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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2008-08-27, Collections de BAnQ.

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COMPRESSIONS EN CULTURE Wajdi Mouawad adresse une lettre à Stephen Harper Page A 7 ?w w w .led e v o i r.c o ni ?LE DEVOIR Vol.X C 1 X N ' 1 9 4 L E ME R C R E DI 2 7 A O 0 T 2 0 0 8 8 9 e + T A x E s = I $ WIN McNAMEE AGENCE FRANCE-PRESSE «Barack Obama est mon candidat et il doit devenir notre président», a dit Mme Clinton accueillie triomphalement par une foule debout au Pepsi Center où se déroule la convention démocrate.Hillary Clinton s’adresse aux délégués démocrates Objectif: unir le parti derrière Obama CLAUDE LÉVESQUE Hillary Clinton a prononcé hier le discours ras-sembleur que le Parti démocrate attendait d’elle, recevant apparemment l’approbation de ses propres partisans comme de ceux de Barack Obama à qui elle s’est clairement ralliée.«Je suis ici en tant que mère fière [elle venait d’être présentée par sa fille Chelsea], que fière démocrate, que fière sénatrice de New York, que fière Américaine et que fière supporteure de Barack Obama», a-t-elle lancée d’entrée de jeu.«Que vous ayez voté pour moi ou pour Barack, c’est maintenant le temps d’unir le parti autour d’un but unique», a-t-elle ajouté à la fin de cette deuxième journée de la convention démocrate qui se déroule à Denver.La soirée devait tout particulièrement servir à refaire l’unité du parti démocrate après la longue campagne à l’investiture, qui s’est transfonnée en un duel souvent très dur entre Hillary Clinton et Barack Obama Les délégués et permanents du parti rencontrés en fin d’après-midi à l’entrée du Centre Pepsi, avant le discours de la sénatrice de New York, insistaient sur l’importance de cet objectif pour la suite des choses.«Cette semaine sera une étape importante» à cet égard, a dit Marie Young, une femme noire originaire du New Jersey, qui a travaillé comme bénévole depuis le début de la campagne de Barack Obama, ajoutant «Je veux que Hillary fasse appel à ses partisans afin qu’ils comprennent que les positions de Clinton et d'Obama sont vraiment identiques.Nous avons besoin de leur appui pour dé/aire les républicains.» «Nous faisons partie de la même équipe et nous ne pouvons nous permettre de rester sur la touche, devait ensuite dire l’ex-première dame des États-Unis, qui a été accueillie par une assez longue ovation.Barack Obama est mon candidat et il doit devenir notre président.» Hillary Clinton a aussi donné une coloration assez féministe à son discours afin de convaincre ses nombreuses partisanes d’appuyer comme elle la candidature de Barack Obama à la présidentielle de novembre.Ellle a rendu hommage au combat des suffragettes, qui ont obtenu il y a 88 ans que le droit de vote des femmes soit reconnu dans la constitution américaine.Ellle a aussi salué une héroïne féminine de l’Underground Railroad, le réseau abolitionniste du XDC siècle, ce qui constituait une façon habile de rapprocher le clan Obama et le sien.Dans son discours d’une demi-heure elle a plaidé pour les énergies propres, le financement de l’éducation, la lutte contre les diverses formes de discrimination, VOIR PAGE A 8: DENVER CRISE GÉORGIENNE La Russie reconnaît l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie Une épreuve de force se dessine entre Moscou et l’Occident Le président Dmitri Medvedev a annoncé hier que la Russie reconnaissait les régions séparatistes géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie en tant qu’Etats indépendants, plaçant ainsi Moscou sur la voie d’une épreuve de force avec les pays occidentaux.Tous les pays occidentaux ont dénoncé cette mesure «irresponsable» tandis que Tbilissi a accusé Moscou de vouloir «changer les frontières parla force».«]'ai signé des décrets sur la reconnaissance par la Fédération de Russie de l’indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'indépendance de l’Abkhazie», a déclaré le chef du Kremlin dans une allocution télévisée depuis sa résidence de Sotchi, qui fait face à l’Abkhazie sur les bords de la mer Noire.«Tbilissi a fait son choix dans la nuit du 7 au 8 août [en lançant l’offensive].Saakachvili a choisi le génocide pour atteindre ses objectif; politiques.Il a ainsi fait une croix sur tous les espoirs de cohabitation pacifique des Os-sètes, Abkhazes et Géorgiens dans un même État», a martelé M.Medvedev.«Les peuples de TOssétie du Sud et de l’Abkhazie se sont plus d'une fois prononcés par référendum pour l’indépendance de leurs républiques.Nous le comprenons après ce qui s’est produit [.] ils sont en droit de (fécider eux-mêmes de leur avenir» À l’unisson des Occidentaux, le président George W.Bush, allié numéro un de Tbilissi face à Moscou, a VOIR PAGE A 8: GÉORGIE À lire aussi en pages A 5 et A 6 ¦ «Akhalgori suscite la convoitise» ¦ L’éditorial de Serge Truffaut: «Château de cartes» OtMOCHATIC NATIONAL CONVÉNTION COMMITTïl’ Avortement : rien de changé Le projet de loi C-484 sur les victimes foetales fera l’objet d’un vote libre HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Les assurances du ministre fédéral de la Justice à propos de l’avortement n’auront pas duré longtemps.Le gouvernement conservateur déposera peut-être un nouveau projet de loi jugé moins nocif, mais le si controversé C-484 restera à l’ordre du jour et fera encore l'objet d’un vote libre.Le Devoir a en effet appris que, malgré les promesses faites par Rob Nicholson lundi de clore le débat en déposant un projet de loi moins rebutant pour les groupes pro-choix, rien ne changera dans les faits au Parlement Le projet de loi privé C-484, qui traite le foetus comme une victime distincte lorsqu’une femme enceinte est attaquée ou tuée, n’est pas remisé.«C-484 est un projet de loi privé, et il poursuit son cours normal, a confirmé au Devoir Darren Eke, porte-parole du ministre Nicholson.C’est comme tous les 483 autres projets de loi privés avant lui.Il suit son cheminement normal.Il ira en comité pour y être étudié.» Mais que fera le gouvernement conservateur lorsque ce projet de loi sera voté en dernière lecture?«Ce sera encore un vote libre.Oui, ce le sera.» Recriminaliser l’avortement Les groupes pro-vie craignent que ce projet de loi, VOIR PAGE A 8: AVORTEMENT I N D K X £ Actualités A 2 Annonces.B 6 Avis publics .A4 Carrières B 4 Culture.B 8 Décès.B6 Économie.B 1 Éditorial .A 6 Idées .A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés B 5 Sudoku.A4 Télévision.B 7 Le CHUM ne nécessite aucun redressement, affirme son président YAN DOUBLET COLLABORATION SPÉCIALE ËJ Wv ¦ wmtm 'm?'LAi Les joueurs doivent utiliser l’équipement d’époque.On leur demande aussi de s’exécuter en costume d’an tan.400K DE QUÉBEC Fers et bois sur les Plaines Le club de golf Royal Québec revit le temps d’une semaine Les plaines d’Abraham sont occupées le temps d’une semaine par une faune de golfeurs en costumes écossais alors que le parc reprend ses atours du siècle dernier.Le Devoir s’est rendu sur le terrain le temps d’un drôle de retour en arrière.ISABELLE PORTER Québec — Hélène Martineau, une respectable résidante de Québec, a passé une partie de la matinée d’hier à jouer dans les buissons des plaines d’Abraham.Mais n'est pas ce que vous croyez.Elle cherchait sa balle.