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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2004-06-22, Collections de BAnQ.

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IRAK Otage coréen: Séoul refuse de céder aux terroristes Page A 5 ?www.ledevoir.com ?- ESPACE SpaceShipOne réussit le premier vol spatial privé Page B 1 LE DEVOIR I $ Défrisions: Fournier prédit l’apaisement des tensions linguistiques à Montréal PERSPECTIVES Les lunettes roses Michel David Gérald Tremblay a toujours eu le réflexe de nier la réalité quand elle lui déplaît.Au début des années 1990, alors que l’économie était à son plus bas niveau depuis 40 ans, le ministre de l’Industrie et du Commerce dans le gouvernement Bourassa admonestait déjà les journalistes: «DitesJe à vos lecteurs que ça va bien.Pourquoi ne dites-vous pas à vos lecteurs que ça va bien?» Confronté aux commentaires pessimistes de tous les analystes, il trouvait encore le moyen de s’enthousiasmer.«La crise que nous traversons est riche de défis et de solutions», expliquait-il.Armé de graphiques et d’organigrammes multicolores, il semblait jouer avec ses «grappes industrielles» comme un petit garçon avec ses soldats de plomb.Le jovialiste est réapparu, dimanche soir.Personne ne demandait au maire de Montréal de se couvrir de cendre, d’autant moins qu’il a fait tout son possible pour défendre sa ville et qu’il se bat maintenant pour sa propre survie.De là à crier à «une grande victoire», parce que seulement 15 des VOIR PAGE A 8: LUNETTES PEDRO RUIZ LE DEVOIR ¦H LEMAIRE de Montréal, Gérald Tremblay, a rencontré la presse, hier, à l’hôtel de ville, au lendemain des référendums au terme desquels quinze arrondissements de Montréal ont choisi la défusion.Le maire n’a pas exclu la tenue d’élections anticipées, réclamées non seulement par le chef de l’opposition, Pierre Bourque, mais aussi par de nombreux défusionnistes.Nos informations en page A 3.ROBERT DUTRISAC Québec — Le déi des villes à Jean-Marc Fournier rt en masse dominance anglophone de la grande ville de Montréal permettra d'atténuer les tensions linguistiques sur Hle.C’est du moins l'avis du ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir, Jean-Marc Fournier, qui s’est réjoui, hier, des résultats des référendums sur les décisions.«La tension linguistique naissante, elle est née des /usions forcées», a dit le ministre au cours d’une conférence de presse.Les 22 référen-diuns qui ont eu lieu dimanche sur lile de Montréal conduiront à la dé: fusion de 15 anciennes municipalités de la grande ville de Montréal, toutes caractérisées par une forte présence anglophone à l’exception de Montréal-Est Ce que le gouvernement Charest a tenté avec ces référendums, c’est de rendre légitime la grande ville et «c’est justement d’apaiser des tensions linguistiques», a fait valoir M.Fournier.«Cette tension-là, elle était existante, préexistante, et on tente d’y mettre fin», a poursuivi M.Fournier.Il a évoqué le discours du premier ministre Lucien Bouchard, au théâtre Centaur, qui a dit aux anglophones que la paix linguistique était désormais une réalité au Québec.Quelques années plus tard, avec le projet de fusion sur Me de Montréal, «c’est 75 OOO personnes dans les rues qui critiquent.VOIR PAGE A 8: DÉFUSIONS ¦ À Québec, le leader des défusionnistes démissionne, page A 3 ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux, page A 6 Santé: Martin veut parler réformes avec les provinces La rencontre prévue cet été se déroulera devant les caméras CLAIR ANDRÉE CAUCHY Le chef libéral, Paul Martin, est revenu à la charge hier à propos de son intention de lier les discussions fédérales-provinciales sur le financement de la santé aux réformes qui doivent toucher les réseaux.Il s’agit d’un terrain glissant — celui des compétences provinciales en santé — pour un chef en fin de campagne, dont le plan d’action en santé a été accueilli plutôt fraîchement par les ministres québécois, il y a quelques semaines.De passage en Ontario, où libéraux et conservateurs sont coude à coude, Paul Martin a souligné que la rencontre fédérale-provinciale sur la santé qui est prévue cet été devra être l’occasion de discuter des réformes à entreprendre.«On va parier d’argent, ça c’est sûr, mais il ne faut pas que cela reste seulement une discussion sur l’argent.VOIR PAGE A 8: MARTIN ¦ Lire autres textes sur la campagne électorale en pages A 2 et A 4 INDEX -M Annonces______B5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées_________A 7 Météo.!-B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports_______B 6 Télévision.B 7 Des sous-mariniers formés à la québécoise Les innovateurs de Vlnstitut maritime du Québec suscitent l'intérêt de l'OTAN SOURCE: IMQ Un instructeur de l’IMQ pose devant le CS ET, vêtu de sa combinaison d’évacuation.,—,— LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Quand les forces armées canadiennes ont lancé un appel d’offres pour la conception d’une formation d’évacuation en cas d’urgence pour leurs 800 sous-mariniers, l’Institut maritime du Québec (IMQ) a été le seul soumissionnaire à rejeter les tours traditionnelles pour suggérer la création d’un simulateur en tous points semblable aux sous-marins canadiens de classe Victoria.Chose promise, chose faite: l’été 2002 a vu une première cohorte de sousmariniers formés à Ri-mouski plutôt qu’en Grande-Bretagne.Enchantée par les possibilités du simulateur, la Défense nationale a depuis persuadé l’OTAN de recevoir les artisans de l’IMQ à sa table.C’est ainsi que l’établissement de formation maritime le plus important au Canada s’est vu octroyer un passeport spécial pour Saint-Pétersbourg, qui accueillera, du 28 juin au 2 juillet prochains, le groupe de travail Submarine Escape and Rescue Working Group (SMERWG) de l’OTAN, une première dans les annales militaires.«C’est exceptionnel que des civils soient invités à présenter un projet à cette table», confirme le directeur de l’IMQ, Gaétan Boivin, qui compte bien tirer le meilleur parti de cette impressionnante tribune, qui réunit tous les pays dont les forces armées disposent de sous-marins.Effectué dans de dispendieuses tours de 30 mètres impossibles à déplacer, le programme d’entrainement traditionnel des sous-mariniers ne permet pas de recréer le processus d’évacuation en entier, mais seulement la sortie.Une procédure qui n’est d’ailleurs pas sans risque en raison de la rigidité même de la tour.VOIR PAGE A 8: SOUS-MARINS L’IMQ espère réussir à vendre son projet aux forces armées américaines AFRIQUE 10 000 soldats congolais sont massés près du Rwanda: Kigali s’inquiète ¦ À lire en page A 5 «Ce livre est un appel à la liberté, la nôtre et celle cl c nos enfants.» Laure Waridel ' J’ac èt Comfeattn répid*»» d« wrcwwodwiwüwi John de Graaf • David Wann • Thomas H.Naylor J'achète \ Î60 PAGES • 26,95 S P ÜH \ LE DEVOIR, LE MARDI 22 JUIN 2004 ELECTIONS 2004 Les conservateurs veulent ramener