Le devoir, 11 juin 2008, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LE MERCREDI 11 .1 l I \ 2 0 0 8 A 1 LES ACTUALITES Procès de Basil Parasiris pour le meurtre d’un policier de Laval La police a agi en amateur, dit le juge L’accusé a déjà été acquitté de trois des quatre chefs d’accusation La CSDM dépensera cinq millions pour se débarrasser de Famiante dans les écoles CLAIRANDRÉE CAUCHY La Commission scolaire de Montréal inspectera cet été les quelque 20 écoles isolées à l’amiante susceptibles de présenter des risques pour le personnel et les élèves.La liste des écoles problématiques pourrait cependant s’allonger au fil du programme de rénovations majeures que la CSDM a entrepris l'an dernier et qui s’échelonne ra sur 15 ans.Déjà, on a découvert de l’amiante dans une vingtaine d’autres écoles depuis le début de l’année et des correctifs ont été ou devraient être apportés en même temps que les travaux de rénovation.«Cela demande une vigilance pour la santé et la sécurité des enfants, du personnel et des parents.Il y a aussi beaucoup de prudence et des risques calculés.[.]Hn’yapasde Panique, mais il y a beaucoup de sérieux à y avoir», a indiqué la présidente de la CSDM, Diane De Courcy.La commission scolaire a prévu consacrer cinq millions, d’ici 2011, pour se débarrasser de l'amiante ou pour sécuriser les bâtiments qui en contiennent Flanquée d’une experte de la Direction de la santé publique de Montréal-Centre (DSP-M), Mme De Courcy se montrait cependant rassurante hier pour la santé des employés et des élèves qui les fréquentent Des études montrent que, dans le pire des cas, lorsque les matériaux sont grandement détériorés et que la fibre d’amiante est libérée dans l’air, les risques de développer un cancer sont relativement peu élevés, explique Mme De Cuire de la DSP-M.Pour un enseignant qui aurait été travailler pendant 20 ans dans cet environnement le risque de développer un cancer serait 18 fois moins élevé que pour une personne exposée à la fumée secondaire.Dans le cas d’un enfant qui fréquente une école pendant six ans, ce risque est 70 fois moins élevé que celui d'èfre victime d’un accident de vélo.D faut compter de 25 à 40 ans après le début de l’exposition avant de constater de telles maladies.On ne recense pas à ce jour de cas de cancer relié à l’amiante à la CSDM.Le problème ne date pas d’hier.En 1998, la CSDM avait lancé un programme de gestion de l’amiante pour retracer les écoles isolées avec le matériau prisé avant les années 1980 pour ses propriétés isolantes, mais qui s’est avéré néfaste pour la santé.On avait alors recensé 24 écoles problématiques.Des travaux ont été effectués depuis dans les locaux les plus problématiques, la CSDM entreprend donc cet été la deuxième phase de son plan en revisitant une vingtaine de ces écoles.Les inspections se feront pendant la saison estivale et on ne prévoit pas à ce jour de fermeture d’école pour procéder à des travaux Le Devoir Congrès eucharistique international Ottawa a refusé près de la moitié des invités ISABELLE PORTER Québec —- Les organisateurs du Congrès eucharistique international (CEI) estiment que 40 % des 1300 demandes de visas faites pour ses invités ont été refusées par Immigration Canada.Au dire du secrétaire général de l’organisation, M*’Jean Fiché, les pressions effectuées ces derniers jours ont permis de faire débloquer quelques dossiers, mais dans la majorité des cas, il était trop tard.«Débloquer une situation à une semaine de l’événement rend tout de même la chose précaire, a-t-il déclaré.Ces gens-là n'ont plus la possibilité d’avoir un billet d’avion ou doivent payer un prix exagéré.» L’événement qui débute dimanche doit attirer 11200 délégués en provenance de 75 pays et dont les deux tiers sont Canadiens.Des 1300 invités qui avaient besoin d’un visa pour venir à Québec, environ 35 % seront finalement présents, estime M.Fiché.Ce dernier s’explique mal les résistances des autorités canadiennes.