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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-08-15, Collections de BAnQ.

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MUSIQUE John Fogem-à Shelburne: rock’n’roll et savoir-vivre au Vermont Page B 2 C’EST LA VIE! L’amour mis à mort de 107 (divines) façons Page B 8 Bamboula bambine La dixième Fête des enfants de Montréal s’empare de l’île Sainte-Hélène À compter d'aujourd’hui et jusqu’à dimanche soir, l’île Sainte-Hélène retombe en enfance et se livre corps et biens aux jeunes Montréalais, du nourrisson au pré-ado.Place à la dixième Fête des enfants, de plus en plus populaire, de mieux en mieux organisée.GARY LAWRENCE (est «le plus important rassemblement familial de la métropole», dixit la ministre Nathalie Normandeau.Un «événement célébrant l’esprit de famille et l’ouverture sur le monde», ajoute le maire Tremblay.Mais surtout, un «week-end pour s’amuser et s’éclater en famille, dans un contexte intergénérationnel et interculturel», pose le comédien François-Etienne Paré, père de famille et porte-parole de l’événement depuis quatre ans.En 1999, la première Fête des enfants avait attiré 30 000 personnes; l’an dernier, 266 000 jeunes participaient à cette grande bamboula pour bambins babas.Avec le week-end ensoleillé mur à mur qu’on nous prédit, ce dernier record pourrait bien être fracassé cet été.Instaurée pour favoriser l’épanouissement des jeunes de 12 ans ou moins et pour faciliter l’intégration des enfants et de leur famille à la société montréalaise, la Fête des enfants rassemble aujourd’hui une incroyable kyrielle d’activités «culturelles, sportives, ludiques, sociales et de sensibilisation» qui s’adressent aux jeunes de tout âge et qui sont offertes gratuitement tout au long du week-end.Il y en a vraiment pour tous les goûts: de ITiébertisme aérien, des ateliers de fabrication de costumes, de l’initiation à la radiophonie, de la sculpture de ballons, une fermette où les menottes des minots migno-tent les pourceaux, une aire de pratique de tir au soccer, d’immenses jeux gonflables, des carrés de sable pour nourrissons, des séances d’initiation sportive (hockey, kin-ball, tchoukbafl, rugby.), de rutilants camions de pompiers, de pétulants héros costumés, du pinata bashing et les initiations cir-cassiennes du «fabuleux cirque Jean Coutu» (fc Jean Coutu), où il n’est pas nécessaire, pour être admis, de s’affubler d’un sarrau blanc.Même les parents y trouvent leur compte, avec les séances de cardio-poussette et de yoga parents-bébé; c’est tout juste si on n’a pas prévu du speed dating pour les familles monoparentales.Quant au Hurlotron, cet espace clos où on peut repousser les limites du cri humain, gageons qu’il servira aussi d’exutoire aux parents ulcérés par leurs loupiots récalcitrants.Enfin, pour célébrer dignement le 10r anniversaire de l’événement, le tout nouveau Show des 10 ans (ce soir à 19h) donnera lieu aux prestations de CréaSon (un concept vraiment intéressant (www.creason.ca), et à celles des vedettes de l’émission Ramdam, avant qu’un authentique feu d’artifice sans artifices informatisés vienne attiser la soirée.Loin d’être un vulgaire parking à marmots, la Fête des enfants mise haut et fort sur l’interactivité adultes-progéniture.«Par exemple, au stand de maquillage, on invite les Parents à maquiller eux-mêmes leurs enfants, avec l'assistance dqs préposés, explique François-Etienne Paré.Et bien souvent, ce sont les parents qui finissent par se faire maquiller par les enfants!» Détail intéressant, l’événement fait la part belle aux communautés montréalaises, toutes origines confondues, un concept qui existait bien avant la Commission Bouchard-Taylor.Les participants ont ainsi droit à des ateliers de tam-tam, à des jeux traditionnels malgaches et haïtiens, à des séances de calligraphie à la plume d’oie, à du bricolage philippin, arabe et japonais, mais aussi à des prestations de danse écossaise, berbère, kabyle, grecque, bulgare, et tutti quanti.Même les services de restauration mis en place permettent d’effectuer une alléchante virée gastronomique multiethnique.D faut dire qu’à l’origine, l’idée de cette fête est venue de la communauté indienne de Montréal, qui avait, à l’époque, approché et convaincu Géranium 1" de célébrer l'enfant comme on le fait en Inde lors de l’anniversaire de Nehru, ce premier ministre «qui voyait en la jeunesse l’avenir de son pays».«C’est dans la mission de la Fête d’encourager le rapprochement entre les communautés: plus on se connaît, moins U,y a de tensions», explique François-Etienne Paré.Autrefois organisé au parc Maisonneuve, c’est désormais au parc Jean-Drapeau qu’a lieu l’événement.Juste à la sortie du métro, en fait une bonne raison pour utiliser les transports en commun, a fortiori parce que ceux-ci sont gratuits pour quiconque se procure un laissez-passer à l’une des pharmacies Jean Coutu (encore Lui) participantes.Un mot, enfin, sur la sécurité: elle est plus que jamais renforcée et efficace depuis qu’on a découvert, l’an dernier, que des pédophiles blogueurs voyaient en la Fête des enfants un immense et immoral peep show où aller se rincer l’œil en plein air.«D’année en année, l’organisation s’améliore, assure François-Etienne Paré.Une armée de bénévoles sillonne le site et permet de retrouver en deux temps, trois mouvements les enfants égarés; aussi, on a mis en place une excellente structure pour repérer, surveiller et interroger les individus louches.Même la police de Montréal s'inspire de l’expertise des agents de la Fête des enfants!» Qui sait, peut-être que les prochaines générations de flics montréalais prendront exemple sur le rapprochement interculturel de cette fête pour agir au quotidien dans les quartiers sulfureux de la métropole?¦ La Fête des enfants de Montréal $ débute aujourd’hui, à 16h, et se § poursuivra demain et dimanche, § de 9h à 18h.Outre le site du parc “ Jean-Drapeau, les familles peuvent * accéder gratuitement au complexe ^ aquatique de 111e Sainte-Hélène, à a la Biosphère, au musée Stewart et £ aux muséums nature (Jardin bote- r nique, Insectarium et Biodôme) 8 durant tout le week-end.¦ Renseignements: * 514 872- = 0060, www.fetedesenfiints.ca.3 Collaborateur du Devoir x Même les parents y trouvent leur compte avec les séances de cardiopoussette et de yoga parents-bébé! Enfin, l’Expo i; Québec \ A Québec, on l’attend avec impatience dès les premières chaleurs (ou les premières intempéries!) d’été.Depuis mercredi, la 9T Expo Québec fait tourner la tête et le cœur des visiteurs avec ses èx-positions agricoles et sa grande roue.Cette année, 400r oblige, l’exposition provinciale se donne une touche française en accueillant sept régions de la France, que les gens pourront boire, goûter, contempler, écouter et sentir grâce à un cocktail d’espaces thématiques.La célébration de la fraternité Québec-France se poursuit sur le terrain d’Expo Cité jusqu’au 24 août.wwwexpocite.com.Contes au crépuscule Demain, la Maison Saint-Gabriel convie ses invités à «Entre chien et loup», une soirée de contes à la belle étoile.De 19h30 à 21h30, les fantômes du passé tout droit sortis de l’esprit des conteurs resurgissent et font vibrer la nuit Sous la gouverne de Ubert Sanspré, dit Belœil, personnage de la Nouveilç-France caché derrière le nom d’Eric Michaud, l’activité sera également ponctuée de musique, tout cela dans les jardins de la Métairie, à la lueur des lanternes.L’entrée est de 10 $ et la réservation, obligatoire.» 514 985-8136, www.maison saintgabriel.qc.ca.Vélo en plein art C> est le dernier week-end pour profiter de la visite du Musée de Lachine à vélo, qui permet de découvrir l’art contemporain et public québécois au grand air et dans un environnement exceptionnel.Demain et dimanche, les guides feront déambuler les cyclistes dans un jardin de sculptures, à la rencontre de l’histoire et de l’art Vous q’avez pas de vélo et pensez baisser les yeux pour passer à l’activité suivante du «Ici et là»?Tut! tut! La location de vélo est possible, à deux pas du musée.Le circuit est d'une durée de 90 minutes, et c’est gratuit « 514 634-3478.Clichés nature JEAN PIERRE BEAULIEU T usqu’au 25 septembre pro-J chain, la bibliothèque de Saint-Lambert propose Regards particuliers, une exposition de photographies du passionné Jean-Pierre Beaulieu.C’est à l’aurore que l’artiste a capturé plusieurs de ses clichés, des scènes de la nature, des îles de la Madeleine à la Califomle, croquant des gouttelettes de rosée sur un fil d’araignée aussi bien qu'une maison rouge aux volets ensoleillés sur fond de ciel bleuté.L’exposition est gratuite et accessible pendant les heures d’ouverture de la bibliothèque, les lundi, mardi et jeudi de 12h à 21h, le mercredi de lOh à 18h et les samedis et dimanches de lOh à 16h.490, avenue Marcille (coin Green), à Saint-Lambert » 450 466-3810.Émilie Folie-Boivin LE U E V 0 I H .LE VE X 1) H E I) I I ') A OIT 2 O I) H B 2 W E E l\ CULTURE TQS revient sur sa décision : les bulletins d’information quitteront l’antenne le 31 août L’entreprise recule en apprenant qu’elle doit payer la totalité des primes de départ des employés SYLVAIN LAROCQUE Après avoir jonglé avec l’idée de produire des bulletins de nouvelles jusqu’à la fin de septembre, le réseau de télévision TQS est revenu sur sa décision et a annoncé hier que leur diffusion prendrait fin le 31 août, tel qu’envisagé au printemps.«Après analyse complète de la situation de l’ensemble des salles de nouvelles, il devenait impossible d'en assurer le bon fonctionnement au-delà du 31 août prochain, particulièrement dans les marchés à l’exté- rieur de Montréal», a déclaré dans un communiqué Maxime Ré-millard, de Remstar, nouveau propriétaire de TQS.Selon Luc Bessette, président du syndicat de l’information de TQS à Montréal, Remstar a reculé après avoir pris conscience qu’en allant de l’avant, le réseau allait devoir verser la totalité des primes de départ dues aux employés de Trois-Rivières et de Sherbrooke, en vertu des conventions collectives de ces stations.