Le devoir, 25 août 2008, Cahier A
?w w w .I e a e v o i r.c o m ?LE DEVOIR X C I X N '19 2 LE LUNDI 25 A O II T 2 0 0 8 8 9 C + T AXES .X Cü — ¦v m§T .# 0 ,%|| “) X’ ’ N f .^v\ .V - r, ^ * 1^^%, tià&àéM • -1 .'••«Ke?w3n:^4Slu h&m.ffîiïrm*, s*2 «* v.’ .KIM KYUNG-HOON REUTERS L ouverture des Jeux olympiques avait célébré rhistoire plusieurs fois millénaire de la Chine.La soirée de clôture s’est transformée, elle, en véritable fête où les athlètes étaient aux premières loges dans un Stade national, dit le Nid d’oiseau, réunissant plus de 90 000 personnes.HORS-JEUX Du beurre dans les patates Pékin met la touche finale MARC DELBÈS Jean Dion Cil est déjà terminé?Dommage, tout de même.On en aurait pris cinq ou six autres semaines.C’est que l’on s’habitue à ces trucs-là.Car, franchement, qui trouve jamais qu’il y a trop de sport, de paix et d’amitié?C’est ce qu'a déclaré Liu Qi, hier Les Jeux olympiques de Pékin sont un grand rassemblement de sport, de paix et d’amitié.» Bon, trop de sport, ca dépend du point de vue.Mais trop de paix et d’amitié?Contrairement au sport la pane et l’amitié ne provoquent pas l’émission d’acide lactique et sont donc exemptes de douleur, bien que la marche générale du monde tende à faire la preuve du contraire.PersonneUement, je m’attendais à ce que Liu Qi poursuive en disant «et maintenant, de retour à parler du Canadien 24 heures sur 24», mais il ne l’a pas fait Ni n’a appelé Mats Sundin à se brancher dans les meilleurs délais possibles.Il y a des priorités essentielles qui se perdent Jacques Rogge, lui, a évoqué des Jeux de la XXIX olympiade d’été de l’ère moderne de Pékin en Chine 2008-oh-yeah «véritablement exceptionnels».Ce qui n’est pas très lin pour les autres Jeux, dont on doit déduire qu’ils étaient plutôt ordinaire?, sinon ceux-ci ne constitueraient pas l’exception.A moins qu’ils ne soient tous exceptionnels, auquel cas il faudrait chercher la règle qui confirme l’exception, ou quelque chose du genre?Enfin, je soupçonne M.Rogge d’avoir piqué le mot à RadioCanada, qui venait de passer les trois dernières heures et les quinze derniers jours à déclarer que tout était pas mal exceptionnel.La Chine elle-même en personne est d’ailleurs exceptionnelle, et cela, bien que le fait qu’elle gagne une médaille d'or soit un peu trop fréquent pour que l’on qualifie le tout d’exception.Et maintenant, messieurs dames, on va passer les vingt prochaines années à vérifier s’il est bien vrai que l'olympisme change le monde.M.Rogge a laissé entendre que oui, même s’il a déploré qu’aucun permis de manifester n’ait été délivré.D ne devait pas savoir que c’était parce que les formulaires n’avaient pas été correctement remplis.VOIR PAGE A 8: HORS-JEUX Pékin — Le rideau est tombé sur les XXIX'' Jeux olympiques, liier soir, à Pékin.Le dernier acte, la cérémonie de clôture, a été à l’image de l’ensemble de l’œuvre: une belle réussite.Du premier au dernier jour, les Chinois auront su tenir des Jeux d’une grande qualité, quasi irréprochables sur le plan de l’organisation.Leur souci de la perfection leur a d’ailleurs valu quelques reproches, notamment avec les prétendus trucages et effets spéciaux utilisés pour les feux d’artifice pendant la retransmission télévisée lors de la cérémonie d’ouverture.VOIR PAGE A 8: FINALE À lire aussi en page B 4 ¦ Le Canada atteint son objectif ¦ Phelps et Boit éclipsent l’hégémonie de la Chine PÉKIN OQO USTÉRIOSE Maple Leaf estime ses pertes à 20 millions ¦ À lire en page A 3 JIM YOUNG REUTERS CONVENTION DÉMOCRATE L’heure de vérité approche pour Barack Obama ¦ Trois textes à lire en pages B 1 et B 2 I N D K X Actualité.A 2 Annonces.B 6 Avis publics.B2 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie .A 5 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 Des paniers pas si bios Au sein du réseau d’agriculture soutenue par la communauté, une ferme sur dix contrevient aux lois du Québec sur les produits biologiques FABIEN DEGL1SE Du faux bio dans les paniers bios.Plus d’une ferme sur 10 qui participent cette année au réseau d’agriculture souteque par la communauté (ASC) de l’organisme Equiterre contrevient aux lois du Québec en matière de produits biologiques, a découvert Le Devoir.Du même coup, ces exploitations agricoles trompent les consommateurs en vendant à prix fort sur ce marché de distribution parallèle des légumes bios alors qu’elles ne disposent pas des certifications complètes obligatoires pour pouvoir le faire.Des 95 «fenniers de famille» qui animent en 2008 le grand réseau d’approvisiçnnement en fruits et légumes biologiques d’Equiterre, 12 ne sont en effet pas habilités à prendre part à un réseau