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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-08-11, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE L 1' N I) I II AO l T 2 0 0 8 OC c O AUTOMOBILE Nissan GT-R: la Porsche japonaise Page B 7 CULTURE Eddie Yedder à la Place des Arts: un héros en solo Page B 8 LE MONDE ZIMBABWE Les fleurs sont prêtes, mais pas l’entente FANUEL JONGWE Aucune allée et venue n’était décelable dans l’hôtel où Robert Mugabe négociait avec le leader de l’opposition et celui d’une faction dissidente Harare — Les protagonistes des pourparlers sur un partage du pouvoir au Zimbabwe se sont enfermés toute la journée d’hier à Harare avec le médiateur, le président sud-africain Thabo Mbeki, afin de débloquer des points cruciaux de désaccord.Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, s’est dit «confiant» que les obstacles seront surmontés dans les négociations au sommet, en cours à Harare, pour un partage du pouvoir, qui ont été suspendues pour la nuit, après des discussions-marathon qui ont duré plus de 13 heures.«Nous n 'avons pas encore fini, mais nous prenons une pause», a déclaré le chef de l’Etat aux journalistes qui attendaient l’issue des discussions, indiquant que les pourparlers reprendraient aujourd’hui «R y a des obstacles comme dans toute négociation, mais je suis confiant que nous parviendrons à les surmonter», a-t-il ajouté, sans préciser les points de litige.Aucune allée et venue n’était décelable dans l’hôtel du centre de Harare où le chef de l’État Robert Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, négociait directement avec le leader de l’opposition, Morgan Ts-vangirai, et celui d’une faction dis sidente, Arthur Mutambara.Seul signe d’un possible accord, la salle où les trois hommes s’étaient engagés, le 21 juillet à négocier la formation d’un gouvernement d’union, était préparée pour une cérémonie, les chaises arrangées et les bouquets de fleurs préparés.«Nous devons tous prier», avait lancé le principal négociateur de l’opposition, le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Tendai Biti, à son arrivée avec le chef du parti.M.Mbeki, chargé par ses pairs de l’Afrique australe de faciliter une issue négociée à la paralysie née de la défaite historique du régime aux élections générales du 29 mars, était arrivé samedi soir à Harare.Les deux composantes du MDC ont ravi, le 29 mars, la majorité à la Chambre des députés, tandis que M.Ts-vangirai arrivait largement en tète du premier tour de l’élection présidentielle.Mais l’opposition s’est retirée de la course pour le second tour le 27 juin, par suite des actes de violence commis contre ses partisans.Selon le journal sud-africain Sunday Mail, les équipes de négociateurs ont aplani, ces derniers jours, certains points de désaccord, notamment sur la question de la terre, dont la redistribution à la majorité noire catalyse les tensions, ainsi que sur les sanctions imposées contre le régime par l’Occident depuis de premières élections contestées en 2002.Après s’en être d’abord tenu au rachat des fermes détenues par les blancs sur une base volontaire, suivant les accords d’indépendance conclus avec la puissance coloniale britannique en 1979, le président Mugabe avait fini par céder aux pressions des anciens combattants de la guerre dindépendance.Ces derniers ont lancé en 2000 une violente campagne d’occupation des terres, qui a débouché sur une réforme agraire précipitée.Quelque 4000 fermiers blancs ont quitté le Zimbabwe, ce qui a entraîné une chute brutMe de la production agricole dans l’ancien grenier de l’Afrique australe.Selon les critiques du régime, cette redistribution non préparée a précipité la crise économique.Le Zimbabwe est enlisé dans une hyperinflation annuelle à plus de six chiffres et la production industrielle est au point mort Les denrées de base sont introuvables dans les magasins.Les discussu >ns d’hier devaient porter sur la structure d’un nouveau g< uvemement affirme le Sunday Mail.M.Mugabe n’entend pas céder la présidence, tandis que M.Tsvangirai exige le contrôle de l’exécutif, sur la base de ses résultats au scrutin du 29 mars.D serait impossible de priver le héros de l’indépendance d’un poste qui lui permette un retrait dans la dignité, soulignent les analystes.Agence France-Presse PHIUMON BULAWAYO RKUTLRs Le leader de l’opposition, Morgan Tsvangirai ! T* J O RG F SILVA REUTERS Le président bolivien Evo Morales a voté au Chapare, une zone de plantation de coca qui constitue son bastion électoral.Le maintien à son poste du président socialiste a été ratifié par 60 % de «oui», a annoncé la télévision PAT, citant une enquête réalisée à la sortie des urnes.Référendum en Bolivie Morales garde la tête du pays Ses opposant libéraux sont aussi confirmés dans leurs fonctions GILLES BERTIN La Paz — Le président bolivien, Evo Morales, a été largement confirmé hier soir dans sa fonction, ainsi que ses principaux opposants libéraux, lors d’un référendum révocatoire destiné à renforcer son assise politique et à sortir la Bolivie de l’impasse.Le maintien à son poste du président socialiste Evo Morales, d’origine amérindienne, et de son vice-président a été ratifié par 60 % de «oui», a annoncé la télévision PAT, citant une enquête réalisée à la sortie des urnes.Une seconde chaîne, ATB, crédite le président de plus de 56 % de votes favorables.Le principal adversaire du président, le gouverneur de Santa Cruz, Ruben Costas (libéral), a été amplement confirmé dans sa fonction avec 69 % des voix, selon la chaîne ATB.Les gouverneurs libéraux de Pando, Béni et Tarija ont également été confirmés à leur poste.M.José Luis Paredes, le gouverneur social-démocrate de la région de La Paz, a perdu, ainsi que son collègue de Cochabamba, Manfred Reyes, un ancien militaire qui ne veut pas reconnaître le référendum.Le gouverneur d’Oruro, partisan de M.Morales, a quant à lui été battu, notamment pour des problèmes dé gestion locale.En combattant la Russie trace CHRISTOPHER B O IAN Moscou — En intervenant militairement en Ossétie du Sud, poche rebelle en Géorgie, la Russie a tracé une «ligne rouge» pour montrer quelle ne tolérerait pas que ses intérêts soient bafoués impunément, estimaient hier des analystes.L’État russe a fait savoir depuis des années qu’il ne permettrait pas à la Géorgie de reprendre le contrôle de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, deux régions séparatistes de la Géorgie, mais il était jusqu’ici resté vague sur la manière dont il répondrait à une telle tentative.«La guerre était inévitable», estime Pavel Felgen-hauer, un analyste militaire indépendant à Moscou.«Des gens en Géorgie en avaient parlé il y a quelque temps», ajoute-t-il.Le président géorgien, Mikhail Saakachvili, «dépasse parfois les limites et il a donné son feu vert à cette opération», souligne M.Felgenhauer.Les deux provinces géorgiennes de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, qui n’ont pas la même culture et la même langue que les Géorgiens, ont proclamé de facto leur indépendance de Tbilissi au début des années 1990, après la chute de l’URSS.Aux yeux de M.Felgenhauer, l’offensive géorgienne en Ossétie du Sud a fourni à la Russie un prétexte pour illustrer sa rhétorique politique par une action concrète.«La Russie peut se contenter de déployer seulement une petite partie de son énorme potentiel militaire dans ce petit secteur», dit-il en allusion à la région de l’Ossétie du Sud où les combats entre la Géorgie et la Russie font rage depuis la nuit de jeudi à vendredi.