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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2004-06-21, Collections de BAnQ.

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IRAK Un Sud-Coréen est menacé d’être décapité Page A 5 ARABIE SAOUDITE Mystère autour de l’exécution du chef local d’al-Qaïda Page A 5 www.ledevoir.com LE DEVOIR V 0 L .X C V X ” 1 3 8 ?LE LUNDI 21 JUIN 2001 87c ?TAXES.1$ Défusions : la vague se brise Québec, Lévis et Sherbrooke triomphent TOMMY CHOUINARD Québec — La ville de Québec s’en tire presque saine et sauve.Seuls les citoyens de l’une des douze anciennes banlieues, L’Ancienne-Lorette, ont voté majoritairement en faveur de la défusion, révélaient les résultats des référendums disponibles au moment de mettre sous presse.Les villes de Lévis et de Sherbrooke demeurent qugnt à elles intactes.A L’Ancienne-Lorette, 67 % des voix sont allées aux défiisionnistes contre 33 % aux défenseurs de la grande ville.L’appui au démembrement représente 41 % des électeurs inscrits.Le taux de participation a atteint 61 %, un seuil spectaculaire comparativement à ceux habituellement rencontrés lors des élections municipales.A la surprise générale, Sillery, considérée comme un bastion défusionniste, demeure dans la grande ville.Le non atteignait 54 % au moment de mettre sous presse.Le résultat provisoire est d’autant plus surprenant que l’un des principaux leaders défusion-nistes, Simon Wilson, du Comité des citoyens de banlieue, provient de Sillery et a mené une lutte acharnée depuis le début A Loretteville, les citoyens ont rejeté le démembrement 33,6 % ont voté pour la décision, alors que 66,4 % ont choisi le statu quo.Saint-Emile demeure également dans la grande ville de justesse, puisque 50,01 % des citoyens ont voté contre le démembrement VOIR PAGE A 8: QUÉBEC PEDRO RUIZ LE DEVOIR Une dame âgée de 96 ans dépose son bulletin de vote dans une urne au Westmount High School, à l’occasion du référendum sur les défusions tenu hier.Louest de Montréal s’isole ¦ La Rive- Sud se disloque ANTOINE KOBITAILLE Les défusionnistes n’ont pas obtenu la victoire totale qu’ils attendaient à Montréal hier, où le oui l’a emporté dans une douzaine de secteurs.En revanche, sur la Rive-Sud, le démembrement est plus important alors que deux secteurs sur cinq ont choisi de quitter la grande ville de Longueuil.Pour ce qui est de Gatineau et de Sherbrooke, ces villes resteront intactes.Dans la métropole, le vote aux référendums sur les défusions indiquait une victoire — ou une victoire imminente — du oui à Montréal dans les bastions défusionnistes de l’Ouest de Hle que sont Baie-d’Ur-fé, Beaconsfield, Dorval, L'île-Dorval, Dollard-des-Ormeaux, Sainte-Anne-de-Bellevue, Kirkland, Montréal-Ouest Mont-Royal, Pointe-Claire, Senneville et Westmount Toujours dans l’ouest le oui a échoué dans les municipalités de Roxboro et de Hampstead, où on prévoyait un vote positif.Montréal-Est a réussi à sortir de la mégaville et sera la seule de l’est de lHe à le faire.Tkijou a choisi de rester, tout comme Pier-refonds, Sainte-Geneviève et Saint-Laurent VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL Bilinguisme: le PC trébuche Harper corrige le tir au sujet d’Air Canada CLAIRANDRÉE CAUCHY LE DEVOIR Le leader conservateur Stephen Harper a corrigé le tir hier sur le bilinguisme à Air Canada.D a assuré qu’un gouvernement conservateur étendrait l’obligation d’offrir des services en français à toutes les compagnies aériennes canadiennes en l’enchâssant dans la Loi sur les langues officielles.Dans un échange de courriels dont la Presse canadienne a obtenu copie samedi, le responsable de la correspondance pour le Parti conservateur écrivait qu’un gouvernement Harper abolirait la Loi sur la participation publique au capital d’Air Canada.Cette loi, adoptée par le gouvernement JVlulroney lors de la privatisation de la compagnie d’Etat en 1988, oblige Air Canada à offrir des services dans les deux langues officielles et à maintenir son siège social à Montréal.VOIR PAGE A 8: BILINGUISME ' INDEX Annonces.B 5 Idées.A7 Avis publics.B 4 Météo.B 4 Convergence.B 7 Monde.A5 Culture.B 8 Mots croisés.B 4 Décès.B 5 Religions.B 6 Économie.B1 Sports.B 5 Éditorial .A6 Télévision.B6 L’ENTREVUE Le grand écart de Tariq Ramadan Musulman d’Europe, le penseur cherche à faire le pont entre la modernité et V«islam des origines» Porteur d’une nouvelle modernité islamique ou fondamentaliste déguisé?Une grande partie de ce qu’on lit à son sujet étale la même méfiance.Tariq Ramadan, penseur-vedette de l’islam en Europe, s’applique, en entrevue au Devoir, à s’en défendre et à la déconstruire.Parole à un homme que l’activisme et la réflexion sur l’identité musulmane en ce XXI’ siècle exposent à toutes les controverses.GUY TAILLEFER Certains le considèrent comme «le Bernard-Henri Lévy de l’islam», pendant que d’autres ne soupçonnent, sous ses savants dehors progressistes, rien de moins que la présence d’un «taliban».Qui donc est-il?Professeur de philosophie et d’islamologie à l’Université de Fribourg, en Suisse, Tariq Ramadan se réclame d’une lecture réformiste et «contextualisée» du Coran en tentant de faire le grand écart entre modernisme et «islam des origines».L’exercice, périlleux, fait peser sur lui tous les soupçons: de ceux qui lui reprochent ses compromissions avec ce que l’islam excuse de «Je dis qu’il est tout à fait possible d’être totalement musulman et totalement citoyen» plus réactionnaire; mais de ceux aussi, dans le monde musulman, qui le diabolisent pour ses évidentes sensibilités occidentales.Entre l’un et l’autre, sa parole est bue par bon nombre de «musulmans d’Ocrident» qui s’interrogent sur leur vie installée entre deux mondes.Dans certains pays arabes, dit-on, sa notoriété est telle qu’il est reçu en chef d’Etat Les intégrismes tenant le haut du pavé dans l’air du temps, ses efforts de réconciliation entre les valeurs islamiques et les cultures occidentales ne sont pas loin de tenir de la quadrature du cercle.Cela explique en partie qu’il soit l’objet de tant d’attention politique et médiatique.Ce qui ne lui déplaît pas, apparemment Un grand portrait publié en février dernier dans Tariq Ramadan Le Nouvel Observateur ne tarissait pas d’expressions pour décrire son activisme et son ascendant dans la diaspora et le monde musulmans: globe-trotter de l’islam, pigeon voyageur islamique, islamiste de l’ère du zapping, bête de scène islamique.Interviewé récemment dans un petit local de l’Université de Montréal, quelques minutes avant qu’il ne prononce une conférence pour laquelle s’était déplacée une foule trop nombreuse pour le grand amphithéâtre où on venait l’entendre ALFRED/EPA à l’initiative de Présence musulmane Canada, l’homme affirme: «fai un discours qui ne correspond pas à ce à quoi on s’attend.Un discours qui ne consiste pas à dire: on oublie tout de nos références musulmanes et on devient citoyen [de son pays d’adoption].Je dis qu’il est tout à fait possible d’être totalement musulman et totalement citoyen, d'accomplir un mariage réel entre les deux dimensions.Le discours est un peu nouveau et difficile à saisir.» VOIR PGE A 8: RAMADAN 14e litiflKSl 'll m IX'sliiLs croj^s ( ( ) \( N\ I ni i |i i\ Joumt’c IMtlOll.llu (1rs pi llplrs uilni lltoni ¦ il 20 au 21 juin 2004 Théâtre Maisonneuve Mi 842.2 1 12 WWW Ililj l|r • .1 Je 842 2112 ( aiuida Québec ïïo Montréal® llfl 884, Il Ihmiii; t 58301^294^ LE DEVOIR, LE LUNDI 21 JUIN 2004 LES ACTUALITÉS L’enquête sur l’affaire Arar commence aujourd’hui JIM BRONSKILL Ottawa — L’enquête fédérale sur l’affaire Maher Arar qui s’ouvre aujourd’hui pourrait bien laisser plusieurs questions troublantes en suspens, selon un expert en renseignement Ce sera tout un défi de faire la lumière sur les détails de la responsabilité d’Ottawa dans l’expulsion et l’emprisonnement à l’étranger de ce Canadien soupçonné de terrorisme, a évoqué Wesley Wark, professeur d’histoire à l’université de Toronto.