Le devoir, 28 juillet 2008, Page(s) complémentaire(s)
«* TENNIS À Toronto, Nadal s'est rapproché de Federer Page B 4 CINÉMA Mort du grand réalisateur égyptien Youssef Chahine Page B 7 ?w w w .I t'il o v o i r.c o in ?LE DEVOIR Vol.X CI X N ' 1 6 8 L K LU N I) I 2 8 ,1 11 1 L L E T 2 0 0 8 8 9c + T A X K S = 1 $ ïtià'2 .V-: JUKI.SAG ET AGENCE FRANCE-PRESSE Portant le maillot jaune, l’Espagnol Carlos Sastre, vainqueur du Tour de Ifrance 2008, et son coéquipier Andy Schleck (maillot blanc), nommé «meilleur jeune» de ce Tour, lors de l’arrivée des coureurs sur les Champs-Elysées, hier, à Paris.Quelques taches dans un Tour plus propre «On n’est pas béat, on n’est pas naïf, mais on est satisfait», dit Christian Prud’homme Pas tout propre, mais moins rocambolesque.Le 95' Tour de France s’est achevé hier par la victoire de l’Espagnol Carlos Sastre, après trois semaines d’une course où le sport a repris ses droits.et cela, malgré trois évictions pour dopage à l’EPO et une pour usage d’un stimulant interdit.GUILLAUME B O U R G A U LT-C ô TÉ Les loups de la petite reine sont entrés hier à Paris, dans le sillage du maillot jaune Sastre.Après tous ces cols, ces sprints et quelque 3000 kilomètres dans les mollets, le peloton arrive un brin dédmé.Normal.Mais, contrairement à l’an dernier, il a tourné sur les Champs-Elysées sans avoir l’air d’un bouffon en perdition.Bien sûr, l’ombre du dopage a plané sur ce Tour comme elle y plane chaque année depuis 1998.On se rappelle l’affaire Festina, Richard Virenque «dopé à l’insu de son plein gré», l’EPO dans chaque gourde d’eau.Mais le pathétique scénario de 2007 — où Michael Rasmussen, Cristian Moreni et Alexander Vino-kourov avaient complètement plombé la course — s’est mué en un récit sportif plus crédible en 2008.Au final — et sous réserve que d’autres «histoires» éclatent plus tard, comme ce fut le cas avec Floyd Landis en 2006 — trois coureurs ont été sortis de la course après avoir échoué à un des contrôles menés par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).Les Espagnols Manuel Beltran (Liquigas) et Moises Duenas (Barloworld) ainsi que l’Italien Riccardo Ric-co, tous dopés à une nouvelle génération d'EIX ).Le dernier cas est survenu hier, alors qu’on a appris que le Kazakh Dimitri Fofonov (Crédit agricole) a été contrôlé positif à Iheptaminol, au terme de la 18 étape.Mais c’est le «cobra» Ricco qui a le plus fait jaser.Grimpeur explosif, capable d’attaques foudroyantes et mortelles pour ses adversaires — d’où son surnom — Ricco avait remporté deux étapes de ce Tour.Dans les Pyrénées, ses démarrages en avaient laissé plusieurs pantois.Un coup de pédale assassin qui claquait comme VOIR PAGE A 8: TOUR ¦ L’Espagne de nouveau à l’honneur, page B 4 VIH : espoir d’un vaccin québécois L1SA-MAK1E GERVAIS Alors qu’on le croyait mort et enterré, le projet d’un vaccin contre le VIH qui soit efficace refait surface.Une équipe de chercheurs dirigée par le D' Jean-Pierre Routy, hématologue à l'hôpital Royal Victoria, à Montréal, est sur la piste d’un vaccin biologiquement très prometteur, unique en son genre, qui est élaboré à partir de la copie du virus de chacun des patients séropositifs.«Ce n’est pas du prêt-à-porter, c’est de la haute couture.Le vaccin est dessiné sur mesure, avec le virus du patient comme patron», résume joliment le chercheur, qui présentera les résultats de ses travaux à la XVII' Conférence mondiale sur le sida, qui aura lieu du 3 au 8 août à Mexico.«Ce qui est remarquable, c'est que les Etats-Unis n’ont pas encore utilisé ce type d'approche.L'étude est entièrement canadienne», ajou-te-t-il, en se félicitant de faire partie de la seule équipe au monde qui travaille sur un tel prototype à l’heure actuelle.L’approche en question est pour l’instant très complexe et coûteuse.Le virus doit être d’abord prélevé sur le patient avant que celui-ci ne commence la trithérapie.Ensuite, par leuca-phérèse, un processus utilisé pour prélever les cellules souches dans le cas d’une greffe de moelle osseuse, .on collecte des monocytes, un type de globules blancs qui circulent dans le sang.Ce «plasma» est ensuite ,.voyé aux Etats-Unis où les cellules prélevées sont enrichies, en particulier d’un ligand appelé CD40.Cet agent stimulant de l’immunité favorise le lien entre les cellules dendritiques — des cellules qui ressemblent à de petits troncs d’arbre sertis de racines et dont la fonction principale est de déclencher une réponse immunitaire adaptative — et les cellules T — une catégorie de lymphocytes jouant un grand rôle dans la réponse immunitaire secondaire.Ensuite, quatre gènes du virus accentuant la réponse immunitaire seront choisis et amalgamés.I\iis, le précieux matériel sera réexpédié au Canada dans de VOIR PAGE A 8: VACCIN « C’est une technique dérivée de celle des vaccins anticancéreux, où on vaccine les gens contre leur propre cancer» Turquie : au moins quinze morts dans un double attentat Deux explosions à la suite ont fait au moins 15 morts et environ 154 blessés hier soir sur une place bondée d’Istanbul, a indiqué le gouverneur de la ville, qualifiant les déflagrations d’«attentat».Les explosions se sont produites à dix minutes d’intervalle dans le quartier résidentiel de Gungoren, a précisé le gouverneur Muammer Guler.Les bombes étaient placées dans des poubelles.«Il ne/ait aucun doute qu’il s'agit d’un attentat», a déclaré le gouverneur d'Istanbul, précisant que les autorités cherchaient les responsables.CNN-Turquie, citant des sources de sécurité, a rapporté que la police soupçonnait les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).¦ À lire en page B 3 CAMBODGE Le Parti du peuple reste au pouvoir après une «victoire écrasante» ¦ À lire en page B 1 I N D K X £ Annonces .B2 Idées A7 Automobile.B 5 Météo B 5 Avis publics.B 6 Monde B 1 Culture .B 8 Mots croisés B 5 Décès .B 2 Religions B fi Économie .A5 Sudoku B 4 Éditorial .A6 Télévision B 7 NORMAND BLOUIN Une partie de Scrabble disputée à Dakar, au Sénégal, où viennent d’être tenus les championnats du monde.lÆ' sr L’Afrique, terre du Scrabble Au Sénégal, même les vendeurs ambulants proposent des jeux de Scrabble au coin des rues.C’est dire l’engouement des Sénégalais pour ce jeu à la réputation d’intello, pourtant considéré comme un sport là-bas.Pas étonnant que la Fédération internationale de Scrabble francophone (FISF) ait choisi Dakar pour la 37r édition de ses championnats du monde, qui se sont tenus du 18 au 25 juillet et où plus d’une vingtaine de Québécois étaient en lice.MARIE-LAURE JOSSELIN Dakar — Le Scrabble de Bass, jeune homme de quelque 30 ans, a vécu bien des étés.Souvent prêté, rafistolé au papier collant les lettres effacées repassées au marqueur, son jeu résiste.Même s’ils sont loin d’être des champions, rien ne doit distraire Bass et El-H adj dans leur partie sérieusement jouée.«C’est devenu une passion.La nuit, quand je ne dors pas, je m'entraine seul car je ne peux pas perdre», dit El-Hadj.