Le devoir, 9 juin 2008, Cahier A
+ w w w .led e v o i r.e o in ?mul TIT/l ACTUALITES Des artistes appuient le renforcement de la loi 101 j Page A 3 JAPON Coup de folie meurtrier en plein Tokyo Page A 4 LE DEVOIR V o i.X C I X N 1 2 8 ?ANN1K MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, était appuyé hier dans ses requêtes par les grandes centrales syndicales.À sa gauche, Michel Arsenault, de la FTQ.Nation québécoise : le Bloc veut plus que des paroles L E L r X I) I 9 .1 l' I X 2 O O 8 8 9 O + T A X K s .I $ S vident fiJRONAS ^ffWDNAS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Robert Kubica célèbre sa victoire remportée sur le circuit même où, il y a un an, il avait failli laisser sa vie.Derrière lui, le directeur de BMW-Saubor, Mario Theissen, félicite le pilote Nick Heidfeld pour sa deuxième place qui a permis h l’écurie de réaliser le premier doublé de son histoire.ALEXANDRE SHIELDS Grand Prix du Canada de Formule 1 Kubica signe sa première victoire Se disant convaincu que le premier ministre Stephen Harper n’a aucune volonté politique d’aller au-delà d’une reconnaissance sur papier de la nation québécoise, le chef bloquiste Gilles Duceppe a pressé hier le gouvernement conservateur de passer de la parole aux actes en appuyant les propositions concrètes formulées par sa formation en matière d’identité, de langue et de culture.Sans quoi, a-t-il affirmé, les Québécois devront reconnaître que ce n’était que de «l’hypocrisie destinée à les tromper».Le Bloc québécois exige ainsi une modification au Code canadien du travail, pour que les Québécois travaillant pour le gouvernement fédéral, des entreprises de télécommunications ou des aéroports, soient soumis à la loi 101.«Au Québec, la loi 101 ne s'applique pas dans les entreprises sous juridiction fédérale, a rappelé M.Duceppe.Or, la langue de travail au Québec, c’est le français.L’Office de la langue française ne peut rien faire lorsqu’un travailleur œuvrant sous juridiction fédérale porte plainte, puisque la loi québécoise ne s’applique pas.» Son parti a d’ailleurs déjà proposé une modification au Code canadien du travail pour corriger la situation, sans succès.«Nous avons déjà déposé une motion en ce sens, et le Parti conservateur de Stephen Harper l’a rejetée», a souligné le chef bloquiste.Malgré ce relus, il a promis de revenir à la charge.Les syndicats Des représentants de quatre grandes centrales syndicales québécoises ont aussi pris part au point de presse tenu hier à Montréal.Elles souhaitaient ainsi signifier leur appui aux initiatives bloquistes.«Avec la VOIR PAGE A 8: BLOC BRIAN MYLES Les leçons de pilotage, le talent brut et les savants réglages de la Formule 1 ne sont d’aucune utilité devant le Code de la sécurité routière: quand le feu est rouge, il faut s’arrêter.Lewis Hamilton l’a appris à la dure hier, gâchant un départ prometteur au Grand Prix du Canada en emboutissant l’arrière de la Ferrari de Kimi Raikkônen dans une sortie hâtive de la ligne des puits.Résultat?Robert Kubica a obtenu la première victoire de sa vie, à l’endroit même où sa carrière a failli prendre fin l’an dernier, et son coéquipier, Nick Heidfeld, a pris la deuxième place pour compléter ce doublé BMW-Sauber.Kubica a non seulement gagné le Grand Prix du Canada et le cœur des fans, mais il a pris la tête du classement des pilotes en raison de la bourde de Hamilton (McLaren-Mercedes), qui a entraîné Raikkônen (Ferrari) dans sa déconfiture.Au 19" tour, alors qu’une dizaine de pilotes profitaient d’un drapeau jaune pour effectuer un ravitaillement hâtif, Kubica et Raikkônen sont sortis en même temps des puits, avec Hamilton pas très loin derrière.Meneur de l’épreuve jusque-là, Hamilton n’a pas remarqué le feu rouge allumé, et il a percuté l’arrière de Raikkônen, qui attendait le feu vert avec Kubica à ses côtés.L’impact fut assez puissant pour détruire la Ferrari et la McLaren-Mercedes.Nico Rosberg (AT&T Williams) a frappé à son tour l’arrière d’Hamilton, mais il a pu poursuivre la course.«Je dois le remercier d’avoir percuté Kimi [Raikkônen] etpasmoi», a dit Robert Kubica à l’intention de lœwis Hajnilton au terme de l’épreuve.«C’est très agréable de signer la première victoire de sa carrière à Montréal, pour l’équipe et moi.Tout le monde se souvient de ce qui est arrivé l'an dernier», a ajouté Kubica.Le miracle polonais Kubica a bien failli laisser sa vie sur le circuit Gilles-Villeneuve, l’an dernier, alors qu’il avait heurté un mur de plein fouet.Transporté d’urgence à l’hôpital par hélicoptère, il était sorti quasi indemne de l’accident qui a marqué l’imaginaire du public montréalais en raison de la force de l’impact.Kubica laisse maintenant des souvenirs heureux dans l’esprit des fans de Fl, comblés par sa victoire.Parti de la deuxième place sur la pole, le pilote polonais a pris la tête au 42' tour et il n’a jamais cédé.En fait, aucune menace n’est apparue dans son rétroviseur après l’incident des puits.Heidfeld est venu se ranger derrière lui et, du coup, le doublé BMW-Sauber est passé du rêve à la réalité.Apres les six premières épreuves de la saison 2008, l’ordre de la Fl est chamboulé dans une logique de l’égalité des chances à laquelle le public n’est pas habitué.Désormais, il faudra compter sur BMW-Sauber dans la course au championnat; la voilà deuxième au classement des constructeurs (70 points), à trois points de Ferrari.M c I nren-M erced e s suit en troisième avec VOIR PAGE A 8: KUBICA AU FOND DU PUITS Une bonne place de stationnement Le merveilleux monde du sport™ n’en a que pour les gagnants, air ils font rêver à toutes sortes d’affaires, mais il ne faut jamais |>erdre de vue les plus faibles.Prenez par exemple le Grand I “rix du Canada 2008.Pendant la quinzaine de premiers tours, la hiérarchie issue des qualifications de la veille avail été rigoureusement respectée.Dès le départ, tout le monde était même passé dans l’épineux virage Senna dans la plus parfaite harmonie, sans la moindre ombre de ces tamponnages qui ont fait Jean l’enviable réputation du site.Dion C’était Hamilton, suivi de Kubica, suivi de Raikkônen.El vu la façon dont le jeune lœwis VOIR PAGE A 8: STATIONNEMENT REGIS DUVIGNAU REUTERS ROLAND-GARROS Nadal écrase Federer Avec ce quatrième titre consécutif à Paris.l'Espagnol rejoint le légendaire Bjôrn Borg dans les livres d’histoire.¦ À lire en page B 4 I N D K X .Annonces.A4 Avis publics .B 2 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 4 Economie.A 5 * Éditorial .A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 L’ENTREVUE « Le Québec, c’est un sujet de rassemblement » François Hollande estime que la relation France-Québec doit transcender les familles politiques Le premier secrétaire du Parti socialiste français, François Hollande, croit que la relation «exceptionnelle» entre la France et le Québec doit transcender les familles politiques.De gauche ou de droite, socialiste, centriste ou gaulliste, la classe politique française est au diapason quand il est question du Québec, fait-il valoir.ROBERT DUTRISAC Québec — François Hollande, qui quittera la tête du Parti socialiste (PS) en novembre après avoir occupé la fonction de premier secrétaire du parti pendant dix ans, était de passage au Québec la semaine dernière, une première visite pour lui.Et son message se voulait rassurant «Ce qui est important par rapport au Québec, c'est que la France parle à l’unisson, au-delà des sensibilités politiques.Ce n’est pas un sujet de conflits politiques, le Québec, c’est un sujet de rassemblement, c’est un sujet d'unité.C'est ça VOIR PAGE A 8: HOLLANDE STÉPHANE DE SAKUTIN AGENCE FRANCE-PRESSE Après dix ans à titre de premier secrétaire, François Hollande quittera la tête du Parti socialiste français en novembre.JIM BOURG REUTERS ÉTATS-UNIS Place au duel Obama-McCain La vraie course à la présidentielle américaine peut maintenant commencer: Hillary Clinton a finalement reconnu samedi la victoire de son adversaire, Barack Obama, qui sera désigné candidat démocrate lors de la convention du parti au mois d’août.M.Obama a désormais la voie libre pour mener la bataille contre le républicain John McCain.Le sénateur de l’Illinois, qui pourrait devenir le premier président afro-américain des Etats-Unis, a rendu un hommage appuyé a Mme Clinton affirmant que la sénatrice occupera une place de «premier plan» à l’occasion de la présidentielle et «dans les années à venir».¦ À lire en page B 1 A 2 LE DEVOIR, LE L L X D I !J J (' I X 2 O O 8 LES ACTUALITES Sondage commandé par Greenpeace Le consommateur veut être mieux informé sur les produits de la mer ALEXANDRE SHIELDS Les résultats d’un sondage national de Léger Marketing commandé par Greenpeace révèlent que 67 % des Canadiens estiment que leur supermarché ne les informe pas assez sur les méthodes de pèche des poissons et des fruits de mer qu’ils consomment.S’ils en étaient informés, 74 % des répondants affirment qu’ils achèteraient des produits de la mer issus de pêcheries durables.«Ces résultats montrent que les consommateurs veulent en savoir plus sur les enjeux liés au développement de la pêche industrielle tels que la destruction des habitats marins et les impacts des différentes méthodes d'élevage, estime Beth Hunter, de la campagne Océans de Greenpeace.les supermarchés sont, à notre avis, les mieux positvmnés pour les maintenir informés.» Selon Greenpeace, plusieurs renseignements tels que l’état des stocks de poissons, les méthodes de pèche (chalutage de fond, pêche à la ligne) ou le type de poisson (qu’il soit sauvage ou d’élevage) sont nécessaires afin de pouvoir reconnaître les poissons et fruits de mer issus de pêcheries durables.La présence de telles informations a déjà permis de modifier les habitudes des consommateurs britanniques.