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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2004-06-28, Collections de BAnQ.

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GAZA Attaque à l’explosif contre un poste de l’armée israélienne Page A 5 ?w w w .I e (1 e v o i r.a o m ?HISTOIRE * A la rencontre des villégiateurs de Sainte-Pétronille Page A 4 LE DEVOIR I $ TURQUIE «Unité», mot clé au Sommet de l’OTAN Compromis sur la formation des soldats et policiers irakiens Istanbul — Les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN ont entamé hier leur sommet d’Istanbul, où ils s’emploieront à afficher leur unité retrouvée un peu plus d’un an après l’inter-veqtion en Irak.A deux jours du transfert de souveraineté aux autorités lo-cales, ils approuveront un compromis sur la formation des soldats et policiers irakiens qui permet à chacun de crier victoire après de longues négociations.Pour les autorités américaines, cet accord, qui doit être entériné aujourd’hui à Istanbul, consacre l’implication de l’Alliance au-delà du simple soutien logistique qu’elle offre déjà à la division multinationale polonaise dans le centre du pays.Pour les pays les plus réticents à une opération sous bannière de l’OTAN, VOIR PAGE A 8: OTAN ¦ Lire autre texte en page A 5 ANATOLIAN/REUTERS Des manifestants ont brûlé une effigie du président américain George W.Bush au cours d’une manifestation tenue à Istanbul, hier, à l’occasion du sommet de l’OTAN.AUTOMOBILE La guerre contre les gros VUS, s’engage aux Etats-Unis et en Europe LOUIS-GILLES FRANCOEUR Pendant que les Québécois continuent sans sourciller d’étancher la soif de leurs gros véhicules utilitaires sport (VUS) et de leurs 4x4 à coups de pleins d’essence de 75 $, voire de 100 $ et plus, aux États-Unis et en Europe s’amorce toute une série de batailles qui ciblent de différentes façons ces monstres énergivgres aux émissions néfastes pour le climat Aux États-Unis, un pays qui a renié ses engagements envers le Protocole de Kyoto, des sociétés commerciales comme FedEx et des États comme la Californie ont décidé de ne plus attendre l’administration Bush pour passer à l’attaque.Il y a quelques mois, FedEx annonçait qu'elle allait remplacer, sur 10 ans, l’essentiel de ses 30 000 véhicules de livraison en Amérique par des camions hybrides équipés de diesels dont les émissions de particules cancé-rigènes seraient réduites de 90 % et dont les gaz Za précurseurs du smog seraient diminués de 75 %.Mais leur efficacité énergétique serait améliorée de 50 %.Mais le vrai coup dur pour les constructeurs automobiles est venu il y a quelques jours de la Californie, èj, où le California Air Re- _____ sources Board (CARB) a -J» | publié un projet de règle- I ment destiné à réduire la consommation d’essence des véhicules neufs de 30 % did 10 ans afin de combattre le réchauffement du climat VOIR PAGE A 8: BATAILLE INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Éditorial .A6 Idées.A7 Météo.B4 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Religions.B 6 Sports.B4 Télévision.B 6 as JIM YOUNG REUTERS Paul Martin s’est mêlé aux pièces d’un jeu d’échec géant, en Nouvelle-Écosse, hier, lors de la dernière journée de la campagne électorale au cours de laquelle le premier ministre s’est livré à sprint qui l’a mené d’un bout à l’autre du pays.\ A vous de jouer ! Les machines électorales tourneront à plein régime en ce jour d'élections générales KATHLEEN LÉVESQUE Au terme de 36 jours d’une lutte serrée entre les chefs libéral et conservateur, la pression est aujourd’hui sur les épaules des machines électorales qui doivent orchestrer la sortie du vote pour faire la différence.Selon les sondages sortis en rafà-le ces derniers jours, le cœur des quelque 22,7 millions d’électeurs canadiens vacille entre Paul Martin et Stephen Harper.Ni un ni l’autre ne semble capable de se hisser au pouvoir avec une majorité à la Chambre des communes; le nombre d’indécis demeure élevé dans tout le pays.Au Québec, le Bloc québécois obtient très largement la faveur des personnes sondées.Le défi des organisateurs bloquistes est donc de tout faire afin que les intentions de vote se traduisent par un appui concret dans les urnes.«Chez les électeurs favorables au Bloc, il peut y avoir un certain laisser-aller compte tenu du fait que la moitié d’entre eux ne sont pas souverainistes.Ils pourraient donc avoir le sentiment d’avoir suffisamment sanc- tionné le gouvernement à travers les sondages», analyse le président de l’agence BCP, John Parisella.Le politicologue Jean-Herman Guay, de l’Université de Sherbrooke, ajoute que la participation électorale est un enjeu particulièrement important pour le Bloc québécois et le NPD ailleurs au Canada, ces deux formations s’attirant davantage les faveurs de l’électorat jeune, traditionnellement moins empressé de se rendre aux urnes.Surtout avec le scandale des commandites, «il y a une certaine honte, une certaine gêne à se déclarer libéral lors d’un sondage.Il se peut que le vote libéral soit sous-estimé», croit M.Guay.Ce biais risque d’être d’autant plus important lorsque la personne sondée doit aussi répondre à des questions sur le scandale avant d’émettre son opinion sur les partis.Vendredi, tant les libéraux que les bloquistes ont lancé un appel pressant aux citoyens pour qu’ils exercent leur droit de vote.Toutefois, leur stratégie diffère puisque les uns sont sur la défensive et les autres, en mode offensif.Au Bloc, cet esprit s’est notamment traduit, au cours de la fin de semaine, par une mini-tour- née du Forum jeunesse du parti dans quatorze circonscriptions dont des forteresses libérales comme Outremont, Jeanne-Le Ber, Brome-Missisquoi et Beauce.De leur côté, les chefs des différents partis ont fait hier un dernier blitz de campagne.Le premier ministre sortant, Paul Martin a parcouru le pays d’est en ouest dans le but de grappiller tous les votes possible dans ce qui constitue la course électorale la plus serrée depuis au moins 30 ans.M.Martin a lancé un dernier message aux Québécois qui semblent vouloir lui tourner le dos.«Je m'engage à vous donner un gouvernement intègre et honnête.Je m'engage à vous donner un gouvernement dans lequel le Québec aura une voix forte», a affirmé le chef libéral qui fait face à un mécontentement populaire à cause du scandale des commandites.VOIR PAGE A 8: ÉLECTIONS ¦ La dernière journée de campagne des chefs, pages A 2 et A 3 ¦ L’éditorial de Josée Boileau, page A 6 ¦ La chronique de Jean-Claude Leclerc, page B 6 L’ENTREVUE Le cœur à la liberté t L’avocate-journaliste Anne-Marie Dussault milite pour la défense des droits des citoyens Présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) depuis trois ans, Anne-Marie Dussault a gardé de son expérience d’avocate le souci de la justice, une exigence de clarté ainsi que l’art de prendre et de donner la parole.Devenue journaliste et animatrice à la radio et à la télé, elle n’a cessé de s’intéresser à la défense des droits des citoyens.Deux causes mobilisent actuellement toute son énergie: la préservation de la liberté de la presse au Québec et la survie de Télé-Québec (TQ), où elle continuera à l’automne d’animer Points chauds, l’une des rares émissions d’information qui restent sur cette chaîne.JACQUES GRENIER LE DEVOIR SOLANGE LÉVESQUE Née à Québec de parents qui lisaient plusieurs journaux et s'intéressaient à la politique, Anne-Marie Dussault a su dès l’adolescence qu’elle travaillerait à servir le public.Ses idoles n’étaient pas des stars du rock mais des journalistes; exercer ce métier lui semblait pourtant un rêve inaccessible, qu’elle a enfoui en s’inscrivant plutôt en droit Mais le hasard allait permettre à son rêve de refaire surface.En 1978, elle travaillait déjà comme procureur de la Couronne lorsque le Congrès international des magistrats de la jeunesse s’est tenu à Montréal, pour la première fois de son histoire ailleurs qu’en Europe.Bénévolement Anne-Marie Dussault a pris en charge les relations de presse, ce qui lui a permis de côtoyer des journalistes avec qui un rapport amical s’est rapidement établi.La glace était brisée.TVA, qui était représenté à ce congrès, lui offre bientôt d’effectuer la recherche pour une émission hebdomadaire intitulée Les gens qui font l’événement.Un autre hasard allait changer sa vie: un journaliste du nom de Marc Laurendeau animait l’émission.Double coup de foudre; pour le journaliste et pour le journalisme.De fil en aiguille, Anne-Marie H, yï Anne-Marie Dussault Dussault est devenue porte-parole du public dans La parole est à vous, une émission à laquelle elle a travaillé deux ans avec l’accord de ses patrons du ministère de la Justice, puis animatrice de Contrechamp pour RadioCanada à Québec.D fallait faire un choix entre le droit et le journalisme; elle a choisi le journalisme.