«Quelques semaines avant le début de la saison d’automne, les gens avaient espoir de pouvoir travailler encore un mois, a expliqué M.Bessette au cours d’un entretien téléphonique.Humainement, je trouve ça complètement dé- plorable de voir qu’une entreprise, qui a déjà joué économiquement sur les nerfs de tous ses employés, recule tout simplement parce qu’ils ne veulent pas payer de prime de départ.[.] Nous avons été pris en otage du début à la fin [de la restructuration de TQS].* Le syndicat entend contester devant les tribunaux la décision de TQS de classer les indemnités de départ dans ses créances, de sorte que les employés ne toucheront qu’environ 17 % de leur dû.Des poursuites sur d’autres questions sont aussi envisagées.Malgré la disparition des bulletins de nouvelles dès le 31 août, la nouvelle programmation de TQS ne commencera que le 28 septembre, avec l’émission de télé-réalité Loft Story 5.Les nouvelles émissions du matin, du midi et de l’après-midi entreront en ondes le lendemain.Dans le cadre des émissions du matin et de l’après-midi, TQS compte diffuser des «capsules de nouvelles qui refléteront la réalité régionale ou nationale tout en répondant aux attentes du public».Les émissions Bob Gratton, 450, Chemin du Golf et 110 pour cent reprendront quant à elles le 1er septembre, alors que Flash et L’Avocat du diable se poursuivront jusqu’au 26 septembre, avant de disparaître.La protection dont bénéficie TQS en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies se termine à la fin du mois, mais pourrait être prolongée par la Cour supérieure.Il a été impossible de joindre un porte-parole de TQS, hier.La Presse canadienne « Quelques semaines avant le début de la saison d’automne, les gens avaient espoir de pouvoir travailler encore un mois » A John Fogerty à Shelburne Rock’n’roll et savoir-vivre au Vermont SYLVAIN CORMIER Shelburne — John Fogerty,le John Fogerty de Creedence Clearwater Revival, celui-là même dont Bruce Springsteen a dit un jour qu’il avait créé les plus parfaits «three-minute songs» de l’histoire du fock, le formidable John Fogerty qui a bouté le feu à Wilfrid-Pelletier l’an dernier, était mercredi soir en spectacle sur une scène extérieure près de chez vous.Si, si.Cela se passait à Shelburne, au Vermont, un tout petit peu au sud de Burlington.La porte à côté.Même pas deux heures de route à partir du Plateau.L’aller-retour facile dans la journée.C’est là, dans le jardin paradisiaque du voisin, que le champion roots-rock se produisait, dans le cadre de Concerts on the Green, série de spectacles présentés sur le site de l’extraordinaire Shelburne Museum par un promoteur local.Higher Ground.Et par Gillett Entertainment Group.Notre Gillett.Façon de parler: notre gros promoteur montréalais, quoi.Le Gillett du Canadien et du Centre Bell.Le spectacle n’était pourtant pas annoncé dans nos médias: j’ai attrapé l’info par chance, consultant pour autre chose le calendrier du promoteur sur Internet (www.geg.ca).De là, j’ai abouti à www.higjhergroundmusic.com.J’ai téléphoné à Michael chez Gillett.Fogerty à Shelburne, je peux?Je pou-vais.Chic alors.Moi qui avait raté le ARC H AM BAU LT 2) ci’mivvirae ¦ ARIANE MOFMTT Tous les sens S PtUlfi MOTfOf 40 ans de succès au Québec ?ROSE Rose Q OrtRAMM VACANCES Art»* variés i v CLAUDE DUBOIS Dubois par chœur El MA Smile JONATHAN PAINCHAUD Qu'on se lève ANGLOPHONE COLDPLAY Wva la Vida Bande sonore du film JACK JOHNSON Sleep Ttrough thestatic Rockferry PASCALE PICARD Me, Myself &Usj MELODY MRDOT Winsome Hewtl THE CISTERCIAN MONKS Of.than! Music For Ttie SouiH Hard Candy SCARS ON BROADWAY Scars ;>n Broadway® TÉLÉCHARGEMENT ZlK.ca Marie-Mai I JE VEUX TOUT I Ariane Moffatt I TOUT DE MOI Andrée Watters / Sylvain fossette hna fier intronisé du Rock’n’Koll Hall of Fame à Wilfrid, j’allais rattraper le coup.Cerise sur le sundae de mon été.Prix de consolation de mon été sans Paul McCartney.In belle soirée que c’était Soirée de rock’n’roll et soirée de qualité.La proposition Concerts on the Green en est une de savoir-vivre à l’américaine, chapitre Vermont.Tout est mis en œuvre pour que l’expérience soit agréable, à commencer par le lieu, amphithéâtre naturel, à l’acoustique si parfaite Fogerty joue toutes les chansons qu’on veut de lui, et il en a un sacré tas.Ça démarre avec Tmvelin ' Band et ça n’arrête plus qu’on n’a même pas besoin de crin-quer les amplis à onze.Il y a aussi l’horaire, pratique pour les spectateurs, sensé pour les habitants du coin: ouverture du site à 18h, spectacle à 19h.On peut apporter son manger et son boire (mais pas d’alcool), ainsi que des chaises basses (pour ne gâter la vue de personne: si on peut passer un ballon de basket dessous, c’est trop haut) et de quoi se protéger de la pluie en cette saison pourrie (mais pas de para-pluie-parasol, trop gros).On peut danser, mais sur les côtés de la scène seulement, par politesse envers les gens arrivés tôt avec leurs chaises basses, ou n’ayant pas de chaises du tout.Gros bon sens et civisme.Vive le Vermont Alors quoi?Alors le bonheur sous les nuages.On se dandine en rythme sur sa chaise basse (mon coussin, en l’occurrence), et on apprécie.Et Fogerty, comme l’écrivait le collègue Brian Myles l’an dernier, joue toutes les chansons qu’on veut de lui, et il en a un sacré tas.Ça démarre avec Trave-lin’ Band et ça n’arrête plus, de Bad Moon Rising à Green River à Who’ll Stop The Rain à Born On The Bayou, et ainsi de suite deux heures durant, jusqu’à Proud Mary.On est épous-touflé par Kenny Aronoff et sa démente frappe de caisse claire, on se laisse mitrailler de solos de guitare et de riffs de guitare et de strumming de guitare, on chante à tue-tête avec Fogerty tous les refrains (même ceux du récent album Revival, pareillement imparables), et on bénit le ciel de n’avoir déversé que des gouttelettes.Et on se dit qu’on va revenir.Souvent Et que c’est drôlement bête que ça ne se sache pas plus du côté canadien de la frontière.Et qu’on y remédiera.Le 26 août, tiens, il y a Keb’Mo avec Robert Cray.Le Devoir PAUL BUTTERFIELD REUTERS John Fogerty, du défunt groupe Creedence Clearwater Revival EN BREF Un chapiteau dans la montagne C’est demain soir, à Saint-Ve-nant-de-Paquette dans les Appa-laches, que se tiendra la quatrième édition de la Soirée de la poésie sur le thème «Passion compassion».Assis sur des ballots de paille, sous un chapiteau, vous pourrez entendre Martine Audet, Monique Deland, Fran- Sis Hébert René Lapierre, uise Marois, Fernand Ouellette et Nathalie Watteyne lire leurs textes entourés de la présence chaleureuse des montagnes.Richard Séguin, l’instigateur des Sentiers poétiques de Saint-Venant qui célèbrent cette année leur dixième anniversaire, apportera sa guitare, et Jean-François Martel, sa contrebasse, pour assurer les intermèdes musicaux alors qu’Hélène Deslauriers et François Hébert animeront la soirée.Le prix d’entrée prend la forme d’une contribution volontaire et il vous faut prévoir sans faute un endroit où donnir dans le coin.On obtiendra plus de renseignements au 1819 658-1064.- Le Devoir 5e édition du Festival Musique du Bout du Monde Azentic Parrainé par Yves Lambert, le Festival Musique du Bout du Monde Azentic revient cette année, du 15 au 17 août, dans le centre-ville de Gaspé.Au menu: une soirée d’Afrobeat et de groove africain avec Papa Groove et Jeff Kavanda, un autre programme double avec le groupe breton Red Cardell et le Bébert Orchestra, de même qu’un concert de clôture à l’enseigne celtique avec Mary Jane Lamond.Sans compter le défilé d’ouverture, la parade des enfants et la prestation de plusieurs autres artistes.Renseignements: » 1 866 313-3626.- Le Devoir Un dessinateur danois est prêt à défendre sa caricature de Mahomet Amman — Le dessinatair danois Hurt Westergaard s’est dit prêt à se présenter devant la justice jordanienne pour défendre sa caricature controversée de Mahomet, affirmant craindre im procès inéquitable, rapporte hier un quotidien jordanien.«Je voudrais aller à Amman pour être jugé.Mais je crains cependant d’être d'avance reconnu coupable», a-t-il déclaré dans un interview à Copenhague au Jordan Times, un quotidien appartenant au gouvernement jorda-nien.Un procureur jordanien a convoqué en juin M.Westergaard pour l’interroger, après une plainte pour blasphème et incitation à la dis- corde de plusieurs médias jordaniens au sujet de sa caricature.Ce dessin, l’un des 12 parus le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten, avait été publié de nouveau en février par 17 quotidiens danois, ce qui avait déclenché de violentes manifestations dans plusieurs pays musulmans, y compris la Jordanie.M.Westergaard a précisé qu’il n’avait reçu aucune convocation officielle de la part de la justice jordanienne, et a de nouveau défendu son dessin, qui représente la tète du Prophète coiffée d’un turban en forme de bombe à la mèche allumée.«[Je voulais] souligner que certains terroristes détournent l’islam et s’en servent comme d’une arme spirituelle», a-t-U Ai.«Je voulais faire le portrait de terroristes comme s’ils prenaient le prophète Mahomet en otage.Ce n’est pas avec l'islam que fai un problème, mais avec les terroristes.» Toger Seidenfaden, rédacteur en chef du journal danois Politiken, qui avait lui aussi publié les caricatures de Mahomet, a pour sa part affirmé n’avoir «rien reçu d’Amman, et nous ne savons même pas s’il y aura un pro-cès.Si c’était le cas, et s’il y avait des garanties, nous y participerions».Agence France-Presse INTERNET Le réseau social Facebook détrône MySpace San Francisco, États-Unis — Facebook est devenu le réseau social le plus visité sur Internet, détrônant son concurrent MySpace, selon des chiffres publiés mercredi par le cabinet spécialisé comScore.Un peu plus de 132 millions de personnes ont visité Facebook en juin contre 117,5 millions environ sur MySpace, indique comScore.Les efforts de Facebook pour adapter son site à différentes langues et différents pays ont contribué à le hisser tout en haut du podium.