le bilan libéral au cœur de la campagne BRUCE CHEADLE Ottawa — Le chef conservateur, Stephen Harper, a fait une pause hier pour permettre à son équipe de recentrer son message électoral, après cinq jours de bisbille interne.Pour paraphraser un ancien président américain célèbre, le message sera désormais: «Ne demandez pas ce que les conservateurs peuvent faire pour vous, mais ce que les libéraux ont déjà fait pour votre pays.» «Notre but est de nous assurer que la semaine sera centrée sur les libéraux et leur bilan», a affirmé hier Tim Powers, un stratège conservateur.Depuis les débats des chefs, télévisés la semaine dernière, les positions des conservateurs sur des questions comme la pornographie juvénile, la santé, l’industrie du transport aérien et le bilinguisme ont été au centre de leur campagne, sans interruption.Hier, M.Harper s’est rendu à Ottawa avec sa famille et ses conseillers, avant d’entamer le blitz final en vue du scrutin de lundi prochain.Aujourd’hui, il sera dans le nord de l’Ontario, puis dans le sud-ouest de cette province en milieu de semaine, avant de se rendre à Calgary en fin de semaine.Le parti se concentrera sur son «macromessage», a dit un conservateur: «espoir et changement».De toute évidence, le «micromessage» a été improductif.Rick Anderson, analyste politique et ancien directeur de campagne pour le Parti réformiste, croit que Stephen Harper a déraillé au lendemain des débats, lorsqu’il a commencé à pousser pour une majorité conservatrice.Des membres du parti ont admis que certains responsables sont allés trop vite en croyant que de petits gains soutenus dans les sondages allaient devenir une vague.Les discussions internes ont alors porté sur la composition des équipes de transition, et des noms ont circulé pour des postes dans un éventuel cabinet Mais le parti a aussi eu à gérer le penchant de son chef pour les débats électoraux improductifs.D a notamment refusé de s’excuser pour la diffusion d’un communiqué conservateur qui suggérait que Paul Martin appuie la pornographie juvénile: il a plutôt ramené la question en cours de tournée.Une source a dit qu’il y a eu tm long débat sur la façon de minimiser la controverse: M.Harper a finalement gagné.«C’est peut-être une approche différente de celle des autres chef ou partis, mais c’est Stephen Harper et c'est ce qu’on vend au public», a rétorqué Tun Powers.«On doit toujours bâtir sur nos forces, la force de Stephen est sa personnalité et sa détermination à prendre position sur des dossiers — cela peut ne pas être populaire.» La controverse au sujet de la pornographie juvénile a fait perdre à Stephen Harper l’apparence d’homme posé qu’il avait affichée durant les débats télévisés.La campagne conservatrice a aussi pris du plomb dans l’aile samedi, lorsque la Presse Canadienne a révélé que le parti projette d’abolir l’obligation pour Air Canada d’offrir des services complets dans les deux langues officielles.Presse canadienne SHERBROOKE Stage d’été en politique Le recteur de l’Université de Sherbrooke aimerait bien troquer son emploi pour celui de député libéral, mais son adversaire bloquiste dispose d’une confortable avance La décision du recteur de l’Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard, de porter les couleurs libérales dans la circonscription de Sherbrooke a pris tout le monde par surprise en mai dernier.Visite à Sherbrooke.Eli B ?El 2 0 0 4 ?EJQB0QBEJBQS Jazz, funky, chanté-dansé, vidéo, mode et théâtre Spectacle à chaque camp Tout ce que vous auriez voulu faire à leur âge ! ETE 2004 Enfants (a partir de 5 ans) et adolescents Avec ou sans expérience A Au V du plateau Mont-Royal H (514)521-3456 danse-louiselapierre.qc.ca Louise Lapierre ü À W S £ Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au (514) 985-3456 ou à jdebilly@ledevoir.com C LAIRANDRÉE CAUCHY On dit à Sherbrooke que toutes les rues mènent à l’université.Eh bien, le rectorat de l’université, lui, mène à la politique.Après son prédécesseur Pierre Rejd, qui est devenu ministre de l’Education dans le gouvernement Charest, c’est au tour du jeune recteur Bruno-Marie Béchard de tenter sa chance avec les libéraux fédéraux.Son séjour politique risque cependant de se résumer à la durée de la campagne électorale.Eh effet, un sondage CROP publié récemment dans le quotidien estrien La Tribune lui accordait seulement 23 % des intentions de vote, contre 63 % pour son adversaire, le député bloquiste Serge Cardin.Le recteur-vedette reconnaît qu’il n’a pas la vie facile depuis son entrée en politique: «Autant l’attitude de la population que des médias envers les politiciens est différente de celle envers les institutions.Le degré de confort n’est pas le même du tout [que dans le cadre de ses fonctions de recteur].» Le sourire aux lèvres, les cheveux frais coupés, le politicien de 40 ans dégaine une poignée de main énergique qui traduit sa mentalité de gagnant Ses intimes le surnomment BMB, l’équipe bloquiste l’a rebaptisé BBM pour sa propension à chercher l’attention médiatique.Qu’est-ce qui peut bien pousser le jeune recteur, père de trois jeunes enfants et apprécié dans son milieu, à faire le saut en politique en plein scandale des commandites, au moment où «les vents contraires sont les plus forts»?«Quand le contexte est facile, je laisse les autres faire.J’aime le défi dans la vie», répond le candidat-vedette, concédant que la campagne nationale «n’a pas la ferveur positive» souhaitée.«Frustré comme tout le monde» par le scandale des commandites, l’ingénieur de 40 ans préfère «retrousser ses manches pour sauter dans l’arène», plutôt que «de me croiser les bras».Sur le ton du vendeur, il répète qu’il veut être un «député nouveau genre».«Les gens en ont assez de voir des élus payés de leur propre poche se chamailler Je ne crois pas à la dynamique d’opposition», affirme M.Béchard.Grâce à un travail de concertation, il pense être en mesure de rafler 120 millions des neuf milliards de dollars promis en santé, plutôt que les 90 millions alloués au prorata de la population.Son opposant bloquiste, Serge Cardin, l’accuse de vouloir être «le leader de tout ce qui bouge».«Il faut savoir où est notre place comme député.Ce n’est pas celle du commissaire industriel, du recteur ou du maire», observe M.Cardin, s’exprimant lentement d’un ton égal.Même si le recteur jouit d’une bonne notoriété auprès de l’élite locale, le bloquiste affirme être davantage connu des simples citoyens.Le Bloc est par ailleurs favorisé par le redécoupage de la carte électorale, puisque le comté a été délesté de la municipalité très fédéraliste de Lennoxville et hérite de celle de Bromptonville, assez souverainiste.S l’on transpose les résultats de la dernière élection sur la nouvelle carte, la majorité bloquiste passe de 2377 à 4400 voix Une candidature-surprise L’annonce de sa candidature, le 13 mai dernier, a semé l’émoi dans la communauté sherbrookoi-se.C’est que, 10 jours plus tôt, l’assemblée universitaire avait recommandé, dans une proportion de 92 %, de reconduire le jeune recteur de 40 ans dans ses fonctions jusqu’en 2009.