Le devoir, 19 mai 2004, Cahier D
LE DEVOIR.LE.MERCREDI 19 MAI 2 0 0 4 LE DEVOIR Aqroalimentaire Sur la table UPA Le Québec sans OGM ?Page D 3 NORREF Grosse pêche Page D 4 Selon les arrivages En matière d’alimentation, les saisons se suivent et ne se ressemblent plus.Fini le temps où le bonheur dans l’assiette se mesurait à quelques denrées dûment sélectionnées, dont l’évaluation de la valeur se faisait plus en termes de débours pécuniaires qu’en fonction d’un régime alimentaire équilibré et varié.Fini donc ce temps où, pour certains, un bon repas consistait nécessairement en un «gros steak» suivi d’un «dessert» idéal, choisi entre la tarte aux pommes ou le gâteau au chocolat Mis au ban aussi ceux et celles au régime simpliste qui répètent inlassablement le même menu, comme si leur alimentation copiait le régime des hôpitaux et des prisons: qu’il s’agisse des légumes, des fruits ou des viandes, ce que les marchés mettent aujourd’hui sur les tablettes satisfait à la fois les critères les plus exigeants de variété et de qualité.Il est bête maintenant de se limiter à la pomme de terre accompagnée d’une seule pièce de viande.Fini ce temps où un bon repas consistait en un Autres saisons En fait, en matière d’alimentation, les saisons se suivent et ne se ressemblent plus.Ainsi, au milieu de mai, pour qui a quelque moyen, un moment fort arrive: les homards débarquent, tant dans les magasins spécialisés que dans les grandes surfaces.Et pour le connaisseur que les prix actuellement affichés font tiquer, il sait qu’il lui suffira d’attendre la fin juin où l’abondance de la pèche signifie chute des prix et bradage de ce produit de luxe: il y a pour les Québécois un avantage à compter parmi les régions de son territoire celle des Des-de-la-Madeleine! Le consommateur n’est même plus prisonnier de la production locale.Parlons-nous marée qu'un distributeur local (Norref, si on veut le nommer) affirme avec fierté offrir pour la seule crevette plus de 60 espèces différentes, provenant de tous les secteurs de pèche «gros steak» suivi d’un «dessert» idéal de la planète.Et ce crustacé n’est qu’un item d’un catalogue imposant le distributeur montréalais fait transiter par ses entrepôts plus de 1200 poissons différents.Plus encore, le goût et la qualité sont partout mis en vedette.Un regard sur le secteur laitier en fait la preuve.Ainsi, en dix ans, c’est plus d’une centaine de nouveaux fromages québécois qui sont apparus dans les fromage-ries d’ici et d’ailleurs.Et ils ne sont pas que variés: ils sont bons.«Nous produisons le meilleur cheddar au monde, proclame ainsi un expert reconnu, Jules Roiseux, qui ajoute, évaluant la production de 2002, en plus, la même année, nous avons aussi raflé une première place avec le fêta Danesborg et un deuxième rang avec le gouda Anco.» Dans le monde de là production industrielle, un grand volume n’entraîne donc plus une mise en marché obligatoire de denrées uniformes au goût synthétique.NouveUes exigences 11 faut dire que le consommateur affiche ses exigences.À un point tel qu’il met à mal la planification de la grande industrie.On a ainsi vu récemment le géant américain-Mon-santo interrompre ses recherches sur une nouvelle semence de type OGM: il n’y aurait point une demande suffisante car les agriculteurs craignent une réaction négative des consommateurs, ceux-ci étant ébranlés par les informations qui circulent sur les dangers d’un tel produit.Et au Québec, dans ce secteur, on pense aller encore plus loin.Sans préjuger des effets qu’auraient les organismes génétiquement modifiés, l’Union des producteurs agricoles, ITJPA, entreprend ainsi une étude dont l’objet serait de voir s’il n’y a point lieu de promouvoir l’agriculture d’antan, faisant du Québec un territoire en Amérique qui donnerait priorité à l’alimentation «biologique», et ce au détriment des autres cultures.Une telle mesure n’est toutefois pas sans danger, d’autant plus que la récente loi fédérale relative à l’étiquetage est très permissive (elle se réclame de la bonne foi des producteurs plus qu’elle fait état de normes strictes) et que, mondialisation oblige, la compétition est rude dans le monde alimentaire: le nombre d’acheteurs sera-t-il suffisant à accepter de payer un peu plus pour un produit naturel?D’autant plus qu’il y aura une différence de coût avec un produit venu d’ailleurs, d’Europe de l’Est ou d’Amérique du Sud, voire du sud de la frontière ou des autres régions canadiennes, là où de telles façons de produire ne seront pas la norme.S’il y a donc un débat sur la nature des produits alimentaires, il en est un autre d’une autre nature, plus quotidien cette fois, qui est mené chaque fois qu’il est question des repas du jour quoi mettre dans l’assiette quand le choix est si grand?La réponse sera sans doute simple pour qui se limite (ce qui exclut la limitation) à ce qui constitue l’arrivage de ce jour-là.Normand Thériault r .G/ * VjI ’ r «• \ ( H ¦ * * *• , -w f ¦ # ^ % LE DEVOIR, LE MERCREDI 19 MAI 2004 D 2 • AGROALIMENTAIRE* Agropur Il n’y a pas que le oka ! «Le Québec est la Mecque du fromage en Amérique du Nord» Avec un chiffre d’affaires de 1,9 milliard de dollars en 2003, Agropur est la plus importante coopérative agricole au Canada.Des fromages fins aux «milk-shakes» en passant par toute une gamme de laits enrichis et de crèmes onctueuses, l’entreprise tire son épingle du jeu en misant sur la diversification de sa production.Des efforts qui portent fruit puisqu’elle fait aujourd’hui figure d’exemple, particulièrement dans le domaine des produits affinés.ALEXANDRE SHIELDS Les trois usines de la division des fromages fins transforment chaque année plus de 90 millions de litres de lait de vache en une multitude de variétés de meules aux saveurs de plus en plus appréciées.La qualité des gouda, cheddar, saint-paulin, oka, brie et camembert de la coopérative en font un chef de file nord-américain.Une réussite qui tombe à point dans un marché en pleine expansion depuis une décennie.Professeur à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe depuis 1987, Patrick Ti-rard-Collet souligne que la réputation des fromages fins produits par Agropur dépasse largement les frontières de la province.«Ils ont une véritable renommée internationale, bien qu’ils n'aient pas la même tradition que des producteurs qui ont parfois plus de 200 ans d’histoire, explique-t-il.Il ne faut pas oublier que les fromages de spécialité sont reconnus depuis seulement une dizaine d’années au Québec.» En effet, si un citoyen canadien consomme en moyenne 11 kg de fromage par année, la part des «affinés» ne représente encore qu’une fraction de ce marché, souligne le vice-président marketing de la division des fromages fins, Jean Laporte.Auteur du Guide complet des fromages du Québec, région par région, Jules Roiseux soutient qu’Agropur produit tout simplement des «incontournables».