«Il y a de bonnes raisons d’être sceptique.Ce ne sera pas facile.» L’affaire Arar illustre bien la difficulté de protéger les droits humains face à l'imposant dispositif de sécurité mis en place pour contrecarrer le terrorisme islamiste.En septembre 2002, de retour de vacances familiales en Tunisie, Maher Arar a été placé en détention par les autorités américaines au cours d’une correspondance à New York.Douze jours plus tard, après avoir été interrogé sur ses liens présumés avec le réseau al-Qaida d’Oussama ben Laden, l’homme de 34 ans d’Ottawa a été enchaîné et mis à bord d’un avion privé en partance pour la Jordanie, puis acheminé dans une prison de son pays d’origine, la Syrie.Le consultent en technologies des communications, qui nie tout lien avec les terroristes, dit quH y a été battu, torturé et forcé de livrer de faux aveux après avoir passé plus de duc mois dans une cellule minuscule.Le fédéral a nommé le juge Dennis O’Connor à la tête de la commission d’enquête qui devra élucider plusieurs questions sur le rôle des autorités canadiennes dans cette af faire.Le juge devra présenter un rapport et recommander un modèle d’organisme de surveillance.Presse canadienne I < > I < > < Jl II RI < il 16 1S Aâ 2â 3ê 4Q 45 üfi) Résultats Tirage du 2004-06-10 Complémentaire: Ventes totales : Prochain gros lot 12 419 234 $ 5 000 000 $ GAGNANTS LOTS 7/7 0 2 500 000,00 $ 6/7+ 2 116 427,70$ 6/7 74 2 753,30 $ 5/7 4 559 159,60$ 4/7 98 966 10,00$ 3/7+ 93 555 10,00$ 3/7 836 391 Participation gratuite Tirage du 2004-06-19 Q133 4Q4145 4S Complémentaire: (4Ë) Ventes totales: 18 240 736 $ Prochain gros lot (appr ): 10 000 000$ PROCHAIN GROS LOT LE 23 JUIN 2004 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 833 699,00 $ 5/6+ 2 195 691,30 $ 5/6 126 2 566,00 $ 4/6 6 662 91,90 $ 3/6 131 314 10,00 $ 2/6+ 90 670 5,00 $ 10 000 Tirage du 2004-06-19 28 3ê3S4Q 44 4Ê Complémentaire: (13) GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 0 5/6 23 4/6 610 3/6 12 608 Ventes totales: LOTS 000 000,00$ 50 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ 492 227,50 $ Tirage du 2004-06-18 LOT 100 000$ Tirage du 2004-06-19 LOT 100 000$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.?FRANCO NUOVO en semaine dès 5 h (à partir du 30 juin) Réal.: Louise-Renée Bessette Entrevue au Devoir Martin désapprouve le principe même du programme des commandites Pas question d'un vote libre des députés sur l'avortement MANON CORNELLIER Ottawa — Ce n’est pas seulement les malversations qui ont entouré la gestion des commandites que le chef libéral Paul Martin désapprouve mais le principe même du programme, a-t-il confié au Devoir hier.«Les affiches, les pancartes et tout ça, ce n’est pas ça qui va garder le Québec à l’intérieur du Canada.D’ailleurs, en ce qui me concerne, je pense que, honnêtement, ça n'intéresse pas du tout les Québécois.Ce qui intéresse les Québécois, c’est que le pays, le Canada, fonctionne», dit-il, se prononçant pour une rare fois sur la nature du programme et non seulement sur sa gestion.«Je n’ai jamais été en faveur», insiste-t-il sans préciser s’il avait manifesté son désaccord à l’époque.Il ne croit pas à ces méthodes, dit-il, parce qu’il est persuadé que les Québécois sont attachés au Canada et que la meilleure façon de gagner leur adhésion est de leur offrir «un pays qui réussisse» et qui traite tout le monde sur le même pied en respectant les différences.Quant à la gestion du programme et aux malversations auxquelles elle a donné, il s’en indigne.Il répète encore toutes les mesures qu’il a prises pour faire la lumière sur ce scandale qui a provoqué la désertion de ses appuis, en particulier au Québec, et mis son parti en difficulté.Il reconnaît la colère des citoyens et dit la partager, mais il pense qu’il faut aussi que les électeurs pensent à l’avenir et se demandent, dans le cas des Québécois, s’ils «veulent un autre référendum».«Nous, on ne veut pas d’autres référendums, on veut que le pays reste uni et qu’on se concentre sur l’économie et nos possibilités sociales.» Les citoyens doivent aussi se demander quel genre de pays ils veulent, ajoute-t-il, soulignant.JIM YOUNG REUTERS Le chef libéral Paul Martin a joué de la grosse caisse, hier, lors d'une courte escale à Saint-Jean, Terre-Neuve.comme il le fait depuis les débats, le fossé qui sépare son parti du Parti conservateur.Pas de vote libre sur l’avortement Le respect et la protection des droits fondamentaux représentent une différence qu’il souligne et, pour la première fois hier, il a précisé ce qu’il ferait ad-venant le dépôt d’un projet de loi d’un député limitant le libre-choix en matière d’avortement sans invoquer la clause nonobstant.Permettrait-il un vote libre dans ce cas?Non, a-t-il répondu sans détour.Il n’avait jamais fait cette précision jusqu’à présent, s’étant toujours contenté de dire qu’il ne permettrait jamais le recours à la clause nonobstant.Cette clarification le distingue de M.Harper, qui promet de permettre un vote fibre advenant le dépôt d’un projet d’un député touchant l’avortement M.Martin estime aussi se différencier de son adversaire dans le dossier de la santé.Il s’insurge contre la déclaration du chef conservateur Stephen Harper, qui affirme «se ficher de qui fournit les services» pourvu que les citoyens y aient accès avec leur carte d’assurance maladie.Selon M.Martin, cela signifie une présence encore plus imposante du privé dans le système de santé.Il n’envisage pas pour autant mettre la clé dans la porte des fournisseurs privés actuellement actifs dans le système public, mais il dit vouloir faire en sorte que le système public fasse moins appel au privé à l’avenir.Selon deux sondages parus en fin de semaine, le Parti libéral et le Parti conservateur sont pratiquement à égalité, le PC n’ayant qu’une avance équivalente à la marge d’erreur.Au Québec, le Bloc québécois a une solide avance qui ne se dément pas depuis le début de la campagne.Malgré cela, Paul Martin affirme qu’il croit toujours possible d’obtenir une majorité de sièges le 28 juin.Le Devoir ?SOPHIE DUROCHER en semaine dès 13 h 30 Real : Stéphanie Leclerc Passez I ^ ' ete à la Première Chaîne.