«Il n'y a qu'une route de quelques mètres de large entre la Russie et l'Ossétie du Sud.C'est une question de logistique», dit-U.Pour sa part, Sergueï Markov, un analyste aux Le système de vote, dont les critères divergent entre le Congrès et la Cour nationale électorale, risque de créer la confusion lorsque les résultets définitifs seront connus, dans une semaine.Le système est simple pour M.Morales et son vice-président, Alvaro Garcia linera, qui devait recueillir plus de 53,74 % de voix défavorables pour être révoqués.Par contre, les observateurs, notamment ceux de l’Organisation des États américains (OEA), s’inquiètent des confusions possibles.Selon la loi sur le référendum adoptée au Congrès, les gouverneurs seront révoqués si le «non» dépasse leur score de décembre 2005 (entre 38 et 48 %), alors que la CNE a estimé que les votes négatifs devaient dépasser les 50 % pour qu’ils renoncent à leur mandat Incidents isolés Le ministre de l’Intérieur, Alfredo Rada, a affirmé que le scrutin s’était déroulé dans le calme, évoquant des «incidents isolés» comme la disparition de bulletins de vote dans un bureau de Yucumo, dans la région du Béni.Quelques incidents ont aussi éclaté quand des jeunes de l’Union de la jeunesse de Santa Cruz (extrême droite) ont lancé des pétards sur des partisans de M.Morales, provoquant une intervention de la police, qui a fait usage de gaz lacrymogène.points de vue proches de ceux du Kremlin, affirme que les efforts de la Géorgie en vue de prendre le contrôle de l’Ossétie du Sud avec des moyens militaires n’ont laissé à Moscou d’autre choix que de répondre de la même manière.Le président Morales a voté au Chapare (à l’est de La Paz), une zone de plantation de coca qui constitue son bastion électoral.Entouré de deux de ses enfants, Alvaro et Evaliz, âgés d’une douzaine d’années, le président, en chemise blanche à manches courtes, a affirmé que «son rêve était que l’on parvienne à réaliser une grande unité du peuple bolivien».L’apparition d’Evo avec deux enfants a surpris les journalistes locaux, le président étant officiellement célibataire et peu enclin à évoquer sa vie privée.Le scrutin s’est déroulé calmement à la Paz, la capitale, ainsi qu’à El Alto, la banlieue populaire très favorable au président indigène.Pour sortir la Bolivie de l’impasse politique et de la division, Evo Morales, premier président indigène de ce pays andin pauvre, peuplé de 10 millions d’habitants, a organisé, 32 mois après son arrivée au pouvoir, ce référendum révocatoire destiné à relancer sa politique, enlisée par le manque de dialogue avec l’opposition.«Gagnant ou perdant, Evo apparaît comme un dirigeant adoré par la moitié du pays et comme la représentation du diable pour l’autre moitié», note Jim Shultz, un analyste américain directeur du Democracy Center de Bolivie.«Saakachvili a mis la Russie dans une situation très difficile», commente M.Markov, rejoignant ainsi l’argument du Kremlin selon lequel l’intervention militaire VOIR PAGE B 2: LIGNE Agence France-Presse g-JI.IIH ¦ ' 1 '1 .-I la Géorgie, une «ligne rouge» Mpon (fiapn -XœjQnœü SceÊS&Hèi ^ Vj US» N Ifcîr- DKNIS SINYAKOV RKUTKRS Aux yeux de Pavel Felgenhauer, un analyste militaire indépendant à Moscou, l'offensive géorgienne en Ossétie du Sud a fourni à la Russie un prétexte pour illustrer sa rhétorique politique par une action concrète. LE DEVOIR.LE L U N DI II AO C T 2 O O « B 'L LE MONDE Un attentat suicide fait huit morts en Algérie et militaires se rendent coup avant le ramadan ZOHRA BENSEMRA REUTERS Des travailleurs municipaux tentaient de retirer la carcasse de l’automobile qui a explosé hier à Alger, causant la mort de huit personnes, incluant le kamikaze qui la conduisait.Alger — Un attentat suicide commis contre un poste de gendarmerie à Boumerdès (est d’Alger) a fait huit morts et 19 blessés dans la nuit de samedi à hier, a annoncé la radio publique algérienne.Le kamikaze, qui fait partie des personnes tuées, était à bord d’un fourgon chargé d’explosifs qu’il a lancé contre la brigade de gendarmerie de Zemmouri el-Bahri, une plage populaire de l’est algérois, très fréquentée par les estivants en ces journées caniculaires.Les groupes armés de Boumerdès, adossée à la Kabylie, une région très boisée et montagneuse, restent les plus ac tifs de l’Algérie, où, selon des sources non officielles, on compterait encore quelque 300 à 400 islamistes armés.Le 3 août un attentat suicide avait fait 25 blessés, dont quatre policiers, àTizi Ouzou (Kabylie), selon le ministre algérien de l’Intérieur, Yazid Zerhouni.Le kamikaze* avait lancé à l’aube son véhicule piégé contre un commissariat des renseignements généraux de la police de la vieille ville, situé à proximité d’une caserne de l’armée.Le 23 juillet, un kamikaze à moto s’était fait exploser au passage d’un convoi militaire à Uikhdaria, dans la même région, qualifiée de "quadrilatère de.la mort" par la presse, faisant treize blessés parmi la patrouille, selon plusieurs journaux.C’est aussi près de Lakh-daria qu’un ingénieur français et son chauffeur algérien avaient été tués le 8 juin dans un attentat à la bombe revendiqué par la Branche Al-Qaïda au Maghreb islamique (Baqmi, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat).L’armée, qui ratisse régulièrement cette région à la poursuite de groupes armées, avait de son côté affirmé avoir tué 12 islamistes présumés dans une embuscade tendue près de Béni Douala, dans la nuit du 7 au 8 août La Branche d’Al-Qaïda au Maghreb a revendiqué cette semaine les attentats du 23 juillet et du 3 août Agence France-Presse Islamistes coup pour Alger — Trois semaines avant le début du ramadan, islamistes et forces de sécurité en Algérie se rendent coup pour coup clans le «quadrilatère de la mort», une région adossée à la Kabylie qui abrite le principal repaire des groupes armés.Le ramadan, qui commence au début de septembre et est censé être une période de piété et de quiétude pour les musulmans, est considéré comme propice au dji-had (la guerre sainte) par les émirs (chefs islamistes), qui promettent le paradis à leurs adeptes tombés en martyrs pendant ce mois sacré du jeûne.Trois attaques suicide ayant fait 10 morts, dont trois kamikazes, et 54 blessés ont été perpétrées depuis le 23 juillet par les islamistes dans ce quadrilatère de la mort délimité par les villes de Boumerdès, Tizi Ouzou et Bouira, à l’est et qui s’étend jusqu’à Alger.Selon les experts de l’antiterro-risme, la capitale algérienne, placée sous la surveillance permanente de patrouilles de police et de gendarmerie postées aux entrées de la ville et sur ses grandes artères, reste la cible principale des groupes armés.Plusieurs attentats y ont été déjoués ces derniers mois, affirment-ils.Les groupes du quadrilatère de la mort restent les plus actifs en Algérie, où, selon des sources non officielles, on compterait encore quelque 300 à 400 islamistes armés disséminés à travers le territoire.La région abrite plusieurs émirs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui est dirigé par Abdel-malek Droukdel, alias Âbou Mos-saab Abdelouadoud.Elle est régulièrement ratissée par les services de sécurité.L’armée a affirmé y avoir tué 12 islamistes armés, dont plusieurs émirs, dans la nuit du 7 au 8 août, dans une embuscade tendue près de Béni Douala, quelques jours après l’attentat perpétré le 3 août par un kamikaze contre le commissariat des renseignements gé- néraux de Tizi Ouzou (25 blessés, selon un bilan officiel).Cette attaque avait été précédée, le 23 juillet, par un attentat perpétré par un kamikaze à moto au passage d’une patrouille militaire à Lakhda-ria, ayant fait 10 blessés parmi les militaires, selon un bilan officiel Les deux actions ont été revendiquées par