«Il y a deux fromages que vous ne pouvez pas vous permettre d’oublier dans une dégustation: le oka et l’excellent vieux cheddar Britannia.» Le spécialiste insiste sur ce dernier, «une des grandes réussites d’Agropur».Fromage affiné pendant trois ans, il a remporté les honneurs de sa catégorie au World Championship Cheese Contest, en 2002.Toute une victoire pour la coopérative, puisque cette compétition est la plus importante du genre sur la planète.Jean Laporte ne cache d’ailleurs pas sa fierté.«Nous produisons le meilleur cheddar au monde, clame-t-il.En plus, la même année, nous avons aussi raflé une première place avec le fêta Danesborg et un deuxième rang avec le gouda Anco.» Récompenses La possibilité de faire du Québec un eldorado de l’industrie fromagère ne fait aucun doute dans l’esprit de Jules Roiseux.«Le Québec est la Mecque du fromage en Amérique du Nord, croit-il.Les Québécois ont conservé l’esprit aventurier de leurs ancêtres.Avec une telle “génétique”, ils vont sûrement développer plus de produits capables de se mesurer à ce qui se fait ailleurs dans le monde.» Tout indique donc que les quelque 4400 producteurs laitiers membres de la coopérative ont fait le bon choix en misant sur les produits affinés pour séduire le palais des connaisseurs.En avril dernier, l’entreprise a d’ailleurs fait bonne figure lors du Grand Prix des fromages canadiens.Le saint-paulin Anco s’est mérité le prix de meilleure «pâte demi-ferme» et le Britannia doux jaune a valu à Agropur la première place chez les «Cheddars doux».Les résultats du concours témoignent aussi de la vitalité de l’industrie fromagère québécoise: 10 des 16 prix remis à cette occasion ont été raflés par des producteurs d’ici.Cette compétition, la plus prestigieuse en sol canadien, est organisée par les Producteurs laitiers du Canada (PLC), un organisme qui compte plus de 17 000 membres à travers le pays.Mis en marché depuis peu, le «Providence oka» s’est distingué dans la catégorie «design d’emballage» lors de ce même concours.Pâte molle à croûte lavée, ce dernier-né fait partie d’une gamme qui fête cette année son 110'' anniversaire.Une lignée qui fait la fierté de la coopérative.«Le oka est l’un des fromages les plus connus et appréciés au Québec, estime Yan Heard, acheteur pour la Fromagerie Hamel située au marché Jean-Talon.En fait, je ne conçois pas une fromagerie qui n'aurait pas de oka dans ses présentoirs.» Autrefois fabriquée par une communauté monastique, la fameuse meule est développée par Agropur depuis 1981, qui en a fait son «produit-vedette», affirme Jean Laporte.Nouveaux marchés Selon Patrick Tirard-Collet, une des forces de la coopérative née à Granby est d’avoir su développer une diversité de produits qui s’adressent à un large éventail de consommateurs.«Ils font des fromages qui peuvent toucher le grand public, mais ils tiennent aussi compte des gens qui recherchent un produit plus spécifique.En fait, certaines variétés sont destinées à des épiceries tandis que d’autres se retrouveront «Nous produisons le meilleur cheddar au monde» PHOTO PHILIPPE MOLLE Un citoyen canadien consomme en moyenne 11 kg de fromage par année.dans des boutiques spécialisées.» Chef de file canadien, la coopérative fondée en 1938 ne compte pas se limiter au seul marché intérieur.En avril 2002, Agropur a d’ailleurs fait l’acquisition d’une usine aux Etats-Unis, la Deutsche Kase Haus.Installée en Indiana, elle produit principalement du «Colby» et du «Monterey Jack», deux «classiques» destinés au marché américain.«Nom voulons nous inscrire dans une perspective nord-américaine et démontrer que nous sommes une entreprise de calibre international, explique le directeur des relations publiques chez Agropur, Jean Brodeur.Nous avons développé le savoir-faire et les technologies nécessaires pour le prouver.» Du lait sous toutes les formes! Division d’Agropur fondée en 1990, Natrel met sur le marché le lait, la crème et le beurre commercialisés sous le même nom, mais aussi sous les appellations «Québon» et «Sealtest».Là aussi, la coopérative innove pour répondre aux besoins et aux Connaissez-vous le boulanger qui moud quotidiennement toutes ses farines ?I F VKAI PAIN INTTCJKAI Capucine et Tournesol la 9cu\e boulangerie-Meunerie k Montréal 226 Barnard OUMt (coin Jeanne-Mance), 277-0232 cjlpllcintf-et-toume0ol.com Découvrez lu saveur et les vertus de la farine fraîche | Viandes et boulangerie biologiques Boeuf • Sanglier • Agneau Canards de Barbarie • Pintades Saucisses • Charcuteries • Oeufs Pains au levain • Tourtières • Pâtisseries Visitez notre ferme et boutique : vendredi, samedi et dimanche de 13h à 17h.•1 FERMES ^pIorgan 90, chemin Morgan, Weir • Québec • JOT 2V0 Tél.: 819*687»2434 www.fermemorgan.com 30 min.à l'ouest de ShSauveur / 20 min.au sud de Mont-Tremblant NOUS AVONS UN POINT DE CHUTE AU #1 VAN HORNE, MU i goûts des consommateurs.Ces jours-ci, une nouvelle gamme de crèmes pour le café doit apparaître sur les tablettes.«C'est une gâterie pour donner de la saveur, de l’arôme et un bon petit goût sucré à notre café», souligne fièrement Monique Raymond, qui travaille au développement de nouveaux produits chez Natrel.Disponibles dans les saveurs de vanille française, caramel, moka et crème irlandaise, ces délices lactés devraient s’inscrire dans une lignée de succès commerciaux pour Agropur.Enrichi à l’oméga-3 La division, qui transforme près de 800 millions de litres de lait par année, compte déjà plusieurs réussites à son actif.En 2002, le «Natrel Nutrition 24» a raflé le titre de nouveau produit de l’année dans la catégorie des produits laitiers.Ce prix est particulièrement significatif pour assurer une bonne mise en marché puisqu’il est remis par le Conseil canadien des détaillants en alimentation.«Le Nutrition 24 renferme près de 25 % des besoins quotidiens de l’organisme en vitamines et minéraux», explique Mme Raymond.De plus, il combine ses qualités nutritives à un éventail de saveurs: chocolat, chocolat-framboise, cappuccino et vanille.Cette année, Natrel est en nomination pour le même prix avec le lait «Oméga-3».Ce produit, lancé en septembre dernier, contient bien sûr des oméga-3, une composante qui permet de réduire substantiellement la quantité de «mauvais cholestérol» dans le sang.«La popularité de ce lait enrichi va-bien au-delà de nos espérances, affirme Monique Raymond.Nous sommes fiers parce qu’il peut réellement aider à diminuer le risque de développer des maladies cardiovasculaires.» Jamais à court d’idées, elle ajoute que la force de Natrel est justement sa créativité et son écoute des besoins des gens.