«Sinon, les potes te chambrent: "Tes trop nul, retourne à l’école!” Chacun veut gagner pour montrer qu’il a le niveau», ajoute-t-il dans un éclat de rire.Les Dakarois sont nombreux à mesurer leur français avec les moyens du bord, un lexique des mots de deux lettres gravé dans la tète, tout en rêvant d'être un futur Mactar Sylla, N’Dongo Samba Sylla, Arona Gaye.Des noms qui font briller les yeux des apprentis scrabbleurs, mais surtout des joueurs d’expérience classés parmi les premiers mondiaux.Ayoba et Assane, 17 ans, n'ont pas hésité à puiser dans leurs maigres économies pour venir vibrer aux championnats du monde qui se sont tenus la semaine dernière et y encourager leur idole: «On est venu voir Mactar Sylla, notre champion.Il est fort, sérieux, il croit au Scrabble et porte toujours les couleurs du pays dans le monde entier.» D’ailleurs, à Dakar, parmi les 500 passionnés qui se sont réunis pour se mesurer autour des 55 consonnes et 45 voyelles disposés sur le plateau carré, les Sénégalais se démarquent Comme des athlètes olympiques, ils portent fièrement leur tenue sportive verte, jaune et VOIR PAGE A 8: SCRABBLE L’ENTREVUE Historien, métier à hauts risques Et si l’Europe ne devait pas ses savoirs au monde islamique?, demande Sylvain Gouguenheim CHRISTIAN RIOUX Paris — L'histoire est-elle devenue une discipline à hauts risques?C’est ce que l’on serait tenté de croire, tant les polémiques historiques suscitent de vives réactions en France depuis quelques années.Il y a trois ans, Olivier Pétré-Grenouilleau, un spécialiste de l'esclavage, avait dû affronter des menaces de poursuites judiciaires pour avoir publié un livre sur les traites négrières.Un collectif de militants proche du comédien Dieudonné lui avaient reproché d’étudier non seulement la traite européenne, mais celles qui se sont aussi déroulées dans le monde arabe et à Tinté- te**»'’» rieur du continent africain.Résul- |(|C|'( ' tat l’historien de réputation inter- c al.nationale avait été réduit au silen- OA I.NîM K.HL1.ce pendant des mois.Cette fois, le couperet s’est abattu sur un personnage moins connu, Sylvain Gouguenheim, professeur d’histoire médiévale à l’École normale supérieure de Lyon, spécialiste du XIL siècle et des chevaliers teutoniques.Pas moins de deux pétitions ont été lancées contre lui.La première, publiée dans le quotidien Libération et signée par 56 chercheurs, l’accusait de «racisme culturel».Ja seconde, signée par 200 élèves et employés de l’Ecole normale supérieure de Lyon, demandait une «enquête approfondie» sur l’auteur.L’objet du scandale est un livre, Aristote au Mont-Saint-Michel, les racines grecques de l’Europe chrétienne (Seuil), dans lequel l’historien entend ramener à de justes proportions le rôle du monde arabo-musulman dans la transmission à l’Europe des savoirs grecs qui furent à l’origine de la Renaissance.On s’en doute, Tenjeu est des plus actuels.Gouguenheim s’est donné pour tâche de remettre en question la thèse selon laquelle ce seraient essentiellement des savants du monde arabe, comme Averroès, Al-Farabi et Avicenne, qui VOIR PAGE A 8: RISQUES LE I) E V 0 I K .LE LUNDI 28 JUILLET.2008 ACTUALITES SCRABBLE SUITE DE LA PAGE 1 rouge, aux couleurs du drapeau national.Mais plus d’une vingtaine de nations sont représentées au championnat et le drapeau à fleurs de lys flotte dans la grande salle où les participants réfléchissent à la sueur de leur front Soixante ans après sa création, le jeu n’a pas pris une ride, il cherche juste à attirer de nouveaux joueurs.«Si on veut étendre le nombre de pays adhérents à la fédération internationale, il faut venir en Afrique car c’est là qu'm trouve le plus gros potentiel.Il y a une vraie pépinière de joueurs, qualitativement et quantitativement», dit Patrice Jeanneret, d’origine suisse, président de la Fédération internationale de Scrabble francophone (FISF).Pour lui, c’est clair: l’avenir du Scrabble se trouve en Afrique.Et, à l’heure du tri des lettres, le silence est de rigueur sous la chaleur accablante.Attention, jouez, scrabblez.«Il faut préparer notre jeu et notre mental», s’excuse le Québécois Guillaume Fortin, 27 ans, dont 14 années de participation aux championnats du monde.Il rejoint sa table pour le duplicata, une épreuve en sept parties jouées en un temps fixe.Pas de place pour la chance, tous les joueurs ont le même tirage.et scrabblent à chaque coup.RE-FfXAT, 108 points, dès le premier coup.Un peu plus loin dans la salle, Francis Desjarcjins, l’espoir du Scrabble québécois, est concentré.A 16 ans, il a déjà gagné de nombreux titres en junior, et cette année, à Dakar, il a tout raflé dans sa catégorie.Ce jeune s’entraîne chaque jour depuis qu’il a découvert le Scrabble dans Internet il y a quatre ans.Depuis la fin de l'école, en juin, il y passe 10 heures par jour, un dictionnaire toujours à portée de la main, même s’il avoue connaître les mots mais pas toujours leurs significations.«Je suis là pour gagner, dit-il./aime former des combinaisons de lettres, le tout dans cette ambiance conviviale.» Avec un petit groupe de scrabbleurs, juste à la fin de cette partie, il discute du mot «quadrumane» qu’ils auraient pu faire, même si le mot «démarqua» donnait plus de points, mais «“quadrumane”, c’est quand même un beau mot», précise Francis.Ses parents ne sont pas loin.«On n’était jamais venu en Afrique, ça nous permet de faire d’une pierre deux coups.Je prends mes vacances en conséquence des championnats», précise Nicole Tremblay, la maman.«C'est une motivation de le suivre, il me donne tellement d'émotion.» Luc Perron, un économiste âgé de 47 ans; a pris huit jours avant le début de la compétition pour se balader dans tout le Sénégal, de la ville de SaintTouis, au nord, aux chutes de Dindefelo, près de la frontière de la Guinée, le tout accompagné de sa fille Amandine.La compétition, bien sûr qu’il y pense, mais c’est surtout un plaisir, une passion qu’il a depuis 25 ans, lui qui a été initié par ses parents.«J’aime beaucoup les voyages, explique-t-il, les relations d'amitié que l’on noue avec les différents joueurs.Ça nous permet de découvrir la francophonie et de redécouvrir aussi les amis qu’on a vus les années précédentes.» Une question de mémoire «Ce qui est plaisant dans le monde du Scrabble, c’est qu’on a un rendez-vous multiculturel et multigénéra-tionnel qui est très intéressant», explique M.Jeanneret, toujours souriant.A la table 191, il y a justement un Sénégalais, Abdou Kader Ndiaye, 70 ans, et Steve, 11 ans, venu de France.Assis côte à côte, ils représentent cette diversité que l’on retrouve dans le Scrabble, des personnes de tout horizon, de tout âge, réunis par une seule et même passion: la langue de Molière.