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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-07-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE VENDREDI 9 JUILLET 2004 C’EST LA VIE ! CYCLISME Lance Armstrong n’ira pas aux Jeux olympiques d’Athènes Page B 7 Quatre tonnes de souvenirs Page B 8 ?LE DEVOIR » La côte charlevoisienne en kayak Loisir de plus en plus populaire, le kayak de mer est un moyen fort accessible pour apprendre à connaître la mer et profiter silencieusement des grands plans d’eau, observer la faune et la flore, voir un coin de pays, se recréer dans un environnement naturel.Charlevoix est une région privilégiée pour pratiquer cette activité et Kataba-tik, jeune entreprise écotou-ristique située à La Malbaie, est là pour combler ceux qui veulent observer la côte charlevoisienne sous un autre angle, celui de l’estuaire du Saint-Laurent.JULIE CARPENTIER Dimanche dernier, le charmant village de Port-au-Saumon s’éveillait à peine tandis qu’un petit groupe de cinq personnes, parties en expédition de kayak depuis déjà deux jours, s’apprêtaient à remettre leur embarcation à l’eau.Un épais brouillard recouvrait une bonne partie du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, donnant un air londonien à la région.Sébastien Savard, directeur-fondateur et chef guide de Katabatik, attendait ses deux recrues de la journée, parties de Cap-à-l’Aigle après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner ravigotant à l’Auberge La Mansarde.«Comptez une vingtaine de minutes pour vous rendre à Port-au-Saumon, et juste avant la grande côte, ça va être à droite.» Tout ce qu’il y a de plus clair pour les «locaux», mais loin d’être aussi évident pour deux filles de la ville, surtout dans ce brouillard.Trente minutes de retard plus tard, elles ont tout de même été accueillies avec le sourire et fait la connaissance de leurs compagnons de route pour la journée, déjà affairés à descendre les kayaks au bord de l’eau.Mais avant de partir, il est nécessaire d’écouter les consignes de sécurité, essentielles pour toute personne en initiation à une activité nautique.L’expérience des guides, les connaissances du secteur, le respect des conditions météorologiques, les ratios d’encadrement réduits, les itinéraires appropriés, la qualité de l’équipement tous ces facteurs sont pris en compte afin d’assurer une gestion responsable des risques, assure Sébastien.Rassurant Wet suit, laine polaire et veste de flottaison enfilés, crème solaire appliquée, foulard bien noiié sur la tête, bouteille d’eau sous le bras, les novices sont maintenant prêtes à partir?Pas encore.On oubliait l’équipement officiel qui fera de nous des kayakistes: jupette et pagaie.Et hop! Vingt minutes de cours technique sur le maniement de la pagaie et pour savoir quoi faire en cas de renversement de l’embarcation — «ce qui arrive rarement», dit le guide en souriant Première observation: Katabatik est la seule entreprise d’excursion en kayak de mer au Québec à mettre à la disposition de ses invités une flotte constituée d'embarcations en bois (acajou, okoumé et cèdre) de style groenlan-dais.En plus d’offrir, du côté de la performance, une glisse et une légèreté exceptionnelles, ces kayaks artisanaux ajoutent à l’esthétisme et à l’authenticité de la balade.«Ça me prend environ 100 heures pour construire un kayak», explique Sébastien, tout en rangeant le nécessaire de la journée dans les compartiments étanches.Deuxième observation: le brouillard est toujours aussi dense I SÉBASTIEN SAVARD du côté de la performance, une glisse et une légèreté exceptionnelles, les kayaks artisanaux de Katabatik îtisme et à l’authenticité de la balade.tÉfe; m 'WÊjSK -%:.: — c’estàpeine si on voit le boirt de notre propre kayak —, tout le groupe devra donc circuler en formation serrée.«C’est notre meilleure protection», affirme Luc, le deuxième guide.Après quelques minutes de transport des embarcations là où l’eau est assez profonde — la marée est basse à cette heure — c’est parti pour les premiers coups de pagaie qui promèneront la bande le long du littoral charievoisien.«Katabatik est un vent de terre qui devient vertical au moment où il emprunte le relief escarpé des falaises plongeant dans les eaux de l’estuaire du Saint-Laurent, explique Sébastien en se laissant lentement glisser sur l’eau calme.C’est un phénomène singulier et connu des navigateurs de la région.» Katabatik, c’est aussi l’histoire de cette entreprise écotouris-tique fondée en 2001 par un enfant de la région vivant pour et par une passion: la côte charievoisien-ne à découvrir en kayak.•Ça fait plus de 15 ans que je fais du kayak, de rivière et de mer, relate Sébastien, l’œil pétillant Et avec Katabatik, je fais environ une centaine de sorties par année.» Et 1 sans pouvoir compléter son idée, il nous conseille de regarder devant À moins de 100 mètres, un béluga fait sa promenade matinale çt montre fièrement son dos rond.Emerveillement! Une balade qui a des potentiels interprétatifs de grand intérêt donc: un passage à l’histoire avec la toponymie de certains lieux spécifiques et avec l’importance du fleuve Saint-Laurent dans le développement de la région, un regard géographique et géologique sur la formation du paysage naturel de la région par un impact mé-téoritique, une rencontre avec le béluga (ou le rorqual commun et le phoque), mais surtout, l’océanographie avec le phénomène des marées, des courants et des fonds marins.Rien de mieux cependant que de vivre en direct sur l’eau l’ensemble de ces phénomènes océanographiques qui se sont manifes-tés vers midi, alors que le brouillard laissait enfin place au soleil.C’est à ce moment que la balade à pris l’allure d'une compétition contre la nature qui se déchaînait, au détriment des bras fatigués des deux recrues, chacune dans leur kayak sans gouvernail.Par chance, l’heure du repas a sonné et la troupe a amarré les kayaks sur une des plages croisées en chemin.Un immense rocher fera office de table et personne ne s’est fait prier pour avaler un copieux bagel au saumon filmé et un bout de tarte «à Rosanna».Retrouver des forces est essentiel pour embarquer de nouveau dans un kayak, cette fois-ci en tandem, avec gouvernail — merci à Paul et Johan qui ont bien voulu nous prêter leur «limousine» nautique.Enfin, l’eau était redevenue miroir.Et c’est ainsi, en regardant défiler la côte charlevoisienne, ses baies, ses caps et ses rochers, ses villages et ses villas éparpillées, ses t oiseaux et ses mammifères marins, que la journée s’est lentement terminée, après 20 kilomètres de kayak, au quai de Cap-à-l’Aigle.De retour sur la terre ferme, les novices commencent à payer le prix de leurs efforts alors que les courageux en expédition montaient déjà leur tente.Les bras sont encore un peu meurtris quelques jours plus tard, mais la journée — sans bouillon dans le Saint-Laurent — le valait largement ¦ Katabatik, à La Malbaie: « (418) 665-2332 ou 1 800 453-4850; www.katabatik.com.Excursions guidées de demijoumée et de journée à partir de Cap-à-l’Aigle, de Saint-Irénée, de Baie-des-Rochers et du Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie.Expéditions de deux à quatre jours avec coucher en camping sauvage ou en hébergement Horaire: ouvert à l’année, sur réservation, aucun préalable nécessaire.Tarifs: adulte, familial et de groupe.¦ Auberge La Mansarde: www.aubergelamansarde.corn Le Devoir \ À moins de 100 mètres, un béluga fait sa promenade matinale et montre fièrement son dos rond Trésors cachés Comment voyager quand on est riche et célèbre et qu’on vit au début du XXr siècle?En train, bien sûr, soit en voiture privée, soit en première classe.Demain et dimanche, Exporail, le Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant offre fa chance de pénétrer à l’intérieur d’une de ces voitures légendaires et d’une voiture-lit première classe construite en 1921, deux pièces uniques de sa collection.Construite en 1897, la «Canada Car» est la voiture du président de la Compagnie du Grand Tronc, Charles M.Hays, qui l’utilisa de nombreuses années avant de périr dans le naufrage du Titanic en 1912.Son décor n’a pas changé.Le rouge domine, le velours séduit et l’imagination s’envole.La voiture-Ht CPR Neville est une voiture-lit luxueuse qui offrait à ses voyageurs le luxe de l’air climatisé grâce à un système fonctionnant avec de la glace.Vous aurez l’occasion, ce même week-end, de découvrir un autre trésor construit en 1917.Vivez une journée 100 % train en montant à bord de YExpress du musée, à la gare Lucien-L’Allier, au centreville de Montréal, et débarquez sur le site même du musée.Le départ a lieu le dimanche 11 juillet à llh.Renseignements: « (514) 287-7866.Exporail: * (450) 632-2410.Plaza en fête La Plaza St-Hubert est en fête jusqu’à dimanche à l’occasion de sa braderie.Cette grande foire commerciale et familiale animée par les commerçants et une cinquantaine d’artistes permettra aux visiteurs de magasiner et de flâner sur des rythmes endiablés.Pour l’occasion, le DixieBand, Toto La-raque, d’Haiti, et Barbara Youssy, de Cuba, seront en spectacle aujourd’hui et demain.Le DixieBand invite les gens à défiler avec lui, en dansant et en jouant des instruments qu’ils apporteront.Le point de départ des deux défilés se trouve devant le Petit Medley (6206, rue Saint-Hubert angle BeDechas-se), aujourd’hui à 14h et demain à 13h.Peinture en direct encan, démonstrations sportives, danses latines, animation pour les enfants, etc.Renseignements: « (514) 276-8501; www.plazast-hubert.com.Amétissage La Maison