«Lexpérience de la Grande-Bretagne est éloquente, explique Beth Hunter.Les ventes de poissons et de fruits de mer pêchés de façon durable ont quadruplé au cours des trois dernières années, à la suite de l’adoption de politiques d'approvisionnement de produits de la mer durables chez la majirrité des détaillants du pays.» L’impact de la consommation sur les océans est considérable.Pas moins de 76 % des réserves mondiales de poissons sont exploitées ou surexploitées d’après les Nations unies, alors que 90 % des gros prédateurs, tels le thon et la morue, ont déjà disparu des océans.Le sondage Léger Marketing-Greenpeace a été réalisé du 21 au 25 mai 2008 auprès de 1507 répondants d’un océan à l’autre.La marge d’erreur est de plus ou moins 2,5%, 19 fois sur 20./> Devoir Pensionnats autochtones La réconciliation est impossible sans excuses Ottawa — lu Commission de vérité et de réconciliation, chargée d’examiner l’épisode des pensionnats autochtones au Canada, a estimé hier que les excuses officielles promises par le premier ministre Stephen Harper étaient une étape nécessaire pour la réconciliation.«Nous pouvons affirmer de prime abord que la réconciliation n est possible qu 'à la condition que des excuses soient présentées», affirme la Commission qui a entamé ses travaux le 1" juin.M.Harper doit présenter mercredi des excuses officielles, devant la Chambre des communes, aux milliers de survivants des pensionnats où de jeunes autochtones ont été enrôlés de force et soumis à des abus au siècle dernier.«Des excuses véritables et d’une sincérité profonde, qui reconnaissent sans détours les ténèbres destructrices engendrées par cette expérience et qui engagent les Canadiens sur la voie d'un avenir radieux.constitueront une étape dans le bon sens sur le chemin de la réconciliation», affirme cet organisme présidé par le juge Harry LaFonne, un Indien Mississauga qui était juge à la Cour d’appel de l'Ontario et premier autochtone à occuper un poste judiciaire de ce niveau.La mise en place de cette commission avait été promise par le gouvernement dans le cadre d’un accord de règlement global pour les victimes de cet épisode que le leader national autochtone Phil Fontaine a appelé «un des chapitres les plus sombres de l’histoire canadienne».Pendant des décennies, au siècle dernier, des dizaines de milliers de jeunes autochtones ont été enrôlés de force dans des pensionnats tenus par des institutions religieuses puis placés sous l'autorité du gouvernement fédéral.Environ 90 (XX) anciens pensionnaires sont encore en vie.Plusieurs milliers d’entre eux avaient engagé des poursuites contre Ottawa et les églises, affir-mant avoir été victimes de mauvais traitements, de sévices sexuels et d’avoir été coupés de leur culture pour être soumis à une assimilation forcée.Agence France-Presse Contrebande d’alcool : le Nunavik demande l’aide de Québec Les dirigeants de certaines communautés du Nunavik, qui se sont réunis pour un conseil régional à La fin du mois dernier, demandent à Québec de les aider à lutter contre la contrebande d’alcool.Au village de Puvirnituq, un règlement municipal datant de 1994 limite l'achat d’ak'ool à une caisse de bières et quatre litres de vin ou 1,14 litre de spiritueux par adulte par mois.les policiers de l'endroit estiment toutefois qu'au moins 200 bouteilles de 375 millilitres de spiritueux entrent dans le village chaque jour.Le maire de IXivirnituq, Muncy Novalinga, affinité que les contrebandiers se procurent l'alcool légalement dans les succursales mont- réalaises de la Société des alcools, puis envoient les bouteilles au village, où elles sont vendues 100 $ chacune.Selon M.Novalinga, l'alcool est la source de plus de 90 % des problèmes sociaux du village inuit, qui a déjà enregistré cinq suicides et un meurtre en 2008.M.Oovaut affinité que la police provinciale a fait peu d'efforts pour mettre fin à la contrebande.«Farce que c’est de compétence provinciale, nous voulons que Québec prenne connaissance du problème et passe à l’action», a-t-il imploré, précisant qu’au moins dix communautés de la région sont aux prises avec des contrebandiers.La Presse canadienne P I O 1 O X Jl I» HI « Résultats dt'N tiucjeN du 2008-06-07 Li 27 29 33 36 46 48 G V,NA VS 0 3 118 5 881 116 016 89 555 Lots 8 533 142.00 $ 110 879.80 $ 2 328,70 $ .88,50 $ 10,00 $ 5,00 $ Ventes lotaies 15 729 720 $ IProchain gros loi (approx ) 14 000 000 $ 18 20 29 38 43 47 05 Ventes totales Lots 2 000 000.00 $ 75 000.00 $ 750.00 $ 75.00$ 10.00$ 5.00$ 753 502,00 $ 2088173 Rivullats (li-s tir,k;i- Un 2008-06-06 2 03 QZ 29 32394345 EQtra 04 6097427 GAGNANTS 7/7 1 6/7+C 1 6/7 100 5/7 5 816 4/7 124 366 3/7+C 113 045 3/7 1 032 549 Ventes totales Prochain gros lot (appro, ) LOTS 5 234 567.00 $ 170 434,20 $ 1 704.30 $ 99,60 $ 10.00$ 10.00$ Participation gratuite 14 915 754 $ 2 500 000 $ 2 OOO $ TOUT» LIS 2 SIMAIN» 4 Vil! TIKAOI TOUS LIS JIUMS.En cas Ce disparité entre cette liste e: a ste,¦a de wOuePtv cette derniere a priorité En « précampagne » à Ahuntsic ?Elections fédérales : Dion dit attendre le bon moment CLAUDE TURCOTTE Stéphane Dion, le chef du Parti libéral du Canada (PLC), est sûr «qu’à l’automne il y aura des choix très clairs qui se présenteront aux Canadiens», mais cela ne veut pas nécessairement dire que l’opposition officielle à la Chambre des communes promet d’ores et déjà de faire tomber le gouvernement Harper dès l’automne prochain.«On verra», se limite à dire M.Dion, lorsqu’on lui pose directement la question.Pour l’instant, M.Dion constate que le mois de juillet est beaucoup plus propice aux vacances qu’aux élections, mais il assure qu’il n’y a «pas beaucoup de militants qui vont chômer dans les prochains mois».Parlant hier midi au brunch de l’Association libérale fédérale d’Ahuntsic, le chef libéral s’est dit «honoré d’être devant des libéraux déterminés qui vont travailler jour et nuit et tous les week-ends pour faire réélire leur députée, Eleni Bakopanos», ainsi que ses collègues et futurs collègues dans d’autres circonscriptions.M.Dion explique qu’il faut faire ce travail afin de maximiser les chances de faire tomber le gouvernement conservateur, «et le plus tôt sera le mieux», dit-il, avant d’ajouter ceci: «On pourrait gagner maintenant, mais je pense qu'il est très important que les Canadiens soient parfaitement concentrés sur la campagne.Les choix vont être plus clairs que jamais.Les orientations des deux partis seront très différentes sur l’économie, la justice sociale, l'environnement, la lutte contre la pauvreté dans le monde.Ll faut s’assurer que, dès la première journée de la campagne, les Canadiens soient là».En attendant, les libéraux ont l’intention de prendre le temps d’expliquer aux gens que «les conservateurs sont ce qu’ils sont, comme on le voit plus maintenant que l'automne dernier en formant le gouvernement le plus à droite dans l'histoire du Canada et cultivant le secret».M.Dion soutient que la prochaine élection ne portera pas seulement sur le choix d’un gouvernement pour les quatre prochaines années, mais aussi sur celui d’un gouvernement pour la prochaine génération.Taxe sur le carbone Faisant allusion a la nouvelle campagne radiophonique de publicité négative des conservateurs portant sur sa proposition d’une taxe sur le carbone comme mesure contre les gaz à effet de serre, M.Dion rétorque que le gouvernement Harper «importe des Etats-Unis ce qu’il y a de pire en publicité négative, ce qui fait injure à l’intelligence des Canadiens».Sur ce point le libéral riposte par une contre-attaque.«Nous avons un très beau projet qui consiste à déplacer notre effort fiscal: taxer moins ce qu’on veut en plus et taxer plus ce qu’on veut en moins, pour avoir plus de travail, d’investissements, d'épargne, de revenus et de chou.» A l’argument que les consommateurs auront du mal a accepter cette taxe sur le carbone, M.Dion rétorque que ce n’est pas compliqué et que les gens vont comprendre.Selon lui, l’erreur des conservateurs est de sous-estimer la population, de tenir des propos simplistes et de tenir des propos qui font appel à des sentiments qui ne sont pas positifs.«Moi, je crois que quand on parte au grand cœur, au courage à la détermination des Canadiens, on gagne».En somme, le chef libéral entend s’en tenir à sa proposition d’une 'fiscalité du XXle siècle».Devant cet auditoire d’Ahuntsic qui comptait plusieurs députés, candidats et sénateurs libéraux, il a beaucoup vanté le courage passé des libéraux à taire des choix: loi sur les langues officielles, multiculturalisme, loi sur la clarté, charte des droits avec Trudeau, lutte contre le déficit avec Chrétien et Martin, combat pour l’environnement avec Dion.«Nous allons choisir le courage des Canadiens, choisir entre une politique de la peur et une politique de l’espoir, on va choisir l’espoir.Il faut s’assurer que, dans tous les comtés, des amis vont se présenter pour nous, ou alors on fait un vote de protestation pour les uns, un vote de séparation pour les autres.» Ce fut la seule allusion de l’orateur au Bloc québécois.«Nous, nous voulons faire un vote d’action», a-t-il conclu.Le Devoir Mmmm «tiàç* ,v % Il A ANN1K MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le chef libéral, Stéphane Dion, était à Ahuntsic, hier, pour motiver les militants libéraux en vue des prochaines élections fédérales que M.Dion souhaite le plus tôt possible, mais sans vouloir brusquer les électeurs.Un comité parlementaire suggérera de restreindre l’usage des pistolets laser SUE BAILEY ET JIM BRONSKILL Ottawa — Les parlementaires fédéraux qui étudient les effets du pistolet à décharge électrique pourraient demander à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de restreindre son usage aux confrontations à haut risque.Le comité parlementaire sur la sécurité publique n’imposera tout^ fois pas de moratoire sur l’utilisation de l’arme, selon une source qui a souhaité garder l’anonymat «Nous craignons tous qu’en interdisant l'utilisation du Taser, quelqu un sera ensuite tué par balle et tout le monde dim qu une autre solution était disponible et que mm n aurùms pas dû imposer de memtoire.» Le comité prévoit plutôt recom-mander aux agents de la GRC de suivre immédiatement les recommandations d'un rapport intérimai- re déposé en décembre dernier par la Commission des plaintes du public contre la GRC.Ix' président de la Commission, Paul Kennedy, avait alors affirmé que les pistolets Taser ne doivent être utilisés que lorsqu’un suspect a un comportement «combatif» ou représente un risque de «mort ou lésion corporelle grave».M.Kennedy avait recommandé la restriction afin d’éviter un «usage exponentiel» de l’arme.Le recours au Taser «s’est répandu au point où on l'utilise pour maîtriser les