«fai eu beaucoup de chance, et la vie m’a fait des cadeaux, mais fai aussi travaillé très fort, car de “la blonde chromée du canal 10 qui n’était pas vraiment journaliste” (c’est ainsi que certains collègues me voyaient au début) à la présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la marche était haute! Je m’en rends compte maintenant.Je sous-estimais alors la complexité des enjeux inhérents à la tâche de présidente.VOIR PAGE A 8: DUSSAULT l LE DEVOIR.LE LUNDI 28 JUIN 2 0 0 4 LES ACTUALITES Semaine cruciale pour f’Ouest aura enfin son mot à dire la crise du logement ^ Ottawa, promet Stephen Harper GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Pas de cohue aux portes du centre d’accueil pour les locataires sans logis de la Ville de Montréal, ni de congestion au service téléphonique pour les personnes n’ayant pas trouvé de logement la récurrente crise du logement du 1" juillet risque d’être «moins sévère» cette année, estime la Ville en se fiant à des chiffres indicateurs moins alarmistes.Mais l’heure n’est pas encore au pavoisement: la grosse semaine ne fait que commencer, rappellent les intervenants sociaux en matière de logement Des camions de déménagement dans les rues, des boites descendues de mains en mains par les escaliers de métal, des vieux fauteuils abandonnés sur les trottoirs, les signes classiques indiquant que le 1" juillet est tout près sont bien visibles depuis quelques jours.Mais au 868-GITE, la ligne d’aide mise en service par la Ville, le volume d’appel est moindre que l’an dernier, affirme l’attaché de presse du conseiller responsable de l’habitation à la Ville de Montréal.Une quinzaine d’appels hier, 37 samedi, pour un total d’un peu plus de 1700 depuis le 15 juin.C’est environ 800 de moins qu’en 2003, dit-on.Quelque 20 ménages sont aus- si actuellement hébergés au YMCA du centre-ville.Des chiffres qui sont encourageants, reconnaît François Saillant, coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).Mais «le vrai test est à venir», rappelle-t-il.Sur les 680 suppléments d’aide au loyer disponibles à Montréal cette année, 449 ont déjà été accordés.Cent vingt-huit de ces ménages ont ensuite trouvé un logement par leurs propres moyens.«R y a avait 1060 suppléments disponibles l’an dernier, note François Saillant, et on en a manqué.Les chiffres de cette année nous laissent croire à une situation semblable; c’est là notre plus grosse crainte.» Québec pourrait par contre débloquer d’autres suppléments, si besoin est, nuance la Ville.Autre irritant pour le FRAPRU: la nouvelle mesure qui impose aux demandeurs de supplément de montrer un bail de résidence sur le territoire montréalais pour l’année écoulée semble causer des maux de têtes à certains locataires.«Dans l’ensemble, les choses se présentent mieux, dit François Saillant.Mais on ne pourra mesurer l’ampleur du problème ou l’amélioration de celui-ci que dans les prochains jours.» Le Devoir EN BREF Mariage de Bernard Landry Verchères—Après quatre ans de fréquentations, l’ancien premier ministre du Québec et chef du Parti québécois, Bernard Landry, et la scénariste, chanteuse et comédienne Chantal Renaud se sont mariés samedi après-midi, à Verchères.M.Landry, qui est âgé de 67 ans, est veuf depuis cinq ans, tandis que Mme Renaud est divorcée.La cérémonie a eu lieu au Manoir ancestral de Verchères.L’auteur-composi-teur-interprète Gilles Vigneault a chanté durant la cérémonie, à la demande de M.Landry.Une centaine de personnes ont été invitées au mariage et à la réception qui a suivi à la résidence de M.Landry.Le 2 juillet, le couple partira en voyage de noces pour un mois, en Europe.-PC Suroît: un Avis qui presse La coalition Québec-vert-Kyoto a réclamé vendredi du ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, Pierre Corbeil, qu’il rende public dès sa réception l’Avis que doit lui remettre la Rè gie de l’énergie sur le projet de centrale thermique du Suroît et des moyens de le remplacer.La Régie doit remettre son rapport au plus tard le 30 juin.Mais dans une lettre ouverte hier, la coalition laisse entendre que le ntinistre au- rait pu avoir reçu cet avis plus tôt «Peut-être avez-vous déjà eu leur Avis, lit-on dans le communiqué, sans que les citoyens du Québec ne le sachent, car vous pouvez vous payer le luxe de nous le révéler à votre guise, mais, comme vous devez vous en douter, cette Avis est attendu avec impatience par beaucoup de gens.» Québec a évoqué la possibilité de tenir une commission parlementaire sur l’Avis de la Régie dans la deuxième semaine de juillet tellement Hydro-Qué-bec a hâte de commencer les travaux.-Le Devoir Lien ferroviaire menacé Le seul lien ferroviaire entre Montréal et New York serait menacé de disparition.La Presse rapportait hier que, si la société américaine, Amtrak ne s’entendait pas avec l'État de New York d’ici à mercredi, l’Adirondack, ce train reliant les deux villes depuis plus de 25 ans, cesserait ses activités.En 1978, Amtrak a signé une entente, reconduite à maintes reprises, avec l’État de New York, qui s’est engagé à couvrir une partie des frais d’exploitation du service.Or, depuis septembre dernier, il n’y a pas d’accord.L’État doit maintenant plus de 4,4 millions à la société ferroviaire, une somme qui pourrait dépasser les six millions si rien n’est fait d’ici la fin de l’année fiscale, le 30 septembre.- PC MANON CORNELLIER Edmonton — L’Ouest aura enfin son mot à dire à Ottawa après le 28 juin.Pour une région qui dit souffrir d’un sentiment d’aliénation par rapport à Ottawa, cette promesse nourrit tous les espoirs et le chef conservateur Stephen Harper n’a pas hésité à s’en servir pour fouetter ses troupes des provinces de l’Ouest «Nous allons changer le système.Nous allons améliorer les choses.Nous allons nettoyer le gâchis et nous allons faire en sorte que cette région du pays [l’Ouest] accède au pouvoir à Ottawa», a lancé le chef conservateur hier, lors d’un bref arrêt de sa caravane dans un stationnement où des partisans l’attendaient.Le convoi de six autobus devait s’arrêter ainsi plus d’une demi-douzaine de fois entre Edmonton et Calgary, ville que M.Harper représente aux Communes et où il passera la soirée électorale.«Depuis plus d’une décennie, l’Ouest, l’Alberta en particulier, demande du changement.C’est ici que cela a démarré, et je suis ici pour vous dire que le changement s’en vient», avait-il lancé un peu plus tôt devant quelque 800 partisans de la région d’Edmonton.Un message qu’il avait répété, les deux jours précédents, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique, et chaque fois devant des assemblées généralement très enthousiastes et imposantes.Stephen Harper était chez lui et cela paraissait.Son aisance, ses sourires plus nombreux, son ton plus vigoureux tranchaient avec la réserve qui a marqué sa dernière tournée ontarienne, en début de semaine.L’Ouest étant un terrain largement conquis, le chef conservateur n’avait pas à briser un mur de méfiance et de scepticisme.Il a dû par contre se frotter à des manifestants qui l’attendaient à plusieurs événements.M.Harper ne voulait toutefois pas que ses partisans de l’Ouest tiennent la victoire pour acquise, llections surtout que chaque vote et chaque siège compteront à l’issue de cette course très serrée.«De plus en plus de gens comptent sur nous et moi, comptent sur vous pour travailler fort jusqu’à lundi, [aujourd’hui] Vous pouvez donner au nouveau Parti conservateur, pour lequel vous avez tant fait, tous les sièges en Alberta», a-t-il affirmé, enjoignant à chaque occasion à ses supporteurs de rester unis.En échange, il leur a promis qu’ils pourraient compter sur lui Le chef conservateur a aussi invité chaque région à se joindre à son mouvement, conviant tout particulièrement les Québécois à «rejeter la corruption» tout en évitant «l’isolement».Une solution de rechange Stephen Harper saura ce soir s’il a gagné son pari.Chose certaine, et il le répète lui-même, il a offert, pour la première fois depuis plus d’une décennie, une solution de rechange conservatrice crédible aux libéraux.Il a même réussi à mettre son parti dans la course pour le pouvoir.Une majorité par contre est hors de sa portée, il l’a reconnu à mots couverts samedi.Une des raisons semble être son incapacité à rallier tous les anciens alliancistes et progressistes-conservateurs derrière lui.H a d’ailleurs indirectement admis avoir fait le plein de ces votes en se tournant samedi vers les libéraux conservateurs.Il les a invités à voter pour le PC afin de stopper une éventuelle alliance PLC-NPD.Les chiffres montrent que M.Harper n’a pu unir la totalité de la droite.Alors que les appuis combinés des conservateurs et des aüian- SHAUN BEST REUTERS Le chef conservateur Stephen Harper a été accueilli par ses enfants Rachel et Ben, hier, à son arrivée à l’aéroport d’Edmonton.cistes totalisaient 37,7 % des voix à l’échelle du pays, en 2000, le nouveau PC ne récoltait que 31,8 % des intentions de vote dans le dernier sondage Ekos publié samedi.Les conservateurs sont pratiquement à égalité avec les libéraux (32,6 %), mais les pertes subies par ces derniers depuis 2000 ont d’abord profité qu Bloc québécois et au NPD.