«De voir qu’il y a des jeunes à côté de gens plus âgés, c'est magique», dit Steve, le petit écolier, en regardant son papy sénégalais, qui renchérit «Je suis au soir de ma vie, lui vient d’y rentrer et on se côtoie, cela fait vraiment plaisir.» Cependant de préciser le papy, «il a un avantage sur moi.J’ai un vocabulaire plus riche, mais ce qui me fait défaut, c'est la mémoire.Au Scrabble, il retenir les mots.» 60 ans, Malick Diop, président de la commission des jeunes de la Fédération sénégalaise et entraîneur de mots, ne se lasse pas.«C'est incurable, quand je marche dans la rue et que je vois un mot, j’essaie défaire un amalgame.La nuit, je me réveille pour vérifier l’existence d’un mot, c'est /bu le Scrabble», décrit-il, lui qui parle avec autant d’amour des cabanes à sucre qu’il a découvertes l’an dernier, lors des championnats du monde qui se sont déroulés à Québec.Pour Malick Diop, La recette de la réussite sénégalaise, «c’est la mémoire.L’explication est culturelle: l’Afrique a une traditim orale.Avant, il n’y avait ni télévision ni radio, donc im a toujours retenu les histoires.Puis, üya Iç Coran.Dès cinq ans, les enfants l’apprennent par cœur.A partir de là, ils ont une excellente mémoire, et dans le Scrabble la mémoire joue un rôle fabuleux.» Chaque année, la Fédération nationale de scrabble, créée en 1985, envoie aux championnats du monde une vingtaine de joueurs, sur près de 700 licenciés.«On est quand même le pays d'Afrique qui envoie le plus de participants et qui se place toujours dans le peloton de tête», se félicite M.Diop, pour qui Y Officiel du Scrabble (le dictionnaire de référence du Scrabble francophone) est sa «Bible, [son] Coran».D’ailleurs, depuis janvier dentier, des mots wolofs y sont admis, comme le bissap, une boisson, ou encore le thiof, qui désigne un poisson mais aussi un bel honune.«L’Afrique, c’est le berceau.On y retrouve les passionnés du Scrabble classique, ils sont prêts à être 12 autour d’une grille et ils vont moins rechigner à la tâche, quitte à ingurgiter des listes de mots, des verbes à la transitivité douteuse.Et puis, il y a une véritable reconnaissance sociale», explique Patrice Jeanneret.Une poignée de passionnés mettent en place des clubs dans des établissements scolaires du Sénégal pour favoriser l’apprentissage du français.Le Scrabble est un outil pédagogique idéal il permet de travailler grammaire, conjugaison, vocabulüre, mais aussi calcul «Ça fait aimer la langue française et les enfants découvrent que ce n est pas cette langue rébarbative qu’on leur impose en classe, c’est une langue qui vit, qui dépasse les frontières», ilit Malek 1 )iop.Et le scrabbleur apprend aussi à gagner et à perdre, à compter et à féüciter son adversaire.Ni gagnant ni perdant Si on perd des points, au moins on enrichit son vocabulaire d’un nouveau mot Collaboration spéciale LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Efi) Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 VACCIN SUITE DE LA PAGE 1 petites seringues contenant quelques milliltres du liquide, qui seront administrées au patient une fois par mois durant quatre mois.C’est en quelque sorte, réinjecter au patient une partie du virus modifié.«On fait franchir deux fois les frontières à du sang contaminé.Mais on a toutes les autorisations», assure le Dr Routy, également professeur à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.Moins populaire que son petit frère le condom féminin, ce gel microbicide applicable à l’entrée du vagin pour empêcher l’infection par le VIH, le projet de créer un vaccin, faute de résultats concluante obtenus jusqu’à ce jour dans la recherche en viro-immunologie, n’avait pourtant pas eu la cote à la dernière Conférence mondiale, qui avait eu leu à Toronto à l’été 2006.«Au fond, ce qui ne marchait pas, c’était le fait d’utiliser un virus standard ptmr tout le monde», constate le chercheur originaire d’Abc-en-Provence.«C’est une technique dérivée de celle des vaccins anticancéreux, où on SUITE DE LA PAGE 1 un coup de feu.Mais ses victoires avaient aussi été accueilles dans un essaim de soupçons: le petit homme qui voulait tant ressembler à son idole Marco Pantani (vainqueur du Tour en 1998, déchu pour dopage ensuite) n’était pas l’un des plus probes coureurs.Au tout début du Tour, Ricco avait en effet reçu, comme une dizaine d’autres cyclstes, une lettre de l’AFLD l’avertissant qu’ils seraient dans le collimateur de l’agence (dont c’était la première année à titre de responsable des contrôles) durant le Tour.Raison?Les prélèvements sanguins pratiqués sur ces coureurs avant le départ présentaient des résultats anormaux.On ne pouvait les accuser de rien, mais tout portait à croire qu’ils roulaient autrement qu’à l’eau claire.L’AFLD avait vu juste.Outre Ricco, elle a aussi pincé Beltran, qui faisait partie des coureurs à risque.C’est ainsi que les mauvaises nouveles en sont devenues de bonnes.Les observateurs ont noté que les contrôles ciblés fonctionnaient.Que l’EPO incriminante n’était disponible sur le marché que depuis l’an dernier, ce qui n’a pas empêché sa détection.Que le passeport sanguin qui devrait être mis en place l’an prochain — il permettra de noter toute anomale dans les prélèvements des coureurs et d’éviter les explca-tions akunbiquées des Floyd Landis dotés d’une incroyable réserve naturelle de testostérone — marquera une grande étape dans la lutte antidopage.Bref: que ça avance.Hier, le directeur du Tour, Christian Prud’homme, ne cachait pas sa joie lors d’une entrevue accordée à l’Agence France-Presse: «Il y a eu beaucoup de choses bien dans ce Tour de France.La ferveur au bord des routes, l'enthousiasme, la foule partout.Ensuite, les visages de coureurs épuisés à l’arrivée, les bouches ouvertes [symbole, selon lui, d’une souffrance bien natu-relle, pas comme ces bioniques qui montaient les cols sans frémir], un rythme différent dans les ascensions, Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-9853399 Par télécopieur 514-9853390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 vaccine les gens contre leur propre cancer», explque-t-il Dans un tel cas, le vaccin contient des imitateurs d’antigènes tumoraux, présente dans les cellules d’une tumeur donnée, et déclenche l’immunité celulaire anticancéreuse qui contribue à la destruction totale des diverses tumeurs malignes et bénignes.Des essais cliniques qui donnent de l’espoir Déjà, des essais cliniques en phase 1 ont permis de prouver que le vaccin testé était non toxique et qu’il produisait une accentuation de la réponse immunitaire.«Les résultats de la première phase sont très encourageants et c’est ce qui nous permet d’aborder la phase 2», soulgne le D'Routy.La seconde phase, à laquele participeront 36 patients venant de partout au Canada, visera à vérifier l’efficacité du produit «Un mois après avoir vacciné le patient, on va lui foire arrêter sa trithérapie.Ce qu'on aimerait alors constater, c’est une présence de moins de 1000 copies ou de moins de 10 000 copies du virus par millilitre de sang», les impressions, les sentiments.Le fait que la lutte antidopage ait fait des progrà immenses et que le différentiel entre ceux qui trichent et ceux qui les traquent se soit considérablement amenuisé.» Reconnaissant que la lutte est loin d’être gagnée, Prud’homme notait néanmoins l’améloration générale de l’ambiance où baigne le Tour, les excellentes cotes d’écoute, la satisfaction des commanditaires, le plaisir retrouvé des foules le long des routes.