tout faire pour étirer les choses au maximum.Avec un cocktail aussi explosif de sexe, de politique et de crime organisé, les audiences du comité parlementaire seront assurément très courues.Sauf dans sa Beauce natale, qui fait preuve de sa solidarité habituelle, M.Bernier a déjà été jugé et condamné.Moins pour avoir mis en péril la sécurité nationale que pour avoir démontré l'étendue de son incompétence.Il reste à savoir dans quelle mesure la crédibilité du premier ministre lui-même sera affectée.Beaucoup trop de questions demeurent encore sans réponses.Les libéraux fédéraux semblent avoir flairé l’odeur du sang et, pour une fois, ce n’est pas celui de leur chef.Si les sondages placent toujours le PC et le PLC nez à nez, malgré l’ineptie de Stéphane Dion, c’est donc qu’une grande partie de l’électorat canadien demeure profondément réfractaire à Stephen Harper.Il ne manque peut-être qu’une goutte pour faire déborder le vase.Même après son élection-surprise à la tête du PLC, plusieurs ont continué à voir comme une impossibilité quasi métaphysique que M.Dion puisse éventuellement devenir premier ministre du Canada, mais on ne sait jamais.Là encore, M.Charest peut se prendre lui-même à témoin qu’on ne peut jurer de rien en politique.Alors qu’il était donné pour mort l'automne dernier, plus rien ne semble l’atteindre.Même s’il est manifestement hésitant sur les suites à donner au rapport de la commission Bouchard-Taylor, il peut légitimement espérer sortir indemne du dernier mois de session parlementaire à l’Assemblée nationale.À moins de fâcheux imprévus, l’automne s’annonce tout aussi intéressant pour M.Charest.Maintenant que le président Sarkozy a rectifié sa position sur les relations que la France entretient avec le Québec et le Canada, les célébrations du 400' anniversaire et le Sommet de la Francophonie, l’automne prochain, seront autant d'occasions de soigner son image de chef d’EtaL Il y a toutefois un événement qui pourrait obscurcir l’horizon d’un coup: l’élection à Ottawa d’un gouvernement libéral dirigé par le père de la Loi sur la clarté, qui serait interprétée au Québec comme la fin du «fédéralisme d’ouverture» incarné par le gouvernement Harper.Bien avant qu'André Boisclair ne commence à multiplier les bourdes, c’est l’arrivée des conservateurs qui a provoqué la chute du PQ et du Bloc québécois dans les sondages.Inversement, depuis 30 ans, le retour des libéraux fédéraux a toujours été le prélude à un nouveau stage dans l’opposition pour le PLQ.M.Charest répète à qui veut l’entendre qu’il ne voit aucune raison de tenir des élections en 2008 ou même en 2009.Si la démission de M.Bernier provoquait un mouvement d'opinion susceptible d’amener M.Dion à la conclusion que le temps est venu de renverser le gouvernement Harper, M.Charest pourrait lui-mème commencer à s'interroger sur l’utilité de poursuivre une «cohabitation» dont il vante les vertus presque quotidiennement depuis des mois.Il vaut souvent mieux prévenir que tenter de guérir quand le mal est fait M.Charest a vécu l’époque où le gouvernement Mulroney perdait presque un ministre par mois.«Il était difficile pour nous de distinguer un orage passager d'un véritable ouragan, et de savoir si un incident qui faisait les manchettes dans les médias allait avoir des conséquences à long terme ou à court terme», explique-t-il dans son autobiographie.Encore aujourd'hui, toute la question est là.jacqi'ks nadkau i r in vmu Le promoteur avait jusqu’au 26 mai pour transmettre à Montréal la liste des immeubles dont il n’est pas propriétaire sur le site de Griffintown.Il devait également fournir à la Ville une lettre de garantie bancaire couvrant les frais d'expropriation pour les immeubles qu’il n’a pu acquérir de gré à gré.JEANNE CORR1VEAU Le promoteur Devimco n’a pas respecte son engagement de déposer, lundi, une garantie bancaire de quelque 65 millions pour que la Ville puisse procéder à des expropriations dans Griffintown.a appris Le Devoir.Montréal lui a accordé un sursis de quelques semaines, espérant du même coup réduire le nombre de terrains quelle devra exproprier.Selon l'accord de développement conclu entre la Ville et Devimco en avril dernier, le promoteur avait jusqu'au 26 mai pour transmettre à la Ville la liste des immeubles dont il n'est pas propriétaire sur le site de Griffintown.Il devait également fournir à la Ville une lettre de garantie bancaire couvrant les frais d’expropriation pour les immeubles qu’il n’a pu acquérir de gré à gré.La Ville prévoyait expédier les premiers avis d’expropriation à compter de demain.La Ville a reporté au mois de juin ces procedures.Devimco négocie toujours avec des propriétaires de lots qu’il convoite pour son projet de développement, a-t-on fait valoir à la Ville.«Tout nous laisse croire que des discussions se déroulent encore entre les parties, ce qui, on l’espère, permettra de conclure des ententes avec un certain nombre de propriétaires de lots», a expliqué Alan DeSousa, responsable du développement économique au comité exécutif.«// est dans l’intérêt du promoteur d’obtenir le plus grand nombre d’ententes.Il est dans l’intérêt des propriétaires d’obtenir une valeur équitable pour leurs terrains et il est dans l’intérêt de la Ville de réduire les expropriations.Donc, si ça prend deux ou trois semaines de plus, je suis prêt à laisser les négociations se poursuivre», a-t-il ajouté.Du côté de Devimco, on évoque la complexité du dossier pour justifier le report des échéances.«Les pourparlers se poursuivent.Ce n’est qu’une question de temps.L’équipe n’a pas pu faire tout le travail avant la fin mai.Donc, ça va se poursuivre en juin.Mais il n’y a aucun problème», a affirmé André Bouthillier, responsable des communications pour Devimco.Quant à la garantie bancaire, «ce n’est pas problématique», at-il dit 25 lots Le mois dernier, la Ville avait répertorié 25 lots susceptibles d’être expropriés au profit de Devimco.De ce nombre, deux appartenaient à la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), qui a accepté de les vendre au promoteur au coût de 7,4 millions.Alan DeSousa soutient que 16 lots n'ont toujours pas fait l’objet dententes avec Devimco.La Ville avait également évalué à 65 millions les coûts liés à l’expropriation des 25 lots concernés.L’entente de développement stipule que Devimco assumera la totalité de ces dépenses, soit les coûts d’achat des propriétés, les frais de caractérisation des sols et les frais d’experts.Le promoteur s’était aussi engagé à fournir à la Ville une lettre de garantie bancaire avant que les procédures d’expropriation soient engagées.l>e montant de cette garantie sera donc ajusté en fonction du nombre de lots qui n’ont pu être acquis de gré à gré par Devimco.En plus des coûts des expropriations, Devimco devra assumer les dépenses liées à la restauration des sols, qu’une évaluation sommaire a établi à 4,8 millions de dollars.Les expropriations au profit d’intérêts privés constituent une procédure inhabituelle.Ira Loi sur l’aménagement et l’urbanisme pennet à la Ville d'utiliser son pouvoir d’expropriation pour un tiers quand il s’agit d’un progranune particulier d’urbanisme (PPU) afin d’aider un promoteur à compléter l'assemblage de terrains requis pour la réalisation de son projet.Pour ce faire, le promoteur doit démontrer qu’il