«En améliorant l'adaptation du site aux marchés locaux grâce à une traduction de l’interface, le site résiste mieux à la concurrence, voire domine plusieurs marchés où sa présence était relativement mineure il y a un an», a expliqué Jack Flanagan, le vice-président de comScore dans un communiqué.L’Europe se rattrape Alors que le réseau social compte 49 millions d’utilisateurs en Amérique du Nord, l’Europe rattrape son retard rapidement, souligne comScore.Le nombre de personnes qui ont visité Facebook en juin en Europe était de 35,2 millions, plus du triple par rapport au même mois l’an dernier.Le nombre d’utilisateurs de réseaux sociaux a atteint 580,51 millions de personnes au niveau mondial, selon comScore.En un an, leur nombre a augmenté de 9 % en Amérique du Nord, mais de 35 % en Europe et 66 % au Moyen-Orient et en Afrique.Deux fois plus de personnes ont visité Hi5 en juin 2008 qu’en juin 2007, tandis qu’Orkut, Bebo ou encore Friendster ont enregistré une hausse de plus de 30 % du nombre de visites.Agence France-Presse EXPOSITION Hadrien au British Museum : de l’autre côté du mur LO IC VENNIN Londres — Connu pour le mur qu’il a fait ériger pour retenir les «barbares» écossais, l’empereur romain Hadrien passe pour un poète pacifiste.Mais une exposition unique, qui s’ouvre aujourd’hui au British Museum, révèle une autre facette: celle d’un commandant brutal et sans pitié.À l’entrée de l’exposition Hadrien: empire et conflit, le visiteur est accueilli par le gigantesque visage de l’empereur, sculpté dans le marbre blanc.L’œuvre, découverte il y a moins d’un an en Turquie et exposée pour la première fois, correspond au cliché de l’empereur humaniste: ses cheveux délicatement bouclés et sa barbe soignée révèlent l’image d’un homme raffiné, passionné par tout ce qui est grec, en particulier son amant.•Pendant des siècles, nous nous sommes toujours créé notre propre image d’Hadrien», rappelle Thors-ten Upper, conservateur.Mais il y a un «visage très différent d'Hadrien et du règne de Rome», avertit-il.«Ce n ’est plus la plus grande puissance civilisatrice mais l’impérialisme brutal.Il est également important de s’en souvenir.» Pour mettre au jour cette nouvelle facette.Thorsten Upper a «réuni dans une seule pièce» les «nouvelles preuves» qui pennettent de «repenser l’un des plus grands empereurs romains de tous les temps».Parmi les 170 objets, en provenance de 31 instituts de 11 pays, on trouvera de nombreuses pièces qui n’ont jamais voyagé, et en particulier celles «louées pour la première .fois» par Israël et qui racontent la rébellion des Juifs de Judée.Révoltés par la destruction de leur temple à Jérusalem et par l’interdiction de la circoncision, des milliers de Juifs se rebellent en 132.Le soulèvement est maté dans le sang: 585 000 Juifs sont massacrés, la population est expulsée et la province de Judée est rebaptisée «Syrie-Palestine», un « Nous nous sommes créé notre propre image d’Hadrien.», Mais il y a un « visage très différent d’Hadrien et du règne de Rome.» legs dont le monde fait encore les frais aujourd'hui, souligne M.Upper.«Cela montre une facette très différente de la personnalité d’Hadrien: les Romains capables de violences extrêmes», reconnaît la brochure de l'exposition.Ce côté plus sombre de sa personnalité, Hadrien «le pacifiste» l’avait révélé dès son arrivée au pouvoir, en 117.Dans un geste apparemment empreint d'humanisme, il efface la dette fiscale des Romains et va jusqu’à faire briller les registres des impôts.Mais il s'agit en fait de s'attirer la sympathie de la population afin d'asseoir son pouvoir.Au même moment il fait exè aiter quatre sénateurs qui auraient pu lui barrer la route vers le trône.Cela n'enlève rien à «l’immense héritage» qu'a laissé l'empereur, nuance Thorsten Upper, comme par crainte de tomber dans l'excès inverse et de faire d'Hadrien «l’homme de paix» un empereur «sanguinaire».L’exposition consacre ainsi une large part à l'héritage architectural.«Il a construit quelque chose dans presque toutes les villes», affirmait L'Histoire Auguste, biographie dç l’empire écrite vers l’an 500.Deux impressionnantes maquettes montrent par exemple le Panthéon à Rome et «la plus grande villa romaine connue» (900 pièces) qu’Ha-drien avait fait construire près de Tivoli, dans la région de Rome.L’exposition ne voyagera pas, avertit M.Upper, certains des objets présentés étant «trop fragiles».«Trois mois, c'est vraiment tout ce que nous avons», dit-il.Mais, après le 26 octobre et la clôture de l’exposition, la popularité qui entoure actuellement Hadrien ne disparaîtra pas.Le Britannique John Boorman tourne actuellement une adaptation du roman de la Française Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, avec Antonio Banderas dans le rôle-titre.Un manuscrit et des notes de l’écrivain font partie de l'exposition Hadrien.Agence France-Presse * I LE DEVOIR V E N D R E D 1 A O r T O O 8 WEEK-END CULTURE A Faffiche semaine SOURCEiMEDlAFILM.CA BOTTLE SHOCK Etats-Unis.2008.110 min.Comédie dramatique de Randall Miller avec Chris Pine, Alan Rickman.Bill Pullman.En 1976, un viticulteur californien en difficulté financière, assisté nonchalamment par son fils, participe à un concours organisé par un œnologue anglais qui ne jure que par les cépages français.• V.o.: AMC Forum BRICK LANE Grande-Bretagne.2007.97 min.Drame psychologique de Sarah Ga-vron avec Tannishtha Chatterjee.Sa-tish Kaushik.Christopher Simpson.Dans un quartier multiethnique de Londres, l'émancipation inattendue d'une mère de famille originaire du Bangladesh, qui fut donnée en mariage, quinze ans plus tôt à un homme obèse et plus vieux quelle.• V.o.s.-t.a : AMC Forum LANG LANG À MONTRÉAL LE 4 SEPTEMBRE INA FASSBENDER REUTERS LE PIANISTE-VEDETTE chinois Lang Lang, qui s’est distingué lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin, sera à Montréal le 4 septembre pour interpréter le 1" Concerto de Tchaikovski, avec l’OSM et Kent Nagano, lors d’un concert organisé par Radio-Canada pour célébrer les 75 ans de l’OSM.Ce concert sur invitation, intitulé Bravissimo!, sera enregistré par Radio-Canada et dif/usé surArtv le 7 septembre.Le programme ne comprendra que des œuvres phares de la musique classique, puisque Kent Nagano dirigera la Suite de L’Oiseau de feu de Stravinski, la S1, Symphonie de Beethoven et le Boléro de Ravel.D’autres détails seront dévoilés officiellement à la presse le 21 août prochain.Vient par ailleurs de paraître, aux Éditions JC Lattes, Le Piano absolu, une autobiographie de Lang Lang.Caractère prend le contrôle des 400 Coups EN BREF En attendant Fanti-gala à la télé.Plus de 2000 jeunes étaient rassemblés hier pour l’enregistrement de KARV, l’événement télévisé préféré de ces derniers.Animé par le trio Stéphane Bella-vance, Réal Béland et Marie-Mai, l’anti-gala, qui détermine leurs vedettes chouchous dans différentes catégories à l’image des ados, sera présenté sur les ondes de VRAK.TV le vendredi 22 août à 19h, en rappel le dimanche 24 août à la même heu-re.-Le Devoir Les Éditions Caractère seront désonpais actionnaire majoritaire des Éditions Les 400 Coups, qui cherchaient de nouveaux partenaires et un nouvel investisseur depuis plusieurs mois, a confirmé hier Valépe Viel, adjointe à la direction des Éditions Les 400 Coups.Les Editions Caractère, qui existent depuis 2004, se sont jusqu’à présent surtout spécialisées dans les ouvrages à caractère pédagogique ou portant sur le développement personnel.Quant aux Editions Les 400 Coups, elles devraient maintenir leur orientation vers les livres d’art les livres pour enfants et les albums illustrés.Le programme d’automne des Editions Les 400 Coups est pour sa part maintenu tel quel Stéphape Labbé, président-fondateur des Editions Caractère, devjent donc du coup président des Éditions Les 400 Coups.Serge Théroux, qui est par ailleurs directeur général de Diffusion Dimedia, de-ipeure actionnaire minoritaire des Editions Les 400 Coups.Le Devoir THE SINGING REVOLUTION États-Unis-Estonie.2006.91 min.Documentaire de James Tusty et Maureen Castle Tusty.De 1986à 1991, les Estoniens sortent dans les rues pour entonner des chants patriotiques inteniits par le gouvernement soviétique, venant tranquillement à bout de cette superpuissance qui occupait leur pays depuis la fin de la Deuxieme Guerre mondiale.• V.o.: Cinéma du Parc LE C.AS ROBERGE - LE FILM Quebec.2008.98 min.Comédie satirique de Raphaël Male avec Benoit Roberge, Stéphane E.Roy, Jean-Michel Dufaux.Les tribulations professionnelles et amoureuses de Benoit Roberge, chroniqueur télé dans la jeune trentaine, qui aspire à devenir une vedette du show-business québécois, mais sans vraiment mettre les efforts pour y parvenir.• V.o.: Quartier latin.Place LaSalle, StarCité, Marché Central IMPORT EXPORT Autriche-France.2007.135 min.Drame de moeurs d'Ulrich Seidl avec Ekateryna Rak, Paul Hof- .mann, Michael Thomas.Après avoir tente de boucler ses 1 tins de mois au moyen du cyber-sexe, une infirmière ukrainienne laisse son bambin à sa mère pour s'expatrier à Vienne.Pendant ce temps, un Autrichien paumé et son beau-père se livrent à un petit négoce en Europe de l'Est.• V.o.s.-tJ.: Ex-Centris , CINEMA L’air du temps LE CAS ROBERGE Réal: Raphaël Malo.Scénario: Benoît Roberge, Jean-Michel Dufaux, Stéphane E.Roy.Avec Benoît Roberge, Jean-Herre Dufaux, Stéphane È.Roy.Sébastien Benoît, Maude Ethier Boutet, Karine Belly.Image: Raymond Quenneville.Montage: Raphaël Malo.Musique: Claude Castonguay.ODILE TREMBLAY Le film est un cas, comme en témoigne son titre.