Étonnamment, la situation est similaire dans l’Ouest bastion du PC.En 2000, conservateurs et alliancistes avaient récolté, réunis, 56,7 % des votes en Colombie-Britanpique et 72 % des voue en Alberta.A elle seule, l’Alliance avait obtenu dans chacune de ces provinces 49,4 % et 58,9 % des voix.Selon Ekos, le PC obtiendrait maintenant la faveur de 34 % des électeurs en Colombie-Britannique et de 58 % d’entre eux en Alberta.L’ancien chef du PPC, Joe Clark, a une fois de plus démontré que la greffe n’avait pas entièrement pris entre les deux partis à l’origine du nouveau PC.Il a donné son appui, en fin de semaine, à la vice-première ministre libérale Anne McLeDan qui est en danger à Edmonton.Il avait fait la même chose pour deux dépu tés conservateurs devenus libéraux, John Herron et Scott Brison.Le Devoir Layton prédit un nombre record de sièges pour le NPD LES PERREAUX Saskatoon —Jack Layton a affirmé hier qu’il ne mesurerait pas son succès électoral d’après le nombre de circonscriptions remportées.«Jusqu’à un certain point, j’estime que j’ai déjà réussi, en ce que nous avons beaucoup plus de gens qui nous appuient qu’aux dernières élections, a déclaré le chef du Nouveau Parti démocratique, hier, alors qu’il se dirigeait vers Toronto pour la dernière étape de sa campagne.Comment cela va se traduire en nombre de votes, combien de personnes se joindront à nous dans les dernières heures, c’est la question.» M.Layton prédit que sa formation remportera plus que les 43 sièges — un record — que le NPD avait gagnés au scrutin de 1988.«Ce serait un résultat remarquable et emballant, a-t-il dit Nous sommes partis d’une position qui n’était pas tellement solide au scrutin précédent, c’est clair.Mais j'ai bon espoir de dépasser cet objectif et, si nous y arri- vons, nous aurons une énorme influence sur le prochain Parlement.» A l’ouverture de la campagne électorale, le parti comptait 14 sièges.Les sondages ont régulièrement situé l’appui au NPD entre 16 et 20 % — une nette amélioration par rapport aux 8,5 % des votes recueillis en 2000.En 1988, le parti, qui était dirigé par Ed Broadbent, avait obtenu 20,4 % des suffrages.Au cours des deux dernières semaines de campagne, M.Layton a modifié son discours, cessant de parler de victoire pour demander plutôt aux électeurs de lui confier un «rôle central» dans un Parlement susceptible d’être dirigé par un gouvernement minoritaire.Mais les sondages montrent que le parti de M.Layton pourrait être écarté de la «balance du pouvoir» dans un Parlement minoritaire, parce que le Bloc québécois occupera vraisemblablement la troisième place, entre les conservateurs et les libéraux.Presse canadienne Un sénateur conservateur dénonce Harper Ottawa—A moins de 24 heures du scrutin fédéral, une éminence grise de l’ancien Parti progressiste-conservateur a tenu des propos à l’endroit du chef du nouveau PCC Stephen Harper qui ont eu l’effet d’un coup de poignard dans le dos.Selon le sénateur Lowell Murray, les nouveaux conservateurs ont purgé leurs rangs de tous les éléments progressistes afin de créer un mouvement de droite «répréhensible».Les anciens tories exerçaient, eux, une «influence centriste modérée dans la politique canadienne», a-t-il ajouté.Presse canadienne ELECTIONS : TOUS LES RÉSULTATS ELECCiOIli 8h demain matin Emission spéciale animée par Raymond Archambault : tous les résultats et les analyses de nos journalistes m» •" -4^ Coordination et secrétaire de redaction : Claude Fort r Première Chaîne www.radio-canada.ca/elections 4 i LE DEVOIR.LE L ü N D I 28 JUIN 2 0 0 4 r’ Chantal Hébert Un gouvernement à l’essai Selon toute vraisemblance, la prochaine campagne électorale fédérale commence ce soir.Le vote d’aujourd’hui lui servira de coup d envoi.Ni Paul Martin ni Stephen Harper n avait réussi, au terme de la dernière ligne droite de la campagne, à faire un plein de votes suffisant pour tenir la route d’un mandat normal.A moins d’un revirement inattendu dans l’urne, le Canada file tout droit vers son premier gouvernement minoritaire en 25 ans.Entre ce soir et un match de revanche qui pourrait survenir plus tôt que tard, leurs deux partis vont s’employer à mettre en place les conditions gagnantes d’un résultat plus concluant S’il y a une réalité qui s’est imposée sur le terrain pendant la campagne, c’est la volonté d’un nombre imposant d’électeurs de ne pas rallier l’un ou l’autre des deux principaux camps avant d’avoir eu la chance de mettre Stephen Harper et/ou Paul Martin à l'essai.Le premier était largement inconnu de l’électorat en début de campagne; les cent premiers jours du second comme premier ministre avaient laissé bien des gens sur leur appétit Le Bloc québécois, dont l’avance ne s’est pas démentie depuis le déclenchement des élections, et le NPD, qui espère au moins doubler son score de 2000, s’attendent à être les principaux bénéficiaires de cette tendance.Si les résultats sont serrés ce soir, on pourrait même avoir l’occasion de voir les deux principaux chefs à l’œuvre au pouvoir avant de retourner aux urnes.C’est ce qui s’était produit daps des circonstances similaires en Ontario en 1985.À l’époque, seulement quatre sièges séparaient le score du gouvernement conservateur sortant de l’opposition libérale (52/48).Le NPD avait remporté 25 sièges.Le premier ministre sortant Frank Miller avait le premier tenté sa chance au pouvoir, seulement pour être défait à la première occasion d’une motion de censure contre son gouvernement Quelques semaines plus tard, c’était au tour du libéral David Peterson de prendre la barre sur la foi d’une entente avec le NPD destinée à encadrer l’action de son gouvernement Le tout avait duré un peu plus de deux ans.?Il se trouve ces jours-ci dans l’entourage des Martin et Harper des stratèges pour se demander si le beau rôle dans un Parlement divisé ne serait pas celui de chef de l’opposition officielle plutôt que de premier ministre.Les libéraux, par exemple, n’auraient-ils pas avantage à laisser un Stephen Harper sans expérience, à peu près dénué d’appuis au Québec et sans allié naturel sur les banquettes de l’opposition, se casser rapidement et irrémédiablement la figure, .comme Joe Clark en 1979?A l’inverse, M.Harper pourrait-il avoir davantage à gagner en refusant de gouverner par principe, pour ne pas avoir à pactiser avec le Bloc québécois?Un gouvernement libéral fragile, piloté par un parti plus déchiré que jamais par la contre-performance de Paul Martin, ne serait-il pas le meilleur garant d’une victoire conservatrice à la première occasion électorale?Sauf que la voie d’un gouvernement minoritaire n’est pas exclusivement semée d’embûches.Elle comporte également son lot de belles occasions.Si Paul Martin se retrouvait à la tête d’un tel gou-vemement, il aurait une autre chance de faire preuve du leadership qui a tant semblé lui foire défaut pendant ses six premiers mois à la barre.Un gouvernement libéral forcé de composer avec le Bloc québécois et le NPD pour survivre aimait un devoir d’activisme social.Gardé à vue par l’opposition majoritaire, M.Martin aurait les coudées plus franches pour sortir son parti de l’assiette au beurre.Délivré de son aile conservatrice par le vote d'aujourd’hui, il pourrait afficher ses couleurs libérales ailleurs que dans ses seuls discours.Et à la tête d’un gouvernement minoritaire, le chef libéral serait sans doute à l’abri des tentatives immédiates de putsch.À l’inverse, Stephen Harper, qui tente de recentrer son parti depuis la fusion entre l’Alliance et le PC, n’aurait d’autre choix que d’accélérer la cadence.Pour survivre, un gouvernement minoritaire conservateur devrait forcément foire dans la modération.Pour M.Harper, ce serait l’occasion de tasser les purs et durs qui lui ont causé tant d’embarras pendant la campagne.Son ouverture à l’égard d’un nouveau fédéralisme fiscal serait susceptible de lui permettre de faire sa marque rapidement sur le plan des relations fédérales-provinciales.Personne n’oserait foire obstacle à ses projets d’assainir les mœurs du gouvernement et de rendre son fonctionnement plus transparent L’exercice du pouvoir en de telles circonstances permettrait à Stephen Harper d’arrondir les coins du programme conservateur sur lesquels sa campagne s’est accrochée à tant de reprises ces dernières semaines, à temps pour le prochain match électoral.Aussi bien Stephen Harper que Paul Martin seraient forcés de foire leurs devoirs pour accoucher d’une politique digne de ce nom à l’endroit du Qué bec, sous peine d’être condamnés à des scores minoritaires à répétition.?Dans le passé, les premiers ministres qui ont réussi à faire fonctionner un gouvernement minoritaire pendant un certain temps ont eu tendance à être reconduits au pouvoir aux élections suivantes, souvent avec une majorité.John F.Diefenbaker en 1957, Pierre Trudeau en 1974, William Davis et David Peterson en Ontario en 1981 et en 1986, Lome Calvert en Saskatchewan il y a seulement quelques mois, ont tous transformé un résultat minoritaire en majorité gouvernementale.Les lendemains de gouvernements minoritaires sont généralement beaucoup moins ensoleillés pour les tiers partis qui font presque toujours les frais du retour du balancier de l’électorat aux élections suivantes.c he bertfithesta r.ca Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.ELECTIONS 2004 Une fin de campagne sans tracas pour Gilles Duceppe ALEC CASTONGUAY La campagne du chef bloquiste s'est terminée hier sur un air de jazz qu’il a dû savourer.La centaine de militants qui s’étaient entassés dans son local électoraL à Montréal, pouvaient apprécier la musique joyeuse et dansante d’un groupe venu jouer quelques mesures pour féliciter Gilles Duceppe de sa belle campagne électorale.Quelques heures avant ü avait passé une dernière journée sur le terrain plutôt calme et sans tracas.Le point de presse du matin a eu lieu dans une marina de Longueuil sous les grandes bourrasques qui descendent le fleuve, afin de rappeler que les vents ont toujours été favorables au Bloc durant cette campagne.Gilles Duceppe a enjoint à ses troupes de travailler jusqu’à la dernière minute pour «faire sortir le vote», la grande crainte du parti souverainiste.