détient des titres de propriété ou des offres formelles d’achat pour les deux liera de la superficie du territoire visé.Alan DeSousa soutient que Devimco a en main de tels documents pour 82 % des terrains, soit 10 % de plus qu’en avril.Le contentieux aurait vérifié la validité de ces titres, a-t-on précisé à la Ville.le 28 avril dernier, le projet de Griffintown a obtenu le feu vert du conseil municipal lorsque les élus ont adopté le PP! I.Trois élus, dont deux membres du parti de Gérait! Tremblay, avaient inscrit leur dissidence.Rappelons que le projet résidentiel et commercial de Devimco, d’une superficie de 1,1 million de pieds carrés, est évalué à 1,3 milliard de dollars.Ira première phase des travaux devrait débuter à l'été 2009.Le Devoir Affaire Couillard : Québec est entraîné dans la controverse Le ministère de la Sécurité a accordé un contrat à une firme fondée par Vex-conjoint de Julie Couillard ROBERT DUTRISAC Québec — Le gouvernement Charest se retrouve entraîné bien malgré lui dans la controverse entourant la démission de Maxime Bernier.Le ministère de la Sécurité publique a accordé en 2006 un contrat de surveillance de détenus à la firme dont l’ex-conjoint de Julie Couillard, Robert Pépin, était un des fondateurs, un homme qui avait un dossier criminel et des liens avec les Hells Angels.Lors de la période questions à l’Assemblée nationale, le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition péquiste pour le Conseil du trésor, Sylvain Simard, a révélé que le ministère de la Sécurité publique a signé avec la firme Agence d’investigation et sécurité D.R.P, de Laval, un contrat d’une valeur de 166 655 $ pour «le gardiennage des personnes incarcérées dans les centres hospitaliers», selon la liste des engagements financiers du ministère.Les déboursés ont été finalement de 158 552 $, selon le ministère.«Ilyaeu un contrat attribué par le ministère de la Sécurité publique à une firme liée au milieu criminel», a accusé M.Simard, qui a dit souhaiter que cette situation soit imputable à du laxisme.«La meilleure des hypothèses, c’est qu’on n’a pas fait attention.La pire hypothèse, c’est: qui a influé pour que ce contrat soit attribué?» Pris au dépourvu à l’Assemblée nationale, le mi- nistre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, flan qué de son sous-ministre, Paul Girard, a tenu un point de presse en fin de journée après avoir vérifié les faits.«C’est un pétard mouillé», a soutenu le ministre.Ira firme D.R.P détenait un permis conforme pour des activités de gardiennage.Ira Sûreté du Québec a réalisé en 2004 une enquête de sécurité avant d’accorder un permis.Des enquêtes de sécurité ont été faites à l’endroit du père de Robert Pépin, Denis Pépin, un policier à la retraite de la Ville de Montréal, «représentant et seul actionnaire et administrateur» de D.R.E, selon le communiqué diffusé hier par le ministère.Denis Pépin n’a pas de dossier criminel.Or Gestion Robert Pépin, une firme que contrôlait Robert Pépin, est à l’origine de la firme D.RP, fondée en novembre 2003, dont les initiales signifient Denis et Robert Pépin.En outre, selon le registre des entreprises, Denis Pépin n’est pas l’actionnaire unique de D.RP.mais son actionnaire majoritaire.Le sous-mi-nistre Paul Girard a indiqué que la SQ s’était fiée à une déclaration écrite produite par Denis Pépin.La firme D.RP n’a obtenu ce contrat de gardiennage que pour un ap, d’avril 2006 à en mars 2007.C’est le (firedeur de l’Etablissement de détention de Saint-Jérôme qui a attribué le contrat par voie d’un appel d’offres dans lequel D.RP fût le seul soumissionnaire jugé conforme.En mai 2007, Robert Pépin qui, selon Im Presse, devait environ un million de dollars à divers créanciers, dont un shylock lié aux Hells Angels, s’est pendu dans les locaux de la firme D.RP Ira firme est inactive depuis ce temps et n’a pas obtenu d’autres contrats du gouvernement Jacques Dupuis s’est voulu rassurant hier.Il a souligné que l’agence D.RP ne s’occupait pas du transport des détenus.Le représentant de la firme, Denis Pépin, détenait un permis, tout comme les agents de sécurité, employés par D.R.P, qui étaient chargés de surveiller les détenus pendant leurs séjours à l’hôpital.Aucune évasion ni autre incident n’a été rapporté.En 2004, Julie Couillard a vécu avec Robert Pépin et a été vice-présidente et actionnaire de D.RP, a rapporté Im Presse.Mme Couillard a rompu avec M.Pépin au début de 2005.Pin décembre 2007, l’Agence d’investigation et de sécurité D.RP a été impliquée dans des opérations illégales menées par l’ancien pasteur Rocco Di Stefa-no, qui poursuivait des activités de courtier en valeurs mobilières sans en avoir le droit.A la suite d'une enquête, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a frappé d’interdiction M.Di Stefano et sa firme Zema Finances tout en lui imposant des amendes relatives à 46 chefs d’accusation et totalisant plus de 400 000 $.Le ministère de la Sécurité publique n’était pas au courant de l’implication de D.RP dans cette affaire.Le Devoir Complets et vestons sport Jusqu'à RABAIS sur une sélection parmi nos collections DOR M E U I L • J a c k V i c T o R • PAL ZILERI • S C A B A L "Quantités limitées, retouches gratuites sur les articles à moins de 50% de rabais /W MODE INTERNATIONALE VyljILV Y ESPACE HOMME AU 4e monsieur Sainte-Catherine Ouest et de la Montagne • 514.845.4742 • ôgilvycanada.com mdavidtu ledevoir.com L E DEVOIR, LE J E I D 1 A I L M A ! ^ IM* 8 LES ACTUALITES Renouvellement des conventions collectives à Québec Guerre ouverte entre le maire et les ISABELLE P OKIE K Québec — Soupçonné d’avoir eu droit a un traitement de faveur pour faire agrandir sa maison, le maire de Québec, Régis inbeaume, a convoqué les médias hier pour laver sa réputation et lancer un nouvel avertissement aux syndicats avec qui il est en guerre ouverte sur le renouvellement des conventions collectives.Ix' maire était furieux d’apprendre que des journalistes et un citoyen étaient en possession de documents détaillés concernant l’agrandissement de sa résidence privée.Ces derniers les avaient obtenus d’une personne le soupçonnant d’avoir eu droit à un passe-droit dans l’obtention d’un permis.Littéralement furieux, Régis Labeaume a tenu a prouver, documents a l’appui, que le permis avait été délivré dans des délais normaux, soit un mois et demi apres la demande.Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il avait décidé de rendre l’affaire publique alors qu’aucun journaliste n’avait jugé bon de rapporter l’histoire, il a répondu qu’il ne voulait pas attendre que les médias «sortent quelque chose tout croche».Les syndicats Parlant d’une «saloperie» et d’une «intrusion grossière dans sa vie privée», Régis Labeaume n’a pas hésité a montrer du doigt les syndicats.«Je veux vous dire que si tout cela s’inscrit dans le contexte des négociations, il n’y a personne qui va réussir a m ’intimider.On se comprend bien?» Joints au téléphone, ces derniers ont tous plaidé l’ignorance.«Je ne suis pas au courant», a réagi Eric Gosselin, du Syndicat des pompiers, en ajoutant toutefois que «le maire avait mis beaucoup de pression» et que ses membres «ne se sentaient pas respectés par lui».Régis Labeaume a récemment rendu publics les salaires et avantages sociaux auxquels ont droit les employés de la ville, ce qui a déclenché une véritable guerre ouverte avec les syndiqués.La semaine dernière, le président des cols blancs, Jean Gagnon, avait attaqué sa réputation en tenant des propos tendancieux sur l’entreprise minière Mazarin, au sein de laquelle il a fait fortune.