À Première Chaîne Radio-Canada www.radio-canada.ca/radio * LE DEVOIR.LE LUNDI 21 JUIN 2004 A 3 ELECTIONS 2004 Chantal Hébert Gouverner au jour le jour Au Canada, aucune province n’a autant d’expérience en matière de gouvernement minoritaire que l’Ontario.De 1985 à 1987, le libéral David Peterson a administré la province sur la foi d’un pacte avec le NPD qui balisait clairement l’action législative du gouvernement.Mais, entre 1975 et 1981, le conservateur William Davis a dirigé deux gouvernements minoritaires successifs sans conclure d’entente officielle avec l’un ou l’autre des partis d’opposition à Queen’s Park.Pendant six ans, il a plutôt navigué à vue, s’appuyant au cas par cas soit sur le NPD, soit sur le Parti libéral pour faire passer ses projets de loi.Si, comme le laissent entendre les sondages, le Canada se retrouve avec un gouvernement minoritaire la semaine prochaine, c’est la formule Davis qui a le plus de chances d’être celle que retiendra le prochain gouvernement Parmi les quatre partis fédéraux, le NPD et les libéraux seraient les seuls susceptibles d’en arriver à des arrangements plus officiels, mais la somme de leurs deux caucus, le 29 juin au matin, pourrait bien ne pas égaler la majorité des voix aux Communes.Du coup, ni l’un ni l’autre n’aurait intérêt à se mettre dans la camisole de force d'une coalition.Sans égard à qui, de Paul Martin ou Stephen Harper, se retrouvera premier ministre à la fin du mois, l’obligation de composer avec une opposition majoritaire aurait un impact déterminant sur toutes les facettes de l’action gouvernementale.En voici un échantillon: ¦ Le bouclier anti-missile: le Bloc et le NPD sont farouchement opposés à une participation canadienne à ce projet américain.Mais cela ne signifie pas qu’un gouvernement fédéral minoritaire devrait automatiquement y renoncer.Les libéraux, qui ont déjà officieusement convenu de s’engager dans des discussions exploratoires sur la question, pourraient compter sur l’appui des conservateurs pour donner suite à leurs intentions.À l’inverse, un gouvernement conservateur minoritaire s’attendrait normalement à ce que l’opposition libérale ne lui bloque pas la voie de discussions avec Washington à ce sujet ¦ Le registre des armes à feu: Paul Martin veut le maintenir tandis que Stephen Harper a promis de __ l’abolir, ce en quoi il aurait le soutien du NPD qui n’a jamais appuyé le registre.C’est donc vraisemblablement le Bloc qui aurait le dernier mot Le parti de Gilles Duceppe avait appuyé la création du registre, mais ses coûts galopants lui inspirent de plus en plus de réserves.¦ Le mariage gai: d’une façon ou d’une autre, le prochain Parlement devra se prononcer sur la question, soit sous forme d’un vote libre, comme le promet Stephen Harper, ou pour approuver le projet de loi libéral qui est actuellement à l’étude en Cour suprême.Personne ne devrait présumer de l’issue de ce vote.D y aura certainement davantage de conservateurs aux Communes après le 28 juin mais plusieurs d’entre eux remplaceront des députés libéraux opposés au mariage gai.Les sondages permettent également de prévoir une augmentation de la députation bloquiste et néo-démocrate, généralement acquise au concept de l’égalité des couples gais.¦ La clause nonobstant: si le Parlement rejetait le mariage gai, Stephen Harper pourrait devoir se prévaloir de cette disposition de la Constitution pour mettre la définition traditionnelle du mariage à l’abri des contestations judiciaires.Mais un gouvernement conservateur minoritaire ne pourrait compter ni sur le NPD ni sur le PLC pour arriver à ses fins.Et même si le Bloc n’a pas d’objections de principe au recours à la clause nonobstant, il n’en appuierait pas l’utilisation pour bannir le mariage gai.¦ Le Protocole de Kyoto: un gouvernement conservateur minoritaire ne trouverait aucun appui dans l’opposition pour abandonner ce traité international.¦ Un programme national de garde d’enfants: un gouvernement libéral minoritaire pourrait compter sur le Bloc et le NPD pour mettre à exécution son projet de financer des milliers de nouvelles places en garderies au cours du prochain mandat ¦ Un Sénat élu: un gouvernement conservateur minoritaire pourrait se passer de la permission du Parlement pour nommer des élus à la Chambre haute, mais seulement à la condition de s’en remettre au bon vouloir des provinces pour les faire élire, puisqu’un processus fédéral requerrait des mesures législatives fédérales.L’Alberta et le Nouveau-Brunswick sont tout à fait disposés à présider à ce genre de scrutin, le Québec beaucoup moins.¦ Un accroissement du budget de la défense: un gouvernement conservateur minoritaire devrait réviser à la baisse ses projections de dépenses militaires, jugées exorbitantes par les autres partis.¦ La santé: un gouvernement libéral minoritaire pourrait compter sur le NPD dans ses affrontements avec une ou des provinces au sujet du respect de la Loi canadienne de la santé.Mais l’appui du Bloc et du Parti conservateur ne lui serait pas acquis surtout si le Québec ou l’Alberta étaient en cause.¦ Des baisses d’impôts: elles sont au cœur du programme conservateur, mais les libéraux et les néodémocrates n’en pensent pas de bien, et le Bloc ne les aime pas beaucoup non plus.Tout cela porte à croire qu’un gouvernement minoritaire conservateur ne survivrait pas à son premier budget Mais les autres partis voudraient-Us vraiment retourner en campagne électorale sur la foi de leur refus collectif de baisser les impôts de la classe moyenne?En fait un gouvernement libéral minoritaire choisirait probablement de mourir au champ d’honneur de la défense du régime canadien d’assurance-maladie dans l’espoir de ressusciter avec une majorité aux élections qui suivraient tandis que, pour les mêmes raisons électoralistes, un gouvernement conservateur minoritaire s’immolerait sans doute sur l’autel des baisses d’impôt chebert@thestar.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.D’ex-néo-démocrates devenus candidats libéraux attaquent Jack Layton ANDY CIAKK RKUTEKS Le chef néo-démocrate Jack Layton s’est dit d’avis que les néo-démocrates et le Bloc québécois avaient suffisamment de choses en commun pour que, avec leurs résultats combinés aux élections de la semaine prochaine, ils puissent imposer des dossiers importants pour la gauche, et ce, peu importe le parti au pouvoir.Oshawa, Ontario — D’ex-néo-démocrates ont dénoncé hier le refus initial de Jack Layton de dire ce qu’il ferait dans le cas de l’élection d’un gouvernement minoritaire.Dans une lettre ouverte signée par cinq anciens néo démocrates devenus candidats libéraux, ceux-ci reprochent au leader du Nouveau Parti démocratique d’avoir •cavalièrement fait fi» des électeurs progressistes et de vouloir •le pouvoir à tout prix».Ds jugent •répréhensible» que M.Layton n’ait pas immédiatement rejeté toute possibilité de travailler avec les conservateurs.Parmi les signataires de la lettre figure l’ex-pre-mier ministre néodémocrate de la Colombie-Britannique, Ujjal Dosanjh.Vendredi, interrogé par un journaliste, M.Layton n’avait pas écarté la possibilité de collaborer avec le chef conservateur Stephen Harper si les Canadiens élisaient un gouvernement minoritaire.Plus tard, le même jour, il a désavoué ses propos, soutenant que le NPD riavait rien en commun avec les conservateurs.Rapprochement avec le Bloc M.Layton a réagi à la lettre en affirmant que ce devait être une plaisanterie.La position du NPD est •claire comme du cristal», a-t-il dit aux journalistes à sa sortie d’une activité électorale à Oshawa, en Ontario.Par ailleurs, M.Layton s’est dit d’avis que les néodémocrates et le Bloc québécois avaient suffisamment de choses en commun pour que, avec leurs résultats combinés aux élections de la semaine prochaine, ils puissent imposer des dossiers importants pour la gauche, et ce, peu importe le parti au pouvoir.Les deux partis ne s’entendent pas sur l’avenir du Québec, mais partagent des positions semblables sur plusieurs questions sociales et économiques, a déclaré M.Layton au cours d’une interview accordée à la Presse canadienne, le week-end dernier.La gauche canadienne — le NPD et le Bloc — n’aura pas joui d’autant d’influence sur le gouvernement depuis des années, prédit-il.