l’AQMI, l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat rallié en septembre 2006 à la nébuleuse terroriste d'Oussama ben Laden.Dans la nuit de samedi à hier, un nouvel attentat suicide a été perpétré contre un poste de gendarmerie à Zemmouri el Bahri, une plage populaire à l’est d’Alger, faisant un total de huit morts et 19 blessés, selon le ministère de l’Intérieur.Il n’avait pas été revendiqué hier en début d’après-midi.Dans ce même quadrilatère de la mort, un ingénieur français et son chauffeur algérien avaient été tués, le 8 juin à Lakhdaria, dans un attentat à la bombe revendiqué aussi par l’AQMI.Ces actions ont mis fin à une relative accalmie de six mois, après un double attentat suicide, le 11 décembre, contre le siège du Conseil constitutionnel, sur les hauteurs d’Alger, et la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dans le quartier résidentiel ultrasécurisé de Hydra.Ces deux attaques simultanées, revendiquées par l’AQMl, avaient fait 41 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon le bilan officiel.Elles ont été suivies par un durcissement de la lutte antiterroriste et le renforcement des mesures de sécurité autour des édifices publics et les représentations diplomatiques et économiques étrangères, cibles potentielles des groupes armés.La justice, mettant les bouchées doubles, a pour sa part prononcé 218 peines capitales par contumace en six mois, de janvier à juillet 2008, à l’encontre d’islamistes armés en fuite, selon des sources judiciaires.Agence France-Presse Le kamikaze était à bord d’un fourgon chargé d’explosifs qu’il a lancé contre la brigade de gendarmerie de Zemmouri el-Bahri AVIS LEGAUX AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite àu coût de la parution.AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être laites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi J Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html • www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com I Appels d'offres Montréal® Service des infrastructures, transport et environnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14h à la date ci-dessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour: Catégorie : Travaux Appel d'offres: 9573 Descriptif: Réhabilitation de pavage flexible par grave-bitume et pose de revêtements bitumineux, lé où requis, dans le boulevard Gouin, de l'avenue L'Archevêque à l'avenue Lamoureux.Arrondissement : Montréal-Nord.Contrat 18 (P.R.R.2008 - Collectrices).Date d'ouverture: 27 août 2008 DApât de garantie: 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements: Elizabeth Harvey, ing., chargée de projet 514 868-5982 Appel d'offres: 9583 Descriptif: Reconstruction d’un égout combiné, d'une conduite d'eau secondaire, de la chaussée et des trottoirs, là où requis, dans la rue Sainte-Marguerite, de la rue Notre-Dame à la rue Aquin.Arrondissement : Sud-Ouest.Date d'ouverture: 27 août 2008 DApôt de garantie: 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements: Catherine Aubin, ing., chargée de projet 514 872-3811 Appel d'offres: 9590 Descriptif: Installation et modification de feux de circulation à divers endroits dans l'agglomération de Montréal.Date d'ouverture: 27 août 2008 Dépôt de garantie: 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements: Bruno Pelletier, ing., chargé de projet 514 872-9219 Appel d'offres: 9600 Descriptif: Reconstruction de trottoirs en béton à granulats exposés, de bordures de granit et de la chaussée de pavés de granit récupérés, là où requis, dans la rue Saint Sulpice, de la rue de la Commune à la rue Notre-Dame (Vieux-Montréal).Arrondissement : Ville-Marie.Date d'ouverture: 27 août 2008 Dépôt de garantie: 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements: Jacques André Amesse, ing.chargé de projet 514 872-3139 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 11 août 2008 au Service : infrastructures, transport et environnement au 801, rue Brennan, T étage, Montréal H3C 0G4, entre 8h30 et 16h30, contre un paiement de 150 $ chacun, non remboursable pour les appels d’offres 9583 et 9600 et contre un paiement 100 $ chacun, non remboursable pour les appels d'offres 9573 -9590.Vanta du cahiar des charges : Yves Themens, ing., chef de groupe Téléphone : 514 872-6444 Télécopieur : 514 872-2874 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque visé à l'ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du Greffe à Thôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 11 août 2008 Le greffier de la Ville M'Yves Saindon AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que 9159-2.194 QUÉBEC INC.(EA.S.R.S.OSMOSE SPA CONCEPT) corps politi-que.légalement constitué ayant son siège social et principal établissement commercial au 132, boul.Sainte-Rose, dans la ville de Laval, province de Québec, 1171.IK4, a fait cession de ses biens le 2^ jour de juillet 2008 entre les mains de PINSKY BISSON INC', et que la première assemblée des créanciers se tiendra le lO' jour d’août 2008, à 10 h (H), au bureau du Syndic, %, rue TUrgeon, suite 3(X), Ste-Thérèse (Qc).DATÉ À STt: THÉRÈSE, ce Mï jour de juillet 2(X)S Éric Ri \ s on, CA, (TRP, syndic Responsable de l'actif PlSSKY, RlSSON 1\C.SYNDIC %, rue Turgvon, suite 300 S te- Thérèse Qc J7E3HV Tél.: (450) 435-SOII Téléc.: (450i 435-5610 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis ast par les présentes donné que, à la suite du décès de Guy Biron, en son vivant domicilié au 664, rue Lebrun à Granby, province de Québec, J2J 2Y5, survenu le 8 février 2008.un inven-laire des biens du défunt a été lait par le liquidateur successoral devant témoins, le 8 août 2008, conformement à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéresses au 6115.rue du Rouge-Gorge, app.3 à Ste-Rose.province de Québec.H7L 4X5 Donné ce 8 août 2008 Lise Biron, liquidateur AVIS DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie SERVICE D'ENTRETIEN ALTA INC.ayant son siège social au 2650 rue Saint-Zotique à Montreal (Québec! H1Y 1C9 a rin-tention de demander sa dissolution au Regislraire des entreprises et, à cet ellet, produit la présente déclaration requise oar les dispositions de (article 37 de la La sur la publicité legale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales et conlormément à (article 28 de la Ld sur les compagnies Me Manuela Santos AVIS est pai les présentes donné qu'en vertu des dispositions de la La sur les compagnies (Quebec DISTRIBUTION ITAL INC / ITAL DISTRIBUTIONS INC, s'adresser au Registrave des entreposes atm que sa dissolution soil acceplee el qu'une dale soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute Montréal, province de Québec, ce 8 août 2008 Alex Zamblo pour Mana Eva Lima, President Oistnbution liai Inc Tél (5141255-6915 Élection présidentielle américaine L’équipe de McCain refuse de dire si le candidat se limitera à un seul mandat Washington — Rick Davis, responsable de la campagne de John McCain, candidat républicain à la présidentielle, a refusé hier de dire si le sénateur âgé de 71 ans s’engagerait ou non à ne faire qu’un seul mandat s’il est élu président en novembre.Interrogé par la chaîne Fox News pour savoir si M.McCain pourrait s’engager, lors congrès d’investiture républicain prévu au début de septembre, à ne rester que quatre ans à la Maison-Blanche, Rick Davis s’est borné à dire: «]e n’en discute même pas.» M.McCain aura 72 ans le 29 août, un jour après que son rival démocrate, Barack Obama, âgé de 47 ans, sera officiellement choisi par son parti pour la course à la Maison-Blanche.Si le sénateur McCain est élu, il sera le président le plus âgé à prêter serment pour un premier mandat Un engagement de sa part à ne pas se représenter pour un second et dernier mandat pourrait rassurer les électeurs quant aux questions que pourraient soulever son âge et lui donner une plus grande liberté politique dans son action présidentielle.