«Les gens avaient le droit de savoir comment notre maire syndicats avait fait son argent», avait-il déclaré, forçant M.Labeaume à faire une mise au point sur son passe.Or hier, M.Gagnon assurait ne pas être au courant de l’épisode de la maison: «Ça ne vient pas de chez nous, c’est sûr.[.] S’il n 'a rien à se reprocher, pourquoi est-ce qu 'il s’inquiète?» Le maire a lancé une enquête administrative pour trouver le responsable de la fuite.11 s’est même dit prêt a entreprendre des procédures judiciaires pour atteinte à sa vie privée.«Ily a quelqu'un qui a pilé sur son serment de confidentialité.J’espère qu ’ils vont mettre la main dessus et j’espère que [cette personne] sera punie très sévèrement.Je trouve ça écœurant!» Le Devoir affaire: j e a n s o n Une sanction plus sévère exigée contre le Dr Duquette G U I L LA II M E BOURGAULT-CÔTÉ Le I) Maurice Duquette ne s’en tirera pas avec une radiation professionnelle de quatre mois et une interdiction de soigner des athlètes pour son rôle joué dans l'affaire Geneviève Jean son: le président du comité de discipline du Collège des médecins a jugé hier «trop peu sévère» cette proposition de sentence envers le «Doc EPO».Tant le syndic du Collège que le clan Duquette ont donc été renvoyés à leurs devoirs, hier midi, pim le comité de discipline.Ils devront revenir justifier dans quelques joins la sentence qu'ils proposaient conjointement et dont ils avaient convenu dès le début de l’affaire Duquette, en 2(XKÎ.Cette décision du comité n’a pas surpris ceux qui assistaient hier matin à la représentation sur sentence du D Duquette.Car tout au long de la plaidoirie de l’avocat du syndic, ce dernier a donné l’impression d'être obligé de supporter une proposition qui ne convenait plus à la situation.«On s'estime lié par cette entente», a d’ailleurs indiqué M' Jacques Prévost, précisant que c’était «pour des raisons juridiques».11 a ajouté que le syndic faisait le «choix de respecter [une] poignée une main» et qu'il pensait ainsi «obtenir l’essentiel», soit la protection du public.«On n’est pas malheureux» avec cette entente, a encore dit M.Prévost.Mais il s’est ensuite appliqué à tailler en pièces la crédibilité du D’ Duquette, tout en soulignant la gravité des 14 chefs d’accusa-Geneviève tion dont il s'est reconnu cou-Jeanson pable.Dims la clinique du «Doc EPO», a rappelé M.Prévost, on «entrait comme dans un moulin», aucun inventaire des seringues n’était tenu et le médecin «n'avait pas le contrôle de ce qui se passait».La preuve a été faite qu’il a administré de l’EPO à plusieurs reprises à Geneviève Jeanson.Globalement, Maurice Duquette «n 'avait pas la compétence pour toucher à ces substances dans un contexte sportif», a rappelé M.IVevost.Et si le syndic ne croit pas qu’il y a ait un risque de récidive, il a pris soin de préciser qu’on ne saura jamais si le D' Duquette a «des remords ou des regrets», puisqu’il a tait le choix de ne pas témoigner.En réplique, l’avocat de l’intimé a pour sa part estimé que la sentence proposée était «très sévère».11 a reconnu que Maurice Duquette avait fait preuve d’un «manquement de rigueur» dans la gestion de sa clinique, mais qu'il n’avait rien voulu cacher au Comité de discipline.Me Giuseppe Battista a insisté pour dire que son client n'était pas le seul responsable des activités de dopage de Geneviève Jeanson, et qu’il n'avait plus prescrit d’EPO depuis 2003.«Il a erré en s'impliquant dam un domaine médical en dehors de son champ de pratique», a avoué M.Battista.Mais il a suffisamment payé pour ses erreurs, pense-t-il.«Il n'y a pas un médecin au Québec qui voudrait se retrouver dans la position du D Duquette.» Aveux En 2003, le syndic et le clan Duquette s’étaient entendus sur une sentence interdisant à jamais au médecin de traiter et de suivre médicalement des athlètes, en plus de le radier de la profession pour une période de quatre mois.En échange, le D' Duquette avouait sa culpabilité pour les 14 chefs dont il était accuse.Ses aveux per mettaient d’éviter aux deux parties d’avoir à déposer une preuve et de faire témoigner des témoins.La plupart des chefs concernent la prescription inadéquate d’El’O (plus précisément de l’Eprex, une érythropoïétine de synthèse) entre 1999 et 2001.Outre des cyclistes, le D Duquette avait aussi des liens avec des athlètes et des entraîneurs de hockey et de football, a-t-on appris mardi.Si le dossier a beaucoup tardé, entre les aveux et les représentations sur sentence (qui auraient dù avoir lieu en mars 2004).c’est que le D' Duquette avant subitement décide de retirer ses aveux de culpabilité sur les chefs d’accusation qui concernaient Geneviève Jeanson.la?Comité de discipline avait d'abord accepté cette volte-face.Mais le Tribunal des professions.la Cour supérieure et la Cour d'appel ont tous invalidé cette retraction et forcé M.Duquette à répondre de ses propres aveux.Au bout du compte, les deux parties ont finalement dû déposer une preuve et suivre les procédures habituelles de représentations.la décision dliier fcùt en sorte que d’autres témoins pourraient être entendus et que de nouvelles preuves pourraient être dévoilées dans ce dossier, lx's deux parties devront aussi expliquer au comité de discipline comment l’application dime limitation de pratique pour les athlètes pourrait être appliqua' concrètement Le Devoir (gse »*- H rtr CHRISTINNE MUSCHI REUTERS L’opération d’hier a mené à l’arrestation de 38 personnes.Les policiers s’attendent à arrêter encore une dizaine d’individus.Le SPVM démantèle deux gangs de rue BRIAN MYLES Deux gangs de rue «majeurs et bien structurés» évoluant dans le sud-ouest de Montréal ont été décimés hier par une opération du Service de police de Montréal (SPVM) ayant mené à l’arrestation de 38 personnes.Des perquisitions étaient toujours en coin's au moment de mettre sous presse, et les policiers s’attendaient à arrêter encore une dizaine d’individus appartenant à ces deux organisations mêlées au trafic de stupéfiants et à la prostitution.