•Sur des questions comme le Protocole de Kyoto, le mariage de conjoints de même sexe ou le règlement du problème du déséquilibre fiscal, je pense qu’il y a d’intéressantes synergies qui se dessinent», dit-iL M.Layton se refuse à discuter de toute coopération officielle avec d’autres partis, y compris le Bloc, avant le jour du scrutin et une consultation avec son caucus.Mais, outre les ressemblances des programmes politiques, il souligne les récents sondages qui montrent la popularité du Bloc au Québec et celle du NPD dans le reste du pays.Dans cette course électorale serrée, conservateurs et libéraux se disputent le pouvoir dans ce qui sera vraisemblablement un gouvernement minoritaire.Mais les souverainistes du Bloc et le NPD semblent prêts à enregistrer des gains électoraux considérables.Le Parlement risque d’être divisé en quatre, sans qu’aucun parti ne détienne une majorité.Sur des questions comme la protection de l’environnement, le financement de la santé, le retrait du Canada du programme américain de défen- se antimissiles et la protection des droits des femmes et des homosexuels, le Bloc et le NPD partagent des points de vue communs.M.Layton, qui a entamé sa dernière semaine de campagne en Ontario, est intervenu à son tour dans la controverse sur le bilinguisme, hier, après les bloquistes et libéraux.Selon le leader du NPD, c’est là la preuve que les Canadiens navigueraient à l’aveuglette s’ils élisaient un gouvernement conservateur refusant de dévoiler clairement ses intentions.Presse canadienne Un cabinet Harper, tout un casse-tête JIM BROWN Ottawa — À moins d'un revirement imprévisible, le chef conservateur Stephen Harper pourrait devoir affronter un sérieux problème de représentativité québécoise et féminine dans la composition de son conseil des ministres au lendemain d’une victoire électorale.Les stratèges du FCC avouent en privé que le caucus post-28 juin sera riche en talents de l’Ouest et de l’Ontario mais maigre en apport de l’Atiantique, voire sans aucune voix du Québec.Par ailleurs, il devra équilibrer les portefeuilles entre les anciens tenants de l'Alliance canadienne et du Reform ainsi que ceux du défunt Parti progressiste-conservateur.D reste néanmoins quelques nominations faciles.Par exemple, l’ancien çhef du PC, Peter MacKay, de la Nouvelle-Ecosse, deviendrait presque certainement vice-premier ministre.Certaines sources lui attribuent aussi la Sécurité publique, c’est-à-dire la police, le renseignement et la coordipation de la politique antiterroriste avec les États-Unis.Un ancien ministre tory de l’Ontario, Tony Clement, ancien rival de M.Harper dans la course à la direction, obtiendrait à coup sûr un poste clé, vraisemblablement la Santé, mais pourrait aussi être affecté ailleurs.Seulement 11 % de l’équipe conservatrice est constituée de candidates.Belinda Strona-ch, die aussi ancienne prétendante à la direction du parti, devrait obtenir un poste de ministre si elle remporte la victoire dans sa circonscription, près de Toronto.Ses partisans la voient à l’Industrie ou au Commerce.Mais elle demeure une néophy- te en politique, et il pourrait y avoir apparence de conflit d’intérêts puisqu’elle est à la tête d’un empire spécialisé dans les pièces d’auto, Magna IntemationaL M.Harper voudrait éviter de tels rapprochements, lui qui a dénoncé les liens du libéral Paul Martin avec la Canada Steamship Lines.Et Stockwell Day?Un autre aspirant Stockwell Day, ancien chef de l’Alliance qui, par ses gaffes, a M capoter son parti au scrutin de 2000.Il a fait son purgatoire à titre de critique en matière d’affaires étrangères et mériterait presque assurément un poste, a commenté un stratège, mais pas nécessairement aux Affaires étrangères.Il pourrait décrocher des fonctions économiques, peut-être au Conseil du trésor, puisqu’il était aux Finances en Alberta jadis.Monte Solberg, de l’Alberfa, critique en matière de Finances dans l'ancienne législature, serait entrevu pour les Finances, mais Tony Clement ou David Johnson le seraient aussi.Aussi, Diane Ablonczy, de Calgary, une des rares vedettes féminines de l’ancienne Alliance canadienne, pourrait hériter de l’Immigration ou des Ressources humaines.La grande variable inconnue demeure le Québec, où les chances d’élection de candidats conservateurs sont minces, voire nuDes.Des sources affirment que M.Harper pourrait tenter de débaucher trois anciens conservateurs passés chez les libéraux, soit David Price, André Harvey et Diane St-Jacques.Sinon, le chef devrait puiser dans les rangs conservateurs au Sénat Presse canadienne Les Canadiens font les frais d’une décennie de compressions en santé Saint John’s, Terre-Neuve — Selon le président de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada, les Canadiens subissent aujourd’hui les contrecoups d’une décennie de compressions en santé, ainsi que le prouvent les statistiques sur la sécurité des patients et les dérapages en santé publique comme le SRAS.Cela fait des années que les infirmières mettent en garde contre l’affaiblissement du système de santé, a déclaré Rob Caban, président sortant de cet organisme qui regroupe 120 000 membres.Un rapport publié récemment affirmait que des erreurs possibles à prévenir pourraient causer jusqu’à 24 000 décès par année au Canada •Ces études démontrent que ce n’est pas une anecdote, c'est la réalité», a commenté M.Calnan devant des centaines d’infirmières venues assister à une conférence biennale à Safat John’s.Œuvre du professeur Ross Baker, de l’université de Toronto, et du D" Peter Norton, de l’université de Calgary, l’étude révèle également qu’une personne sur 13 est victime d’un •événement indésirable» à l’hôpital.Pas moms de 1,1 million de jours à l’hôpital seraient afasi consacrés au traitement de ces événements indésirables, au dire de l’Institut canadien d’information sur la santé.•Il y a toujours eu des erreurs, a commenté M.Calnan.Mais si on n’investit pas, les risques d'erreurs augmentent.» A l’ordre du jour de la conférence qui rassemble 800 professionnels figurent la sécurité des patients et la santé publique.Le premier ministre libéral Paul Martin devait parler aux participants hier soir.Les listes d’attente et le manque de lits préoccupent grandement les Canadiens, mais la santé n’a pas suffisamment retenu l’attention au cours de la campagne électorale fédérale, a déploré la directrice du Syndicat des infirmières de Terre-Neuveet-La-brador, Debbie Forward.Tous les partis promettent pbs d’argent a-t-elle ajouté.