«Je n’ai pas l’air de ça, mais je joue trois ou quatre fis par semaine!» C'est qu’il est plutôt ardu, ce parcours de golf sur les Plaines.Hier, le meilleur score de la matinée était de 41, alors que la norme du parcours est de 34.Un record qui sera sûre ment battu demain par la marraine de l'événement, Jocelyne Bourassa.«fai l’impression que les gens trouvent ça plus difficile qu'ils l’auraient cru, même si ce semt pour la plupart des joueurs assez expérimentés», de résumer en riant l'un des organisateurs, Richard Laflamme, du Club Royal Québec.Ouvert hier pour une durée de sept jours, ce club temporaire a été conçu à l’image de l'ancien golf des Plaines tel qu’il était à la fin du XIX' siècle.Ije relief est très vallonné, les drapeaux sont courts et rouges.Quant aux VOIR PAGE A 8: GOLF KATHLEEN LÉVESQUE Malgré les nombreuses critiques, les doutes et les déclarations incendiaires sur le fait qu’il s’agit d’un projet voué à l’échec, le CHUM ne nécessite aucun redressemenL a soutenu hier le président du conseil d’adminislration du CHUM, Patrick Molinari.M.Molinari rejette du revers de la main les récriminations exprimées ces derniers jours par les médecins spécialistes, l’Action démocratique et le Parti québécois, les uns exigeant un temps d’arrêt, les autres qu’un plan de redressement et des éclaircissements soient présentés dans les plus brefs délais.Selon M.Molinari, «il y a de l’exagération» dans ce brouhaha.«La lecture des faits que certains développent est en fonction du discours qu’ils veulent tenir», a dit constater M.Molinari.Ce dernier estime que l’état d’avancement du CHUM interdit que le projet ou sa localisation soient remis en question.«R n’y a pas de redressement requis.Est-ce qu’il y aura des corrections à apporter?C’est prévisible», a-t-il ajouté.De la même façon, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, ainsi que le premier ministre, Jean CharesL ont tenté hier de calmer les esprits en réitérant fermement qu’il n’est pas question de changer de site; le centre-ville n’est pas une option, mais une décision.«Ij dossier évolue très bien», a assuré le ministre Bolduc, affirmant qu’il n’est plus temps de multiplier les études.«Moi, je suis un homme d'action», a-t-il souligné.VOIR PAGE A 8: CHUM Yves Bolduc « t ft LE I) E V 0 I K .LE MERCREDI 27 A 0 l' T 2 0 0 8 CTUALITES Urgence électorale Manon - ' 1 CORNELLIER Il y a seulement une semaine, à Hamilton, le premier ministre Stephen Harper faisait savoir qu’il pourrait faire fi de sa loi sur les élections à date fixe et appeler les Canadiens aux urnes si la prochaine session du Parlement s’annonçait infructueuse.Pour en juger, il disait vouloir rencontrer les chefs des autres partis avant la reprise des travaux, le 15 septembre prochain.Il se donnait «quelques semaines» pour jongler avec tout ça On répète.Cet ultimatum a été formulé il y a exactement huit jours.Les travaux ne reprennent que le 15 septembre.Si le chef du NPD, jack Layton, se montre prêt à rencontrer le premier ministre en fin de semaine, celui du Bloc québécois, Gilles Duceppe, suggère de le voir tout juste avant les élections partielles du 8 septembre et le chef libéral Stéphane Dion, le lendemain, le 9.Dans l’entourage de Stephen Harper, on crie maintenant à la mauvaise foi.Le temps presse.On veut une rencontre, un coup de téléphone ou même un échange de courriels le plus tôt possible.Le premier ministre lui-même affirmait hier que ces «délais» démontrent l’existence d’une impasse.«Cela indique une différence fondamentale entre le gouvernement et les partis d’opposition, et surtout Stéphane Dion qui a proposé un programme économique différent.» Pour cette raison, il dit devoir en arriver à une décision rapidement.?' 1-a loi sur les élections à date fixe, qui a à peine plus d’un an, prévoit des élections pour le 19 octobre 2009.Il s’agissait d’une promesse électorale du chef conservateur qui disait vouloir mettre fin à cette manie des premiers ministres de déclencher les élections au gré de leur humeur.Jamais il n’a évoqué la possibilité d’abroger sa loi ou même laissé entendre que son adoption avait été une erreur.Stephen Harper a tenté de faire croire hier que passer outre à sa propre loi n’est pas la renier ou l’enfreindre, car le but de cette dernière est d’offrir une forme de certitude aux électeurs.Cela n’est possible qu’en cas de gouvernement majoritaire, a-t-il poursuivi, alors qu’en situation minoritaire, l’opposition menace sans cesse de défaire le gouvernement et aucun des partis ne veut s'engager à poursuivre les travaux jusqu’en octobre 2009.Or, ajoute-t-il, «le pays doit avoir un gouvernement capable de fonctionner durant une période d’incertitude économique».Le hic est que Stephen Harper savait tout cela avant de faire adopter sa loi.S’il la croyait mal avisée dans les circonstances, il n'avait qu’à refiirder son adoption.Passer outre à cette loi maintenant n'aurait rien d’illégal puisque la gouverneure générale a toujours, en vertu de la Constitution, le pouvoir de dissoudre le Parlement sur l’avis du premier ministre.Cependant, si Stephen Harper se prévaut de cette échappatoire, il trahira l’esprit de son propre projet La seule façon de contourner le problème est de laisser le Parlement se réunir pour amender la loi en question ou encore pour retirer sa confiance au gouvernement Dans un cas comme dans l’autre, Stephen Harper pourrait sans renier sa parole, rendre visite à MichaëÜeJean.Mais cela demande du temps.En plus, cela a le désavantage de laisser à l’opposition le contrôle de l’échéancier, ce qui ferait perdre à Stephen Harper l’occasion de déclencher les élections au moment où il croit être en meilleure posture.Et que dire du risque de voir la situation en Afghanistan s’envenimer ou l’économie décliner?Comme tous les autres premiers ministres avant lui, il veut choisir son heure.Et tant pis pour sa loi.?Les excuses et les prétextes que son équipe et lui-même multiplient depuis une semaine ne sont que cela.leurs tactiques en révèlent cependant beaucoup sur le style de leadership de Stephen Harper.Quand les choses ne se passent pas comme U le souhaite, il a recours à l’intimidation et aux ultimatums, et il tente de faire assumer aux autres la responsabilité de ses écarts.Le premier ministre se plaint du fait que les partis d'opposition refusent de lui dire quand ils espèrent le défaire.Il n'apprécie pas quils aient des programmes différents du sien et, surtout, qu'ils refusent de le laisser gouverner comme un gouvernement majoritaire.Bref, il a de la difficulté avec les exigences