sujets réfractaires qui ne représentent pas une menace de mort ou de lésions corporelles graves, et contre lesquels le recours à la force létale ne serait pas une option», avait-t-il dénoncé dans son rapport, qu’il a remis au ministre de la Sécurité publique.StockweD Day.Les restrictions devraient aussi s'appliquer «dans les situations où le sujet semble en état de délire agité», pouvait-on lire dans le rapport Le délire agité a souvent été mentionné pour expliquer la mort soudaine de certaines personnes qui venaient d’être atteintes par une décharge.Le premier rapport de M.Kennedy ne suggérait pas l’imposition d’un moratoire, mais demandait une révision de la formation sur les armes à impulsions, des exigences plus rigoureuses en matière de rapport sur l'utilisation des annes à impulsions et plus de recherche sur ces dispositifs controversés.Le comité parlementaire devrait suggérer à la GRC de suivre ces recommandations dlci six mois, sans quoi un moratoire temporaire pourrait être considéré.Le rapport final pourrait être dépose dès cette semaine.La Presse canadienne La mission Discovery s’achève Washington — Deux astro- ont achevé hier la troisième et der-nautes de La navette Discovery nière sortie dans l’espace inscrite à J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A.Ph.D Vieux Montréal 514.845.5545 leur programme, remplaçant notamment un réservoir destiné au système de pressurisation de La Station spatiale internationale (ISS).Lundi.Ron Garan et Mike Possum avaient déjà passé près de sept heures dans l’espace pour attacher à HSS le module principal du laboratoire japonais Kibo.achemine quelques jours plus tôt par la navette Discovery.Jeudi, les deux hommes avaient consacré 7 heures et 11 minutes pour préparer l’ajout d'un deuxième élément de la partie nipponne de la station: le Japanese Experiment Logistic (ELM-PS), un module de stockage pressurisé.L'installation de la parte japonaise de La Station spatiale internationale nécessitera au total trois vols de la navette.Agence France-Presse « » Ottawa veut limiter le gaspillage de l’eau STEVE RENNIE Ottawa — Le gouvernement fédéral prépare des règlements visant à limiter le gaspillage de l’eau par certains appareils domestiques.Le ministère des Ressources naturelles étudie la possibilité d'imposer des limites sur la quantité d’eau utilisée par les toilettes, les pommes de douche et les lave-vaisseDe.Les amendements à la Loi sur l’efficacité énergétique proposés la semaine dernière par les conservateurs permettraient au gouvernement de réglementer les produits utilisant de l'énergie.Des restrictions pourraient ainsi être imposées aux appareils de plomberie, puisqu’ils ont un impact sur l’utilisation de l’énergie.John Cockbum, du ministère des Ressources naturelles, a indiqué que les lave-vaisseDe pourraient être les premiers appareils touchés par les restrictions.D’autres appareils pourraient suivre ensuite.Ottawa devra toutefois d’abord compter sur l’appui des provinces, des municipa-Dtés et d’autres ministères fédéraux.«Il est encore très tôt, nous ne savons pas du tout comment tout se déroulera»', a-t-il ajouté.Selon l’Institut canadien de plomberie et de chauffage (ICPC), la hausse fulgurante des prix de l’essence a poussé le gouvernement et les industries à se tourner vers des produits plus efficaces, du point de vue énergétique.«Us n’ont pas le choix, à la lumière des prix élevés de l'essence et de l’électricité, a déclaré le président de HCPC, Ralph Suppa L’industrie s’est déjà montrée proactive dans sa transition vers l’ejficacité énergétique.» Le ministère fédéral de l’Environnement rapporte qu’un Canadien moyen consomme plus de 300 Dires d’eau par jour, soit l’équivalent de trois baignoires pleines.Le tiers de cette eau est utilisé par les toüettes.La majorité des demeures ont des toüettes de 13 Dtres.En Ontario, les nouvelles maisons doivent être équipées de toüettes de six Dtres à très faible débit d’eau.Vancouver et d'autres municipalités au pays ont des règlements semblables.«Nous envoyons beaucoup d’eau potable traitée et dispendieuse dans les toilettes, a déploré Celeste Côté, du Sierra Club.Les gens n’y pensent pas parce qu ’ils croient à tort que le Canada a une surabondance d’eau douce.» La Presse canadienne EN BREF Commissaires élus au suffrage universel La F edération des commissions scolaires du Québec a adopté samedi en assemblée générale une résolution signifiant son accord au principe de l’élection du président de la commission scolaire au suffrage universel dans la mesure où le gouvernement mettra aussi en place les conditions suivantes: financement adéquat aux candidats à la présidence; financement des équipes électorales; moyens pour faciliter la campagne électorale: promotion des élections et des candidats: dispositions et mo-daDtés requises pour l’exercice de la présidence.- Le Devoir L’Accueil Bonneau souligne les dix ans de l’explosion LAccuefl Bonneau, qui reçoit les sans-abri à Montréal soulignera aujourd’hui le Itt anniversaire d’un triste événement Une cérémonie commémorative viendra rappeler l’explosion de l’édifice du Vieux-Montréal survenue le 9 juin 1998.Une religieuse et deux bénévoles avaient perdu la vie dans la tragédie.L’événement se déroulera en présence des principaux acteurs de l'époque, notamment l’ancien maire Pierre Bourque, l’ex- premier ministre Lucien Bouchard et le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque du Diocèse de MontréaL D aura Beu sur les quais du Vieux-Port près de la me Béni-La Presse canadienne Formation sur les droits de l’homme Des militants des droits de l'homme provenant de 60 pays se sont donnes rendez-vous à Montréal pour participer à la 29" édition du Programme international de formation aux droits humains.Dès aujourd'hui et jusqu'au 27 juin, quelque 120 personnes y partage ront leurs expériences dans le but de parfaire leurs connaissances et de trouver de nouveües stratégies.- La Presse canadienne LE DEVOIR.LE L L N I) I O .1 l I \ 200 A ACTUALITES Initiative du Mouvement Montréal français Chantal Hébert De Mario Dumont à Maxime Bernier ien davantage que le recul du Parti québécois et de la souveraineté, la montée de l’ADQ aux élections québécoises de 2007 a été accueillie comme un événement historique par les stratèges conservateurs fédéraux.Leur rêve d’un Canada où la droite aurait ses entrées assurées au pouvoir passe par l'aménagement d’une fondation conservatrice bétonnée au Québec.À leurs yeux, le score électoral adéquiste constituait une preuve éclatante de ce que les éléments de cette fondation étaient à portée de la main.Cette conviction explique l’empressement presque indécent que le premier ministre Stephen Harper avait mis à prendre ses distances de Jean Charest pour s’afficher avec Mario Dumont dans la foulée du scrutin de 2007.Après tout, M.Charest était toujours premier ministre et toujours fédéraliste.Pour autant, ce n’est pas sa base électorale que convoitaient désormais les conservateurs, mais bien celle de son adversaire adéquiste.Cette même conviction a joué dans l’ascension accélérée de Maxijne Bernier au sein du cabinet.A l’évidence, le premier ministre était prêt à aller très loin pour le placer dans un poste ministériel de premier plan.Les partis d'opposition le soupçonnent même d’avoir passé outre à des avertissements de ses services de sécurité au sujet de Julie Couillard pour maintenir M.Bernier aux affaires étrangères, une supposition qu’ils tenteront de vérifier auprès de la GRC dans le cadre d’une enquête parlementaire cette semaine.Chose certaine, Stephen Harper avait brûlé plusieurs feux rouges pour élever Maxime Bernier à un des postes les plus visibles de son cabinet l’été dernier.A l’interne, le jugement du ministre était loin de faire runanimité.Dans les circonstances, la nécessité d’avoir un titulaire québécois aux Affaires étrangères au moment où un détachement de Valcartier était déployé en Afghanistan n’explique pas tout.D’ailleurs, les déplacements internationaux inhérents à sa fonction aidant, on a finalement peu vu le ministre Bernier sur les tribunes médiatiques québécoises au cours de cette période.À la raison d’État il faut encore ajouter la raison conservatrice.Sans la percée adéquiste de 2007, Stephen Harper n’aurait peut-être pas fait le pari d’une promotion aussi risquée.Mais avant d’être la vedette montante québécoise en titre du cabinet, le député de Beau-ce était déjà l’adéquiste le plus en vue au sein de son gouvernement Du jour où Mario Dumont s’est retrouvé dans l’antichambre du pouvoir à Québec, Maxime Bernier a commencé à valoir son pesant d’or pour le Parti conservateur.A défaut d’être le chouchou québécois du premier ministre, il est devenu la coqueluche des stratèges conservateurs et un élément important de leur plan de match.Si des élections avaient eu lieu ce printemps, M.Bernier aurait été le personnage central de la campagne conservatrice au Québec.Au moment de sa démission, il était le député québécois le plus sollicité pour les activités de finan- cement du parti.Plus conservateur et s’exprimant mieux que la moyenne de ses collègues ministériels québécois, M.Bernier était vu dans les cercles de droite du reste du Canada, dont sont issus les stratèges de Stephen Harper, comme un prototype du conservateur québécois idéal, un modèle dont la progression de l’ADQ permettait de croire qu’il pourrait être reproduit en série.En attendant, Maxime Bernier était la charnière entre la clientèle adéquiste et le Parti conservateur fédéral.Dans un article publié cette semaine dans le magazine Macleans, mon collègue Paul Wells raconte que des conservateurs québécois rêvaient même de voir Mario Dumont les rejoindre comme ministre fédéral.pendant que Maxime Bernier lui succéderait à la tête de l’ADQ, le raisonnement étant qu'ils étaient tous les deux plafonnés dans leurs fonctions respectives.Après avoir vu Jean Charest quitter la direction du Parti progressiste-conservateur pour devenir chef libéral à Québec et Lucien Bouchard faire le saut de chef blo-quiste à premier ministre péquiste, la pratique de réorganiser le paysage politique canado-québécois selon les fantaisies du moment est apparemment inscrite dans les mœurs d’Ottawa! Plus