•Oui, nous voulons de l’argent, mais nous voulons aussi des conditions précises qui ciblent les services de santé publique pour éviter que les provinces ne décident plutôt d’ouvrir des cliniques ou des hôpitaux privés.» Presse Canadienne Chicoutimi-Le Fjord Duceppe s’en prend à André Harvey ISABELLE RODRIGUE Saguenay — Déterminé à •prendre Chicoutimi-Le Fjord», le chef du Bloc québécois s’est lancé hier dans une charge à fond de tram contre André Harvey, le député libéral sortant de cette circonscription.S’adressant à une centaine de militants, M.Duceppe a tourné en ridicule le candidat libéral, promettant de dibérer le comté de ce député qui dit un peu n’importe quoi sur ce qu’il ne fait pas à Ottawa».Le Bloc québécois fait campagne depuis les derniers jours dans des comtés détenus par des libéraux.Celui de M.Harvey est dans sa mire, et il espère y faire élire son candidat, Robert Bouchard.Aujourd’hui, la caravane sera de passage à Chibougamau, dans Nunavik-Eeyou, où les blo- quistes souhaitent défaire le libéral Guy St-Juüen.M.Harvey a été réélu député conservateur en 1997 pour ensuite passer chez les libéraux.11 a été réélu lors des élections de 2000.Aux militants, M.Duceppe a fait miroiter l’importance d’un député bloquiste dans un scénario de gouvernement mmoritaire conservateur.•Voyez-vous ça, André Harvey, député du coin avec un gouvernement conservateur minoritaire, lui qui les a trahis.Ils diraient: “On ne veut pas entendre parler de toi, Harvey.’ Mais voyez, si c’était le Bloc qui avait la balance du pouvoir, à ce moment-là, un gars comme Robert [Bouchard] prendrait toute son importance.» Presse canadienne Des candidats-vedettes libéraux pris au piège Vancouver—Un ex-pdg, le maire d’une grande ville et un puissant dirigeant syndical sont au nombre des candidats-vedettes libéraux qui risquent de devoir faire contre mauvaise fortune bon coeur, le 28 juin.Tous étaient virtuellement assurés d’un poste au cabinet Or, alors qu’ils entament la dernière semaine de la campagne électorale fédérale, plusieurs se rendent compte qu’ils ne réussiront peut-être mène pas à se faire élire.Et ceux qui y parviendront pourraient bien devoir se contenter des fonctions nettement plus modestes dévolues aux simples députés d’opposition.•La vie, c’est un risque», commente Dave Haggard, ancien leader d’un syndicat représentant des milliers de bûcherons et de travailleurs forestiers.»// arrive un moment où il faut prendre une décision [.]» Mais M.Haggard ne s’attendait sûrement pas à se retrouver humble député d’opposition à la Chambre des communes.Comme lui, l’ex-pdg de la forestière Canfor, David Emerson, ou l’ex-maire de Winnipeg, Glen Murray, n’auraient vraisemblablement pas accepté de se prêter aux longues heures de porte-àporte, ou d'être talonnés et scrutés du matin jusqu’au soir, comme cela est le cas dans toute campagne, à moins de savoir qu’un poste de ministre les attendait à Ottawa.Certains pourraient bien préférer une défaite rapide et la perte de leurs élections, le 28 juin, au train-train quotidien phis cahoteux et peu prestigieux d’un ample député de l’opposition Presse Canadienne jgsai Marie DOUVILLE Sou* la direction de Jean-Marie DEBUNNE I la tradition 1 chrétienne ÉthiQue al caitaro religieuse eour la e* et 5* secondaire I LE DEVOIR.LE LUNDI 21 JUIN 2004 A 4 “ -LES ACTUALITES- AFGHANISTAN Sondage Léger Marketing Trois soldats et deux civils ont contracté la malaria à Kaboul STEPHEN THORNE Kaboul — Les médecins des Forces armées canadiennes surveillent la situation de près à la suite de la découverte de cinq cas de malaria depuis deux semaines au Camp Julien, en Afghanistan.Deux soldats américains, un soldat canadien et deux employés civils, un Canadien et un Népalais, ont contracté la maladie, et ce ne pourrait être que le début, craignent les médecins.Ceux-ci ont aussitôt averti le personnel de la base de se présenter à la clinique aux premiers signes de fièvre.D est toutefois difficile de déterminer l’étendue de la maladie puisque le parasite peut demeurer des mois dans l’organisme sans montrer aucun signe.Selon le capitaine Michael Hughson, un médecin des Forces armées canadiennes originaire de Fredericton, les premiers cas sont apparus les 7 et 8 juin lorsque deux soldats américains en service dans deux localités différentes de l’Afghanistan se sont présentés à l’hôpital.•Mon diagnostique a été automatique dès que j’ai vu le premier Américain franchir la porte.Le patient avait tous les signes extrêmes d’influenza et tremblait comme une feuille», a raconté le médecin canadien, déjà devenu, par la force des choses, un expert en malaria.Moins de 24 heures plus tard, le sergent Guy Bergeron, un technicien de laboratoire de Sherbrooke, confirmait qu’il s’agissait bien de la malaria et identifiait lui-même le parasite après avoir calculé une faible quantité de globules blancs et de plaquettes dans le sang.D a ensuite fallu une autre semaine pour obtenir une confirmation indépendante de la part des techniciens de la base américaine de Bagram.Quant aux autres cas, ils ont été diagnostiqués la semaine derniè- re et la présence de la malaria a été confirmée hier.Médicaments La malaria est transmise aux humains par un moustique.Probablement originaire d’Afrique, la maladie est spécifique aux humains.«Le parasite ne peut vivre et se reproduire que dans l'organisme humain, et c’est avec les humains qu’il s'est répandu», a expliqué le Dr Hughson.Par contre, le moustique ne vit qu’en zone tropicale, essentiellement au sud de l’équateur, où vit 41 % de la population humaine.On estime qu’il tue entre 700 000 et 2,7 millions de personnes par année.Mais le pronostic n’est pas nécessairement fatal et la personne atteinte n’en souffre pas nécessairement toute sa vie.Par ailleurs, le parasite ne peut guère vivre à plus de 2000 mètres d’altitude.À une élévation de 2100 mètres, Kaboul se situe donc à la limite supérieure de son champ d’action.Selon les médecins, il existe quatre types de parasites de la malaria.Le phis vinilent, appelé Plasmodium falciparum, se retrouve à Kaboul Les cinq patients traités au Camp Julien ont toutefois contracté un autre type de parasite de la malaria, le plasmodium ovale ou le vi-vax, deux parasites qui résistent peu aux médicaments modernes.Toutefois, selon le I> Hughson, ces parasites peuvent se loger dans le foie et y rester pendant des mois avant de provoquer les symptômes typiques de la malaria Le traitement s’effectue à l’aide de chloroquine, une forme synthétique de quinine, qui tue le parasite.Mais il faut ensuite administrer un autre médicament, le primaquin, qui peut lui-même rendre le patient malade pendant le traitement Presse canadienne SpaceShipOne tente ce matin le premier vol suborbital privé JOHN ANTCZAK Los Angeles — Un avion suborbital, SpaceShipOne, tente ce matin au-dessus du désert de Californie de devenir le premier aéronef privé à atteindre la frontière de l’espace, soit une altitude de 100 kilomètres.La réussite du projet du constructeur américain Burt Rutan, financé par le cofondateur de Microsoft, Paul Allen, permettrait à SpaceShipOne de prendre la tête du prix Ansari XPrize.Doté de dix millions de dollars, ce concours vise à promouvoir le tourisme spatial en récompensant la première firme privée capable d’effectuer un vol suborbital habité à bord d’un véhicule réutilisable, puis de renouveler l’expérience dans un délai de deux semaines avec trois personnes à bord.Aucune aide ou subvention gouvernementale n’est autorisée.Un avion suborbital est capable d’atteindre la frontière spatiale, soit 100 kilomètres, mais sa vitesse ne lui permet pas de se maintenir en orbite constante autour de la Terre.Fabriqué par la firme Scaled Composites de Burt Rutan, SpaceShipOne est un petit avion spatial trapu construit en matériaux composites.