du mandat que les Canadiens lui ont donné.Il ne peut pas en faire à sa tête.Voilà bien pourquoi des électeurs se de mandent ce que ce serait s’il «avait une majorité.Que des élections soient souhaitables fait de moins en moins de doute, car tous les partis ont mis leurs œillères électorales et examinent les dossiers à travers leur lorgnette partis,one.L'intérêt public a pris le fossé, et le ton qui prévaut depuis des semaines a tout pour écœurer des électeurs déjà cyniques à l'égard du processus politique.?P',ailleurs, tous ces calculs électoraux sont en train de faire perdre au gouvernement le vrai sens du mot «urgence».Le plus bel exemple est survenu lundi.Etait-il urgent pour son ministre de la Justice d'annoncer un futur projet de loi qui ferait de la grossesse d’une femme victime d'agression un facteur aggravant au moment du prononcé de la sentence?Non.surtout que l'on sait maintenant que ce même gouvernement n’a pas l’intention de le présenter avant la tenue des élections.La manœuvre sert cepend«ant de frappe préventive contre ceux qui l'accusent de vouloir recriminaliser l’avortement par la petite porte.En fait, si le Parlement devait se réunir, le geste ne résoudrait rien, puisque le projet de loi C484 du député Ken Epp est sur le point d'être étudié en troisième lecture et éventuellement soumis à un vote.Ce projet prévoit, dans le cas du meurtre d'une femme enceinte, de créer un second crime contre le fœtus, lui donnant du coup une personnalité juridique, ce qui pourrait ouvrir la voie à la recriminalisation de l’avortement A noter, presque tous les députés et ministres conservateurs l’ont appuyé en seconde lecture.Que feraient-ils en troisième lecture?La dissolution du Parlement leur permettra d'éviter d’afficher leurs couleurs.tncornelliera ledcvoir.com j CRISE DE LA USTÉRIOSE Un Québécois parmi les 15 victimes Maple Leaf est visée par une demande de recours collectif ALEXANDRE SHIELDS Le bilan de la crise de la listériose s’est encore alourdi hier avec l’annonce de trois nouveaux décès qui seraient liés à la bactérie, dont un au Québec.Sur le plan financier, les choses ne s’arrangent pas pour l’entreprise Maple Leaf, qui est désormais visée par un recours collectif pancanadien qui pourrait lui coûter très cher.La crise de la listériose a aussi provoqué de nouveaux rappels de produits hier, en plus de s’inviter dans l’arène politique, Ottawa et Québec faisant l’objet de critiques pour leur gestion de la situation.En plus des pertes considérables déjà enregistrées par le géant de l’industrie alimentaire, la facture pourrait bien s’alourdir pour Maple Leaf.Plusieurs demandes de recours collectifs ont en effet été déposées hier matin dans des palais de justice de l’Ontario, du Québec, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan.D’autres devraient suivre au Manitoba et en Alberta.C’est le cabinet d’avocats Merchant law Group qui s’occupe de ces requêtes.Son porte-parole, Tony Merchant, a dit attendre de voir combien de gens ont été touchés par la maladie avant de fixer le montant des réclamations et le nombre de requérants.Jusqu’à présent, 500 personnes se seraient manifestées.Chose certaine, le recours devrait ratisser large et inclure les gens qui ont acheté ou consommé les produits qui pourraient avoir été infectés, la crise provoquée par la Listeria monocytogenes s’est aussi transportée sur la scène politique, puisque les libéraux fédéraux ont accusé le gouvernement conservateur, et plus particulièrement le ministre de la Santé, Tony Clement, de traiter le problème à la légère.Ce dernier se trouve présentement à Denver, au Colorado, où il assiste à la convention du parti démocrate américain.«Pendant que M.Clement s'amuse à des réceptions à l’occasion de la convention nationale du Parti démocrate, à Denver, des gens au pays meurent, a dit la porte-parole libérale chargée de la santé publique, Carolyn Bennett Plutôt que de revenir à Ottawa pour gérer cette crise, il a laissé ses représentants à Ottawa se charger de l’un des plus importants rappels alimentaires de l’histoire canadienne.» D’heure en heure ¦ Je suis en communication avec tous mes fonctionnaires d’heure en heure», a répliqué M.Clement depuis Denver, interrogé par RadioCanada.Le premier ministre Stephen Harper s’est aussi porté à la défense de son ministre.«[La gestion de cette crise] est surtout la responsabilité de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et du ministère de l’Agriculture.Mais tous les responsables gouvernementaux suivent la situation de près», a-t-il soutenu, avant d’offrir ses condoléances aux familles touchées par la bactérie.M.Harper a aussi profité de l’occasion pour réitérer la volonté de son gouvernement de réformer le système canadien d’inspection des aliments.Au Québec, le porte-parole péquiste en matière de Santé, Bernard Drainville, a pour sa part critiqué l’ac- tion du ministre de la Santé dans la gestion de cette crise.D a dit s’attendre à ce que le ministre Yves Bol-duc soit plus «présent» dans la gestion de la présente crise, mais aussi qu’il instaure une véritable «veille» qui inclurait tous les acteurs de la santé publique, de façon à ce que le gouvernement se demande «ce qu il peut faire et ce qu’il doit faire.Bref, qu’il soit plus proactif».La porte-parole du ministère de la Santé, Marie-Claude Gagnon, a assuré que tout était fait pour suivre la situation de près, tandis que le ministre Bol-duc se voulait lui aussi rassurant Au total, quinze personnes ayant contracté la bactérie sont mortes au cours des dernières semaines, soit 12 en Ontario, une au Québec, une en Saskatchewan et une en ColombieBritannique.Six de ces décès — tous en Ontario — sont directement dus à une infection causée par une bactérie de même souche que celle trouvée à l’usine Maple Leaf du chemin Bartor, à Toronto.Les causes exactes des autres décès, et le rôle qu’a pu y jouer la listériose, sont à l’étude.Au total, 29 personnes ont eu la listériose au pays et 30 cas supplémentaires font toujours l’objet d’une enquête, dont 16 en Ontario et 10 au Québec.Au Québec, deux rappels attribuables à la Listeria ont été annoncés hier.Il s’agit des fromages Mont Jacob, produits par l’entreprise Octofruit Maître Gourmet de Sainte-Thérèse, dans les Laurentides et des fromages Riopelle de ITle qui ont été achetés à l’entreprise Aux Petits Délices, à Québec, entre le 6 et le 11 août Le Devoir RUMEURS D’ÉLECTIONS La rencontre Dion-Harper pourrait ne plus être essentielle HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — La guerre de mots entre le premier ministre et le chef de l’opposition officielle à Ottawa concernant la fonctionnalité de la Chambre des conununes s’est intensifiée hier, laissant de moins en moins de doute quant à la tenue d’une élection fédénüe cet automne.Même la rencontre entre les deux hommes, pourtant présentée par Stephen Harper comme une condition préalable à la dissolution du Parlement, n’est plus acquise.Avant de s’envoler pour le Grand Nord canadien hier, le premier ministre a convoqué une rare conférence de presse à Ottawa.Son annonce d’un investissement de 100 millions de dollars sur cinq ans pour effectuer la cartographie de l’énergie et des minéraux en région arctique semblait n’ètrc qu'un prétexte pour s’adresser aux journalistes et discuter élection.