«On a toujours JL Acjkdit JL ^ y o«sntiit mmut>s Distrival Canada LIMITÉE - LIMITED .des engrais organiques et naturels à 100% IMTS» UN CADEAU DE LA MER A LA TERRE 1-800-881-9297 ou visitez nous au www.distrival.qc.ca une dizaine de projets sur la table», conclut-elle.A.S.4.Ce produit, lancé en septembre dernier, contient bien sûr des oméga-3, une composante qui permet de réduire, substantiellement la quantité de «mauvais cholestérol» dans le sang.A G R 0 A LIME N T AI RE SCR, LA TABLE CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ PAR LE DEVOIR Responsable NORMAND THÉRIAULT ntkrriinltsledcvoir.ei 2050, rne de Blenry.9' éuge, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (514) 985-3333 redactioricledevoir.com FAIS CE QUE DOIS LE DEVOIR.LE MERCREDI 19 MAI 2 0 0 4 ÂGROALIMENTAIRE Producteurs agricoles Un Québec sans OGM ?LUPA entame une réflexion sur le retour à l’agriculture traditionnelle Éradiquer les OGM ou conti* nuer à les produire?La question se pose pour les producteurs québécois alors que les campagnes d’opposition aux organismes génétiquement modifiés battent leur plein dans la province.' MARTIN KOUCHNER I n Inquiets des possibles manques de débouchés pour une agriculture dont les consommateurs ne voudraient plus, les membres de l’Union des producteurs agricoles (UFA) ont récemment entamé une réflexion sur les avantages et les inconvénients d’un arrêt de la production de ces produits de la : biotechnologie.Au cours de la première semaine de mai, un co-: mité formé pour réflé-; ; chir sur le problème de : l’étiquetage des produits contenant des OGM a accepté d’élar-: gir sa mission à l’ensemble des questions soulevées par leur utilisation.«H consultera un vaste panel d’experts, dont des membres des • associations environne-mentalistes Équiterre ou Green-peace.Il n’est pas exclu non plus d’aller voir l’industrie», dit Laurent Pellerin, le président de l’UPA.Un rapport préliminaire sera disponible d’ici septembre, mais les conclusions définitives ne seront pas rendues publiques avant le congrès général de l’organisation syndicale, prévu en déçembre prochain.A la clé, une analyse qui se veut pragmatique sur l’état des lieux, deux ans après la derniè-! ! re rencontre sur le sujet.«Nous ne sommes pas un groupe militant, explique Laurent Pellerin.Nous ne sommes ni en faveur, ni contre cette nouvelle technologie.Les craintes des producteurs quant à la stabilité du marché des OGM sont réelles Elle n’est pas forcément mauvaise.» D’ailleurs, selon lui, les biotechnologies appellent toujours le débat.C’était notamment le cas pour les premières inséminations artificielles voilà 25 ou 30 ans.Des consommateurs inquiets N’empêche, les craintes des producteurs quant à la stabilité du marché des OGM sont réelles.«Pourrons-nous encore vendre nos récoltes à des consommateurs qui n’en veulent plus?», interroge Laurent Pellerin.Déjà, certains produits de ces nouvelles technologies n’ont pas trouvé leur marché chez nous; c’est le cas par exemple des pommes de terre dont les grands distributeurs n’ont pas voulu.Et très récemment, l’une des grandes firmes de biotechnologie, Monsan- to, annonçait qu’elle retirait le blé é «Round Up Ready Wheat* qui devait être commercialisé au Canada.«Ils en ont arrêté la commercialisation parce qu’ils ont constaté qu’il n’y avait pas de marché», analyse le président de l’UPA Pour son syndicat, il faudra tâcher de comprendre comment les attitudes envers ces denrées évolueront à l’avenir.Et ce n’est pas une mince affaire.«Le comportement des consommateurs est versatile, note Laurent Pellerin.Dans certaines mquêtes d’opinion réalisées aux États-Unis, on voit que les produits les moins chers sont privilégiés, même lorsque la présence d’OGM est bien indiquée.D’autres consommateurs sont prêts à payer plus cher des produits sans OGM.» Difficile d’établir un pronostic fiable quant à leur attitude future.C’est pour cela que le rapport actuellement en cours de réalisation permettra de définir les elles pennettent de limiter le recours à certains produits chimiques assez dispendieux.Mani- Le président de l’UPA Laurent Pellerin.conditions d’un retour à une agriculture traditionnelle au Québec, si cela s’avérait nécessaire dans un avenir proche.«L’agriculture fait face à un défi important actuellement.H faut que nous soyons en mesure de prendre des décisions éclairées», dit-il.Des agriculteurs prudents L’utilisation d’OGM reste relativement faible au Québec.Il s’agit principalement de 31 % du mais, de 28 % du soja et de 65 % du canola, la production de canola étant par ailleurs marginale.«Les semences naturelles existent et un abandon des OGM est donc techniquement encore possible», note Laurent Pellerin.Les arguments en faveur d’un tel abandon sont bien connus de l’UPA.«La première de nos préoccupations a été reliée à la dépendance des agriculteurs envers les grandes multinationales qui produisent les semences», dit-il.Les agriculteurs doivent en racheter chaque année les droits d’utilisation.Selon M.Pellerin, ce risque aurait toutefois été limité par la multiplication des produits disponibles sur le marché et l’apparition d’une vraie concurrence entre ces grandes firmes.Mais reste l’inextricable question des risques biologiques liés à la contamination CLÉMENT ALLARD LE DEVOIR des champs «sans OGM» ou encore celle de l’éventuelle «nocivité» de certains produits.«Des questions sont posées; il faudra que les scientifiques tracent une ligne consensuelle sur ces problèmes.Nous n’avons toujours pas de réponse claire», dit M.Pellerin.Car, à l’inverse, l’abandon des OGM n’aurait pas que des conséquences positives.«Ils ont beaucoup d’avantages pour les producteurs», dit-il.Notamment économiques.D’abord parce qu’ils améliorent le rendement des récoltes.Et puis les semences transgéniques coûtent cher à l’achat, plus cher que les semences traditionnelles, mais pulé génétiquement, le maïs Round Up.par exemple, résiste à l’herbicide homonyme.Il assure ainsi une certaine tranquillité d’esprit aux agriculteurs en limitant le nombre d’interventions nécessaires au cours de la production.«Avec des semences traditionnelles, plusieurs épandages peuvent être nécessaires, au risque d'endommager les plantes dont on cherche à assurer la préservation», explique-t-il.Une concurrence internationale En plus, l’emploi d’OGM offre un autre avantage important à ses utilisateurs: en limitant le recours à ces produits parfois très nocifs, on prend moins de risque pour leur santé.De la même façon, les consommateurs courent eux aussi moins de danger de trouver des résidus chimiques dans leur assiette.Or, le fait d’interdire les OGM au Québec ne veut pas dire que l’ensemble de la production respectera la norme «biologique» — la seule qui limite tout à fait le recours à ces produits chimiques —, selon Laurent Pellerin.Il ressort donc que, sur le plan social ou sanitaire, l’UPA devra peser les avantages et les inconvénients d’un tel renversement de vapeur avant de prendre toute décision D’autant plus que le Québec évolue dans un marché mondial.