Équipé d’un moteur-fusée et d’ailes prolongées chacune d’une dérive, il peut emporter trois personnes, un pilote et deux passagers.Si la météo le permet, il doit s’envoler ce matin à 6h30 locales du centre d’essais de Mojave, à environ 105 kilomètres au nord de Los Angeles.SpaceShipOne, aux mains de son seul pilote d’essai, ne décollera pas par ses propres moyens mais accroché sous le ventre d’un avion porteur, White Knight («Le Chevalier Blanc»), un aéronef d’apparence inhabituelle: deux planeurs, joints par les ailes, encadrent un corps central surmonté de deux réacteurs.L’avion porteur emportera dans un premier temps SpaceShipOne à environ 15 000 mètres d’altitude, une montée qui doit prendre environ une heure.SpaceShipOne sera ensuite largué.Le pilote du vaisseau allumera son moteur-fusée, permet- tant à SpaceShipOne d’atteindre 4025 km/h et s’élever à 100 km.Le moteur fusée s’éteindra au bout de 80 secondes.Le pilote de SpaceShipOne volera pendant quelques minutes en apesanteur avant d’entamer sa descente.La moitié inférieure de chaque aile basculera alors vers le haut à angle droit pour ralentir le vaisseau.Les ailes reprendront ensuite leur position normale et SpaceShipOne poursuivra sa descente en vol plané, d’une durée de 15 à 20 minutes, pour revenir se poser à Mojave.SpaceShipOne avait atteint 64 lôn d’altitude lors d’un vol d’essai en mai dernier.Le public a été convié à assister à la tentative de ce matin et tous les hôtels de la région affichent complet Associated Press Aucune aide ou subvention gouvernementale n’est autorisée Les Canadiens sont influencés par la hausse du prix de l’essence KARINE FORTIN Une majorité de Canadiens affirment que la hausse des prix de l’essence les a déjà incités à modifier leurs habitudes de transport et qu’ils en tiendront compte au moment de choisir leur prochaine automobile.Selon un sondage Léger Marketing dont les résultats ont été transmis à la Presse canadienne, 80 % des Canadiens de plus de 18 ans possèdent ou louent une automobile.Dans la plupart des cas, il s’agit d’une berline, mais près de 40 % des gens utilisent tout de même des véhicules phis gros comme des fourgonnettes (17 %), des camionnettes (11 %) ou des véhicules sport utilitaires (11 %).Les pourcentages varient légèrement entre les régions.Ainsi, les Québécois sont proportionnellement les plus nombreux à conduire des petites voitures (41 %) tandis que les Ontariens préfèrent les berlines familiales.Parmi les utilisateurs de véhicules automobiles, 69 % disent qu’ils tiendront compte de la hausse des prix à la pompe quand ils choisiront leur prochain véhicule.Ce pourcentage atteint 56 % chez ceux qui ne possèdent pas encore de voiture.Plus de la moitié des personnes possédant un véhicule ont en outre déclaré que l’augmentation du prix du carburant les avait déjà poussés à changer leurs habitudes, à E N Drame à Sherbrooke Sherbrooke — Le maire de Sherbrooke, Jean Perreault, et les autres dignitaires qui ont été impliqués dans un accident de rafting samedi, lors d’une activité touristique promotionnelle sur la rivière Magog, se remettent tant bien que mal des blessures qu’ils ont subies conduire plus lentement, à faire moins de kilométrage, à faire du covoiturage ou à utiliser plus fréquemment les transports en commun par exemple.Solution Les trois quarts des Canadiens seraient favorables à ce que le gouvernement réduise les taxes qu’il perçoit sur l’essence afin de contrebalancer la hausse des prix.Cette proportion est plus élevée au Québec (83 %) que dans les autres régions du pays.Les Québécois sont aussi les plus nombreux que leurs concitoyens des autres provinces à souhaiter que l’Etat impose un prix plafond à la pompe aux sociétés pétrolières.Comme 68 % des Canadiens, ils seraient aussi d’accord pour que le gouvernement consacre une partie des revenus de la taxe sur l’essence à la réduction du tarif des transports en commun.Le tait d’imposer une taxe spéciale sur les automobiles qui consomment beaucoup de carburant fait cependant beaucoup moins l’unanimité.Seuls 42 % des Canadiens — 46 % des Québécois — se disent favorables à une telle mesure.Ces résultats découlent de 1500 entretiens téléphoniques réalisés entre le 2 et le 8 juin dernier avec des Canadiens adultes.La marge d’erreur de l’étude est d’environ 2,6%, 19 fois sur 20.Presse canadienne R E F lors de leur mésaventure.Pour la plupart, ils souffrent d’ecchymoses, mais plusieurs demeurent sous le choc.L’un d’eux n’a pas eu de chance.Réal Carbonneau, 45 ans, directeur du service de la protection de la faune en Estrie, s’est noyé lorsque l’embarcation dans laquelle le groupe se trouvait a chaviré.Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de la tragédie.- PC REDRESSEMENT DE LA SITUATION À LA SUITE DE LA RÉCENTE RUPTURE DANS LE TRAITEMENT DE NOS OPÉRATIONS.Nous sommes heureux de vous annoncer que RBC a repris ses activités normales.Voici maintenant des réponses à vos questions.LES FRAIS SONT-ILS REMBOURSÉS AUTOMATIQUEMENT ?Oui, dans la plupart des cas.Le 8 juin, nous avons commencé à rembourser automatiquement, dans la mesure du possible, les frais de service et les intérêts sur découvert imputés aux clients de RBC en raison de la récente rupture dans le traitement de nos opérations.La majorité des redressements devraient être terminés au plus tard le 30 juin.Après cette date, veuillez nous aviser si vous constatez que certains de ces frais ne vous ont pas été remboursés.Communiquez avec votre succursale ou votre Centre d’affaires, ou composez le 1-800-ROYAL® 1-1 (1 800 769-2511).D’autres institutions financières ont mis sur pied des mesures similaires à l’intention de leurs clients.Si vous êtes client d’une autre institution et croyez que la rupture vous a touché, veuillez prendre contact avec votre institution financière.EST-CE QU’ON ME REMBOURSERA LES AUTRES COÛTS QUI M’ONT ÉTÉ IMPUTÉS ?Nous assurerons le remboursement des frais et des pertes justifiés résultant directement de la rupture dans le traitement de nos opérations.Voici comment nous procéderons : à compter du 21 juin 2004, les clients de RBC et ceux des autres institutions financières pourront obtenir une formule de demande de remboursement dans les succursales de RBC Banque Royale ou dans les Centres d’affaires, ou encore en composant le 1-800-ROYAL 1-1 (1 800 769-2511).Cette formule en format PDF pourra également être téléchargée au www.rbc.com/infocUents.Dans le cas des réclamations allant jusqu’à 100 $, les formules de demande de remboursement et les documents justificatifs présentés par les clients de RBC à leur succursale seront traités sur place.Nos employés fourniront toute l’aide nécessaire pour la soumission des demandes.Dans le cas des autres réclamations, il