«Le fait que [Stéphane] Dion refuse depuis deux semaines de rencontrer le premier ministre indique que nous avons des différences fondamentales avec l’opposition», a déclaré M.Harper.La rhétorique électorale s’est emballée depuis deux semaines.Le 14 août dernier, M.Harper a pour la première fois indiqué qu'il allait déterminer si la Chambre des conununes fonctionnait assez bien pour la rappeler.Cinq jours plus tard, il précisait qu’il voulait rencontrer chacun des chefs de l’oppositions avant de décider.Maintenant, il veut que cette rencontre ait lieu rapidement, «au téléphone s'il le faut.Le 9 septembre, suggéré p«ir l'équipe libérale lundi soir, lui apparaît trop tard.La date du 9 septembre n'est pas anodine: trois des quatre élections partielles en cours auront lieu le 8.et plusieurs observateurs croient que le Parti conservateur pourrait toutes les perdre.De surcroît, les rumeurs indiquent que c'est le 5 septembre que M.Harper veut aL 'iÿJSÊ M& CHRISTOPHER PIKE REUTERS Stephen Harper veut que sa rencontre avec Stéphane Dion à propos du fonctionnement de la Chambre des communes ait lieu rapidement, au téléphone s’il le faut.1er voir la Gouverneure générale pour dissoudre le Parlement.Mi-chaëlle Jean devait partir ce jour-là pour assister le lendemain à fa cérémonie d’ouverture des Jeux para-lympiques de Pékin, mais le bureau de M.Harper a annoncé hier soir quelle se ferait remplacer par le lieutenant-gouverneur de l’Ontario.« Pas au téléphone » Stéphane Dion s'est moqué de l'empressement de M.Harper, qui «panique» à son avis.«S’il s agit d’une rencontre si importante, on ne la fait pas au téléplume, a raillé le chef libéral.M.Harper veut une rencontre avec moi simplement pour pouvoir dire que la rencontre a tellement mal été qu ’il doit déclencher une élection.» lœs justifications électorales de M.Harper ont évolué.longtemps, il a accusé l’opposition libérale de bloquer sa réforme du Sénat Puis, il lui a reproché de ralentir ses initiatives en matière de justice.Il présente maintenant la vision économique de M.Dion comme étant 1a pierre d achoppement «En dévoilant sa vision économique, M.Dion s’est placé dans l'incapacité de trouver des terrains d’entente avec le gouvernement», a déclaré M.Harper, fi n’a offert aucun exemple de projet de loi à caractère économique auquel se seraient opposés les libéraux récemment et qui causerait cette paralysie alléguée.M.Harper a peiné à justifier la dissolution du Parlement qu’il convoite alors qu’il a fait adopter une loi instaurant des élections à date fixe.«Le but d’une loi sur les élections à date fixe est de créer de la certitude, a-t-il expliqué hier.Évidemment, en contexte de gouvernement minoritaire, on ne peut pas être certain, fai toujours été clair à cet égard.» Rappelons qu’en 2006, lorsque les libéraux soulignaient que fa loi pennetfait encore au premier ministre de choisir la date d’élection, M.Harper avait répliqué: «Le gouvernement a dit clairement qu’il ne déclenchera pas d’élection hâtive.» Le Devoir Les officiers afghans formés à Kaboul ALEC CASTONGUAY Ottawa — Devant les nombreuses défections d'officiers de l’année afghane venus apprendre l’anglais au Campus militaire de Saint-Jean, près de Montréal, le ministère de 1a Défense change de stratégie et implante son centre de formation des langues directe ment en Afghanistan.Les officiers afghans ne pourront donc plus venir au Canada pour apprendre l’anglais et ensuite demander le statut de réfugié.Le nouveau centre de formation linguistique pour les soldats afghans, qui sera mis en place à Kaboul au coût de 16 millions de dollars, «assurera le perfectionnement à long terme de l’Armée nationale afghane par le biais de la formation des officiers subalternes et de la formation linguistique», a soutenu le ministre de la Défense, Peter MacKay, par voie de communiqué.Offrir des cours d’anglais aux soldats afghans permet une «interopérabilité plus efficace entre l'Armée nationale afghane et les forces de l’OTAN», a-t-il expliqué.Le ministre MacKay a fait cette annonce au cours d'un voyage de deux jours en Afghanistan.Comme c’est devenu la norme à Ottawa en matière de communication, très peu de détails étaient disponibles hier.Combien d’officiers y seront entraînés?Pourquoi cette décision a-t-elle été prise?Impossible de savoir.La fin d’un malaise Cette décision du gouvernement Harper met fin à un malaise grandissant au sein des Forces canadiennes en ce qui a trait à la formation linguistique des officiers afghans.Le 9 novembre dernier, Le Devoir révélait en manchette que huit soldats afghans venus au Canada suivre des cours d'anglais avaient fait défection et avaient demandé le statut de réfugié depuis que le programme a vu le jour.Depuis 2004, plus de 70 officiers afghans ont été invités au Québec par les Forces canadiennes pour parfaire leur connaissance de la langue de Shakespeare pendant 19 semaines.C’est donc dire qu’environ 11 % des étudiants ont fait défection.En décembre 2006, l’armée canadienne a envoyé une note interne au ministre de la Défense de l’époque, Gordon O’Connor, pour l’informer que la situation était alarmante.Dans cette note interne obtenue par Le Devoir, on pouvait lire que les stratèges militaires reconunandaient au gouvernement «d’examiner la possibilité de transférer à l'extérieur du Canada» le programme de langues.Visiblement, le nombre de défection trop élevé a eu raison du programme en sol canadien.Le Devoir EN BREF Un adéquiste pourrait se ranger derrière le Bloc L’appui des députés adéquistes au Parti conservateur est loin d'être acquis en cas de scrutin fédéral, malgré les affinités idéologiques entre les deux partis.L’un d’eux, Jean-François Roux, a même évoqué hier fa possibilité de se ranger derrière le député du Bloc québécois de sa circonscription, ce que n’a pas condamné le chef Mario Dumont.«Tout est possible.Ça n enlève pas les qualités d’un individu d’être souverainiste», a confié le député adéquiste d'Arthabaska, qui entretient une très bonne relation avec le bloquiste André Bellavance.Au terme du caucus de ses députés à Saint-MicheWes-Saints, le chef Dumont a réitéré sa préférence personnelle pour le parti de Stephen Harper, mais a Laissé toute fa latitude à ses députés, répétant que l'ADQ ne prendrait aucune position officielle.Selon lui.une association entre un adéquiste et un député souverainiste n’entraînerait pas de confusion sur les orientations de son parti.