sérieusement, la recherche tous azimuts d’un lien de filiation avec l’ADQ tient au désir conservateur de cesser de faire figure d’orphelin fédéral dans le paysage québécois.?S’il y a une constante dans la vision politique de Stephen Harper, c’est sa volonté de substituer sa formation au PLC comme parti naturel de gouvernement.Mais la dernière tentative du genre a échoué quand les tensions générées par les efforts de Brian Mul-roney pour cimenter l’adhésion du Québec ont fait éclater sa coalition.Stephen Harper — qui a entrepris de rebâtir la coalition Alberta-Québec de son prédécesseur — tente de le faire sur des bases différentes, en pariant que la droite québécoise va trouver sa voix plutôt qu’en forçant l’oreille de sa base canadienne en adoptant des refrains plus centristes.Jusqu’à présent, son gouvernement a préféré faire des concessions au nationalisme québécois plutôt qu’à l’aile progressiste du mouvement conservateur et le premier ministre — au dire même de ses organisateurs — se contenterait d’une victoire électorale plus courte pour la remporter sans dénaturer son credo.Dans ce plan de match, la perte de Maxime Bernier constitue un coup plus dur pour le Parti conservateur que pour le gouvernement Harper, et la remontée de Jean Charest au détriment de l’ADQ n’est pas une bonne nouvelle.D’ailleurs, s’ils conviennent que l’ancien ministre des Affaires étrangères ne sera pas sortable de sitôt, les stratèges conservateurs espèrent encore que l’ADQ redeviendra la pierre sur laquelle le parti fédéral pourra bâtir son église québécoise.chebertà thestar.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.EN BREF Michelle Bachelet au Québec Québec — La présidente du Chili, Michelle Bachelet, effectuera cette semaine une visite officielle de deux jours au Québec.Mme Bachelet qui doit arriver demain, sera accompagnée de ministres, de parlementaires, de gens d’affaires et de doyens universitaires ainsi que de journalistes chiliens.Elle rencontrera notamment le premier ministre du Québec, Jean Charest Un diner d'honneur sera offert en son honneur demain soir.Mercredi, Mme Bachelet s’entretiendra avec le président de l’Assemblée nationale du Québec, Michel Bissonnet avant de prendre la parole à la salle du Conseil legislatif.Elle procédera également au dévoilement d'un texte commémoratif de la statue equestre de Bernardo O’Higgins au parc de l'Amérique-latine, à Québec.- La Presse canadienne Un soldat canadien est décédé accidentellement en Afghanistan Kandahar — Un soldat canadien est mort accidentellement dans la nuit d’hier prés de Kandahar, en Afghanistan, lorsquil est tombé dans un puits.Le capitaine Jonathan Snyder, originaire de Penticton, en Colombie-Britannique.effectuait une patrouille de nuit à pied en compagnie de soldats afghans dans le district de Zhari, dans la province de Kandahar, lorsqu’il a fait une chute dans un puits ouvert Ses camarades sont venus à son secours et ont réussi à le sortir du puits, mais son décès a été constaté par la suite à l'hôpital militaire de Kandahar.Le capitaine Snyder, qui était basé à Edmonton, en Alberta, en était a sa deuxieme mission en Afghanistan.- La Presse canadienne Des artistes appuient le renforcement de la loi 101 ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement du Quebec doit mieux appliquer la loi 101, mais aussi la renforcer, sans quoi le recul du français observé à l’heure actuelle se poursuivra, mettant en péril à long terme la survie de la langue de Molière dans le seul Etat francophone d’Amérique du Nord.Voilà, en substance, le message lancé hier par plus de 300 citoyens et artistes réunis au parc Jeanne-Mance, à l’initiative du Mouvement Montréal fiançais.Selon son président, Mario Beaulieu, la Charte de la langue française a été progressivement affaiblie au fil des années, quand ce n’est pas le gouvernement lui-même qui omet de l’appliquer.«La prétention du Québec d’être un État français est niée quotidiennement, a-t-il soutenu.La loi 101 a subi plus de 200 modifications qui l’ont affaiblie dans la plupart de ses champs d’application.» S le constat n’est pas nouveau, la situation du fiançais dans la province fait selon lui plus que jamais craindre le pire, surtout à Montréal La proportion de Montréalais qui le parient à la maison est en effet passée de 61,8 % à 54,2 % en 20 ans, a-t-il rappelé.«En termes démographiques, il s’agit d’une chute très rapide, a ajouté M.Beaulieu.Cette proportion n’était jamais descendue sous la barre des 60 % depuis 1871.» Or, s producteurs espèrent du changement, et c’est sur ça qu’on travaille.Et moi je crois en une agriculture qui évolue, qui est dynamique, qui se donne des perspectives d’avenir et le développement nécessaire pour donner de l’espoir aux agriculteurs, /’insiste beaucoup là-dessus; dans le contexte des dernières années, c’est important, en particulier pour les jeunes, pour les rassurer sur le choix qu’ils font».Pour lui, être dynamique implique l’amélioration de la productivité et de la compétitivité, pour autant que les règles du jeu soient les mêmes pour tout le monde, d’où la nécessité d’un contrôle aux frontières.En devenant président à deux mois de la publication du rapport de la commission Prono-vost sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroali-mentaire québécois (CAAAQ), M.Laçasse croyait arriver à un très bon moment pour influencer l’évolution de l’agriculture.Mais le rapport qu’il espérait n’a pas été celui qui a été livré.«J’ai des sentiments partagés.J’aurais souhaité un rapport pour nous lancer un peu plus en avant.Il nous offre plus une remise en question que des améliorations, alors qu’il y a une situation très difficile pour les revenus à la ferme et que les recommandations vont à l’encontre de l’enjeu qui nous préoccupe.Pour améliorer le revenu à la ferme, il faut aller chercher un prix optimal pour les produits.Et si on assouplit la loi, on va diminuer les pouvoirs des producteurs d’aller négocier de meilleures conditions de vente pour leurs produits».En outre, M.Laçasse n’est pas d’accord avec la CAAAQ lorsqu’elle propose de rendre l’assurance stabilisation du revenu agricole (ASRA) universelle, alors qu’elle est réservée maintenant à certaines grosses productions, notamment celles du porc et du bœuf.Essentiellement selon lui, il faut maintenir la référence au coût de production et avoir un régime pour chaque secteur.Ce que la commission propose pénaliserait les fermes diversifiées, ayant diverses productions et qui sont les plus nombreuses au Québec par rapport aux fermes spécialisées.Quant au reproche au système actuel de favoriser les intégrateurs, le président de ITJPA reconnaît qu’il s’agit d’un volet à regarder de près et qu’il faut s’assurer de sécuriser le revenu à la ferme et non pas celui des acheteurs-transformateurs.Sur le déficit de l’ASRA qui est présentement d’au moins 735 millions, le professeur Daniel-Mercier Gouin fait le constat suivant «Il y a une insensibilité aux signaux du marché.C’est impossible à tenir à long terme pour un gouvernement».A cela, M.Laçasse répond que ce déficit tient compte de trois crises importantes ces dernières années, celles du porc, de la vache folle et des céréales et que les producteurs qui contribuent à un tiers de cette assurance doivent rembourser leur part de déficit lorsque de meilleures années reviennent Quant aux deux tiers payés par les gouvernements de Québec et d’Ottawa, il fait valoir qui! y a «des choix sociaux à faire pour assurer la pérennité de ces entreprises qui sont confrontées à des prix de dumping».Un rapport qui divise En somme, M.Laçasse considéré que «le rapport divise», particulièrement avec sa proposition d’abolir le monopole de lUPA en suggérant que tous les cinq ans ait lieu un vote des producteurs sur le choix des associations pour les re- 7 * '¦sS’i mm m JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Une ferme laitière.Pour Christian Laçasse, il est important de convaincre les jeunes que l’agriculture peut se ménager des perspectives intéressantes.présenter.«Pour une vision d’avenir, il est nécessaire que les agriculteurs soient unis et regroupés au sein d'une organisation qui peut les mobiliser.Ce n’est pas deux ou trois organisations qui passent l’essentiel de leur temps à se diviser ou à essayer de se développer l’une par rapport aux autres qui vont pouvoir travailler sur les véritables enjeux de l’agriculture.» Quant à l’appui des producteurs envers l’UPA l’adhésion volontaire est passée de 90 à 94 % depuis huit ans, un signe d’un appui massif des agriculteurs à cette organisation, même si ceux-ci doivent nécessairement payer leur cotisation à l’UPA selon la formule Rand en vigueur dans le monde syndical.Il n’en reste pas moins que plusieurs intervenants devant la commission ont reproché à l’UPA un manque de souplesse, ce qui s’est reflété dans les conclusions de celle-ci, à savoir que «le système s’est graduellement transformé en une place forte».Le président a cette réponse: «J’ai suffisamment lancé d’appels depuis le début de mon mandat sur la nécessité de travailler en partenariat.Je suis très conscient que les producteurs ne peuvent pas tout faire seuls et qu’il faut être capable de travailler avec les autres».Ceci étant dit, le dossier du porc que Guy Coulombe n’a pas réussi à sortir de l’impasse, après des années de confrontation entre la Fédération des producteurs de porcs et les transformateurs, demeure encore bloqué.Des négociations se poursuivent toujours dans le plus grand secret M.Laçasse demeure certain que l’on finira par trouver un compromis.L’un des enjeux majeurs de cette situation concerne le produit lui-même.Les transformateurs veulent davantage de porcs dits spécifiques, alors que les producteurs font surtout des porcs dits de commodité destinés à une consommation de masse.