Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Le devoir, 2008-06-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
La Cour suprême donne raison à BCE La transaction de 35 milliards est de nouveau sur les rails FRANÇOIS DESJARDINS laquelle BCE, en essayant de se vendre, n'a pas bien tenu compte des interets de ses créanciers.Livrant ce qui constitue un des plus importants La Cour suprême, qui n'a pris que trois jours jugements commerciaux de son histoire, la pour rendre sa décision en raison d'une demande Cour suprême a cassé hier une decision rendue le de BCE de procéder en accéléré, a indique que les mois dernier par la Cour d’appel du Québec selon motifs de son jugement seront publiés plus tard.Sept des neuf juges avaient entendu la cause mar- encore ticele en raison de l'ampleur de la transaction et di, dont la juge en chef.Beverley McLachlin.du resserrement de l'univers du crédit depuis l'été 2007.Le jugement expeditif, transmis dans un avis de .¦Mors que la transaction devait à l’origine être com-quatre phrases, a pour effet de remettre sur les rails la pletee pour le 30 juin, BCE a repoussé lier cette date plus grosse prise de contrôle de l'histoire canadienne.une operation dont le financement toutefois, n'est pas VOIR PAGE A 10: BCE — w w w .1 e d e v o i r.c o m ?Vol.XCIX N*139 ?LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 J Leonard Cohen Le retour du fils prodige Monsieur Leonard Cohen est en ville.Dans sa ville.Ce Montréal qui lui sert de point de repère depuis 73 ans.Et qui trépigne aujourd’hui de revoir sur scène — à compter de lundi — un de ses pins grands artistes, poète prodige, fils prodigue, et homme de toutes les élégances.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ uinze ans que Montréal n’a pas vu Leonard Cohen sur scène: on n"y croyait plus trop.Ne restait qu’un filet d’espoir pour souhaiter le retour du plus lucide des pessimistes.U aura finalement fallu que le grand homme soit victime d’une fraude pour que «l’envie» d’une tournée revienne: feiut41 dire merci à la coupable?Chose sûre, la situation a indirectement fait le bonheur de dizaines de milliers d’amateurs du chanteur.La tournée mondiale du sieur Cohen se fait à guichets fermés.Les critiques sont toutes très élogieuses.Dans son complet première classe, le poètechanteur fascine.Comme toujours.On l’a décrit de bien des façons depuis 50 ans: prince des rabat-joie ou chantre du pesâmisme, Cohot a te «d&eàwi'r cette ^maiœ au Detwir son biographe, Ira B.Nadel Mais l’homme a changé depuis son séjour 1999.«R n’est pas aussi pessimiste qu’m le dit.lia beaucoup moins de hauts et de bas depuis ses 60 ans.H est moins erratique.» En somme: l’amateur de bouteilles de Château Latour vieillit bien.Et entre la mélancolie, tes amours écorchées, cet érotisme latent et mille références religieuses et mystiques, le charme de son œuvre et de sa personnalité reste intact Enigmatique, envoûtant déroutant Cohen.•Je suis surpris de l’intérêt incroyable qu’m lui porte, indique son biographe depuis Vancouver.Le monde entier s’intéresse à Leonard Cohen.La biographie que fai écrite sur lui [Le Canadien errant, Boréal, 1996] a été traduite en une douzaine de langues.Les Japonais la lisent Les Polonais la lisent.Les Français la lisent Quand Cohen entre en scène, peu importe où, il reçoit une immense ovatim avant même d’avoir chanté quoi que ce soit.On le respecte comme m respecte les plus,grands.» Normal c’est «simplement un artiste génial», dit avec beaucoup d’admiration dans la voix, Musia Schwartz.Cette survivante de l'Holocauste, VOIR PAGE A 10: COHEN En pages A 6 et A 7 : L’œuvre et la vie Cohen sur Internet I Le plus célèbre juif montréalais du monde En page E 1 : Cohen et la mesure du temps En page E 3 : Cohen sur disques En pages F 1 et F 2 : L’impérieux désir de ne pas trahir \ .IRAN FRANÇOIS HIvKUllf: JACQUES NADEAU LE DEVOIR PERSPECTIVES Taxe carbone ou tache d’huile ?Louis-Gilles Francœur analyse la proposition libérale ¦ À lire en page B 1 INDEX Actualités.Annonces.Avis publics.Bourse.Carrières.Décès.