«La concurrence des pays de l’Est ou du Brésil est réelle.Si nous arrêtons les OGM, eux continueront à en vendre sur nos tablettes, à un prix attractif.» Il faudra donc mettre en œuvre un système d’étiquetage et de traçabilité très efficace.Mais là encore, sa création sera délicate.«Qui le financera, s’interroge Laurent Pellerin, les producteurs ou les institutions?» Bref, le débat sur les OGM est ouvert chez les producteurs québécois, mais son issue reste incertaine.Krill pur à 700% P^e KriU_ S&uagent de conservation ^ 100 eamulc^OOiri Krilex AIDE A AMELIORER DE FAÇON EFFICACE : ;eu, 1 r , ] Krütl deNATJURE « c \ on A' 'S'ont/tfC'S /ex firentie/ss an(f#a/hs de ieu//'ou/i/ite/ifaire.> IIPA L'Union dos producteurs agricoles Inflammations Prostate Fibromyalgie Problèmes digestifs Système immunitaire Sinusites Anxiété Diabète Acné • Asthme • Arthrite • Cholestérol • Cadîovasculaire • Allergies • Cicatrices • Hyperactivité chez les enfants • Troubles hormonaux Krilex a des effets ¦ m* bénéfiques sur tout l’organisme.Krill entier Aussi 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distributeur, l’un des plus en vue de la métropole, estimait son chiffre d’affaires à cinq millions de dollars en 1987.Une quinzaine d’années plus tard, celui-ci atteint 37 millions.«Cette année, on anticipe une augmentation de 33 %», renchérit le président de l’entreprise, Gilles Perron.D’Amérique et plus loin L’intérêt de la population pour les produits de la mer—intérêt qui ne semble pas faiblir — a poussé .Norref à développer et à améliorer ses infrastructures au fil des années afin d’assurer une meilleure efficacité.Aujourd’hui, plus de 17 camions sillonnent constamment les routes de la province et du .pays afin de s’approvisionner en poissons et crustacés.«On a même un 53 pieds qui fait l’aller-retour en Floride chaque semaine pour ramener des produits en provenance du Sud des États-Unis, mais aussi de certains pays d'Amérique du sud comme le Chili et le Costa Rica», signale M.Perron.Car la provenance des produits que distribue Norref dépasse largement les frontières canadiennes.Ceux-ci proviennent aussi bien de l’Amérique du Nord que de l’Europe, l’Amérique du Sud, l’Océanie et l’Afrique.Ce sont ces importations qui permettent à Norref d’offrir les 1200 produits qui se retrouvent dans ses présentoirs et à l’intérieur de son entrepôt.Toutefois, admet le président, plusieurs de ceux-ci ne sont que des variétés d’un même produit, citant au passage l’exemple des crevettes: «On en reçoit près de 60 sortes différentes qui viennent d’un peu partout à travers le monde.» Les infrastructures mises ai place sont impressionnantes: un entre- pôt d’une superficie de 57 000 pi2 à l’intérieur duquel a été construit un énorme congélateur et où s’empilent des centaines d’espèces de poissons et de fruits de mer.Ce lieu de stockage reste certainement le meilleur moyen pour Norref d’assurer l’approvisionnement des clients réguliers ainsi que de l’ensemble des succursales IGA et de maintenir ainsi son hégémonie dans la région métropolitaine.Car, comme le note M.Perron, «on détient actuellement environ 90 % du marché à Montréal».Poisson et santé La pêche commerciale canadienne est reconnue pour être une des plus lucratives au monde.Elle rapporte près de cinq milliards de dollars annuellement.Gilles Perron explique que l’intérêt des gens pour les produits de la mer va de pair avec leur intérêt pour les aliments santé: «On se soucie davantage des bienfaits pour la santé des produits qu’on consomme.» Une facette que reprend allègrement le secteur de la publicité des entreprises qui travaillent dans ce domaine d’activité.Le directeur du magasin-entrepôt de Norref, Dino Darnelli, souligne que cela découle du fait que la clientèle s’informe davantage sur ce qu’elle consomme.«Ce qui motive le plus les clients, c’est que les produits de la mer réduisent le risque de problèmes cardiaques et de maladies cardiovasculaires.» Statistiques à l’appui: deux plats de poisson ou de fruits de mer par semaine amèneraient une réduction de 40 % des problèmes cardiaques, et six plats par semaine pourraient faire chuter de 6 % la tension artérielle.De plus, outre le fait qu’il soit une excellente source de protéines, le poisson renferme peu de matières grasses.Les poissons maigres n’en renferment jamais plus de 2 % et ceux qu’on qualifie de poissons gras en contiennent rarement plus de 6 %.De la viande au poisson Ce n’est qu’en 1987, lorsque l’entreprise ouvre un magasin à Montréal, qu’elle se spécialise presque exclusivement dans les poissons.Aujourd’hui, le siège social, nouvellement déménagé sur la rue Molson, peut se targuer de détenir six magasins de détail et de compter près de 300 employés.De plus, «depuis quatre mois, on a ouvert ce magasin-entrepôt», avance Dino Nardelli.Ce point de vente s’inscrit incontestablement dans la vague de Costco.On y offre de nombreux produits aux prix du dis- tributeur.Ce concept se fait l’écho, soutient le directeur du magasin, «de la demande d’une clientèle qui désirait acheter directement le poisson ici, sans intermédiaires».Jusqu’à présent, le nouveau projet fonctionne bien.Très bien même.«Depuis son ouverture, le nombre de clients n’a pas cessé d’augmenter.Pour être une réussite, c’en est une.On commande actuellement 12 fois plus qu’il y a quatre mois.» Et cela devrait augmenter considérablement au cours des prochaines semaines car la folie du homard commence à souffler sur l’ensemble de l’industrie.Les homards s’entassent déjà dans les vastes aquariums du magasin.Le même manège se déroule à quelques mètres de là, dans l’entrepôt, où trois bassins se remplissent de crustacés: «La saison du homard est de loin notre plus grosse saison de l’année.Il n’y a rien de comparable.Les commandes viennent de partout: des restaurants au public en général.Cette année, on estime qu’on devrait recevoir environ un million de livres de homard», précise Gilles Perron.Ce point de vente de Norref s’inscrit incontestablement dans la vague de Costco.On y offre de nombreux produits aux prix du distributeur.si! I ; • il! Les idées fraîches nous emballent Produire, transformer, grandir.En investissant dans les entreprises agroalimentaires, nous engageons des capitaux, alimentons leur croissance et favorisons leur déploiement.Ensemble, nous créons de nouvelles richesses.Et l’idée nous emballe.P 1 800 361-5017 www.fondsftq.com FONDS de solidarité FTQ La force du travail LE DEVOIR.LE MERCREDI 1» MAI 2004 D 5 ?AGROALIMENTAI RE* Grandma Emily Grand-maman était «granole».Une artisane de la barre tendre Il y en a pour qui le granola évoque encore des souvenirs de macramé et de retour à la terre.Ce n’est certainement pas le cas des chefs exécutifs de la plupart des grands hôtels canadiens qui, non seulement ont mis le granola au menu, mais l’offrent en guise de cadeau à leurs bons clients.Mais ces chefs ont un avantage sur le commun des mortels: ils connaissent Andrea Courey.PIERRE VALLÉE Andrea, Courey est la femme derrière Les Granolas d’Emilie, unç entreprise qu’elle a fondée seule il y a sept ans.L’Emilie en question est la grand-mère maternelle d’Andrea Courey, comme l’indique par ailleurs le nom anglais de l’entreprise: Grandma Emily’s Granola.D’origine syrienne, elle immigre au Canada vers 1900 et fonde une famille.Grand-maman Emily se distinguait par son caractère plutôt unique.Elle buvait du jus de pissenlits et de carottes, traînait toujours avec elle un pot d’amandes broyées et dormait à même le plancher.Elle vécut jusqu’à 92 ans.Encore aujourd’hui, elle demeure une source d’inspiration pour sa petite-fille Andrea.