«les personnes arrêtées sont toutes reliées de près ou de loin aux activités de gangs de rue majeurs et bien structurés, a dit le commandant Denis Mainville, de la division du crime organisé au SPVM.Cette opération aura un impact considérable sur ce réseau, étant donné qu’on s’est atta- qué à tous les niveaux: les têtes dirigeantes, les lieutenants, les fournisseurs et les vendeurs de rue.» Les deux réseaux étaient actifs dans les arrondissements Sud-Ouest, Ville-Marie, Lachine, Notre-Dame K VU I H .1.h J £ I' U I 'I M A I 2 0 0 « A 1 2 U M A I 2 O O S A 7 PEDRO RUIZ LE DEVOIR La colère de Victor-Lévy Beaulieu provient, selon Joël Des Rosiers, «d’une attitude historique — la collaboration avec la Couronne britannique et ses représentants contemporains — qu’il croit repérer chez l’actuelle occupante de Rideau Hall».L’obscurantisme de VLB : un scandale SOURCE TRIPTYQUE JOËL DES ROSIERS Poète et psychiatre u littoral aux grands espaces parcourus de vents hasardeux, la route qui mène à Trois-Pis-toles serpente au travers de pittoresques villages, Saint-Guy, Saint-Clément, Notre-Dame-des-Neiges, et au-delà, le fleuve géant comme un jugement dernier qui remonte, majestueux, vers les fosses de l’Atlantique.Pas un ne peut dire à quel moment vous quittez l’eau douce pour le sel de la mer.Dans ce vide pailleté d’embruns et de géographies aux hautes couronnes d’ajoncs, courent des légendes: le quèteux, le cheval noir, le gobelet, et l’on croit entendre dans ces demeures aux splendides rivières, au milieu des accents traînants, même après leur départ les voix des conteurs réunis pour des soirées de paroles.Krik! Krak! La compagnie dort-elle?Non, la compagnie ne dort pas! C’est dans ce haut-lieu patrimonial, aux portes de la Côte-Nord et des glaciers inaccessibles, que vit le patriarche à la barbe blanche.Victor-Lévy Beaulieu y puise ses rêves dans les profondeurs solennelles de la nature et de la culture, sans bouger, observant la gigue des hémérocalles ocellés d’un œil noir innocent comme une consolation, sans retirer ses pieds de la boue qui moire les grèves.L’évocation qui précède aurait pu ressembler à la prose d’un littérateur nostalgique, digne des romans naturalistes, si cette errance tranquille comme une révolution n’avait donné naissance à des errements tragiques.Le spectacle qui s'ensuivit dans les médias ne pourrait trouver d’analogie que dans une panique identitaire qui taraude les fondations de la demeure nationale.Serait-ce qu’une certaine idée de la nation québécoise d’ascendance canadienne-française se dévoile dans l'accès de fièvre du plus prolifique de ses écrivains, quand ce dernier cherche à nous imposer la forme la plus honteuse de la violence: le préjugé de pacotille, la condescendance et le mépris.Pensée néocolonialiste Si son règne de vice-reine du Canada continue sous ces auspices, qu’adviendra-t-il de Michaëlle Jean qu’on meurtrit sans cesse depuis sa nomination et avec elle, les membres de sa communauté d’origine, toutes tendances politiques confondues?Une femme unanimement décrite par ses intimes comme lumineuse.authentique et cultivée est réduite aux pires épithètes, se voit qualifiée de «Reine-Nègre» au motif, selon moi, d'avoir commis le sacrilège de représenter la nation canadiennefrançaise au rendez-vous historique de la réconciliation avec la France.Il convient de s’interroger sur l’origine de cette pensée.Tout ex-colonisé, remarquait Frantz Fanon, psychiatre et penseur de la décolonisation, n’attend que le moment de devenir à son tour colonisateur.Comme le souligne Edouard Glissant, dans la réalité souffrante des pays, les histoires récentes en proposent combien d’exemples: «[.] l'ancien colonisé reprend les manières, les stratégies, les injustices de l'ancien colonisateur».La diatribe de VLB est le reflet des implacables effets de la distorsion magique ou mythique qu’on fait courir à l'Histoire quand on lui gauchit le cou.L’écrivain déverse son cyclone de pensées noires en occultant une notion impossible à éliminer à on veut comprendre le rapport entre «le Canadien-français et son double» pour re- 1 prendre le titre du bel essai de Jean Bouthillette (1972, réédité en 1989 et 1997).Ce poème tragique, tenu par fierre Vadeboncoeur pour un sommet de l’ellipse, commence ainsi: «Dans le silence tumultueux d'une âme collective en proie à un indicible malaise, c’est de toutes parts que nous, Canadiens français, sommes cemà.» Souffrance C’est que le colonisé canadien-français a d’abord été un colon.Là est son double.C’est le lieu de sa vertigineuse vérité, de sa perte et de son assomp-tion.VLB semble l'oublier.Que dit ce passage de l’essai sinon cette cruelle lucidité: «Nous souffrons de la souffrance confuse et rampante des vaincus et des expropriés du monde; d’une souffrance qui ne sait pas encore qu’elle est souffrante.Nous ne savons pas, puisqu’on nous dit heureux, que d'une invisible blessure s’écoule notre vie même.» On ne peut en effet se faire donneur de leçons d’histoire dans un texte d’exaltation triomphaliste, sans mentionner que la traite négrière et l’esclavage ont sévi en Nouvelle-France dès sa fondation.De nombreux travaux en attestent dont ceux, pionniers, de Marcel Trudel, lequel révélait l’étendue du commerce du «bois d’ébène» au Canada français dans un ouvrage publié dès 1960.Ces parts sombres de l'histoire du Canada français sont enfin sues, si bien que nous pouvons faire lien dans une connaissance partagée du monde au lieu de les renier.Traîtres, rois nègres et petite loterie coloniale Les plus grands poètes sont les plus grands pamphlétaires.Pour quiconque aurait raté l’affaire, VLB plaide la cause de la mémoire canadienne-française souillée, bafouée par une paria, un nouveau riche, une étrangère, indifférente à la solidarité du sang et du lieu, en s’attaquant à la personne même de la gouver-neure générale.Il fulmine, il invective, il ridiculise.On ne peut lui reprocher un manque de mesure car c’est dans la démesure même qu’il fonde son propos.Sa colère provient selon moi, d’une attitude historique — la collaboration avec la Couronne britannique et ses représentants contemporains — qu’il croit repérer chez l’actuelle occupante de Rideau Hall.Dans un livre tiré de sa thèse de doctorat La Petite Loterie (1997), Stéphane Kelly, jeune sociologue alors, démontre les mécanismes de la politique coloniale britannique.Lord Durham savait susciter les sujétions les plus accablantes en frisant miroiter les gratifications de la «petite loterie coloniale» aux chefs patriotes.D’un bout à l’autre de l’ouvrage, il révèle les faiblesses des uns et des autres en montrant comment les résistants renoncent à leur idéal républicain pour embrasser la tradition monarchique.La petite loterie consiste en un système de distribution de faveurs qui vise à gagner l’adhésion du rebelle et à en faire un parvenu, c’est-à-dire un membre de la collectivité qui trahit les intérêts de la nation au profit de ses avantages personnels.Depuis 130 ans, conclut le sociologue, le parvenu canadien-français s’inscrit en droite ligne dans la tradition des Parent, Lafontaine et Cartier qui acceptent de collaborer avec la Couronne.Que certaines élites africaines anciennes et nouvelles aient pactisé avec les Européens au gré de leurs intérêts constitue un frit dont l’avenir de l’Afrique et des diasporas ne saurait dépendre.Comme les Canadiens-Français, les Africains sont humains et rien de ce qui est humain ne leur est étranger, grandeurs et turpitudes.Lutter pour la liberté Les mises en accusation périodiques des «traitres» augmentent pendant tout le XX' siècle, surtout en situation de crise.La plus célèbre s’est produite vers la fin de 1ère duplessiste, sous la plume d'André Laurendeau dans un éditorial publié dans Le Devoir («La théorie du roi nègre», 4 juillet 1958).Ne sommes-nous pas en situation de crise au Québec?Sans pouvoir étayer sa fronde dépourvue de fondement moral ou scientifique, VLB hisse son pavillon noir au-dessus des foules hypnotisées en guise de pensée de la rencontre, de l’échange et du dialogue.Condescendant à souhait il banalise les luttes pour la liberté menées par les esclaves et les rejette dans les tranchées de CHRIS WATTIE REUTERS «Si son règne de vice-reine du Canada continue sous ces auspices, qu’adviendra-t-il de Michaëlle Jean [.] et avec elle, les membres de sa communauté