«On n’est pas béat, on n’est pas naïf mais on est satisfait.» Même constat chez Bernard Valet ancien coureur français (10 Tours entre 1975 et 1987) qui agit au Canal Evasion en tant qu’analyste des éditions actueles.«C’est un Tour nettement moins rocambolesque que l’an dernier, disait-il au Devoir lors d’un entretien téléphonique jeudi.On sent vraiment une grosse volonté de régler ce problème du dopage.» Valet note que le divorce consommé entre le comité organisateur du Tour (la société ASO) et l’Union cyclste internationale (UCI) a eu du bon pour la santé de la course.«Puisque l'ASO s’est retirée du Pro-Tour cette année [le circuit de courses placé sous l’égide de ITJCI], elle était le maître de l’organisation de A à Z, indique Vallet Les commissaires sont français, ils font leur propre contrôle avec des labos français.La volonté d’en finir avec les scandales est là, très forte.On a vu dès le départ que l’ASO n'a pas hésité à sortir les histoires dès qu’elles survenaient, et ç'a réjouit tout le monde.On voit que de moins en moins de gens passent à travers les mailles et que les coureurs comprennent qu’on est passé à une autre époque.» Doutes En 2007, l’éviction de Michael Rasmussen s’était opérée au motif qu’il avait menti sur son leu d’entraînement et non parce qu’il avait échoué scientifiquement à un test antidopage.Pour Bernard Valet le fait que les coureurs expulsés en 2008 ont tous été pris concrètement aidera à rebâtir la confiance Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 indique l’hématologue, en précisant qu’un séropositif sans traitement a au moins 45 000 copies du virus par millilitre de sang.«Le patient pourrait ainsi rester plusieurs années sans médication, avance le chercheur.Pour l’instant l’efficacité de ce vaccin, dont la mise au point est soutenue notamment par l’agence fédérale canadienne de recherche sur le VIH et faciltée par l’entreprise américaine Argos, associée à la fabrication, n’a pas encore été prouvée.L’élaboration demeure très complexe et les coûte en sont élevés.Le coût du vaccin en quatre injections est estimé à environ 60 000 $.«Il existe un risque thérapeutique, celui de l’autoimmu-nité.Le patient pourrait développer des maladies comme l’arthrite rhumatoïde ou le lupus, une maladie où le corps s'enflamme lui-même et va attaquer le corps constituant», indique le chercheur.Tout un ensemble d’anücoips ont été testés en phase 1 et rien ne permet d’arriver à cette conclusion pour l’instant, croit-U.«Il y a en général très peu d’effets secondaires», avance le ET Routy, optimiste.Le Devoir du publc dans le Tour.«Il n’y a rien de pire que la suspicion», dit-il.Mais, en matière de doutes, le Tour n’en est pas entièrement débarrassé.Difficile de croire de pleine foi dans un sport qui accumule les histoires louches depuis si longtemps — on pourrait remonter aux légendaires frères Pélssier, qui avaient ouvert en 1924 leur valse secrète devant l’écrivain Albert Londres: cocaïne, pommades et autres pilules de toutes sortes pour supporter une épreuve astronomiquement difficile.D’autant plus difficle d’y croire quand on voit la Is-te des directeurs des équipes en course: ceux qui n’étaient pas en fonction durant les grandes heures de l’EPO étaient tout simplement en piste avec les autres coureurs.Bjarne Riis, patron de l’équipe gagnante CSC, a été déchu de son mailot jaune obtenu en 1996.Rolf Aldag (Columbia) et Christian Henn (Gerolstei-ner) ont confessé s'être dopés quand ils roulaient pour Deutsche Telekom.Didier Rous (Bouygues Telecom) était membre de l’équipe Festina.Cela dit, Bernard Valet trouve «scandaleux» qu’on ne pointe systématiquement qu’un seul sport quand on parle de dopage.«Il est facile de stigmatiser un sport qui, finalement, est 10 ans en avance sur tout le monde, avertit-il.Les cyclistes subissent des contrôles constants [hors-saison comme en saison, à la maison ou en course].On trouve des cas parce qu’on en cherche.Il ne fout pas rêver s’ils étaient aussi sévères au football européen ou américain, il y aurait une hécatombe.» Alors que le cyclsme, lui, fait sa purge au grand jour.«Et je crois qu’on s’en va vers une période où il retrouvera toute sa splendeur et qu’on pourra oublier tous ces doutes.On a eu un beau Tour cette année, ouvert, avec de belles échappées, où plusieurs avaient une vraie chance de gagner.» Et surtout: une chance de victoire sans histoires louches en aparté.Le Devoir Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-8004657559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 TOUR « Il est facile de stigmatiser un sport qui, finalement, est 10 ans en avance sur tout le monde » RISQUES SUITE DE LA PAGE 1 auraient pennis à l’Occident de renouer avec la rationalté grecque et donc de connaître la révolution scientifique et artistique qui a suivi.Lorsque nous l'avons rencontré à Paris, l'historien sortait de deux mois de silence pendant lesquels, assommé par la violence des réactions, il avait refusé toute entrevue.«Les pétitions, fen ai marre! Ce n’est pas une façon de foire des débats historiques» Le Ivre avait pourtant d'abord été encensé par le quotidien Le Monde, qui l’avait jugé «courageux» car 1 permettait «une étonnante rectification des préjugés de l’heure».«Somme toute, contrairement à ce qu ’on répète crescendo depuis les années 60, la culture européenne, dans son ensemble et son développement, ne devrait pas grand-chose à l’islam», concluait le philosophe Roger Pol-Droit Même jugement très flatteur du côté du Figaro, pour qui Gou-guenheim n’a «pas craint de rappeler qu ü y eut bien un creuset chrétien médiéval, fruit des héritages d'Athènes et de Jérusalem».C’est par la suite que les choses se sont gâtées.Plusieurs chercheurs ont attaqué une démarche qui n’avait «rien de scientifique», disaient-Us, de «prétendues découvertes» et des «raisonnements fallacieux».Certains iront jusqu’à accuser l’auteur de «révisionnisme» et de sympathies d’extrême droite, en invoquant ti publication de certaines pages du livre dans un site anti-islunique avant sa sortie au Seuil Une critique que réfùte l’auteur en disant qu’l n'est pas responsable de ce qu’ont fait les personnes à qui U a distribué des extraite de son manuscrit La critique a atteint une télé véhémence que le grand historien Jacques Le Goff est sorti de sa réserve.S elle est évidemment «discutable», fa thèse de ce livre demeure «intéressante», a soutenu le Goff, qui a invité l’auteur à son émission sur France Culture en signe de solidarité.Les origines de la Renaissance S’il connaît bien le Moyen Age et Byzance, Gouguen-heim avoue ne pas être un spécialiste de l'islam.C’est lors d’un cours qu’il a donné à la Sorbonne sur les échanges culturels en Méditerranée quïl a commencé à s’intéresser à fa question.