«On a l’impression qu’il faudrait fournir HO % de porcs spécifiques, mais il faut produire pour le marché réel.Si la demande de porcs spécifiques est juste pour se garantir un marché, c’est là que j’ai un problème», déclare M.Laçasse.Après avoir reçu le rapport de la CAVAQ, le ministre de l’Agriculture, laurent Lessard, a lancé le défi aux 17 offices de commercialisation de mise en marché de déterminer d’ici à la fin de l’été avec les transformateurs-acheteurs des avenues de solutions pour faire place aux produits différenciés et au développement de produits de commercialisation alternatifs à la grande distribution.M.Laçasse promet que ce défi sera relevé, ce qui ne sera pas facile dans le secteur bovin avec la fermeture des abattoirs.Le président demande comment y arriver quand un abattoir est fermé et que les animaux doivent être transportés dans des abattoirs en Ontario ou aux Etats-Unis.Cela fait un long détour pour arriver au marché court, constate-t-il.Enfin, sur la question de la gouvernance à la Financière agricole, le ministre a déposé un projet de loi qui enlève au président de l’UPA la présidence du conseil de la Financière et une représentation réduite des producteurs au conseil d’administration.«LUPA risque d’être noyée dans un conseil élargi et aimerait participer au choix des cadres supérieurs de la Financière», dit-il, en invoquant le principe du partenariat, en tant que contributeur au régime de l’ASRA.En somme, M.laçasse défend à peu près toutes les positions traditionnelles de l’ÛPA et se dit en même favorable à des fermes tournées vers l’avenir.Il n’y voit aucune contradiction.D’une part, il voit des fermes modernes et très compétitives et d’autre part des fermes plus petites ayant des vocations différentes, occupation du territoire, produits de terroir, etc.Ces fermes doivent faire partie d’un projet de société.Agriculteur et syndicaliste Quoi qu’il en soit, personne ne peut mettre en doute l’engagement profond de Christian In casse pour sa profession d’agriculteur.Il est né à Saint-Vallier-de-Bellechasse et il est le fils cadet d’une famille de huit enfants.Il rêvait de devenir médecin vétérinaire.Il allait terminer sa dernière année collégiale et entrer à l’université quand son frère, celui qui devait prendre la relève sur la ferme familiale, est décédé accidentellement.En une fin de semaine, le destin a fait que Christian a décidé d’abandonner son projet et de remplacer son frère à la ferme.Il s’intéressait déjà aux activités syndicales, puisqu’à 19 ans il devenait secrétaire du syndicat de base de la localité, secrétaire parce qu’il ne pouvait être membre, n’ayant pas encore de ferme.Cela s’est produit en 1984 à l’âge de 25 ans, en devenant copropriétaire de la ferme familiale et aussi administrateur du syndicat local dont il devenait président dès l’année suivante.En 1988, il rencontrait Sylvie Gendron, une fille d’agriculteur de Montmagny, qu’il épousa en 1990, l’année ou il devient président de la Fédération régionale de lœvis-Bellechasse.L'épouse a tout de suite acquis des parts dans l’entreprise familiale et il y a eu par la suite un transfert progressif de propriété.En 1997, M.Laçasse a été élu premier vice-président de l’UPA poste qu’il a occupé jusqu’en 2005, alors qu’il posait sa candidature au poste de président.Laurent PelJerin a remporté la victoire et le perdant est rentré dans ses terres, pour revenir à la charge deux ans plus tard et remporter la victoire.«J’ai toujours eu de grandes convictions et beaucoup de détermination», précise l’intéressé, en reconnaissant que sans son épouse, une passionnée de l’agriculture comme lui et qui s’occupe de la ferme laitière en son absence au moins cinq jours sur sept, il ne pourrait occuper cette fonction.Avec quatre garçons de 10 à 16 ans, il insiste pour maintenir un équilibre entre le travail et la famille.«Ixs fins de semaine, on est tous les six à la ferme à faire chacun ses petites tâches et on a du plaisir à y travailler.Il faut montrer aux enfants le travail à la ferme.Il faut qu’ils entendent autre chose que le côté négatif et qu'on fasse l’effort de leur faire voir les beaux côtés.» Le Devoir LE DEVOIR, LE L I X D I 9 J L' 1 X 2 O O « EDITORIAL Une ressource épuisable La ministre de l’Environnement, line Beauchamp, déposait la semaine dernière le très attendu, parce que promis depuis si lonjjtemps, projet de loi sur l’eau.Elle se donne par là les outils pour protéger et encadrer l’exploitation de cette richesse dont elle consacre le caractère collectif.Le projet est perfectible, et il faudra l’étudier avec soin.Mais reconnaissons que l’on s’apprête à franchir un pas important.D Bernard Descôteaux ès la premiere ligne du préambule du projet de loi n'J 92, il est rappelé que l’eau est une ressource «indispensable à la vie» et qu’elle est «épuisable».Ce mot est à souligner, car on l’oublie trop souvent.Le fait de détenir au Québec 3 % des réserves mondiales d’eau douce renouvelables ne nous autorise pas à exploiter cette ressource sans limites.Un Montréalais en utilise chaque jour 300 litres pour ses besoins domestiques, un Parisien seulement 150.Nos industries sont tout aussi gloutonnes.Il faut penser à demain.Il y a longtemps que les environnementalistes réclamaient un tel projet de loi qui, dans l’ensemble, est bien structuré.Sa première vertu est d’affirmer le caractère collectif de l’eau.Le Code civil du Québec le soulignait, mais il y fallait dire avec davantage de clarté que cette richesse patrimoniale appartient à tous les Québécois.Cela fait, le gouvernement québécois peut dès lors se donner les pouvoirs pour en assurer la protection et la gestion.Il pourra notamment imposer des redevances aux utilisateurs, ce qu’il ne pouvait faire tant que subsistaient des ambiguïtés autour du statut juridique de cette ressource.Il était temps que le Québec dépose ce projet de loi attendu depuis 2002 alors que le gouvernement de Bernard Landry adoptait une politique de l’eau dont Mme Beauchamp s’est largement inspirée.Ne chicanons pas inutilement le gouvernement Charest pour avoir tardé, car les choix qu’il fait sont bons.11 ne se trompe pas en mettant en place les éléments d’une gestion de la ressource eau par bassin versant, tel que le recommandait la commission Beauchamp en 2000.De même, lorsqu’il consacre les principes de prévention et de réparation.11 revient aux utilisateurs de prélever l’eau de façon responsable.L’État aura, une fois la loi en vigueur, les moyens d’obtenir réparation des dommages.Autre principe consacré par le projet de loi, celui de l’utilisateur-payeur.Il faudra payer pour utiliser la ressource.Combien?Cela n’est pas dit.Comprenons que ce sera peu.Pour comparaison, notons que la Colombie-Britannique, qui exige de telles redevances depuis 1858 eh oui!, a retiré seulement six millions de dollars l’an dernier pour l’utilisation de l’eau de surface à des fins commerciales ou industrielles.L’Ontario commencera à imposer des redevances en janvier prochain.Tout en regardant ce que ce voisin fera, concurrence oblige, il faudra néanmoins que le prix exigé corresponde à la valeur que l’on attribue à cette ressource.Sans cela, les utilisateurs ne seront pas incités à faire l’usage responsable recherché par le projet de loi.L’organisme Eatx-secours, qui milite depuis des années pour l’adoption de cette loi, prétendait jeudi que le gouvernement Charest a rédigé un texte qui favorise l’exploitation de l’eau plutôt que sa protection.Est-ce à dire que, parce que cette ressource est me nacée, il faut s’empêcher de l'exploiter?Bien évidemment non.L’objectif d’une telle loi est d’assurer la pérennité de la ressource pour les générations futures et non de mettre des barrières à une exploitation responsable.Au cours de l’étude de ce projet de loi, il faudra s'assurer que l'encadrement proposé soit sans failles.sans tomber pour autant dans le protectionnisme à outrance que suggère le propos d’Eau-secours.bdescoteauxffpledevoir.com Le roi cynique 1 ne se passe pas une journée sans que Robert Mugabe fournisse la preuve tangible, concrète, de son cynisme.Après avoir détourné, à son profit évidemment, les résultats du scrutin de mars dernier, il s’acharne contre l’opposition et les ONG.Il ordonne emprisonnements et bastonnades quand les services de sécurité ne tuent pas.Depuis le dernier rendez-vous électoral, pas moins de cin-quante personnes, pour la plupart des militants de la formation dirigée par son principal adversaire, Morgan Tsvangirai, ont été assassinées.Mugabe est le président funeste.Au cours de la dernière semaine, il a commandé à deux reprises la garde à vue de Tsvangirai, la mise au cachot de collaborateurs de ce dernier, l’arrestation de diplomates pendant quelques heures, la saisie du matériel de journalistes sud-africains conclue par un harcèlement physique.Quoi d'autre?Lors du sommet de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation à Rome, il a accusé l'Occident, la Grande-Bretagne en tète, d'être responsable de la déchéance agricole d'un pays dont la capacité en la matière lui vaut pourtant d’être qualifié de grenier de l’Afrique.Bref, il a décliné la sempiternelle dissertation débutant invariablement comme suit «Ce n'est pas moi, c’est lui.» Plus grave, quand on sait que des millions de citoyens de cette nation sont affamés, il vient d'interdire aux ONG la poursuite de leur action.Le prétexte employé est aussi fallacieux et aussi vieux que l'histoire du monde: ces ONG travaillent main dans la main avec le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Tsvangirai.Elles sont à la solde de ce dernier.Ce qu'il y a de désolant, pour ne pas dire de révoltant, dans la déchéance de ce pays, c'est la totale connivence existant entre Muga-be et la plupart des dirigeants des nations voisines.Parmi ces derniers.le président sud-africain, Thabo Mbeki, s’est distingue par son soutien aussi constant qu'irresponsable.On se rappellera qu'au moins deux millions de Zimbabwéens se sont installés en Afrique du Sud pour échapper à un destin qu’ils savaient tragique.Aussi roue que retors, Mugabe a su se maintenir en tablant sur l’indifférence des uns et sur la complicité des Mbeki de ce monde.Le présent et l'avenir à moyen terme du Zimbabwe ont beau se confondre exclusivement avec la catastrophe, personne ne bouge.Certes, peut-être que les membres de Conseil de sécurité de l’ONU parviendront prochainement à composer une résolution.Mais bon.Elle finira dans les poubelles de l’histoire.