«Ce sont des personnes recommandées par leurs évêques.Ce ne sont pias des personnes qui s’inscrivent au hasard.Ils font partie des mouvements religieux Ce sont des prêtres, des religieux, des religieuses, a-t-il fait valoir lors d’une rencontre hier à l’université Laval.Il me semble que nous avions tout fait pour assurer le sérieux des gens qui demandaient le visa.» D’autres événements reliés au 400t ont éprouvé des difficultés similaires.Ainsi, des syndiqués africains qui devaient participer à la rencontre internationale du Comité syndical francophone de l’éducation ont vu leurs demandes refusées.Cet apparent excès de zèle de la part d’Ottawa serait motivé par la crainte que les invités cherchent à rester au Canada, notamment en réclamant le statut de réfugié.Symposium Les organisateurs du Congrès eucharistique avaient convoqué les médias hier pour les entretenir d’un événement parallèle, le Symposium sur la théologie, qui doit débuter aujourd'hui à l’université Laval en présence d’environ 350 personnes.De nombreux cardinaux y prendront part, dont l’ar-chevéque de Paris, André Vingt-Trois, le président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, Walter Kasper, et l'archevêque de Boston, Sean Patrick O’Malley Soucieux de favoriser l’œcuménisme, le cardinal Marc Ouellet a souligné hier la présence de représentants d'autres communautés chrétiennes tels l’anglican John GibauL du World Council of Churches, et Job Getcha, de l’Institut de théologie orthodoxe de Paris.' Quant au congrès en tant que tel, il doit débuter dimanche après-midi par une cérémonie d’ouverture au Colisée de Québec.Les activités doivent culminer par une grande messe sur les Plaines, le dimanche suivant.A défaut de voir le pape en personne, les croyants pourront alors suivre l'homélie du Saint-Père, qui sera télédiffusée en direct Le Devoir BRIAN MYLES Les policiers de Laval ont agi en parfaits amateurs lorsqu’ils ont investi le domicile de Basil Parasiris.en 2007, à Brossard, dans le cadre d’une operation abusive qui n’aurait jamais dû être autorisée.Avant ] même que le jury n’amorce ses délibérations, l'homme a été acquitté de trois des quatre accusations portées contre lui hier.Dans deux décisions intérimaires dont le jury ignore l’existence, le juge Guy Coumoyer a estimé que les policiers n’auraient pas dû effectuer cette perquisition tragique chez Parasiris, qui était soupçonné de trafic de drogue.Leurs soupçons n’étaient pas assez étayés pour justifier un déploiement de force aussi important Peu après 5h, le 2 mars 2007, cinq policiers ont défoncé la porte de la résidence de M.Parasiris, qui dormait à l’étage, tout comme sa femme et ses deux enfants.Il n’y avait aucune raison valable d’agir aussi brutalement en pleine nuit, a décrété le juge Cour-noyer.«Le mandat de perquisition visant la résidence de M.Parasiris n’aurait pas du être émis», affirme-t-il.Le juge a également écarté de la preuve une partie des fruits de cette perquisition, soit de faibles quantités de cocaïne et de marijuana, 13 téléphones cellulaires, quatre téléavertisseurs et 1815 $ en espèces.«Les vio- JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal a présenté hier le fruit du travail du designer Michel Dallaire: le vélo en libre-service qui sillonnera les rues de la métropole à compter du printemps 2009.Fabriqué en alliage d’aluminium, le nouveau vélo a été conçu pour s'adapter aux conditions particulières de Montréal.Le prototype du vélo n'étant pas disponible, ce sont des images modélisées qui ont été présentées à la presse.Doté d’un système à trois vitesses, de roues de 26 pouces, d’un support à bagage fixé au guidon, le vélo pèsera environ 20 kilos.Le designer a égale ment conçu un système de bollards d’ancrage sur lesquels seront verrouillés les vélos.Calqué sur les projets implantés dans plusieurs villes européennes, dont Paris et Lyon, le système de vélos en libre-service permettra aux Montréalais d’emprunter un vélo pour parcourir de courtes distances.Ceux-ci n’auront qu’à se rendre à l’une des 300 stations qui seront implantées dans les arrondissements de Ville-Marie, du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont-Pe-tite-Patrie, à compter du printemps 2009.Ces stations, comportant généralement une quinzaine de vélos, seront installées dans des endroits stratégiques, notamment aux abords des stations de métro.Après usage, les vélos pourront être rapportés à une autre station.Quelque 2400 vélos seront alors mis à la disposition du public, moyennant une somme qui reste à déterminer.Hier, Stationnement de Montréal, qui gère le projet n’a pas voulu préciser la tanfication envisagée bien qu’à l’automne dernier, il avait été question d’une somme d’un dollar pour 30 minutes.Les usagers occasionnels du service pourront payer leur location à l’aide de leur carte de crédit par l’entremise des bornes de péage à énergie solaire.Les autres pourront se procurer une carte d’abonnement Une quarantaine de vélos seront testés cet automne dans le cadre d’un projet-pilote.Le L’UdeM rentre dans le rang L’Université de Montréal (UdeM) ne remboursera pas les étudiants qui ont payé trop cher pour leur session d’été, mais réajustera le tir pour se conformer aux nouvelles règles de Québec à la session d’automne.Ce faisant ITJdeM s’expose à une pénalité financière équivalente au moment du versement de sa prochaine subvention par le gouvernement du Québec.