«Je n’y peux rien si les dates coïncident», men- ARCHIVES LE DEVOIR Bruno-Marie Béchard tionne-t-il, refusant de dire s’il poursuivra un second mandat au rectorat en cas de défaite.S plusieurs sont crédules face à sa décision, certains ne croient tout simplement pas à la coïncidence: «Je trouve cela malhonnête sa façon de se présenter.H a d’abord dit qu’il restait [au rectorat] pour s'assurer de pouvoir revenir s’il n’est pas élu.Comme s'il avait eu la vocation en deux semaines.», critique un étudiant en informatique.Le conseil d’administration décidera le 29 juin prochain s’il prolonge automatiquement son mandat ou s’il déclenche une élection, à laquelle M.Béchard pourrait être candidat s’il était battu à l’élection fédérale.La surprise de sa candidature était d’autant plus grande que M.Béchard était membre du Parti québécois avant de devenir recteur.«J’étais sympathique au Bloc lors de sa création.Mais, avec le temps, cela a eu pour effet de diminuer le poids relatif des voix québécoises.Cela dessert les intérêts du Québec», fait valoir M.Béchard.Il joue la carte du rassembleur en soulignant que son équipe de campagne comporte des gens de tous les horizons: un ancien député créditiste, un ancien attaché politique bloquiste, un ex-attaché de presse péquiste.«Nous sommes béchardistes!», lance le respon- Serge Cardin ARCHIVES LE DEVOIR sable de la plate-forme, Gaston Stratford, qui détenait sa carte du R1N dans son jeune temps.Son opposant bloquiste prend avec un grain de sel sa volonté de changer les choses de l’intérieur.«H y en a eu des comme cela dans l’histoire.Le dernier, c'est Jean Chrétien, qui voulait faire des changements constitutionnels sur la base des deux peuples fondateurs.On sait ce qui s’est passé.» Un bon recteur, mais.Sur la rue King, l’artère principale de la ville, les passants ont presque tous un bon mot pour le recteur.«Il a fait beaucoup pour Sherbrooke.» «J’aime le personnage.» «Il a mis l’université sur la “map”.» Ces éloges sont généralement suivis de propos plus mitigés: «Mais, en politique, cela va valoir quoi?J’ai beaucoup de difficulté avec les gens qui changent d’orientation.Il était souverainiste, puis il se garroche chez les libéraux parce qu’il est devenu capitaliste», lance Liette Picard, attablée à une terrasse.Une autre électrice libérale est 4rès embêtée» par le scandale des commandites et envisage de voter pour les conservateurs.«Mais la candidature de Bruno-Marie Béchard me fait hésiter», précise l’infirmière.Le Devoir Ted Moses compte sur le Bloc québécois Chibougaman — D n’a peut-être pas donné son appui officiel au Bloc québécois, mais le grand chef du Conseil des Cris du Québec, Ted Moses, n’avait que de bons mots pour les troupes de Gilles Du-ceppe, sur lequel il dit compter pour défendre les intérêts des autochtones aux Communes.Profitant de la journée nationale des autochtones, le chef du Bloc avait invité M.Moses à une rencontre pour discuter des en- jeux qui concernent la nation crie.Les deux hommes se sont rencontrés hier à Chibougamau, en Abitibi, où M.Duceppe faisait campagne.Le Bloc espère déloger le libéral Guy Saint-Julien dans la circonscription de Nunavik-Eeyou.À l’issue de la rencontre, lors d’un point de presse, le grand chef a évoqué le rôle que pourrait jouer le Bloc dans un gouvernement minoritaire.«Je reconnais que, dans cette élection, il pourrait y avoir un gouvernement minoritaire conservateur ou libéral et que le Bloc détiendrait la balance du pouvoir au Parlement», a fait valoir M.Moses, ajoutant qu’il voulait travailler avec le Bloc québécois.En fait, le chef cri a admis qu'un éventuel gouvernement minoritaire pourrait être «bénéfique parce qu’on pourrait compter sur d’autres partis, comme le Bloc, pour s’assurer que les droits des autochtones sont respectés».Lorsqu’on lui a demandé si la rencontre était le signe d’un appui officiel, M.Moses a souligné que ce n’était pas l’objectif et que, de toute façon, le Bloc n’avait pas besoin de ça pour gagner.«M.Duceppe n’a pas besoin de mon appui, il est tellement en avance dans les sondages et sa popularité a encore augmenté depuis le dernier débat», a noté le chef cri, sourire aux lèvres.Presse canadienne PRENEZ LE PARTI D'EN SAVOIR PLUS Pierre Maisonneuve rencontre le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, mwéi ?ce matin 8h15 ÉLECCÎOfbc A N A D A 2004!9 ** nr™ «5731 Première Chaîne Radio-Canad www.radio-canada.ca/elections » hhmhbmhmnmbbrbhnmhhbbhhhhbhhhhhi LE DEVOIR.LE MARDI 22 JUIN 2004 ACTUALITES Le leader défusionniste à Québec abandonne la direction de de l’Action civique TOMMY CHOUINARD Québec — Difficile lendemain de veille pour les troupes défusionniste s des dix anciennes banlieues qui demeurent dans la grande ville de Québec.L’ancien maire de Beauport, Jacques Langlois, a remis sa démission, hier, à titre de chef de l’Action civique et de l’opposition officielle au conseil muniapal «Cest une décision mûrement réfléchie et que je m’étais engagé, en début d’année, à prendre au lendemain des référendums», a-t-il affirmé lors d’un point de presse, hier.Jacques Langlois poursuivra toutefois son mandat de conseiller municipal et de président de l’arrondissement Beauport, c’est-à-dire jusqu’aux élections de novembre 2005.Sa démission est liée à des «raisons de santé».«Pas besoin de vous dire que les derniers mois ont été très durs physiquement», a affirmé M.Langlois, 56 ans.Il a rappelé que la campagne référendaire fut exigeante.Seuls les citoyens de L’Ancien-ne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures ont voté pour la défusion lors des référendums de dimanche.Selon M.Langlois, sa décision aurait été la même si plus de deux anciennes banlieues avaient quitté la grande ville.Les citoyens de Beauport ont cependant donné leur appui à la grande ville dans une proportion de 53,84 %, allant ainsi à l’encontre de la position défendue par leur ancien maire.«Personne ne s’attendait à ce que le oui passe à Beauport.Ce n’était pas une ville prévue dans les scénarios de défusion», a répliqué M.Langlois.D’ici à ce que l’Action civique élise un nouveau chef — ce devrait être cet automne —, Ralph Mercier, conseiller municipal et président de l’arrondissement de Charlesbourg, assurera l’intérim.Jacques Langlois a été un leader défusionniste important tout au long de la campagne référendaire.Il a affronté le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, lors de deux débats télévisés.Hier soir, lors de la première séance du conseil municipal depuis les référendums, Jean-Paul L’Allier a invité tous les membres du conseil à «bâtir la ville nouvelle».«Une période assez difficile de la vie municipale s'est terminée dimanche.La campagne est finie, passons à l’action», a-t-il lancé.Il faut mettre fin selon lui à la «mentalité de concurrence» entre les anciennes villes et adopter une «mentalité de convergence» pour «faire face aux défis de l’avenir».