suffit d’envoyer la formule de demande de remboursement remplie ainsi que les documents justificatifs à une succursale de RBC Banque Royale ou à un Centre d’affaires, qui se chargeront de les faire suivre.Il est aussi possible de les poster directement à l’adresse suivante : Processus de demande de remboursement et de dédommagement - Interruption de traitement à RBC Administrateur des demandes de remboursement CP 517 Waterloo (Ontario) N2J 4A9 Afin de vous donner suffisamment de temps pour rassembler tous les renseignements requis, la date limite de soumission des demandes de remboursement a été fixée au 30 septembre 2004.Une fois de plus, nous, de RBC Groupe Financier, tenons à vous faire part de toute notre reconnaissance pour la patience et la compréhension dont vous avez fait preuve au cours de cette interruption de service.Nous saluons par ailleurs nos employés et ceux des autres institutions financières, qui poursuivent leurs efforts afin de redresser la situation.RBC Groupe Financier ”< Marques de commerce de 11 Banque Royale du Carndi.RBC Groupe Financier est une marque de commerce de la Banque Royale du Canada • Marque dtposfe de la Banque Royale du Canada.< LE DEVOIR, LE LUNDI 21 JUIN 2004 LE MONDE EN BREF U «émir» du GSPC abattu Alger — Larmée algérienne a annoncé hkr avoir tué le chef du principal mouvement islamiste arme radical réputé proche d'aLOaida, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).La disparition de r«émir» NaM Sahraoui, annoncée dans un premier temps par le quotidien Liberté, porte un coup très sévère au phis important maquis islamiste encore opérationnel en Algérie.Sa mort, annoncée dans la foulée de celle du chef d'al-Qaïda en Arabie Saoudite, est aussi un succès pour le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a fait de l’éliniination des groupes islamistes armés l'une de ses priorités.Selon un communiqué des forces armées cité par la radio publique, Nabil Sahraoui a été tué par l'armée en compagnie de trois autres membres importants du GSPC sans préciser la date de sa mort Le GSPC, qui a été fondé en 1998 par d’anciens des Groupes islamiques armés (GIA) et compterait croit-on, un demi-millier de combattants, avait revendiqué la responsabilité de l’enlèvement de 32 touristes européens, pour la plupart des Allemands, dans le désert du Sahara en 2003.- Reuters Relations avec Ben Laden?Washington — Un membre républicain de la commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 a déclaré hier que de nouveaux documents démontraient qu’un «membre très important» d’al-Qaïda avait servi dans une milice irakienne de Saddam Hussein.Dans un rapport d’étape publié mercredi, la commission d’enquête parlementaire, composée de républicains et de démocrates, avait indiqué ne pas avoir trouvé de preuves crédibles de liens entre le régime irakien et le réseau islamiste, entamant ainsi l’un des arguments avancés par l’administration Bush pour justifier le déclenchement de la guerre, en mars de l’année dernière.Mais, invité de NBC, le républicain John Lehman a indiqué que de nouveaux éléments mis au jour après la rédaction de ce rap port tendaient à prouver l’existence d’une «relation combinée» entre l’Irak de Saddam Hussein et le réseau d’Oussama ben Laden.«Certains de ces documents indiquent qu’au moins un officier des fedayins de Saddam, un lieutenant-colonel, était un membre très important d’al-Qaïda», a-t-il ajouté.- Reuters Moubarak délègue Le Caire — Le président égyptien Hosni Moubarak a délégué à son premier ministre, Atef Ebeid, la totality de ses pouvoirs pendant la durée de son absence d’Egypte pour une opération chirurgicale à Munich (Allemagne), a annoncé hier l’agence officielle égyptienne Mena.«Le président Hosni Moubarak a promulgué dimanche [hier] un décret aux termes duquel le premier ministre, M.Atef Ebeid, est chargé d’assurer à titre intérimaire les pouvoirs et compétences constitutionnels et juridiques dq président de la République jusqu’à son retour [en Egypte] et la reprise de ses fonctions», a indiqué l’agence.Selon la constitution égyptienne de septembre 1971, M.Moubarak est à la fois chef du pouvoir exécutif, «chef suprême des forces armées» et gouverneur militaire au titre de l’état d’urgence en vigueur depuis l’assassinat du président Anouar el-Sadate le 6 octobre 1981.-AFP Chavez rencontre son ennemi Caracas — Le président vénézuélien Hugo Châvez a confirmé hier qu’il s’était réuni vendredi avec le milliardaire Gustavo Cisneros, le troisième homme le plus riche d’Amérique latine, prochç de l’opposition et accusé d’avqir soutenu le coup d’Etat manqué d’avril 2002.«A M.Cisneros, j’ai donné la main et souhaité la bienvenue car il est Vénézuélien [.], et je le ferai avec n’importe quel Vénézuélien qui veut vraiment parler d’affaires sérieuses», a déclaré M.Châvez lors de son programme radiotélévisé Allô président.Selon M.Châvez, l’un des thèmes de la discussion a été le référendum susceptible de révoquer son mandat, qui se tiendra le 15 août et M.Cisneros, 59 ans, lui a promis «de respecter la Constitution et les lois».- AFP Un Sud-Coréen menacé d’être décapité Un groupe irakien a menacé de décapiter un otage sud-coréen si Séoul pe mettait pas un terme à sa politique de soutien des Etats-Unis en Irak, a rapporté hier la chaîne de télévision par satellite aljazira Dans un enregistrement vidéo adressé à la chaîne, un homme masqué exige de la Corée du Sud qu’elle retire ses troupes stationnées en Irak et donne aux autorités sud-coréennes vingt-quatre heures, à compter d’hier minuit, pour qu’elles renoncent à leur projet de déploiement de renfort «Sinon nous vous enverrons la tête de ce Coréen», poursuit l’homme, qui apparaît sur l’enregistrement à côté de l’otage.À Séoul, un porte-parole du Conseil national de sécurité, rattaché à la présidence, a déclaré que les services sud-coréens s’affairaient à vérifier l’enregistrement vidéo et qu’il n'avait pas d’autre commentaire à faire à ce stade.L'otage prend également la parole, réclamant qu’on le sorte de là «Je ne veux pas mourir», crie-t-il en regardant la caméra.Selon la chaîne de télévision sud-coréenne YTN, qui dte des sources gouvernementales, il se nommerait Kim Sun-il et serait âgé de 33 ans.La chaîne précise qu’il travaille pour une entreprise de négoce et qu’il se trouve depuis peu en Irak.Sur l'enregistrement diffusé par aLJazira.une bannière filmé à l'arrière-plan porte le nom de la Djamaat al Taouhid oual Djihad (Groupe de l'unicité divine et de la guerre sainte), l’organisation armée dirigée par Abou Moussab al Zarkaoui.que les Etats-Unis considèrent comme l’agent opérationnel d'aKiâtda le phis actif en Irak.Le mois dernier, le groupe de Zarkaoui avait semé l’effroi en diffusant sur un site Internet les images de la décapitation de Nick Berg, im ressortissant américain porté disparu en Irak.Cette forme de mise à mort avait déjà été utilisée par les assassins du journaliste américain Daniel Pearl, en 2002 au Pakistan.Elle a également servi aux islamistes proches d’al-Qaïda qui ont tué vendredi soir en Arabie Saoudite l’ingénieur américain Paul Johnson.Le contingent sud-coréen en Irak compte 675 hommes appartenant à des unités non combattantes (unités médicales et génie militaire).Trois mille hommes doivent être envoyés en renforts dans le secteur d’Erbil, dans le nord de l'Irak.Séoul a annoncé vendredi que les prentiers détachements supplémentaires pourraient se dépfoyer à partir du début du mois d'août Par ailleurs.Saddam Hussein et neuf ex-hauts responsables seront placés sous l'autorité de Bagdad, mais re» feront gardés par des geôliers américains peu après le transfert des pouvoirs le 30 juin, sefon la coalition, afors que le premier ministre lyad Allaoui a indiqué hier qu’il prendrait en main la lutte contre la violence.D’autre part, l’administrateur américain Paul Bremer va nommer un médiateur chargé d’examiner les plaintes d'irakiens qui auraient souffert de sévices dans les prisons américaines et britanniques, a précisé un responsable de la coalition.