Économie.Editorial.A 2 C 8 C 7 C 2 C 5 C 8 Cl B 4 Idées.B 5 Monde.A 8 Mots croisés.D 6 Météo.C 9 Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 9 Sudoku.C 8 Gros soccer, grand écran JEAN DION On sait un peu comment c'est On se présente à un entretien, oh, fort amical, on jase de choses et d’autres, et en fin de compte, on oublie de poser la question qu’on avait pourtant trouvée, au moment où notre esprit fié vreux l’avait concoctée, si férocement à propos.En l’occurrence, la question que je voulais leur poser se formulait à peu près comme ceci: «Si vous aimez tant le cinéma et le soccer, est-ce parce qu’il y a beaucoup de cinéma au soccer?» Reconnaissons que ça en jette plutôt Eux, ce sont Louis Bélanger et Denis Chouinard.Cinéastes, et couverts de prix.Le premier a notamment donné Post mortem et Gaz Bar Blues, et il lancera bientôt Timekeeper, le second a réalisé L'Ange de goudron et Délivrez-moi.Ils se sont connus sur VOIR PAGE A 10: SOCCER JACQUES NADEAU LE DEVOIR M / A î A» T t A Ài Denis Chouinard (à gauche) et Louis Bélanger Un voyage stupéfiant dans le cœur d’un homme du A Moyen Age LE MAÎTRE DES PEINES Le Jardin d Àdclie :* r + : r r v :',f 1 t mr ' ' $ - S -m * fi « - - ¦ r, 'ii - _ www.jcl.qc.ca S A M E L) I J ET DIMANCHE 22 JUIN 2 0 0 8 A 2 LE DEVOIR, LES L’été au Devoir ES ACTUALITES zm \ ¦ ; ¦< > Eni@M wmf‘ WM-rm, ANNICK MH DE CARUFEL Bernard Vallée avec un groupe de Montréalais curieux de l’histoire du mont Royal.Le mont Royal, avant les Montréalais Le groupe L’Autre Montréal propose une visite guidée de la petite colline Du pain et des jeux! La maxime s’applique pour résumer en peu de mots ce que Le Devoir vous offrira cet été, à compter de cette fin de semaine jusqu’à la fête du Travail.Les jeux d’abord, car il y aura bien sûr les Olympiques.Nous nous y préparerons de différentes façons dès le début juillet, d’une part en nous intéressant à l’aspect sportif des JO grâce aux portraits d’athlètes québécois que signera Jean Dion.D’autre part, en vous parlant chaque semaine de la Chine elle-même, telle que la voient des Chinois installés ici et des Québécois vivant là-bas.Et pour mettre à bas les clichés, nous consacrerons à ce pays un important dossier signé du réputé journaliste sinologue Jules Nadeau.Puis, quand l’heure des Olympiques sonnera le 8 août, Jean Dion sera à nouveau au rendez-vous, quotidien cette fois, prêt à analy-tjwà ÙkéÊ ser de 8011 stylc inimitable ce que révè-|ÉyÉÉ|K lent ou cachent les performances Des jeux encore parce que, dès / * % samedi prochain, notre section cul- turelle vous invitera à chercher qui R ¦ se cache derrière la description qui f sera faite chaque semaine d'un écrivain connu.Les indices vous intrigueront tout autant qu’ils vous permettront d’en apprendre davantage sur la personnalité recherchée.A ce jeu littéraire s’en ajouteront d’autres le samedi, à l’endos du cahier Perspectives-, énigmes linguistiques, chaînes de mots, proverbes à jumeler, etc.D’une certaine manière, c’est encore du jeu que de reprendre notre très ludique série «Macadam», qui avait été fort appréciée l’été dernier.Que devient la ville l’été, que peut-on y vivre, voir, remarquer, au-delà de toutes les activités officielles qui se multiplient sous le soleil?Nos journalistes de Montréal, Québec et Ottawa vous en feront part à tour de rôle, deux fois par semaine dès aujourd’hui, comme vous pouvez le constater ci-contre.Le jeu, c’est aussi la fête: la grande, celle du 4001 anniversaire de Québec, dont nous suivrons toutes les manifestations.Nous serons aussi au rendez-vous de toutes les autres formes de fêtes qui ont pour noms festivals culturels et compétitions sportives, vous en offrant reportages, critiques ou dossiers, comme celui que nous consacrons aujourd’hui à Leonard Cohen.Mais quoi, dira le lecteur, Le Devoir n’a-t-il envie que de s'amuser cet été?Non, il y aura aussi du pain au menu: de quoi nourrir l’esprit, les souvenirs, la réflexion! Ainsi, le 400' de Québec offrira l’occasion de belles plongées dans ITüstçire.Christian Rioux, dans une série débutant samedi prochain, nous entraînera sur les traces de Champlain, dans les villes de France où l’aventure a pris naissance.En page Idées, les lundis et mercredis, nous revisiterons le Québec du régime français sous l’angle de la vie quotidienne et des événements inusités de l’époque.La série «Québec au temps du scorbut» débutera ce lundi.La page Idées publiera aussi, au fil de l’été, d’autres textes tirés des conférences données au Musée de la civilisation de Québec et qui souligneront différentes facettes de l’histoire de la ville.L’actualité politique ne sera pas en reste puisque François Fillon, premier ministre français, sera à Montréal dans deux semaines, le Conseil de la fédération se réunira à Québec à la mi-juillet le congrès des jeunes du PLQ lancera la saison politique dès le tout début août et les rumeurs d’élections, à Québec comme à Ottawa, accompagneront la moindre apparition estivale de politiciens.Nous serons là! Tout comme nous assisterons au très attendu congrès démocrate à Denver au Colorado à la fin août.Et outre la couverture quotidienne, nous continue rons de vous offrir