«Les gens sont partagés sur les façons de faire de cette nouvelle ville».a observé Ralph Mercier, à la lumière des résultats des référendums.L’administration L’Allier doit faire mieux, a-t-il ajouté.Tous les membres du conseil interrogés par Le Devoir ont convenu qu’*Â faut tourner la page».Les fameux 35 % Les leaders défusionnistes peinent à encaisser l’échec.Ils en ont contre la règle des 35 %, qui a brisé les reins de leur mouvement dans quelques anciennes villes.L’ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, et le Sillerois Smon Wilson, du comité des citoyens de banlieue, ont qualifié ce seuil d’«anti-démocratique».Ils n’ont cependant pas l’intention de contester devant les tribunaux cette règle exceptionnelle créée par le gouvernement Charest avec la «loi 9» (Loi concernant la consultation des citoyens sur la réorganisation territoriale de certaines municipalités).L’idée circule toutefois parmi Jes militants défusionnistes.A Québec plus que partout ailleurs, cette condition sine qua non pour qu’une défusion soit reconnue a permis à la grande ville de demeurer presque intacte.Québec aurait en effet éclaté en morceaux si le gouvernement n’avait pas prévu dans sa loi que, en plus d’obtenir la majorité lors du référendum, les défusionnistes doivent représenter plus de 35 % des électeurs inscrits.En plus de L’Ancienne-Lorette et Saint-Au-gustin-de-Desmaures, Sillery, Sainte-Foy, Vanier et Lac-Saint-Charles auraient également claqué la porte, puisque leurs citoyens ont voté majoritairement en faveur du démembrement.Mais voilà, les camps du oui des autres anciennes banlieues ne sont pas arrivés à mobiliser leurs troupes et à respecter la règle des 35 %.Sillery, considéré comme un bastion défusionniste depuis le début, est toutefois passé à 135 votes près de franchir ce seuil.Dans l’ensemble des douze anciennes banlieues où il y a eu référendum, le oui et le non ont terminé presque à égalité.L’option du démembrement a cependant obtenu 43 de vont de plus.64 498 citoyens se sont prononcés pour la défusion, alors que 64 455 autres ont opté pour le maintien du statu quo.Les seuls défusionnistes à se réjouir des résultats de dimanche sont ceux de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin.Déjà, les anciens maires Emile Loranger et Marcel Corriveau, deux militants défusionnistes de la première heure, ont l’intention de se présenter aux prochaines élections.Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Les maires de Montréal et de Québec, Gérald Tremblay et Jean-Paul L’Allier, n’ont pas perdu autant d’agglomérations que certains le croyaient, mais celui de Longueuil, Jacques Olivier (que l’on aperçoit à l'arrière-plan), a vu sa ville voler en morceaux à la suite du référendum de dimanche.Tremblay n’écarte pas la tenue d’élections anticipées Selon l’entourage du chef de l’opposition, Pierre Bourque serait maire d’un Montréal redessiné ANTOINE ROBITAILLE Dans un Montréal amputé de 15 secteurs, comme il l’est depuis dimanche soir, Pierre Bourque aurait obtenu, en 2001, 39 800 votes de plus que Gérald Tremblay et serait donc maire de Montréal.C’est du moins ce qu’un document remis hier au Devoir par l’entourage du chef de l’opposition amène à conclure.Ces chiffres expliquent peut-être pourquoi Pierre Bourque a tenu hier matin une conférence de presse au décorum digne du premier citoyen de Montréal, au cours de laquelle il a réclamé des élections anticipées «dans les meilleurs délais» et a pourfendu «l’indécence» de la «réaction triomphale» du maire Gérald Tremblay, dimanche.Bref, c'était la fin de la «trêve de critique à l’endroit du maire», que le chef de l’opposition avait déclarée il y a deux mois.Montréal à l’horizon Sitôt arrivé sur la terrasse située derrière l’hôtel de ville, vers 11 heures, M.Bourque a adopté une posture très sombre et solen- nelle, prenant même le temps de se rendre, seul, dans un coin pour contempler à l’horizon le Montréal nouvellement démembré.Après que les caméras et appareils photos eurent croqué la scène, il s’est rendu à une tribune habituellement réservée au maire, où il a livré un message extrêmement émotif, se déclarant tour à tour «déchiré, brisé, blessé», «en deuil», empreint d’une «immense tristesse» suscitée par le «drame» des défusions: «Je ne m’en suis pas encore remis», a-t-il dit Selon lui, le verdict de dimanche a mis fin «à un rêve, un projet de société, celui d’une île-une ville».Aux yeux de M.Bourque, le maire Tremblay est responsable pour les défusions de dimanche, lors desquelles Montréal «a perdu 135 000 citoyens».M.Bourque déplore le fait que le maire a «fêté au lieu de pleurer», qu’il n’a pas «constaté l’immense échec de toute sa stratégie, de tout ce qu’il a fait depuis trois ans, qui a paralysé Montréal, et les gens le savent très bien.Mais, au lieu de ça, il va se vanter que c’est une victoire.» M.Bourque a réclamé l’inter- vention la plus rapide possible du premier ministre Jean Charest, qui doit selon lui «rétablir les choses» à Montréal.À demi-mots, M.Bourque a aussi demandé la démission du maire Tremblay en invoquant un exemple de taille: «Quand de Gaulle a perdu un référendum, il a démissionné le lendemain matin.Il aurait pu rester président de la France.Mais lui, il en avait, de l’honneur» Gérald Tremblay Dans un point de presse tenu hier après-midi, Gérald Tremblay n’a pas exclu la tenue d’élections anticipées, réclamées non seulement par M.Bourque mais aussi par de nombreux défusionnistes.D a toutefois insisté pour dire qu’il fallait être réaliste: «On ne peut pas décider d'élections tant qu'on n’a pas finalisé les transferts des actifs et des passifs», ce qui est le travail du Comité de transition.D’ailleurs, le ministre Jean-Marc Fournier a annoncé hier la création de six de ces comités.Du reste, selon M.Tremblay, Pierre Bourque a aussi une part de responsabilité dans toute cet- te affaire puisque, il y a quelques années, «il a convaincu le gouvernement du Québec» de faire les fusions municipales, «avec les conséquences qu’on connaît».M.Tremblay estime aussi que le chef de l’opposition a été absent du terrain pendant la campagne du référendum: «L’avez-vous vu sur le terrain?» Par ailleurs, le maire, comme tous les autres intervenants dans cette affaire, a refiisé d’interpréter les résultats de dimanche comme la conséquence d’un «clivage linguistique».Devant la possibilité que les villes défusionnées de l’ouest de l’île se regroupent en une entité, voire qu’elles se liguent pour faire contre-poids aux autres, le maire a eu cette réponse: «Ils ont toujours dit que “small is beautiful”, alors je suis content d’entendre qu’ils veulent travailler ensemble.On a toujours voulu travailler avec l’ensemble des représentant des citoyens sur l’île de Montréal.Alors, s’ils veulent