Œuvre en grande partie collective, financée sans l’appui des institutions publiques, tournée à la fine épouvante: 18 jours de plateau.Mis à part Stéphane E.Roy, les acteurs sont des non-professionnels, mais avaient participé à des capsules web.De long métrage non retenu en série télé refusée, ces capsules, qui ont rencontré un succès inespéré sur la Toile, purent financer la réalisation de ce premier long métrage de Raphaël Malo, réalisateur télé et documenta-riste, qui fait le saut au cinéma.Ajoutons que le film est ancré dans l’air du temps, avec des antihéros de la télé et de la radio qui rêvent de gloire instantanée.Ils remisent allègrement leurs belles ambitions artistiques et humanitaires pour gagner une place au soleil.Profil d’une génération X, versant masculin, pataugeant entre cynisme et idéaux branlants, Le Cas Roberge a pour lui une autodérision, plusieurs bonnes répliques, une absence de complaisance: ambitions démesurées, lâcheté, mauvaise foi des protagonistes s’étalent dans des dialogues souvent rigolos, qui ouvrent sur des questionnements existentiels.Bref, de bonnes idées.Ce qui n’empêche pas le sauce de s’étirer indûment Le film évoque un peu Québec-Montréal de Trogi, du côté des péripéties amoureuses, sans la force des portraits ni la maîtrise de la structure dramatique.Un peu aussi, sans sa saveur ni son aboutissement La Moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau.Mais ici les personnages ne sont guère attachants et pas toujours bien dessinés, hélas! Le Cas Roberge est livré à travers la voix hors champ et le regard de Benoît (Benoît Roberge), éternel perdant, macho pathétique, chroniqueur télé d’une émission poche, qui rêve de devenir la star des ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Le Cas Roberge, dans sa version sur grand écran, reprend les questionnements existentiels du versant masculin de la génération X.ondes.Il essuie échec sur échec, râle à la lune et joue les Don Juan à la petite semaine, tout en cherchant le grand amour.À ses côtés, deux copains: Sébastien (Sébastien Benoît) vedette du petit écran qui vole de compromis en compromis, et Jean-Michel Oean-Michel Dufaux), lequel essaie d’allier le bouddhisme au désir éperdu de percer le merveilleux monde du show-business, qui le renvoie aux Ténèbres extérieures.Benoît, dans un grand élan libérateur, part en Abitibi avec un comédien raté, aspirant écrivain Stéphane (Stéphane Roy), sur les traces de Jean-Luc Godard, venu à Rouyn-Noranda en 1968.Un des gags drôles est le caméo du directeur du Festival de l’Abitibi, Jacques Matte, en prof de cinéma qui évoque le séjour rapide de Godard dans la capitale du Cuivre.Aussi une émission bidon avec Marie Plourde, qui se prête au jeu.L’interprétation trahit souvent l’inexpérience des interprètes, mais le naturel de Benoît Roberge sauve parfois sa mise.Sébastien Benoît et Jean-Michel Dufaux ne possèdent pas son charisme.C’est Stéphane É.Roy, en intello en mal de notoriété, seul comédien professionnel du lot, qui maîtrise son personnage de bout en bout Bien sûr, ce film a été réalisé à la fortune du pot (1,3 million, tout de même), mais la piètre qualité de limage n’aide pas sa cause.Tourné en HD, mal gonflé en 35 mm, avec des images floues et des prises de vue plus que banales, Le Cas Roberge ne passera pas à l’histoire pour ses qualités techniques.La musique assourdissante n’arrange rien.Restent plusieurs répliques drôles, un profil générationnel souvent juste dans un monde du spectacle québécois dont on reconnaît la vacuité (avec un regard trop gentil, quand même).Mais plusieurs s’y retrouveront, et il est possible que le film rejoigne un certain public, si celui-ci fait preuve d’indulgence pour une mise en scène mal ficelée, des images hors foyer, une histoire souvent brouillon, etc.Le Devoir GAGNANT DE 4 CÉSAR -DONT- MEILLEUR FILM EXTRAORDINAIRE!» Marc-André Lussier, La Presse ?Radio Canada Journal de Montrtal «Exceptionnel! 2h30 de bonheurl» Andri Larak, U Devoir www.cinemaduparc.com / 48$ POUR 10 FILMS! ?4 H/f P4S MANQUER Cfiïf SIMM: UU DIT ÇA «THE SI NCINC REVOLUTION • YOUNG CUTS INFINIMENT QUÉBEC • FORGETTING SARAH MARSHALL .et AMERICAN TEEN 3 salles de cinéma accveillantes SU Métro Place des arts - Autobus 80/129 r CINÉMA DU PARC ' 3 heures de STATIONNEMENT GRATUIT | 3575 Du Parc 514-281-1900 la graine et le mulet MM MUt Dt etfHfr MMUATirMCMCM métropole G| À LLA.FFICHE1 CONSULTEZ l£S OUK>fS-HORAJRM DM CINÉMAS A LA TELEVISION RDS HIST0RIA 19h00 | 19H30 Le Téléjournal Le TVA 18 heures Macaroni tout Les Simpson Sucré salé Ramdam / Qui | embrasse trop L'été est Flash RDI Pékin 08 j RDI en direct 17h55 Champion | Journal France Grand rire bleue 2003 Déco mesure Goût-Louis ÎT A l heure de la Chine_________ Caméra témoin La zone olympique (D) Ramdam / La petite cuillère Dans l'univers de Miss Hawaian Tropic 2006 RDI en direct 400 fois Toute une histoire Biographies Décore ta vie Top5M+ l TopSM* I Infoplus 17h00 Décompte MusiMax jTopS Anglo Frank vs Girard] Pièce d identité.Ce que j aime Les Simpson , Naruto 17h30 Extrêmes, Sports 30 Chasseur de mystères Sentinelles j La Vie, La Vie Leçons Josh Leçons Josh La porte d Atlantis / Assiégés Secteur 103 Excursions j Planète Petit ours | Benjamin QUI TROUVE GARDE! (1967) avec Skip Ward.Dodie Marshall, Elvis Presley.La vie en vert A la di Stasio / Louise i Latraverse La porte des étoiles / Pour la j vie Le Téléjournal ; Jeux Olympiques de Pékin 2008 Dieu Merci! / Gregory Charles | Le TVA 22 ] Sucré salé Chaotic Tragédies ^ Willie Grands Report.Imax j Faut pas rêver / Italie Belle et d.[ Belle et d., Métamorphose, Des maisons d'occasionî ]M.Net , Décompte MusiquePlus : Top5 Franco Dix versions / Céline Dion , Dans le trouble Grenade?, Parents__________| Les frères Scott ,Di-Gata lie des défis : Biaise le blasé Les Simpson Henri pis gang | Cosmos LCF Football / Alouettes de Montréal c Argonauts de Toronto (D) Le TVA 22 heures FORCE MAJEURE (19081 avec François Cluzët, Kristin Scott-Thomas, Patrick Bruel.Matière à enquête/Le 110% comptable survolté Le Téléjournal Heure de Chine Le Téléjournal Le National ^______________________________ Mondial d impro__________ ( Les Procureurs Preuves à I appui 1 César parle chiens ByeMaison ' Manon Pussycat Dolls Girl Mon char I Présentation Musimax L index québécois DRAGON ROUGE (2002) avec Anthony Hopkins.] Ralph Fiennes.Edward Norton.22b25 LES CONFESSIONS DU DOCTEUR ; OUI 5 1900.La SACHS (1999) Albert Dupontel.! vie de château Le journal du Vie de couple soir '_______________________ Le Téléjournal RDI en direct Le journal RDI j TVS le journal l QUI M’AIME ME SUIVE (2006) [ Culture du X / Planète X Intérieur .Billets Verts Radio-Roscoe Mystères I Duplessis / La fin -1959 ; La loi et I ordre Crimes sexuels .Sans laisser de trace .Podium xtrftmel Jobs de bras ; Monstres Mécaniques , Le boisé court , Nos églises Au coeur ,Festifilm , Paris bouche à bouche .Nos restes chouchous j Panorama____I Africa trek lie seigneur des pinceaux .Degrassi Naruto Sports 30 [Colocs.TV Max Danse , Degrassi , Les Simpson I Sports 30 {Infoplus , R-Force Punch Lutte impact TNA Images-chocs j Cinéma Danse Plus ,C est Neuf Hors d ondes Henri pis gang JAG / Les règles de conduite j CROOKLYN (1994) avec Delroy Lindo, Zelda Harris, Alfre Woodard Beijing 2008 Olympic Games - Swimming Finals, Beach Volleyball Round of 16, Baseball Canada vs USA, Athletics (D) Cabine C Belle Acadie-Québec / Jean-François Breau , Sans laisser trace / Le refuge ]L escouade ________ Ligue de garage J Bolides / Nostalgie Jeux com tCapharnaüm j Quartier Latin Lonely Planet / Melbourne Les marchés de Philippe LE JOURNAL D UNE JEUNE FILLE PERDUE (1929) Portraits / Suzie Leblanc ; Porté disparu ; Torchwood / La récolte Muhammad Champagne1 {Cinéma Destin de I isa ‘Cinéma J Souffle j Rallye autour Access H.: TMZ House & Home, E.T.Canada [Ent.Tonight Swap TV "Around the World World News Fox 44 News Raymond Ghost Whisperer | Very Bad Men ,The Corporation / Reckoning The Corporation / Reckoning Heartbeat / Mi LEGALLY BLONDE (2001) Reese Witherspoon.Ghost Whisperer ; Numb3rs / Bla News News Saddle Club Crosswords News News ; NBC News King of the Hill ; the Simpsons News News | Business News Cold Case Flies____________ Street Legal how it s Made j How It s Made I Daily Planet KgHln Disasters Masterminds NCIS / Iced , unies or me unoerwon News ICBC Business , Around-World \ Beijing Today ; The Hour / Vicente Fox Trailer Park ; Billable Hours , ReGenesis / Unbearable j Cold Squad / First Deadly Sin ^¦ji\:i.ii:TfM What Not to Wear / Ashley , What Not to Wear / Jennifer J Rock/Recepf j Rock/Recept Skin Deep I Opening Soon • End Leash_______1 Til Debt ’ Mr.Friday 1 the List Off the Record , SportsCentre ICR.Pregame Greek / Picking Teams Numb3rs / Black Swan Heartbeat / Mind Games Black Swan 1 Evening News Ent.Tonight j Ghost Whisperer .Jeopardy ‘ Olympic Zone , Beijing 2008 Olympic Games (D) 2 1/2 Men 2 1/2 Men , LNF Football / Raiders d Oakland c Titans du Tennessee (D) , BBC News Vermont Week ‘ Wash.Week ]N0W , Bill Moyers Journal The NewsHour With Jim Lehrer , Roadside Adv ‘Outdoors ‘ Wash Week NOW , TMZ Jeopardy , Ghost Whisperer Greek / Picking Teams [CSI: Miami / Hell Night XSI: Miami Partie 1 de 2______‘CSI: Miami Partie 2 de 2 Rhythm,Roots Fact Presents ’MARION BRIDGE (2002) Molly Parker 3 21 h45 B1 News .Canada s Worst Handyman 1 Man vs Wild / Sahara , Cities of the Underworld J Cities of the Underworld CBC News The National , K.vs.Spenny [ K.vs.Spenny ! What Not to Wear / Heather [Til Debt [Til Debt LCF Football / Alouettes de Montréal c.Argonauts de Toronto (D) Without a Trace Swmgtown / Get Down Tonight Allan Gregg [Film 101 20/20 Swingtown / Get Down Tonight Espirt des lieux Espirt des lieux; Les vrais pays I Olympics News CTV News , 0h05 CSl News , ECW Wrestling The Corporation / Reckoning Heartbeat Sex & City News News Nightline, 0h05 Kimmel 23h35 David Letterman 0hp5 News 5 ! News ; Business I News ;News ytv uirii’rriicin 18 i • I 18h00 19h00 191130 ?OhOO P.O.V./ Belarusian Waltz Bill Moyers Journal Without a Trace The Cleaner / Rap Dolls Bathroom Divas , F2 Forensic Factor j NCIS / Iced ,CBC News The National ,Webdreams [Webdreams , Say Yes-Dress , Rock/Recept | Outlaw Inlaw 4 Outlaw Inlaw ! Mr Friday JSportsCentre ?7hno 77h30 TMZ Charlie Rose Charlie Rose CTV News Criminal Minds 1 Law & Order / We Like Mike J Daily Planet J Crime Stories News | Sin Cities Life J Porno Valley Rock/Recept Rock/Recept The List [ Family Guy 10h05 CSI j CSI Miami ‘w Trace , Man vs.Wild : Cities .The National ‘ Debbie Dallas Not to Wear I Til Debt , Boxing NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau LA BELLE RENCONTRE ACADIE-QUÉBEC En direct de Québec, c’est la fête nationale des Acadiens.Michel Rivard et ses acolytes québécois accueillent Jean-François Breau et les groupe Suroît et Radio-Radio.Artv, 21K30 MONDIAL DTMPRO 2008 Si les compétitions olympiques ne vous disent trop rien il y a toujours les joutes dramatiques des meilleurs im- ’ provisateurs de la francophonie, qui ont disputé ce mondial il y a quelques semaines.TV5, 22h FORCE MAJEURE Pour sauver leur ami accusé de trafic de drogue dans un pays d’Asie où on ne rigole pas avec ça, deux Français sont invités à avouer leur complicité.Un drame psychologique avec François Cluzet et Patrick Bruel tout jeunes à l’époque.Télé-Québec, 21 h Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable I.E DEVOIR.I.E VENDREDI I :> A O V I 2 0 0 K B 4 ES SPORTS Les médailles: une obsession WÊÈÈÊIÊttimw™*.JEWEL SAMAD AGENCE FRANCE-PRESSE La Canadienne Olga Ovtchinnikova (à gauche), lors de son duel contre la Polonaise Aleksandra Socha.I-a Pologne a éliminé le Canada, malgré une remontée exceptionnelle de la Canadienne.ESCRIME Les sabreuses ont failli causer une agréable surprise MARC DELBÈS Pékin — L’équipe canadienne de sabre féminin a raté une chance en or de créer une agréable surprise, hier.Déclassées 45-22 en quarts de finale par la France, il s’en est fallu de peu que les Canadiennes Julie Cloutier, Sandra Sassine et Olga Ovtchinnikova renversent les Polonaises dans leur match de classement.Les Polonaises occupent le sixième rang mondiiü alors que le Canada détient le neuvième.Le duel était très serré jusqu'au moment où Ovtchinnikova a connu un passage à vide à son deuxième relais.En avance 20-16 en se présentant sur la piste, son adversaire Irena Wieckowska a enregistré neuf touches contre deux.Les Polonaises ont ensuite maintenu leur avance jusqu’au dernier relais de Ovtchinnikova qui s’est admirablement reprise.Elle a même permis à son équipe de prendre l’avance 4443.«Après avoir connu un mauvais deuxième relais, elle s’est isolée dans un coin et elle est rentrée dans sa bulle, a commenté l’entraîneur Jean-Marie Banos.A son dernier relais, elle avait quatre touches de retard et on calcule quelle a mis huit touches pour renverser la vapeur.Il s'en est fallu de peu.» Au final, la Polonaise a inscrit les deux dernières touches et offert une courte victoire de 4544 à son équipe.«J'étais tellement en colère après mon mauvais relais, a confié Ovtchinnikova.Mais j'ai réussi à retrouver ma concentration.C'est dommage, car nous sommes passées tellement proches.» «Les Polonaises forment une équi- pe vraiment forte, a renchéri Cloutier.Ce n’était pas un match facile.Nous les avons obligées à donner le meilleur d’elles-mêmes.Nous ne pouvons qu 'en êtrefières.» Les Canadiennes ont finalement décroché la septième position après avoir vaincu les Sud-Africaines 45-16.La substitut Wendy Sa-schenbrecker a été appelée à contribuer à cette victoire quand Cloutier a cédé sa place, incommodée par une blessure au coude.«Notre objectif aujourd’hui était de former une bonne équipe, a dit Sassine.Nous avons vraiment prouvé que nous faisons partie de l’élite mondiale.» Banos se montre lui aussi optimiste pour l'avenir.«Je trouve que les filles ont démontré du caractère aujourd’hui.Chaque fois qu’une fille lâchait prise dans un relais, l’autre reprenait.C’est formidable.Nous avons du potentiel et nous venons de démontrer que nous pouvons rivaliser avec les grosses équipes.» Il espère maintenant que l’aide financière obtenue au cours de la dernière année sera maintenue.«Depuis un an, nous avons apporté des changements dans la structure, a poursuivi Banos.Un entraîneur s’est occupé des sabreuses pratiquement à temps plein.On voit déjà les résultats.Il y a deux ans, nous étions bien loin de ça.Nous occupons désormais le 9e rang mondial.Mais il faut mettre en place une structure à long terme pour poursuivre sur cette lancée.» L’Ukraine a remporté la médaille d’or en défaisant la Chine 45 44 en finale.Les Etats-Unis ont décroché la médaille de bronze.La Presse canadienne MARC TOUGAS Âprès six jours de compétitions, le Canada n’avait toujours pas récolté une seule médaille aux Jeux olympiques de Pékin, sujet qui ne cesse d’alimenter les discussions dans les milieux sportifs.On avait observé le même phénomène dans la première semaine des Jeux d’été à Athènes, il y a quatre ans, quand le Canada avait, là aussi, été lent à accéder au podium avant de finir la quinzaine avec 12 médailles — trois d’or, six d'argent et trois de bronze.Cette obsession des médailles est-elle saine ou malsaine?«Je dirais plutôt que c’est “classique”, entre guillemets, et “normal”, même si je n’aime pas utiliser les termes “normal” ou “anormal”», déclare Suzanne Laberge, professeur au département de ki-nésiologie de l’Université de Montréal qui est spécialisée en sociologie du sport Selon elle, les JO ont une valeur hautement symbolique, notamment en ce qui concerne la fierté nationale d’un peuple.«C'est une vitrine pour un pays, dit Mme Laberge.Les Jeux sont la plus grande manifestation sportive qui soit, ils regroupent plus de pays que l’ONU.De plus, c’est l’endroit idéal où les pays peuvent s’affronter, puisque ça se veut neutre et apolitique, ce n’est que de la performance sportive, qui se veut vertueuse.«C'est l’endroit où les pays se précipitent pour se donner de la visibilité, pour montrer qu’ils sont parmi les meilleurs au monde, qu'ils sont bons.Tout le monde est là, aux Jeux, et tout le monde peut comprendre qui a fini premier, il n’y a pas de barrière de la langue.«Au Canada, on se targue de fai-repartie du G8.Les gens se disent que si on est le meilleur pays au monde, ou du moins parmi eux, on devrait aussi avoir les meilleurs athlètes.Mais c’est un lien qui est faux, même si les gens associent les deux spontanément.» L’exemple du Bélarus Mme Laberge ajoute qu’au Bélarus, par exemple, si le pays ne remporte qu’une médaille, on n'en fait pas un plat.Elle souligne que les attentes ne sont pas les mêmes dans ce pays parce qu’il ne sé considère pas, contrairement au Canada, parmi les chefs de file de la communauté internationale.Par ailleurs, la présence de plus en plus importante des médias aux JO, depuis les Jeux de Rome en 1960, a joué un rôle dans le phénomène que Mme Laberge appelle «le marketing du rationalisme» pat différents pays.A l’époque de la guerre froide, par exemple, l’ancienne URSS s’était servie des Jeux olympiques pour montrer qu’elle était l’égale d’une autre superpuissance, les Etats-Unis.«Pour la Chine, la quête d’un grand nombre de médailles est stratégique.Elle cherche à se montrer comme un acteur de haut niveau dans le monde.» Mme Laberge se demande toutefois si la population canadienne est réellement obsédée par les médailles, ou si ce n’est pas un débat qui est plutôt entretenu par les médias.«Les gens regardent les Jeux, ils sont contents et fiers quand on gagne, et ils sont déçus quand on ne gagne pas.Maintenant, sont-ils assez tristes pour demander qu’on pas-MR se à l’action?» ¦ Financement Doit-on augmenter le financement du sport d’élite dans l’espoir que cela ait des retombées sur le sport de masse, et donc sur la santé publique?A ce sujet, Mme Laberge n’est pas certaine que la récolte de médailles aux Jeux ait un impact direct sur le sport de masse.«Le débat du sport d’élite versus le sport de masse en est un qui se poursuit depuis des décennies.Tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut faire de la prévention dans le domaine des soins de santé et que faire de l’activité physique contri-, bue à la prévention.Il y a eu Teffet Nadia” sur la gymnastique», ajoute Mme Laberge en parlant de la performance de Nadia Comaneci aux JO de Montréal en 1976.«Mais dans la plupart des sports, [le taux de participation] monte pendant un certain temps, puis çd retombe.Chose certaine, le lien entre les médailles et la santé publique est plus ténu que le lien entre les médailles et le prestige national.» La Presse canadienne U- ) S-Jf * CYCUSME Urgent besoin de vélo Le Québécois Martin Gilbert a brisé la selle de sa monture haute performance ROBERT LAFLAM M E Laoshan — Le cycliste sur piste Martin Gilbert doit se débrouiller avec les moyens du bord aux Jeux de Pékin, mais il ne se plaint pas.Il est habitué de «faire avec», lui qui a peaufiné sa préparation olympique principalement à l'intérieur d’un garage, plus souvent qu’autrement chez sa copine à Bromont, en Estrie.Gilbert, qui n’a eu la confirmation de sa présence en Chine qu'un mois avant les JO, pourrait devoir efnprunter une bicyclette afin de prendre part à la côurse Madison au vélodrome de Laoshan, mardi.C’est que la selle du sien a lâché à l’entraînement, mercredi dernier.