«Son portrait figure sur tous mes emballages.Chaque jour, elle me regarde droit dans les yeux.Je ne peux jamais oublier les valeurs qu’elle m’a transmises.» Parmi ces dernières figurent sans aucun doute la générosité et la ténacité.De la cuisine à l’hôtel Grand-maman Emily fabriquait aussi son propre granola, ce qui fait qu’Andrea Courey connaît le granola depuis qu’elle est toute petite.«J’ai toujours /ait mon granola à partir de la recette de ma grand-mère.J’en faisais pour ma famille et pour mes amis.C’était tout naturel pour moi.Jamais à cette époque je n’au- rais pensé en faire un gagne-pain.* C’est pourtant ce qui s'est produit L'idée lui vient à l'esprit lors d'un brunch dans un restaurant montréalais alors qu’elle veut commander du granola.A sa grande surprise, il n’y en a pas au menu.Elle décide donc de remédier à la situation.De retour chez elle, elle en parle à son mari de l'époque.«Es-tu folle, m’a-t-il répondu.Tu devrais plutôt te chercher un vrai travail.Cest le coup de pied qu 'il me fallait pour passer à l’action.» Elle fabrique donç du granola et va le porter au chef du restaurant.A peu près au même moment, elle accepte de fournir en granola les 900 convives d’un petit-déjeuner d’information sur le cancer du sein.«Cest alors que j’ai compris que je pouvais fabriquer du granola en grande quantité.» Et comme le petit-déjeuner se déroule dans un grand hôtel, elle en profite pour se faire un nouvel adepte: le chef exécutif de l’établissement C’est d’ailleurs ce dernier qui l’encourage à choisir comme créneau les grands hôtels et les restaurants.Mais les débuts sont difficiles.«Ce n 'est pas évident d’entrer dans un grand hôtel où il y a déjà beaucoup de fournisseurs.Ensuite, les chef se demandent si nous serons encore là dans six mois.» Pour contrecarrer cette résistance, Andrea Courey adopte une stratégie de marketing bien particulière: elle donne son produit.Cela est encore vrai aujourd'hui.«Ça ne me dérange pas au début de donner mon produit puisque c’est une bonne façon de m’assurer qu’on y goûte.Une fois que les gens y ont goûté, ils y reviennent.» La méthode connaît du succès puisque les produits fabriqués par Les Granolas d’Emilie sont disponibles dans tous les grands hôtels canadiens.L’entreprise fournit aussi Via Rail ainsi que la plupart des compagnies aériennes dont les vols partent de Montréal.Les produits disponibles Le granola demeure le produit de base de l’entreprise.Il est composé à 60 % de flocons d’avoine auxquels on rajoute d’autres céréales telles que le son de blé ou d’avoine, et il est sucré au miel.Il en existe plusieurs variétés selon les fruits et les noix qu'il contient.On en trouve aussi une variété sucrée au sirop d’érable.Le secret de la qualité de ce granola est sa lente cuisson au four.«Ça donne un granola qui garde son croquant même si on le mélange avec du lait ou du yogourt.» Les Granolas d'Émilie fabriquent aussi des barres de granola de 25 ou de 40 grammes.Quatre saveurs sont disponibles: miel/amandes, raisins/amandes, canneberges/amandes et givré au chocolat.Non seulement les produits sont-ils bons au goût mais ils sont bons pour la santé.Toutes les çéréales et les barres produites par Les Granolas d’Emilie contiennent des fibres solubles, des protéines végétales, du magnésium, des vitamines B complexes, de la niaci-ne, du fer et du zinc, des acides oméga-3 et oméga-6 ainsi qu’un mélange d’antioxydants.Les barres de granola sont aussi reconnues par le système Weight-watchers.L’entreprise a aussi développé une gamine d’articles-cadeaux qui contiennent du granola et des barres, mais aussi d’autres produits fins qu’elle fabrique, telles des grappes chocolatées, des nopt rôties et des mangues tranchées.«Ces cadeaux emballés remplacent avantageusement le panier de fruits que l’on trouve parfois dans les chambres d’hôtel.• La prochaine étape L'entreprise, malgré ses succès, demeure fragile.La crise du SRAS qui a frappé Toronto l'an dernier lui a fait du tort.«Les hôtels et les restaurants étaient vides, ce qui a sérieusement touché notre chiffre d'af foires.Nous sommes passés à travers grâce à une gestion très serrée et rigoureuse.» C’est pourquoi la Montréalaise Andrea Courey cherche présentement à diversifier sa clientèle et à se rapprocher des consommateurs individuels.Pour le moment, la meilleure façon de se procurer les produits des Granolas d’ÉmiUe consiste à contacter directement l’entreprise, qui peut livrer par la poste une commande d’un minimum de 50 dollars.Les produits sont aussi disponibles dans quelques épiceries fines à Montréal et les barres viennent tout juste de faire leur entrée dans leur première pharmacie JeanCoutu.«Cest François Coutu lui-même qui me l’a proposé.Il adore mes barres de granola et il en a toujours avec lui.À cause du côté santé de mon produit, l’idée de me retrouver chez Jean-Coutu me plait bien.» Mais pas question pour Andrea Courey de précipiter les choses.«Il faut d’abord monter tout un réseau de vente au détail.Et puis il y a le marketing, les emballages, les lignes de produits, c’est tout un travail.» Elle se lancera donc à l’assaut des consommateurs seulement le jour où elle sera convaincue que le temps est venu et qu’elle est fin prête.On peut ^ans doute voir là un autre sage conseil de grand-maman Emily.