d’origine, toutes tendances politiques confondues?» l’Histoire au profit d’une conception révisionniste.Pour lui, seuls les grands planteurs et les grands trafiquants d’esclaves auraient décidé de mettre fin à la traite négrière par crainte d’une explosion démographique.Il réduit ainsi par ignorance le rôle cardinal de la Ré volution de Saint-Domingue (1793-1804) dans la fin de ce système d’exploitation en Amérique.Et nous autres savons depuis la nuit des temps que l’esclavage est un crime contre l’humanité et n’avons pas eu besoin de reconnaissance symbolique par la France, qui n’a encore versé, à ce jour, aucune compensation financière aux descendants des esclaves comme l'Allemagne, après sa défaite, fut contrainte de dédommager l’Etat hébreu.Le contexte international Les nouvelles élites occidentales, conscientes de ce qui se prépare à leurs portes, prétendent gérer les immenses énergies gaspillées par le racisme, l’exclusion et l’injustice autrement que par l’enfermement dans une vison exotique du monde.Du bout des lèvres, elles font repentance.Dès lors, les migrations plus énormes que les anciennes invasions (Rimbaud) feront de Trois-Pistoles un «bout du monde» exaltant un âge d’or qui n’aura jamais existé.Comme si tout s'effondrait sous la symphonie des oies dont la blancheur, au-dessus du grand fleuve gris, souligne la surprise de trouver là un avatar mélancolique.Ainsi, il est juste de considérer sans complaisance la perspective de l’élection à la présidence de l’Etat le plus puissant de la planète d’un métis, africain par son père et américain et cherokee par sa mere, Barack Obama, comme un signe que nous suivons tous à travers les collusions maléfiques et les pénombres montantes.Et cette élection fut donc précédée de la nomination d’une descendante d’esclave ayant conquis de haute lutte la liberté comme chef d’Etat du Canada Poète, nous sommes debout sur le terrain du bon combat contre le principe dinertie et les entropies mortifères.VIB serait alors ap pelé à d’autres distinctions que celles infiniment plus tristes de réchauffer des atmosphères de méfiance.Prisonnier du parti pris s/ Norman Spector Les chiens de garde aussi ont des maîtres, le journaliste Don Macpherson est venu à la défense de ses collègues et de son employeur pour avoir publié des extraits du rapport Bouchard Taylor.«The Gazette et son journaliste.Jeff Heinrich, avaient essentiellement raison», a-t-il écrit.Pour ma part, je suis heureux d’apprendre que le Conseil de presse du Québec aura à juger si le fait d'avoir «essentiellement raison» correspond à la rigueur attendue des lecteurs envers leurs quotidiens.Je me demande même si une manchette à la une, suggérant que l'apprentissage de l'anglais est un élément clé de la solution de l'intégration à la québécoise, répond à cette balise professionnelle.Soyons clairs.N'importe quel média aurait publié en exclusivité des extraits du rapport Bouchard-Taylor.Seulement, ceux qui organisent les fuites le font généralement pour satisfaire des intérêts précis.Je suis moi-même un boulimique des médias.Au cours des quatre dernières années, je me suis réveillé aux petites heures du matin pour lire des journaux provenant de tous les coins du monde.Avimt même que les gens ne sortent du lit, j’ai déjà affiché un resume des nouvelles et des opinions sur mon carnet (members.shaw.ea/nspectord), en séparant le bon grain de l’ivraie journalistique — et même des erreurs, à l’occasion.Ma sélection et mes analyses sont disponibles gratuitement.On me demande parfois pourquoi j'abats tout ce travail.Franchement, j’expérimente.Partout dans le monde, la presse écrite connaît de sérieuses difficultés.Ir tirage est en déclin et les lecteurs vieillissent.l.es jeunes Canadiens passent aujourd’hui plus de temps à naviguer dans Internet qu’à écouter la radio.?Les lecteurs qui restent se demandent si les journalistes ne cachent pas un quelconque parti pris.Bien sûr qu’ils en ont un! Voici d’ailleurs comment lester Markel, un homme sage qui a édité les sections dominicales du New York Times pendant près de 40 ans, décrivait l’écriture journalistique: «Ij> journaliste le plus objectif rassemble 50 faits.De ces 50, il en choisit 12 à inclure dans son histoire.[et] en écarte 38.C'est le premier jugement.» «Puis, le journaliste ou le pupitreur décide quels fiüts seront placés dès le premier paragraphe de l'histoire, soulignant un fait au-dessus des onze autres.C’est le deuxième jugement.» «Alors, le pupitreur décide si l’article sera placé à la page 1 ou à la page 12; à la page 1, il attirera beaucoup plus l'attention du lecteur que s'il est situé à la page 12.C’est le troisième jugement.» «Cette présentation dite objective des faits est ainsi soumise à trois jugements, tous trois portés par des êtres humains et non par Dieu.» Puisque chaque mot dans un journal défend un parti pris, certaines personnes en concluent qu’elles auraient avantage à se replier au sein de communautés idéologiquement homogènes dans Internet.Je crois que la meilleure solution — et à vrai dire notre seule protection en tant que citoyens — passe par la recherche d’une diversité de sources d’information pour ensuite les comparer entre elles.Malheureusement peu de gens ont le temps ou les moyens de trouver ces sources alternatives.Au contraire, plusieurs lisent les journaux pour leur seul divertissement, y compris ceux qui prennent plaisir en lisant les nouvelles et les opinions qui confortent leurs préjugés et démolissent du même coup les points de vue de leurs ennemis politiques ou idéologiques.La concurrence aggrave cette tendance, puisque les médias alimentent de plus en plus les préjugés de leurs publics.En plus, en raison de leur immense pouvoir, les quotidiens échappent remarquablement au principe de l’imputabilité, surtout au Canada anglais.Au cours des quatre dernières années, j’ai noté que beaucoup de quotidiens et de journalistes avaient de fa difficulté à admettre leurs erreurs.Feu de gens critiquent une profession qui, selon le dicton anglais, «achète l'encre au prix de gros».Parfois, il me semble qu’il y a dans ce milieu un accord tacite voulant qu’un journaliste n’en critique jamais un autre.Voilà d’ailleurs pourquoi les événements entourant la publication du rapport Bouchard-Taylor paraissent si fascinants pour quelqu’un qui, comme moi, les observe de l’extérieur du Québec.En lisant entre les lignes, on constate bien que les commissaires ne se sont pas du tout laissé impressionner par la performance de quelques journalistes et éditeurs dans cette crise.Après les fuites d'une partie du rapport, quelques commentateurs ont même soulevé des questions fondamentales: The Gazette a-t-il vraiment rçndu un service au public en publiant son scoop?Etait-ce si essentiel de devancer de quelques jours le dévoilement de la version officielle et complète?Je suis finalement tenté d’établir un rapport contrasté avec la réaction du Canada anglais à la suite de la diffusion, par le Ottawa Citizen il y a quelques années, d’un rapport de la GRC qui entachait la réputation de Maher Arar, ce Canadien expulsé vers la Syrie où il a été torturé pour le forcer à signer de fausses confessions.les journalistes hors Québec et même l'Association canadienne des journaux ont alors défendu le quotidien et sa journaliste responsables du scoop.Ce n’est que beaucoup plus tard — bien trop tard en fait — après la publication du rapport de la commission O’Connor sur cette triste affaire que des questions ont commencé à germer sur le rôle et la responsabilité de ce chien de garde.