«A l’époque, je défendais la thèse communément admise de la transmission de l'héritage grec par l’islam, sans trop me poser de questions f ai alors deemvert de nombreux textes érudits d’auteurs très difformts qui démontraient la ivlonté des lu mimes du M+3fl6 6.Frank Scbleck (Lux / Team CSC ) +4:28 7.Samuel Sanchez (Esp / Euskaltel ) +6:25 8.Kim Kirchen (Lux / Columbia ) +6:55 9.Alejandro Valverde (Esp/Caisse d'Epargne) +7:12 10.Tadej Valjavec (Slo / AG2R ) +9:05 11.Vladimir Efimkin (Rus / AG2R ) +9:55 12.Andy Schleck (Lux / Team CSC ) +1132 13.Roman Kreuziger (Tch / Liquigas ) +12:59 14.Sandy Casar (Fra / Française des Jeux (+19:23 15.Amael Moinard (Fra / Cofidis ) +23:31 16.Mikel Astarloza (Esp / Euskaliel ) +23:40 17.Kanstantin Slvtsov (Blé / Columbia (+24:55 18.Alexandre Botcharov (Rus / Credit Agricole (27:11 19.Vincenzo Nibali (lia / Liquigas ) +28:33 20.Stéphane Goubert (Fra / AG2R ) +31:50 LES VAINQUEURS DU TOUR DE FRANCE 2008 Carlos Sastre (Esp) 2007 Alberto Contador (Esp) 2006 Oscar Pereiro (Esp) " 2005 Lance Armstrong (E-U) 2004'Armstrong 2003 Armstrong 2002 Armstrong 2001 Armstrong 2000 Armstrong 1999 Armstrong 1998 Marco Pantani (Ita) SOCCER UNITED SOCCER LEAGUES G P N BP BC Pts Charleston 9 5 4 24 16 31 Porto Rico 9 5 3 26 17 30 Vancouver 8 4 4 15 13 28 Rochester 7 5 7 22 17 28 Seattle 6 6 8 22 20 26 FC Miami 5 7 8 18 19 23 Portland 5 7 8 15 19 23 Atlanta 5 5 6 22 27 21 Caroline 4 6 9 17 25 21 Minnesota 5 9 5 20 25 20 Montréal 5 9 Hier 4 15 18 19 Montréal 1 Rochester 1 Aujourd’hui Caroline à Vancouver, 22h Charleston à Seattle, 23h Demain Rochester à Montréal, 15h30 Atlanta c.FC Miami, 18h00 Porto Rico au Minnesota, 18h05 Lundi Aucun match Mardi Vancouver c.FC Miami.Ï9h30 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est • G P N PP PC PTS Toronto 2 2 0 99 126 4 Montréal 2 3 0 157 134 4 Winnipeg 1 4 0 114 158 2 Hamilton 1 4 0 99 141 2 Section Ouest Saskatchewan 4 0 0 134 90 8 Calgary 3 2 0 153 119 6 Edmonton 3 2 0 144 141 6 C.-B.3 2 0 139 130 6 Hier Toronto en Saskatchewan Jeudi Hamilton à Montréal, 19h C.-B à Edmonton, 22h Vendredi Winnipeg à Toronto, 19h Samedi Saskatchewan à Calgary, 20h Jeudi Toronto à Hamilton, 19h Calgary en Saskatchewan, 22h Un troisième Tour de suite pour les Espagnols Testé positif, Fofonov est limogé par son équipe FRANÇOIS THOMAZEAU Paris — L’Espagne conserve le maillot jaune pour la troisième année consécutive : après Oscar Pereiro et Alberto Contador, Carlos Sastre a remporté hier le Tour de France à l’issue dç la 21' et dernière étape sur les Champs-Elysées.La fête a été de courte durée pour l’équipe Crédit Agricole, qui a licencié son coureur Kazakh Dimitri Fofonov, contrôlé positif à Theptaminol après la 18' étape.Dix-neuvième du général, Fofonov a avoué avoir acheté le produit sur Internet sans en parler au médecin de l’équipe.Il est le quatrième coureur contrôlé positif sur le Tour après les Espagnols Manuel Beltran, Moïses Duenas Nevado et l’Italien Riccardo Ricco, pris la main dans le sac à EPO.Mais la nouvelle n’a pas gâché les célébrations de la formation CSC, En jaune depuis sa victoire à l’Alpe d’Huez, et nanti d’une avance de lm05 assurée la veille dans l’ultime contre-la-montre de Saint-Amand-Montrond aux dépens de l’Australien Cadel Evans, son leader Carlos Sastre a obtenu la consécration d’une carrière patiente et obstinée.A 33 ans, le Madrilène, vainqueur de l’étape de l’Alpe d’Huez, précède donc au final de 58 secondes Cadel Evans, deuxième pour la deuxième fois, l’Autrichien Bernhard Kohl, meilleur grimpeur de cette 95" édition, prenant pour sa part la troisième place, à lml3.Le septième Espagnol Une cassure dans le peloton à La fin de la dernière étape a fait perdre sept secondes à Sastre, qui avait assuré l’essentiel samedi.«Je suis tellement heureux, c’est un rêve qui devient réalité», a dit Sastre.«Cela fait tellement longtemps que j'attends cela.» L’ultime étape de cette Grande Boucle a été enlevée au sprint par le Belge Gert Steegmans, qui a offert à la Belgique et à son équipe Quick Step la plus belle des consolations après un Tour médiocre.Le Belge, déjà vainqueur d’une étape Tan dernier à Gand, a précédé l’Allemand Gerald Ciolek et l’Espagnol Oscar Freire, qui conforte pour sa part son maillot vert de vainqueur du classement par points, une première pour l’Espagne.Cet épilogue de 143 km entre Etampes et la plus belle avenue du monde n’a pas dérogé à la tradition.Soulagés de voir la fin de leur calvaire, les coureurs se sont autorisés des facéties : on apercevait ainsi, une vingtaine de kilomètres après le départ, deux coureurs de la Cofidis coiffés des casques empruntés à des photographes ou Carlos Sastre partager une coupe de champagne avec Andy m æ .¦ ¦ fut*1 2008 t'-TTS -¦¦ ¦ BERNARD PAPON REUTERS Andy Schleck, du Luxembourg, Carlos Sastre, grand vainqueur du Tour, l’Espagnol Oscar Freire et son coéquipier Bernhard Kohl célèbrent la finale du 95' Tour de France.Schleck, son meilleur auxiliaire dans les cols de cette édition.Andy Schleck s’est adjugé le maillot blanc de meilleur jeune de cette édition en terminant à la 12e place.Certains présomptueux tentèrent même de forcer la décision dans le circuit final, comme le champion de France Nicolas Vogondy, avec l’Espagnol Carlos Barredo, ou l’intenable Stefan Schumacher, à l’attaque chaque jour depuis trois semaines.Ou encore le Belge Philippe Gilbert, sorti dans le dernier tour.Mais le final était à nouveau réservé aux sprinters et Steegmans, bien emmené par ses équipiers, s’imposait en force.Carlos Sastre, lui, regardait de loin cet emballage final, tout au rêve éveillé qu’il venait de réaliser en devenant le septième Espagnol vainqueur de la Grande Boucle.Reuters L’Impact s’incline 2-0 devant les Rhinos Montréal — L’Impact de Montréal (5-9-4; 19 points) a subi une défaite par jeu blanc, 2-0, contre les Rhinos de Rochester (7-5-7; 28 points), hier, dans le deuxième match d’une série aller-retour entre les deux clubs.Le milieu de terrain des Rhinos Luke Kreamalmeyer a ouvert le pointage à la 32" minute.L’attaquant Johny Menyongar a tenté un centre que le défenseur de l’Impact Simon Gatti a partiellement bloqué.Kreamalmeyer en a alors pris possession à l’intérieur de la surface de réparation, avant de déjouer le gardien Matt Jordan d’un tir bas à sa droite.11 s'agissait du premier but accordé par l’Impact aux Rhinos en 15 matchs à Montréal soit depuis le 23 juillet 2000.L’attaquant Matthew Delicate a doublé l’avance des Rhinos à la 40" minute.Posté au point de penalty, Delicate a fait dévier de la tète le centre d’Andrew Gregor, venu du flanc gauche, alors que Jordan s’était avancé pour dégager le ballon du poing.L’Impact a ensuite dû se défendre à court d’un homme pour le reste de la rencontre, puisque dès la 47" minute, l’attaquant Roberto Brown a reçu un carton rouge et a été expulsé du match.La