«E faut faire un petit effort de plus, ça peut faire la différence, a-t-il dit.On a encore du travail à faire, j’ai besoin de votre aide.Il faut gagner les comtés où la lutte est serrée.Demain, faites en sorte que ce pourquoi on a travaillé se concrétise.» Selon lui, les gens ont suivi la campagne et sont désireux d’aller voter aujourd’hui.«Le vote par anticipation a été beaucoup plus fort cette année; c’est un indicatif de la volonté des gens, a-t-il affirmé.Je pense qu’on aura un bon taux de participation, car la campagne a été serrée et emballante.Les débats ont été plus corsés que prévu.Il y a un an, tout le monde prédisait une campagne facile pour les libéraux, et ça n’a pas été le cas.» Gilles Duceppe estime que «les libéraux ont fait leur propre malchance» en dirigeant le pays comme ils l’ont fait durant les dernières années.Il a également fustigé Stephen Harper et Paul Martin qui ont tous les deux affirmé qu’ils passeraient par-dessus la tête du Bloc pour P ASC Al.RATTHÉ LE DEVOIR Le chef bloquiste a fait campagne hier à Brassard et à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, avant de retourner dans sa circonscription de Laurier.parler directement avec le gouvernement du Québec advenant une victoire éclatante du parti souverainiste.«Ce n'est pas très respectueux de la démocratie ça, a-t-il lancé, je pense qu'ils sont prêts à dire n’importe quoi pour gagner des votes dans l'Ouest, mais la réalité va les rattraper lundi soir (ce soir).» Sur la Rive-Sud En fin de matinée, Gilles Duceppe a brunché avec des militants de Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, leur demandant de faire sortir le vote en faveur du candidat bloquiste, l'acteur Maka Kotto.Ce dernier, à l'image de plusieurs de ses collègues, pourrait emporter une cir-conscription généralement acquise aux libéraux.Dans l’entourage du chef bloquiste, on parle d'une possibilité de 50 à 55 circonscriptions ce soir, ce qui implique des victoires dims toutes les circonscriptions serrées du Québec.Maka Kotto, qui a red'll l’appui lüer de plusieurs de ses amis acteurs et chanteurs, dont Sylvie Lemay, Nathalie Gascon et Luck Mervil, a affirmé que «le temps de la wAonté.du choix et de la sanctum était venu».Pour Luck Mervü, il ne fait aucun doute que le combat pour la souveraineté ne peut que continuer, peu importe les résultats du Bloc.«C'est sùr qu’une bonne performance du Bloc montre que c'est possible, a-t-il dit aux journalistes.Tant qu’il y aura des francophones et des gens de partout qui arriveront au Québec en comprenant qu'il y a un peuple bien distinct ici, c'est juste une question de temps avant la souveraineté, c 'est inévitable.Il va y avoir un autre référendum.» Gilles Duceppe a terminé son marathon électoral vers 15h dans sa circonscription de Laurier, remerciant chaleureusement ses bénévoles pour le travail accompli durant son absence.Sous une musique entraînante, les militants débordaient d’enthousiasme à quelques heures d’avoir le verdict de la population.Jusqu’au jour J, Gilles Duceppe n’aura fait aucune fausse note.Le Devoir Dernier blitz électoral Martin promet aux Québécois un gouvernement « intègre » SYLVAIN LAROCQUE Halifax — Conscient du fait que les Québécois demeurent profondément choqués par le scandale des commandites à la veille d’une élection où il risque de perdre le pouvoir, Paul Martin leur a fait une dernière promesse, hier.«Depuis mon entrée en politique, j’ai toujours tenu mes promesses; je dis ce que je fais et je fais ce que je dis», a déclaré le chef libéral devant quelques centaines de militants réunis dans un burçau de campagne de Halifax, en Nouvelle-Ecosse.H s'adressait directement aux Québécois.«Je ne changerai pas.Je m’engage à vous donner un gouvernement intègre et honnête.Je m'engage à vous donner un gouvernement dans lequel le Québec aura une voix forte.[.] Un gouvernement qui non seulement défendra vos intérêts à Ottawa, mais qui en fera la promotion.Je m’engage à vous donner un gouvernement dont les priorités seront le miroir de vos valeurs.» M.Martin a soutenu que les Québécois avaient les mêmes priorités que les autres Canadiens: la santé, la revitalisation des villes, l’équilibre budgétaire et le maintien du bilinguisme officiel.Il a prétendu qu’aucun autre parti fédéral que le sien ne pouvait adéquatement répondre aux besoins du Québec.«Ce gouvernement [libéral], vous vous y reconnaîtrez; il sera le vôtre», a-t-il juré.Le chef libéral n’a pas fait mention de la promesse des libéraux en 1993 d’éliminer la taxe sur les produits et services (TPS), qu’ils n’ont jamais tenue.«Ils ont eu 10 ans pour faire ça, il a eu quelques mois pour faire ça, M.Martin [of-fiir un gouvernement intègre]», a rétorqué le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, lors d’un point de presse à Longueuil.«H aurait pu le faire durant ce tempsJà.Non, je crois que c’est un cri de désespoir comme il lance un peu partout.» D’un océan à l’autre Inspiré par des sondages qui laissent entrevoir la possibilité que les libéraux se maintiennent au pouvoir dans un gouvernement minoritaire, Paul Martin n’a rien voulu laisser au hasard hier, dernière jpurnée de la campagne.Après la Nouvelle-Ecosse, il devait s’envoler pour Gatineau, Toronto, Winnipeg, Vancouver, pour finalement re- venir à Montréal aux petites heures du matin, aujourd’hui.Une traversée du Canada aller-retour en 24 heures dans un seul but grappiller tous les votes possibles dans ce qui constitue la course électorale la plus serrée depuis au moins 30 ans.Les stratèges libéraux pensent qu’en multipliant les apparitions de leur chef, ils réussiront à remporter la poignée de sièges qui leur permettront d’empêcher les conservateurs de Stephen Harper de prendre le pouvoir.Les plus récents sondages montrent que libéraux et conservateurs sont coude à coude, de sorte qu’il est impossible de prédire de quelle couleur sera le prochain gouvernement.Tous s’attendent toutefois à ce qu’il soit minoritaire.La stratégie des libéraux est simple: maintenir leur avance dans les Maritimes, puis sauver le plus de sièges possible dans les autres provinces.Au Québec, le parti au pouvoir tente de courtiser les fédéralistes qui songent à voter Bloc, tandis qu’au Canada anglais, ce sont les néo-démocrates qu’on essaie de séduire.Hier, M.Martin a ajouté les sympathisants du Parti vert dans sa mire.La formation récolte entre 5 et 7 % des appuis, d’après les enquêtes d’opinion.Le chef du NPD, Jack Layton, s’est indigné de cette tactique des libéraux, qu’il accuse de ne pas avoir tenu leurs promesses et d’être aussi à droite que les conservateurs.A cet égard, le chef libéral a refusé, en point de presse, de s’engager à ne pas entraîner le Canada dans le projet américain de bouclier antimissile, une des principales revendications du NPD.Pour attaquer le Bloc québécois, Paul Martin ne cesse de répéter qu’un vote pour le parti de Gilles Duceppe accélérera le processus référendaire.Comme le message ne semble pas passer, M.Martin a encore une fois haussé le ton, hier.Il a comparé la campagne bloquiste à un bal masqué dont les deux principaux invités seraient M.Duceppe et le chef du Parti québécois, Bernard Landry.«Les masques sont tombés, a-t-il clamé.Maintenant, pour eux, l’enjeu réel, c’est la séparation.Bernard Landry et Gilles Duceppe utiliseront votre vote pour mener à terme leur projet sortir le Québec du Canada.» Presse canadienne Le vote par Internet au Canada n’est pas pour demain Ottawa — Le vote par Internet aux élections fédérales canadiennes n’est pas pour demain, même si plusieurs le suggèrent pour augmenter le taux de participation.Le directeur général des élections au Canada, Jean-Pierre Kingsley, estime que le vote en ligne n’est pas suffisamment sûr pour l’implanter au pays.Il souligne qu’une étude effeçtuée par des experts en informatique aux Etats-Unis a conclu que le vote par Internet n’était pas souhaitable à court terme.On ne peut encore avoir la certitude que tout accès «étranger» dans les logiciels de votation pourrait être empêché.Jean-Rerre Kingsley croit néanmoins que la technologie s’améliorera et permettra à terme de voter par Internet en toute sécurité.Presse canadienne ' """ .M».""111 ' » Jeanne d’Arc ALLAIRE Jeanne d'Arc MERCIER Congrégation de Notre-Dame Coudre aujourd'hui et demain Le manuel de l'École supérieure des Arts et Métiers.LIDEC me.