«Le siège devait avoir une faiblesse, il s’est brisé, a-t-il relaté, hier.On Ta recollé, je peux m èntrainer dessus.Mais je pense qu’on va emprunter un vélo à un coureur d’un autre pays pour ma course.Un entraîneur de vélo de montagne doit m’en apporter un d'une grandeur differente, du Canada.Et la Malaisie a offert de me dépanner.» Gilbert, qui utilise un vélo de l’équipe nationale, n’en serait pas là si un des trois fabricants canadiens de bicyclettes qu’il a contactés, avant de quitter, avait accepté de lui fournir un vélo.Ce qu’on a proposé de mieux, c’est de lui en vendre un au coûtant.Un bon engin peut nécessiter un déboursé de plusieurs milliers de dollars.Pendant ce temps, les cyclistes anglais sont arrives aux JO avec des prototypes que les ingénieurs de l'écurie de Formulai McLaren leur ont construits! Peu importe, ce n'est pas ça qui va faire perdre sa bonne humeur au Québécois âgé de 25 ans, qui en a vu d'autres.Uniquement sa participation aux JO relève de l’exploit.«Disons que les conditions de préparation n ’ont pas été idéales», a-t-il révélé.Conune si ce n’était pas assez, il y a eu la contestation de sa sélection ainsi que celle de son coéquipier Zach Bell, du Yukon, que le Centre de règlement des différends sportifs du Canada (CRDSC) a tranchée.En attendant le verdict, il a pédalé au vélodrome extérieur de Bromont — «entre deux averses» — ainsi que dans le garage chez lui à Chàteauguay ou chez son amie.Comme il n’y a pas de vélodrome intérieur au Canada, il doit utiliser un appareil fixe de simulation de course.«Ça n ’a rien à voir avec la réalité.Je ne peux pas re: créer les conditions d’un vélodrome, a-t-il mentionné.A Bromont, on fait des efforts pour entretenir la piste, qui est malgré tout belle, mais c’est comme rouler sur la route tellement il y a des bosses et des trous, fai vu la différence en arrivant ici.Je n ’en revenais pas.Je ne me rappelais plus qu 'une piste était lisse comme ça.» Du NASCAR sur deux roues La course à l’américaine, ou appelée Madison, à laquelle Gilbert va prendre part est une épreuve par équipe sur piste de 200 tours (50 kilomètres).Chacun des cyclistes d’une équipe se relaie aux deux tours et quarts environ, ou aux 35 secondes.A tous les 20 tours, il y a un sprint.Au tenue de chacun des sprints, on accorde des points aux quatre meilleures équipes.Les vainqueurs de la course ne sont pas nécessairement ceux qui rallient l’arrivée les premiers, mais ceux qui accùmulent le plus de points.«C’est spectaculaire comme épreuve.J’estime qu'elle va se dérouler À une vitesse moyenne d'environ 56 km-h, avec des pointes à 70 km-h, a-t-il avancé.Les vélos n’ont qu’un dérailleur et n’ont pas de freins.Avec 36 cyclistes sur la piste, ça joue du coude.Il y a plu- DANIEL GARCIA AGENCE FRANCE-PRESSE AV'.' MBMHh *?*** SPIP5, tt .'V ùpfcîSë# Séance d’entraînement au vélodrome de Laoshan.sieurs contacts, mais peu de chutes.Les coureurs ont les réflexes aiguisés.» Gilbert a eu la piqûre pour la piste avant les JO de Sydney en 2000.Et il avait raté de peu sa qualification aux Jeux d’Athènes.«J’aime vraiment ça, a-t-il affirmé.La piste méfait tripper et le "Madisoh" davantage.Ce que j’aime dans une course sur route de 200 kilomètres, ce sont les cinq dernières minutes.Sur piste, c’est comme les cinq dernières minutes d'une épreuve sur route, mais pendant 50 minutes! «C’est dommage qu'on n 'ait pas les ressources et les infrastructures au Canada parce qu'on pourrait avoir du succès sur la scène internationale, a-t-il déploré.Les jeunes pourraient faire du vélo été comme hiver.» A Laoshan, Gilbert et Bell ont comme objectif «très réalisable» de terminer parmi les 10 premières équipes sur les 18 en lice.«Tout est possible parce que c’est une course où tout peut arriver», a-t-il résumé.La Presse canadienne nostalgique de la compétition Tableau des médailles Or Argent Bronze Total Chine 22 8 5 35 États-Unis 10 9 15 34 Allemagne 7 2 3 12 Corée du Sud 6 7 3 16 Italie 6 4 3 13 Australie 5 4 7 16 Japon 5 3 3 11 Russie 3 8 3 14 France 2 7 6 15 Canada 0 0 0 0 CYCUSME Lyne Bessette est ROBERT LAFLAMME Laoshan — Lyne Bessette a eu plus qu’un pincement au cœur, mercredi, en suivant à la télé le déroulement du contre-la-montre féminin des Jeux olympiques, de sa chambre dhôtel à Pékin.«/ai eu la larme à l’œil.Heureusement que j’étais seule dans ma cluimbre».a confié la cycliste qui a délaissé la compétition en 2008, hier, quand on l’a rencontrée au vélodrome de Laoshan.Bessette fait ses débuts dans les communications en Chine, à titre d’analyste pour la Société Radio-Canada (SRC).«C'était la première fois réellement que j'avais le goût de revenir à la compétition, surtout dans une épreuve de vitesse comme le contre-la-montre, a-t-elle continué.Je regardais ça et je me disais que c’était des filles que j’avais déjà toutes vaincues.» Dans cette épreuve, l’increvable Française Jean-nie Longo-Ciprelli a pris le quatrième rang, à quelques mois d’atteindre la cinquantaine en âge.La meilleure Canadienne a été Alexandra Wrubles-ki qui a fini en 24' place.Affirmant n’avoir aucun regret ni de remords d’avoir renoncé à une participation aux Jeux de Pékin, Bessette a admis être envahie de sentiments particuliers par moments.«Je n 'ai pas annoncé ma retraite définitive du sport, a-t-elle rappelé./e laisse la porte ouverte.Je continue de m entraîner parce que ça fait partie de mon mode de vie.Si je décide de revenir, ce sera ma décision.Je suis encore jeune.Je ne suis âgée que de 33 ans», a-t-elle conclu, en souriant De toute évidence, l’athlète de Knowlton a encore des fourmis dans ses jambes de cycliste.La Presse canadienne 1 1 LE DEVOIR.L E V E N D R E D 1 I 5 A O V T 2 O O 8 B 5 LES SPORTS ATHLÉTISME Une médaille en athlétisme?Le Canada n’y a pas gagné de médailles depuis les jeux d’Atlanta ROBERT LAFLAMME Pékin — L’équipe canadienne d’athlétisme mettra-t-elle fin à sa disette de deux olympiades sans médaille en Chine?Depuis le coup d’éclat double des sprinters aux Jeux d’Atlanta, les victoires de Donovan Bailey et du relais 4 x 100 m, le Canada a été blanchi aux Jeux de Sydney et d’Athènes.«L’objectif qu’on a d’obtenir une ou deux médailles est ambitieux», a affirmé le chef de direction d’Athlétisme Canada, Martin Goulet, hier, à quelques heures du début des épreuves au Stade national.Les espoirs reposent principalement sur les coureurs Gary Reed (800 mètres) et Tyler Christopher (400 mètres).«On a établi d’autres objectif plus concrets, a poursuivi Goulet, comme celui de profondeur de performance selon lequel on souhaite voir 65 pour cent de nos 31 athlètes réaliser un “top-16” ou livrer leur meilleure performance de l’année.Il s’agit d'un indice important pour nous.Là-dessus, on partage la même philosophie que les dirigeants de Natation Canada.» Aux derniers Championnats du monde à Osaka, au Japon, en 2007, l’équipe canadienne avait vu 48 pour cent de ses athlètes se Le coureur Gary Reed hisser dans les 16 premiers au monde ou offrir leur meilleur résultat de l’année.Le Canada veut également percer le classement des 20 meilleures nations, en vertu du système de points de la Fédération internationale d’athlétisme, après avoir pris le 22' rang à Osaka, l’an dernier.«Des médailles, on en veut évidemment.Mais à Atlanta on n’a même pas fini dans les 20 meilleures nations malgré la conquête des deux médailles d’or au 100 mètres», a souligné Goulet L’entraîneur de l’équipe canadienne, Les Gra-mantik, fait confiance aux athlètes qu’il a sous la main, d’autant qu’ils viennent de connaître un fructueux camp d’entraînement à Singapour.«C’est le meilleur groupe, le plus concentré et le plus en santé depuis que je suis impliqué dans l’athlétisme au pays», a-t-il affirmé, en relevant surtout l’atmosphère de bonne entente qui règne au sein de l’équipe.Trois athlètes du Québec en font partie: les sprinters Hank Palmer, de Pierrefonds, et Emanuel Parris, un Ontarien établi à Sherbrooke, qui sont membres du relais 4 x 100 mètres, ainsi que le coureur de demi-fond Achraf Tadi-li, au 800 mètres.La Presse canadienne PHILIPPE HUGUEN AGENCE FRANCE-PRESSE Roger Federer tente de frapper une balle envoyée par son adversaire James Blake.L’année d’infortune de Federer se poursuit, lui qui a été éliminé du tournoi olympique hier.TENNIS Folle journée Federer et les sœurs Williams éliminés Pékin — Si Roger Federer et les sœurs Williams ont été éli-hiinés hier à Pékin en quarts de finale du tournoi olympique de tennis au cours d’une folle journée, le choc entre Rafael Nadal et Novak Djokovic, lui, aura bien lieu en demi-finales.Quel contraste entre l’actuel numéro un mondial, Federer, et celui de lundi prochain, Nadal ! Battu en deux sets (64,7-6) par l’Américain James Blake, le premier a laissé une piètre impression, comme lors des derniers mois.Vainqueur (6-0, 64) de l’Autrichien Jürgen Melzer, le second a continué sa marche en avant pour s’arranger un rendez-vous aux al-lures de finale avec Djo- ^ kovic, difficile vainqueur du Français Gaël Monfils (46,61,64).La nouvelle du jour est évidemment l’élimination de Federer, qui avait fait des Jeux un des grands objectifs de sa saison.Mais, après avoir chuté au deuxième tour à Athènes en 2004 et échoué pour le bronze à Sydney 2000, il a vécu une nouvelle désillusion olympique.«C’est une grosse déception évidemment, car favais fait des jeux l'un des grands objectifs de ma saison.Je ne peux pas me satisfaire d’être allé en quarts.Ce qui me manque?De l’entraînement Je n'en ai pas eu le temps depuis le mois de janvier.» EN BREF Joueur Taïwanais suspendu pour dopage Pékin — Un joueur de baseball de Taiwan devant prendre part au tournoi olympique a été banni indéfiniment par la Fédération internationale de baseball (IBAF) hier, après avoir échoué un test antido- page.Le troisième-but Chang TaL shan avait précédemment été su» pendu pour un match — la victoire de 5-0 de Taiwan contre les Pays-bas,mercredi — mais les résultats des tests effectués sur son échantillon B ont entraîné cette révision de sanction.Aucun autre détail, dont le type de substance interdite pour laquelle Chang a été suspendu, n’a été émis par la fédération taiwanaise.