amérindienne du 510, montée des Trente, au mont Saint-Hilaire, a innové en s’installant dans une municipalité où il n’y avait pas de réserve.Ce soir et demain, à 20h, elle récidive avec un spectacle différent le coût du billet votre salaire X une heure.Il s’agit d’une création collective de quatre filles de la région.Danse ombralgique, «fa-randrôle», conte et musique transporteront les visiteurs dans un lieu ancestral: la forêt Différentes stations sont organisées tout au long des sentiers de l’érablière.Chacun est convié, grands et petits.Si cette description pique votre curiosité, vê-te^vous de façon à ce que les moustiques n’en fassent pas autant avec votre peau.Renseignements et réservations: » (450) 464-2500 ou wum maisonamerindienne.com.Julie Carpentier LE DEVOIR.LE VENDREDI 9 JUILLET 2004 H 2 •WEEK-END COUDRE- • -.90 SOURCE FIJM k.d.Lang a chanté de l’incomparable voix qui est la sienne, et ses fans font portée comme prévu en triomphe, mercredi soir.Découvreur malgré soi SYLVAIN CORMIER Personne n’allait rien découvrir à Wilfrid-Pelle-tier mercredi soir.Nous allions nous repaître des notes extraordinairement pures qu’allait judicieusement et jouissivement pousser k.d.Lang (oui, avec un k et un d minuscules, velléité d’artiste), et nous allions comme elle nous lover sur les cordes si richement tissées par l’OSM.Tout au plus aurions-nous le plaisir d’entendre en primeur quelques titres de l’album Hymns Of The 49th Parallel, l’hommage au songbook canadien à paraître sous peu, tout au plus allait-on découvrir les beaux habits dont elle revêtirait les Helpless (Neil Young), Hallelujah (Leonard Cohen) et autres The Valley (Jane Siberry).C’est dire le dépit ressenti à l’annonce de l’artiste prévu en première partie.Prévu?Mais si, c’était écrit dans le programme- souvenir.Wilfrid soupira jusqu'au troisième balcon.«Ah! crotte, il y a une première partie», lâcha une dame de qualité derrière moi.S’amena un chevelu.Un hippie sorti de son caisson de cryogéni-sation.Pieds nus.Un va-nu-pieds, quoi.Après avoir joint les mains comme la Mararishi Mahesh Yogi, le blondinet trop bronzé s’est installé derrière sa panoplie de bébelles exotiques.Et il g’est mis à jouer.Bien.Très bien.Etonnamment bien.Au lap steel, ce type était un as, de toute évidence.Et les sons qu'il obtenait en soufflant dans les grands troncs évidés étaient magnifiquement agencés.Wilfrid, de partout, s’extasiait en oh! et en ah! Ce Xavier Rudd était certes inconnu, mais ce n’était pas n’importe qui.Un Australopithèque, apprit-on.Non, un Australien.Et ses grands troncs étaient des instruments indigènes vieux de 40 000 ans, évidés par les termites.Eh ben.De chanson en chanson, le gaillard passait des instruments à cordes aux percussions les plus curieuses, quand il ne jouait pas de tout ça en même temps.Jusqu’au troisième balcon, nous étions fascinés.Ses couplets folk un peu naïfs — on est hippie ou on ne l’est pas — lassaient à la longue, mais l’instrumentiste ne cessait d’étonner.Et de se mériter des salves d’applaudissements de plus en plus nourries.«Merci de votre enthousiasme pour cette musique que vous n’aviez jamais entendue.», a-t-il commenté, heureux comme un moine tibétain en lévitation.Magie du FIJM, me disais-je.Chaque année, c’est ainsi: veut, veut pas, on découvre.En se rendant au lieu du spectacle, au hasard d’une première partie, en prenant à droite plutôt qu’à gauche, par tous ces accidents de parcours qui n’en sont finalement pas, on se surprend à découvrir des artistes et des musiques.Découvrir et s'enticher.A l’entracte, des spectateurs se promettaient d’acheter un disque de Xavier Rudd.Lequel reviendra à Montréal, assurément.Et k.d.Lang?L'artiste attendue a chanté de l’incomparable voix qui est la sienne, et ses fans l’ont portée comme prévu en triomphe.Ce n’était pourtant pas le plus mémorable spectacle de la chanteuse, loin s’en faut.Les arrangements assez convenus de l’orchestre, l’amplification déficiente des cordes, et surtout le désagréable réglage du micro de k.d., saturé d’écho et d’aigus, donnant l’impression qu’elle chantait dans un porte-voix, auront quelque peu gâché le rendez-vous.Peut-être aurait-il fallu invoquer l’esprit des bushmans.nos choix Festival d’ete de Quebec politique avec les Béru SOURCE FESTIVAL D'ÉTÉ DE QUÉBEC se disent toujours aussi enragés.À voir en spectacle au Festival Jasette ISABELLE PORTER Oui messieurs dames, Béru-rier Noir présentera dimanche son plus grand concert à vie, chez nous, sur les Plaines d’Abraham.Sur le contenu de ce concert, ils n’ont pas voulu nous en dire beaucoup.On a donc fini par parler du grand sujet: la politique.Carnet d’une festivalière, jour 2, sur le thème de la quarantaine agitée.Béru et la jeunesse — LE DEVOIR: Vous ne seriez pas un peu déphasés par rapport aux jeunes révoltés d’aujourd’hui?— FRANÇOIS (chanteur): Mais non, on est pire qu’eux, les jeunes d’aujourd’hui, ils sont mous! (Tout le monde rigole) — MASTO (saxo): Oui, on est déphasés parce qu’on est souvent devant des gens relativement passifs, des jeunes justement.Nous, on est toujours enragés puis les gens, eux, ils sont cultivés, ils voient des problèmes, ils les analysent puis ils rentrent chez eux.— F: Tu sais qu’on a passé quatorze ans dans un hospice.On en est tous sortis, mais super révoltés! — LO RAN (Guitare, cris): Je dirais qu’on est plus enragés encore parce que justement les expériences nous ont montré que les textes de François sont intemporels.Certains sont encore plus d’actualité aujourd’hui qu’à l’époque.1.] Regarde, moi je pense que si c’est rendu qu'on peut même plus organiser un concert sans «sponsors», sans des grosses salles avec une distance de cinq mètres entre la scène et le public, sans un service d’ordre qui fait la gueule, c’est que les groupes ont peut-être pas su mettre leur poing sur la table et revendiquer une liberté par rapport à ce qu’ils font.Moi en 14 ans, je n’ai pas arrêté de jouer si tu veux, mais c’était de l’hyper underground donc je ne me suis pas rendu compte à quel point la scène officielle dérapait complètement vers un commerce hyper malsain.Attention, il ne faut pas que ça devienne comme le sport avec des groupes qui jouent avec des marques constamment.Et encore, je le répète, les gens payent des impôts et je crois que c’est important que ça aille à la Les membres de Bérurier Noir d’été de Québec.culture plus que dans l'armement et la destruction de la nature.Béru et Jacques Chirac — LE DEVOIR: Quand même, les Béru ne se seraient pas un peu assagis?Ça beaucoup fait jaser cette entrevue dans Libération où François a dit qu’il avait voté pour,Chirac?— F: Ecoute, on a eu une discussion de deux heures avec un gugusse de Libération qui a extrait trois phrases du discours et c’était sorti du contexte.Il y avait une situation particulière aux présidentielles de 2002.— L: Ce qui est important de voir, c’est que maintenant, on ne vote plus pour quelqu’un mais contre.C’est évident que Chirac a été élu avec 82 % des voix non pas parce que les gens voulaient Chirac mais parce que les gens votaient contre l’extrême droite.C’est important par rapport aux copains copines immigrés, aux copains copines homos, etc., de montrer qu’on disait non en masse à l’extrême droite.— F: C'était un vote de sanc- tion pour la gauche qui n’a pas fait le travail qu’elle devait faire et un vote de sanction contre le Front national (FN) qui était évidemment un danger potentiel.Les gens parfois voient les choses en termes de bien et de mal et c’est beaucoup plus compliqué que ça.Si tu regardes l’histoire de ces 20 dernières années en France, la montée du FN est notamment due à des calculs politiques qui sont surtout sortis de la gauche traditionnelle.Béru en vrac Réunis après quinze ans de séparation, les Béru se disent «plus exigeants et plus unis» que jamais.Une attitude qui les a amenés notamment à exiger du Festival d’été le retrait de toutes les affiches et références aux commanditaires sur la scène des Plaines, le soir de leur spectacle.Loran précise qu’à son avis, les commanditaires font du «viol mental».Heureusement pour nous, on a beaucoup de commanditaires au Québec, mais on a aussi Richard Desjardins.Les Béru ont vu le film L’Erreur boréale qui leur a beaucoup plu.Masto a même envoyé un courriel au chanteur pour le lui dire.Béru sur les Plaines Dimanche soir, le groupe jouera essentiellement des pièces de leur vieux répertoire en plus de quelques nouvelles compositions de François.Quant à savoir si on aura droit à des costumes délirants, des cracheurs de feu et tout le tralala, ils n’ont rien voulu dire mais promettent «un spectacle», une «performance».Lors de cette Fiesta bérurière qui débute à 17 h, on pourra aussi entendre Akuma, Ethnopaire, Junior Cony et les Vulgaires Machins.Sur ce, cédons la parole une dernière fois à Loran avant le grand soir: «Souvent dans la presse, on nous a demandé si les Béru étaient encore militants, s’ils avaient encore des choses à dire.On s’en fout presque.Il ne faut pas que les gens fassent attention à ce qu’on dit, il faut surtout que les gens voient ce qu’on fait.» On se le tiendra pour dit Coral Egan Sa voix allie la puissance d’une Cassandra Wilson et la douceur aérienne d’une Sarah MacLauglin.Avec ses mèches blondes, ses yeux bleus cristallins et du talent à revendre, elle est considérée comme la nouvelle coqueluche féminine du jazz canadien.Coral Egan fait un retour au festival avec, cette fois, un premier album solo (My Favorite Distraction) et une tournée canadienne dans le corps.Il y a vingt ans, elle