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes & l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire {aijoint au directeur de l'information) Jeanne Corriveau (affaires municipales).Fabien Deglisr; Marie-Andrée Chouinard /éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles .lustier et faits de société!.Clairandree Cauchy iGiutral Jean Dion.Louis-Gilles Francœur /environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Emilie Folie Boivin.Vincent C auchy (commis internet) Laurence ClnveUpupitre).l’hilippe Papineau (pupitre).LouiseMaude Rioux Soucy 'Santé/ Pauline Gravel isaences Michel Garneau tmricahtristel : Diane Brécourt (mponsable des pages thematiguesi : Martin Duck*.Michele Malenfant et Christine Dunwet tasmeteum: Jacques GntiiiT et Jacques Nadeau (phntigmphes) P rrntirmation culturelle Michel Belau (théâtre il nüiirr Culture).Julie Carpentier ipupitre).Paul Bennett pupitre cahiers spéciaux et culturels du weekend!.Stéphane Baillargeon 'reporter).Paul Cauchon /médiasi.Caroline Montpetit /livres).Odile Tremblay rétaemaiIsabelle Paré (culturel, h l’information économique Gérard Berube (ad/oinl au directeur de l’information).Dominique Reny ipupitre).Eric Desrosiers.Claude Turcotte.François Desjardins; à l’information internationale Jean-Pierre legault Ipupitre international et page éditoriale).Claude I-evesque.Guy Tailk-fer lad/oint au directeur de l’information).Serge Truffaut iéditorialiste) : à l’information politique Helene Buzzetti et Alec Castonguay itvrmpondants parlementaires à Onamj).Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a ituébec), Kathleen Levesque Amelie Gaudreau (secrétaire a la rédaetioni Emilie Parent Bouchard, Etienne Plamondon-Émond (commis a la rédaction/ la documentation Gilles Paré Idircrtrur Manon Derome.Olivier Specie! t Quebec).Monique Bherer lOttawai LA Pl'BLiCITÉ .Amélie Bessette.Jean de Billy.Jean-François Bosse.Dave Cameron (directeuradjoint/, juhe Chretien Marlene Coté.Christiane Legault, Amélie Maltais, Claire Paquet.Genevieve Picrrat.Chantal Rainville, Martine Riopelle.Isabelle Sanchez.Nadia Sebai.Melisande Simard (publicitaires).Sylvie Laporte, Martine Berube (secrélaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production / Michel Bernatchez.Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin.Nathalie Zcmaitis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable! PROMOTION.DISTRIBUTION CT TIRAGE Caroline Simard (responsableservice a la clientele).Nancy Beaulieu.Manon Blanchette, Nathalie Filion.Rachelle Leclerc.Jean-Robert Divers (responsable promotion) L’ADMINISTRATION Stéphane Roger (controleur).Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative).Claudine Chevrier, Monique Proteau.Danielle Ross. LE DEVOIE.LE JE I D I O H >> A S 9 M A I CTUALITES REUTERS if \ ^ 8 ¦ En France, une cinquantaine de marins-pêcheurs se sont emparés des produits de la mer d'une grande surface pour les donner aux passants.Les pêcheurs ont été rejoints par des ambulanciers qui ont mené une opération escargot pour réclamer un carburant moins cher (photo du haut).Des manifestations ont aussi secoué l'Indonésie.PÉTROLE UQAM SUITE DE LA PAGE 1 jusqu’à présent.Les mesures mises de l'avant par l’UQAM sont encore a l’état de «pistes tout comme en juin 2(X)7», peut-on lire dans le document daté du 22 mai.Plusieurs éléments du plan demandent a être complétés: «la documentation supportant la quantification des mesures», «l'échéancier détaillé d’implantation et d’exécution des mesures», «l’identification des responsables de l’implantation et du suivi des mesures» et «l'intégration des pistes de redressement identifiées dans un plan globaP.A njQAM, on estime cette analyse quelque peu limitée.«Des comptables qui n’ont jamais travaillé dans le milieu universitaire ont peut-être besoin de plus de détails que d'autres personnes qui sont dedans», fait valoir la vice-rectrice à l'administration et aux finances, Monique Goyette, précisant que le budget de l'I QAM compte pas moins de SfXK) postes différents, relies les uns aux autres.Elle souligne l’importance du travail accompli a ce jour, alors que 150 mesures ont été mises en place touchant autant l’augmentation des revenus que la compression des dépenses.«Oui, on s’est trompé sur le plan immobilier.Mais est-ce que l’UQAM est capable d'assumer et de rembourser elle-même l'ensemble de ses erreurs sans nuire à sa mission}1», s’interroge Mme Goyette.Si on ne s’en tenait qu’à une vision comptable, il faudrait retrancher 72,8 millions dans le budget en 2011-12 pour revenir à l’équilibre.Cela équivaudrait à une diminution de la masse salariale de l’ordre de 20 %, explique Mme Goyette qui écarte ce scénario de Ernst & Young.La firme considère le renouvellement des conventions collectives comme une «opportunité» à saisir.«Il y a des Imites à ce qu'on peut demander à la communauté universitaire.On a déjà fait un effort de 30 millions par année, ce qui n’est pas cosmétique», rétorque l’argentière de l’UQAM.Gouvernance .La structure même de l’UQAM constitue par ailleurs aux yeux des comptables un obstacle à la réalisation d’un plan de retour à l’équilibre.«Les cadres et membres du conseil d’administration auquels [sic] la responsabilité incombe de mettre en place le plan de redressement sont les personnes mêmes qui en seront affectées au quotidien», écrivent les experts.De plus, l’UQAM ne dispose pas, affirme-t-on dans le document, «de toute les ressources ni de l’expertise requise pour mener à bien un tel projet seule».Ernst & Young reproche en outre à la direction de l’UQAM son manque de collaboration.la firme embauchée par l’UQAM pour l’accompagner dans ses démarches, PricewaterhouseCoopers, n’a eu qu’un accès partiel aux informations financières et au personnel de l'UQAM, selon la deuxième firme comptable mandatée par l’UQ.Déjà, en novembre dernier, PricewaterhouseCoopers soulignait la complexité du mode de gestion collégial de l’UQAM.L’analyse de Ernst & Young s’inscrit dans la foulée du protocole convenu en septembre dernier entre l’UQAM, l’UQ et la ministre de l’Education.Celui-ci prévoyait que l’UQAM et PricewaterhouseCoopers produiraient un plan de redressement qui serait ensuite analysé par Ernst & Young pour le compte de l’UQ.Le plan et l'analyse de l'UQ seraient ensuite transmis à un comité de sages où siège notamment la directrice de la Grande Bibliothèque, lise Bissonnette.Le tout, dans l’espoir d’arriver à im plan final de redressement Or, Ernst & Young estime que seuls le gouvernement et l’UQ ont respecté les termes de l’entente jusqu’à ce jour, l’UQAM n’ayant pas fourni de plan de retour à l’équilibre budgétaire complet.Cela s’avère mission impossible aux dires de l'UQAM.«On essaie de travailler avec le gros bon sens.