Presse canadienne Sudoku par Fabien Savary 8 1 4 5 — 7 9 3 4 6 9 — — • 8 9 — 1 5 2 7 7 3 5 7 3 — 4 3 6 • 6 5 8 2 Niveau de ditticulté : FACILE 0923 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 8 6 5 3 2 7 4 1 9 4 9 2 5 1 6 3 7 8 7 1 3 9 8 4 2 5 6 2 3 6 7 9 8 1 4 5 5 8 1 4 3 2 9 6 7 9 4 7 1 6 5 8 2 3 6 5 9 8 4 1 7 3 2 3 7 4 2 5 9 6 8 1 1 2 8 6 7 3 5 9 4 0922 SUDOKU : le logiciel 10 OOO sudokus Inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le elle des Mordus www.les-mordus.com Omnium canadien de golf Chez Reavie l’emporte par une marge de trois coups «Les choses n’ont tout simplement pas pris une tournure en ma faveur,» affirme Weir CHRIS JOHNSTON Oakville, Ontario — Chez Reavie a remporté l’Omnium canadien de golf avec un pointage cumulatif de 267,17 coups sous la normale, hier.Reavie, qui a remis une carte de 70, a mené l'épreuve de bout en bout pour remporter une première victoire sur le circuit de laPGA Il a devancé Billy Mayfair (68) par trois coups.Sean O’Hair (68) et Steve Marino (70) ont terminé à 271.Le Canadien Mike Weir n’a pas pu rattraper le vainqueur.Il a remis une carte 69 pour terminer le tournoi à 272, à égalité au 5" rang.Weir a notamment raté deux occasions d'oiselet à l'intérieur de six pieds.D a obtenu la coupe Rivermead car il a réussi le meilleur score canadien, mais ce n’était pas le trophée qu’il souhaitait «Les choses n'ont tout simplement pas pris une tournure en ma faveur», a dit Weir.Weir a dit qu'il n'était pas dérangé par la pression additionnelle qu’amène le fait d’être le fevori de la foule sur le parcours de Glen Abbey.•Cest certain que ça amène plus de près- S sion, a dit le natif de Bright's Grove, en Ontario.Mais j’ai apprécié mon tournoi.J’ai bien joué cette semaine.» Anthony Kim, qui jouait en compagnie de Reavie, a connu des ennuis tout au long de Taprés-midi, jouant 75 pour 273, à égalité en huitième place.Reavie a dû retourner au club Glen Abbey à 7h30 pour compléter sa troisième ronde.Un oiselet au 18" lui a donné une avance d’un coup en tête, devant Kim, pour commencer le dernier parcours.Après avoir commis des bogueys sur deux de ses trois premiers trous, Reavie s’est repris avec des oiselets aux quatrième et neuvième trous.Pendant que Kim avait des difficultés, peu de rivaux ont réellement menacé.Mayfair a réussi trois oiselets en fin de ronde, mais a joué la normale au 18', une normale cinq considérée facile.Cela a permis à Reavie de marcher d’un pas confortable dans l'allée du dernier trou, en avance par deux coups.D a levé les bras au ciel et a reçu une belle ovation après un roulé de 12 pieds pour l'oiselet ce qui confirmait son gain.La Presse canadienne Sans surprise, Nadal défait Kiefer Toronto — L’Espagnol Rafael Nadal a confirmé qu'il a l'étoffe d’un n‘ 1 mondial en remportant le tournoi ATP Masters Series de Toronto, avec une victoire facile sur T Allemand Nicolas Kiefer (6-3,6-2) en finale hier.Après avoir dominé la saison sur terre battue, sa surface de prédilection, et remporté les deux tournois qu’il a disputés sur gazon (Queen’s et Wimbledon), le n” 2 mondial a enchaîné avec son cinquième titre consécutif pour sa première sortie de l'été sur dur.Et sa démonstration en finale face au n‘ 37 mondial et ancien mJ est aussi la preuve que le trône du Suisse Roger Federer est en grand danger.Si Nadal poursuit sur sa lancée, son statut de n° 1 mondial «officieux» deviendra celui de n° 1 «officiel», avant la fin deJ’été.Le Majorquin, 22 ans, est dorénavant sur une série de 29 succès consécutifs.Sa dernière défaite, essentiellement due à des ampoules, remonte au 2" tour du tournoi de Rome le 7 mai dernier face à son compatriote Juan Carlos Ferrero.Depuis fin avril et le tournoi de Monte-Carlo, il a remporté 7 des 8 tournois auxquels il a participé, dont deux Grand Chelems (Roland Garros et Wimbledon).«Je penserai à tous ces records quand ma carrière sera terminée.L’important aujourd’hui Hait de remporter Toronto» a souligné l’Espagnol, qui devient le troisième plus jeune joueur de l’Histoire à atteindre 30 titres après Bjorn Borg et Jimmmy Connors.Déjà 7 titres en 2008 Et personne ne semble en mesure d’arrêter sa puissance et sa volonté.Et ce d’autant que ses principaux rivaux ont été en retrait avec Federer, sorti d’entrée par le Français Gilles Simoi), et le Serbe Novak Djokovic, battu en quarts par l’Ecossais Andy Murray, lui-même dominé par,.Nadal.AToronto, il a eu besoin d’une heure et demie pour être sacré pour la septième fois de la saison.Le corsaire gaucher a totalement dominé cette rencontre face à un joueur qui ne lui a jamais pris une manche en quatre confrontations -toutes cette année.Il a connu une seule alerte en sauvant trois balles de bris au 5‘ jeu de la seconde manche, les seules occasions de Kiefer durant toute la partie.L'Allemand, dont la mère est Française, ne s’est jamais remis de la perte de ce jeu de plus de 15 minutes, abandonnant ce cinquième jeu et les trois suivants.Pour se consoler, Kiefer, 31 ans, qui rêvait d’un septième titre, le premier depuis 2000, peut se remémorer sa bonne semaine.Dans l’Ontario, l'Allemand, perturbé ces dernières années par diverses blessures, a retrouvé ses sensations.Pour preuve ses victoires sur les Russes Mikhail Youzhny (nT5) et Nikolay Davydenko (n°4), l’Américain James Blake (n1?) et Gilles Simon, qui était sur une série de neuf succès consécutifs.Nadal et Kiefer se rendent dès cette semaine à Cincinnati (USA) pour un nouveau Masters Series.Nadal, logique favori dans l’Ohio, devrait encore grappiller des points sur Federer, après son «couac» de 2007 et son élimination au 2e tour.Agence France-Presse MARK BLINCH REUTERS * Rafael Nadal EN BREF Démission d’un officiel de judo aux mains baladeuses Denver — Un officiel haut placé du judo américain a remis sa démission à la suite d’accusations selon lesquelles, il y a prés de 30 ans, il aurait agressé sexuellement des adolescents dont il était l’entraîneur.La démission de Fletcher Thomton du bureau des directeurs de USA Judo a pris effet vendredi, un jour avant la publication, dans le New York Times, d'un texte portant sur les accusations en question.L'article du Times disait que plusieurs jeunes athlètes, dans des déclarations sous serment en 1981, accusaient Thomton d'avoir drogué et agressé sexuellement pim sieurs adolescents dont il était l’entraîneur, à la fin des années 1970.Une nouvelle présumée victime a fait surface en 2005, selon le Times.Thomton a nié les accusations dans l'article du quotidien new-yorkais.Le comité olympique américain a dit avoir amorcé une enquête au sujet des accusations.