foulait la scène du FIJM aux côtés de sa mère, la chanteuse Karen Young.Un héritage qui lui est cher et qu’elle honore.Entretemps, elle a mené une solide carrière de choriste et de joueuse de volley-ball professionnelle.La voici maintenant auteure-compositrice-interprète, un rôle qu’elle trouve à la fois exigeant et terriblement excitant.Ses chansons aux humeurs variées oscillent entre le jazz proprement dit et des sonorités plus pop et soul.Son prochain album versera davantage dans ce dernier style, promet-elle.Peut-être en aura-t-on un petit avant-goût au Club Soda ce soir et demain, à 19h.Frédérique Doyon Lancement de disque: Globe Glotters À gorge déployée BERNARD LAMARCHE La fusion musicale a un nouveau nom: les Globe Glotters.La formation montréalaise, qui lance ce soir au Lion d’or, son premier opus intitulé Garg, étend ses tentacules des contrées Inuit au chant tibétain en passant par le death métal.Le plus petit dénominateur multiple de tout ça?Un sens crasse du plaisir et., la gorge.Au centre de l’univers des Globe Glotters, aussi éclaté soit-il, les chants de gorges, connus et inconnus.Le parcours du chanteur des Globe Glotters est singulier.Autrefois screamer pour la formation Cervical Slot puis Necrotic Mutation, deux groupes affirmant leur fort penchant pour les gros frissons, il a un peu viré son capot de bord, comme on dit pour puiser dans des cultures dont les traditions remontent à des temps immémoriaux Croteau a suivi des ateliers avec des moines tibétains de Drepung Loseling, s’est déjà frotté à Huun-Huur-Tu, a fréquenté Tran Quan Haï, un des grands musiciens du monde oriental et Steve Klar, un Américain féru dans le genre, chanteur et enseignant de khôô-mei et de chant de gorge du monde oriental.Le projet des Globe Glotters ne ressemble en rien à la musique planante pondue par le Lama Gyurme et Jean-Philippe Rykiel, pour Rain of Blessings: Vaj-ra Chant, publié en 2000, qui poursuivait dans le XXe siècle une propension nouvel âge d’adapter des musiques dévotes non européennes aux oreilles occidentales.Avec les Globe Glotters, un quatuor, la musique à tendance progressive et essentiellement instrumentale n’a plus rien à vpfr avec la religion.«Toutes les formés de musiques de gorge qui se fopt sont très religieuses, donc très ,s(r: rieuses.En abordant l'aspect sont?: re, on peut se soustraire à ce sérieux.» Certaines pièces se rapprochent à un point tel des traditions mongoles ou des gens de Touva, comme dans La flûte verse une larme qu’on pourrait se méprendre.«R faut dépasser le cadre de l'imitation.Si on imite trop, on se limite.On est arrivé à un tout musical que les gens ont de la difficulté à décrire.» C’est précisément ce qui fait la personnalité très attachante du groupe, d’autant plus que la bonne humeur est au rendez-vous.L’humour est aussi au programme.On se retrouve parfois en plein western spaghetti, alors que certaines pièces trempent dans le pastiche.La pièce La Voix Zen et le Voisin «a été faite pour imiter la pop japonaise.C’est un pastiche clair.Dans d’autres chansons, on frôle aussi le pastiche.Mais Une faut pas trop pasticher, pour que ça reste écoutable.» Les musiciens et le chanteur s’en donnent à cœur joie.Le début de Pandémonium commence comme autrefois King Crimson et se termine sur du métal urbain, très années 90.Même le funk s’en mêle, avec To the Bridge et une voix digne des vieux de la vieille.Pour avoir déjà vu les Globe Glotters sur scène, on peut affirmer qu'ils proposent des soirées riches en sensations.Le saut vers le disque n’a en rien étouffé l’énergie.Au lion d’or, ce soir, à 21h.Le Devoir ?À LA TÉLÉVISION* I Bunker, le cirque Cinéma / NI DIEUX.Aujourd'hui (17:30) Caméra Témoin / S'envoyer en l’air Le Tôlé|ournal/Le Point de Radio-Canada IVIa T Arpents sorcière.|verts Los Cal and s Documentaires Le TVA 1 H heures Xcalibur Cinéma 7 LE DIAMANT DU NIL (4) Sucré-salé , M.Barrette Ace London Hollywood, le prix Le TVA Juste pour rire.direct Sucré-salé / M.Barrette avec KathIeen Turner Michael Douglas de la gloire (23:33) À la di Stasio / Le Cinéma / A VENDRE (4) Cinéma / CAPITAINE CONAN (3) Restaurant L Express avec Philippe Torreton.Samuel Le Bihan avec S.Klberlaln (23.14) Cinéma /"LÉGENDES Le Grand Journal (17:00) La Porte des étoiles URBAINES: LA SUITE (8) avec Jennifer Morrison.Matthew Davis Swing avec Cinéma Le Grand Journal Lady Chatte rley le Tigre Le Monde I l Épicer le Jrni RDI La Métropole du poison [Le Téléjournal/Le Point .Actions UshuaYa Nature Le Journal RDI Téléjournal i os Plus Belles Routes.I La Cité animale Jrnl FR2 Biographies I Serpico Décore ta I Métamor Journal Le Festival d ôté de Québec 2004 La Crim' / ¦ clips (QO:i5) .(1S:OS) {H 1 .« Ferre en pôril Cuisinez avec Jean Génies du crime Sexstar Les Nouveaux Détectives Dossiers FBI Cinéma C'est ma vie Diagnostic: Inconnu Pour un flirt A New York! Cinéma Montréal S explique Top5 angle \ Top franco Box Office J France Décompte MusiquePlus Musicoqr aphle_______N» Buffy contre les vampires Dt .filles ! .mariés | Kung faux Crampe.Banzai Nu Musik fait courir la ville'?lu Top 20 MusIMax Phénomène Raven YakKIty Yak | R au ____________ i oothnii ReiuHi.uies - Alouettes MaxBala.Cocktail.Musicographie Ohhh Oui Radio Enfer Grenade Bob Simpson I Henri pis.| Futuramë~ Moi Wlllv Sacré Andy Simpson Les Griffin Isouth Park Futurama Le Tour.Sports 30 Soccer / Montréal - Rochester Sports 30 Hlstolres de trains Cinéma / L HONNEUR P UN CAPITAINE (4) avec Nicole Garcia de notre Histoire Sous-marins / 1-52 L'Enfer du devoir de vues [Mol et.Les Feux de la rampe Cinéma / VAN GOGH (3) avec Jacques Dutronc.Alexandra London Silence, on court! L Actors.Aventure et Associés Brigade des mots Brigade spéciale Métal hurlant__________La Porte des étoiles onférencas do la Chaire publique do l Al I IÉS Évasion la France 1 ~ La Loi .S.I Ordre.Balko Les Condamnées Aventure.An de IA du réel Thématique 'Aviation'- Alias Tremors .publique de TAELIÉS d histoire |ln Focus Un nouveau souffle Entreprises Invasion.Odysseus Tour de France / Bonneval - Angers Destination Monde Cinéma Cinéma IKINAI (4) avec Dankan, Nanako Okouchi .sorcier! Panorama Faites le 2 Panorama Unique.Les Années mode Faites le 2 Cinéma / B IR D (3 ) Canada Now Trans .Coronation Air Farce 1 This Hour The National Just for Laughs National News Access H.eTalk Daily Train 48 jE T.Antiques Roadshow Joan of Arcadia Simpsons j Bob vV Studio 2 Law & Order Degrass I Blue Mur dor CTV News News Law (00:05) News National 20/20 News Sports Big (00:00) School Bus Wicked ABC Nows Person 2.Heartbeat inspector Morse Studio 2 G.Lopez 1 .the Kellys Simpsons Will & Grace Hope A Bonnie 20/20 Frasier Pub .(23:35) News News JAG 48 Hours News Joan of Arcadia Late Show (23:35) News NBC News Il S Olympic T r ials Bor nie Mac________ Now with Bill Moyers Jeopardy Wheel of Dateline NBC Las Vegas The Tonight Show (23 3S) Seinfeld That '70s Show Seinfeld The Jury What I Like [Grounded 3rd Rock.Reba 1 ho Newshour BBC News | Night Bus BBC News Vert I fie Newshour .Week Wall Street Vermont's Film Showcase / LegaI Person Business.Golf' Roadside .[.Headlines Stakes BBC News Now with Bill Moyers Charlie Rose •Talk Dally I Jeopardy News Deg rassi CTV News Joan of Arcadia Law Order Biography News City Confidential American Justice Biography / A.Wuornos Biography / R.Speck American Justice Biography [Cinéma / RASPUTIN (4) avec Alan Rickman, Greta Scacchl 1 fie l ost Wor Id Law & Order Exhibit A nhrîa Fifties __ ____________________ BBC Nows JCBC Nows CBC News I Fashion.Frontiers.Construction Time and Myth Busters / Barrel.Mind of a Murderer Frontiers.Disasters of the Century History Mini-Series / Cadfael Manhunt JAG The Fifties The National Life and Times 1 he Passionate l v Life and Times National Doc Cold Squad Bliss Kink Show me.Diaries Clean Sweep In a Fix .the Top~7Love 911_______________ Cf t I ootbail / Renegades Alouettes Yu-GI-Oh~IZlxx Level [Dragon Ball While von wore out What not to Wear While you were out (Matchm.[Extra Zoo Diaries Dogs, Jobs Marry me [ Sex Toys Kink Sportscent CFL Football / Eskimos - Lions inu Yasha un avo DIS COVER Y c: 1 v (Mom > i I AR^JINI SERIES CANAL Z (AN Al I X ART V SRC HUS Classification des filmy (1) Chef-d'œuvre— (2) Excellent— (3) Tris bon — (4J Bon,— (5) Passable— (6) Médiocre — (7) Minable f NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon LES FEUX DE LA RAMPE John Malkovich, un acteur fascinant, est invité.Artv, 19h ARTISANS DE NOTRE HISTOIRE En reprise, une heure avec Vic Vogel, personnage passionnant Historia, 19h CAMÉRA TÉMOIN/S’ENVOYER EN L’AIR Un documentaire québécois sur les nouveaux comportements sexuels (échangisme, sado-maso), bref, tout pour passer une soirée tranquille à la maison.Radio-Canada, 21h CAPITAINE CONAN Une réflexion de Tavernier sur la guerre, qui avait mérité à Philippe Torreton le césar du meilleur acteur.Télé-Québec, 21h FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC 2004 En direct de Québec, un hommage à Daniel Lavoie avec Luce Dufault.Bruno Pelletier, Marie-Jo Thério, Luck Mervil et autres.TVS, 21h30 I t LE DEVOIR, LE V E N I) R E 1> 1 !» .1 TILL E T 2 O O I B A l’affiche cette semaine SOURCE: MED1AFILM.CA BEFORE SUNSET États-Unis.2004.80 minutes.Comédie sentimentale de Richard Unklater avec Ethan Hawke, Julie Delpy, Vernon Dobtcheff.De passage à Paris pour la promotion de son nouveau roman, l’écrivain américain Jesse renoue avec la jeune Française Céline, une militante écologiste avec qui il avait vécu une brève idylle à Vienne, neuf ans plus tôt.