(514) 843-5991 Deôtinaticm L lSSKNC E A NOS I RAIS! Cet été, on vous offre le plein d’essence pour venir faire un plein d’énergie! • Golf 18 trous sur le site ¦ Plage, terrain de jeux & tennis > Club nautique (S) • Spa ($) • Piscine intérieure, bain tourbillon & saunas ¦ Cuisine traditionnelle & flambées > NOUVEAU : Équitation i 94$ P-p p " occ.dbl.(2 ttpat) I NX8 ES I I RI L.com .I v 7 s - v t ; s i Vou.s uxfu’icfu'z un finfuit t/elf pout t>oy vacance* mm* iwoh à mu/iujct de* centaine* de kit omette* ?_ -U ' v - -ÿÆrÇ- - ré jour, tic 2 iniiis.1 |>;n tus (|( ^oll avLf,\.oilureltes lundi au vendredi l ,7 ^ J ^2 soupers et 2 dejeuners - occ do.iilderéu-qundriiple ^ Jh247.7(S plr pers.Golf Owfi Head, 181 chemin Owl'» Head Réservations: 1-800-363-3342 www.uwlshcad.com mfofeBowlshead.com Pour annoncer dam ce regroupement, contactez Jean de BUly au 5U-985-3456 ¦ : ; jdebiUyaledevcir.com Tous les lundis de cet été, Le Devoir vous emmène visiter un lieu de villégiature qui porte l’empreinte de l’histoire.Sainte-Pétronille, Les Éboulements, la Côte de Beaupré, La Prairie, la baie des Ormes.autant de sites au nom aussi enchanteur qu’évocateur d’une époque où la campagne occupait la place prépondérante dans la vie des habitants de ce pays.Cette série a été préparée par la Société des Dix, une académie d’histoire fondée en 1935 qui regroupe dix chercheurs en histoire du Québec et de l’Amérique française.Leurs spécialités vont de l’archéologie à l’histoire littéraire, en passant par la politique, la sociologie, l’ethnologie et la musique.Fraternisant lors de repas de l’amitié et s’entraidant dans leurs travaux, ils publient depuis 1936 Les Cahiers des Dix.On peut s’abonner en s’adressant aux éditions La Liberté à Québec: http://www.li-brairielaliberte.com/.Le site des Dix est le suivant: httprfwww.unites.uqam.ca/Dix/ GILLES GALLICHAN Dans sa trilogie désormais célèbre, Marie Laberge a imaginé pour nous la belle figure de Gabrielle qui goûtait, entourée des siens, des moments de bonheur à Sainte-Pétronille de Hie d’Orléans, au matin encore tranquille d’un commencement du monde.La romancière nous parle aussi des saisons douces de la pointe ouest qui forme une avancée vers Québec, donnant à Hie d’Orléans l’allure d’un navire immense entrant au port.Tous les pilotes et marins du Saint-Laurent savent que le petit phare du quai, le «feu du bout de l’île», annonce l’arrivée dans la rade de Québec ou bien, en direction de la mer, l’ouverture vers l'estuaire et le grand large.Sainte-Pétronille est un lieu chargé d’histoire, mais aussi une destination où plusieurs générations de vacanciers québécois Théorie et pratique de l'assurance collective au Québec Nouvelle édition 2004 Ce manuel s'adresse aux conseillers en assurance collective et aux gestionnaires en milieu de travail.Cette nouvelle édition 2004 demeure le manuel de référence couramment utilisé par le Regroupement des consultants en avantages sociaux du Québec (RCASQ) dans le cadre de son programme de formation.Ce manuel contient la Mise à niveau détaillie 2004 sur les régimes publics d’assurance collective au Québec.On y retrouve la description de tous les régimes pertinents en 2004, les plus récentes statistiques d’utilisation et les nouveautés de l’heure.Cette nouvelle édition 2004 est le fruit d’une révision de l’ensemble de la matière traitée par la Collection Le Guide évolutif à ce jour et dont la direction linguistique a été confiée à M.Yvon Delisle, coréviseur du Multidictionnaire de la langue française.Prix régulier : 49 $ Prix Le Devoir : 45 S Publié en juin 2004 450 pages ISBN 2-9806920-4-2 TPS, frais postaux et de manutention en sus.Commende téléphonique : 1-888-683-2036 L’histoire en vacances rencontre des villégiateurs de Sainte-Pétronille âÉâiMS «t * SOURCE ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC Le quai de Sainte-Pétronille et l’ancien hôtel Château Bel-Air aujourd’hui Auberge La Goéliche, photographiés en 1904 (Archives nationales du Québec, fonds Würtele).sont venues chercher, comme les personnages de Marie Laberge, le goût du bonheur.Fondé en 1870, le village de Sainte-Pétronille est le plus jeune de l’île d’Orléans, qui est connue des deux côtés de l’Atlantique et visitée chaque année par des milliers de touristes.Lieu fondateur pour de très nombreuses familles du Québec et de partout en Amés rique, l’île a conservé une âme chargée de symboles qui fut nourrie au souffle du talent de nombreux écrivains dont Pierre-Georges Roy, Camille Pouliot, Michel Lessard et Marie Laberge, sans oublier Félix Leclerc dont la mémoire est si intimement identifiée à ce coin de terre.Avec la construction du pont en 1935, l’île, devenue plus accessible, a révélé une partie de ses charmes aux excursionnistes et s’est laissé davantage apprivoiser par les nombreux estivants.Si le village de Sainte-Pétronille est relativement jeune, l’occupation du lieu remonte toutefois aux débuts de la Nouvelle-France.Le jésuite Chaumonot y établit, en 1651, les Hurons pourchassés par leurs ennemis iroquois.Ils s’installent vraisemblablement près de l’endroit où se trouvent aujourd’hui le quai et l’aubeige La Goéliche.L’année suivante, Eléonore de Grand-maison, vivant en cet agréable endroit depuis quelques années déjà, y épouse Jacques Gourdeau de Beaulieu qui donne son nom prédestiné au fief du Bout de rte.Certains de leurs descendants habitent toujours le village, enracinés à un temps sans âge et rythmé par les marées.Pendant deux siècles, le territoire a été partagé entre les paroisses de Saint-Pierre, au nord, et de Saint-Laurent pour sa partie sud.On y a peu cultivé, car la terre y est moins riche que dans les autres secteurs de lie.Le site donnant sur le havre de Québec est ce- pendant remarquable.En 1759, le général Wolfe comprend l’avantage stratégique du fief de Beaulieu et y établit au lieu-dit «Mont-desroses» l’un de ses quartiers militaires pour mener le siège de Québec et surveiller la région.Après la Conquête, le lieu pacifié exerce toujours son charme discret.Devenu évêque de Québec en 1784, Mgr Mariaucheau d’Esgly conserve la cure de Saint-Pierre de l’île et revient souvent rendre visite aux ouailles qui habitent le haut de sa paroisse.Le peintre William Berczy visite la pointe en 1809 et note l’hospitalité des habitants.Plusieurs officiers britanniques amateurs de dessins ou d’aquarelles s’en inspirent pour croquer une perspective vers Montmorency, sa grande chute et son horizon de montagnes.Vers 1820, le Bout de l’île s’anime pendant quelques années.On y ouvre un chantier maritime où l’on construit deux importants navires: le Colombus et le Baron Renfrew.Vocation récréative À partir du milieu des années 1850, avec la construction d’un quai et, bientôt, une circulation régulière de bateaux à vapeur entre Québec et l’île, la vocation récréative de la pointe Beaulieu se confirme.On verra alors aux côtés des insulaires «nés natifs» s’installer une riche bourgeoisie locale.Entre les maisons de pilotes, de chalou-piers, d'artisans et d’hommes de métiers, de belles résidences sont érigées dans des boisés de chênes et d'érables.Une élite bien nantie d’avocats, de juges, de médecins, d’architectes et d’armateurs s’y retrouve chaque été, faisant passer la population de quelques centaines à quelques milliers d’habitants.Les anglophones sont suffisamment nombreux pour y construire en 1867 une charmante et discrète chapelle anglicane (à l’arrière du I C > I < > < ji h m < Résultats Tirage du 2004-06-25 LZS.lê 22 2S 31 32 34 46 (11) Complémentaire: Ventes totales Prochain gros lot 12 901 660 $ 2 500 000 $ Tirage du 2004-06-26 01 QZ 06 1Q 13 36 Complémentaire: (42) Ventes totales: 17 197 726: Prochain gros lot (appr ): 10 000 000 $ Tirage du 2004-06-26 649 w 04 05 13 34 40 46 Complémentaire: (21) Egtra NUMÉRO 358453 Tirage du 2004-06-25 LOT 100 000$ GAGNANTS LOTS 7/7 1 5 000 000,00$ 6/7+ 1 240 187,90$ 6/7 100 2 101,60$ 5/7 4 759 157,70 $ 4/7 104 434 10,00$ 3/7+ 97 464 10,00$ 3/7 871 575 Participation gratuite GAGNANTS LOTS 6/6 0 4 601 031,00$ 5/6+ 4 82 161,20$ 5/6 226 1 201,30$ 4/6 11 036 46,60 $ 3/6 185 279 10,00$ » 2/6+ 5 102 915 5,00$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 12 500,00$ 4/6 747 50,00$ 3/6 15 437 5,00$ Ventes totales: 476 814,50 $ E Qtra Tirage du 2004-06-26 NUMÉRO LOT 705435 100 000$ Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité rtm; B—1 wmmm BI MME Mi 3.1 SOURCE ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC Résidence d’été de Raoul Dandurand et de Joséphine Marchand, au 216, chemin du Bout-de-l’île, photographiée en 1902 (Archives nationales du Québec, fonds Würtele).T;-"*.*.- .' 