travailler ensemble, ça va peut-être être plus facile au conseil d’agglomération.» Le Devoir EN BREF Maxime Laplante prend la direction de UUnion paysanne L’Union paysanne (UP), organisme militant pour une agriculture à visage humain, vient de se donner un nouveau président.Son nom?Maxime Laplante, actuel secrétaire général et cofondateur du mouvement II succède au très coloré Roméo Bouchard, qui a annoncé fin mai son départ de la présidence, six mois avant la fin de son mandat.Agriculteur âgé de 43 ans, M.Laplante s’est dit hier confiant de poursuivre le travail mené depuis trois ans par l’UP, avec, toujours dans sa ligne de mire, le combat dirigé contre le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles (UPA), l’obtention de l’accréditation syndicale pour l’UP et la défense des agriculteurs mécontents des règles du jeu actuelles dans le monde agricole.Cette reconfiguration devrait selon les représentants du mouvement permettre de faire souffler un vent nouveau sur l’UP, qui depuis sa création, il y a trois ans, peine à prendre son envol.En effet après un départ en lion avec 3000 membres, l’organisation a vu son membership s’étioler au fil des ans pour plafonner aujourd’hui à 1200 sympathisants, dont 50 % à peine sont des agriculteurs.— Le Devoir Fourbus mais contents Les aventuriers de l’école Vanguard racontent leur rencontre avec un castor et un.ours.Brrr! MARIE-ANDRÉE CHOUINARD 8-3! Ne cherchez pas d’où vient ce cri du cœur qu’entonne vigoureusement le groupe d’aventuriers de 12-13 ans réuni pour nous sur le terrain de l’école Vanguard, à Saint-Laurent On ne comprend pas ce que veut dire ce curieux mariage de deux chiffres, mais c’est un souvenir de voyage: pendant les trois jours d’expédition en canot-camping dans le parc national de Frontenac, les compères n’ont pas cessé de reprendre l’exclamation, scellant à chaque fois un peu phis leur amitié.Les voilà donc de retour.Reprenons, sans erreur cette fois: Sarah-GabrieHe.Chanelle (et non Chanel).Marie-Pier (plutôt que Marie-Rerre).Guillaume.Et Alice.Finissants du primaire, qu’ils quittent aujourd’hui le cœur léger, ils ont terminé ce passage à l’école Vanguard par une aventure en forêt dont ils parlent avec émotion, l’œil quand même un brin fatigué.Nous les avions rencontrés avant le départ dans cette école privée qui sélectionne sa clientèle pour leur dossier scolaire, marqué par les difficultés d’apprentissage.Cette escapade était l’ultime défi, après l’école où maths et français représentaient d’imposantes gageures.Chose promise, chose due: voilà maintenant le bilan du voyage.Malgré une météo non indulgente — pluie, froid, vent et repluie —, ils ont eu du plaisir, ont croisé un castor, jurent qu’ils ont entendu un ours, ont craqué pour les guimauves ramollies par la flamme, ont aimé avoir peur des légendes de l'animateur et ont raffolé de l’aventure sur le lac.Ils sont revenus terreux et odorants, mais satisfaits.Lécole, qui fait de la distribution de défis sa marque de commerce, se termine sur une bébé note.«&3!», crient-ils tous en choeur, ravis de l’effet produit Cest Guillaume, responsable du feu de camp, qui a sorti cette drôlerie de son sac à malices, et l’équipe a été conquise, et rigole en échangeant les regards complices.«C’est un peu bizarre, mais ce cri d’équipe les a tellement soudés pendant la fin de semaine», raconte Patrick Boyer, éducateur qui ne les voit plus du même œil après avoir goûté l’enthousiasme qui les a animés, malgré des conditions météo pas toujours faciles.«Je suis fier de ce qu’ils ont fait.» Marie-Rer compte ses piqûres de mouche, comme on brandit un trophée: «J’en ai 36!» Chanelle raconte sa rencontre auditive avec un ours.«On ne l’a pas vu, mais on l’a entendu.C’est sûr que c’était ça.» Guillaume mpntre lui aussi ses balafres sur les jambes, souvenir d’un responsable du feu qui a été à la hauteur du défi, «fai veillé le feu jusqu'à 3 heures du matin.» Sarah-Gabrielle rapporte sa vision nocturne.«fai vu une étoile filante!» Alice a eu un coup de cœur pour la baignade dans le lac.«L'eau n’était même pas froide!» En guise de récompense pour une année de dur labeur, l’aventure au lac à la Barbue, dans un parc situé aux confins des Cantons-de-lEst et de Chaudiè-re-Appalaches, a été «full chill», comme le dit si bien Guillaume, fis sont prêts à repartir dès que Patrick lèvera le petit doigt, et l’animateur, éducateur spécialisé qui a suivi ses élèves pendant tout leur primaire, pourrait bien reprendre cette expérience en début d’année scolaire plutôt qu’à la toute fin pour une prochaine fois.«C’est tellement profitable, ça unifie le groupe, et ça va tout à fait dans le sens de ce que l’école veut faire.» Le jeu de la sorcière et celui de la luciole — deux jeux de nuit à saveur de frousse et nécessitant une abondance de lampes de poche — ont été un succès auprès du jeune groupe, qui a préparé un pique-nique sur une ile déserte trouvée au hasard d’une randonnée en canot Le sentier sous la pluie battante ne les a pas rebutés, au contraire.Ils ont redoublé d’ardeur.Chapeau à tous, et.8-3! Le Devoir Linda FITZPATRICK Sylvie M0NETTE Debbie MYLES Chantal ST-PIERRE ma maternelle.mon portfolio i Je suis capable earner d’activités 32 pages-4,95 S Les éditions LA PFNSEE inc.(514)848-9042 collection Premiers râpons En vente flans mules les imrairies warn ** Hein air atMiitUcre V' août 2004 H; ** m I PARCOURS • hmilMla (15 k») • Sportive (M km) •Circuit* I Tél 450»581»0319 info@veloviree.com • www.veloviree.com DIVERTISSEMENTS SERVICES Pour annoncer dam ce regroupement, contactez Éric Benoît au 514-985-3.457 : : : : ebenoiwledeooir.com * LE DEVOIR, LE MARDI 22 JUIN 2004 A 4 ?LES ACTUALITES- Le prochain Parlement risque d’être un peu plus mâle Le Parti conservateur présente 273 hommes et seulement 35 femmes ARCHIVES REUTERS Le NPD est disposé à revoir sa position sur Timpôt sur les héritages MANON CORNELLIER Ottawa — Les chefs des grands partis fédéraux ont beau se dire en faveur des droits des femmes, ils manifestent un empressement très inégal quand vient le temps de faire une plus grande place aux femmes dans l’arène politique.L’élection 2004 ne passera pas à l’histoire pour le nombre de femmes candidates.Il y en a plus qu’en 2000, mais la hausse est entièrement attribuable aux tiers partis.Les grands partis, eux, font à peine mieux que la dernière fois, les conservateurs étant les cancres du groupe.«Ça fait dix ans qu’on stagne», relève Jackie Steele, candidate au doctorat et chercheuse au Centre de recherche sur Femmes et politique, de TUniversité d’Ottawa.Ce qui est encore plus préoccupant, selon elle, est qu’un des partis dans la course pour prendre le pouvoir, le Parti conservateur, présente très peu de femmes, ce ui pourrait entraîner une chute e la représentation des femmes à la Chambre des communes.La proportion de femmes députées à Ottawa a régulièrement augmenté entre 1984 et 1997.Depuis, rien ne bouge.Lors de la dissolution de la Chambre, il y en avait 63 aux Communes, soit 21 % de la députation, ce qui plaçait le Canada au 36e rang des pays démocratiques.