«Ceux qui connaissent John McCain savent que la politique politicienne ne va pas de toute manière beaucoup affecter sa présidence», a lancé Rick Davis, insistant sur le fait que son candidat a toujours fait passer son pays avant son parti.La campagne de son opposant démocrate Barack Obama n’a pas jusqu’à présent explicitement fait référence à l’âge de M.McCain, mais les républicains sont rendus furieux par certaines remarques, comme le fait que M.Obama exprime son respect pour «le demi- siècle de service à la nation» de M.McCain.Discours des Clinton Un partisan de Barack Obama a par ailleurs indiqué hier que Bill et Hillary Clinton prononceront chacun un discours au congrès d’investiture démocrate qui se tiendra à la fin du mois d’août.«Hillary Clinton et le président [Bill] Clinton font partie intégrante de notre congrès à Denver», a déclaré à Fox News Dick Durbin, qui est, comme M.Obama, sénateur démocrate de l’Illinois.«Hillary Clinton parlera jeudi soir en première partie de soirée.Le président [Bill] Clinton parlera vendredi soir.Leurs partisans sont non seulement bienvenus à ce congrès, mais nous avons besoin de leur aide», a-t-il dit Le congrès débutera le lundi 25 août et son point culminant est prévu le jeudi 28, lorsque Barack Obama acceptera officiellement d’être le candidat des démocrates, dans un stade où sont attendus 75 000 participante.Une récente vidéo circulant dans Internet, dans laquelle Hillary Clinton demande que ses partisans soient «entendus et respectés» lors du congrès, avait fait suigir le doute sur l’unité des démocrates, «fai tendance à croire que nous sortirons plus forts si ms partisans sont entendus et si leurs opinions sont respectées», avait dit Mme Clinton.L’ex-sénateur John Edwards, une des figures démocrates les plus populaires, qui kit le troisième homme de la course durant les primaires démocrates, renoncera probablement à intervenir devant le congrès, après ses récents aveux concernant une relation adultère.Agence France-Presse Quand les scandales sexuels se règlent dans les médias PHILIPPE GRANGEREAU Washington — Aux États-Unis, les scandales sexuels se règlent face à la caméra.John Edwards, 55 ans, candidat démocrate aux présidentielles, jusqu’en janvier dernier, aux côtés de Barack Obama et Hillary Clinton, s’est confessé à ABC News, vendredi soir.Surnonuné «Ken» pour son apparence avantageuse, il a avoué avoir trompé son épouse, Elizabeth.59 ans, atteinte d’un cancer incurable, avec Rielle Hunter, 44 ans, qu’il employait pour tourner des vidéos de sa campagne électorale, en 2006.En octobre dernier, il avait démenti cette liaison, en dénonçant les «mensonges» de la presse à scandales.Edwards, candidat à la vice-présidence en 2004, a fait volte-face après avoir été pris sur le fait.Un enquêteur du National Enquirer, un tabloïd de mauvaise réputation vendu dans les supermarchés, a surpris l’ex-sénateur, le mois dernier, à deux heures du matin, dans les couloirs d’un hôtel de Beverly Hills, où il venait apparemment de rendre visite à Rielle Hunter, accompagnée de la petite fille dont elle a accouché, fin février.Edwards refuse de reconnaître sa paternité, affirmant que sa relation avec Rielle Hunter — décrite comme «sexuellement vorace» par un ex-amant, le romancier Jay Mcl-nerney — «remonte à trop longtemps pour que ce soit possible».L'Enquirer a publié, la semaine dernière, une photo floue qui aurait été prise dans la chambre d'hôtel.Elle montre un homme ressemblant à Edwards avec un bébé dans les bras.L’ex-sénateur, qui est avocat, s'est défendu en disant qu'il avait porte des dizaines de bébés pendant sa campagne électorale.Il a aussi promis d’effectuer un test de paternité pour prouver sa bonne foi.Alors que les tabloïds JOHN CRESS REUTERS Le démocrate John Edwards ¦cji commençaient à jaser, en octobre dernier, un proche et confident de l’ex-candidat démocrate, Andrew Young, un homme marié de 44 ans, s'est spontanément présenté comme le père de l'enfant, avant de prendre le large avec sa famille.Il est ensuite apparu que Young, ainsi que Rielle Hunter, avaient perçu d’importantes sommes d’argent d’un des principaux financiers de la campagne d’Edwards, Fred Baron, afin de leur permettre de déménager et d’échapper aux journalistes.De là à penser qu’ils ont été payés pour se taire, il n'y a qu’un pas.que la presse tabloïd franchit allègrement.Four sa part.Baron assure avoir agi par amitié.sans en avoir informé Ed- wards.Les tabloïds «disent parfois la vérité», constatait hier la presse nationale américaine, qui s’était gardée de souffler mot de l’affaire jusqu'à la semaine dernière.Edwards, qui, dans ses discours, ne manquait jamais d’insister sur l'importance des «valeurs familiales» et de la «sincérité», a laissé entendre que la politique lui avait fait perdre la tète.D a attribué son «erreur» au «narcissisme», qui l'a conduit à penser qu’il était «invincible».Il a fait valoir, comme circonstance atténuante, qu’il avait commis son adultère alors que le cancer de son épouse, Elizabeth, était en rémission.Libération LIGNE SUITE DE LA PAGE B 1 était nécessaire pour défendre les citoyens russes dans la province rebelle.L’analyste observe que les habitants de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, deux régions rattachées administrativement à la Géorgie, avaient obtenu des passeports russes à la faveur d’une loi votée après la chute de l’Union soviétique en 1991, en vertu de laquelle les habitants des anciennes républiques soviétiques peuvent bénéficier de la citoyenneté russe.«U n’y avait pas de “projet" d’envoyer des troupes en Géorgie» sans raison.«Mais, dans ces circonstances, les autorités russes n'avaient pas d'autre possibilité.C’est bien sûr une ligne rouge» pour la Russie, observe M.Markov.Néanmoins, la position ferme de Moscou, qui a fait savoir clairement qu’elle était prête à combattre la réintégration forcée de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie à la Géorgie, l’obligera à payer un prix concernant ses relations avec l’Occident Bien que la Géorgie ait déclenché l’offensive en Ossétie du Sud, avant de se replier par suite des violentes attaques russes, c’est elle qui apparaît comme la victime du conflit disent des analystes.«Il aurait été insensé de la part de Saakaehvili de compter sur un soutien militaire direct de l’Occident», affirme un analyste indépendant en matière de défense, Alexandre Golfs.Mais ce que le président géorgien a «indéniablement réussi, c’est que le monde entier voit maintenant la Russie comme un agresseur militaire».Confirmant cette thèse, la Maison-Blanche a jugé que les actions de la Russie en Ossétie du Sud constituaient une «escalade disproportionnée et dangereuse» qui, en cas de poursuite, aurait un «impact important sur les relations américano-russes à long terme».Agence France-Presse { Y » t* Moucharraf vivement critiqué dans une vidéo Le message en anglais proviendrait du numéro deux d’Al-Qaïda N A H A L TOOSI Islamabad — L'auteur d’un rare message en anglais présenté comme le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman aLZaouahri, estime que le Pakistan est désormais «dirigé depuis l'ambassade américaine» et critique vivement le président de ce pays, Pervez Moucharraf.La chaîne pakistanaise ARY a fourni à l’Associated Press une copie de cet enregistrement, dont l’authenticité n’a pas pu être vérifiée dans l’immédiat et dont des extraits ont été diffusés hier.Cependant, un journaliste de l’AP qui a écouté les précédents messages du numéro deux d’Al-Qaïda a déclaré que la voix ressemblait à celle d’ALZaouahri.On ignore à quelle date cet enregistrement a été effectué, mais il comprend de récentes images de Nawaz Sharif, l’ex-premier ministre, et d’autres membres de la coalition au pouvoir, ce qui indique qu’il a été réalisé après l’élection tenue en février qui a amené au pouvoir les adversaires du président Pervez Moucharraf.L’auteur du message égrène des éléments à charge contre Moucharraf, l’accusant d’avoir trahi les musulmans en soutenant les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, dans leur lutte contre les talibans en Afghanistan.