194, Chemin du Bout-de-l’île) et pour y aménager l’année suivante un des plus anciens terrains de golf toujours en usage en Amérique.Pour les touristes qui arrivent toujours plus nombreux, un hôtel élégant est construit sur l’emprise même du quai, offrant au gré des marées une vue remarquable sur le Saint-Laurent Cet établissement lieu de séjour encore fort apprécié, a porté successivement les noms de Château Bel-Air, Manoir de l’Anse et auberge La Goéliche.La paroisse catholique est fondée sous la dédicace de sainte Pétronille qui, selon la légende chrétienne, était fille de saint Pierre et fiit reconnue comme patronne des rois de France depuis l’époque de Charlemagne.L'église paroissiale fut construite en 1871.Plusieurs pèlerins, en route vers Sainte-Anne-de-Beaupré, aimaient faire escale à Sainte-Pétronille.Cela incita l’abbé C.-H.Paquet deuxième curé de la paroisse, à aménager dans son église un oratoire qu’il dédia à sainte Philomène, une sainte 20%à50% Solde d’été 1007, rue LAURIER ouest.Outremont Tél.: 274-2442 apocryphe et mythique, néanmoins fort populaire au XIXe siècle.L’église de Sainte-Pétronille attire maintenant moins de pèlerins, mais, pendant la belle saison, les mélomanes de partout se pressent aux concerts de musique de chambre qu’on y donne chaque été depuis vingt ans.Résidents éminents Certaines personnalités qui ont marqué l’histoire du Québec ont passé des étés à Sainte-Pétronille.Parmi les plus illustres figurent Raoul Dandurand (1861-1942), homme politique et grand diplomate canadien, et son épouse Joséphine Marchand (1861-1925), journaliste et femme de lettres.Ils habitaient au 216, chemin du Bout-de-llle, une superbe villa mansardée transformée aujourd’hui en gîte du passant Le célèbre Horatio Walker, peintre de la vie rurale, avait établi sa maison et son atelier dans la rue qui porte aujourd’hui son nom.Un autre peintre québécois, Marius Dubois, s’est aussi laissé charmer par ce coin de l’île d’Orléans et y a installé son atelier.Lucille Laflam-me-Côté, une autre artiste du cru, puise couleurs et inspiration dans les paysages Orléanais.À la villa de retraite spirituelle Notre-Dame-d’Orléans, au 253, chemin du Bout-de-l’île, on peut admirer sur son promontoire l’ancien domaine de l’armateur Por-teous avec ses jardins en terrasses à ntalienne.Il y a un siècle, une cohorte de jardiniers s’affairaient à longueur d’année à entretenir la splendeur horticole du domaine.D’autres résidents éminents ont marqué de leur passage la petite histoire de Sainte-Pétronille.Charles Langelier (1850-1920), ministre influent dans le gouvernement d’Honoré Mercier, et Cyrille Fraser Delâge (1869-1957), président de l’Assemblée législative puis surintendant de l’Instruction publique, habitaient deux très belles maisons de la rue Gagnon, non loin du quai.Antonin Gali-peault (1879-1971), également président de l’Assemblée, puis ministre dans les gouvernements de Lomer Gouin et d’Alexandre Taschereau, et juge à la Cour du banc du roi, était aussi un citoyen respecté du village, comme d'ailleurs le juge et écrivain Ferdinand Roy (1873-1948) , résident de la rue du Quai et père du futur cardinal archevêque de Québec, Maurice Roy.Au début des années 1940, le jeune René Lévesque a souvent séjourné à Sainte-Pétronille chez son beau-père Albert Pelletier, et le ténor Raoul Jobin a aussi _passé quelques étés au Bout de l’Ile.Quelques-uns se souviendront aussi que le chanteur populaire René Simard et sa famille ont habité plusieurs années dans le village.Les maisons anciennes, les boutiques, les sentiers et les promenades qui longent le fleuve rappellent le charme particulier de Sainte-Pétronille.On y marche dans les pas de plusieurs visiteurs illustres qui sont passés par là depuis plus de deux siècles.Aujourd’hui encore, des artistes, des écrivains, des comédiens, des journalistes, des juges, des hommes politiques, des professeurs ont élu domicile dans ce petit village, au milieu des familles qui lui ont donné une vie et une âme depuis plus de 350 ans: les Blais, Châtigny, Laflaçime, Paquet, Rousseau, Plante, Emond, Leclerc et bien d’autres.Au gré d’une promenade dans un crépuscule d’été, on peut encore y croiser les villégiateurs d’hier et les habitants de toujours.Le visiteur de 2004, pour peu qu’il sache être attentif à la beauté des êtres et des choses, trouvera à Sainte-Pétronille une part oubliée de lui-même, souvent la meilleure.D renouera avec ses racines qui ont fait germer en ce lieu l’héritage des deux mondes.Et face au berceau de ce pays, debout sur l’étrave d’une île pleine de souvenirs et de doux mystères, U sentira dans ses veines battre la fière tendresse du «grand-père au regard bleu» qui veille toujours.?Pour en savoir plus: Daniel B.Guillot Un coin de notre île, Sainte-Pétronille, Sainte-Pétronille, 1984, 38 pages LE DEVOIR.LE LUNDI 28 JUIN' 2 0 0 4 A 5 LE MONDE .¦ •tel ¦* .P h.'Hbt m SAEED KHAN REUTERS Cet Américain se tenait hier droit comme un «i» devant un monument érigé sur une fosse commune découverte l’an dernier à 160 kilomètres au sud de Bagdad.Saddam Hussein sera livré menotté aux Irakiens Un marine américain menacé d'être décapité L> ancien dictateur Saddam ' Hussein sera présenté menotté, enchaîné et gardé par quatre policiers, à un juge qui lui fera part du mandat d’arrêt lancé contre lui, a affirmé hier à CBS Mouaffak al-Roubaï, conseiller à la sécurité nationale irakienne.«Deux membres de la police militaire américaine le remettront à quatre policiers irakiens qui l’enchaîneront et le conduiront dans une salle d’attente», a-t-il expliqué.«Ils le conduiront ensuite dans une salle, menotté et enchaîné et le Juge l'appellera par son nom “Saddam Hussein Majid”.Ils lui retireront les chaînes et les menottes et le présenteront au magistrat, qui lui lira ses droits et émettra un mandat d’arrêt contre lui», a-t-il précisé.«Les policiers le menotteront à nouveau et il sera sous le contrôle des policiers irakiens», a-t-il encore dit L’administrateur américain en Irak Paul Bremer a créé le 10 décembre 2003 un Tribunal spécial irakien, chargé de juger le président et les hauts dignitaires de l’ancien régime.Trois jours plus tard, Saddam Hussein était arrêté.«Nous voulons montrer aux Irakiens que ce misérable est entre les mains et sous contrôle des Irakiens», a souligné M.Roubai'.Le conseiller à la sécurité nationale a précisé qu’il aurait droit de choisir ses avocats qui «pourront être irakiens, arabes, musulmans ou venir du reste du monde».Par ailleurs, al-Jazira a diffusé hier une cassette vidéo montrant selon la chaîne de télévision arabe, un marine américain d’origine pakistanaise retenu en otage en Irak.L’armée américaine n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat Une carte avec le nom du soldat et la mention marine en «service actif» peut être aperçue sur les images diffusées.Selon al-Jazira, les ravisseurs se présentent comme appartenant au mouvement «Réponse Islamique», branche militaire des «Brigades de la Révolution de 1920», allusion au soulèvement contre les Britanniques dans la région après la Première Guerre mondiale.Le groupe affirme avoir réussi à s’infiltrer dans un des camps américains, attirant le marine à l’extérieur avant de l’enlever.Le groupe réclame la libération de tous les Irakiens «dans les prisons d’occupation», faute de quoi l’otage sera exécuté.L’homme est brièvement montré: ses yeux sont bandés et il porte ce qui ressemble à un treillis des marines.Pas de soldats canadiens Le Canada pourrait par ailleurs participer à l’entraînement des forces de sécurité irakiennes, mais n’envisage toujours pas d’envoyer des soldats dans ce pays, a fait savoir hier le ministre canadien des Affaires étrangères BUl Graham.«On pourrait être en mesure d’aider l’armée irakienne à se remettre sur pied.Mais le Canada n’a pas l’intention d'envoyer des troupes», a ajouté le ministre à l’oc- casion de la réunion des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, à Istanbul en Turquie.Un accord préliminaire a été réalisé samedi au niveau ministériel relativement à la remise en état de l’armée irakienne, à la demande de ce pays, et on s’attend généralement à ce que les dirigeants politiques de l’OTAN le ratifie.M.Graham est le seul représentant canadien à cette réunion.Alprs que la majorité des chefs d’Etat de l’OTAN sont présents, le premier ministre Paul Martin de même que le ministre de la Défense David Pratt sont restés au pays pour faire le plein de votes à quelques heures d'un scrutin dont l’issue s’avère incertaine.Le Secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a déclaré que l’entraînement des forces irakiennes aurait lieu «à la fois à l'intérieur et l’extérieur» de l’Irak.L’OTAN affirme qu’elle en a déjà plein les bras en Afghanistan où des élections générales sont prévues dans quelques mois.En outre, le contingent de 2000 soldats canadiens en poste à Kaboul doit quitter le pays à la fin août et le Canada ne s’est engagé qu’à envoyer une force de soutien de remplacement de 700 soldats à Kaboul et 200 autres dans le reste de l’Afghanistan.Agence France-Presse, Associated Press et Presse canadienne EN BREF Neptune écroué Port-au-Prince —L’ancien premier ministre haïtien Yvon Neptune a été arrêté hier et a été conduit au pénitencier national, prison centrale de Port-au-Prince, a annoncé le directeur de la police nationale Léon Charles.M.Charles a précisé que l’ancien dirigeant, un proche du président déchu Jean-Bertrand Aristide, avait été arrêté en exécution d’un mandat d’arrêt L’actuel premier ministre Gérard Latortue avait accusé vendredi les partisans de M.Aristide d’encourager une vague de violences en cours en Haiti, marquée notamment par des incendies criminels.Les partisans d’Aristide «n'ont jamais cru dans l’État de droit, dans le respect et le fonctionnement régulier des institutions [.)donc ils essaient de tout faire pour créer une ambiance» pour déstabiliser le pays, avait dit M.Latortue.M.Neptune avait fait une déclaration à une radio haïtienne récemment pour demander aux partisans du parti Lavalas de se mobiliser pour le retour du président Aristide, qui a quitté Haïti le 29 février et se trouve en Afrique du Sud.