- AP LE DEVOIR.LE LUNDI 28 JUILLET 2 0 0 8 B 8 ULTURE PARCOURS iriNTERVENTlOX AVENUE iiW—1 20 FrancoFolies de Montréal Carte blanche à Michel Fugain On est tous amis, c’est la fête ! ANN1K MH DK CARUFKl.LE DEVOIR Michel Fugain et Bruno Pelletier en parfaite fusion, hier soir, à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA.: ' SYLVAIN CORMIER La carte blanche, longtemps, fut la tartine à tout beurrer des FrancoFolies.On prenait une vedette de passage, on lui adjoignait d’autres vedettes de passage, quelques refrains étaient échangés et puis voilà.Solution de facilité, rentabilisation des effectifs.Le procédé est moins utilisé aujourd'hui: la mèche est éventée.Il y avait donc motif à méfiance, hier à Wilfrid: je reconnaissais à la liste des chansons remise aux journalistes l'exact déroulement du spectacle de Michel Fugain, tel que vu (et apprécié) au printemps dernier.A peine ajoutait-on ça et là un Bruno (Pelletier), un Daniel (Lavoie) ou une Véronique (Sanson) .Sur les 43 titres donnés en medleys ou en entier, on comptait sept duos et deux trios Michel-Daniel-Bruno.Sur papier, la carte blanche semblait fort peu noircie.C’était mal juger de la capacité, chez Fugain, de rendre spectaculaire un spectacle: oui, le spectacle, dans sa conduite, était le même.Le même formidable déploiement de mimiques, de gestes et de grandes enjambées.La même essouflante suite de chansons à succès enfilées pour ainsi dire sans pause.La même incroyable dépense d’énergie: Fugain est une comédie musicale, un Big Bazar à lui tout seul.Débarquer dans ce feu roulant, cela signifiait pour Pelletier comme Lavoie faire la démonstration d’un dynamisme équivalent, l’obligation d’en faire autant.Ce qui n’était pas peu dire.Avec Fugain, être un peu complice ne suffit pas: il fallait être extrêmement complice.Avec Fugain, c’est du bras dessus bras dessus, du je-te-regarde-tu-me-regardes.Ce n’était plus des duos, mais des numéros à deux./wsçw’d demain peut-être, Une belle histoire devenaient en présence commune de Fugain et Pelletier une sorte de match de balle, et Pelletier devait avoir le réflexe vif.Et même quand Fugain a laissé à Lavoie le terrain pour qu’il chante ]e voudrais voir New York, c'était pour mieux réagir.Regroupé avec ses musiciens autour des amplis, il regardait et écoutait Invoie plus qu’intensément, offrant çà et là des chœurs manière gospel: ce regard, cette écoute rendaient la millième version de l’immortelle mille fois plus puissante.A la fin, le petit Michel a littéralement sauté au cou du grand Daniel.C’était exagéré, théâtral, c’était Fugain sursignifiant le moment, mais ça fonctionnait à plein: la foule exultait.Belle leçon de music-hall: tout l’art de l’emphase.J'ai quitté à l’entracte, tombée oblige, mais la suite était écrite: Fugain allait rendre 1’arnvée de Véronique Sanson événementielle, puis allait ramener les autres copains, comme dans sa chanson: «On est tous amis, c’est la fête!» Et puis il allait finir le show tout seul comme un grand.Un grand saltimbanque.Collaborateur du Devoir Samedi soir aux FrancoFolies Arrangements et dérangements SYLVAIN CORMIER Arman Méliès avait déjà entamé son heure au parc Fred-Barry quand j’ai rallié le site, samedi peu après 19 heures.Parsemé, le site.Un brin désorienté, l’Arman.Le Parisien avait tout du dramaturge hors de son théâtre, du metteur en scène sans véritable scène où se mettre.Dénuée de ses atours somptueux, sa musique semblait nue, ses chansons, admirables chansons, belles et tragiques chansons de ses trois magnifiques albums, s’étiolaient dans le trop grand espace.Pas faites pour l’extérieur, me disais-je.Pas faites pour la clarté du jour.Ces extraordinaires chansons, oes sublimes chansons qui creusent l’intérieur, sondent l’âme, n'ont besoin ni d’oxygène ni de lumière pour respirer et briller.Hier, en toute fin de journée au Cabaret Juste pour rire, programmé en doublé avec l’excellent Navet confit, on suppose que c’était plus approprié, encore qu’on avait des doutes: l’immense, la panoramique chanson pop à la Méliès n’est pas servie au mieux par une formation réduite, sans les cordes, vents et cuivres qui la portent sur disque.A se demander si le disque n’est pas sa finalité.Parlant arrangements, je me demandais pareillement comment Catherine Major allait s'en tirer, en lever de rideau du spectacle de Véronique Sanson, à la salle Maisonneuve de la PdA Rose sang, son plus récent album, le meilleur album produit au Québec ces derniers mois, est aussi un miracle d’enrobage et d’emballage, l'écrin grand luxe d’une musicienne au talent luxuriant.A trois et rien qu’à trois, piano à queue, contrebasse et batterie (tenue par Alex MacMahon, le réalisateur de Rose sang), n’allait-on pas être déficitaire?Eh bien, non.C’était large et plein, les versions des Sahara, Dans l'au-delà, LAmour sec et surtout La Voix humaine avaient l’ampleur et la beauté souhaitées, dignes des réussites de l’album.Parfois même, c’était mieux, c’était en plus la sensualité de l'interprète: le rapport de Catherine Major à son piano est carrément érotique.De sorte que la petite demi-heure de cette première partie avait tout du coït interrompu, donnant furieusement envie d’être déjà arrivé à la première montréalaise du spectacle de la jeune femme, à l'automne.Sanson, le gâchis À l’opposé, après cinq ou six chansons du spectacle de Véronique Sanson, j’en avais assez.Autant la dame était allumée, ravie, radieuse, prête à tout, le plus souvent émue par l’accueil chargé d’amour de ces 1500 personnes qui avaient attendu dix-sept ans son retour, autant l’orchestre qui l’entourait était éteignoir difficile d’imaginer plus désagréable traitement que ces versions trop pros pour leur bien, impossible de ne pas être irrité par ces deux choristes qui en rajoutaient des couches et des couches, nuisant constamment à l’émotion intrinsèque des chansons.Gâcher ainsi Vancouver, Amoureuse et jusqu’à Bahia, fallait le faire! Ces requins, presque arrogants dans leur maîtrise, passaient presque systématiquement à côté de l’intention, de la MARIE-HÉLÈNE TREMBLAY La prestation de Zébulon, samedi soir, laisse présager un retour en force du groupe.vérité des chansons.Sanson la musicienne aimait leur travail, de toute évidence, mais la femme et ses chansons y perdaient toute occasion d’exister librement.J’aurais voulu hurler, dire à ces sbires du showbiz de sortir et d’aller se faire valoir ailleurs, de la laisser seule avec son piano et nous.Dégoûté, rien de moins, je me suis esquivé à mi-par-cours, accueilli en sortant par Damien Robitaille comme par une bouffée d’air frais: on s’amusait ferme devant le Complexe Desjardins avec l’Ontarien (ou est-ce l’Oralien?), et tout semblait à nouveau possible.Et d’abord, la folie douce d’un gaillard qui raconte comment il voyage avec son atlas, comment il se fait parfois l’effet d’un porc-épic quand il se hérisse, etc.La musique était comme lui, rock’n’roll et clownesque, honky-tonk et décalée.Musiriens en liberté pour chanteur insaisissable.Un régal.Retrouver Zébulon en fin de soirée, sur la grande scène de la Catherine, n'était pas moins réjouissant: tout aussi maîtres de leurs instruments que les mercenaires de Sanson, les Yves Marchand, Alain Quirion, Yves et Marc Déry, réunis pour la première fois depuis 1997, mettaient leur savoir-faire au service du plaisir, et leur relecture de l’emblématique Job steady, à nouveau réclamée par ces gars qui n’ont jamais manqué de travail en onze ans, était à la fois formidable et ludique.C’était reparti, et bien reparti, sur les chapeaux de roue mais en souplesse, chaque mesure négociée comme une courbe avec une auto sport «vintage» dénichée en parfait état Si le nouvel album en chantier a l’allant de cette reprise de contact, Zébulon est en voiture.Collaborateur du Devoir NOS CHOIX Du haut des airs Au-delà de l'alléchant concept — de jeunes interprètes de nationalités suisse, française, belge ou québécoise qui, en alternance, défendent le répertoire actuel de leur coin de pays — ce spectacle fomenté par François Guy fournit l'occasion de découvrir une chanteuse franchement épatante, récente lauréate de Ma Premiere PdA véritable Pauline Julien en devenir Sophie Beaudet Au même spectacle, la semaine dernière aux Francos de Spa, elle nous a «scotchés», comme disent les jour-nabstes làbas.