«Si le Parti conservateur rentre au pouvoir et que ses députés remplacent des femmes libérales en place, il est certain que le pourcentage de femmes en politique va chuter», dit Mme Steele.Le Parti conservateur a seulement 35 femmes parmi ses 308 candidats, ce qui équivaut à 11 % de son équipe.En comparaison, les néo-démocrates en comptent 96 (31 %), les libéraux, 76 (25 %) et les bloquistes, 18 sur 75 candidats (24 %).Comme l’Alliance avant lui, le PC nie l’existence d’obstacles systémiques à la présence de femmes en politique et il refuse, par conséquent, d’adopter des mesures pour encourager les candidatures féminines.Mais malgré les mesures inégales prises par les autres partis, la situation d’ensemble confirme l’impression de stagnation de Mme Steele.Avec 391 femmes en lice sur un total de 1685 candidats, on est loin du sommet atteint en 1993 avec 476 candidates.Et on avait enregistré ce record alors qu’il y avait 13 circonscriptions de moins que cette année.La situation du côté des quatre grands partis équivaut à du surplace.Cette année, 225 femmes briguent les suffrages pour eux, a calculé le groupe A voix égales (Equal Voice) qui se bat pour une plus grande représentation féminine.Ce résultat est inférieur à celui de 2000, mais une nuance s’impose, explique Mme Steele.On comptait peut-être 245 candidates sur les listes des grands partis, mais il y en avait cinq, conservateurs et allian-cistes étant alors toujours divisés.C’est donc en tenant compte des tiers partis qu’on observe une hausse depuis trois ans et demi.Selon Elections Canada, les femmes représentent cette année 23,2 % des candidats en lice, comparativement à 20,7 % en 2000.Il semble que ce n’est pas tant l’ouverture des petits partis aux femmes candidates qui changerait la donne que le plus grand nombre de candidats qu’ils présentent.Ainsi, le Parti vert présente pour la première fois des candidats dans les 308 circonscriptions, et seulement 25,3 % (78) sont des femmes, soit moins que le NPD et à peine plus que le PLC.Les autres partis ne peuvent quand même pas pavoiser, car ils ont à peine ou pas du tout amélioré leur performance de 2000.Les libéraux s’en tirent mieux que les autres avec une hausse de 3 % comparativement à 2000 (22 %).Le NPD a accru sa représentation féminine d’un point alors que le Bloc est resté au même point, laisse voir une compilation effectuée par Jackie Steele.Selon Mme Steele, on peut comprendre qu’il peut être difficile pour le parti qui détient la majorité de faire plus de place aux femmes lorsque l’essentiel de ses députés, une majorité d’hommes, se représentent Elle note cependant que le PLC avait la chance cette année de renouveler ses troupes, 33 de ses 168 députés ne se représentant pas, mais il ne l’a pas vraiment fait malgré les promesses de Paul Martin en ce sens.Il n’y a qu’au Québec où les libéraux ont carrément réservé des circonscriptions aux femmes.Mais en général, dé-plore-t-elle, on a réservé les plus sûrs aux fidèles du chef et à des vedettes masculines.Le Devoir MURRAY BREWSTER MARLENE HABIB Toronto — Les néo-démocrates sont prêts à abandonner leur proposition d’imposer les héritages de plus d’un million de dollars pour pouvoir participer à un gouvernement minoritaire, a affirmé le chef Jack Layton dans une entrevue exclusive à la Presse canadienne.Il s’agit du premier signe de compromis de la part de M.Lay-ton à une semaine du scrutin.La déclaration-surprise est survenue alors qu'un candidat néo-démocrates, le député Peter Stpffer, de la Nouvelle-Ecosse, a publiquement admis qu’il s’opposait à cet impôt, un des éléments centraux du programme du parti.«J’ai noté qu’aucun autre parti ne proposait quelque chose du genre d’un impôt sur l’héritage, a dit M.Layton./e serais surpris que cela devienne une question décisive.S’il y a un Parlement qui n’est pas majoritaire, il y aura des compromis.C'est ce à quoi on devrait s'attendre.» Le leader néo-démocrate a précisé que la question devrait faire l’objet de discussions au sein du caucus au complet après les élections.Plus tôt au cours de la campagne, le leader conservateur, Stephen Harper, avait sauté sur l’occasion en disant qu’une éventuelle coalition des libéraux avec les néo-démocrates dans une situation de gouvernement minoritaire entraînerait l’adoption de cette mesure du NPD sur les héritages.Des éditorialistes avaient aussi critiqué sévèrement la proposition en disant qu’elle affecterait injustement les baby-boomers qui sont à la veille de la retraite.Peter Staffer est le premier néo- démocrate à se démarquer de son parti sur la question de l’impôt sur les héritages.«Je n’y crois pas.Je pense que n’importe quel bon comptable pourrait facilement cacher cet argent.Je comprends le principe de ce qu’ils essaient défaire.Mais, soyons honnêtes, on ne va pas appuyer tout ce qu’il y a dans le programme du parti, et cet élément particulier, je ne l’appuie pas.» M.Layton a minimisé la critique en disant que la divergence d’opinion était permise au sein de son caucus, même au sujet d’un élément aussi important, et ce, quelques jours seulement avant les élections.L’impôt sur les héritages a été inclus dans le programme «pour assurer que nous pourrions financer tout ce que nous proposons», a dit Jack Layton Hier, M.Layton a pris la parole devant des membres (moins nombreux que d’habitude) de la Chambre de commerce de Toronto.Il a tenté de vendre du mieux qu’il a pu son programme, le qualifiant de «fiscalementprudent».«La vérité est que personne n'a un intérêt plus fort dans de saines finances publiques que nous.Notre rôle central au Parlement sera fiscalement prudent et assurera que nos budgets demeurent équilibrés.» Le programme du NPD prévoit des dépenses de 61 milliards, dont 29 milliards (sur cinq ans) qui iraient à la santé pour aider les malades et les aînés, alors que les grandes banques, les entreprises et les pdg verraient leurs impôts augmenter.Il y avait environ 130 personnes au déjeuner de la Chambre de commerce de Toronto hier pour écouter M.Lay-ton, soit environ les deux tiers de l’audience habituelle.Presse canadienne SsXSRStâ&gtfi CffiSJïftâïBâS Chaque année, les 5000 bénévoles de la Garde côtière auxiliaire canadienne participent à environ 1700 missions de recherche K Jt et sauvetage et sauvent la vie de plus de 200 personnes.Aidez-nous à sauver des vies.Faites un legs testamentaire ou bon déductible d'impôt à la GCAC.Pour plus d’information, appelez sans trais au : 1866-MAYDAY2 / 629-3292 ou visitez notre site Internet : www.ccga-gcac.org Organisme de charité N1’ 87029 8494 RR 0001 Garde Côtière Auxiliaire Canadienne B.R 2367.Station D Ottawa (Ontario) K1P5W5 t' ROLEX SERVICE V »v *- h.