- AFP Barroso élu Londres — Le chef du gouvernement irlandais Bertie Ahem a convoqué un Conseil européen extraordinaire demain à BruxeDes pour entériner le choix de son homologue portugais José Manuel Durao Barroso comme prochain président de la Commission européenne.Président en exercice pour quelques jours encore de l’UE, Ahern a fait savoir que le choix de ce candidat de compromis, après d’intenses tractations entre les 25 de l’Europe élargie, avait recueilli suffisamment de soutiens pour être entériné.Durao Barroso, 48 ans, parle plusieurs langues, dont le français, une condition jugée sine qua non par le président Jacques Chirac.- Reuters Nikolic battu Belgrade — Le candidat ultranationaliste Tomislav Nikolic a concédé la victoire au candidat démocrate pro-européen Boris Tadic à l’élection présidentielle serbe d’hier.«Si la situation reste la même, Boris Tadic deviendra le nouveau président de Serbie, et je tiens ici à le féliciter», a déclaré Nikolic à des journalistes.Une projection basée sur un dépouillement partiel avait un peu plus tôt crédité Tadic, candidat du Parti démocrate (centre-gauche), de 53,5 % environ des suffrages, contre 45,1 % à Nikolic, du Parti radical (SRS).Les résultats officiels sont attendus aujourd’hui - Reuters Riche, Teresa Los Angeles — L’épouse du candidat démocrate John Kerry, Teresa Heinz Kerry, est à la tête d’une fortune estimée un milliard de dollars, soit deux fois phis que les estimations généralement admises, selon le Los Angeles Times d’hier.Si Karry remportait la présidentielle du 2 novembre, ils formeraient le couple le phis riche ayant jamais occupé la Maison-Blanche.-AFP Dans le sud de la bande de Gaza Attentat à Texplosif contre un poste du Tsahal T érusalem — Au moins six sol-J dats israéliens ont été blesses dans une attaque hier soir de leur position dans le sud de la bande de Gaza, revendiquée par le mouvement islamiste radical palestinien Hamas.Une explosion a fortement endommagé une position du Tsahal (l’armée israélienne) près de la colonie juive de Kfar Darom, à l'entrée du bloc d’implantations du Goush Katif et a fait au moins six blessés parmi les soldats, dont un grièvement, selon de sources militaires.Le général Shmouel Zacaï, commandant de la division israélienne déployée dans la bande de Gaza, a indiqué qu’un tunnel avait été creusé par des activistes palestiniens jusque sous la position militaire où des explosifs ont été activés.«Le creusement du tunnel a pris un nombre de jours non négligeable.Une certaine quantité d’explosifs a été ensuite introduite, f estime cette quantité à plusieurs dizaines de kilogrammes.Les terroristes ont ensuite activé ces explosifs», a-t-il indiqué lors d’un point de presse dans le secteur de l’attaque.«Après l’explosion du tunnel, des échanges de tirs ont eu lieu entre nos forces et les terroristes», a-t-il ajouté.La télévision publique, qui a in- terrompu ses programmes, a fait état d ime charge de plusieurs centaines de kilos d’explosifs.L'évacuation des blessés se faisait sous un feu nourri de combattants palestiniens utilisant des mortiers et des armes automatiques, selon les médias israéliens.Les Brigades Ezzedine Al-Qas-sam, la branche militaire du Hamas, ont revendiqué en leur seul nom l'attaque, dans un communiqué à Gaza Auparavant à Jénine (Cisjordanie), un interlocuteur anonyme avait revendiqué l’attaque conjointement au nom du Hamas et des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah du dirigeant Yasser Arafat.La branche année du Hamas affirme être seule responsable de l’attaque perpétrée en riposte à l’assassinat de deux de leurs leaders, cheikh Ahmad Yassine et Abdelaziz Rantissi, par l’année israélienne en mars et avril derniers.Hier à Naplouse, des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé aux obsèques du chef des Brigades des martyrs d’al Aqsa en Cisjordanie, Nayef Abou Charekh, et de six autres activistes tués la veille par l’armée israélienne dans cette ville.Les Palestiniens ont dénoncé cette opération comme un «crime» tandis qu’lsraèl s’est fêlante du «succès dans la lutte antiterroriste».Charekh a été tue samedi dans une cache de fa casbah de Naplouse en compagnie de cinq autres activistes armés, dont les chefs locaux des mouvements islamistes du Hamas et du Jihad islamique.Le premier ministre palestinien Alunad Qorei a qualifiée l’opération israélienne de «crime odieux» accusant Israël d'assassiner des «combattants de la liberté».Le premier ministre israélien Ariel Sharon a félicité pour sa part l'armée pour cette opération y voyant une «impressionnant succès dans la lutte antiterroriste».L’année israélienne s’est retirée à l’aube de la casbah après cette opération entamée vendredi.Peu après l’attaque de Kfar Darom, deux Palestiniens, dont tm enfant de 13 ans, ont été tués dans le sud de la bande de Gaza par l'armée israélieiuie, selon des sources sécuritaires et hospitalières palesti-niennes.Les victimes sont Mohammed Alsharb Baji, un enfant de 13 ans, et Asliraf alSabag, 37 ans.Ces décès portent à 4130 morts, dont 3138 Palestiniens et 920 Israéliens depuis le début de l’Intifada, fin septembre 2000.Agence France-Presse Un responsable anonyme de la CIA est formel La guerre contre le terrorisme est « cauchemardesque » YXTashington — L’intensification de la guerre me-V V née par les Etats-Unis contre le terrorisme est à la fois inévitable et -«cauchemardesque», a expliqué hier un responsable anonyme de la CIA, qui publiera en juillet un livre sur le sujet «La seule option que nous ayons est l’option militaire, et ce n’est pas une bonne option, mais l’Amérique doit être protégée», a déclaré hier l’auteur du livre Hubris impériale: pourquoi l’Occident perd la guerre contre le terrorisme (Imperial Hubris: why the West is losing the war on terror, interrogé sur la chaîne de télévision américaine ABC.Ce responsable de la CIA, qui a 22 ans d’ancienneté à la centrale américaine du renseignement où il a dirigé la lutte contrç Oussama ben Laden de 1996 à 1999, estime que les États-Unis ont laissé le réseau aMJaida se renforcer par «couardise morale», en refusant de lancer des actions d’envergure dès les années 1990, et que la guerre lancée l’an dernier a fait de l’Irak un «aimant pour les moudjahidine».Aujourd’hui, selon lui, les Américains combattent «une insurrection alimentée à la fois de l’intérieur et de l’extérieur, et il va falloir choisir, entre éliminer cette insurrection ou partir», au risque de créer un cercle vicieux si l’option militaire motive encore plus d’islamistes à se lancer dans le terrorisme.«Quand on ne se laisse que l'option militaire, la situation devient cauchemardesque», a-t-il ajouté sur ABC.«Pour le moment, on est perdant à tous les coups», ajoute «Anonyme», certain qu’al-Qaïda prépare un attentat aux États-Unis plus dévastateur encore que le 11 septembre 2001.Agence France-Presse Powell s’occupe du Darfour TXTasjiington — Le secrétaire VV dTtat américain Colin Powell va transmettre cette semaine un message de fermeté au Soudan afin que cesse la crise humanitaire au Darfour, ont indiqué hier des responsables américains.«Son message sera clair: agissez ou vous en subirez les conséquences», a assuré un responsable.Alors que certains officiels américains commencent à évoquer un «génocide», M.Powell se rendra à Khartoum puis dans la région du Darfour elle-même les 29 et 30 juin, entre le sommet de l’OTAN d’Istanbul et une réunion ministérielle des pays d’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Jakarta.D espère rencontrer le secrétaire généra] de l’ONU, Kofi Annan, qui doit se trouver dans fa région à la même période.Outre les entretiens politiques officiels dans la capitale, son passage au Darfour lui permettra de rencontrer des responsables humanitaires, des membres de la commission de ces-sez-le-feu, ainsi que des personnes déplacées par les combats.«Le voyage de M.Powell attirera l’attention sur la situation vraiment très difficile dans la régùm», a assuré hier fa conseillère diplomatique du président Bush, Condoleezza Rice.Elle a ajouté que le gouvernement américain avait «mis beaucoup de pression sur le gouvernement soudanais pour empêcher les milices “djandjawids” de faire les choses horribles qu’elles font dam la région».Le Darfour est en proie, selon l’ONU, à la pire crise humanitaire en cours dans le monde.Agence France-Presse M Les routes de la cocaïne colombienne ETATS-UNIS MEXIQUE CUBA HAITI I •fte.