• V.o.: Forum, Cinéma Du Parc.LE BISON (ET SA VOISINE DORINE) France.2003.96 minutes.Comédie réalisée et interprétée par Isabelle Nanty avec Edouard Baer, Nicolas Marais.Séducteur noctambule au tempérament individualiste et bohème, l’inventeur rentier Louis Le Bison vient pourtant en aide à sa concierge Donne, enceinte d’un cinquième enfant, lorsque le mari de cette dernière part avec la plus récente conquête du locataire.?V.o.: Parisien.•SS* I ,**#t,* MIP c , , JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Richard rencontrait la presse hier pour parler de la série de spectacles qu’il donnera dans le cadre du Festival Juste pour rire, à Montréal.Festival Juste pour rire Le comédien et comique français Pierre Richard veut jouer un méchant ROLLANDE PARENT Le comédien et comique français Pierre Richard, sur le point d’avoir 70 ans, ne désespère pas de jouer un jour dans un film où il tiendra le rôle d’un méchant, un méchant violent.Ça le changera, lui qui a jusqu’ici reçu plus que sa part de tapes sur la gueule, dont quelques-unes particulièrement costaudes de Gérard Depardieu.Le souvenir de ces gifles est bien vivace.B en parlait encore, hier, au moment où il rencontrait la presse pour parler de la série de spectacles qu’il donnera à compter de lundi dans le cadre du Festival Juste pour rire.•J’ai dû en recevoir 7600.J’ai commencé très jeune avec ma mère qui avait la main facile.Elle s’occupait de mon éducation toute seule.Quand j’ai commencé au cinéma, tout le monde a vu en moi une tête à claques intéressante», a-t-il relaté.Il sera question de toutes ces gifles reçues dans son spectacle dont le titre est Détournement de mémoires.B y raconte les moments les plus drôles de sa carrière de comédien burlesque.L’interprète de Legrand blond à la chaussure noire, de La Chèvre et de Le Jouet a cependant un petit souci.Il se demande si ses références à des acteurs d’une autre époque, comme Jean Carnet et Mireüle Darc, ne vont pas perdre un peu son jeune public.Mais il ne s’en fait pas trop.Quand il a vu Sol (Marc Favreau), *à certains moments j’étais un peu perdu mais j’ai adoré».Il compte que la même dynamique jouera pour lui.Quant au rôle de violent qu’il aimerait décrocher, difficile de dire s’il s’agit ou non d’une blague.•Dernièrement on m’a proposé un rôle violent.Ça me plairait bien.J’en ai marre de prendre des claques, a-t-il lancé.On a tous des tiroirs secrets.Celui de la violence, je ne l’ai jamais ouvert.J’ai au fond de moi-même une violence rentrée et au moment où elle va sortir, ça va cogner», a-t-il renchéri.Pierre Richard a un rapport particulier avec le Québec.C’est ici qu’il est venu la première fois qu’il a eu les moyens financiers de faire un voyage.•Quand j’ai fait mon premier film, Le Distrait, j'avais pour la première fois de ma vie les moyens de prendre l’avion et de traverser l’Atlantique pour venir à Montréal.C'était la première fois que je quittais la France.Il y a de ça autour de 35 ans», a-t-fl dit Au Québec, il a retrouvé •le décor de toutes mes lectures sur les trappeurs et le Grand Nord».En plus, il s’y sent très à l’aise.•Il y a une alchimie qui fait que je me sens bien ici, comme chez moi.On a la même langue et vous avez gardé cette spontanéité que les Français n’ont plus, cette générosité sans calcul.Je me sens bien ici parce que je me retrouve avec des gens ouverts, à la jovialité vraie.Ça convient à ma nature», a-t-il déclaré.Au total, Richard est venu au Québec une bonne dizaine de fois.Cette fois sera bien particulière puisqu’un hommage lui sera rendu dans le cadre du Festival Juste pour rire.Presse canadienne «Quand jat commencé au cinéma, tout le monde a vu en moi une tête à claques intéressante » LA CLAIRIÈRE (The Clearing) Etats-Unis.2004.91 minutes.ThriUer de Pieter J an Brugge avec Robert Redford, Helen Mirren, Willem Dafoe.L’homme d'affaires Wayne Hayes est kidnappé par un certain Arnold Mack, qui le conduit à ses patrons dans un petit chalet au milieu des bois.Pendant ce temps, Eileen, l’épouse de Wayne, collabore avec le FBI.• V.o.; Forum, Cawncfcli, Des Sources.• V.f.: Quartier latin.Chérie, j’t’aime plus que ma roulotte GO FURTHER Canada.2003.80 minutes.Documentaire de Ron Mann.En autobus et à vélo, l’acteur et militant Woody Harrelson effectue une tournée de la côte ouest américaine pour sensibiliser la population aux valeurs écologiques.• V.o.: Forum.THE MOTHER Grande-Bretagiie.2003.111 minutes.Drame de mœurs de Roger Michell avec Anne Reid, Daniel Craig, Catliryn Bradshaw.Peu après la mort soudaine de son mari Toots, la sexagénaire May entame une liaison amoureuse et charnelle avec l’amant de sa tiUe Paula, le jeune maçon Darren, qui rénove la maison de Hobby, le fils de May.• V.o.: Forum.• V.o., s.-t.f.: Ex-Cent ris.SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFII.M Sylvie Moreau et Guy A.Lepage dans une scène de Camping sauvage.*> * CAMPING SAUVAGE Réal.: Guy A Lepage et Sylvain Roy.Scén.: Luc Déry, André Ducharme, Yves Lapierre.Avec Guy A Lepage, Sylvie Moreau, Normand D’Amour, Benoît Girard, Réal Bossé.Image: Serge Desrosiers.Montage: Yves Chaput.Musique: Ramasutra.Québec, 2004,100 min.ANDRÉ LAVOIE On aura beau glousser sur les triomphes récents du cinéma québécois, ce territoire apparaît encore plein d’écueils.Même le nouveau glamour qui l’entoure n’arrive pas à retirer à la télévision ses pouvoirs omnipotents.B en va de même pour ses artisans auréolés par la reconnaissance populaire.L’humoriste Guy A Lepage et le réalisateur Sylvain Roy, associés au succès de la série Un gars, une fille, débarquent au cinéma en conquérants bien plus qu’en débutants, du moins à en juger par le matraquage médiatique entourant la sortie de leur premier long métrage, Camping sauvage.Un peu à la manière de ces branchés découvrant de la subtilité aux chansons country, les créateurs de Camping sauvage visitent cette version modèle réduit de la banlieue avec un mélange de snobisme et d’incréduHté.On ne peut d’aiBeurs s’empêcher de comparer leur approche quasi anthropologique avec les outrances des Boys, un autre film reposant moins sur un réel désir de cinéma que sur un concept accrocheur et un Beu emblématique où la québécitude ne s’excuse pas d’exister.Pourtant, jamais Louis Saïa ne donnait l’impression de s’aventurer dans les arénas et les brasseries avec le regard du touriste égaré.A un courtier en placements prospère, dédaigneux et aseptisé, la vue de la tôle ondulée et l’odeur du barbecue donnent la nausée.Pierre-Louis Cinq-Mars (Guy A Lepage) devra pourtant subir tout cela sans broncher, forcé de changer d’apparence, et surtout d’adresse, s’il veut sauver sa peau, car le chef d’une bande de motards cherche à lui donner une bonne leçon.Débarquant au coloré Camping Pigeon, il est pris en charge par la non moins colorée Jackie (Sylvie Moreau), propriétaire de ce royaume et qui aimerait faire de Cinq-Mars son nouveau roi, peu importe les cüvages culturels.Cette idylle ne sourit pas à l’inspecteur de pofice (Normand D’Amour) chargé de protéger le courtier et dont la cachette devient de moins en moins secrète.Les bagarres vont bientôt remplacer les bingos.Devant Camping sauvage, on se plaît à imaginer ce qu’aurait pu être le premier film non pas de Lepage mais de Rock et Belles OreiBes, le groupe qui l’a mis au monde et dépoussiéré, par sa méchanceté, l’humour québécois.Cette comédie en porte d’ailleurs quelques traces, surtout télévisuelles (la meüleure blague repose sur la présence d’un couple du petit écran rendu célèbre par un téléroman de l’âge d’or du canal 10), et où le spectateur attentif pourra même retracer des références tirées des sketchs du défunt groupe.Contrairement à Pierre-Louis Cinq-Mars, personne ne risque de se perdre dans les méandres de ce Camping sauvage tant la mise en scène est constamment soumise aux règles de la grammaire proprette de la télévision, autre avatar du conformisme du cinéma québécois récent Entre les filtres de couleurs pour départager les principaux univers explorés et la succession quasi infinie de caricatures (l’homme d’affaires corrompu, le motard analphabète, le petit vieux radoteur, etc.) qui bien souvent font trois petits tours et puis s’en vont B n’y a aucun danger de s’égarer, encore moins d’être ébranlé dans nos préjugés sur ces oasis artificielles.Même si Guy A Lepage, fin renard, claironne que l’expérience lui a prouvé qu’il n’est pas un acteur, il est peut-être un peu tard pour s’en rendre compte.Aux côtés d’une Sylvie Moreau pétillante — encore là, aucune surprise —, Lepage, si brUlant dans la caricature, force sans cesse la note, ou joue carrément faux.Comment peut-on croire à ce type obsédé par les bonnes manières, le bon parler français (un gag récurrent, finissant par être usé à la corde) et dont la diction laisse à désirer?En de rares occasions, il apparaît plus crédible en bum sympathique qu’en requin de la finance, en joyeux cynique méprisant les «joies» du camping qu’en petite bête traquée par de gros méchants loups à moto.Certains espéraient que Lepage livrerait un ratage intégral; lui n’aspirait qu’à faire non pas un film mais «une vue».Le seul problème de cette •vue», c’est qu’elle est déjà prête à enjoliver les soirées pluvieuses des campeurs intrépides.À la télé, dans leur roulotte cBmatisée.• V.o.: Carrefour Angrignon, Pointe-Claire, Parisien, Paramount, StarCité, Versailles, Beau-bien, Lacordaire, LangeBer.V.o., s.-ta.: Paramount.