des dossiers consistants en mie le samedi et des analyses rigoureuses dans notre cahier Perspectives.Bref, nous nous attendons à passer un très bel été et nous vous en souhaitons tout autant! Josée Boileau Directrice de l'information CAROLINE MONTPETIT On croit à tort que c’est un volcan.Pourtant, il n’a jamais craché de feu.Notre mont Royal a bien déjà contenu de la lave brûlante, mais cette timide montée s’est solidifiée avant de crever la surface du sol, alors formée de roches calcaires.En fait, ce sont les glaciers et l’érosion qui ont usé ce calcaire avec les années, permettant à la petite montagne de faire son apparition, avec ses soeurs, les autres Monté-régiennes, il y a quelques millions d’années.Petite colline, donc, dont de grands pans de l’histoire demeurent obscurs, comme en témoigne la visite guidée par Bernard Vallée, du groupe L’Autre Montréal, sur les différents esprits de la montagne.Parlons d’abord de ses premiers habitants, les Iroquoiens, les Montréalais d’avant Montréal.La ville amérindienne d’Hochelaga, avec ses maisons longues iroquoiennes décrites par Jacques Cartier lors de son premier voyage en 1535, n’a jamais été revue par Champlain, qui y est revenu au XVII' siècle.Où sont passés ses habitants?C’est l’un des secrets du mont Royal, que les historiens n’ont jamais élucidé.Chose certaine, les Iroquoiens de 1535 cultivaient le maïs, puisque Cartier dit en avoir traversé des champs entiers à son arrivée.Hochelaga devait compter alors quelque 1500 habitants, vivant dans une dizaine de maisons longues entourées de fortifications.Où était exactement la ville d’Hochelaga, on ne le sait pas non plus aujourd’hui.Et les historiens attribuent sa disparition, dans les années qui ont suivi la visite de Cartier, soit aux épidémies qui atteignaient parfois même les autochtones qui n’avaient pas eu de contacts avec les Européens, soit au nomadisme et à la rotation des sols, qui per-mettaient une meilleure culture du maïs.D’Hochelaga, donc, on n’entendra plus jamais parler.Et les Mohawks qui vivront à Montréal ensuite y ont été établis par les sulpiciens, près du séminaire de la rue Sherbrooke.Les sulpiciens ont promis là aux Mohawks des terres jamais vraiment accordées et ont repoussé ces mêmes Mohawks, sous la pression de plus en plus forte des colons européens, d’abord à Sault-aux-Récollets, puis à Oka, où ils sont encore aujourd’hui.Dans le cimetière Mont-Royal, aux côtés de la première tombe ensevelie en ces lieux, celle du révérend William Spire, mort en 1852, se dresse celle de Joseph Onesakenrat, éduqué chez les sulpiciens, devenu chef d’Oka pour ensuite se rebeller contre les missionnaires catholiques et rejoindre les méthodistes.Revenant chez lui, Onesakenrat «a intégré les droits de son peuple», raconte Bernard Vallée.Il re- nie le catholicisme pour se joindre à l’Église protestante, en réaction aux politiques choquantes des sulpiciens envers les siens.Mais les sulpiciens sont seigneurs et maîtres à cette époque.Forts d’un jugement de la cour qui leur donne tous les pouvoirs sur les terres de la mission, ils font détruire la chapelle protestante bâtie par les Mohawks à Oka.Deux ans plus tard, l’Église catholique d’Oka brûle, parmi d’autres édifices, et Onesakenrat sera emprisonné relativement à ces événements.Dans le Montréal d’avant les Montréalais, les Amérindiens naviguaient sans doute plus assidûment sur la rivière des Prairies que sur le fleuve, où les rapides de Lachine demeurent périlleux, explique Bernard Vallée.Aujourd’hui, la rivière a pris le nom d’un M.Des Prairies, compagnon de Champlain, qui avait emprunté, sans doute par mégarde, cette voie de navigation.Et sur les flancs du mont Royal couraient aussi différents ruisseaux et rivières, taris ou ensevelis sous l’asphalte aujourd’hui.«Us ont été éliminés, ou transformés en égouts ou en collecteur d'eau de pluie», dit Bernard Vallée.Le ruisseau Rimbaud, par exemple, a donné son nom au parc Rimbaud, en face de l’hôpital Sacré-Cœur.D aurait été utilisé par Jacques Cartier et aurait bien plus tard, alimenté les tanneries de Côte-des-Neiges.Le ruisseau Glen, pour sa part a donné naissance à Saint-Henri, au pied de Westmount, où il ahmentait lui aussi le commerce des tanneries.Et c’est le lit de la rivière de la montagne, qui traversait le Plateau Mont-Royal, qui forme aujourd’hui le petit ravin du parc Lafontaine où on a installé un étang.Le Devoir m^ÊÊÊÊÊÊÊF fi: Alliance du personnel professionnel rt technique de la santé et des services sociaux info&aptsQ.com www.aptsq.com '' —; pour préserver notre sy de santé ; r * e a RH HH LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 