- La Presse canadienne wwwjytco.com 1-800-361-9232 LAVAL LONGUEUIL GATINEAU OTTAWA QUÉBEC WS.Mo-anta MMrws-Oiwta IWI.St-loiff* 1460, (h Cynic S237,WilM-H#i*10.514-135-2050 514-135-2050 810-778-S3H .613-288-2806 410027-1888 cejw'il y a de mieux! 256 pages» 301 ISBN 978-2-760I-fSSi-l GUÉRIN, éditeur liée 514-842-3481 NIPISH une narration en Par l’auteur de la Nordicité En venin dans toutes les iiereirtes Le pnx est indiqué sous réserve de modifications J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat L L.L., MA.Ph.D.Vieux Montréal 514.X45.5545 » ê 630 LE DEVOIR.LE MERCREDI A O C T 2 O O 8 1CTUALITES GEORGIE SUITE DE LA PAGE 1 vivement condamné la décision russe et a appelé le Kremlin à «reconsidérer cette décision irresponsable».Le président géorgien, Mikhail Saakachvili, a pour sa part fustigé la Russie, affirmant que cette reconnaissance était «la première tentative depuis la Seconde Guerre mondiale de changer les frontières de l’Europe par la force».La Géorgie va lutter pacifiquement contre le mal pour rétablir son intégrité territoriale, a-t-il assuré, tout en appelant à accélérer l’entrée de son pays dans l’OTAN et l’Union européenne.Des combats ont opposé ce mois-ci les forces russes et géorgiennes après le déclenchement par Tbilissi d’une offensive qui visait à reprendre le contrôle de l’Ossétie du Sud.Moscou y avait riposté par une contre-attaque massive.Pleurs et champagne À Soukhoumi, la capitale abkhaze, des habitants en liesse ont tiré des coups de feu en l’air, sablé le champagne et pleuré de joie en apprenant la nouvelle de Moscou.Des scènes analogues ont été observées à Tskhinvali, la capitale sud-ossète où le président, Edouard Kokoity, a annoncé qu’il allait demander à Moscou d’établir une base militaire sur son territoire.Selon le Kremlin, Medvedev a ordonné au ministère des Affaires étrangères d’établir des relations diplomatiques avec les deux régions rebelles et de mettre en forme des traités de coopération et d’amitié avec elles.Le ministère russe de la Défense garantira la paix en Abkhazie et en Ossétie du Sud jusqu’à la signature des traités d’amitié, a ajouté le Kremlin.De tels accords constituent un enjeu clé dans la reconnaissance des deux entités par Moscou qui pourra ainsi légaliser la présence de plusieurs milliers de soldats russes sur place et disposera d’une zone-tampon au contact direct de la Géorgie et de l’OTAN si cette ex-république soviétique intègre l’Alliance.La Bourse de Moscou a accentué son recul hier sous l’effet de la décision présidentieDe, l’indice boursier russe RTS cédant jusqu’à 6,1 % après l’annonce de Medvedev.Les responsables européens et internationaux, dont le secrétaire général de l’ONU, Ban Kknoon, ont en revanche exprimé des craintes que cette reconnaissance n’ait des répercussions sur la sécurité et la stabilité dans le Caucase.«On a peur d’une guerre et on n’en veut pas», a lancé le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, en accusant les troupes russes de préparer un «nettoyage ethnique» dans la ville géorgienne d’Akhalgori (voir autre texte en page A 5).M.Medvedev a déclaré pour sa part «n’avoir peur de rien», y compris d’une nouvelle «guerre froide» avec l’Occident, tout en assurant ne pas la souhaiter tandis que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, écartait le risque d’un isolement de la Russie.Peu avant le discours de Medvedev, l’ambassadeur de Russie à l’OTAN, Dimitri Rogozine, avait comparé la situation actuelle aux tensions qui précédèrent la Première Guerre mondiale au début du siècle dernier et a jugé inévitable un nouveau refroidissement diplomatique.L’UE en première ligne Dmitri Medvedev a estimé hier qu’il appartenait désormais aux Européens de feire évoluer positivement la situation en Géorgie.Les dirigeants de l’Union européenne tenteront en se réunissant la semaine prochaine pour un sommet extraordinaire, d’accentuer la pression sur Moscou, mais des divisions internes pourraient affaiblir leur position.Nicolas Sarkozy, qui préside le conseil européen pour six mois, a placé le bloc communautaire en première ligne dans la recherche d’un règlement diplomatique au conflit dans le Caucase.Il a obtenu de Moscou et Tbilissi un cessez-le-feu mettant un terme à des affrontements qui ont fait en quelques jours des centaines de morts et des milliers de réfugiés.Mais en maintenant des troupes dans des régions stratégiques de la Géorgie malgré les appels pressants des Occidentaux, puis en reconnaissant l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, les deux provinces séparatistes de Géorgie, la Russie a mis le bloc communautaire européen dans une position guère confortable.Car, souligne Andrew Wilson, du Conseil européen des relations extérieures (ECFR), «en se faisant le médiateur de cet accord de paix, IVÉ doit assumer la responsabilité de sa mise en œuvre.Sinon, elle pourrait perdre la face.» En théorie, l'UE dispose de plusieurs moyens d’action, de l'envoi d’une force de maintien de la paix à la rupture des discussions amorcées avec la Russie sur un accord de partenariat stratégique, voire à des sanctions économiques.Mais les relations commerciales et la dépendance à l’égard des approvisionnements russes en énergie tempèrent les ardeurs.Un gel des négociations entamées il y a peu avec Moscou sur un accord de partenariat et de coopération, dont une nouvelle session est prévue le mois prochain, pourrait nuire davantage aux Européens qu’à la Russie.«La Russie ne recherche qu’un vague document, alors que l’UE veut un traité légalement contraignant qui couvre le commerce et l’énergie», estimait le groupe de réflexion International Crisis Group (1CG) dans une récente évaluation de ce chapitre des relations russo-européennes.Les importantes sorties de capitaux observées sur les marchés russes pendant le conflit en Géorgie ont renforcé ceux parmi les Européens qui pensent que Moscou a besoin des marchés et des investisseurs européens ainsi que du soutien de Bruxelles à son intégration dans des mécanismes internationaux comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Deux autres leviers seraient à la disposition des Européens: limiter les discussions en cours sur une réforme de l’attribution des visas et laisser planer un doute sur la tenue des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, sur la mer Noire, à 40 kilomètres seulement de la frontière géorgienne.«Une menace sur le succès de ces Jeux serait prise au sérieux par les Russes», estime l’International Crisis Group, relevant que les Jeux de Sotchi sont «une source majeure de fierté et de prestige pour le Kremlin».Agence France-Presse et Reuters LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O" étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 r i m - _________________________ DOUG PENS1NGER AGENCE FRANCE-PRESSE Plus de 1000 partisans de Hillary Clinton ont défilé hier matin à Denver en marge de la convention démocrate, certains toujours en colère deux mois après la défaite de leur championne.DENVER SUITE DE LA PAGE 1 mais surtout pour un système de santé accessible pour tous les Américains, un projet qu’elle défend depuis la présidence de son mari au milieu des années 1990.Elle a également parlé de la nécessité de «restaurer notre réputation dans le monde et de rapatrier les soldats américains dlrak».Mme Clinton a salué Michelle, l’épouse de Barack Obama, qui sera pour lui «une partenaire extraordinaire».Elle s’est félicité du choix du sénateur Joseph Biden, du Delaware, comme candidat à la vice-présidence.Elle l’a décrit comme un homme «pragmatique, fort et sage».