|@ÀL'AfflCHEDfeAUJ(XJIIDlm! [jSga À la fois drôle et bourré d'émotion, ce film est un bonheur! - Studio «.des dialogues savoureux et tendres.» - Le Figaro BERRI NANTY ! BAER I ill i hm hU-tn «te ^^c,Cc.Uc.NANTY 7^0 rinG.) www le bison-lefilm com I LE DEVOIR.LE VENDREDI 9 JUILLET 2004 WEEK-END VINS Les vins de la semaine Les vins sont notés de f à fffff avec des 1/2.Le vin y gagne avec le séjour en carafe.LA BONNE AFFAIRE Nauussa 2002.Boutari, Grèce (12,40 $) Un rouge léger à base de xino-mavro qui vous change du merlot par cette texture à la fois tendue et légèrement tannique, parfumée, fraîche et un rien rustique.Servir autour de 15 °C sur les feuilles de vigne farcies, la côte d’agneau au romarin et la salade d’aubergines.(1) LE ROSÉ Rose di RegaleaU 2003, Tasca D’Almerita (1730 $) Les amateurs de claret se régaleront avec ce rosé qui parle comme un rouge, par la couleur comme par la texture qui se veut ici légèrement tannique et bien resserrée.Un «rousé» bien construit, de belle fraîcheur, relevé d’une pointe d’amertume sur la finale qui le destine à table sur la soupe de poisson, la ratatouille et autres plats colorés et hautement savoureux.(1) LA PRIMEUR EN BLANC Château Tour des Gendres 2002, Bergerac sec (17,10 $) Imaginez un brumisateur habillant le palais de son jet de sé-millon et de muscadelle sans vouloir s’y déposer totalement et vous avez là encore une fois un véritable parfum de vjn signé par la famille de Conti.A peine moins substantiel que le 2001, avec ce fruité pur, tonique et légèrement épicé par un court séjour sous bois.Délicieux sur le cabillaud nappé d’une réduction mangue-pamplemousse-estragon.(1) LA PRIMEUR EN ROUGE Château Saint Martin de la Garrigue BronzineDe 2002, Coteaux du Languedoc (19,45 $) On a l’impression au nez comme en bouche d’être du côté d’un bon st-émiüon d’année chaude élevé très luxueusement mais avec ce quelque chose d’épicé en plus qui célèbre le terroir languedocien.Fruité net et franc, texture serrée, gourmande et fraîche qui se prolonge sur une finale vineuse, généreuse et longue qui ne manque pas d’élégance.A moins de 20 $, difficile de trouver mieux (2) fff A LE VIN PLAISIR Santenay-Commes 1" Cru 2001, Roger Befland (35,75 $) Le caractère du santenay comme je l’aime, à la fois parfumé et farouche, vigoureux et de belle densité dans ce millésime qui offre au fruité une assise tannique favorable à une évolution ultérieure non négligeable.Le passer en carafe avant de le servir sur un pigeon farci aux épices marocaines, par exemple.(3) fffi A Une Bourgogne bourrée de talents Le talent pousse-t-il dans les arbres?J’aurais plutôt tendance à penser qu'il croît dans la vigne, comme j’ai pu le constater en mars dernier lors de l’édition bisannuelle des Grands Jours de Bourgogne.Car du talent, il y en a! Pas seulement en Bourgogne, bien sûr, car il débourre n’importe où, n’importe quand, même dans un millésime comme 2003 qui en a pourtant fait suer plus d’un.La chance l'empor-tait-eüe ici sur le talent?Si le millésime a quelque peu déstabilisé les «anciens» (mais pas tous heureu-seinent, car à quoi servirait l’expérience, je vous le demande), il s’est offert sur un plateau d’argent à la talentueuse jeunesse qui n’a eu qu’à le cueillir.Cadeau empoisonné?Il faudra attendre le prochain millésime pour réellement homologuer le véritable talent.Cela étant, j’ai croisé le talent en Bourgogne.Et pas nécessairement du côté de la Bourgogne des appellations prestigieuses, hélas aujourd'hui vendues à prix d’or, plutôt celles des «extrémités», dont les talents locaux révèlent des pinots mais surtout des chardonnays à bouter hors de France l'envahisseur du Nouveau Monde.Tous rap ports qualité-plaisir-prix confondus! Agences promotionnelles et SAQ devraient y voir sérieusement (et rapidement), car visiblement l’ave- Jean Aubry nir de l’amateur passe aujourd’hui plus que jamais par la Côte Chalon-naise et le Mâconnais.Que ce soit avec Stéphane Aladame et ses Montagny, dont un l"Cru Pla-tières 2002 substantiel et éclatant; avec Vincent Dureuil Janthial et sa série de Rully (Les Margotés, Les Meix Cadot, Les Maizières, etc.), à la fois sérieux, texturés et profonds; ou encore avec Laurent Parize et ses Givry (Champs Nalot, Grandes Vignes, etc.), très purs, consistants, presque minéraux, tous d’une excellente tenue.Le Mâconnais est peut-être plus surprenant encore.Et ses talents n’ont pas de complexes.Justesse d’exécution et respect des cépages se partageant l’esprit des terroirs, le tout lié à de fortes personnalités d’auteurs: voilà le contexte id.Bien sûr, il y a Christine et Roger Saumai-ze au Domaine Saumaize-Michelin à Vergisson, avec une batterie de Pouilly-Fuissé vibrants, gradeux et stylisés (La Vigne Blanche, Les Ron- f » j* 'M, chevats.Le Clos sur la Roche, Ampélopsis, etc.), mais il y a aussi Arnaud Combler (Domaine Combler) qu’il faudra surveiller de très près car ses St-Véran se distinguent déjà par leur équilibre, surtout en 2003 (la cuvée «Mandeliers» sur jeunes vignes de 5 ans est épatante!).Mes coups de cœur?Le très sympathique Olivier Merlin et son habileté à tirer le meilleur du fruit des Mâcon, St-Véran, Viré Clessé et Pouilly-Fuissé.On y sent la maîtrise mais aussi la générosité sur des blancs qui n’ont pas besoin de boiser pour se démarquer.Ses 2001 sont aussi bons que ses 2002, c’est dire.Il y a aussi les frères Jean-Guillaume et Jean-Philippe Bret qui reprenaient en 2000 le domaine familial La Soufrandière à Vinzelles (4,55 ha) pour ensuite former, en 2001, les Bret Brothers «dans le but d’élaborer de très grands vins de terroirs provenant essentiellement de la Bourgogne du Sud» et commercialiser les vins du domaine.Eh bien, laissez-moi vous dire que c’est pas trop mal parti! Non seulement l’approche sur le terrain est-elle brillante, avec un cahier des charges rigoureux, mais les vins sont parfaitement tranchés, avec du caractère à revendre.Que ce soit le Pouilly-Vinzelles La Soufrandière 2002, articulé et rayonnant, la cuvée «Les Quarts» 2002, parfaitement vinifiée en lût neuf, le glorieux Viré-Clessé 2002 «La Verchère», qui en confondrait plus d’un à l’aveugle, ou encore le Pouilly-Fuissé «En Carementrant» 2002, minéral, profond et affirmé, les vins font plaisir à boire.Avec de tels talents, la Bourgogne tout entière a de beaux jours devant elle! Info SAQ: (514) 873-2020,1866 873-2020 ou ivmv.saq.com.Potentiel de vieillissement du vin, 1: moins de cinq ans; 2: entre suc et dix ans; 3: dix ans et plus.Les Bret Brothers: Jean-Guillaume (à gauche) et Jean-Philippe.jean-aubry@vintempo.com Olivier Merlin PHOTOS JEAN AÜBRY Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES 1 • N • D • E ‘X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPliltTtS À VEHDUE AST-LAMBERT (Préville-en-bas) Split level, 10 pièces, piscine creusée.580 000$ (514) 23W736 CONDOMINIUMS EKOPtOPRlttS PETITE ITALIE PROJET ALMA 5 condos devant parc De Gaspé.^ 3 unités encore libres.Sur plan.802 à 1528 p.c.A partir de 162 900 $tx Incluses.514-276-2649 (pourr.-v) f 'M- J ü PLATEAU Condo.5 1/2, 2* de triplex, ensoleillé, stationnement, façade en pierre.514-568-0252 (proprio) Numéro MIS.CA : 669263 J.R.BENOIT, courtier Century 21»! 514-231-3324 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 1 7 H 0 Ô Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit MAISONS D! 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Autre motif tout aussi important, et qui recoupe le premier le ministre des Ressources natureües, de la Faune et des Parcs, Pierre CorbeU, rendait publique mercredi une importante étude socioéconomique sur l’impact économique de l’exploitation de la faune au Québec.Cette étude est loin d’être une première car c’est au début des années 80 que le défunt et regretté André Magny, qui a occupé toutes les fonctions de direction importantes en matière de faune depuis 20 ans, avait utilisé des analyses économiques pour démontrer aux politiciens l’importance d’investir dans cette mission étatique.Ce qui est nouveau dans l’analyse cyclique des clientèles de la faune et du plein air, c’est à quoi va servir cette justification de l’importance de la faune.Il ne faut pas être grand clerc pour y voir poindre une philosophie de privatisation de ce patrimoine collectif, bien typique de la philosophie marchande du MRNFP, où a abouti la faune grâce à l’indifférence scandaleuse du milieu environnemental, et le retour en douce des clivages socioéconomiques qui ont permis aux clubs privés d’exister.Payer davantage La différence maintenant, c’est qu’on demandera désormais aux Québécois de payer davantage pour avoir accès à leurs ressources, car on veut, à l’évi- Louis-Gilles Francœur dence, privilégier l’exploitation de notre faune par les étrangers, une clientèle plus riche, plus rentable, ce qui fera grimper les prix et privera d'autant les gens d’id d’un accès légitime à ce qui leur appartient pourtant Dans son communiqué, le ministre Corbeil écrit en effet que l’analyse socioéconomique de la clientèle faunique n’est pas là pour éduquer le bon peuple et le conseil des ministres à la préservation du patrimoine faunique.