2 2 J T 1 N 2 0 0 8 A A \CTUALITES Philippe Couillard était las de la Santé Prochaine étape, le remaniement Jean Charest dit qu’il réagira promptement ANTOINE R0B1TA1LLE Québec — «Coup de tonnerre" dans le ciel politique de Québec, selon les mots mêmes de Mario Dumont Philippe Couillard quittera la vie politique la semaine prochaine, forçant un remaniement ministériel non souhaité par le premier ministre Charest La décision n’est pas officiellement prise, mais celui qui occupe le poste de ministre la Santé depuis cinq ans a confirmé hier matin ce que TVA avait évoqué jeudi soir, soit qu’il était «dans une phase de réflexion personnelle».Il participera aux activités liées au 400' anniversaire de la ville de Québec et au prochain conseil des ministres du 25 juin, mais il n’a évoqué aucun autre activité politique au-delà de cette date.Il a précisé que «sa réflexion n'était pas terminée», et que c’était \z «un espace» qu’il entendait se réserver, «bien sûr en lien avec le premier ministre».Lors des vœux de fin de session hier, M.Dumont en a toutefois ANTOINE ROBITAILLE Québec — «On n’est pas en vacances, mesdames et messieurs!»: voilà le cri du cœur qu’a lancé Jean Charest hier à l’Assemblée nationale, au terme de la session parlementaire.Le premier ministre craint que ne s’installe dans la population l’impression que les élus en général, et les libéraux en particulier, ne se la coulent douce, surtout que, selon un rapport de l’Assemblée nationale, dans le Parlement dit «de cohabitation», les députés ont siégé 455 heures de moins que l’année précédente.C’est pourquoi, dans son bilan de fin de session, le premier ministre a insisté sur des mots tels que «travail», «effort», et a rempli le plus possible sa liste de réalisations, parmi lesquelles on retrouvait plusieurs éléments du dernier budget Jérôme-ForgeL profité pour aller serrer la main à M.Couillard après lui avoir souhaité bonne chance.Le ministre a accepté les vœux de son collègue: «Je sais qu’il ne faut pas se fier à tout ce qui est écrit dans les journaux, a dit M.Dumont mais je comprends que c’est la dernière fois qu 'on a l’occasion de l’avoir à l'Assemblée nationale».La chef péquiste ainsi que Ips critiques en matière de santé Eric Caire (ADQ) et Bernard Drainville (PQ) ont aussi traversé la chambre pour aller offrir leurs vœux à M.Couillard.Plus tard, M.Charest a dit qu’il a tenté de le retenir.«J’ai dit à M.Couillard que je serais très heureux qu’il poursuive son travail.» Cela, après avoir parlé de lui au passé à au moins deux reprises: «M.Couillard a été un excellent ministre de la Santé.Rest un excellent ministre de la Santé, et [quant] à moi, il sera un excellent ministre de la Santé.Et je m’excuse de décevoir tous ceux qui ont sauté sur leur calepin pour noter la première phrase.» Depuis deux semaines, l’opposition officielle qualifie le gouvernement de «paresseux», de «flemmard», de «cossard».«L’inaction, ce qu’on a appelé en cours de session la “paresse'' et qui nous a fait sortir quelques autres synonymes qui ont fait réfléchir, en a amusé certains», a noté le chef de l’opposition, Mario Dumont, avant de condamner «l’immobilisme» du gouvernement en faisant son bilan.Economie d’abord M.Charest a soutenu, hier, que son gouvernement avait remis, en des temps économiques incertains, l’accent sur le développement économique.Il a souligné l’élimination graduelle de la taxe sur le capital pour le secteur manufacturier, le Pacte de l’emploi — qu’il a décrit comme «une initiative de 1 milliard de dollars» — et l’adoption du projet de loi sur la retraite progressive.Sur le plan des Remaniement Au sujet du remaniement ministériel qui suivra le départ de M.Couillard, le premier ministre a dit qu’il agira promptement: «On ne cherchera pas à faire durer le plaisir [.]; aussitôt que la décision sera prise, on va agir en conséquence.» En décembre, M.Charest avait souligné que son conseil des ministres paritaires au nombre restreint de 18 détenteurs de portefeuille lui permettait beaucoup de cohésion, mais il avait admis qu’il avait ainsi mis une charge énorme sur les épaules de certains ministres.