«J’étais une partisane de Hillary Elle a eu 18 millions de votes, plus que tout autre candidat, mais nous sommes unis derrière Barack Obama», a dit la déléguée de l’Illinois, Mary Smith, rencontrée hier après-midi.La question est maintenant de savoir si cette intervention, ajoutée à celle de l’ancien président Bill Clinton ce soir, pourra sceller l’union tant attendue du Parti démocrate.D’autant que, selon un nouveau sondage, 30 % des partisans de la sé-natriee de New York ont l’intention de refuser leur suffrage à Barack Obama soit en votant pour son adversaire républicain John McCain ou pour un autre candidat, soit en se réfugiant dans l’abstention.Plus de 1000 partisans de l’ex-première dame ont d’ailleurs défilé hier matin à Denver en maige de la convention démocrate, certains toujours en colère deux mois après la défaite de leur championne.Hillary Clinton a toutefois annoncé à ses sympathisants qu’elle voterait Obama ce soir durant le scrutin qui doit investir officiellement le sénateur noir comme le candidat du parti.«Nous n'étions pas tous dans le même camp en tant que démocrates, mais nous le sommes maintenant», a-t-elle assuré hier.Mais elle ne peut obliger les délégués qu’elle a obtenus durant les primaires ni les 18 millions d’Américains qui ont voté pour elle à faire de même.En coulisse, l’équipe d’Obama a tenté de trouver un accord avec le camp Clinton sur le vote d’investiture, le «roll call», afin d’éviter une embarrassante manifestation de désunion.En vertu, du compromis envisagé, certains Etats auraient la possibilité de voter pour Mme Clinton, mais Barack Obama serait ensuite investi par acclamations.Lors du «roll call», chacun des Etats, représentés par leurs délégués, vote l’un après l’autre.Le scrutin pourrait s’interrompre une fois, venu le tour de New York, l’Etat de Mme Clinton.Celle-ci pourrait en effet demander une investiture à l’unanimité de Barack Obama à l’ensemble des délégués, selon des responsables démocrates ayant demandé FanonymaL Le camp républicain se plaît à souligner la division du camp démocrate et utilise, à son insu, des déclarations de Mme Clinton où elle critique durement le sénateur de l’Illinois.Les républicains ont ainsi lancé hier une nouvelle campagne publicitaire télévisée où l’on voit Mme Clinton affirmer que M.Obama n’est pas prêt à prendre la direction des Etats-Unis.Réagissant à peine le discours de Mme Clinton terminé, un porte-parole de M.McCain a affirmé que «la sénatrice Clinton a mené sa campagne des primaires en affirmant que Barack Obama n’était pas prêt à être commandant en chef et que jamais ce soir elle a dit qu’il était prêt».Les interventions à la convention démocrate ont jusqu’ici porté très souvent sur l’économie et les difficultés qu'éprouve la classe moyenne.«Ce sont les enjeux qui touchent tous les Américains», a fait remarquer la déléguée.L’élection présidentielle de novembre se déroulera sur fond de difficultés économiques et après cinq ans et demi d’une guerre très impopulaire en Irak.Le président sortant George W.Bush a une cote désastreuse auprès de ses concitoyens, mais le candidat républicain à sa succession, John McCain, tente lui aussi de se présenter comme l’homme du changement Plusieurs sondages récents ont indiqué que M.McCain a rejoint Barack Obama dans les intentions de vote des électeurs américains, même si ces derniers tendent à favoriser le Parti démocrate quand on leur pose la question sans noire mer les candidats.Racisme latent?Plusieurs le pensent.La police de Denver a indiqué hier qu’au moins un des trois hommes arrêtés la veille en possession d'armes et projetant possiblement d’assassiner Barack Obama à l’occasion du discours qu’il doit prononcer demain dans un stade, fait partie du groupe raciste Aryan Nations, selon le quoti dien Denver Post.Des organisateurs de la convention démocrate ont affirmé hier que l’événement ne fait l’objet d’aucune menace sérieuse.En revanche, il fait l’objet de mesures de sécurité très rigoureuses.Le Devoir Avec AFP, AP, Reuters et Le Monde GOLF SUITE DE LA PAGE 1 verts, ils sont à peine distinguables du reste du terrain.Enfin, les 1200 participants devront tous utiliser les sacs de bâtons d’époque (un bois, trois fers et un putter) avec des balles de plastique.En plus, on leur demande de s’exécuter en costume d’antan.«Je n'arrête pas d’accrocher mon chapeau!», s'exclamait en riant la présidente de Golf Québec, Diane Dunlop-Hébert, qui s’était vêtue d’un chemisier à manches longues, d’une longue jupe ainsi que d’un chapeau à larges bords qui lui a donné du fil à retordre dans les zones venteuses.Ce qui ne l’a pas empêchée d’être ravie et de qualifier l’événement d'«absolument fabuleux».Son mari a même fait un birdie, ou oiselet au premier trou.Un petit exploit pour cette équipe de joueurs aguerris.Les messieurs aussi faisaient plaisir à voir avec leurs pantalons bouffants aux genoux leurs bérets écossais et leurs nœuds papillon.On avait même invité un joueur de cornemuse au lancement de l’activité.Whisky in the jar Etant un vrai Ecossais, Christopher Homer était perplexe devant ce déploiement de costumes.«C’est curieux, les gens ont l’air de se servir du golf pour se costumer» notait-il, vêtu de son impeccable ensemble brun avec l’accent écossais que l’on peut imaginer.«Mais, vous savez, il y a une dimension très sérieuse à tout cela.» M.Homer est en effet un ardent défenseur de la tradition du golf Sollicité il y a quatre ans par les organisateurs, c'est lui qui leur a fourni les vieux sacs et les bâ-tpns Hickory.Sa première commande en Amérique.En Ecosse, ce collectionneur joue au golf avec ces bâtons sur up parcours à vieux que l’on raconte que Mary, reine d'Ecosse y aurait frappé des balles en 1427.«La seule façon de bien réussir avec cet équipement est de frapper précisément au milieu de la balle», dit-U.«Cela n’a rien à voir avec les bâtons d’aujourd’hui qui “pardonnent” beaucoup trop aux joueurs.» D’après M.Homer, on doit considérer le boguey comme un résultat très satisfaisant pour un parcours comme les Plaines.«Ça prend beaucoup de temps avant de maîtriser ce genre de bâton.En attendant, cela donne un jeu horrible.À moins qu’il y ait du whisky dans le décor!» Or les organisateurs ne fournissent pas les joueurs en alcool, mais en renseignements.Chacun des neuf trous a son responsable, et plusieurs racontent des histoires.Comme la dame du trou numéro deux.