¦ Pour information: www.grandmaemily.com ou tt 1-877-943-3661 Gryd Inc.Les vertus du krill accessibles à tous L’entreprise a réussi à développer une méthode de transformation du krill permettant de conserver les propriétés nutritionnelles exceptionnelles de cet aliment GENEVIÈVE OTIS-DIONNE Au début de la chaîne alimentaire aquatique se trouve un petit crustacé nommé le krill qui se trouve à être l’aliment marin le plus complet de la planète.D est la nourriture de prédilection des baleines et de nombreux poissons, leur fournissant les vitamines, les lipides et les protéines nécessaires à leur survie.C’est grâce au krill que l’on retrouve dans les poissons les huiles oméga-3 et les autres éléments nutritionnels bénéfiques aux humains.Après huit années de recherche, la compagnie québécoise Gryd inc.a réussi à développer une méthode de transformation du krill pour le rendre propre à la consommation humaine — tout en lui conservant ses propriétés nutritionnelles exceptionnelles.La découverte scientifique du krill remonte à 1901.Ce petit crustacé, ressemblant à une crevette, est présent dans les mers du globe depuis près de 60 millions d’années.Ce minuscule organisme planctonique se nourrit d’algues et de zooplanctons et il est essentiel à la rie marine.Au cours du siècle dernier, les Japonais ont commencé à consommer le krill pour bénéficier de ses éléments nutritifs.Mais en faisant cuire le crustacé, ils diminuent considérablement sa richesse nutritionnelle.Raymond Diquaire, un spécialiste de l’acclimatation des poissons et de l’aquiculture, et Michel Bégin, un microbiologiste spécialisé dans les lipides, ont développé, après plusieurs années de recherche, une façon de traiter le krill entier afin qu’il conserve sa qualité alimentaire pour les humains.«La meilleure façon que nous avons trouvée, c’est de le pêcher et de le congeler immédiatement sur le bateau.Ensuite, il est séché à froid et il n ’est plus jamais décongelé», explique M.Bégin.Le produit est ensuite encapsulé pour faciliter la consommation humaine.Les deux Québécois ont également découvert que le krill est beaucoup plus efficace s’il est consommé en entier.«Les gras qui se trouvent dans le krill doivent être digérés pour avoir des effets bénéfiques.Des enzymes actifs sont déjà présents dans le krill entier, ce qui facilite son assimilation chez les humains.L’aliment est donc beaucoup plus puissant dans son ensemble que si Ton en extrait des parties, par exemple les acides gras oméga-3», assure le microbiologiste.Les capsules Krilex de la compagnie Gryd, qui sont sur le marché depuis cinq ans, fournissent donc aux consommateurs une importante source de protéines, d’acides aminés essentiels, d’acides gras omé-ga-3 et insaturés, des antioxydants, de la glucosamine, des fibres, du calcium du fer et du zinc.Mais le krill aurait aussi un pouvoir médicinal, selon le Dr Bégin.«On s’est aperçu que le krill entier est un anti-inflammatoire extraordinaire pour les humains qui ne provoque pas d’effets secondaires, comme des brûlement d’estomac.H est Particulièrement efficace pour les personnes qui souffrent d’arthrite.» M.Bégin soutient également que le krill rient en aide aux personnes qui ont des problèmes de digestion.«R améliore aussi la circulation sanguine et fait baisser le taux de cholestérol, ajoute-t-il.De plus le krill raffermit les ongles, assainit la peau et donne de l’énergie.» Des années de recherche M.Diquaire a découvert les bienfaits du krill en travaillant avec les poissons.D a possédé pendant 38 ans une compagnie spécialisée dans l’importation de poissons tropicaux.Il s’est d’abord tourné vers le krill dans le but de contrôler les infections que développaient ses poissons dans les aquariums.«J’ai commencé à utiliser le krill pur comme aliment pour un groupe de poissons expérimental, fai constaté des résultats remarquables dès les premiers mois d’essais, relate-t-il.Par exemple, les poissons nourris exclusivement avec du krill pur de façon régulière réussissaient à guérir totalement de la furonculose [une infection de la peau] et à régénérer les tissus endommagés.» Le krill a aussi permis aux poissons en santé de développer un système immunitaire plus fort et de résister aux infections.M.Diquaire a aussi constaté une baisse de l’agressivité chez ses poissons.«Habituellement, quand on met des poissons “cycli-dés” dans un aquarium, ils font leur territoire et ils s’entretuent.Avec le krill entier, je n’ai pas perdu un seul poisson pendant six mois dans 45 aquariums.» Devant les résultats positifs du krill entier sur ses poissons, M.Diquaire s’est demandé si celui-ci aurait les mêmes effets bénéfiques sur les êtres humains.D s’est alors associé avec le microbiologiste Michel Bégin afin d’entreprendre des recherches.M.Bégin étudiait à l’époque la cancérologie.«Je me suis aperçu que les membranes des cellules cancéreuses subissaient des modifications, comparativement aux cellules en santé, que Ton pouvait renormaliser à partir d’éléments présents uniquement dans l’alimentation.» En observant les résultats des expériences de M.Diquaire, le médecin a réalisé que le krill pur guérissait les membranes en- Le krill est beaucoup plus efficace s’il est consommé en entier Lors de votre prochaine escapade, dans les Laurentides recherchez ce symbole.PAR MONTS ET DELICES « Par Monts et Délices » enfin une initiative pour s'y retrouver quand on recherche l’authenticité des produits du terroir, ! Prenez la route ! Lu route gourmande des Laurentides Dépliant disponible sur VontsetDehces com '*ué2*er C*Jébecï: 4 r/+ SADC H i* »«*«' « dommagées des cellules des poissons atteints de furonculose.Selon lui, en plus des effets nutritionnels positifs pour l’être humain, le krill permettrait également de prévenir le cancer.D pour- rait aussi favoriser la guérison de certaines maladies mentales, corn me la dépression et la schizophrénie, en guérissant les membranes endommagées des cellules du cerveau.À l’heure actuelle, faute de fi- nancement, aucune étude scientifique ne peut toutefois confirmer ces deux suppositions.M.Bégin reste cependant optimiste, et compte bien continuer ses recherches dans les années à venir.Oméga 3 Les acides gras de type OMÉGA-3 sont reconnus pour leurs nombreux bienfaits dans l’organisme.Ils permettent notamment la production de prostaglandines qui contribuent à : ?prévenir la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins en réduisant l’agrégation des plaquettes sanguines ?diminuer l’inflammation dans les cas d’arthrite rhumatoïde ?régulariser le taux de cholestérol sanguin en augmentant les HDL et en diminuant les LDL ?surmonter la dépression ?tonifier les membranes cellulaires ?améliorer le système nerveux central ?adoucir la peau Concentration élevée: 300 mg d’AEP 200 mg d’ADH.Vendu en pharmacie Omega 3 Concentre 30% AEP/Kï’A ^0% ADH/dha .tr Haile marine en Oméga 3 JÊ 1000 Contient des huiles de poissons de mer riches en OMÉGA 3 Offre spéciale Demandez notre documentation GRATUITE ! Pour recevoir gratuitement des magazines sur la santé naturelle d’Adrien Gagnon^ vous navez qu’à téléphoner au numéro suivant : 1-800-425-2580 Cuite ’ ÿZfroduits Arthrite - Glucosamine - Ménopause - Santé cardiovasculaire • Énergie - Vision - Cholestérol - ï D 6 LE DEVOIR.LE MERCREDI 19 MAI 2004 AGROALIMENTAIRE L’huile «miracle» du docteur Jones Commercialisation annoncée pour Vhuile qui fait maigrir Il est possible qu’un jour vos salades ne goûtent plus la même chose.Simple affaire d’huile, surtout si vous adoptez un nouveau produit, l’«huile fonctionnelle», celle qui fait maigrir.Présentation des recherches d’un professeur de McGill.’ CLAUDE LAFLEUR Nous pourrions bientôt utiliser en cuisine une huile non seulement bonne au goût, mais qui fait en plus maigrir.C’est là la découverte de Peter Jones, professeur à l’école de diététique et de nutrition humaine de l’université McGill, qui parle à la blague de son «huile miracle».Il s’agit d’une huile végétale qui se compose à 65 % d’huiles tropicales ainsi que d’hutte d’olive (12 %), d’huile de canola (7 %), d’huile deün (7%), d’hutte de noix de coco (6 %) et de phytostérols (3 %).Baptisée pour l'instant «huile fonctionnelle», celle-ci pourrait aussi bien être incorporée à des aliments, mise dans la salade ou encore utilisée tout simplement pour faire la cuisine.Place aux phytostérols L’idée de confectionner une telle huile, indique le professeur Jones, vient d’une série de recherches qui ont montré les bénéfices et l’efficacité de chacune des huiles de base.Par exemple, son mélange contient des phytostérols; or, des recherches ont montré que deux grammes de ces agents provenant de plantes ajoutés chaque jour à son alimentation peuvent faire baisser le taux de mauvais cholestérol de 10 à 15 %.D’autre part, on sait que les acides gras polyinsaturés (oméga-3, contenus dans l’huile de lin) sont très bénéfiques pour les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’arthrite.«Ça nous a alors semblé naturel d'imaginer un produit incorporant toutes ces huiles», indique le concepteur.Mais le secret «magique» de son huile est le fait qu’elle comporte surtout des triglycérides à chaîne moyenne (plutôt que des triglycérides à chaîne longue).Or, cette propriété fait que l’huile se rend au foie où elle est transformée en énergie plutôt qu’emmagasinée dans le corps sous forme de tissus adipeux.D’où le fait qu’elle accélère le métabolisme et favorise la perte de poids.Lors d’études réalisées sur des hommes, ceux-ci ont perdu en moyenne près d’une livre par mois.«En consommant notre huile durant un an, un homme pourrait perdre une douzaine de livres», indique M.Jones.Huile «miraculeuse» ou «scientifique»?Le chercheur a en outre mené plusieurs études f “ m Æ Une huile végétale qui serait bonne au Peter Jones, professeur à l’école de diét parle à la blague de son «huile miracle».PHOTO PHILIPPE MOLLÉ ïoût et qui ferait maigrir en plus?C’est la découverte de étique et de nutrition humaine de l’université McGill, qui dans son laboratoire de l’université McGill ainsi qu’à l’université de Colombie-Britannique pour vérifier que l’huile fonctionnelle a de véritables effets bénéfiques sur la santé.«L’huile agit en regard de trois grands problèmes de santé, indique-t-il, à savoir: le taux de cholestérol, le risque de maladies cardiovasculaires et les problèmes d’obésité.» 11 a ainsi observé une réduction significative du taux de cholestérol tant chez les hommes que chez les femmes qui ont consommé son huile.«Notre laboratoire a démontré que les phytostérols peuvent réduire le taux de cholestérol de 10 à 15 %», rapporte-t-il.Les résultats de ses recherches ont été publiés dans quatre revues spécialisées (International Journal of Obesity, Journal of Nutrition, Obesity Research et Metabolism).Une telle découverte soulève cependant certains doutes, notamment de la part de nutritionnistes qui peuvent difficilement croire qu’une huile quelconque favorise la perte de poids.Voilà pourquoi le professeur Jones parle en riant de son «huile miracle».H souligne aussi que, curieusement, sa découverte a été accueillie par les médias québécois francophones avec plus de méfiance que dans la presse anglophone.«Vous savez, dire qu’il s’agit d’une huile miracle, c'est être pince-sans-rire», notera le professeur en riant de bon cœur.Toutefois, il affirme, études à l'appui, que son produit n’a rien de miraculeux.«Jen suis absolument sûr, parce que les fondements scientifiques sont maintenant bien établis.Nous disposons de plusieurs études qui démontrent l’efficacité de divers mélanges d’huile et ce n'est qu’une question de temps avant qu’une huile fonctionnelle apparaisse sur le marché.» Son produit ferait d’ailleurs partie de la nouvelle gamme d’aliments qui sont sur le point de nous être offerts, des «aliments fonctionnels» qui sont non seulement bons pour la santé, mais qui offrent en plus des propriétés thérapeutiques.L’huile fonctionnelle sera d’ailleurs commercialisée sous peu.«f opère que nous la retrouverons sur les tablettes d’ici moins d’une année, parce qu’elle est tout à fait prête à être commercialisée», indique Peter Jones.Le chercheur s’est d’ailleurs associé à une firme de Vancouver (Forbes Medi-Tech) pour que celle-ci procède à la mise en marché de sa découverte.Après avoir vérifié que l’huile fonctionnelle conserve toutes ses propriétés «dans la vraie vie», l’entreprise se serait entendue avec au moins un ou deux grands fabricants d’aliments pour que ceux-ci l’incorporent dans leurs produits.«C’est, à ma connaissance, la seule huile du genre qui est au point, indique le chercheur, mais il existe d’autres huiles candidates qui sont en train d’être vérifiées.Ce n’est donc sûrement qu’une question de mois, ou peut-être d’une année ou deux, avant que nous retrouvions plusieurs huiles de ce genre sur le marché.» Nul n’est prophète en son pays L’huile fonctionnelle pourrait même déjà être sur nos tablettes d’épicerie — «elle est parfaitement au point», affirme son concepteur — si ce n’était des réglementations ultrasévères du gouvernement fédéral.La société Forbes Medi-Tech et lui se buttent en effet à une «réglementation décourageante» qui, contrairement à celles d’autres pays, entrave sérieusement la mise en marché des aliments fonctionnels.«Au Canada, la situation est très particulière, dit-ü, et c’est fort dommage parce que les autres pays ont développé des réglementations qui permettent ce genre d’aliments.Notre huile pourrait donc être commercialisée aux Etats-Unis et en Europe — particulièrement en Angleterre et en Allemagne — bien avant de l’être ici parce que c’est plus difficile au Canada qu’ailleurs! En matière d'aliments fonctionnels, le Canada offre un environnement hostile.» Cholestérol Mise aux arrêts du tueur silencieux «Il n’est pas rare de voir une personne en bonne forme physique souffrir d’un taux élevé de cholestérol dans le sang» Il est possible, grâce à une saine alimentation combinée à une médication adéquate, de maîtriser ce tueur silencieux qu’est le mauvais cholestérol.À noter: il y aurait un bon cholestérol.Tout ce qu’il faut savoir sur ces gras qui habitent l’organisme humain.PIERRE VALLÉE C* est la raison pour laquelle on le surnomme le tueur silencieux.Le cholestérol, ou plus précisément un taux élevé de mauvais cholestérol dans le sang, peut provoquer de graves accidents cardiaques sans crier gare.