«Ça leur demande beaucoup, parce que le territoire québécois est très grand», avait-il dit laissant entendre qu’il souhaitait modifier la composition de son cabinet Par exemple, Claude Béchard, actuellement en convalescence après une grave opération pour un cancer, est ministre investissement, il a mis en relief les appels d’offres pour 2000 mégawatts d’énergie éolienne, «5,5 milliards de dollars qui seront investis, en particulier dans les régions du Québec».Par ailleurs, M.Charest a rappelé l’adoption d’une motion sur les valeurs québécoises et d’une loi sur l’égalité des sexes, en guise de première réponse au rapport Bouchard-Taylor.Il a aussi insisté sur l’adoption du projet de loi 22, qui donne des droits de taxation à la Ville de Montréal et tente de régler les problèmes de l’agglomération, qui n’ont cessé de nuire à la Ville depuis les défusions.Cette dernière loi complète, aux dires de l’entourage du premier ministre, la liste de huit engagements pris par M.Charest lors de son discours inaugural de chef minoritaire du 9 mai 2007.Sa prochaine priorité?Le développement de «l’espace écono- responsable du Bas-Saint-Lau-rent.de la Côte-Nord et du Sague-nay-Lac-Saint-Jean.Hier.M.Charest a déclaré que ses ministres étaient en effet très occupés: «C’est une charge importante.Je le reconnais.En même temps, il y a des équilibres que nous voulons respecter», notamment la parité.A ses yeux, le gouvernement «fonctionne très bien».Mario Dumont estime pour sa part que le départ de M.Couillard s'ajoute à d'autres départs de personnages «d’une certaine autorité qui ne trouvent pas leur espace» auprès du premier ministre: l’ancien ministre des Finances, Yves Séguin, l'ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare.«Jusqu’à des gens comme Pierre Paradis, qui sont là mais qui ne sont pas là.[.] C’est un bilan qui.pour Jean Charest, s’alourdit.» Quant à Pauline Marois, lors de la période de questions, elle a ten- mique».Dans les prochains mois, il espère annoncer des ententes avec l’Ontario, mais aussi avec la France sur la reconnaissance mutuelle des acquis et des compétences, et enfin avec l’Europe.Il a répété hier vouloir profiter des prochains événements internationaux (Sommet de la Francophonie, Sommet Canada-Union européenne), où il rencontrera le président et le premier ministre français (qui occupera incessamment la présidence de l’Union européenne), pour faire avancer ces dossiers.«Je veux que nous puissions être la référence mondiale en matière de mobilité de la main-d’œuvre et le faire en français, c’est une affaire qui me paraît très, très importante.» Occasions ratées Pour Mario Dumont, le gouvernement a raté des occasions de mener de vrais débats de so- le — évidemment en vain — de conseiller M.Charest pour son remaniement: «Le ministre de la Santé réfléchit à son avenir.Est-ce que le premier ministre pourrait poser un bon geste, en cette.fin de session, et rassurer les contribuables du Québec qu ’il n 'a pas l intention de nommer l’actuel leader du gouvernement, le député de Châteauguay, à la Santé?» Le leader en question est Jean-Marc Fournier, considéré par les pé-quistes comme étant un des responsables du fiasco de l’UQAM.Par ailleurs, il était de notoriété publique qu'avant même les dernières élections du 26 mars 2007, M.Couillard, un neurochirurgien, était fatigué d’ètre ministre de la Santé, poste pour lequel il détient le record de longévité.D est aussi ministre res-ponsable de La Capitale nationale, où il avait déménagé avant les dernières élections auprès de son épote se Suzanne Pilote et avec ses cinq enfants, une famille reconstituée.ciété.Notamment à propos du rapport Castonguay sur le financement des soins de santé.Interrogé sur la possibilité qu’il tente de renverser le gouvernement, M.Dumont, au plus bas dans les sondages, a répondu: «R faudrait être débranché des Québécois pour ne pas sentir que l’appétit pour le changement, aujourd'hui, au printemps 2008, n’est pas ce qu'il a déjà été.» Quant à la chef péquiste Pauline Marois, elle a déploré le fait que le gouvernement ait multiplié le recours à de grandes commissions, mais qu’il ait remisé leurs rapports sur les tablettes.Elle a aussi dénoncé la «pitoyable gestion libérale de l'État québécois» en soulignant entre autres le «fiasco» financier de l’UQAM, les retards du CHUM et des «dépassements de coûts pour la construction de l’autoroute 30».Le Devoir EN BREF Maxime Bemier rencontrera la presse Ottawa — Maxime Bemier brisera le silence observe jusqu'ici à propos de sa relation intime avec Julie Couillard.qui l'a forcé à démissionner de son poste de ministre des Af-taires étrangères, il y a quelques maines.Le depute Bemier a confirmé hier matin par voie de communiqué qu’il s'adressera aux électeurs de sa circonscription de Beauce mercredi prochain, en début de soirée, au Centre de congrès Le Geor-gesville.