«Vous devez vous demander pourquoi nous avons mis des seaux près du départ, hein?C'est de l’eau et du sable.» Et d’expliquer qu’à l’époque, on trempait les bois dans l’eau pour les rafraîchir.Quant au sable, il faisait office de tee.Au trou numéro 9, un autre bénévole, M.André Belleau, nous a instruits des subtilités de la tonte.«Il n’y avait pas de tondeuse à l’époque, et tout était brouté par des vaches ou d'autres animaux.» Fit de nous faire remarquer qu’il n’y avait pas non plus de machine pour fabriquer les trous.«Au début de la saison, le champion de l’année précédente mettait son poing dans le sol et il taillait le trou autour avec un couteau.» Au trou suivant, le groupe mené par Mme Dunlop-Hébert est interrompu par des touristes.«Pouvez-vous faire semblant de frapper pour qu’on vous prenne en photo?».D n’y avait certes pas autant de spectateurs qu’aux matchs de Tiger Woods, mais nos joueurs en costumes ont quand même eu droit à leur lot d’attentions.Et l’inverse est aussi vrai pour tous ces marcheurs et cyclistes que cette compétition a surpris.Les joueurs ont même dû pousser des hurlements pour empêcher que certains individus ne soient pris pour cibles! Et dire que l’on pensait avoir tout vu sur les Plaines cet été.Le Devoir CHUM SUITE DE LA PAGE 1 Le ministre Bolduc s’est toutefois montré moins tranchant pour ce qui est de la demande de la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) de revoir les composantes du projet de construction.U* président de la FMSQ, Gaétan Barrette, a notamment souligné lundi que le nombre de salles d’opération était un element d’inquiétude pour ses membres; l'actuel CHUM compte 42 bun's opératoires alors que le nouvel hôpi-t;ü n'en aura que 28.«C'est la partie qui est négociable.Je suis très ouvert d en discuter», a déclaré Yves Bolduc sur les ondes de RDI.L'attachée de presse du ministre, Marie-Eve Bé-dard, a précisé que le progranune clinique pouvait faire encore l’objet de modifications puisque l’appel de qualification pour le choix du partenaire privé ne sera lancé qu'à l’automne.Patrick Molinari a ajouté qu'il ne fallait pas y voir pour autant le début d'une reconfiguration du CHUM.Une indécision qui inquiète Mais pour le député Bernard DrainviDe, porte-parole du l’;irti québécois en matière de santé, il s'agit d'un ire dice d’ime certaine indivision qui n'a rien pour rassurer la population.«Le gouvernement ne sait toujours pas ce qu’il veut.Cela participe à la crise de confiance actuelle», a commenté M.DrainviDe qui affirme souhaiter malgré tout que le projet du centre-ville réussisse.«lœ problème n’est pas l'emplacement, mais le mode de construction.Le RPR (partenariat public-privé] a ajouté un niveau de complexité d'autant plus qu’on a décidé, au gouvernement, d’expérimenter le PRP avec un hôpital universitaire», critique-t-il.Au cabinet du ministre Bolduc, on reconnaît qu'il faudra réexpliquer la formule de PPP Tant qu’il n’y aura pas de contrat signé entre le gouvernement et un partenaire privé, les coûts exacts du projet et l’échéancier de réalisation ne seront pas connus.«C’est une nouvelle façon de fonctionner, mais ça ne signifie pas que le projet zigzeigue», a expliqué Mme Bédard.Pour l'opposition officielle, le dossier du CHUM est en plein dérapage.Réunis en caucus à Saint-Michel-des-Saints, les membres de l’ADQ ont exigé que le ministre Bolduc présente un plan de redressement d’ici la rentrée parlementaire d’octobre.«Faute de plan réaliste, concret et respectueux des budgets, on va lui retirer notre appui et on va retirer notre appui au site actuel», a déclaré le député Eric Caire, critique en matière de santé.«C’est une nouvelle pour moi: je ne savais pas qu’il l’appuyait», a ironisé le premier ministre Charesl Quoi qu'il en soit, le dossier du CHUM continue de fctire des mécontents et de soulever inquiétude et impatience.En juin dernier, le ministre Bolduc exigeait lui-même que la gestion du CHUM et du projet de construction soit redressée rapidement.Un des éléments Dtigieux concernait le relus de La Fondation canadienne pour l’innovation de soutenir financièrement le centre de recherche du CHUM.D'directeur général du CHUM était visé.Quelques jours plus tard, pressé de quitter ses fonctions, Denis Roy remettait sa démission.Au printemps, Québec souhaitait accélérer le projet du CHlIM avant même d’avoir choisi le consortium d'entreprises qui construira et entretiendra le nouvel hôpital poire les 35 prochaines années.On voulait procéder à l’excavation et faire le pieutage nécessaire.Aussi apprenait-on à cette époque que l’aile sud de l’hôpital Saint-Luc devra être démolie pour faire place au CHUM.La rénovation de ce vieil édifice serait trop complexe.Ui construction du CHUM est évaluée de façon préliminaire à 1,6 milliard de dollars.Le Devoir Avec La Presse canadienne AVORTEMENT Le siyet était en voie de devenir un eryeu électoral au Québec SUITE DE LA PAGE 1 piloté par le député conservateur albertain Ken Epp, n’ait pour effet d’accorder au fœtus le statut de personne.Du coup, il suffirait de quelques interprétations de magistrats pour que l’on en vienne à criminaliser de nouveau l'avortement Uj sujet était en voie de devenir un enjeu électoral au Québec.Lundi, M.Nicholson s’est voulu rassurant.«Nous avons entendu des critiques à travers le pays, incluant des membres de la communauté médicale, que le projet de loi de M.Epp, tel que rédigé, pourrait être interprété de manière à octroyer des droits aux fœtus», avait-il déclaré.Il s’engageait donc, au nom du gouvernement conservateur, à déposer un projet de loi qui serait rédigé «de manière à ne laisser aucune place à l'introduction de droits fœtaux».Le projet de loi promis stipulerait que la grossesse constitue un facteur aggravant.Il ne serait pas question de créer une infraction à l’endroit de «l’enfant non encore né».M.Nicholson n’avait pas précisé ce qu’il adviendrait du projet de loi de M.Epp, mais tout le monde en a déduit qu’il serait abandonné.11 appert donc que ce n’est pas le cas.C-484 a fait l’objet d’un vote libre en mars dernier à la Chambre des communes.Tous les conservateurs, sauf quatre, ont voté pour, y compris le premier ministre Stephen Harper et M.Nicholson.Rien n’indique pour le moment qu’ils voteront différemment la prochaine fois.Ce projet de loi restera à l’ordre du jour à moins qu’une élection générale ne soit déclenchée.En entrevue avec Le Devoir lundi, M.Epp avait émis le souhait qu'un autre député prenne le relais dans cette quête, alors que lui quitte la politique.D’ailleurs, avant que C-484 ne voie le jour, son collègue Leon Benoit avait déposé en mai 2006 un projet de loi similaire.Le Devoir Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 3630305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-8004637559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985*3390 Ig /Viorr |n>tit, a 1 >h/< asinn.mettrr la listr tl aHn-ssi s dp w abonné* a la di^punition fl'organisatumt onmics flOOt la OHM, les produits nu |ov «tervieps petiwnl inD>r»*ssiT s* * |rt-tpurv Si vous ne vMihailez pas nxrvoir »!