À vous d’adhérer.À 17h et I9h, sur l’esplanade de la PdA.Sylvain Cormier Frank et ses Potes Ils ont le coup de batterie pesant ou swingnant, le fond de guitare psychédélique ou funky et le cuivre jazzé.Mais ils métissent presque tout avec du reggae.Ils causent d'environne-ment, de politique, d'amour et de réalité.Ils ont lancé l'an dernier leur premier album et semblent assez soudés pour faire un bon bout de route.Ce soir sur la scène Chanson festive Loto-Québec, à 21 h.¦ À écouter Allume, Frank et ses Potes.Indépendant/Local Yves Bernard '4 Mille Monarques Découverte il y a plusieurs mois lors d’un concert obscur à l’Alizée, puis réentendue lors de la dernière édition des Francouvertes, la formation Mille Monarques est en pleine ascension.Leur rock sombre, dopé de clavier saturé, est accrocheur et leur pièce L’Immense l’arme a tout pour devenir un grand succès.Ce soir sur la scène Les Découvertes, à 19h.¦ À écouter Un premier démo de trois titres est disponible dans Internet et aux magasins Archambault de la rue Berri et de la Place des Arts.Philippe Papineau Gregory Charles aux FrancoFolies Joue-moi une décennie En cinq concerts, Gregory Charles survolera cinq époques de musique francophone SOURCE FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL M w 1 ïf I i Gregory Charles entame dès demain cinq spectacles en salle et un autre à l’extérieur, une première aux FrancoFolies pour le musicien.PHILIPPE PAPINEAU Occupé comme quatre, tentant de percer en France et aux États-Unis tout en travaillant à la télé et à la radio au Québec, l'hyperactif Gregory Charles s’est gardé une page d’agenda pour le vingtième anniversaire des FrancoFolies de Montréal, où il mènera non seulement un grand événement extérieur samedi soir, mais où il livrera aussi cinq concerts thématiques sur les cinq dernières décennies de la musique francophone.Cette série de spectacles que Gregory Charles offrira du 28 juillet au 1" août, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, représente «un tour deforce», selon les dires de celui qui a déjà participé aux FrancoFolies en tant qu’animateur, mais jamais en tant que musicien.«Quand on m’a demandé de faire le 20', j’ai tout de suite pensé faire une anthologie, je crois que c’est un bon moment pour regarder derrière, raconte Charles, de son téléphone mains-libres, au volant quelque part sur la route entre Québec et Montréal.Je pense être la bonne personne pour faire ce genre de spectacle, parce que je suis incapable de mépris pour la musique.La musique, c’est autant Avec le temps qu’une chanson de Stéphane Venne, ça m’est égal.» Le tour de force que consiste à résumer cinq décennies de musique bécoise et française en cent chansons et cinq soirs emballe visiblement le pianiste.Au bout du fil, il chante — à trois reprise, dont un court extrait de Céline Dion — il raconte avec passion les liens entre une foule de chansons éparses et fait remarquer des parallèles entre les différents pays, les différentes époques.C’est que, en plus du piano et de la voix de Gregory, le public aura droit à un enrobage explicatif, à quelques «clés d’interprétation».«Je ne vois pas ça comme un cours d’histoire, précise-t-il.Je vois ça comme une mise en contexte.Analyser la musique, ça permet aussi d’analyser la société, l’industrie, et de voir un peu où on s’en va.» La musique des années 50, par exemple, était envahie par les pièces en mode mineur.«Tu peux chercher et chercher pendant des heures avant de trouver une chanson en majeur, alors qu 'aux États-Unis, ce sont les années au du rock and roll, de Buddy Holly, Elvis Presley, Richie Valens.Cette musique joyeuse, pas très profonde, va prendre jusqu'au milieu des années 60pour nous rejoindre.» Pour le mélomane, autant les années 1970 ont été une décennie incroyable pour Robert Charle-bois, Claude Dubois et Jean-Pierre Ferland, autant les années 1980 ont été une décennie foUe pour Mi- chel Rivard, Diane Tell, Daniel Lavoie, Luc Plamondon, et ce, malgré une «instrumentation qui joue beaucoup dans notre jugement de cette époque musicale».Quant aux années 1990, ce sont clairement celles qui causent le plus de difficultés à Gregory Charles.«On n’a pas de recul, c’est très proche, et c’est donc dur de faire un choix.C’est comme la musique de Bach, qui a disparu pendant 70 ans après sa mort.C’est Mendelssohn qui Ta fait revivre, mais, immédiatement après la mort de Bach, on n’était pas en mesure d’apprécier ce qu’il avait fait.De la même façon, c’est dur d'apprécier la pop des années 90.Mais ce sont tout de même des années riches pour les groupes, Vilains Pingouins, Zébulon, Les Colocs.» L’époque musicale actuelle, qui ne fait pas partie de cette série de concerts, poserait un sérieux problème à Gregory Charles.«Notre industrie est tellement fractionnée qu’il est extrêmement difficile de faire des succès universels.Avec l’alignement qu’il y a entre les distributeurs, les vendeurs de disques, les producteurs et les postes de télé et de radio, il n’y a presque pas moyen d’aller chercher l’ensemble de la population.» Selon un Gregory Charles étonnamment critique, ce morcellement de l’industrie francophone expliquerait le succès des chansons anglophones sur nos ondes.«Elles jouent à Rock détente, à Rythme FM, à CKOI et à Énergie.C’est ce qui explique des phénomènes comme Pascale Picard, ou même le succès de mes chansons en anglais.» Le Devoir Un piano, une voix, 100 chansons pu 28 juillet au 1" août A la Cinquième Salle de la Place des Arts Le Grand rendez-vous Loto-Québec Samedi 2 août, sur la scène l’Espace Ford, 21h, gratuit www.cincmaduparc.com / 48$ POUR 10 FILMS! Une séletthn de films POUR JOUS LIS GOUTS INFINIMENT QUÉBEC • BIRO’S NEST (STF) LE TEMPS DES GITANS • SOUS LES BOMBES MY WINNIPEG • BIGGER, STRONGER, FASTER SURFWISE IT HISTER LOHELV raNÉMA DU pARC- 3 hpurp* rip STATIONNEMENT GRATUIT 1 3676 Du Pwc 514-281-1900 I \
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