-f-JP I POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D'EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE (514)866-3876 Grande liquidation au ^lulo 402-hommc- 50et plus Costumes importés dTtalie JÇrfrQQÛ & laine » coton » lin oOlQG vesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louiae-Maude Rioux Soucy.Geneviève Otis-Dionne (commis).La documentation Gilles Paré (directeur); Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Marlène Cété.Slavics Bogdanov, Véronique Géraud.Christiane Legault, Amélie Maltais.Jacques A Nadeau.Claire Paquet Micheline Ruelland.Nadia Sebai (publicitaires), laurence Thériauh (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Daniel Bazinet (responsable de la production), Nathalie Zemaitis, Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet Danielle Can tara.Richard De* Cormiers.Donald Filion.Olivier Zukla INFORMATIQUE.Yanick Martel (responsable).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE, linda Thériault (responsable service d la clientèle, distribution et tirage), Glaéie Lenard, (coordonnatrice à la promotion et à la sollicitation).Monique L'Heureux.Use Lachapelle.Rochelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Germain Haeck (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Chantal Rochon, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).b % LE DEVOIR.LE MARDI 22 JUIN 2004 A 8 A.ICTDALITES DEFUSIONS «Le premier citoyen du Québec n'était pas dans la bataille [.] C'est une des raisons de l'échec», a dit Bernard Landry LUNETTES SUITE DE LA PAGE 1 anciennes municipalités de banlieue sur les 22 à tenir un référendum ont décidé de défusionner, il y avait cependant une marge.D y a dix jours, M.Tremblay avait fait tout un plat quand un journaliste lui avait fait dire qu’il avait concédé la défaite dans 11 municipalités et il saute maintenant de joie parce que quatre autres se retrouvent sim la liste définitive.Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, qui avait pourtant bien plus de raisons de pavoiser, a été nettement moins triomphaliste.Soit, cela aurait pu être encore pire, dans la mesure où de gros morceaux comme Saint-Laurent, Anjou ou LaSalle ne partiront pas, faute d’un taux de participation suffisant, mais les dégâts demeurent considérables.On aura beau trouver toutes sortes de raisons à cet éclatement, D suffit de jeter un coup d’œil sur la nouvelle carte de lUe pour constater que la ligne de fracture épouse presque parfaitement les frontières de la richesse et de la langue.L’équipe éditoriale de The Gazette, dont l’appui à la nouvelle ville avait été une surprise de taille, constatait hier que l’île était plus divisée que jamais.Même quand on aura réussi à faire fonctionner à peu près convenablement cet assemblage hétéroclite, cette division entre les deux solitudes va s’incruster dans l’inconscient collectif «Ils» ne voulaient pas de «nous».?Le premier ministre Charest a affiché, hier, le même détachement, pour ne pas dire l’indifférence, qu’au cours des quatre dernières années.A ses yeux, les référendums de dimanche ne méritaient pas qu’il modifie son horaire de la journée pour en commenter les résultats.À moins que les célébrations de la fête des pères, qui l’avaient forcé à voter par anticipation dans la plus grande discrétion, ne l’aient empêché de prendre connaissance des résultats.M.Charest acceptera apparemment de répondre aux questions en fin de journée.Cette période de réflexion lui permettra peut-être de formuler un commentaire un peu plus étoffé que ce à quoi il nous a habitués.Abandonné à lui-même encore une fois, Jean-Marc Fournier avait emprunté ses lunettes roses au maire Tremblay.Une fracture linguistique?Allons donc! Le ministre des Affaires municipales avait préparé une de ces formules en forme de pirouette dont il est friand: «Ce n’est pas une question de langue, mais de citoyenneté.» De toute manière, «ce n’est pas tellement la grosseur des villes qui est importante, mais leur grandeur».On se surprendra ensuite que la population devienne cynique à l’endroit des politiciens! Loin de créer des tensions linguistiques, les défrisions vont au contraire apaiser celles qu’avaient fait naître les regroupements décrétés par le gouvernement Bouchard, a expliqué M.Fournier.Pourtant, jamais francophones et anglophones n’avaient semblé collaborer aussi étroitement à l’hôtel de ville.?Dans ses propres commentaires, Bernard Landry s’est bien gardé d’insister sur la dimension linguistique des défrisions, mais il n’a pu s’empêcher de trouver paradoxal que ce soit le premier ministre le plus fédéraliste de l’histoire du Québec qui préside au démantèlement de Montréal.D aurait pu ajouter «.et apporte ainsi de l’eau au moulin souverainiste».Diane Lemieux a pris soin de souligner que M.Fournier n’avait pas exclu de façon très catégorique la possibilité d’un éventuel regroupement sur une base volontaire des municipalités à majorité anglophone de l’ouest de l’île, comme l’avait déjà évoqué l’ancien député libéral de Nelligan, Russell Williams.Le ministre des Affaires municipales a assuré qu’un tel regroupement n’était pas son premier choix, mais les défrisions ne l’étaient pas non plus, et le gouvernement n’a pas fait grand-chose pour les prévenir.A défaut de regretter ce gâchis, les libéraux devraient au moins s’inquiéter de l’amertume qu'ils ont créée.Dans son éditorial de la semaine dernière, The Gazette ne se contentait pas de recommander à ses lecteurs de voter contre les défrisions.Le quotidien anglo-montréalais expliquait aussi que le conseil d’agglomération prévu par la «loi 9» avait fait des défrisions un fruit empoisonné, ajoutant qu’il faudrait «se souvenir de ce coup de poignard dans le dos jusqu’aux prochaines élections au Québec».La pilule sera encore plus difficile à avaler pour les défusionnistes que les règles imposées par Québec ont privés d’une victoire qu’ils croyaient acquise.L’ancienne mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, qui a toujours été une libérale inconditionnelle, ne décolérait pas hier.Elle disait avoir «la mge au cœur» et qualifiait de «honte» le seuil de participation de 35 %.Le pire, c’est que les partisans des nouvelles villes n’en seront même pas reconnaissants au gouvernement mdavid@ledevoir.com Rectificatif Une erreur s’est glissée dans la chronique de Gil Courtemanche publiée dans l’édition de samedi dernier.Contrairement à ce qu’il était écrit le Québec a déjà élu un député NPD, M.Philip Edmunston, dans la circonscription de Chambly Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ES Hacedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 La publicité Au téléphone (514)985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lt Dtvoir est publié du hindi au samedi par I* Devoir Inc.dont le siège social est aitué au 2050.rue De Bleury.9" étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel, Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Alors là, il y a une tension qui est née», a expliqué le ministre.