de distribution d’aliments biologiques puisque leur certification est soit incomplète, soit totalement inexistante, selon les vérifications effectuées dans les dernières semaines autant auprès des organismes de certification que du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), la police du bio au Québec.Ces fermiers contrevenants sont en activité dans l’ensemble des régions du Québec.Es offrent aux consommateurs des paniers bios, par l’entremise du réseau d’ASC, depuis une période allant d’un an à douze ans.Un privilège Or, en vertu de la Loi sur les appellations réservées, depuis 1996, pour avoir le privilège de présenter sur le marché des aliments avec l’attribut «biologique», commerçants, agriculteurs ou restaurateurs doivent posséder une certification délivrée par l’un des certificateurs officiellement reconnus par Québec.Cette démarche vise à protéger ce secteur commercial de la fraude, mais aussi à garantir au consommateur qu’E en a pour son argent j I i » ^ f JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour mettre en marché des aliments avec l’attribut «biologique», commerçants, agriculteurs ou restaurateurs doivent posséder une certification délivrée par un des organismes reconnus par Québec.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Cathia Cariotte '4ji#c jmr L’ENTREVUE Une émeute annoncée La poussière n’est pas retombée sur Montréal-Nord, théâtre d’une émeute il y a deux semaines.La colère et la frustration grondent encore, alors que les autorités cherchent toujours à comprendre cette explosion de violence qu’elles n’avaient pas vu venir.D’origine afro-antillaise, l’intervenante communautaire Cathia Cariotte habite Montréal-Nord depuis 16 ans.Le cri du cœur des jeunes, elle l’entend depuis des années.JEANNE CORRIVEAU Si les élus ont mal mesuré l’ampleur du mécontentement dans Montréal-Nord, ceux que l’on appelle les «gens du milieu», eux, n’ont pas été étonnés lorsque la poudrière a sauté.Cathia Cariotte fait partie de ceux-là Ex-conseillère en emploi pour le Carrefour jeunesse-emploi Bourassa-Sauvé, elle a également travaillé comme agente de rapprochement à l’ancienne Ville de Montréal-Nord et comme agente de liaison pour des écoles de ce secteur.Mme Cariotte est restée très proche du milieu, qu’elle connaît bien.Elle se décrit aujourd’hui comme une «citoyenne active.» VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL-NORD VOIR PAGE A 8: BIOLOGIQUE LE DEVOIR, LE LUNDI 25 A O Û T 2 O O 8 A •A LES ACTUALITES Le quartier chinois virtuel de Québec MA CHINE \hl Chine: un géant économique émergent dont la population vit sous la férule d’un régime autoritaire qui enferme ses dissidents et écrase le peuple tibétain.Voilà pour les perceptions entendues — qui ne sont pas, du reste, sans fondements.Mais encore?En cet été olympique, Le Devoir vous a proposé tous les lundis des portraits de Chinois qui ont pris racine ici et de Québécois qui sont allés, là-bas, plonger dans la réalité chinoise.Voici le dernier volet de cette série.AMÉLIE DAOUST BOISVERT Tangren Jie, la rue des gens de la dynastie de Tang.Les immigrants chinois nommaient ainsi le Chinatown.Celui de Québec s’est abîmé sous les enchevêtrements bétonnés de l’autoroute Dufferin.Disparu?Pas exactement II revit dans le monde virtuel de Michel Parent, sinophile de la région de Québec derrière la création de deux sites Web consacrés au langage et à l’histoire.Les Chinois appellent cela «faire le pont»: une passerelle où se rencontrent au passage Chinois et Québécois, francophones sinophiles et chinois francophiles, autour d’une même passion.Alors qu’il enseigne l’administration au cégep de Sainte-Foy, Michel Parent bénéficie d’un échange avec un collègue de Shanghai.Au fil de voyages exploratoires comme professeur invité dans la ville de son homologue chinois, une petite avenue vers une deuxième carrière deviendra finalement le chemin principal.«Je suis un intégrateur, précise-t-il, voulais vivre de ma passion pour la culture chinoise, une passion qui s’est approfimdie.» Maintenant éditeur, il alimente ses sites Web fréquentés par toute la francophonie de ses conseils sur les méthodes RENAUD PHILIPPE ( .-; ¦—-paysage voisin et dont les piliers s’enfoncent dans la terre ja'dis foulée par une soixantaine de familles chinoises, principalement locataires, qui y tenaient de nombreux restaurants et buanderies dans les années cinquante.pour apprendre le mandarin, par exemple, mais aussi des trouvailles d’historiens, d’entrevues, d’un agenda Québec-Chine.«Au début, je vendais des traductions d/mt les gens se servaient p
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