[.] Oui, on peut équilibrer comme on le ferait dans une entreprise normale qui ferait des profits, mais l'UQAM est là pour retulre des services», laisse tomber Mme Goyette.le budget de fonctionnement pour l’année 2008-09 comporte un léger déficit de moins d’un million.Toutefois, le déficit s'emballe à 19,5 millions lorsqu’on additionne les frais financiers reliés aux dérapages immobiliers et aux subventions conditionnelles retenues par Québec.L'UQ, qui doit approuver le budget de l’UQAM, a plutôt donné jeudi dernier une autorisation de dépenses jusqu’en décembre prochain.Malgré les nombreuses mesures de redressement rUQAM estime qu’elle sera toujours aux prise's avec un déficit annuel de 24,4 millions en 2011-12, principalement en raison des frais financiers lies à la construction du Complexe des sciences et du projet avorté de Ilot Voyageur.Le Devoir Les préférences alimentaires changent Ottawa — D'régime alimentaire canadien comprend aujourd’hui davantage de fruits frais, de yogourts, de fromages, de crèmes, de viandes rouges, de jus exotiques, de lait à faible teneur en gras, de vin et de spiritueux, révèlent des données rendues publiques hier par Statistique Canada, les Canadiens préfèrent également inclure moins de céréales et de sucre, moins d’huiles, de graisses et d’œufs dans leur alimentation.L'utilisation de lait homogénéisé et de lait à 2 % a diminué et a été compensée en partie p;ir une augmentation de celle du lait à 1 % et du lait écrémé dans le régime alimentaire.Cependant, les Canadiens consomment davantage de gras provenant des fromages et des crèmes.- PC SUITE DE LA PAGE 1 boulevard circulaire de Sofia, demandant au gouvernement la «maîtrise de la hausse spéculative du prix du diesel».Les sociétés de transport d’autobus ont menacé pour leur part d’arrêter durant une heure le transport des passagers demain.Aux Pays-Bas, les deux premières organisations de transporteurs ont appelé les routiers à manifester leur mécontentement en klaxonnant à des heures précises.Des panneaux seront aussi disposés près d’endroits très fréquentés.Ils proclameront que «h coupe est pleine, le réservoir est vide».Le syndicat de patrons routiers espagnols Fenadismer, minoritaire, a appelé à une grève illimitée à partir du 8 juin.En Autriche, le gouvernement a annoncé qu’il allait débourser 60 millions d’euros pour financer une série de mesures pour réduire les fiais de transport.En Indonésie, des étudiants en colère ont tenté sans succès de forcer des barrages policiers pour bloquer le convoi du vice-président Jusuf Kalia, tandis qu’à Surabaya, deuxième plus grande ville du pays, des centaines d’étudiants et de pécheurs ont bloqué une autoroute et intercepté un camion qui transportait du kérosène.Ils dénonçaient tous une hausse annoncée de 30 % des prix.L’Indonésie a d’ailleurs annoncé hier qu’elle allait se retirer de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).Seul pays d’Asie du Sud-Est membre du cartel qui regroupe 13 pays producteurs, l’Indonésie a vu sa production décliner depuis 1995 et est désormais devenue importatrice nette.Les cours du pétrole brut, à près de 130 $ le baril hier soir, ont été multipliés par six depuis 2002.Ils avaient franchement reculé mardi et hier sur les marchés financiers, les analystes s’attendant à une baisse de la demande, avant de rebondir.Politique Sur le plan politique, pressés par cette grogne inter-nationale.plusieurs pays européens ont appelé à agir pour contrer la hausse des prix du pétrole, mais sans suivre Nicolas Sarkozy et son idée de plafonner la TVA sur les carburants.«Il s 'agit d’un problème mondial d'offre et de deman- de, pas seulement à court terme mais à moyen et à long terme», a déclaré hier le premier ministre britannique Gordon Brown.M.Brown, qui participait en Ecosse à une réunion de dirigeants de groupes pétroliers, a appelé ceux-ci à faire connaître leurs idées pour accroître l’offre pétrolière alors que les prix du baril s’enyolent.Pour agir sur l’offre, la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, a demandé mardi que les pays du G7 saisissent les pays producteurs de pétrole pour obtenir une hausse de la production.Le ministre portugais de l’Économie, Manuel Pin-ho, a appelé l’UE à débattre «de toute urgence» de mesures permettant de «minimiser l’impact de la hausse des prix du pétrole», dans une lettre adressée à son homologue Slovène, dont le pays préside l’UE.«Nous avons travaillé dernièrement sur une amélioration de l’efficacité énergétique, la modernisation du système des transports, la création d’un marché unique de l’énergie, une meilleure utilisation des énergies renouvelables et une politique industrielle solide.Autant de bonnes solutions que nous devons mettre en place rapidement», a-t-il souligné.Plusieurs pays ont par ailleurs demandé des mesures pour les secteurs les plus en difficulté.La France et l’Espagne ont demandé mardi que l’UE verse des aides directes aux pêcheurs! européens, tandis qu’hier, le ministre bulgare de l’Économie a indiqué que des mesures européennes visant à alléger la situation des transporteurs routiers étaient à l’étude.En revanche, les responsables européens se sont déclarés globalement sceptiques sur la proposition lancée mardi par le président français Nicolas Sarkozy de plafonner le prélèvement de la TVA sur les carburants, afin de limiter les effets de la flambée des cours du brut.Alors que la Commission européenne avait jugé mardi que ce serait un «mauvais signal» aux pays producteurs qui pourraient augmenter encore leurs prix, le commissaire aux affaires économiques, Joaquin Al-munia, s’est déclaré favorable hier seulement aux «mesures concrètes et précises pour aider les secteurs les plusfnibles».D'après l’Agence France-Presse HARPER SUITE DE LA PAGE 1 Le ministre Stockwell Day, un ami personnel de Maxime Bernier, n’a ni nié, ni confirmé.«Toutes ces questions ont déjà reçu une réponse et j’espère que le député d’en face n’est pas à ce point naïf qu'il pense que les rencontres entre des représentants du SCRS et le premier ministre, quel qu en soit le sujet, relèveraient du domaine public.Peut-on être plus naïf?» Plus tôt dans la journée, M.Day refusait de répondre aux questions des journalistes à un point tel qu’à leur vue, il a mis ses talents de marathonien à profit en prenant la fiiite dans les couloirs du parlement _ Les fréquentations passées de Julie Couillard, l’ex-conjointe de M.Bernier, avec des hommes proches du milieu criminel, dont un membre en règle des Rockers, ont été rendues publiques le 7 mai dernier.La question de M.Dosanjh était suffisamment précise pour écarter la thèse d’une hypothèse lancée au hasard.En effet, après la période de questions, M.Dosanjh a indiqué qu’il avait une «source».Son collègue Denis Coderre a renchéri en indiquant que «ce n’est pas une partie de pêche.On a des sources crédibles qui nous ont amenés à poser cette question-là».Il a refusé d’en dire plus, invoquant le privilège des journalistes de préserver l’identité de leurs sources.En coulisse, les libéraux disent avoir la date précise de cette rencontre, mais ne pas vouloir la révéler de peur d’identifier la source en question.Plus tard, un haut responsable au bureau du premier ministre a tout nié.Des rencontres avec le SCRS surviennent parfois «pour des questions de politique», mais certainement pas pour discuter du cas du ministre des Affaires étrangères, a dit au Devoir cette source qui refuse d’être nommée.