«Mission accomplie», a lancé M.Fournier.«Le Québec sort gagnant» des défrisions sur lUe de Montréal «Le maire Tremblay l’a dit hier, il trouve que sa ville est plus forte qu’elle était», s’est réjoui le ministre.Montréal amputée des 14 municipalités de l’ouest de lUe et de Montréal-Est, «est plus forte qu'elle ne Ta jamais été.Elle est plus forte de l’adhésion de ses citoyens», a-t-il avancé.Appelé lui aussi à réagir aux résultats des référendums, le chef de l’opposition officielle, Bernard Landry, estime, pour sa part, que Montréal, «une île, une ville» était «un projet idéal de coopération et de d’intégration».D a trouvé «émouvant», de voir Robert Libman, l’ancien chef de Parti Egalité, défendre la grande ville de Montréal aux côtés du maire Gérald Tremblay.Ce projet, «c’est un grand dessein raté, un grand dessein saboté par Jean Charest», a-t-il dit.Plus question toutefois de revenir en arrière: les villes défusionnées le resteront, a réitéré le chef péquiste.Bernard Landry n’a pas été tendre envers Jean Charest.«Le premier citoyen du Québec n’était pas SUITE DE LA PAGE 1 Il faut qu’on regarde comment on va renforcer notre système de santé», a fait valoir M.Martin, en annonçant que cette conférence se tiendrait sous la lentille des caméras.Le premier ministre a reconnu que le gouvernement libéral n’avait pas réussi à discuter des réformes en santé par le passé.«Le problème qu’on a eu — et ça date bien avant le gouvernement libéral et [l'ex-premier ministre] Jean Chrétien —, c’est qu’on n’a parlé que d'argent.On a vu que ça n'a pas marché, alors je pense qu’il faut qu’on parle des réformes nécessaires en même temps», a plaidé M.Martin.Au gouvernement du Québec, où tous se sont donné le mot pour être «prudents» et ne pas «interférer» avec la campagne fédérale, on rappelle la position traditionnelle du Québec: «Cela prend un financement supplémentaire et, pour ce qui est des réformes, on les fait au Québec, elles sont déjà enclenchées», a précisé l’attachée de presse du premier ministre québécois, Marie-Claude Champoux.Les ministres québécois avaient accueilli plutôt fraîchement le plan présenté par M.Martin en début de campagne, qui consacrait neuf milliards de dollars pour offrir des soins à domicile et réduire les listes d’attente pour les opérations à la hanche et celles de la cataracte, pour les chirurgies du cœur, les remplacements de hanche et les examens d’imagerie médicale.En plus de réclamer davantage, Québec s’inquiétait d’éventuels empiétements dans son champ de compétence.Tant et si bien que le ministre fédéral de la Santé, Pierre Pettigrew, avait dû rassurer Québec, deux jours plus tard, quant au respect des compétences provinciales.«Inacceptable», selon le Bloc Le porte-parole du Bloc québécois en matière de santé, Réal Ménard, juge «inacceptable» que le fédéral exige des comptes des provinces sur la façon dont les soins sont dispensés, alors «qu’il existe déjà des lieux d’imputabilité au Québec», tels le Protecteur du citoyen et la commission parlementaire sur la santé.«Comment cela se fait-il que le fédéral veut s’intéresser à la façon dont les services sont livrés dans cinq secteurs qui relèvent des provinces, alors que, là où le fédéral a des responsabilités très immédiates à prendre, entre autres sur la question du coût des médicaments et des cyberpharmacies, il n’agit pas, alors qu’il le devrait.Cest paradoxal», a fait valoir M.Ménard, qui réclame du fédéral un financement «inconditionnel» équivalant à 25 % des dépenses de santé des provinces.Au Parti conservateur, on n’est pas prêt à lancer la pierre à Paul Martin sur l’empiétement dans le champ de compétence des provinces.On assure plutôt qu’un gouvernement conservateur réussira là où les übéraux ont échoué.«Les libéraux sont habitués à se confronter avec les provinces, nous, on veut collaborer avec elles», a fait valoir l’attaché de presse de Stephen Harper, Dimitri Soudas.Les conservateurs réclament néanmoins un certain contrôle du fédéral: «Cest beau de donner de l’argent aux provinces, mais il va aussi falloir y avoir des SUITE DE LA PAGE 1 «Quand on utilise les tours, on déplore en moyenne un mort pour 100 000 montées et quatre incidents sérieux pour 10 000 montées», explique celui qui est responsable du projet de simulateur à l’IMQ, Larbi A Yahia.Autant de limites qu’a choisi de faire éclater Innovation maritime — le centre de recherche indépendant de l’IMQ — qui a eu le défi herculéen de concevoir ledit simulateur.«On a choisi de recommencer du début.On a pris un concept simple et on Ta adapté, confie Gaétan Boivin.Et on est arrivé avec un produit unique au monde, extrêmement novateur, qui non seulement est transportable, mais qui a aussi su faire le bonheur de la Défense nationale.» Souplesse et réalisme Exit, donc, la tour, et place au CSET, un petit engin de 4,6 m pour 6600 kg.qui allie souplesse, réalisme et moindre coût, mais qui reste assez vaste pour accommoder cinq stagiaires et un entraîneur.Concrètement, le concept du CSET repose sur l’utilisation d’une cloche, toujours à la pression atmosphérique et équipée d’une réplique de tour d’évacuation de sous-marin, le tout se déplaçant verticalement dans une colonne d’eau à l’aide de systèmes mécaniques.Avec le CSET, l’IMQ bonifie ainsi sa formation théorique par un exercice recréant l’évacuation d’urgence d’un sous-marin de A à Z.Un exploit inédit dans le monde pourtant hautement spécialisé de la marine militaire.Pour le sousoffider canadien Chris Robinson, l’expérience est phis que concluante: «La tour est identique à celle que nous avons dans nos sous-marins de classe Victoria et l’effet de mise sous pression à huit mètres sous Teau est plus que réaliste».Une dans la bataille, il ne fournissait pas d’explication, il ne faisait rien pour aider Gérald Tremblay.Cest une des raisons de l’échec», a-t-il dit, en critiquant le fait que le premier ministre, bien qu’il eût affirmé soutenir la réussite des grandes villes, ait choisi de se tenir à l’écart des débats référendaires.Jean-Marc Fournier refuse de voir dans les démembrements une affaire «d’anglophones contre les francophones».Dans tout le Québec, il y a moins de la moitié des arrondissements visés par une défusion qui sont des villes à prédominance anglophone, a-t-il calculé.On n’assiste pas non phis à un clivage entre riches et pauvres, a soutenu le ministre, en montrant du doigt le rare exemple d’Outremont Les arrondissements les plus riches qui ont choisi de filer à l’anglaise feront partie du conseil d’agglomération.«Qui va contribuer le plus au conseil d’agglomération?Ceux qui sont foncièrement les plus riches, ceux qui ont quitté», a dit le ministre.Comités de transition M.Fournier a dévoilé, hier, la composition des comités de transition des villes touchées par des défrisions (Montréal, Longueuil, Québec, Gatineau, La Tuque, îles
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