«Pervez a insulté et mis en péril la souveraineté du Pakistan en autorisant la CIA et le FBI à opérer librement au Pakistan et à arrêter, interroger, torturer, expulser et détenir toute personne, qu’elle soit ou non pakistanaise, aussi longtemps qu’ils le veulent, transformant ainsi l’armée pakistanaise et les agences de sécurité en chiens de chasse dans la croisade contemporaine», entend-on dans le prétendu message d’ALZaouahri.La majeure partie de l’intervention, longue d’une heure, est un appel lancé aux soldats pakistanais pour qu’ils repensent leur rôle dans les combats qui les ont souvent opposés à leurs compatriotes, en particulièrement dans les régions tribales.«Tout soldat et tout officier devraient absolument désobéir aux ordres de tuer des musulmans ou d’aider leurs assassins», déclare l’auteur du message, qui qualifie également le chef de l’armée, le général Ashfaq Parvez Kayani, A’«ennemi hostile de l’islam».Il exhorte les Pakistanais, à se rebeller et à combattre les Etats-Unis, ou au moins à soutenir les insurgés.L’enregistrement présente le logo d’Al-Sahab, la branche média d’Al-Qaïda, et, bien qu’il soit en anglais, est sous-titré en anglais et parfois en arabe.Il a été remis à ARY hier par un homme à moto, selon Faizullah Khan, un journaliste de la chaîne.On y voit des images fixes, mais aussi de courts extraits d’entretiens donnés par Pervez Moucharraf.Ben Venzke, responsable d’In-telCenter, un groupe américain qui analyse les messages militants, a affirmé qu'il s’agissait du premier message officiel diffusé par Al-Sa-hab dans lequel Ayman aLZaouah-ri, originaire de l’Egypte, s’exprime en anglais.Associated Press Karzaï veut étendre au Pakistan la guerre contre le terrorisme Kaboul — Faire la chasse aux insurgés dans les villages afghans ne fait que provoquer la mort de civils innocents, a affirmé hier Hamid Karzaï', le président de l’Afghanistan, qui appelle ses alliés occidentaux à s’en prendre aux repaires des talibans situés dans le Pakistan voisin.«La guerre contre le terrorisme ne doit pas se dérouler dans les villages d’Afghanistan, où les frappes aériennes n’ont eu pour résultat que de faire des victimes dans la population civile», a affirmé le président afghan au cours d'une conférence de presse tenue dans le palais présidentiel.Hamid Karzaï a une nouvelle fois appelé à frapper les insurgés dans leurs repaires situés du côté pakistanais de la ligne Durand, qui sépare l’Afghanistan du Pakistan.«La stratégie de la guerre contre le terrorisme doit être modifiée.Le monde doit se concentrer sur les bases des terroristes, leurs repaires et leurs camps d’entraînement» dans les zones tribales du Pakistan, a-t-il expliqué.Les tensions entre les deux pays voisins sont très fortes, les autorités afghanes accusant Islamabad de ne pas faire suffisamment d’efforts pour empêcher des talibans et des combattants d’Al-Qaïda de pénétrer en Afghanistan.Les zones tribales pakistanaises abritent plusieurs groupes intégristes armés, dont certains ont engagé des négociations avec le nouveau gouvernement en place à Islamabad.Mais, en même temps, ils ont promis de poursuivre le djihad (la guerre sainte) en Afghanistan, ce qui exaspère Kaboul.Le Pakistan, de son côté, estime que Kaboul et les forces internationales, incapables de vaincre les talibans en Afghanistan, sont à l’origine de leur repli en territoire pakistanais et des actes de violence qui ensanglantent le Pakistan.Agence France-Presse Hamid Karzaï JssSayS: Les Australiens prétendent avoir capturé un chef taliban Sydney — L’année australienne a annoncé hier, à Sydney, qu’eL le a capturé un important commandant des talibans dans la province instable de l’Uruzgan.dans le sud de l’Afghanistan.Le mollah Bail Ghul, qu’ils soupçonnent d’être une figure centrale des attaques extrémistes commises dans cette province, a été arrêté la semaine dernière par des troupes d'élite australiennes, a déclaré le général Brian Dawson, porte-parole du ministère australien de la Défense, dans un communiqué.En Afghanistan, des sources locales ont confirmé à l'AFP que cet homme était «un commandant influent des talibans».mais cela a été démenti par un porte-parole des ta-libans, Youssouf Mohammed.«Nous ne connaissons personne de ce nom dans nos rangs dans la région.C'est de la propagande.Il se pourrait qu'ils aient arrêté n'impor- te quel innocent portant ce nom», a-t-il affirmé à l’AFP Selon le communiqué australien, Bari Ghul était chargé de l’organisation, de l’équipement et de l’intégration de combattants étrangers dans les opérations de cette province.Agissant en «gouverneur fantôme», il autorisait les opérations dans la province.«Le mollah Bari Ghul était le responsable direct de l’importation de pièces détachées, de l’approvisionnement en spécialistes d'engins explosifs artisanaux et de leur déplacement dans la province», selon le porte-parole.«B a également été le responsable de l’attentat suicide à l’explosif perpétré le 13 juillet dans le marché de Deh Rawood, au cours duquel 21 fi/ghans avaient été tués et 12 blessés», a-t-il poursuivi.Agence France-Presse *»» « & «À OKORUES GORET AGENCE FRANCE-PRESSE Le général Mohammed Ould Abdel Aziz devant le bureau présidentiel mauritanien.«Nous sommes un pays démocratique et nous le resterons», a-t-il déclaré en entrevue, cinq jours après le coup d’Etat qui a ébranlé le pays.MAURITANIE Ould Abdel Aziz justifie son putsch «Nous allons instaurer un climat de confiance» Cinq jours après le coup d’Etat en Mauritanie, le général Mohammed Ould Abdel Aziz revient sur les raisons qui l’ont poussé à démettre le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.Il s’engage à préserver les acquis démocratiques.Le coup d’Etat que vous avez dirigé mercredi était-il préparé de longue date?Pas du tout Mais nous y avons été contraints, car, depuis quelque temps, nous faisions face à un blocage des institutions démocratiques, à cause du comportement de l'ex-président de la République.Pour couronner le tout, il a décidé de démettre tous les chefs militaires.Décision que nous avons jugée irrationnelle et irresponsable.Le constat était donc celui-ci: l’ancien président a échoué sur le plan politique, il a conduit au blocage des institutions et il a voulu s'attaquer au système militaire et sécuritaire.Par cet acte, nous pensons que Sidi Ould Cheikh Abdallahi a fait un coup d’Etat contre son propre pays.Les Etats-Unis ont suspendu leur aide non humanitaire, la France rejette le principe d’une nouvelle élection.Vous attendiez-vous à ces réactions?,Nous n’avons pas fait de coup d'État! Nous avons simplement ré- agi à une situation qui n’était plus souhaitée par le peuple mauritanien.D’ailleurs, on le voit, l'ex-pré-sident a perdu ses soutiens au cours des dernières semaines.Quant aux réactions de la communauté internationale, elles sont tout à fait normales.Nous avons de très bonnes relations avec ces pays.Dans les jours et