à Saint-Georges.Cependant selon ce que rapporte le Globe and Mail, Maxime Bemier ne s'en tiendra qu'à une déclaration prudente; il ne répondra à aucune question des journalistes.le journal ajoute qu’il ne commentera pas non phis les récentes déclarations fracassantes livrées par Julie Couillard au réseau TVA et au magazine 7Jours sur k^s aspects plus intimes de leur relation.Il commenterait néanmoins quelques étapes de la chronologie des événements l’ayant lié à Mme Couillard, dont, semble-t-il.le moment où il aurait appris l’existence de liens antérieius de son ex-copine avec des membres du crime organisé.- Im Presse canadienne Julie Couillard publiera sa biographie Une biographie de Julie Couillard sera publiée à l’automne, en fiançais comme en anglais.C’est ce qu’ont annoncé conjointement, Irier, les directions des maisons d edition québécoise et canadienne-anglaise lx's Editions de l’Homme et McClelland & Stewart.«Elle racmtem son parcours peu banal: de ses débuts modestes dans un quartier ouvrier de Mtmtrèal à sa spectaculaire strrtie publique en mai dernier», indique le communiqué de presse au sujet de fex-ami de cœur de l’ex-ministre dr's Affaires étrangères Maxime Bernier.«De son enfance à sa renamtre avec le président des États-Unis en compagnie du chef de la diplonuitie canadienne en passant parla perte de s \! nP! I< N MOI M- www.roh >rji.uk/fnvvie* i % J % Fernanda Av.Placido Domingo Nancy Herrora.José Bros Mariola Cantarero Du 21 au 26 juin - 17h au Cinéma du Parc Avec s.-t.anglais fç.'é ^ CINÉMA DU PARC 3S75.AV uo PAU r UigiSCreen (S14)/ VITU / www'irumarhip^n r ORDRE NATIONAL DU QUEBEC HONNEURAU PEUPLE DU QUEBEC Au nom du peuple québécois, nous avons rendu hommage, le 18 juin dernier, à la force et à la détermination de femmes et d’hommes d’exception qui ont marqué de leur empreinte le Québec dynamique d’aujourd’hui, dont à titre posthume les anciens premiers ministres Robert Bourassa et René Lévesque.Dans le contexte du 400e anniversaire de Québec, nous avons également témoigné notre reconnaissance, le 19 juin, à l’endroit des premiers ministres toujours des nôtres qui ont gouverné le Québec depuis la création de l’Ordre national du Québec.À travers eux, nous avons salué tous ceux et celles qui ont fait le choix du service public et de l’engagement démocratique.L’Ordre national du Québec nous permet ainsi d’exprimer notre gratitude envers tous les citoyens qui font honneur au peuple du Québec.Jean Charest Premier ministre du Québec .r 1 if' j i 4 ; i?* * _ * * r »#, v # ^ * £ Le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, en compagnie des cinq premiers ministres honorés au rang de grand officier, le 19 juin.^ Q ' V-;V 4!ÿ*v; >' ^A • ' .' ¦ : : v; ’ ' ;• * ¦ : • I a .ft ' ^ ' ï____________¦ .-•< Le premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, en compagnie des 52 récipiendaires de l’Ordre national du Québec, le 18 juin.- LE DEVOIR.LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 .1 C I N 2 O O S a r> ACTUALITES Mark Lafleur échappe à une condamnation pour Au tour de Westmount d’accepter l’installation d’un érouv BRIAN MYLES Le doute raisonnable et la faiblesse de la preuve de la Couronne ont sauvé Mark Lafleur d'une condamnation pour agression sexuelle.Contre toute attente, le juge Serge Boisvert a prononcé hier un verdict d'acquittement séance tenante en faveur de Lafleur, 23 ans.Le juge Boisvert n'est pas convaincu hors de tout doute raisonnable que Mark Lafleur a agressé sexuellement son ex-petite amie, mineure au moment des faits, «ce qui ne veut pas dire que les agressions ne sont pas survenues», a-t-il précisé.Le juge n’accorde aucune crédibilité au témoignage de Lafleur, qu’il a qualifié à juste titre de «jun-kie».Mark Lafleur a nié les trois agressions sexuelles sur la plaignante, «M», allant même jusqu’à invoquer comme alibi son impotence résultant de sa consommation de crack.«Un témoignage de STÉPHANE BAILLARGEON Le Mouvement Desjardins ne regrette pas sa commandite accordée au Congrès eucharistique international de Québec même si l’événement est critiqué par ses détracteurs pour sa vision pqr trop «cléricale» et «passéiste» de l'Église catholique.Legatus, une association internationale d’entrepreneurs catholiques, de même que les gouvernements de Québec et d’Ottawa ont aussi financé le congrès.