-AP * .TOSHIKUMI KITAMURA AGENCE TRANCE TRES# La judoka québécoise Marylise Lévesque en plein combat contre sa rivale mongole Lkhamdegd Purevjargal JUDO Sentiment d’inachevé pour Marylise Lévesque Cette année, Federer n’a remporté que deux tournois mineurs, à Estoril et Halle, s’inclinant en finale de Roland-Garros et de Wimbledon face à Nadal et en demi-finale de l’Open d’Australie face à Novak Djokovic.La Chine rêve S’il perd également son titre à FUS Open qui commence dans un peu plus d’une semaine, on pourra parler de véritable saison en enfer pour le Suisse de 27 ans qui avait l’habitude, ces dernières années, de remporter trois tournois du Grand Chelem par an.Dans le tournoi féminin, des têtes ont roulé aussi avec les éliminations de Venus et Serena Williams, championnes olympiques en simple (pour la première) et en double (ensemble) à Sydney en 2000.Serena a expliqué sa défaite (3-6,64,63) face à la Russe Elena Dementieva par le fait d’avoir «mal servi».Une heure plus tard, sa sœur était également dehors, au grand plaisir du public chinois et de Li Na (7-5,7-5).«Waouw ! Je ne pense pas qu’on voie ça dans d’autres pays.Ils m ont tous souhaité bonne chance», a déclaré la première Chinoise en demi-finale du simple aux Jeux.Agence France-Presse MARC DELBÈS Pékin — Marylise Lévesque gardera de sa première expérience aux Jeux olympiques le sentiment d’un travail inachevé.La judoka de St-Pacôme est venue à une victoire près d’atteindre à tout le moins son objectif à Pékin, soif une septième position.A son premier duel au repêchage dans la catégorie des moins de 78 kg, Lévesque retrouvait sur sa route une athlète de la Mongolie, lkhamdegd Purevjargal.La Québécoise s’est emparée d’une avance rapide grâce à un Waza-ri et un Koka, mais elle n’a pu maintenir le rythme.Plusieurs minutes après sa défaite au repêchage, les yeux encore rougis par les larmes de déception, Lévesque a reconnu devant les journalistes qu’elle n’a pas été la hauteur à son dernier combat «Je suis super déçue et je pense que je vais le rester encore longtemps, a-t-elle avoué la voix toute tremblotante.C’est un combat que je n'aurais pas dû perdre.» L’athlète de 25 ans ne pouvait mieux décrire sa défaite contre la Mongole Lkhamdegd Purevjar- gal.Elle s’est emparée d’une avance rapide grâce à un Waza-ri et un Koka.Mais elle n’a pu maintenir le rythme.«J’ai pris une grosse avance et je n’ai pas été en mesure de la protéger, fai craqué avant elle.» Lévesque, qui a reconnu avoir été un peu plus nerveuse qu’à l’accoutumée sur le tatami, en voulait également aux arbitres qui ont finalement rendu une décision qui lui a coûté le match.Ils lui ont décerné une pénalité fatale pour manque de combativité en toute fin de combat «Quand ils lui ont donné un Waza-ri, je ne pense pas que j’étais vraiment tombée.Un des juges lui accordait plutôt un Yuko.Mais ils n’ont pas changé le point.» La médaille d’or a été enlevée, en soirée, par la Chinoise Xiuli Yang.La Cubaine Yalennis Castillo et la Sud-Coréenne Gyeongmi Jeong ont complété le podium.Nervosité et fatigue L’entraîneur Nicolas Gill estime que la très grande nervosité de Lé- vesque lui a sans doute drainé une bonne dose d’énergie «Même si Marylise a marqué les premiers points, la Mongole a contrôlé le combat.Marylise a marqué sur des contre-attaques.Elle n’était pas nécessairement en bonne position quand elle a marqué ses points.C'est l’autre qui a dic(é le rythme du combat.A un moment donné, Marylise a commencé à fléchir et la Mongole a su saisir l’opportunité pour marquer des points.» Lévesque a reconnu quelle a manqué de jus à la fin de son combat «fai fatigué plus vite quelle.C’est une fille qui est dynamique alors que moi j’ai un style de judo plus statique.Je suis moins habituée à ça et je m'épuise plus rapidement.» Ce n’était pas la première fois que Lévesque se frottait à la Mongole.A une Coupe du monde en Hongrie en février, elle avait également subi la défaite.«J’avais perdu, mais différemment.Aujourd’hui, j’ai un peu mieux placé mes mains.Une prochaine fois, le résultat sera peut- être différent.» * t Avenir prometteur Malgré la déception de sa neu-: vième place, l’avenir s’annonce’ prometteur pour lévesque.«Elle a sa place parmi les lO meilleures au monde, c’est déjà' pas pire, a souligné Gill.Elle a encore des choses à améliorer, mai?elle en est capable.Si elle continué à démontrer le même niveau dê motivation qu’au cours des quatre dernières années, elle va sûrement faire mieux.» Et Lévesque est consciente-qu’elle est maintenant du calibre des meilleures au monde.«Ce n’est pas prétentieux d’affir-, mer que j’aurais pu aller plus loin dans le tournoi.C’est le genre de fillés — la Mongole — que je peux battre.Il ne me manque pas grand-chose.» A son premier combat de la journée, Lévesque avait rapidement (1:10) enregistré un Ippon contre l’Australienne Stephanie Grant?Mais elle a ensuite affronté la Chinoise Xiuli Yang, s’inclinant sur uir Ippon à 2 min 2 s du combat * La Presse canadienné JUDO Une longue carrière qui se termine sur une mauvaise note pour Keith Morgan MARC DELBÈS Pékin — Le judoka Keith Morgan aurait souhaité un dénouement différent.Le quadruple olympien a mis fin à sa longue carrière, hier, en s’inclinant en 26 petites secondes à son deuxième combat chez les moins dé 100 kg.Et il n’a même pas pu faire un dernier tour de piste au repêchage.«C'est évidemment décevant pour moi, a avoué le vétéran de 34 ans.En venant aux jeux, j’avais de grandes attentes, probablement plus élevées que ce que les autres avaient pour moi.«fai perdu aujourd’hui contre un très bon judoka.Ce n’est pas la façon dont je voulais partir, f aurais aimé pouvoir disputer un autre combat au repêchage.Mais il n'y a pas de seconde chance dans ce sport.» Morgan s’est incliné face au Roumain Daniel Brata, qui a inscrit un Ippon rapidement Il reconnaît qu’il n’est pas facile de tirer son épingle du jeu dans un sport aussi exigeant que le judo.«La dernière année et demie a été difficile au niveau des blessures, a poursuivi celui qui avait pris sa retraite en 2005 avant d’effectuer un retour l'année suivante.Je vieillis et je dois composer avec des gars plus jeunes.Mais j’ai eu du plaisir et je n’ai aucun regret d’avoir essayé.» La compétition a été remportée par le Mongol Tuvshinbayar Naklan.Quand il fait le bilan de sa carrière, Morgan, originaire de Calgary mais installé à Montréal depuis quelques années, se montre satis-fait de ce qu’il a accompli.«Quand je regarde en arrière, je peux être fier de ma carrière.Évidemment, je n’ai pas gagné de médaille d’or.Mais j’ai connu une longue et fructueuse carrière.Je suis fier d’avoir représenté le Canada pendant toutes ces années.» Diplômé en science en anatomie et physiologie de l’exercice à l’Université McGill, Morgan aimerait bien aider la prochaine génération de judoka canadien àj se développer.«Je ne connais pas l'avenir dè mon sport.Im tendance au Canada-est de financer seulement les sports qui obtiennent des résultats.Mais les dirigeants doivent comprendre qu’à moins de financer le sport, on n ’aura pas d'athlètes au plus haut niveau.C’est un cercle vicieux.» La Presse canadienne WATER-POLO Autre revers pour le Canada Pékin — Le Canada a subi un troisième revers consécutif, hier, lors des préliminaires du tournoi masculin de water-polo des Jeux olympiques de Pékin.Les hommes de l’entraîneur Dragan Jovanoyic se sont inclinés 65 devant l’Australie.Ecrasé 12-0 par le Monténégro mardi, le Canada menait cette fois 3-2 à l’issue du premier quart.«Nous sommes rentrés dans le match assez ’ agressifs.C’était notre plan de ne pas se faire piler sur les pieds», a commenté le Québécois Jçan Sayegh, auteur d’un but contre les Australiens.A la demie, les deux équipes étaient à égalité, 44.«Nous avons eu un bon début de match, et la première demie a bien été pour notre équipe, a poursuivi Sayegh.L’équipe australienne est une équipe très forte alors garder le match aussi serré est vraiment positif.» Outre Sayegh, trois autres joueurs sont parvenus à percer la défensive australienne.Justin Boyd, Devon Diggle, Nathaniel Miller et Sasa Palamaveric sont les autres Québécois au sein de l’équipe canadienne.Le Canada, qui présente une fiche de 63, tentera demain d’inscrire une première victoire à Pékin lorsqu’il se mesurera à la Grèce.La Presse canadienne EN BREF Dressage: rAllemagne gagne l’or I long-Kong — L’Allemagne a remporté la médaille d’or en dressage par équipe, hier, quand elle a devancé les Pays-Bas et le Danemark.L’équipé américaine, pressentie pour une médaille avant les Jeux, a terminé au pied du podium.La formation canadienne, constituée de Jacqçueline Brooks, d’Edmonton, lœslie Reid, de Langley (C.-B.), et Ashley Holzer, de Toronto, a terminé au neuvième rang.-AP VE EK-END VINS Les vins de .la semaine Les vus sont notés -!*!?!!! ,, avec des 1/2.LA BELLE AFFAIRE Terrasses de Guilhem 2006, Vin de Pays de l’Hérault, SAS.Moulin de Gassac (11,40 $-554105) Ce rouge franc et authentique ne décevra pas les amateurs de vins légers mais sait nourrir et faire du bien, sans chichis, sans fausses notes.En plus d’être parfaitement vinifié, il offre une belle matière juteuse, qui traduit bien l’ambiance du Sud et des cépages qui le mettent en valeur.1.LE CIDRE Crémant de pomme du Minot (9,50 $-245316) A mon avis, Joëlle et Robert Demoy sont, au Québec, les rois de la pomme fermentée.Vingt ans de recul pour une approche mais surtout une expertise fine, précise et sans détour, célébrant le fruit rien que le fruit Ensemble peu dosé, friand, et d’une légèreté (2,5 % alc./vol) qui le destine à toutes les soifs! 1.LE QUÉBEC EN BLANC L'Orpailleur 2007 (13,75$-704221) Vous me direz que ce domaine est incontournable: il l’est La gamme est exemplaire, dont ce blanc sec et tonique, au goût de pomme verte et d’herbe fraîche, ou encore, du même cépage (seyval blanc), un mousseux Brut qui ferait la barbe à bon nombre de bulles importées.Essayez! 