semaines à venir, ils seront rassurés.Nous ne cherchons pas à nous brouiller avec qui que ce soit.Et personne n’a intérêt à ce que la situation se dégrade.Etait-il nécessaire d’arrêter le président, le premier ministre, le ministre de l’Intérieur et d’autres personnalités politiques d’envergure?Quand comptez-vous les relâcher?Leur arrestation était nécessaire.Le président a failli détruire le système militaire et sécuritaire de son propre pays.Nous avons tenté de le raisonner, en lui expliquant que son décret de limogeage pourrait amener à une guerre entre mi- litaires.Mais il n’a rien voidu entendre.Le premier ministre, en tant que chef du gouvernement, et le ministre de l’Intérieur — qui a tenté de s’introduire à la Direction générale de la sûreté pour nommer un nouveau chef d’Etat — ont aussi leur part de responsabilité dans ce qui s’est passé.Ces personnes vont rentrer chez elles dès que possible.Ce coup d’Etat n’illustre-t-il pas l’échec du processus démocratique de 2005-07, qui avait fait de la Mauritanie un exemple?Non, il illustre simplement l’échec du président Nous sommes un pays démocratique et nous le resterons.Votre intervention est-elle également motivée |)ar l’émergence, depuis cet hiver, du terrorisme islamiste en Mauritanie?Les actes terroristes que la Mauritanie a vécus sur son sol sont le fait de dangereux suspects qui étaient en prison à l’arrivée du président.Mais ils ont été libérés de manière unilatérale [deux procès en juin et juillet 2007 se sont soldés par la libération de militants islamistes, NDLRj, sans concertation avec les services antiterroristes.Comptez-vous interdire le l>arti islamiste Tawassoul, autorisé depuis un an?Ce pirti a été reconnu par l’ex-pré-sident et il a réussi à s’allier à lui.Tout dépendra de son comportement Quelles sont vos priorités aujourd’hui?Nous allons instaurer un climat de confiance entre les acteurs politiques de tous bords.Au niveau économique, nous souhaitons donner des signaux dqÉtonne gouvernance et éradiquer fa corruption.Quand comptez-vous organiser un scrutin présidentiel?Dès que possible.Mais nous manquons de moyens et de préparation.Ne nous poussez pas à donner une date que nous ne pourrions pas respecter.Nous avons toujours tenu nos engagements pour le pays, nous les tiendrons cette fois aussi.(Jui pourra se présenter?Tous les Mauritaniens qui le souhaiteront.Y compris le président déchu, Sidi ( hikl Cheikh Abdallahi?S’il a encore la volonté de se présenter, il pourra le faire.Propos recueillis à Nouakchott par Manon Rivière Libération «Nous n’avons pas fait de coup d’État! Nous avons simplement réagi à une situation qui n’était plus souhaitée par le peuple mauritanien.» L’ONU, la Ligue arabe et FUnion africaine partagent leurs observations Le président de l’Assemblée nationale soutient le président déchu Nouakchott — Trois émissaires des Nations unies, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue arabe ont tenu, hier à Nouakchott, une «réunion de coordination» sur la crise en Maurifa-nie, quatre jours après le coup d’Etat, à l’issue de laquelle ils n’ont pas fait de déclaration commune.La réunion a duré une trentaine de minutes, a indiqué à l’AFP le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Ramdane Lamamra.Aucune décision n’a été annoncée ensuite.«Nous nous sommes rencontrés en tant que représentants de nos organisations respectives venues ici dans le cadre d’une mission similaire: celle d’aider la Mauritanie à dépasser [cette] conjoncture difficile», a déclaré à l’AFP M.Lamamra.«Nous avons comparé nos notes.R y a une convergence de nos points et de nos observations.Nous serons en mesure, sur cette base, de présenter des rapports préliminaires semblables mais pas forcément identiques», a ajouté le diplomate.Outre M.Lamamra, ont participé à cette rencontre Said Djinnit, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Quest, et Ahmed Benhelli, secrétaire gênerai adjoint de la Ligue arabe.Chacun d’eux s’était entretenu samedi ou hier avec le général Mohammed Ould Abdel Aziz, chef de la junte qui a arrêté et renversé mercredi le président mauritanien, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, élu au début de 2007.L'UA avait annoncé vendredi qu’elle allait «suspendre la Mauritanie» comme membre de son organisation et l’émissaire de l’ONU avait appelé samedi à «un rapide retour à l’ordre constitutionnel».Appui au président renversé Par ailleurs, le président de l'Assemblée nationale de la Mauritanie, Messoud Ould Boulkhéir, a «solennellement» affirmé hier son soutien au président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, dont il demande le rétablissement en tant que chef de l'Etat.«Je déclare solennellement, en tant que président de l’Assemblée nationale, ne reconnaître comme seul dépositaire, légitime du pouvoir exécutif que le président de la République élu, M.Sidi Mohammed Ould Cheikh Abdallahi», a indiqué M.Ould Boulkhéir dans une déclaration transmise à l'AFP Le président de l’Assemblée nationale dit également «n ’accepter aucune autre, solution de rechange à la crise actuelle que la libération immédiate du président légitime [.] et son rétablissement dans ses fonctions constitutionnelles intégrales».M.Ould Boulkhéir dirige l'Alliance populaire et progressiste (AIT), qui compte cinq députés sur les 95 de l’Assemblée nationale et trois mL nistres dans le gouvernement.Cette formation est l’un des quatre partis qui ont constitué, en réaction au putsch, le Front pour la défense de la démocratie.M.Ould Boulkhéir affirme «refuser toute nouvelle élection organisée par les putschistes en violation de notre Constitution et de nos engagements internationaux» et continuer d’assumer ses responsabilités parlementaires.Agence France-Presse EN BREF Une célèbre arche naturelle s’effondre dans l’Utah L'une des plus grandes arches de l’Arches National Park de lUtah n'est phis: Wall Arch, qui comptait au nombre des merveilles naturelles les plus photographiées du parc américain, s’est effondrée entre hindi soir dernier et mardi matin.Sa chute s'est déroulée sans témoin, a annoncé Paul Henderson, responsable du parc national D a précisé vendredi que l’arche, située le long du Devils Gardon T rail avait été victime des lois de la gravité et de l’éro- sion, forces qui finiront par détruire l’ensemble des arches du parc, at-il dit Pendant des années, Wall Arch a été l’une des étapes favorites des photographes dans le parc.Comme d'autres, cette arche de phis de 10 mètres de haut dont l'arc mesurait 22 mètres, était en grès Entrada.Elle figurait à la 12" place, en matière de taille, sur la liste des quelque 2000 arches présentes dans le parc, selon les estimations.Son existence avait été signalée pour la première fois en 1948, date à laquelle son nom de baptême lui avait été donné.la chute de roches provenant de l’arche a contraint la direction du part à fermer une partie du sentier d’où les visiteurs pouvaient l'admi- rer.Paul Henderson a déclaré que le chemin rouvrirait après que les autorités se seront assurées de la sécurité des lieux et que l’endroit aura été dégagé.-AP La Corée du Nord restera sur la liste Pékin — La Maison-Blanche a admis hier qu’elle ne devrait pas être en mesure de retirer la,Corée du Nord de la liste des Etats terroristes à partir d’aujourd’hui, comme elle en aurait la possibilité, mais que les discussions en vue de la dénucléarisation nord-coréenne continuaient «Cette fe- nêtre s’ouvre demain», a dit à la presse un haut collaborateur de la Maison-Blanche, Dennis Wilder, faisant référence à l’expiration d’un délai de 45 jours au bout duquel le président George W.Bush peut retirer la Corée du, Nord de la liste américaine des Etats terroristes.