À moins que Tsvangirai ne remporte la finale à la fin du mois.Au vu des résultats du scrutin de mars dernier, le chef du MDC devrait gagner assez facilement.En fait, il est fort probable qu’il termine avec une avance plus forte que la dernière fois, car il va bénéficier du report des vont de Simba Makoni qui avait fini troisième.Mais, voilà, il est écrit dans le ciel qu'en abonné à la fraude.Mugabe va «gonfler» les urnes comme il l’a fait la dernière fois.Conunent?En faisant voter les morts.Ceux qu'il a tués.Serge Truffant LH DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOL’RASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l'information JOSÉF: BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND S CAUSA V \ town Pour éviter la confusion et les impasses Dans son texte au Devoir du 4 juin 2008 en réponse à la chronique de Michel David «Laïcité à deux vitesses», Jean-Pierre Proulx conclut qu’il y a plutôt «laïcité à l’école publique et confes-sionnalité dans les écoles privées», lesquelles écoles privées ont «précisément pour but de permettre aux parents l’exercice de leur liberté de religion à l’égard de l’éducation de leurs enfants».Quel sens de l’équité et de la justice sociale! Alors que la Constitution du Canada nous garantissait à tous le droit à l’enseignement religieux catholique ou protestant, Jean-Pierre Prouk nous annonce que, dorénavant, les parents devront payer pour des écoles privées afin quelles livrent cet enseignement à leurs enfants.Écoles à deux vitesses, citoyens à deux vitesses.lu cheminement depuis le rapport Prouk nous aura finalement menés à une impasse à deux vitesses.Raouf Ayas Rassemblement des chrétiens du Moyen-Orient, 5 juin 2008 La foi n’est pas une valeur En réponse à Raymond Gravel Dans son article dans Le Devoir du 27 mai dernier, Raymond Gravel prêtre et député, nous parle de la foi comnje étant une «valeur».La foi n’est pas une valeur, l’Église elle-même l’enseigne comme une vertu théologale.Les valeurs se situent sur un tout autre niveau: la démocratie, la solidarité, le respect de la nature et de l’écologie sont des valeurs.La foi ne relève pas de la culture, elle vient d’une éducation.La fqi peut avoir des conséquences sur la société.A titre d’exemple, la coiif munauté juive hassidique d’Outremont se trouve en situation illégale depuis 25 ans.Faisant fi des règlements de zonage et d’urbanisme, elle y a in> planté des synagogues et un dortoir sans aucun permis.On regrette de n’avoir pas pris des me sures plus claires il y a 25 ans, ce qui devrait L E T T R E S -?- d’ailleurs inspirer notre gouvernement dans les décisions qu’il devra prendre concernant la réclamation d’accommodements aux religions.Notre identité ne relève pas d’une religion.Avant d’être catholique, protestant ou musulman, on est d’abord acadien, québécois, canadien et on porte un nom et un prénom.La religion, c’est donc secondaire.M.Gravel, la religion est d’abord un endoctrinement; si eDe propose des valeurs, sachez que les gens sans religion ont aussi des valeurs, tout comme la laïcité.Je préconise la laïcité sans accommodements pour les religions, parce que la laïcité unit alors que la religion divise.C’est le cas depuis des siècles et encore aujourd’hui par des guerres intestines.M.Gravel, je vous félicite pour votre engagement à faire évoluer lÉglise.Elle a bien du chemin à faire.Andréa Richard Trois-Rivières, 5 juin 2008 Statut juridique du fœtus Voyons clair dans l’intention principale du projet de loi privé C-484 du député conservateur de l’ouest l’Àlbertain Ken Epp.Ce projet de loi, au titre émotif, s intitule «Loi sur les enfants non encore nés victimes d’actes criminels».À mon avis, il vise progressivement à réintroduire, dans les corridors de la justice, une nouvelle interprétation du statut juridique du fœtus en incriminant les personnes (femmes, médecins, autres) causant la mort des enfants non nés.Souhaitons pour notre société libérale et évolutive que de plus en plus de personnalités ou d’organismes influents critiquent ce projet de loi avant son adoption finale par le gouvernement fédéral.Raymond Leblanc Montréal, 3 juin 2008 Fiasco à l’UQAM Il est désolant, dans le fiasco financier qui touche ITJQAM, que les responsables qui sont désignés par le rapport du Vérificateur général ne soient pas ceux qui essuieront les contrecoups de leur irresponsabilité et de leur manque de juge- ment Les vrais perdants sont les étudiants qui subissent des hausses des frais afférents (d’autres sont à prévoir), alors que les employés de soutien perdent leurs emplois et voient leurs salaires diminués.De phis, le personnel enseignant subit un gel de l’embauche de nouveaux professeurs ainsi qu’une hausse du ratio étudiants-professeur.Enfin, il faut rajouter les compressions au budget (actuellement le plus bas des universités montréalaise^) qui sont imposées par le même ministère de l’Éducation tautif d’avoir laissé faire ce fiasco.Pascal Campeau Etudiant à la maîtrise en histoire à l’UQAM 5 juin 2008 Asphalte: Ottawa doit aider Les entreprises d’asphaltage du Québec annoncent à leurs clients que le coût d’une tonne d’asphalte livrée et installée vient de faire un bond de 20 % en moins d’un an.La ViDe de Montréal a déjà annoncé une diminution de l’ampleur de ses travaux d’asphaltage.Comme les municipalités avaient déjà énormément de difficultés à voter des budgets raisonnables pour la réfection des rues, comment vont-elles pouvoir procéder, sans que le gouvernement du Canada accepte de mettre en application dans son intégralité, le rapport du Comité d’examen de la loi sur les transports au Canada, rapport publié en juin 2001?Le rapport en question recommande que la taxe fédérale de 0,10 $ le litre sur les carburants soit réorientée, parce que le fédéral n’a pas de responsabilité en matière routière, alors que les provinces et les municipalités en ont Le rapport va jusqu'à citer les endroits où devraient être investis les millions ainsi récupè rés par les provinces et les municipalités.La priorité va au financement des routes principales, le transport urbain, les routes secondaires et enfin, dans l'administration des rues des municipalités.Le rapport a déjà sept ans et il n'y a que des bribes de celui-ci qui ont été appliquées, alors que la crise prend de l’ampleur, ce qui n’était pas pris en compte, en 2001, lors de la parution du rapport André Mainguy Longueuil, 3 juin 2008 LIBRE OPINION -?- Un électrochoc pour les politiques de développement JEAN-PIERRE AUBRY Économiste Ces derniers temps, nous assistons impuissants à une série de hausses de prix spectaculaires: le prix du pétrole, le prix des matières premières et le prix des denrées alhnentaires (notamment des céréales).L'ampleur des hausses surprend non seulement monsieur et madame Tout-le-monde, mais aussi de nombreux spécialistes et participants aux marchés financiers.Ce n’était pas prévu par les grands organismes internationaux et les gouvernements nationaux.Leurs modèles de prévisions et de simulations n’ont pas vu venir de telles hausses de prix.Même si une partie de ces hausses sont attribuables à des phénomènes d’une duree relativement courte fia spéculation, des conflits politiques, de mauvaises récoltes dues à de mauvaises conditions climatiques), nous ne pouvons pas ne pas nous demander ¦ s'il n’y a pas des facteurs structuraux qui feront en sorte que ces hausses ne seront pas renversées et même qu’elles continueront ¦ et si nos gouvernements et les grands organismes internationaux ont mis en place les bonnes politiques touchant la disponibilité de diverses sources d’énergie, de matières premières et de produits agricoles.En analysant l’ensemble de ces hausses, nous nous apercevons qu’effectivement la croissance de la demande mondiale en energie, en matières premières et en produits agricoles a fortement augmenté ces 20 dernières années.Par exemple, la forte croissance des pays emergents a resuite en une augmentation de leur demande de petrole de près de 30 % ces huit dernières années.La population mondiale, qui était de 5,3 milliards en 1990 et qui est présentement de près de 6,7 milliards, atteindrait 7,7 milliards en 2020 et 8,3 milliards en 2030.S’il y a déjà des pénuries énergétiques et alimentaires présentement, comment peut-on espérer que nous réussirons à accroître suffisamment la production de ces biens dans les 15 ou 25 prochaines années?Une autre constatation que nous pouvons faire en analysant la présente situation est que la mise en place de politiques nationales ou sectorielles peut avoir des effets néfastes sur l'offre mondiale de divers produits et sur un très large segment de la population mondiale.Par exemple, les subsides agricoles dans de nombreux pays industrialises ont décourage la production agricole dans de nombreux pays en voie de développement l'utilisation de produits agricoles pour produire de l'éthanol a eu pour effet de créer des pénuries et d'augmenter le prix de plusieurs produits alimentaires.La hausse du prix des produits alimentaires remet également en question certains modèles de développement prônés par certains grands organismes internationaux (Banque mondiale et FMI), qui font en sorte que des pays en voie de développement deviennent trop vulnérables aux pénuries de produits agricoles et à la hausse de leur prix.La hausse des prix des produits de base me semble être loin d’un phénomène purement cyclique.Ce n'est pas demain que nous aurons à notre disposition de l’énergie, des matières premières et des aliments à profusion et à bas prix.En fait, la croissance de la population et de la consommation partout dans le monde semble rencontrer de plus en plus de résistance en raison des limites physiques de notre planète.Pensons à la forte baisse des stocks de poissons disponibles pour l'alimentation de la population mondiale.Et en plus des limites sur le plan de la disponibilité des ressources, il y a le besoin d’éviter une détérioration de notre environnement Nous nous trouvons donc devant des défis énormes.Voici des éléments qui pourraient nous aider à relever ces défis: la technologie, la définition de meilleurs modèles de développement durable, des gouvernements et des institutions internationales qui planifient selon un horizon plus large, tout en tenant compte des limites de notre environnement physique et du bien-être de la population mondiale, des électeurs qui valorisent des dirigeants politiques