«Il aurait été plus coûteux d'émettre des centaines de chèques de petits montants que d’assumer les pénalités financières, s’il y a lieu», explique la porte-parole lotions des droits constitutionnels de M.Parasiris sont graves et sérieuses car elles découlent d'erreurs déraisonnables de la part des policiers ou d'une méconnaissance donnante de l'etendue de leurs pouvoirs», écrit le juge.Cette opération a entraîné de funestes conséquences.Persuade qu'il était la cible d’une invasion de domicile, Basil Parasiris a saisi son Ruger de calibre .357 Magnum, a ouvert la porte de sa chambre et a tiré trois balles sur le policier Daniel Tessier, qui est mort sur le coup (une quatrième balle perdue a atteint l’agent Stéphane Forbes).A la dernière heure du procès, le juge Cournoyer a déterminé qu’il y .avait «absence totale de preuve» pour imputer une quelconque responsabilité criminelle à l’accusé quant aux blessures subies par Forbes.Le juge a donc acquitté Parasiris d’une accusation de tentative de meurtre sur Forbes et de deux accusations d’avoir déchargé son arme à feu sur le policier avec l’intention de le mutiler, de le blesser, de le défigurer ou de mettre sa vie en danger.Le jury délibère Le jury, qui a amorcé ses délibérations hier en fin d’après-midi, doit donc déterminer si Parasiris est responsable ou non de la mort de l'agent Tessier.L’accusé a invoqué la légitime défense lors de son te- responsable du transport collectif au comité exécutif, André Lavallée, se dit convaincu que l’entreprise sera un succès.Le designer Michel Dallaire a dû tenir compte de plusieurs caractéristiques pour concevoir ce vélo.Fabriqué en aluminium, il aura l’avantage de ne pas rouiller, contrairement aux modèles adoptés en Europe.Afin de les protéger du vandalisme, les câbles ont été intégrés dans le cadre.La selle sera ajustable pour s’adapter à la taille des usagers.«Il fallait faire une bicyclette qui soit emblématique, qui signe Montréal.Faire une bicyclette différente de Lyon, de Barcelone, de Stockholm», a expliqué Michel Dallaire.Bien que les modèles présentés hier étaient gris, la couleur des vrais vélos reste encore à déterminer.«On veut un coloris caméléon qui se fonde avec l’environnement visuel.Si vous avez 2400 vélos jaunes en circulation, ça peut devenir une pollution visuelle», croit M.Dallaire.Le designer a également développé le concept de bollards sur lesquels s’ancreront les vélos.Les plateformes d’acier qui soutiennent ces bornes seront déposées sur la chaussée et comme elles pèseront deux tonnes, elles seront impossibles à voler.Une entreprise en insertion sociale aura pour tâche d’entretenir les vélos et de gérer la répartition de la flotte sur le territoire.On s’attend déjà à ce que des ajustements soient nécessaires, car les utilisateurs pourraient être confrontés à des stations vides lorsqu’ils veulent un vélo ou, au contraire, à des stations pleines quand vient le temps de laisser leur vélo.A Paris, le système de vélos en libre-service a été baptisé «Vélib'» alors qu’à Lyon, on l’appelle «Vélo’v».Afin de trouver un nom pour son projet, Montréal a lancé un concours.Les citoyens sont donc invités à soumettre leurs suggestions en visitant le site Internet au www.trouvemonnom.ca.de l’université, Sophie Langlois.On justifie la décision par la vétusté des systèmes informatiques.La direction n’était pas en mesure de préciser hier le montant ainsi perçu en trop pour la session d’été.En vertu des nouvelles règles budgétaires, la hausse prévue des frais de gestion de 2 $ par crédit est ramenée à 1,67 $, tandis que les frais pour les services aux étudiants et le centre sportif sont pour le moment maintenus à 7 $, plutôt que les 11 $ souhaités par la direction.La direction de lUdeM poursuit cependant ses négociations avec les associations étudiantes, dans l’espoir de convenir de hausses supérieures à celles moignage: il se croyait attaqué, craignait pour sa vie et ne voyait aucune autre façon de s’en sortir que de tirer le premier.Selon les directives du juge Cournoyer, les membres du jury doivent acquitter Parasiris s’ils croient sa version des faits, s'il y a un doute raisonnable dans leur esprit au sujet de la véracité de son témoignage ou s'ils ne savent pas qui croire entre l'accusé et les policiers mêlés à la tragédie.A defaut d’un acquittement le jury peut déclarer Parasiris coupable d’homicide involontaire, de meurtre non prémédité ou de meurtre prémédité.la barre est très haute pour