«À ce stade, je crois raisonnable de dire que la journée de demain va probablement passer sans que cela arrive», c'est-à-dire sans que la Corée du Nord donne son accord à des modalités selon lesquelles serait vérifiée l’exactitude de ses déclarations sur ses activités nucléaires, a-t-il ajouté à Pékin, où il accompagnait M.Bush.- Agence France-Presse ES SPORTS TOSHIFUMI KITAMURA AGENCE FRANCE-PRESSE Le judoka montréalais Sasha Mehmedovic tente de maîtriser son adversaire lors de son deuxième combat de la compétition.m #•;.M JUDO Les Jeux sont terminés pour Mehmedovic ROBERT LAFLAM ME Pekin — Le judoka canadien Sasha Mehmedovic a vu son tournoi olympique prendre fin par une défaite crève-cœur, hier, à son deuxième combat du repêchage chez les 66 kilos ou moins.Le Serbe d’origine, Montréalais d’adoption, a perdu l’avance d’un point qu’il détenait à la toute fin du duel l’opposant au Russe Alim Gadanov, avant de s’incliner au tout début de la prolongation.«Ça fait très mal, a admis Mehmedovic, qui a éclaté en sanglots à sa sortie du tatami.En m’amenant ici, j’avais comme objectif de finir parmi les cinq premiers.J’étais très confiant, gonflé à bloc, et en meilleure forme que jamais.» Une erreur bête, commise à sept secondes de la conclusion de son quatrième match, a freiné ses aspirations.Il a écopé une pénalité pour «fausse attaque», l'arbitre ayant jugé qu’il a fait une esquive dans l’espoir d’écouler le temps.«J'agirais différemment si c’était à refaire, a-t-il avoué.Le match n’aurait jamais dû aller en prolongation'.Au lieu de me précipiter vers lui, j’aurais dû me montrer plus rusé et rester à distance.Il aurait fallu que je laisse le temps s écouler d’une façon plus subtile.» L’entraîneur de Mehmedovic, Nicolas Gill, a souligné que le Russe, même s’il accusait un retard au score, a eu l’initiative du combat pendant sa majeure partie.«Cest comme au hockey, a imagé GUI.Tu mènes 1-0, mais tu passes tout le match dans ta zone.Ça chauffe davantage quand l’équipe adverse enlève son gardien.C’est ce qui est arrivé.Sasha n'a jamais su bien placer ses mains pendant le combat.Il possède l’agilité et le sens du judo pour souvent se tirer d'affaire.Mais il a un peu trop joué avec le feu.» Comme son coéquipier Frazer Will la veille chez les super-légers, Mehmedovic a conclu son tournoi avec une fiche de deux victoires et autant cje défaites.Il avait commencé la journée en battant l’Equatorien Roberto Ibanez, avant de subir la défaite contre le Français Benjamin Darbelet, dans un affrontement fort serré.Au premier tour du repêchage, U a vaincu facilement le Marocain Rachid Rguig.«Je suis déçu de la conclusion, mais c’est tout de même une bonne journée.J’ai perdu deux combats serrés contre de bons athlètes», a-t-il affirmé.«C'est le métier qui rentre, a repris Gill.Sasha était nerveux en début de journée.Il voulait en faire un peu trop.U n’a pas connu son meilleur tournoi, et il termine neuvième aux Jeux olympiques.Avec un peu de chance, il aurait pu continuer.Ça augure bien pour la suite de sa carrière.» «U est jeune.Il a terminé septième aux derniers Championnats du monde et neuvième ici.Il amorce les plus belles années de sa carrière.Parfois, on doit passer proche pour se convaincre qu’on peut réussir, et puis on débloque.On espère que ce sera son cas.» A Pékin, Mehmedovic a reçu le soutien de sa famille (ses parents, son frère, sa conjointe et ses beaux-parents).«Vous n ’avez pas idée combien tous ces encouragements me font chaud au cœur», a conclu le jeune homme quand on l’a interrogé sur le sujet, avant de fondre en lannes.«Ce sont quatre années sur le tatami que je viens de voir s’envoler en fumée.Je ne sais pas si je vais ravoir la chance de participer aux Jeux olympiques.On verra.En attendant, ça fait mal.» Aujourd’hui, ce sera au tour de Nicolas Tritton, un autre judoka du club Shidokan de Montréal, de tenter sa chance dans la catégorie des 73 Idlos ou moins.La Presse Canadienne DOPAGE Le CIO exclut la sprinteuse Ekaterini Thanou Pekin — lœ Comité international olympique (CIO) a, comme prévu, choisi la ligne dure en excluant dimanche des Jeux olympiques de Pékin la sprinteuse grecque Ekaterini Thanou, coupable d’infraction aux règles antidopage, mais surtout d’atteinte à l'image des Jeux, en 2004, à Athènes.Réunie hier matin dans la forteresse de l’hôtel Beijing, la commission exécutive, le gouvernement du CIO, a ainsi décidé de suivre les recommandations de sa commission disciplinaire et d'empêcher Thanou de courir à Pékin.La base juridique de la décision, motivée sur cinq pages, est le fameux article 45 de la charte olympique qui stipule que le CIO a le pouvoir discrétionnaire d'accorder ou de refuser toute accréditation pour les JO.A cet article s’ajoute la décision spécifique prise en 2(X)4 que «toute participation de Thanou à une autre édition des JO pourra être sujette à une autre procédure de la part du CIO.» Mais ce sont d'abord des raisons affectives qui ont poussé le CIO à bannir Thanou, pourtant revenue depuis deux ans de suspension et sportivement qualifiée, alors qu’il n’a rien tenté pour empêcher le Hongrois Robert Faze-kas, déchu de son titre olympique 2004 du disque pour dopage, de concourir en Chine.Ekaterini Thanou a vivement réagi, dans un communiqué: «Les masques sont tombés, on en est arrivé à cette décision arbitraire et illégale qui porte odieusement atteinte à tout sens de l’égalité et du droit dans le monde civilisé.Il s ’agit du dernier acte d'une décision annoncée, d'un effort AGENCE FRANCETRESSE La sprinteuse grecque Ekaterini Thanou programmé pour que je ne concoure pas, pour que je ne revendique pas et que je ne gagne pas une autre médaille pour ma patrie», a-t-elle déclaré.Autre bras de fer Coupable, comme son compatriote Kostas Kenteris, d’avoir manqué deux contrôles antidopage et d’avoir simulé un accident de moto pour justifier son absence à un troisième, ce qui équivaut à une violation des règles antidopage sanction-nables de deux ans de suspen- sion, Thanou a eu un «comportement inacceptable» et a causé un «très sérieux préjudice au mouvement olympique en provoquant un scandale majeur, couvert par les médias du monde entier.»- Poursuivie pénalement pour parjure en Grèce, autre élément à charge pour le CIO, la sprinteuse paye également l’agressivité de son avocat «dont les menaces sont incompatibles avec l’esprit olympique», selon le document.Sans attendre la décision des Olympiens, le défenseur de l'athlète a en effet envoyé à la commission d'éthique du CIO une lettre de plainte envers les décla-rations publiques de Jacques Rogge, président du CIO, Thomas Bach, celui de la commission de discipline, et Lambis Ni-kolaou, membre grec du CIO.Thanou, qui en avait exprimé l’intention en cas de décision défavorable, devrait désormais faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui a délocalisé à Pékin une chambre ad hoc chargée de trancher les litiges en accé léré.Une nécessité puisque les séries du KXl m, la seule course où la Grecque est qualifiée, ont lieu le samedi 16.Ensuite se poursuivra un autre bras de fer avec le CIO.Dépositaire des cinq médailles des JO-2000 retirées à l'Américaine Marion Jones après ses aveux de dopage, le CIO rechigne à les réattribuer en fonction du classement, notamment parce que cela ferait de Thanou - à priori innocente jusqu’en 2004 - une championne olympique du 100 m.lin blocage que la Grecque et ses défenseurs sont également bien décidés à contester.Agence France-Presse TENNIS Frédéric Niemeyer souhaite garder ses forces pour le double Frédéric Niemeyer s’est présenté aux Jeux de Pékin avec l’objectif avoué d’épauler Daniel Nestor dans sa quête d’une médaille d’or olympique au tournoi de tennis en double.Et même si les forfaits lui ont ouvert une place dans le tableau en simple, le Québécois n’a pas perdu de vue ses priorités.C’est ce qui a incité Niemeyer à déclarer forfait pendant la deuxième manche de son match de simple contre l’Argentin Guillermo Canas, hier.Le joueur de Deauville avait pourtant remporté le premier set de façon expéditive.Mais une petite douleur au coude l’a incité à se retirer alors qu’il tirait de l’arrière 24 dans le second.