«R n’y a pas de signes avant-coureurs, explique le O' George Honos, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur.Les premiers symptômes sont l’infarctus ou la mort subite.» Pourtant il est relativement simple pour une personne d’éviter d’être ainsi foudroyée en abaissant et en contrôlant le taux de cholestérol.Il faut d’abord adop ter de saines habitudes d’alimentation et faire de l’exercice.Pour les individus dont le taux de cholestérol dépasse légèrement le taux permis, cela peut suffire.Dans les cas de taux plus élevés, donc qui présentent plus de risques, il faudra avoir recours aux médicaments.Par contre, pour contrôler le taux de cholestérol, il faut d’abord le connaître, ce qui exige une visite chez le médecin et une prise de sang, la seule façon de déceler la présence d’un taux élevé de cholestérol.«Passé l’âge de 40 ans, on devrait faire faire un bilan lipidique une fois par année, recommande le D'Honos, mais ce n'est pas le cas.Cest surtout vrai des hommes qui consultent peu le médecin parce qu’ils se croient invincibles » Bon et mauvais Le corps humain produit naturellement du cholestérol, principalement synthétisé par le foie, et il est nécessaire au bon fonctionnement de l’oiganisme.Il sert, entre autres, à la production d’hormones.Le cholestérol alimentaire désigne celui qu’on ingère en consommant des aliments qui en contiennent ou l \v' «¦fc'âr-w'ïT i Pour lutter contre le mauvais cholesterol, il suffit parfois de surveiller son alimentation.MARK BAKER REUTERS qui en stimulent la production.Il existe deux types de cholestérol: le bon et le mauvais.Le bon cholestérol se nomme cholestérol HDL ou cholestérol des lipoprotéines à haute densité.Le mauvais cholestérol est son contraire, soit le cholestérol des lipoprotéines à basse densité ou LDL Les lipoprotéines sont de grosses molécules qui servent au transport des lipides dans le sang.Le problème avec le mauvais cholestérol est qu’il adhère à la paroi des vaisseaux sanguins, contribuant ainsi à la formation des plaques athéromateuses qui sont la cause de l’athérosclérose, ce qu’on appelle en langage populaire le durcissement des artères.À la longue, ces plaques peuvent finir par obstruer un vaisseau sanguin, ou encore une partie de ces plaques se déloge pour former un caillot qui, lui, ira obstruer un vaisseau sanguin, provoquant à coup sûr un accident cardiovasculaire.Les triglycérides sont une autre sorte de Kpides que produit le corps afin de lui servir de réserve adipeuse.Les gens obèses, en particulier ceux dont le tour de taille est élevé, ont souvent aussi un taux élevé de triglycérides.Or, sans qu’on en connaisse la raison précise, les études démontrent qu’un taux élevé de triglycérides est accompagné d’un bas faux de bon cholestérol Le bon cholestérol, ou cholestérol HDL est tout l’opposé du mauvais cholestérol.Non seulement il n’adhère pas à la paroi du vaisseau sanguin, mais il aide à déloger le mauvais cholestérol qui s’y est fixé.On comprendra aisément qu’on a tout avantage à ne pas en inhiber la production.Génétique ou alimentaire?Une mauvaise alimentation et la sédentarité ne peuvent expliquer à elles seules un haut taux de cholestérol dans le sang d’une personne.«U y a des gens qui sont programmés génétiquement pour produire plus de chdestérol, explique Geoige Honos.Évidemment, de mauvaises habitudes de vie viennent exacerber les choses Mais il n ’est pas rare de voir une personne en bonne forme physique souffrir d’un taux élevé de cholestérol dans le sang.» C’est la raison pour laquelle le Dr Honos ne croit pas que les seuls correctifs apportés au régime de vie peuvent suffire à contrôler le taux de cholestérol.«En général, la cible que nous visons est d’abaisser le taux de cholestérol d'environ 30 à 40 %.Avec le régime alimentaire, on obtient une baisse d’environ 10%.Il faut alors avoir recours aux médicaments» Le taux de cholestérol se contrôle en prenant un médicament à base de statines, tel le Lipidor, qui inhibe tout simplement la produc- tion de cholestérol par le foie, abaissant du même coup le mauvais cholestérol Le taux de triglycérides se contrôle par d’autres médicaments à base de fibrates, tel le Lopid.«Avec ces médicament, on arrive à contrôler 95 % des patient» Gras saturés et autres L’efficarité de ces médicaments ne réduit par contre en rien l’obligation de maintenir de bonnes habitudes de vie.«Ça commence toujours par un régime alimentaire adéquat», déclare Chantal Blais, diététiste à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.Selon Mme Blais, non seulement certains aliments contribuent à augmenter le taux de lipides dans le sang, mais certains possèdent des propriétés qui permettent même d’en abaisser le taux.Au banc des accusés: les gras saturés, qu’on retrouve principalement dans l^s viandes et les ali- ments dérivés d’origine animale tel le beurre.«Tous les aliment d’origine animale contiennent des gras saturés et du cholestérol dans des proportions qui varient selon les aliment» Les gras saturés stimulent la production du mauvais cholestérol Il est donc recommandé d’en abaisser la consommation au profit des gras monoinsaturés, telles l’huile d’olive et l’huile de canola, ou des gras polyinsaturés telles l’huile de tournesol et de soja.De plus, les huiles polyinsaturées contiennent des acides gras essentiels que le corps humain ne peut synthétiser et qui doivent provenir du régime alimentaire.Les termes saturés et insaturés réfèrent à la structure moléculaire des gras et à leur capacité ou non de réaliser certaines liaisons chimiques Les acides gras trans sont aussi à éviter.Produits par l’hydrogénation, le procédé par lequel on transforme les huiles in saturées en solides comme dans la margarine ou le beurre d’arachide, les acides gras trans sont des gras insaturés qui se comportent comme des gras saturés en stimulant la production de mauvais cholestérol Oméga-3 encore! Pàr contre, certains gras, comme les gras oméga-3 que l’on retrouve dans les poissons gras, tels le saumon ou les sardines, sont bénéfiques pour l’oiganisme parce qu’ils permettent principalement de réduire le taux de triglycérides.«La récente découverte de contaminant dans le saumon d’élevage ne devrait pas faire craindre aux consommateurs d’en manger.Les bienfait de Toméga-3 dépassent largement les méfait des contaminant» Il y a aussi les anti-oxydants, qu’on retrouve dans les fruits et légumes sous la forme de vitamines C et E, et dont les vertus pour la santé sont aujourd’hui amplement démontrées.Les protéines de soja, que l’on retrouve dans le tofu, contiennent peu de gras et semblent aussi réduire le mauvais cholestérol D est donc possible, grâce à une saine alimentation combinée avec une médication adéquate, de maîtriser ce tueur silencieux qu’est le mauvais cholestérol.Le mot de la fin revient toutefois au D'Honos.«Ilfaut que la personne elle-même se prenne en charge si elle espère vivre vieille et en santé.» *
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