1.LA PRIMEUR EN ROUGE Château des Tours Réserve 2003, Vacqueyras (38 $ - 719070) L’esprit du grenache bien mûr perce rapidement ici, forçant un passage aromatique tout aussi dense que voluptueux, aussi intrigant que chaleureux.Un rouge d’envergure, à la fois et élégant, avec un tanin enrobé au goût de prune et de réglisse qui prolonge longuement une finale minérale.Gros calibre! 3.LE VIN PLAISIR Pastiche 2006, Joseph Phelps, Californie (18,45 $-860023) Grenache, cabemet sauvignon, sy-rah et compagnie s’en donnent à cœur joie et à fruité découvert ici, dans cette cuvée juteuse et aromatique, vineuse, intense et veloutée.Ensemble d’une grande fraîcheur, homogène et entier, terminant sur un fruité épicé particulièrement soutenu.Grillades.1.fi Le vin gagne à (_J séjourner en carafe.!?!?fff ff! !?!!& fff Œnotourisme, PQ Jean Aubry L ¦ Inde aœouchait cette année d’une vendan-* ge record de quelque 21 millions de litres de vin alors que la Chine, elle, compte bien devenir d’ici 50 ans le premier producteur mondial de ce carburant qui fait rêver les hommes depuis, de-lîûis.1’ invention du pétrole, tiens.Imaginez (^ailleurs un monde où le vin remplacerait le pétrole: votre pompiste serait toujours souriant, votre voiture dbnronnerait au Sauternes sans sulfites, les hommes # feraient une guerre des prix dans la bonne humeur, le Trésor public engrangerait des dividendes [Sus que capiteux et la modération, qui a déjà bien mfilleur goût, aurait un goût de super sans plomb autour de la capsule pas piquée des hannetons.Le goût de bouchon en moins.La réalité est tout autre.Elle est où, d’ailleurs?Ah oui, dans les records olympiques de production.A sa façon, le Québec bat lui aussi des records de production, mais dans l’autre sens.Quelques milliers de litres à peine pour les vendanges 2007.C’est peu.Mais on ne devient pas, comme ça, du jour au lendemain, des haltérophiles de l'industrie, même si les ventes de vins québécois se sont multipliées ici, chez nous, par six en cinq ans, passant de deux millions de doflars en 2002 à un peu plus de 12 millions en 2007 (incluant les cidres de glace).La qualité des vins?Nous voilà sur le fil de fer du trapéziste.Si vous parlez de la qualité de vos préjugés, vous vous assurez d’office une place sur le podium olympique de la qualité made in China.Si, au contraire, votre ouverture d’esprit vous fait voir au-delà de la tour de plongeon de 10 mètres tout en donnant la chance au coureur 110 mètres haie de ne pas s’enfarger dans ses lacets, vous risquez quelques belles surprises au fil d’arrivée.Pourquoi me permettrais-je de vous tendre la perche, sachant qu'il n’y a que les triples sots qui persisteront à ignorer l’évolution qualitative de notre production locale?Il s’est tout de même passé pas mal de choses depuis les jeux de Sydney.Mais ce n’est pas non plus en agitant le fleurdelisé à tous vins qu’on doit fermer les yeux, et le nez, et la bouche, sur cette autre production de vins québécois qui n’arriverit pas à la cheville du dernier marathonien sorti du smog.«Quant aux rouges du Québec, je veux bien vous entendre m 'expliquer comment on peut continuer à s'acharner à produire un tel jus.C’est un peu comme si on essayait d'inventer un vin qui ne goûte pas le vin.C'est quand même curieux!», m’écrivait récemment Marc Laforèt, de Montréal, visiblement troublé par la performance des vins en question.On souhaiterait une bonne partie de ping-pong pour départager tout ça! ?L’Association des vignerons du Québec (AVQ), qui compte actuellement 48 membres actifs, travaille à serrer la vis (du pressoir) en proposant un cahier des charges strict à ses vignerons.Une «Certification Québec» devrait voir le jour cet automne, certification qui assurera entre autres que le vin d’ici est exclusivement élaboré à partir de raisins cultivés au Québec.Il aura fallu une vingtaine d’années (l'association a vu le jour en 1987) pour en arriver là, mais il faut savoir aussi que plusieurs vignerons n’ont pas attendu la vendange 2008 pour faire une démarche qualitative, sur le terrain comme au chai.Des résultats plus que probants.Et là, je ne vous parle pas seulement du fameux vin de glace, mais d’une batterie de cuvées proprement vinifiées et témoignant d’une adéquation juste entre le trio cépage-climat-terroir.Oui, messieurs dames, les bons vins existent au Québec.Il n’y a pas encore de Montrachet en Mon-térégie et il n’y aura jamais de Pétrus du côté de Sainte-Pétronille, mais qui diable voudrait d’ailleurs d’un autre chardonnay ou d’un autre merlot?Rien à cirer.Nos cépages autochtones intriguent et dérou- tent, certes, mais ils ont le mérite de proposer un profil différent de flavours.Un profil qui déculottait (en autant que ce soit possible) des collègues journalistes français attablés en compagnie de vignerons alsaciens lors d’une dégustation à l’aveugle, il y a deux ans, à Paris.Sans être le «Jugement de Paris», façon Spurrier en 1976, j’avais profité de la démarche pour y glisser quelques candidats en blanc.Le cours de l’histoire du vin n’avait peut-être pas dévié de sa trajectoire depuis Pline l’Ancien, mais j’avais réussi à bousculer quelques idées reçues chez nos cousins de la fesse droite.Essayez, vous, de convaincre un Français quand il s’agit de vin! ?Le tourisme œnologique, ou œnotourisme, est en forte croissance parmi les régions vinicoles «sérieuses» aux quatre coins de la planète vin.Les Basses-Laurentides, la Montérégie, la région de Québec et les Cantons-de-l’Est proposent aussi, dans ce sens, le bâton de pèlerin et le verre de vin.Prendre la route des vins du Québec, c'est déjà se situer dans son propre pays en questionnant ses ressources, en évaluant du savoir-faire.C’est aussi se dégourdir les jambes, sortir du vestiaire de ses préjugés, fouler limons fertiles, schistes filtrants et autres sables non bitumineux, et aller au-devant de femmes et d’hommes qui ne veulent certes pas faire la révolution et réinventer le pressoir mais plutôt vous dire qull est possible de faire du vin au Québec, et du bon.Soyez d’ailleurs franc et critique avec eux.S'ds le prennent, disons, «personnel», c’est que leur orgueil est encore marqué au sceau «p’tit Québec».Pour les autres, la démarche se poursuit, mélange d’erreurs et de tâtonnements mais aussi de questionnements avisés et de réussites étonnantes.Une génération de viticulture québécoise ne renversera pas cinq siècles de travail vinicole au Château Haut-Brion, par exemple.Mais il faut bien démarrer quelque part! Sur le terrain, pour faire l’école buissonnière, prenez déjà la Route des vins, avec ses 25 vignobles à découvrir (www.vignerons-du-quebec.com), puis, parce que vous vous découvrez un intérêt que vous n’avez JEAN AUBRY B RO NS t domaine LES f : V' jamais osé vous avouer, poursuivez avec La Fête des vendanges Magog-Orford (% 1888 847-2050, www.fe-tedesvendanges.com), qui célèbre cette année, en grande pompe, son 15' anniversaire.Quand?Les 30, 31 août et 6 septembre, de llh à 20h, et les 1er et 7 septembre, de llh à 18h.¦ Potentiel de vieillissement du vin: 1, moins de cinq ans; 2, entre sue et dix ans; 3, dix ans et plus.©: Le vin gagne à séjourner en carafe.¦ Jean Aubry est l’auteur du Guide Aubry 2009 - Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $, à paraître en octobre prochain.jean-aubry@vintempo.com AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.|| Avis public AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBEE Montréal® Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi ['ENTRÉE EN VIGUEUR DE RÈGLEMENTS | Avil est donné qua la conaall d'agglomération, è aon atsamblée du 31 Janvlar 2008, a adopté la réglamant aulvant : RCG 08-004 Réglamant du conaall d'agglo-~ aération modifiant l’annaxa du Décrût concarnant l'agglomération da Montréal 11229-2005, 8 décambra 2005) Le règlement a pour objet de retirer de la liste ries équipements d’intérêt collectif un terrain situé dans un parc industriel de l'arrondissement [Dde Saint-Laurent.'-Avlt aat donné qua la conaall d'agglo-! mération, ê aon aaaambléa du 19 Juin 2008, ' a adopté la réglamant aulvant : ^ RCG 08-023 Réglamant du conaall d'agglo-u1 mération modifiant l’annaxa du Décrût J concarnant l'agglomération da Montréal r (1229 - 2006, 8 décambra 2005) J Le présent règlement a pour but de retirer le lot .1 350 443 du cadastre du Québec de la liste des équipements d'intérêt collectif.! Les présents règlements entrent en vigueur en ‘date de ce jour et sont disponibles pour [consultation durant les heures normales de ' bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-! Dame Est.Ils peuvent également être consultés ¦ en tout temps sur le site Internet de la Ville : ’ www.ville.montreal.qc.ca/reglements '.Montréal, le 15 août 2008 Le greffier de la Ville, M- Yves Saindon AN ADA (OVINCE DE QUÉBEC STRICT DE MONTRÉAL LOSE NO 500-22-140577-086 )UR DU QUÉBEC INT GREFFIER ADJOINT RTINE BOUCHARD ANOUE ROYALE OU CANADA imandeur ÉSEI *RTIf' B/E GRO: endeur K IG NAT ION WRE est donné à DAVE GROSZ .\ comparaltr» au greffe de cette kif s*ué «u 1, me Motre-Oeme M, Montréal, au locél 1.120 d«n$ i 30 (ours de la publication du ! étant avis dans le journal • LE ÉVOIR» •ta part» défenderesse cofnparaH.ta e REQUÊTE MTTÜOUCTTVE NSTANCE.AVIS AU FENDEUR (art 119 Cpc.).CIATTON DES PIÈCES ET MANDE DE TRANSFERT ATIVE A UNE PETITE CE sera présentée devant [ tribunal le 25 SEPTEMBRE, à 9h00 en salle 2 06 au s de justice de MONTRÉAL i’délaut de comparaître dans ce un jugement par défaut ilt être rendu contre vous sans avs dés respiration de ce copie de la présente 1ÊTE INTRODUCTIVE ISTANCE.AVIS AU ÉFENDEUR (art 119 Cpc).CIATTON DES PIÈCES ET DE TRANSFERT ATIVE A UNE PETITE : a été Matée au greffe L
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