«C’est un événement international important qui génère des retombées économiques importantes pour la ville de Québec, dit André Cha-pleau, porte-parole du Mouvement Desjardins, qui refuse d’aborder le problème du point de vue idéolo- même, ça ne vaut pas grand-chose, a lance le juge.En plus, j’ai la preuve qu ’il était violent, très violent à l'égard de '‘M".» Par contre, le témoignage «très vague» de «M» au sujet des agressions sexuelles ne pèse pas fort dans l’esprit du juge.La jeune fille prenait autant de drogue et d’alcool à 94 % que son amoureux, sans y être forcée, a précisé le juge, fis se sont trouvés et perdus l’un et l'autre dans l'enfer paradisiaque de la drogue.La version des faits de «M» a évolué entre sa première déclaration à la police, le 31 janvier 2007, et la tenue du procès cette semaine.Elle peinait à se souvenir des dates, des lieux et des circonstances des agressions sexuelles, hormis celle du 13 janvier 2007, alors qu’elle n’éprouvait aucune difficulté à s’exprimer sur les incidents de violence.«Sur les agressions sexuelles, la preuve est fort mince.C’est effectivement la version de “M” versus celle de l’accusé», a dit le juge Boisvert gique ou politique.Dans ce contexte, ça représentait pour nous une occasion intéressante.On ne peut pas non plus nier les liens historiques qui lient le Mouvement et l'Église catholique.» 10 000 catholiques Le 49' Congrès eucharistique international (CEI) se termine à Québec ce week-end.Environ 10 000 catholiques du monde entier, dont la moitié du Québec, participent aux activités qui se déroulent sur le thème «L’eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde».Desjardins et Legatus ont injecté plusieurs centaines de milliers de dollars chacun dans l’organisation de la rencontre.Le groupe Legatus a été créé par le milliardaire américain Tom Monaghan, fondateur de Domino Pizza, pour faire la agression dans une flèche decochee au ministère public.«Son affirmation d’avoir été agressée sexuellement n’est confirmée par rien d’autre», a-t-il déploré.Durant le procès, le juge a rappelé à l’ordre la procureure de la Couronne, Sophie Lavergne, qui a mis en preuve des faits relatifs aux voies de fait séquestration et menaces, bien que Lafleur ait reconnu sa culpabilité à cet effet.La violence, le contrôle et la domination exercés par Lafleur sur sa victime permettent d’apprécier la conduite de l’accusé et les réactions de la victime, a concédé le juge.Cependant, il ne peut déduire de cette preuve que Lafleur a nécessairement agressé la jeune fille, âgée de 15 à 17 ans au moment des faits.Le frère de Mark Lafleur, Martin, et sa mère.Lise Barré-Lafleur, ont témoigné en défense.La mère de «M» a également été appelée à la barre.Dans l’esprit des Lafleur, «M» revenait toujours vers Mark.promotion des valeurs catholiques auprès des entrepreneurs.M.Chapleau refuse de confirmer que le Mouvement Desjardins a versé 500 000 $ au CEI.Les organisateurs de la rencontre catholique gardent aussi le silence sur ce montant, comme sur celui versé par Legatus.«Le Mouvement Desjardins, Legatus et les Chevaliers de Colomb font partie de nos gros contributeurs privés qui ont demandé de garder les montants confidentiels», se contente de dire M81 Jean Picher, secrétaire général du Congrès.Par contre, il accepte de ventiler ses budgets.Le CEI compte sur une enveloppe totale de 13 millions de dollars.Les communautés religieuses, les mouvements catholiques et les paroisses canadiennes ont allongé «entre sept et huit millions», obte- sexuelle Il était impossible de les séparer et d’envoyer le jeune homme suivre une thérapie dont il avait grandement besoin.Selon la mère de «M», Mark Lafleur lui a arraché sa fille alors qu’elle était encore une enfant pour la terroriser et la violenter.«C'est clair qu ’il y a une certaine animosité.Chaque famille blâme un peu l’autre pour ce qui est arrivé», observe le juge qui ne jette le blâme sur aucun des clans.Mark Lafleur est resté impassible dans le box des accusés lorsqu'il a été acquitté.D n’est toutefois pas ressorti en homme libre.Le fils de l’ex-hockeyeur Guy Lafleur a reconnu sa culpabilité à 16 des 18 accusations de voies de fait, menaces de mort, séquestration, méfait et vol portées contre lui, ce qui lui vaudra à coup sûr une peine d’emprisonnement à l’issue des rt^ présentations sur sentence, le 3 juillet prochain.Le Devoir nus en partie par des quêtes spéciales auprès des ouailles.Les trois ordres de gouvernement contribuent pour quelque trois millions de dollars, le reste du financement provient des délégués eux-mêmes.«Les donateurs publics agissent pour des raisons économiques, les donateurs privés, par conviction religieuses», résume M1'1 Picher.Cela dit, le prélat trouve réductrices et mal venues les critiques adressées au Congrès.