que Parasiris soit reconnu coupable de meurtre prémédité.Fin effet, le jury doit être convaincu, hors de tout doute raisonnable, que l’arasiris a commis un acte illegal en tirant sur Daniel Tessier (et qu'il n'a pas agi par instinct); qu’il a sciemment voulu tuer l'agent ou lui causer des blessures de nature à lui causer la mort, sans se soucier de son sort; que Tessier était d;ms l’exercice de ses fonctions au moment des friits; que Parasiris savait que Tessier était policier ou qu'il y avait des risques ou des indications probables à cet effet que l'accusé a volontairement ignorés.Caprices estivals Après le soleil, les orages, le vent et les dommages Sept camions se sont renversés sur le pont Champlain GU I LLAUME BOURGAU LT-CÔTÉ Voilà ce qui s'appelle un revirement de situation.Il faisait hier midi quelque 30 degrés et un gros soleil sur Montréal.Mais deux heures plus tard, le mercure avait perdu sept points au compteur, des orages déchiraient le ciel et sept semi-remorques gisaient renversés sur le pont Champlain.Résultat final; à 18h, 295 000 personnes n’avaient pas d’électricité au Québec.lœs orages violents et les fortes bourrasques (jusqu’à 110 km/h à Saint-Hubert) qui ont secoué le Québec en après-midi ont fait de gros dégâts.Dr Montéré-gie a été la région la plus durement touchée, alors que près de 200 000 clients d’Hydro-Québec ont été affectés.Des arbres imposants ont été déracinés à Saint-Inmbert et plusieurs branches ont sectionné des fils éleçtriques.A Montréal, le passage de ces orages a été aussi bref qu’intense et spectaculaire.Fin quelques secondes, le ciel bleu est disparu sous un épais nuage noir et gris, mélange de pluie, de poussière et de vent Im tempête s’est abattue de manière drue, presque sans avertissement Sur un chantier de construction attenant aux locaux du Devoir, les employés perchés en hauteur ont à peine eu le temps de se mettre à l’abri.Il n’y avait pas une seconde à perdre: de lourdes plaques de métal ou d’aluminium se sont détachées du 30 étage de l’édifice pour venir s’écrouler lourdement au sol, tout près de la rue Sherbrooke.Véritable coup de chance, personne n’a été blessé.Pont Champlain Mais sur le pont Champlain, d’autres ont senti la tempête de bien près.Ce fat là une sorte d’hécatombe pour les mastodontes du transport.Sept camions semi-remorques ont été simplement soufflés par le vent, comme s’ils n’étaient que des poids plume qu’un revers de la main ébranle.Certains ont été complètement renversés, d’autres à moitié.Un des camions est demeuré suspendu sur le parapet du pont, à des poussières de tomber dans le fleuve.la conductrice a néanmoins pu être secourue à temps par les pompiers.La Sûreté du Québec a donc dû fermer le pont entre 15h et 18h, ce qui a formé des bouchons de circulation monstres un peu partout dans la ville.La congestion a duré des heures.Outre les camions, au moins un autobus a aussi été touché.Une trentaine de passagers qui prenaient place dans un véhicule accordéon circulant sur le pont Champlain en direction de Montréal ont ainsi eu une solide frousse quand ils se sont retrouvés au cœur de la tempête.Le vent, l’eau et de petites roches s’engouffraient par les fenêtres ouvertes, a raconté un des passagers au Devoir.«C’était l’apocalypse, selon Aurélien Tremblay.Tout le monde a eu très peur, la chauffeuse aussi, plusieurs personnes pleuraient.On a pensé que l’autobus allait basculer (dans le fleuve].» L’autobus a toutefois pu finir tant bien que mal sa traversée du pont II s'est immobilisé près de l’autoroute Décarie afin que chacun reprenne son souffle et ses esprits.Autrement, certains vols ont été perturbés à l’aéroport Dorval, mais la situation est revenue à la normale assez rapidement autorisées par Québec pour financer les services aux étudiants.La Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) dénonce l’attitude de la direction.«C’est irresponsable de la part de l’université.Cela montre qu’elle préfère brimer l’accessibilité aux études et se faire couper une subvention que de rembourser les étudiants», soutient le secrétaire général de la FAECUM, Francis Hogues, alléguant que les frais perçus en trop iront dans le fonds consolidé de ITJdeM plutôt que dans les services aux étudiants, qui font l’objet de sévères coupures depuis le 1" juin.- Le Devoir Le Devoir SOURCE VILLE DE MONTRÉAL La bicyclette dessinée par le designer Michel Dallaire.Le vélo des Montréalais La bicyclette en libre-service sera mise à l’essai cet automne Le Devoir Le Devoir Avec la collaboration de Jeanne Corriveau EN BREF
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