pensant à long terme, une réduction de la croissance de la population mondiale et.dans les pays industrialisés, la recherche du bien-être sans la croissance de la consommation moyenne par habitant (simplicité volontaire).Si nous ne réussissons pas à mieux planifier à long terme et à mieux partager, il ne faudra pas se surprendre que la loi du plus fort et du plus riche domine de plus en plus et qu’il y ait plus «de dommages collatéraux» dans des segments importants de la population mondiale.L'histoire est pleine d'exemples où la rareté de produits de base a engendré des guerres et l’oppression de populations.Et à mesure que les pénuries s’accentueront, il y en aura de plus en plus.Présentement il y a des conflits armés et des décisions gouvernementales favorisant l’utilisation de denrées alimentaires pour sécuriser des approvisionnements de pétrole.Nous devons donner un coup de barre. LE DEVOIR.LE LUNDI !l .1 I I N 2 0 0 8 A DEES Vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine Accroître de 16 % les déplacements collectifs d’ici à 2012 FLORENCE JUNCA ADENOT Responsable du Forum Urba 2015 et professeure au département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM a Commission européenne adoptait en 2007 son livre vert sur les transports urbains.La loi cadre québécoise sur le développement durable remonte à 2006.Le concept de mobilité urbaine durable émerge dans un contexte urbain en changement.Les déplacements des personnes et des biens se multiplient et se diversifient dans l’agglomération montréalaise comme ailleurs, alors que la croissance démographique stagne.La pollution atmosphérique, avec ses effets sur la santé, s’accroît Les coûts économiques et sociaux de la congestion routière grimpent La raréfaction prévue de l’offre de pétrole entraîne déjà une escalade des prix de l’essence.La recherche d’une meilleure qualité de vie urbaine guide les choix citoyens.Ces phénomènes remettent en question la planification des transports et les modes de développement des villes au cours des 30 dernières années.Les fonds publics québécois réceimnent injectés fixent à 8 % l’augmentation de l’achalandage des transports collectifs d’ici 2012.C’est insuffisant 8 % furent atteints de 1998 à 2003, par l’AMT et les organismes de transport de la région de Montréal.Durant cette période, la part des déplacements en transports collectifs s’est maintenue autour de 20 %, en raison de la forte hausse du nombre d’automobiles.Une hausse de 8 % est donc loin d’être suffisante.Une hausse de 16 à 20 % correspond à la cible à atteindre.Mais comment y parvenir?La mobilité urbaine durable Améliorer la fluidité routière par l’élargissement des voies et la construction de nouvelles est un choix du passé.La mobilité et les modes de transport retenus doivent maintenant intégrer des critères d’efficacité économique, de qualité de vie urbaine et de pré servafion de l’environnement L’accessibilité sécuritaire et équitable, à un coût raisonnable, aux emplois, aux services, à l’éducation aux loisirs, ainsi que la mobilité durable deviennent deux exigences.Les nouveaux défis du transport des personnes conjuguent dynamisme économique, diminution des émissions polluantes, consommation réduite des ressources non renouvelables et des espaces, et recyclage de ses composants.La localisation des activités des villes est remise en question, afin de parvenir à géné rer moins de déplacements et à modifier leurs routes, facilitant ainsi les moyens collectifs et actifs.'273 6331 JACQI KS NADEAU LE DEVOIR Multiplier les transports par bus, train, métro, tramway, les voies-réservées sur tous les axes, faciliter l’usage du vélo et de la marche, tout cela offre des solutions intéressantes et contribue à diminuer les déplacements motorisés responsables de 40 % des (ÎES et de la majorité des accidents.De l’auto aux transports collectifs et actifs Réconcilier la flexibilité offerte par la voiture et les principes de mobilité urbaine durable passe par un changement de culture, tant chez les usagers, les transporteurs et les entreprises que chez les décideurs.Multiplier les transports par bus, train, métro, tramway, les voies réservées sur tous les axes, favoriser la multimo-dalité et l’intermodalité entre les modes et les services, faciliter l’usage du vélo et de la marche, tout cela offre des alternatives intéressantes et contribue à diminuer les solutions motorisés responsables de 40 % des GES et de la majorité des accidents.L’espace routier libéré aide ceux qui en ont besoin et limite les pertes en heures travaillées, qui atteignent un million annuellement à Montréal.Une offre de transport, meilleure qualitativement et quantitativement plus souple, intégrée, mieux adaptée aux différents espaces du Montréal métropolitain, passe par une approche imaginative et moins segmentée entre les organismes de transport Utiliser l’auto autrement Soixante-dix pour cent des citoyens urbains des pays industrialisés voient l’auto comme le meilleur moyen de transport.L’utiliser autrement permet de l’intégrer à la chaîne de transport.Les stationnements incitatifs combinent l’auto et un transport collectif.I-e covoiturage, organisé par les programmes employeurs, accroît le taux d’occupation des véhicules (1,2 personne aux heures de pointe), diminue d’autant ceux en circulation, et génère des économies.L’usage des flottes d’autos concilie flexibilité et transports collectifs.Ix's taxis ol Iront un transport individuel optimisant l’usage de la voiture.Ces choix requièrent des politiques cohérentes sur tous les plans.Par exemple, ne pas élargir une route pour favoriser la fluidité mais plutôt y insérer des voies réservées aux transports collectifs; ou encore encourager les entreprises, dont 56 % des places de stationnement sont gratuites à Montréal, à les rendre payantes et à assumer les frais de transports collectifs de leurs employés.La mobilité urbaine durable signifie aussi des véhicules moins polluants, utilisant moins de ressources non renouvelables, plus petits en ville.Et à quand l’électrification des trains de banlieue et l’usage de bus et de véhicules électriques ou bimodes dans le?parcs d’entreprises et des organismes publics?A quand des stimulants à produire et à acheter des véhicules moins polluants et moins gourmands?Le Qué bec est un bassin naturel pour ces expériences.Concevoir la ville autrement Trente ans d’aménagement distribuant les fonctions urbaines sur un territoire de plus en plus vaste desservi en auto, a des effets pervers et coûteux sur la métropole, et ce.d’autant plus que les déplacements domicile-travail font plus de place aux déplacements variés, toute la journée.Or, la mobilité urbaine durable appelle à limiter la longueur des déplacements auto et à les éliminer si possible.Un moyen efficace consiste à intégrer les choix d’aménagement, de transports et l'environnement en localisant les activités résidentielles plus denses, les commerces, bureaux, services, parcs autour des pôles de transports collectifs, selon les principes du TOD Çl'ransit Oriented Development) ou du nouvel urbanisme.Cette approche conduit à repenser les quartiers urbains et le modèle de développement des banlieues pour créer des milieux de vie priorisant l’usage des transports collectifs et actifs.Ces nouveaux lieux urbains rendent accessibles, à pied, la plupart des services de proximité.Un chantier collectif stimulant In mobilité urbaine durable est un fantastique chantier collectif et il y a urgence d’agir.Beaucoup de mesures sont peu coûteuses, les citoyens s’impatientent devmtt la flambée des prix de l'essence et réclament des interventions, les médias ont un rôle fondamental de sensibilisation et de vigie à jouer.les entreprises ont la responsabilité économique et sociale d'aider leurs employés à se déplacer autrement et de changer leurs propres pratiques.Les constructeurs cherchent à rendre moins énergivores et polluants leurs véhicules.les organismes de transport et leurs consultants sont au cœur du défi de modifier et d’augmenter leurs offres et leurs pratiques.les planificateurs urbains et ministériels cherchent la voie pour aménager la ville autrement.Le système éducatif forme en ces matières et fait évoluer les connaissances.Enfin, les élus, à tous les niveaux, et au premier rang les élus municipaux, ont la lourde responsabilité de piloter les changements, de décider, et de financer adéquatement ce chantier qui représente un investissement pour l’avenir.In complexité des interventions, la difficulté des choix et la multitude des lieux de décision ne doivent pas servir de prétextes pour retarder ces choix de société incontournables.Un nouveau toit pour le Stade olympique Vecteur de développement ou fausse lueur d’espoir?SYLVAIN LEFEBVRE ET ROMAIN ROULT Respectivement directeur et administrateur principal du Groupe de recherche sur les espaces festijs (GREF) du Département de géographie de l’UQAM e 5 mai dernier, le p.-d.g.de la Régie des installations olympiques (RIO), M.André Gourd, annonçait que le Stade olympique de Montréal dlait être coiffé prochainement d’un nouveau toit susceptible d’améliorer les conditions d’exploitation de l’édifice, jusqu'à maintenant réduites à seulement huit mois par année.Une telle mesure permettrait de redynamiser l’ensemble du Parc olympique.Quelques questions méritent d’étre soulevées sur la véritable portée de ce geste architec-tural, qui doit encore être autorisé par l’ensemble des instances décisionnelles et qui nécessitera difficilement moins de 100 millions de dollars dInvestissements, si on observe un peu diverses expériences antérieures et similaires à l’échelle internationale.Tout d’abord, est-ce réaliste de considérer que ce nouveau toit sera l’électrochoc tant attendu pour redorer les anneaux olympiques de Montréal?Et par conséquent, est-ce que cet aménagement sera suffisamment important pour attirer de nouveaux promoteurs d'événements capables d’accroître l’offre récréotouris-tique du site olympique et de diminuer ainsi la dépendance financière du stade envers les institutions publiques?Si l’on en croit André Gourd, la réponse est oui, car ce toit permettrait une utilisation à l'année longue de la surface de jeu du stade, où «au lieu de perdre 25 millions en tenant 20 événements, on pourra peut-être réduire cela à 5 millions en tenant 40 événements».Cependant le calcul n’est pas si simple, surtout si l’on consulte les rapports d’activités de la RIO avant la dernière déchirure du toit en janvier 1999.Des chiffres En effet, entre 1995 et 1998, alors que l’aire de jeu était accessible toute l’année, le Stade olympique accueillait environ 37 événements de janvier à décembre.Toutefois, si l’on soustrait les parties de baseball des Expos tenues à l’époque, cette moyenne tombe à 22 événements par année, ce qui, bien entendu, est loin du coippte suggéré.