«Avec la diffusion de ces documents, précise le communiqué ministériel, M.Corbeil entreprend ainsi une démarche d’information et de sensibilisation auprès des agents de développement socioéconomique et de la clientèle d’affaires du Québec.» Le ministre précise plus loin que l'analyse de l’intense utilisation de la faune par les Québécois fait vivre plusieurs entreprises, ce qu’on sait depuis longtemps, mais que «ce secteur d’activité représente un potentiel pour des entrepreneurs désireux de se lancer en affaires ou d’accroître leur chiffre d’affaires».Surprenant! À l’époque où plusieurs pourvoiries ont de façon chronique de la difficulté à faire des profits en raison de la baisse de clientèle des dernières années et de la difficile relève en chasse et pêche, le ministre voit plein de potentiel dans sa lorgnette •dans la mesure où les partenaires s’y associeront étroitement afin d’augmenter la capacité concurrentielle de cette industrie sur les marchés intérieur et extérieur».Extérieur, le mot est lâché.L’objectif, précise-t-il: •inviter les gens d’affaires et les agents de développement socioéconomique à s'associer de près à l’élaboration d’une stratégie qui nous permettra de bâtir une industrie de la faune et de la nature, forte et effervescente».Complaisance À une autre époque, les ministres québécois demandaient aux associations de bénévoles de prendre en charge les territoires fauniques «clubbés» afin de pouvoir, au prix coûtant, donner accès au plus grand nombre de Québécois à la faune aquatique et terrestre.Dans les années 80, un ministre libéral responsable de la faune a tenté de démanteler les réserves publiques de chasse et pèche pour les céder à des pourvoyeurs commerciaux, une privatisation vite mise en échec par un milieu vigilant.Aujourd'hui, nombreux sont les dirigeants des anciennes associations vouées à l’accès démocratique et les fonctionnaires complaisants qui n’hésitent pas à dire que le relèvement de la pourvoirie passe par' un relèvement des nonnes et des prix, question d’aller chercher le plus de clients étrangers, assez riches par définition pour se payer le passage pour venir chasser et pêcher ici.Mais, comme on l’a vu dans l’univers du saumon, les étrangers ont vite monopolisé les meilleures places et l’accès démocratique sur plusieurs cours d’eau se résume aujourd’hui à une portion de la ressource réelle.Comme équité dans l’accès à un patrimoine qui nous appartient, on fait mieux! Les projets gouvernementaux, qui visaient il y a quelques mois à peine à privatiser sous forme de pourvoiries des centaines de kilomètres des grandes rivières nordiques à saumon, allaient exactement dans ce sens.L’impact de ces stratégies, à court ou moyen terme, est évident: sortir les Québécois du bois s’ils ne veulent pas sortir leur porte-monnaie! Le vieux clivage économique qui permettait aux élites de contrôler autrefois l’essentiel des territoires de chasse et pêche par des clubs privés se recrée en douce mais d’une autre façon.Aux plus offrants Le Québec compte 23 parcs, 21 réserves fauniques, 96 zees et plus de 600 pourvoiries, certaines accessibles à la classe moyenne, plusieurs ne l'étant pas du tout en raison des prix et des pratiques commerciales, qui rendent leurs clients indélogeables.Les milieux fauniques vont devoir suivre de près les stratégies gouvernementales qui visent de plus en plus explicitement à utiliser la faune comme une denrée économique offerte aux plus offrants.Chaque fois que le profit privé a imposé sa loi en matière de faune — et les pèches commerciales tat fournissent l’exemple parfait —, on a sombré dans la surexploitation aux dépens de la préservation du patrimoine collectif.En tout cas, l’accès démocratique aux forêts et aux cours d’eau, les politiques de conservation et de polyvalence des écosystèmes ont été payants: la pêche, la chasse, les activités de plein air et d'observation suscitent des dépenses annuelles globales de trois mü-liards, ce qui génère une valeur ajoutée de 1,5 mfl-' liard et des salaires de 818 millions versés qui soutiennent 32 MO emplois, le Québec compte 813 000 pécheurs qui dépensent plus de un milliard par année*.Les chasseurs sont deux Ibis moins nombreux, soit 408 0M, et ils dépensent 308 millions par année, soit ce que dépensent les 1,2 million de non-chasseurs qui st* déplacent pour observer la faune ou qui profitent d’autres voyages pour le faire.le* Québec compte pu ailleurs 2,4 millions d’adeptes de plein air qui pratiquent le canot, le kayak ou la dispendieuse et polluante motoneige, pour des dépenses de 1,3 milliard, soit l’équivalent des dépenses du public chasseur et pêcheur, deux fois moins nombreux.Lecture: Ce paradis déglacé, avec les Inuits du Groenland, par Gretel Ehrlich, Éditions Latitudes Albin Michel, 426 pages.Une vie rude mais mefJ veilleuse basée sur une exceptionnelle adaptation au froid et aux cycles naturels, qui nous fait mesurer l’énormité de notre déconnection de la nature.À life en période de canicule pour se rafraîchir.Bravo: à Conservation de la nature, dont les activités de protection ont suscité la reproduction l’an dernier d’une cinquantaine de tortues molles à épine dans la région de la Baie-Missisquoi.Un nouveau territoire dans la splendide tourbière de la rivière aux Brochets vient d’être protégé par cette fondation.On peut aussi visiter à partir du 15 juillet le sentier d’ifr terprétation du Refuge naturel Baie-Missisquoi.Bonnes vacances nature ! m) SPORTS* SOCCER L’Impact risque de voir des Rhinos transformés Rochester — Quarante-huit heures après avoir rejoint les Rhinos au premier rang grâce à 2ne victoire de 1-0 acquise au omplexe sportif Claude-Ro-billard, les joueurs de l’Impact de Montréal retrouveront leurs grands rivaux de l’Association de l’Est, ce soir, à Rochester.L’entraîneur-chef Nick DeSantis et le défenseur Gabriel Gervais s’attendent toutefois à ce que les Rhinos présentent un visage différent sur leur propre terrain.Ds ont un dossier de 6-1-0 cette saison à Frontier Field, et de 9-4-1 à vie confre l’Impact en saison régulière.•A Montréal, ils nous ont étudiés au début, mais cette fois je m’attends à ce qu’ils y aillent à plein régime dès le coup d’envoi, a déclaré DeSantis.Ils vont mettre beaucoup de pression sur nous, et nous devrons être prêts.» •C’est certain qu’on s’attend à un match encore plus ardu, a affirmé Gervais.Le terrain sera plus petit et l’atmosphère est toujours hostile à Rochester.Ils joueront à la maison et le match sera télévisé, alors ils n'auront pas d’autre choix que d’ouvrir le jeu.Souvent, les équipes qui vont à Rochester adoptent un àyle défensif.Mais c’est une erreur.Nous ne changerons pas notre style.C’est clair que nous devrons rester hermétiques défensivement, mais nous allons aussi cher- cher à faire circuler le ballon, et nous allons attaquer sur les ailes comme nous le faisons d’habitude.» Le sommet en vue Une autre victoire contre les Rhinos permettrait au onze montréalais de se retrouver seul au sommet de l’Association de l’Est, trois points devant Rochester ainsi que les Silverbacks d’Atlanta.•La pression est sur eux parce que nous avons une chance de passer en première place, a noté Gervais.Mais nous avons aussi besoin d’obtenir un résultat, sinon la victoire d’hier [mercredi] ne voudra rien dire.» Le défenseur de l’Impact Adam Braz ratera la rencontre contre les Rhinos.Il a été suspendu pour un match pour avoir critiqué l’arbitre à la suite de la défaite de 2-1 subie en prolongation à Virginia Beach contre les Mariners, le 2 juillet dernier.Les Rhinos devront composer avec l’absence de leur meilleur marqueur, Chris Carrieri, suspendu automatiquement après avoir reçu un carton rouge lors du match de mercredi à Montréal.Il a été expulsé pour son comportement alors qu’il se trouvait au banc des siens.Carrieri a cinq buts et sept mentions d’aide jusqu’ici cette saison.Presse canadienne Tournoi des maîtres Edmond et Girouard prennent la tête Laval — Le Français Olivier Edmond et Marc Girouard ont remis des cartes de 67, cinq coups sous la normale, jeudi, et ils ont pris les devants à l’issue du premier parcours du tournoi des Maîtres Novopharm, au club Islesmere.Rémi Bouchard (Le Mirage) et Cari Desjardins (Brossard) accusent deux coups de retard sur les meneurs et devancent par un coup Jean-Lamarre (Le Fontainebleau), Yannick LaSaDe (Lac St-Jean), Jean Leduc (Rosemère), Claude Tremblay (Le BlainviUier) et Dave Kelly (La Vallée du Richelieu).; Les gagnants des deux pre-npières étapes du circuit Bud Light, Graham Gunn (Carleton), vainqueur de la classique Daito Qolf et Daniel Talbot (Golf Horizons 2000), champion de la classique Acura, font partie d’un groupe de six golfeurs qui ont joué 71 frnoins un).Les autres sont Yvan IJeauchemin (Grand’Mère), Jérôme Blais (Royal Bromont), Éric Mercier (Le Fontainebleau) et Daniel San terre (Rivière-Rouge).Girouard, troisième à l’ordre de mérite TigerAde, a disputé un parcours sans faille.Il a atteint tous les verts en coups prescrits et n’a raté qu’une seule allée.Il a réussi cinq birdies en calant des roulés variant de six pouces à 15 pieds.Girouard et Edmond seront jumelés à l’occasion du parcours final du tournoi des Maîtres Novo-pharm, doté d’un enjeu global de 40 000 $, dont 7000 $ iront au champion.