«Le plan est de transférer environ 10 responsaNes [de l’ancien régime] sous l'autorité du gouvernement intérimaire dès qu ’il en fera la demande, ce qui sera probablement hit très peu de temps après le 1" juillet», a ajouté ce responsable, ajoutant que l'ancien dictateur taisait partie des dix personnes.Reuters et Agence France-Presse Mort du chef d’al-Qaïda en Arabie Saoudite Coincidences troublantes Les critiques, nombreux aux États-Unis, croient que les dirigeants saoudiens jouent double jeu CHRISTOPHE AYAD Un mystère de plus dans un pays qui a toujours inquiété par son opacité.Comment se fait-il que moins de trois heures après l’annonce de l’exécution de l’otage américain Paul Marshall Johnson la police saoudienne ait pu tuer le chef du commando terroriste, Abdel Aziz ben Issa al-Mouqrin, et deux de ses complices?Selon la version officielle, Mou-qrin et ses compagnons, Fay-çal ben Abdel Rahmane al-Dé-khil.Ibrahim ben Abdallah al-Draihem et Turk! ben Fou-haid al-Moutairi, circulant à bord de trois véhicules, ont été pris en chasse par les forces de l’ordre dans les rues de Riyad, la capitale saoudienne.Ils venaient apparemment de s’être débarrassés du corps de leur otage.Assiégés dans une station-service, ils ont été tués dans un échange de coups de feu avec les policiers saoudiens, dans le quartier al-Malaz.Douze autres membres d’al-Qaïda dans la Péninsule arabique, l’organisation armée de Mouqrin, ont été arrêtés lors de l’opération de vendredi soir.Parmi eux figure un militant de haut rang soupçonné dans l’attentat du 12 octobre 2000 contre le contre-torpilleur américain USS Cole en rade d’Aden, au Yémen.Méfiance Ce concours de circonstances pour le moins étrange n’a pas manqué d’alimenter la méfiance et l,es critiques de ceux qui, nombreux aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, estiment que les dirigeants saoudiens jouent double jeu.Seize des 19 pirates de l’air du 11 septembre étaient en effet saoudiens.Vendredi soir, Adel Al-Joubeir, le conseiller diplomatique du prince héritier saoudien Abdallah, s’est cru obligé d’assurer que «tout» avait été fait pour retrouver l’otage américain.Reste que l’accumulation des coïnci- dences troublantes finit par devenir franchement suspecte.Déjà, à la fin mai, lors de la prise d’otages de Khobar, dans l’est du Royaume, l’attitude des forces de sécurité avait prêté à suspicion.Les auteurs de l’attaque contre le complexe résidentiel abritant des expatriés travaillant pour l’industrie pétrolière avaient utilisé des uniformes militaires pour s’enfuir après avoir tué 22 personnes dont cinq Occidentaux.On avait d’ailleurs appris que, contrairement à la version officielle, trois des quatre membres du commando avaient pu s'éclipser avant l’assaut des forces spéciales saoudiennes.Le prince Nayef, ministre de l’Intérieur du Royaume, a fini par expliquer au Figaro la semaine dernière qu’il avait «choisi de sauver des vies», quitte à «arrêter les auteurs plus tard».Turid ben Fouhaid al-Mou-tairi, tué vendredi soir, serait l’un d’eux.Dans la même interview, le prince Nayef prenait soin de préciser, au sujet de la dissolution début juin de la fondation caritative al-Ha-ramaïn, accusée par Washington de financer al-Qaïda, que «si les buts caritatifs de l’organisation n’ont pas été respectés, c’est le fait des non-Saoudiens».Toujours la même schizophrénie.Autre fait troublant l’ennemi public numéro un saoudien, Abdel Aziz al-Mouqrin, ancien combattant islamiste de la guerre 4e Bosnie, avait fait deux ans de prison en Ethiopie puis deux autres en Arabie, de 1998 à 2000 à la prison al-Rouweïs de Djeddah, pour sa participation au commando islamiste ayant tenté d’assassiner le président égyptien Hosni Moubarak, en 1995 à Addis-Abeba.D serait intéressant d’entendre les explications du prince Turki, actuel ambassadeur à Londres et surtout ex-responsable des services secrets saoudiens qui a démissionné.deux semaines avant les attentats du 11 septembre 2001, sur cette libération très rapide et coûteuse.Libération L’«affaire Sharon» refait surface «La corruption en Israël est plus dangereuse que tous les Arabes réunis » Jérusalem — L’affaire de corruption pour laquelle le premier mi-nistre israélien Ariel Sharon a été disculpé mardi dernier est revenue hier Rêvant la plus haute juridiction de l’État, après des recours présentés par deux députés d'opposition de gauche.Yossi Sarid (Meretz) et Kitar Ca-bel (travailliste) ont appelé la Cour suprême d’Israël à annuler la décision du conseiller juridique du gouvernement, Mena-hem Mazuz, qui fait office de procureur général de l’État, de classer l’affaire dite de «l’ile grecque» impliquant M.Sharon et son fils cadet Gilad.«Le député Sarid demande l'annulation de cette décision ou son réexamen», a déclaré à l’AFP Roi Yelin, son porte-parole.«La corruption en Israël est aujourd’hui plus dangereuse que tous les Arabes réunis.Une inculpation [de M.Sharon] servirait de mise en garde à quiconque lui succéderait», a affirmé M.Sarid.Allant à l’encontre des recommanjlations de l’ancien procureur de l’État Edna Arbel, M.Mazuz avait annoncé le 15 juin sa décision de clore le dossier de Me grecque», faute de preuves suffisantes pour des inculpations.Cette annonce avait suscité des remous, la gauche criant au scandale et la droite demandant la tête de Mme Arbel, accusée d’avoir voulu salir M.Sharon.Dans son recours à la Cour suprême, M.Sarid affirme que la décision de M.Mazuz «entache l'ensemble de l’appareil de décision du bureau du procureur et porte atteinte à la confiance du public envers l’appareil judiciaire».Il accuse en outre M.Mazuz d’avoir délibérément voulu blan chir M.Sharon et demande à la Cour suprême de publier le brouillon de l’acte d’inculpation du premier ministre établi par l’équipe de Mme Arbel.«M.Mazuz est venu mettre de l’ordre et nous dire que tout est en ordre.Mais il nous a finalement laissés avec le terrible sentiment que le barrage s’est effondré et que la corruption s’est répandue dans le pays du fait qu’il n’y a plus ni juge ni justice», écrit le Yédiot Aharonot dans un éditorial hier.Selon un sondage de ce journal, 44 % des Israéliens soutiennent la décision de M.Mazuz contre 42 % qui la critiquent Dans cette affaire, qui remonte à 1998, la justice soupçonnait M.Sharon, alors chef de la diplomatie, d’avoir reçu, par l’intermédiaire de son fils Gilad, des pots
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