À cela s’ajoute également le fait que de nouveaux espaces festifs, concurrents directs du stade, sont apparus ou ont été réaménagés depuis 1999 sur la carte récréotou-ristique modtréalaise.Le Palais des congrès, le Centre Bell, la Place Bonaventure, l’éventuel Centre des foires et le fûtur Quartier des spectacles sont autant de lieux qui empiètent directement sur les plates-bandes du Stade olympique.Par ailleurs, le nouveau stade Saputo, à l’ombre de la Tour olympique, va abriter plus d’une dizaine de parties de soccer annuellement en plus de la possibilité que l'équipe nationale canadienne vienne y jouer à l’occasion.L’horizon n’est sûrement pas aussi clair concernant l’avenir du Parc olympique, surtout si l'on fait le constat que’de nombreuses manifestations déjà tenues au stade, ou qui pourraient y être organisées, sont désormais logées ailleurs, leurs organisateurs ayant préféré des localisations plus centrales, moins dispendieuses et mieux dotées en logistique d’accueil.Insuffisant On peut donc imaginer que cette seule réfection de toiture ne suffira pas à relancer le Stade olympique et ne garantira pas forcé- JACQUES NADEAU LE DEVOIR ment l’organisation de 40 événements à l’année, réduisant le déficit à une poignée de millions de dollars par année.Si cet aménagement est un préambule indispensable à la revitalisation du Stade, pour une exploitation de l’édifice à l’année, il ne peut à lui seul supporter la charge de développement qui y est liée.Il taut davantage mettre en branle une redynamisation globale du Parc olympique, qui passe notamment par une amélioration de l’offre de services du pôle Maisonneuve.Il est évident que le peu d’aménités récréotouristiques sur ce site (commerces, hôtels, bars, restaurants.) contribue à l’enclavement du Stade olympique et pousse les promoteurs montréalais à se tourner vers des structures du centre-ville plus adaptées a leurs exigences d’accueil et de promotion.On peut ainsi raisonnablement imaginer que l’amélioration de ses potentialités touristiques est une des clés du développement du Parc olympique, et doit être conduite par l'entremise de différents paliers gouvernementaux, puisque ce site n’est pas seulement lié à l’image de Montréal mais également à celles du Québec et du Canada.Un désastre pour Montréal Abandonner ou — encore pire — détruire le Stade ne signifierait pas simplement mettre lin à ce ca;r se-tête financier, mais enverrait plutôt aux yeux du monde l’image d’une métropole et d’un pays incapables de conserver un patrimoine olympique qui a contribué à leur notoriété.Suivre cette idée serait sans nul doute désastreux pour Montréal et viendrait miner sa capacité d’attirer de nouveaux investisseurs et de se placer comme une ville phare dans le domaine du festif international.Nombreuses sont les .expériences olympiques qui prouvent que la gestion des héritages olympiques peut se faire en harmonie avec l’ensemble des territoires métropolitains et surtout contribuer à l’essor de ces villes.Barcelone (1992), avec le redéveloppement de sa zone côtière, et Sydney (2000), avec la régénération de l’ancien quartier industriel de Homebush Bay sont là pour nous le rappeler.Toutefois, ces aménagements ont été menés au travers de politiques urbaines globales définissant dès le début le rôle de ces espaces pour l’ensemble de l’agglomération, et pour lesquelles toutes les instances publiques étaient présentes dans le processus de développement, accompagnées également par différents acteurs privés.S’il est possible a Montréal de créer des coalitions d’acteurs et des stratégies mobilisatrices de mises en valeur de grandes friches industrielles et de quartiers entiers (Quartier international, Havre de Montréal, Quartier des spectacles, Griffintown, etc.), on comprend mal que l’imagination, le savoir-faire et les ressources nécessaires ne soient pas déployés ici afin de relancer le pôle Maisonneuve.La pensée d’une seule cause?A LAI N - G .GAGNON Directeur du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité au Québec de l’Université du Québec à Montréal du modèle québécois est justement d'établir un équilibre entre les exigences de l’unité, à travers la reconnaissance d’un pôle identitaire principal, et la reconnaissance des différentes cultures.» Le rapport de fa commission Bou- P prise de parole constitue chard-Taylor met l’accent sur deux le principal moyen d’au- approches à 1a citoyenneté; un pôle todéfense.Je prends au- identitaire principal à affaiblir et une jourdTmi la plume pour approche identitaire cosmopolite à encourager, les membres du comité conseil qui ont alimenté la commission tout au long de ses travaux avaient d’ailleurs été sélectionnés en bonne partie selon cette lecture dualiste.Force est de constater que les tenants de Tinterculluralisme étaient nettement minoritaires alors que les défenseurs du multiculturalisme à fa canadienne occupaient le haut du pavé.Au moment du dépôt du rapport, Jacques Beauchemin a été le seul membre du comité conseil à se dissocier publiquement de la commission en exprimant son désaccord face au diagnostic posé par les de conjuguer fa lutte identitaire avec coprésidents quant au malaise iden- our les intellectuels, la prise de parole constitue le principal moyen d’autodéfense.Je prends aujourd’hui la plume pour exprimer ma frustration devant l'usage incorrect que Ton a fait de mes travaux sur la question de l’interculturalisme dans le rapport de 1a commission Bouchard-Taylor, rendu public le 22 mai dernier.Je n’ai pas d’emblée véritablement reconnu la parenté du texte qui m’est attribué, à la page 119 du document In raison en est fort simple: les auteurs ont supprimé 1a partie essentielle de fa citation reproduite.Dans la section portant sur l’interculturalisme, les auteurs rappellent que fa force du néonationalisme porté par la Révolution tranquille a été La stratégie est connue : utiliser les propos d’un collègue pour appuyer sa propre thèse tout en vidant l’argumentaire original de son contenu l’égalitarisme social et fa défense des droits.Fuis, les auteurs passent en accéléré à la construction du modèle québécois pour nous amener sur le terrain de l’interculturalisme, pièce centrale du casse-tête à compléter.Selon A-G.Gagnon (Fossibles, vol.24, n" 4,2000, p.23), écrivent-ils, «la principale vertu du modèle québécois tiendrait justement dans la recherche d’un équilibre entre les exigences de l’unité \ .\etla reconnaissance des différentes cultures».L’usage fait de mon propos me situe d’emblée dans le groupe des cosmopolites.Or, que trouve-t-on entre les crochets de la citation et qui était sans intérêt véritable du point de vue des commissaires?Je répondrais: l’essentiel.La version non altérée de mon texte se lit comme suit: «La principale vertu titaire des Québécois.Rapidement, plusieurs ont jeté l'opprobre sur lui, laissant entendre qu’il faisait preuve de fermeture face à U-autre».Pourtant, c’est ce même Jacques Beauchemin qui, dans ses travaux, définit la communauté francophone québécoise comme le «pôle principal de rassemblement de la diversité au Québec».N’est-ce pas là le fondement même de Tin-terculturalisme que les coprésidents disent vouloir promouvoir dans leur rapport?la stratégie est connue: utiliser les propos d’un collègue pour appuyer sa propre thèse tout en vidant l’argumentaire original de son contenu.Ça se rapproche de la manipulation de texte et ça sème le doute sur le sérieux de l’entreprise.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Gerald Dallaire [adjoint au directeur de l'information), Jeanne Corriveau (affaires municipales/.Fabien Deglise; Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myles (justice et faits de société), Clairandree Cauchy [Général) Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Emilie Folie-Boivin.Vincent Cauchy (commis internet) Laurence Clavelf^a/Mtre).Philippe Papineau (pupitre), Louise-Maude Rioux Soucy tSantéI: Pauline Gravel ‘sciences .Michel Garneau o 0 H CTUALITES BLOC SUITE DE LA PAGE 1 pénurie de travailleurs et travailleuses qu'on est en train de vivre et qui s’en va en accélérant, on va devoir, au (Québec, avoir recours a l’immigration pour combler les postes dans les années a venir, a d'ailleurs souligné le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault Le fil conducteur, la langue de travail, doit être le français si on veut continuer à survivre comme nati/m.» Le Bloc a également déposé un projet de loi visant à doter le Québec d’un Conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications.la province pourrait ainsi se doter de «sa propre réglementation en fonction des préoccupations et des intérêts de la nati/m québécoise», a expliqué M.Duceppe.Selon lui, il s’agit de faire en sorte que la culture, dans son ensemble, releve du Québec.Comme celleci est de plus en plus véhiculée par la télévision et la radio, il doit avoir la maitrise de ces outils de communication.La chose est d’autant plus importante que, pour le moment a-t-il soutenu, «dans les lois fédérales, la culture québécoise, ça n’existe pas».Enfin, les bloquistes souhaitent que le Québec puisse se soustraire aux exigences de la Loi sur le muMcuKura-lisme, affirmant qu’elle «fractùmne la société en une multitude de solitudes», la Chambre des communes devra se prononcer à ce sujet le 18 juin.«Le modèle du multiculturalisme canadien est inadéquat pour le Québec, croit lui aussi le trésorier de la Confédération des syndicats nationaux, Pierre Patry.Outre la francisatùm des immigrants, il faudrait aussi développer des programmes de formation p
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