«La difficulté est d’opposer à tout prix deux choses.Est-ce mieux de se consacrer à l’adoration de l’eucharistie ou de se mettre au service des autres?C’est mieux de faire les deux.On ne peut pas opposer prière et engagement dans le monde.» Le Devoir JEANNE CORRIVEAU La ViBe de Westmount vient d’autoriser l'installation d’un érouv sur son territoire à la suite d'une d^ mande formulée par la communauté juive.La mairesse de Westmount, Karin Marks, affirme que la décision de son administration n’a pas créé la même controverse qu'à Outremont, 0 y a sept ans.La congrégation Shaar Hasho-mayim a entrepris, le 28 mai dernier, la mise en place d’un érouv afin de ceinturer un périmètre à Westmount.Les travaux visant à installer un fil de nylon discret sur les lampadaires de la Ville ont débute deux jours après que les élus de Westmount.dans une décision unanime, eurent donné leur aval au projet.Le périmètre est délimité par l’avenue Claremont, The Boulevard, l’avenue Clarke et la voie ferrée située au sud de la rue Sainte-Catherine.L'érouv consiste en un fil installé en hauteur, à environ quatre mètres du sol, afin de délimiter une zone symbolique qui élargit le domaine privé des juifs.Il permet plus de liberté aux juifs qui ne peuvent porter des objets, des sacs d'épicerie par exemple, hors de leur domicile le jour du Sabbat.Avant d’entériner la décision, la Ville a voulu s'assurer que le projet ne contrevenait pas aux lois canadiennes et québécoises ni aux réglements municipaux.Elle a même consulté un expert en ornithologie afin d’être certaine qu’un érouv ne pouvait être nuisible aux oiseaux.11 a fallu deux ans à la congrégation avant d’obtenir le feu vert des autorités municipales.Les citoyens auront peine à voir l’érouv tellement il est discret, assure la mairesse de Westmount «Cest symbolique comme la croix du mont Royal.L’érouv n’a aucun impact sur les autres résidants, mais il en a pour ceux qui y croient.Il ne nuit à persim-ne», soutient Mme Marks.Tous les frais liés aux vérifications préalables, à l’installation de l’érouv et à son entretien seront assumés par la congrégation Sliaar Hashomayim.a indiqué la mairosse.En 2000, à fa suite de plaintes de citoyens, fa Ville d’Outremont avait démantelé l’érouv installe quelques années plus tôt sur son territoire.Des citoyens de ht communauté juive s’étaient aussitôt adressés aux tribunaux.L’année suivante, la Cour supérieure avait donné raison aux juifs.La Ville avait renoncé à porter 1a cause en appel.11 n’y a pas eu de levée de boucliers à Westmount jusqu’à mainte-nant, a dit Mme Marks.Un seul citoyen s’est plaint.Dans une lettre adressée à la mairesse, René le Clère qualifie l’entente A'«accommodement non raisonnable».11 reproche à fa Ville d’avoir agi «en catimini» et d’avoir placé les citoyens devant un fait accompli.«Li Ville de Westmount n 'est pas une ville juive, tout comme elle n'est pas catholique ou protestante, ou d’autres confessions ou groupuscules qui relèvent de la marginalité ou de la fantaisie, et cette décision ne s'applique qu’à une bien fiible minorité, écrit-il.Tout cela ne me semble pas très démocratique.Im démocratie doit aussi et avant tout respecter le droit des majorités.» Le très médiatisé rapport de 1a commission Bouchard-Taylor, rendu public le mois dernier, concluait que «l'installation d'un érouv ne porte pas atteinte à la neutralité de l’Etat et peut donc être autorisée dans la mesure où elle ne cause pas d'inconvénient à autrui».On retrouve des érouvs dans plusieurs municipalités de l’île de Montréal, notamment à Hampstead, à Côte-Saint-Luc et à Dollard-des-Ormeaux.«Je ne peux pas comprendre pourquoi quelqu 'un serait dérangé par un fil qu'on ne peut même pas voir», commente Anthony Housefather, le maire de Côte-Saint-Dic, où un érouv a été installé il y a plus de dix ans.Personne ne s'est jamais plaint, perstmne ne m'en a jamais parlé et je ne sais même pas où il est», ajoute-t-il.Le Devoir Le Congrès eucharistique a coûté 13 millions CONCOURS EN ART PUBLIC À TOUS LES ARTISTES DU QUÉBEC - APPEL DE DOSSIERS La Ville de Québec invite les artistes professionnels du Québec à participer à un concours pour la réalisation d'une œuvre d'art contemporain dans le cadre de l'aménagement d'une place, avenue Royale, arrondissement Beauport.Pour connaître les modalités du concours, les artistes intéressés sont invités à consulter la section Sujets de l’heure du site Internet de la Ville de Québec www.ville.quebec.qc.ca/.Les dossiers doivent être acheminés avant 16 h, le 7 juillet 2008 au : Service de la culture Concours d'art public - Arrondissement Beauport 43, rue de Buade, 3e étage Québec (Québec) GIR 4A2 Ville de Québec ÇA NE PEUT PAS ATTENDRE L’éducation de qualité pour tous / Je m’engage, je signe la Grande Déclaration proclamée à Québec le 12 août 2008 CANADIAN COMMISSION FOR UNESCO COMMISSION CANADIENNE POUR L'UNESCO www.Unesco, t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.