«Ce gars-là possède une fouille de route impressionnante, a dit Girouard.Je n'entends que de bonnes choses à son sujet depuis son arrivée chez nous.Mais il ne faut pas oublier que s’il loge sa balle dans la coupe, il y aura encore de la place pour la mienne.» Pas le premier venu Installé au Québec depuis un an, Edmond en est à son deuxième tournoi sur le circuit de l’AGP du Québec.L’adjoint de Carlo Blanchard, au club Métropolitain Anjou, avait terminé au quatrième rang de la classique Daito Golf avec une fiche de six coups sous la normale.Presse canadienne 1 TOUR DE FRANCE Voeckler ravit le maillot jaune à Armstrong REUTERS Le Français Thomas Voeckler, roulant vers le maillot jaune qu’il a pris à lance Armstrong à l’issue de l’étape d’hier.Chartres — Le cyclisme français s’est trouvé un nouveau porte-drapeau: Thomas Voeckler (Brioches La Boulangère), 25 ans seulement et nouveau maillot jaune du Tour de France.Sacré champion de France quelques jours avant le début du Tour, le jeune Alsacien a signé un nouveau coup d’éclat jeudi lors de la 5" étape de la course et a dépossédé l’Américain Lance Armstrong (US Postal) de la première place du général après une échappée de 184 kilomètres.Avec panache et intelligence, Voeckler, parti à l’aventure avec quatre compagnons dans des conditions climatiques exé-crables, a tout tenté pour essayer d’ajouter à son maillot jaune la victoire d’étape.Mais il a finalement dû s’incliner au terme des 200,5km séparant Amiens de Chartres pour laisser les lauriers du vainqueur à Stuart O’Grady (Cofidis).L’Australien, déjà vainqueur d’une étape du Tour en 1998 à Grenoble, a réglé au sprint sur la ligne d’arrivée le Danois Jakob Piil (CSC) et le Français Sandy Casar (Fdjeux), après plus de cinq heures de course sous la pluie et dans le vent Douze minutes Le peloton, au sein duquel se trouvait le quintuple vainqueur du Tour Armstrong et les principaux favoris, a franchi la ligne d’arrivée avec 12 minutes et 33 secondes de retard sur les échappés.Le Texan, qui avait annoncé qu’il ne défendrait pas son maillot de leader à tout prix, a donc abandonné la première place du classement général.•J’ai un peu de mal à réaliser, mais ça va mieux qu’il y a une demi-heure sur le vélo», a déclaré Voeckler, qui a signé un succès précieux dans l’optique de la reprise de son équipe par un éventuel partenaire, le jour de l’anniversaire de son directeur sportif Jean-René Bernaudeau.•C’est un grand bonheur, c’est une grande journée pour nous avec beaucoup de satisfaction, a commenté Bernaudeau.L’US Postal avait annoncé qu’elle laisserait partir une échappée.Thomas, c’est formidable ce qui lui arrive.Il a quelque chose à dire, c’est un bon porte drapeau.Après Jean-Patrick Nazon [vainqueur à Wasquehal], je pense qu'il y a un cyclisme français qui a vraiment de la gueule en ce moment.» Avec des rafales de vent de face et sous une pluie battante, les cinq échappés — Sandy Casar (Fdjeux), O’Grady, Voeckler, Piil elle Suédois Magnus Backstedt (Alessio) — ont été courageux et ont profité du peu d’intérêt montré par l’US Postal à défendre le maillot jaune d’Armstrong conquis la veille.«On sait que Brioches La Boulangère est une équipe qui a du tempérament et qui prend ses responsabilités», a d’ailleurs commenté le directeur sportif de l’US Postal, Johan Bruy-neel.«Je pense donc qu'ils vont défendre le maillot.Pour nous, c’est de la pression en moins.» Au classement général, Voeckler devance désormais O’Grady de 3 minutes et 13 secondes, et Casar, 3% à 4.06 minutes.L’Américain Lance Armstrong est 6', à 9 minutes et 35 secondes.Vendredi, la sixième étape conduira le peloton de Bonneval à Chartres, sur un parcours de 196 kilomètres relativement plat BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.om Philadelphie 44 39 530 — New York 43 40 .518 t Atlanta 43 41 .512 1 1/2 Floride 43 42 .506 2 Montréal 28 55 .337 Section Centrale 16 St Louis 52 32 .619 — Chicago 46 38 548 6 Milwaukee 44 38 .537 7 Cincinnati 44 40 .524 8 Houston 43 41 .512 9 Pittsburgh 38 44 Section Ouest .463 13 Los Angeles 45 37 .549 “*\ San Diego 46 38 548 — San Francisco 46 39 541 1/2 Colorado 33 50 398 12 1/2 Arizona 30 Hier 55 .353 161/2 Pittsburgh c.Montréal N.Y.Mets à Philadelphie Cincinnati à Milwaukee Colorado à San Diego Houston à Los Angeles Arizona à San Francisco Aulourd’hul Pittsburgh c, Montréal, 19h05 Atlanta à Philadelphie.19h05 N.Y Mets en Floride, 19h35 Cincinnati à Milwaukee.20h05 Chicago Cubs à St Louis, 20h10 Colorado à San Diego, 22h05 Houston à Los Angeles, 22h10 Arizona à San Francisco, 22h15 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy, Dlff New York 51 30 .630 —¦ * Boston 44 37 .543 7:: Tampa Bay 41 41 500 10 Toronto 37 46 446 15 Baltimore 36 45 444 15 Section Centrale Minnesota 45 37 .549 — Chicago 42 37 .532 1 1/2 Cleveland 40 42 .488 5 Detroit 38 44 463 7 Kansas City 29 52 .358 151/2 Section Ouest Oakland 46 35 568 —: Texas 46 35 568 — Anaheim 43 39 524 3Vi Seattle 32 49 395 14 Hier Texas 10, Cleveland 0 Anaheim à Chicago White Sox Seattle à Toronto.19h05 Oakland à Boston.19h05 Tampa Bay à N.Y Yankees.19h05 Detroit au Minnesota, 20h10 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est MJ G P N PP PC PTS Hamilton 3 3 0 0 111 92 6 Ottawa 3 3 0 0 101 50 6 Montréal 3 3 0 0 84 32 6 Toronto 3 1 2 0 40 49 2 Section Ouest C.-B.3 1 2 0 106114 2 Calgary 3 1 2 0 81 83 2 Saskat.3 1 2 0 64 83 2 Winnipeg 2 0 2 0 47 69 0 Edmonton 3 0 3 0 58 118 0 Semedl Montréal 19 Toronto 9 Dimanche Hamilton 41 Calgary 34 Hilf Saskatchewan à Winnipeg, 20h30 Aulourd’hul Ottawa à Montréal, 19h00 Edmonton en C.-B., 22h00 Samedi 10 lulllat Toronto à Hamilton, 19h00 Associated Press Lance Armstrong n’ira pas aux Jeux olympiques d’Athènes Chartres — L’Américain Lance Armstrong a annoncé hier à Chartres qu’il ne participerait pas aux Jeux olympiques d’Athènes, après le Tour de France cycliste.Le quintuple vainqueur de la Grande Boucle, qui tente actuellement la passe de six, a justifié sa décision en affirmant vouloir consacrer du temps à ses enfants après avoir été séparé d’eux deux mois au printemps, puis trois mois avant le Tour.Armstrong a eu un garçon et deux filles avec son ex-femme Kristin, Luke et les jumelles Isabelle et Grace.«Quand la course sera terminée, je rentre à la maison pour être avec mes enfants, a-t-il dit/y ai beaucoup réfléchi et je ne devrais pas répondre probablement non, mais non», a-t-il déclaré, interrogé sur sa participation aux JO par un journaliste lors d’une conférence de presse de l’US Postal, son équipe sur le Tour de France.«C’est vraiment difficile, alors je veux rentrer chez moi, a expliqué le coureur texan.J’ai disputé les Jeux olympiques de nombreuses fois et, comme je ne suis pas motivé à 100 pour cent pour cet événement important, très important, je ne souhaite pas prendre la place d’un autre.» \ Il y a quatre ans, aux Jeux Olympiques de Sydney, en Australie, Armstrong avait remporté la médaille de bronze du contre-la-montre mais ne s’était classé que 13' de l’épreuve sur route.Selon lui, les JO d’Athènes, qui s’ouvriront à la mi-août arrivent à un «très mauvais moment», trois semaines seulement après le Tour.«J’ai trouvé que les Jeux de Sydney avaient été organisés à une mauvaise période, a-t-il encore confié.Aujourd’hui, je forais n'importe quoi pour retrouver la programmation de Sydney et que les Jeux aient lieu fin septembre.» Contactée à Dallas au Texas, la mère du champion a confirmé que son fils n’avait pas vu ses trois enfants, qui vivent avec leur mère à Austin, depuis début mai.«Tout cela me rend très fière de lui.Sa famille compte davantage pour lui que sa carrière.C'est un sacrifice professionnel», a déclaré Linda Armstrong.Sean Petty, qui dirige la fédération américaine de cyclisme, a pour sa part indiqué qu’il n’avait pas été officiellement informé du renoncement de Lance Armstrong pour l’épreuve sur route d’Athènes.Associated Press LE DEVOIR.LE VENDREDI 9 JUILLET 2004 B 8 •La tradition du chalet n’est pas une tradition secondaire.Elle s'inscrit dans le détail d'une longue histoire.C’est une indigestion de notre imaginaire.Nous rêvons tous de palais et de châteaux.Il est permis de rêver.Au domaine du rêve, le chalet est un permis de construction.Et ce n'est guère surprenant que ces palais ne soient jamais finalement achevés, compte tenu des ambitions.» — Serge Bouchard, Des pompiers, de l’accent français et autres lieux communs C est la Vie! Quatre tonnes de souvenirs Hériter d’un chalet en Autriche JOSÉE BLANCHETTE Certains souvenirs sont moins précieux que d’autres.Namour et ses «jobeux» font le tri.Josée Blanchette w7 I arfois je me demande si je ne suis pas devenue propriétaire pour me prévaloir du droit bien banal de rêver en couleurs.Depuis deux ans, Namour et moi le réparons, le bichonnons, le prêtons à des amis.Mes racines sont enfouies ici, quelque part en Autriche; certains l’appellent la vallée de la Missisquoi.Je m’étais toujours demandé pourquoi on trouvait autant de chalets à louer au Québec.Bien des gens ont planté leurs rêves sous un pommier, sur le bord d’une rivière, à l’ombre d’un érable argenté, et espèrent pouvoir y revenir quand ils seront à la retraite, auront plus d’argent ou de temps.Un Québécois va au chalet, revient du chalet, ouvre son chalet ou le ferme, emprunte un chalet ou loue un «campe» en bois rond sur le bord de quelque lac perdu, mais le Québécois, même moyen, connaît au moins un chalet par son petit nom.Son attachement pour cette résidence dite «secondaire» lui vient d’un besoin primaire, selon l’anthropologue Serge Bouchard: «£f Ü y a la notion de liberté.U est probable que depuis les débuts de la Nouvelle-France, cette notion s’est profondément enracinée dans la culture de nos aïeux.Il faut de l’air, de la beauté, il faut pouvoir partir, aller et retourner à la résidence secondaire, le lieu de la vacance et de la liberté.Mettez des fleuves et des rivières dans le travers, et vous avez un appel auquel il est impossible de résister.Ce n’était pas une question d’argent, c’était une question de coeur, un coup de cœur, de débrouillardise et d’énergie» (Des pompiers, de l’accent français et autres lieux communs.Boréal).Un jour, ce sera l’été et mon enfance resurgira de derrière un buisson de framboises où je me serai écorché les bras.Je me réfugierai ici pour suspendre le temps comme un hamac entre deux feuillus qui murmurent •fshhhh, fshhhh, fshhhhh» et je m’endormirai en paix avec ce qui me reste à accomplir.Faites comme chez vous Nous avons racheté ce chalet, un bungalow californien, de retraités autrichiens qui en avaient fait leur Tyrol de fortune durant 25 ans.Je dis acheté, mais le mot hérité rendrait justice au legs.C’était à prendre ou à laisser.Les D.m'ont donné le trousseau de clés de leur rêve au Canada; toute une vie de chalet dans laquelle nous sommes entrés à pas feutrés.Tout était resté intact, exactement comme s’ils allaient revenir la semaine suivante.Comme c’est souvent la coutume dans la revente de chalet, le nôtre était meublé, équipé, habité par son passé.Tiré à quatre épingles, astiqué avec amour par deux obsessifs-compulsifs, nous y avons trouvé des serviettes propres dans les armoires, des draps, des rideaux de rechange, une flambée déjà préparée dans la cheminée, du bois cordé pour trois hivers à venir dans la remise, une collection de chopes à bière, des skis de toutes les tailles, des bottes de ski, des mitaines de ski, un télescope pour espionner le ciel.Sous un bouquet de baies sauvages, une carte des D.nous souhaitait beaucoup de bonheur dans cette maison modeste où résonnaient encore les «venez souper!», les siestes d’après-ski, les histoires racontées au coin du foyer, l’odeur réconfortante des choucroutes.J’ai humé l’Autriche des D., reconnu tout le soin qu’on met à entretenir une idée fixe.Un idéal de beauté s’enracine avec le temps.Leur chalet murmurait tant de choses, tant de bonheurs passés et tant de tristesse à se quitter.Est-ce qu’une maison s’ennuie de ses propriétaires?Saurai-je la consoler?J'ai eu tant de peine pour elle, soudainement orpheline.Les D.avaient refusé de céder ce chalet d’enfance à leur fille car ils ne voulaient plus revenir en arrière.H préféraient vendre ce petit lot perdu à une étrangère, abandonner ce pan de souvenirs inaltéré derrière eux.Ils n'ont emporté que leurs nains de jardin.À moins qu’ils ne se soient enfuis d’eux-mèmes.D y en a pour prétendre que ces sujets inanimés ont une âme.Les D.nous ont aussi laissé quatre tonnes de déchets, le côté moins glorieux de l’affaire.Nous avons rempli un conteneur de démolition de tous leurs projets avortés.Nous en avons conclu que monsieur D.avait été un garagiste et un bricoleur inventif, qu’il avait connu la guerre et les privations car il ne jetait ab-so-lu-ment rien.Nous avons fait connaissance avec l’Europe maniaque et prévoyante.Quatre tonnes de raboudinage, de ramassis, de cossins, de citerne de toilette, de ressorts, de caisses de clous rouillés, de caisse enregistreuse enrhumée, de table bancale, de chaises brisées, de vaisselle fêlée, de télés vétustes, de matelas fatigués, de skis en bois, de National Geographic (1967 à 1975) poussiéreux, sont passés d’oubli à trépas.Aidés par des copains vaillants, nous avons fait un ménage radical dans tous les recoins de la cave et de la remise.Nous avons conservé quelques artefacts inusités: les salières et poivrières en forme de pipes, le tire-bouchon gossé dans le bois, la lampe maison fabriquée avec deux cornes de chevreuils et son abat-jour de jute cousu par madame, les Chesterfield à grosses fleurs oranges qui reposent nos fesses du mot design.•Au chalet, les meubles fatigués peuvent terminer leurs jours dans le calme et les vieux outils peuvent encore se rendre utiles», écrit si justement l’anthropologue Bernard Arcand (le frère de Denis) dans le livre Des pompiers, de l’accent français et autres lieux communs.•Pratiquement tout y est toléré et accepté, nïmporte quoi devient précieux.Aux choses qui ont déjà servi, on accorde ici le privilège de durer encore.Cela explique pourquoi, au chalet, l’on ne rencontre que des objets satisfaits et contents.» Chalet pour les nuis Dans presque tous les chalets à louer on retrouve un mode d’emploi.Les D.ont fait mieux, ils ont laissé une façon de faire, de penser, de procéder.Dans un tiroir, tous les manuels d’instruction et un plan du système de plomberie.Sur une grosse souche dans la remise, deux énormes haches solidement plantées n’attendent que des muscles et le froid pour fendre le petit bois.Dans l’établi, tous les outils sont restés en place.Le banc de scie fait silence.Le jeu de croquet sommeille et les raquettes de badminton baillent Chacun d’entre eux est le véritable propriétaire des lieux.Pour les apprivoiser, j’apprends à yodler en rêvant du jour où j’aurai ma cabane en Autriche.Écrivez à cherejoblo@ledevoir.com Le Québécois, même moyen, connaît au moins un chalet par son petit nom cabane au Canada Ma Wtort «r>;: »:* / W/ 'h # It rv /m OHKIiKC < Dans la catégorie plaisirs solitaires, feuilleter des guides sur le Québec destinés aux Français apporte son lot de sourires amusés.Ce beau livre est un amalgame entre le National Geographic, le magazine de décoration intérieure et le carnet de bonnes adresses pour le voyageur de salon.Destiné à faire rêver les Français, L’Art de vivre au Québec résume en beaucoup de mots et de nombreuses images notre côté «colon ascendant citadin».La première partie du livre vante la beauté des paysages et des régions, se perd en métaphores géographiques au lyrisme évocateur •Une Louisiane du Nord», •Un marais poitevin d Amérique».Cet été, un motocycliste a tué un chevreuil rue de Lorintier, par un dimanche matin tranquille.Ce genre d’anecdote fait de nous des éternels chasseurs et nourrit les rêves de grands espaces giboyeux qu'entretiennent nos cousins à l’égard de cette terre d’Amérique trois fois grande comme la France et huit fois moins peuplée.On traite dans ce livre de notre hospitalité proverbiale et l’on présente plusieurs demeures au design bien léché, dont deux appartements à Habitat 67.Plus au Nord, un camp en bois rond laurentien au naturel étudié: •Le camp en billes de bois traduit l’instinct pionnier», peut-on lire.On y glisse aussi que le propriétaire ramasse l’eau de pluie pour ses besoins en eau potable et que le téléphone portable ne fonctionne pas dans la région.Un glossaire à la fin explique les mots «foyer», «garage» et «chalet».À «fin de semaine», on peut lire: «an Québec, l’expression week-end n est utilisée, assez bizarrement, que par ceux qui parlent à la française».Une lecture de week-end, quoi! L’ART DE VIVRE AU QUÉBEC Henri Dorion et Nathalie Roy Photographies de Philippe Saharoff Flammarion Québec Lu: Le Chçlet maléfique de Suzanne Harnois (Editions Varia, 2002).Vous êtes propriétaire d’un chalet (ou l’avez été) que vous retapez dans vos temps libres?Ce roman très inspiré agira comme une catharsis.Qui a deux maisons perd la raison, dit le dicton.L’auteur qualifie la deuxième maison de malédiction canadienne: •La nature même du territoire national encourage cette pulsion fatale.Tous, nous avons contemplé un lac, une forêt, un champ embroussaillé, tous nous nous sommes dit avec orgueil: “Ceci est à moi!” Et comme Maisonneuve à Ho-chelaga, nous nous sommes sentis une âme de bâtisseur» Une histoire de chalet acheté, meublé, et de belle-famille allemande dans Lanaudière.Pittoresque comme tout Trouvé: une tondeuse à gazon solaire non polluante et silencieuse conçue par la firme québécoise Solaire Design (www.solairedesign.com ou (450) 454-7219).Cette tondeuse est un robot qui fait tout le travail pendant que vous sirotez votre bière dans le hamac.Elle calcule les trajectoires, le choix des techniques de tonte et s’arrête pour recharger ses batteries au soled.Il faut compter entre 600 $ et 4000 $.D’autres tondeuses écologiques et des conseils pour rajeunir son lac dans le magazine écolo La Maison du XXI siècle, le magazine de la maison saine (été 2004).Acheté: le premier numéro du magazine Mon chalet (été 2004), la seule publication québécoise qui s’adresse spécifiquement aux propriétaires de chalets, On y présente des chalets aux quatre coins du Québec.Un article de Larry Hodson vous donne le nom des dix vivaces sans entretien à planter au chalet On y explique comment confectionne un herbier et comment préparer le fameux «mouchoui» à l’agneau.J’aime beaucoup les publicités: de la fosse septique au chalet usiné écologique en passant par les bateaux électriques.Aimé: Easy Country de Katrin Cargill (Bulfinch).L’auteur s’inspire de six styles campagnards différents, du cottage anglais à la maison shaker améri- Mon chalet • '-JX»»* f «* if.x.ècnt iftit BON CHA! I I ntt fi u fcUMXRf HAMHm LE CHALET MALÉFIQUE i t « * 4 n came en passant par la maison de sytle méditerranéen, pour élaborer sa propre définition du style campagnard.Photographié sous toutes ses coutures, on lui consacre des chapitres en vert ou en rouge, en crème et en jaune.On s’attarde à la finition des planchers, à l’ameublement à la fois élégant et rustique.L’auteur attire notre attention sur chacune des pièces pour donner ce style easy country composé de matières naturelles, d’antiquités gossées par des artisans amoureux de leur travail qui peuvent aussi se marier avec des trouvailles dTkéa.Un beau condensé de ce que peut être le style campagnard épuré.Soupiré: en feuilletant Maisons de campagne d’Enrica Stabile (Flammarion).Nos ancêtres souriraient de nous voir apprécier tout ce qui est patiné, écaillé, rouillé, usé.En tout cas, le meuble de campagne doit accuser son âge.Ce livre renoue avec la modestie des matériaux, des tissus simples et la variété d’objets dénichés aux puces ou dans les encans campagnards.Une jolie cacophonie se dégage de ces pages qui respirent le bon air de la campagne.maisons l'CAM1 y Counti
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