^VENEZUELA J&^CARACAS y/ Medellin iNAMA Routes y Q maritime S aérienne terrestre COLOMBIE EUROPE PAR'S O j Marseille Barcelone, • '”/\i f LISBONNE' 1 è r* Le cartel des Caraïbes est mort Bogota — Un vaste coup de filet antidrogue a mis fin hier au cartel des Caraïbes, responsable de l’envoi de ,94 tonnes de cocame par an entre la Colombie et les Etats-Unis, avec l’arrestation de 87 trafiquants dans six pays: Cojombie, Bahamas, Panama, Jamaïque, Canada et États-Unis.Réalisée en deux temps, cette opération constitue l’un des phis grands coups portés au narcotrafic dans le monde après le démantèlement des cartels de Me-delün en 1993 et de Cad en 1995, «baron» du cartel des Caraïbes, le Colombien Elias Cobos Munoz, ainsi que ses six lieutenants du pays andin, Juan Carios Gomez Luna, José Antonio Herrera Hernandez, Jorge Ivan La-linde, Hernando Cobos Munoz (frère du patron du cartel), Elberto Donado Barbosa et Florentine Ribera Far-fan, ont été arrêtés dans différentes villes de Colombie, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police à Bogota Ces sept chefs du trafic de cocaïne faisaient tous l’objet d’une demande d’extradition par les autorités judiciaires des Etats-Unis, selon la même source.«Le cartel des Caraïbes a ainsi été démantelé», a ajouté cette source, avant de préciser que ces enquêtes avaient exigé 15 mois de filatures dans les six pays.Baptisées «Manati» et «Palmero», les interventions policières dans les pays concernés ont été réalisées avec l’aide de la DEA (administration antidrogue américaine).Elles ont permis d’abord fa détention de 18 trafiquants en Colombie, 43 aux Bahamas, 2 au Panama, 2 en Jamaïque çt 5 au Canada, puis de 11 autres en Colombie et 6 aux Etats-Unis, selon fa même source.Ces coups de filet en chaîne déciment un cartel des Caraïbes spécialisé dans l’çrrvoi de 94 tonnes de cocaïne par an vers les côtes des Etats-Unis, à bord de vedettes rapides, à partir de la côte atlantique de Cotombie Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR, LE LUNDI 28 JUIN 2004 EDITORIAL Banal mais nécessaire U est possible que le taux de participation aux présentes élections soit de bonne tenue.Le vote par anticipation a déjà attiré 1,2 million de Canadiens par rapport à 775 000 en 2000 — année où la participation à une élection fédérale a été à son plus bas niveau.Tant mieux si c’est le cas, mais cela ne changera pas la tendance: citoyen et vote ne font plus bon ménage.Et c’est bien dommage.D Josée Boileau isons-le franchement: il n'y a aucune raison pour ne pas aller voter.Certes, il ne manque pas de gens pour en inventer — 39 % des électeurs inscrits sont restés chez eux aux élections fédérales de 2000 et au Québec, aux élections d’avril, 30 % ont fait de même.Pire encore, si le taux de participation était calculé à la manière américaine, en fonction de la population en âge de voter plutôt que des inscrits, on verrait que 55 % seulement des Canadiens ont voté aux dernières élections fédérales.Pas loin, donc, du taux moyen de 50 % de participation des Américains que l’on se plaît à railler.Mais toutes les déclinaisons que ces gens donnent à leur apathie ne tiennent pas la route.Les politiciens sont tous les mêmes?Voire! Quiconque prétendra confondre Gilles Duceppe avec un clone de Paul Martin a de sérieux problèmes de perception.Les partis ne nous parlent pas des «vraies» affaires?Quelques clics et on a accès à leurs programmes, qui débordent largement les clips télévisés.Bien des médias, populaires comme alternatifs, s’efforcent aussi de décortiquer les enjeux, les affirmations, les différences entre les partis.Évidemment, cela demande l’effort d’ouvrir le journal, l’ordinateur ou de mieux écouter les bulletins télévisés.Mais dans une ère où jamais l’information n’a été aussi accessible, il y a des limites à plaider l’ignorance! D y a ceux encore qui s’abstiennent parce qu’ils trouvent ridiade de réduire l’implication citoyenne à un vote tous les quatre ans, affirmant que la politique demande plus et mieux.Les études montrent au contraire que c’est le vote qui entraîne le reste: les non-votants participent moins que les autres à des activités publiques, quelles qu’elles soient.D’autres évoquent des raisons particulières (mode de scrutin, dossiers abordés), mais elles n’ont guère d’intérêt pour l’analyse, la baisse de participation touchant la plupart des pays occidentaux en dépit de la diversité des systèmes et des enjeux.Et partout, politologues et sociologues n'en finissent plus de chercher les causes de cette désaffection politique et d’y proposer des solutions.Dans cet esprit, on invoque beaucoup la mutation de nos rapports à l’autorité, particulièrement poussée chez les jeunes pour qui le «devoir» d’agir est une notion inconnue.«Allez voter!», cette injonction morale, n’a pour eux aucune pertinence et, de fait ils y répondent de moins en moins.Voter doit donc avoir un sens, et c’est fort bien, sauf qu’on y attache aujourd’hui des exigences démesurées.Qu’avons-nous à vouloir des politiciens plus grands que nature?Seul le passage du temps leur donnera cette stature.D’ici là, ils sont aussi ordinaires que nous: parfois intéressés, parfois fourbes, parfois sincères, ou tout cela en même temps.Mais, bonheur!, on peut les sanctionner tous les quatre ans.D’autres rêvent de changer la vie: c’est là la politique de la rue — de la manif à la révolte —, pas celle du Parlement, lieu des petits pas, des déceptions, des compromis avec, de temps en temps, un éclair salutaire.Il vient parfois du gouvernement — non, le Canada n’aura pas fait la guerre d’Irak —, parfois d’un comité parlementaire, parfois d’un obscur travail de député.Mais pour que l’éclair soit celui que l’on souhaite, il faut y aller d’un premier geste: le vote, banal, frustrant, mais nécessaire.jboileauÇàledevoir.ca Un CHUM amélioré De gouvernement du Québec a fait son lit Montréal aura droit à deux hôpitaux spécialisés d’ici six ou sept ans.Au coût de 1,1 milliard chacun, ils seront financés à raison de 800 millions par Québec et de 300 autres millions par des fonds fédéraux et privés qu’il reste à trouver.- Dans le cas du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), il s'agit d’une construction neuve de 500 lits qui sera située sur un terrain immense au carrefour des autoroutes Décarie et Ville-Marie.Quant au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), le ministre de la Santé a retenu la recommandation du comité Mulroney-Johnson de rénover le pavillon Saint-Luc du CHUM (200 lits) auquel seront greffées des annexes pouvant recevoir 500 lits supplémentaires., a I La dernière version du futur CHUM im-£ «SU’ jJ plique donc que toutes les activités seront réunies sur un même lieu, ce qui est une amélioration certaine par rapport à la proposition Mulroney-Johnson de répartir les spécialités entre Saint-Luc et Notre-Dame.En revanche, on se surprend avec l’opposition péquiste d’une annonce aussi rapide du nouveau CHUM alors que le projet est encore imprécis.Cela s’expliquerait, dit-on, par le voyage que M.Couillard doit faire d’ici quelques jours pour aDer convaincre la direction américaine de l’hôpital privé pour enfants Shriners de construire son nouvel édifice sur le site du futur CUS McGill, et non en Ontario.Il va de soi que Québec doit faire tout ce qui est en son possible pour retenir le Shriners à Montréal, mais n’est-ce pas risqué d’adopter un projet, celui du CHUM, avant d’en connatre les tenants et aboutissants?D’autant que M.Couillard se dit même prêt à étudier d’autres sites que Saint-Luc, ce qui pourrait modifier le projet de façon considérable.Tout en admettant que Saint-Luc soit bien situé, l’emplacement ne va pas sans inconvénients pour les malades et leurs visiteurs qui s'y rendent généralement en voiture.Pendant que la Ville de Montréal investira des millions pour aménager les artères d’accès routier au CUSM, combien prévoit-on injecter pour faciliter le stationnement pour la clientèle et les visiteurs du CHUM au centre-viDe?Y aura-t-il seulement du stationnement à prix raisonnable à proximité du site?Et l’immeuble lui-même, souhaitons qu’il soit entièrement reconstruit à l’épreuve du bruit de la chaleur et de la poussière qui, pour le moment font de Saint-Luc le dernier endroit au Québec où un malade puisse souhaiter passer même une seule nuit! Cela dit, ces deux grands hôpitaux sont des projets majeurs pour notre réseau de santé et pour les retombées qu’ils ne manqueront pas d’entraîner dans le milieu de l’enseignement et de la recherche.Malgré le sort moins enviable réservé au projet du CHUM qu’à celui de McGill, nous aurions tort de ne pas nous réjouir du fait que s’enclenche enfin le processus de construction de ces deux centres spécialisés.Jean-Robert Sattsfaçon jnansfacotta'Jedevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-préaidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE .Ç.T li BoNneT Î>‘oR DE t-A PiR£ CAMPAGNE ÎooH VA \ /
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