«R n’y a pas eu de rencontre.Toute cette accusation est plutôt bizarre, en fait.» Selon les libéraux, si cette rencontre a bel et bien eu lieu, elle invaliderait en totalité la thèse du gouvernement elle prouverait que les relations amoureuses de M.Bernier avec Julie Couillard soulèvent bel et bien des questions de sécurité nationale et que le premier ministre était au courant de la position fâcheuse dans laquelle se trouvait son ministre.Hier, le ministre déchu a émis une brève déclaration.«Avec humilité, j’accepte l’entière et unique responsabilité de cette erreur», écrit-il.M.Bernier va même jusqu’à avoir pitié de son ex-conjointe, qui n’àvait [ pourtant pas hésité à lui adresser une série de reproches dans son entrevue très médiatisée.«Je constate également, avec regret, les conséquences qu’ont eu les récents événements sur la vie privée de Mme Couillard.» M.Bernier jure de sa loyauté envers le Parti conservateur et insiste pour dire qu’il restera député de Beauce «avec dévouement, conviction et intégrité».«L’appui reçu de mes concitoyens de Beauce me touche beaucoup.Je continuerai à les servir et aies représenter avec honneur et fierté.» M.Bernier s’absentera quelques jours pour se reposer en famille.Théories multiples Toutes les théories les plus rocambolesques circulent depuis quelques jours sur la colline parlementaire pour comprendre le rôle de Julie Couillard dans la vie de Maxime Bernier et l’importance à accorder aux documents égarés chez elle pendant cinq semaines.Une de ces théories, élaborée par le réseau de télévision CBC, veut que certains pays étrangers s'adonnant à l’espionnage utilisent parfois le crime organisé pour recueillir de l’information.La Russie a été mentionnée.Dans cette optique, la nature des documents égarés (des documents classés secrets relatifs au sommet de l’OTAN) pèse lourd dans la balance.«R y a des experts en sécurité qui disent qu ’il peut y avoir un lien entre la Russie et le crime organisé, a déclaré M.Coderre.[.] Tant qu’on ne nous donnera pas de réponse, toutes les options sont valables.» Le gouvernement conservateur répète en effet que la sécurité nationale n’a pas été compromise par le document resté cinq semaines chez Mme Couillard, mais il refuse de dire si des vérifications ont été feites pour appuyer une telle affirmation.Pour sa part le Globe and Mail rapportait dans son édition d’hier que ce n’est pas en après-midi, mais bien lundi matin que Stephen Harper avait reçu la démission de son ministre.Selon des amis de M.Bernier qui demandaient l’anonymat, le bureau du premier ministre n’aurait pas accepté sur-le-champ, préférant essayer d’en savoir plus sur l’impact qu’aurait l’entrevue de Mme Couillard devant être diffusée plus tard ce soir-là.Cela expliquerait qu’il ait déclaré lors d’un point de presse à midi ne pas prendre «au sérieux ces sujets».M.Harper a finalement annoncé le départ de son ministre à 19h lundi, deux heures avant l'entrevue.Le porte-parole du premier ministre, Dimitri Soudas, a réfuté ces allégations, affirmant même qu’il exigerait une rétractation du journal, mais le Globe and Mail se dit confiant dans sa version des faits.Notons enfin que dans la version anglaise de l’entrevue, Mme Couillard a affirmé avoir été approchée par le Parti conservateur en 2007 pour devenir candidate aux prochaines élections.Une «connaissance d'affaires» lui aurait suggéré de se présenter à une réception où M.Bernier serait histoire d’en apprendre un peu plus sur la politique.C’est à ce moment que le couple s'est rencontré.On ignore de quoi vit Mme Couillard, qui se dit agente immobilière pour une firme qui le nie.Elle habite une maison avec piscine creusée située à Laval.Des voisins ont confié à certains journalistes qu’il y avait toujours des voitures de luxe chez elle et que tout portait à croire qu’efle conduisait une Audi.Le Devoir ROBOT SUITE DE LA PAGE 1 maladie neuromusculaire dégénérative ou frappées du syndrome d’enfermement («lock in syndrome») consécutif à un caillot.• Souvent, la maladie des patients a laissé intactes les parties du cerveau impliquées dans les mouvements.Leur cerveau peut donc produire l’activité qui normalement déclenche les mouvements.La solution consiste à enregistrer cette commande cérébrale, grâce à de fines électrodes implantées dans le cortex (le cortex moteur primaire, dans l’étude), et à la tnms- mettre au bras robotisé.Les chercheurs ont ainsi appris en quelque jours à deux singes macaques immobilisés à contrôler par la pensée le bras robotisé, placé à côté de leur épaule.Ils espèrent pouvoir tester dans les deux ans sur des patients une interface cerveau-machine plus complexe - avec l’implantation d’électrodes -, tandis qu’ils travaillent déjà sur des bras robotises plus sophistiqués encore, notamment au niveau du poignet Mais de nombreux obstacles restent à surmonter avant de pouvoir passer à une large application clinique de cette technologie, avertit dans un commentaire dans Nature John Kalaska (Université de Montréal, Québec, groupe de recherche sur le système nerveux central).«La fiabilité à long terme des électrodes doit être améliorée».écrit-il en invoquant des détériorations observées au bout de semaines ou de mois, alors que l’on devrait pouvoir compter sur des années de bon fonctionnement.Autre problème, les succès de ces techniques demeurent confines aux laboratoires à cause du materiel relativement peu mobile et de la nécessité d'une supervision constante par un technicien entraîné.De surcroît pour une meilleure utilisation du bras, les sujets doivent par exemple être capables de sentir et de contrôler la force du geste, pour ne pas écraser l'objet saisi, explique le spécialiste canadien.Ces informations sont normalement fournies par les récepteurs sensoriels de la peau, des muscles et des articulations.Les robots devraient être équipés de «capteurs» équivalents.Cela fait partie des «défis» posés, «mais qui ne sont pas insurmontables», note John Kalaska.Agence France-Presse LE DEVOIR www.ledevoir.com lœs bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec).H3A3M9 U! Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction«tledevoir.com La publicité Au téléphoné 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 36341305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdevi@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphoné 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphoné Par télécopieur 514-9853346 514-9853390 •vir wui' 'a’ÜHvT.i.m niettn- la lisl «fMln-w.to «.•« ahnnm* 4 l« .!i«|xv«ti,.n d’orpimsilk-n* iwmmiw dont U jauM'.W produit» Pu l»* ««‘w* I :i M i11 Vvoir Ini* donc 1« si.-V «h-uI ,-s.situ,- .tu XW.nip I'.- Wni.y.S rta»-.Monlrtri.«M»-> » ' \ 11 « tw ‘ dlffurol In buonnufaft* put>M« dan.ta Omit Lt ol di.lribup par IXn.umuæs diviSBm du Orwip.' Qu.-I U On au samedi.autorisée a employe 9 services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaite* pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuille* en avertir notre service a la clientele U Devoir est publie du lundi iprimerie Québécor St-.lean.St*', boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc .612.rue Saint-Jacques Ouest.Montreal L'agence Presse Canadienne est •becor Inc .900, boulevard SaintMartin Ouest, laval Envoi de public l agence r_______ - Enregistrement n 'JSSS IVpél legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec.200?
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