«Frédéric est venu ici pour jouer en double avec Daniel Nestor et gagner une médaille, a rappelé l'entraîneur Martin Laurendeau.C’est l’objectif numéro un.Sa présence en simple est un bonus.On avait espéré que le tirage au sort fasse en sorte qu’il puisse disputer son match de simple dimanche [hier] et son double le lendemain.Finalement, il doit disputer les deux dimanche [hier].* Dans les circonstances, Niemeyer et son entourage s’étaient consultés et avaient établi une stratégie.«Après discussion, on voulait qu’il joue au moins un set et qu’il essaie de gagner le match à l’intérieur de Ihl0-lhl5, ce qu’il a failli faire puisqu’il a gagné le premier rapidement en 34 minutes, a poursuivi Laurendeau.Il a aussi obtenu beaucoup de balles de bris dans le deuxième.H aurait pu s’échapper avec une bonne avance dans le deuxième set.» Mais comme il tirait de l’arrière et qu’il avait un souci avec son coude — il a fait appel au soigneur à 2-3 —, il a finalement déclaré forfait.Selon Laurendeau, il s’agit d’une inflammation qui réapparaît de temps en temps, mais ce malaise ne met pas en péril sa présence en double.«En double, ce n’est pas un fadeur puisqu ’il sert un jeu sur quatre.» Dans son match contre Canas, dont le début a été retardé de trois heures en raison de la pluie, Niemeyer a commencé en force, prenant les devants 3-0 et il l’a finalement emporté 6-3 après avoir enlevé les trois derniers jeux.L’Argentin, classé 64' joueur mondial, s’est montré plus pugnace au deuxième set, ce qui a incité Niemeyer à rendre les armes.La pluie s’est remise de la partie en fin d’après-midi et le match de double de Niemeyer et Nestor n’avait toujours pas commencé en début de soirée.Le duo se mesure aux frères britanniques Andy et Jamie Murray.L’Ontarien Frank Dancevic disputera son match de premier tour contre le Suisse Stanislas Wawrin-ka, fr tête de série, aujourd’hui.La Presse canadienne PHILIPPE HUGUEN AGENCE FRANCE-PRESSE La pluie est tombée sur les terrains de tennis à Beijing, perturbant les compétitions de première ronde.Boxe Canada a fait un piètre travail de développement Le seul athlète qualifié a été éliminé au premier tour MARC T O U G A S Un seul boxeur canadien s’est qualifié pour les Jeux de Pékin, alors qu'il y en avait eu cinq en 2004, lors des JO d’Athènes.Et notre seul représentant, l'Ontarien de Windsor Adam Trupish, pourtant classé 5' au monde dans sa catégorie, a été éliminé dès le premier tour chez les 69 kg, dimanche, lorsqu’il s’est incliné 20-1 contre Bakhyt Sarsekbayev, du Kazakhstan.«Si m ne se réveille pas, la prochaine fois, on n’en qualifiera pas du tout», lance en guise d’avertissement Sté-phan Larouche, actuel directeur des opérations dTnter-Box qui était entraîneur au sein de l’équipe canadienne en Grèce en 2004, alors que Benoit Gaudet et Jean Pascal avaient notamment représenté l’unifolié.Le déclin de la boxe olympique canadienne a été progressif, mais manifeste ces dernières années.«Aux Jeux du Commonwealth, le Canada avait remporté six médailles d'or en 1986, d avait également terminé premier en 1990 d 1994, puis ç’a commencé à décliner en 1998, explique Yvon Michel, grand patron de GYM, l’autre écurie de boxe d’importance au Québec.En 2002, il y a eu une seule médaille.H était un temps, dans les années 1990, où le Canada était une des puissances mondiales.Maintenant, on n’est même pas parmi les 50 premiers.» Selon Larouche et Michel, la relève est bonne au Canada, mais c'est au niveau de l'encadrement offert par Boxe Canada que le bât blesse.«On a de bons juniors et de bons seniors — c’est quand les boxeurs sont rendus à l'équipe nationale qu ’ils ne sont pas encadrés, affirme Larouche.Manque d’encadrement «Les boxeurs sont laissà à eux-mêmes, ils sont laissés à leurgym, ils ne voyagent pas souvent, donc ils ne peuvent prendre confiance en affrontant d'autres bons boxeurs d'autres pays.Les centres nationaux de haute performance sont sous-utilisés.Les autres pays se sont améliorés et mrus, on n'est même pas capable de regrouper nos boxeurs pour des camps.» «Il n'y a pas de leadership, dit quant à lui Michel, qui dirige notamment la carrière de Joachim Alcine et Jean Pascal.II.fout que nos boxeurs participent à des compétitions adaptées à leurs besoins pour qu'ils puissent progresser.Ça prend des camps, il fout les guider, ils doivent goûter à des compétitions internationales.• Depuis Pékin.Trupish, qui avait également été éli- miné au premier tour aux JO de 2004, a fait écho aux critiques formulées par Larouche et Michel.«Je n’avais pas boxé depuis octobre dernier, a-t-il déclaré à la Presse canadienne à Pékin./««rais eu besoin que quelqu'un me dise quoi faire, où aller, quoi manger et comment travailler.Mais tout ça dépendait de moi.» Selon Larouche, ce manque d’encadrement fait en sorte que nos boxeurs deviennent des victimes faciles.«Les boxeurs canadiens en général sont trà statiques, affirme l’entraîneur des champions du monde Lucian Bute et Steve Molitor.Ils n 'ont pas de jeu de pieds, même celui qui est universel, que tous les pays utilisent — avance-recule, avance-recule.Nous, on boxe les pieds plats, on avance et on avance encore.» Larouche déplore que la politique prenne le dessus, à Boxe Canada, sur les besoins des athlètes et la nécessité d’obtenir de bons résultats.«On a l’argent, mais on l'administre mal», dit-il.«Russ Anber (l'actuel président de la Fédération québécoise de boxe olympique) a voulu foire venir un entraîneur cubain, coté parmi les meilleurs au monde, mais des entraîneurs au Canada et des présidents de fédération n 'en ont pas voulu, par jalousie, raconte Larouche.Personne au pays n'avait la compétence de cet entraineur-là, et pourtant on n'a pas voulu l'embaucher.» Un Québécois, Daniel Trépanier, a été engagé l'automne dernier à Boxe Canada pour diriger le programme national, mais à titre de coordonnateur technique, et non de directeur technique.C’est donc dire qu’il dépend d'autres administrateurs pour certaines décisions.«Pour 2012, ils partent avec de bonnes intentions, dit Larouche.Malheureusement, on a perdu quatre ans et on ne les rattrapera jamais.» Depuis Pékin, le vice-président de Boxe Canada, Ryan Savage, un ancien boxeur, a reconnu que le fait de n’avoir qu’un seul boxeur en Chine a sonné l’éveil au sein de l’association.«Il y a certaines choses que nous devons régler à l'interne, a-t'-il affirmé à La Presse canadienne à Pékin.Il fout s'adaptera la nouvelle réalité de la boxe.Il fout être davantage à l'écoute des besoins de nas athlètes amateurs.Il fout notamment trouver le moyen que les anciens boxeurs demeurent impliqués.U fout aussi trouver le moyen que nos entraineurs puissent enseigner à temps plein.» La Presse canadienne H \ LE DEVOIR.LE L T X D I 11 AOÛT 2 0 0 8 B 5 ES SPORTS -vs % '-A ' ¦So'v 2)i T.‘’-'r c & t* -i -•8 -« v-L I «r t à.î X ' m *X & ; ,,± -r £%'*- v^ -.:ï -•- v4i^ i ' ' VW V IM '"Ci _-f'- sTia • -* t.-5^ » - - -^r ‘é , r?.Se ’*f‘p- V > **.' , ,.*- ;# - * v Wi) ¦'rJiïr * fV»' ,'>' -Xi Jljq) % ;M .*:
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