*• t orrrsponriant*» de cw» organisation*, vouillrz rn avertir notr»' Hf-rvic *• a la t lifnlH** Ifrvoir ««h! publié du lundi m au samedi^ par I* Devoir Inc dont le siege social est ai tué au 2050, rue De Bleury, 9 étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Québécor SI Jean, 800, boulevard Industriel .Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc , 612, rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L’agence l*rrs*r Canadienne estx autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans U Drvotr U Dtvntr est distribue par Messageries Dynamiques, une division de ( orporation Sun Media.OOP, boulevard Saint Martin Ouest, laval Knvoi de publication - Enregistrement n OIM DepAt legal Bibliothèque et Archives nationales du Québei, 2007 I.E 1) E V 0 I K .I.E M E R C R E l> I A OUT 2 0 0 8 ; LT RE La culture contribue à l’économie L’industrie culturelle vaut 7,4 % du PIB Ottawa — La culture contribue de façon importante à l’économie et au prestige du Canada, selon un rapport du Conference Board du Canada publié alors que le milieu artistique lutte contre les compressions annoncées par Ottawa visant plusieurs programmes culturels.Le rapport de 60 pages du Conference Board, qui a réalisé l’étude en collaboration avec le gouvernement fédéral, affirme que le secteur culturel canadien a généré des bénéfices directs et indirects de 84,6 milliards en 2007, soit 7,4 % du produit intérieur brut (PIB) réel total du pays.Les résultats de l’étude tombent à point pour la communauté artistique canadienne, qui lutte contre la récente décision du gouvernement conservateur de couper quelque 20 millions dans sept programmes culturels à compter d’avril prochain.Le Conference Board ne mentionne pas les coupes dans son rapport, mais conclut de façon claire que la culture contribue de façon importante au bien-être social et économique du pays.Environ 616 000 personnes travaillaient dans le secteur des arts et de la culture en 2003, selon le rapport.En 2007, la contribution directe du secteur culturel canadien à l’ensemble du PIB du pays a atteint quelque 46 milliards, ou 3,8 %.La Presse canadienne DANSE 18 solos brefs de Marla Munoz BACH Création et interprétation: Maria Munoz.Musique: Jean-Sébastien Bach (enregistrement de Glenn Gould).Réalisation vidéo: Nùria Font A l’Agora de la danse, à 19h30, jusqu’au 30 août LILI MARIN Aussi fluide que le grand pianiste canadien dans son interprétation du Clavier bien tempéré, la danseuse catalane Maria Munoz transpose en mouvement les préludes et fugues de Bach dans un spectacle quelle présente à Montréal dans le cadre de Destinations: danse.S l’on remarque dans son travajl des traces des enseignements d'Angels Margarit, qui participait également, la semaine dernière, à cet événement consacré à la Catalogne, on constate que cette autodidacte a su développer un langage original.Figure androgyne avec sa coupe garçonne, Maria Munoz mise sur La précision des gestes et dans son exploration des couches mélodiques, ne s’astreint pas à suivre exactement la musique.Telle une note noire sur ime partition blanche, elle semble, par instants, flotter dans l’espace.L’intensité physique est habilement dosée, que ce soit dans le placement de la tête, le soulèvement des mains, le froncement des sourcils ou l'étirement des lèvres.Cependant, l'ex- pression de grosse fatigue qui se lit sur son visage ainsi que son regard tourné vers l’intérieur même lorsque ses yeux sont dirigés vers le pubüc, peuvent finir par lasser.En revanche, les marmonnements, pro bablement inspirés de ceux de Gould lorsqu’il était absorbé par son art, font sourire.L’intérêt de Bach se maintient grâce, entre autres, à un jeu de pied, particulier en raison des chaussures, peut-être un peu trop longues.Dans cette œuvre de commande, peu représentative du style de sa compagnie Mal Pelo, qui travaille beaucoup avec le texte et la vidéo depuis quelques années, Maria Munoz montre surtout sa technique irréprochable.Elle s’articule avec autant d’aisance dans la lenteur que dans la rapidité et dessine des lignes audacieuses avec sa silhouette.Des projections vidéo, conjuguées à un éclairage dansant avec les ombres, viennent donner un second souffle à la chorégraphie.L’une d'elles rappelle le coup de crayon de Back (Frédéric, le cinéaste d’animation).On ne serait pas fâché qu'avant de revenir, Maria Munoz laisse s'écouler moins de temps qu’elle ne l’a fait depuis son premier passage dans une saDe montréalaise, en 1990.Collaboratrice du Devoir EN BREF Des Japonais étudient la résistance du Parthénon aux séismes Une équipe de scientifiques japonais veut trouver les secrets de la résistance sismique du Parthénon d'Athènes, célèbre temple antique de l'Acropole, toujours debout depuis 2500 ans en dépit de nombreux séismes, a indiqué, le 22 août, une responsable du monument.«Les anciens Grecs avaient une très bonne connaissance de la réaction des bâtiments aux séismes et maîtrisaient les qualités de construction», indique Maria loannidou, responsable de la conservation du site.L’équipe japonaise est attendue à Athènes en septembre.Une délégation d’experts grecs se rendra au Japon deux mois plus tard.La plupart des temples de l’époque classique affichent la même solidité que le Parthénon.-Agence France-Presse m U ¦ '.v' ; .I Le groupe rock Fu Manchu s’arrêtera à Montréal, avant de se rendre en Abitibi.Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue Un peu de Californie en Abitibi FU MANCHU Le groupe rock Fu Manchu de passage à Rouyn-Noranda après un détour par Montréal PHILIPPE PAPINEAU Il a beau avoir lieu à Rouyn-Noranda et donner la belle part aux artistes de la relève québécoise, le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) n’a jamais eu de complexe d’infériorité.Pour sa sixième édition, qui se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche, l’événement a invité le groupe californien Fu Manchu, un des piliers du stoner rock depuis près de 20 ans.Né en 1990, Fu Manchu a toujours aimé les guitares bien lourdes et les rythmes rapides.Le quatuor flirtait à l’époque avec le grunge, mais avec un côté plus proche de la musique métal et avec une insouciance et un amour de l’autom.obile bien caractéristique des Etats américains où la plage est reine.Dix albums plus tard — le dernier en date étant We Must Obey, paru en 2007 —, le groupe est encore vivant, et ses sonorités, toujours aussi brutes.Chose certaine, Fu Manchu ne se soucie guère des dangers de ne pas se renouveler.«C’est dangereux, pour notre existence?demande à la blague le batteur Scott Reeder, au téléphone de son domicile d’Anaheim.C’est surtout dangereux pour nos tympans! Mais on ne pense pas à ça, on joue ce qu’on aime et on ne se soucie pas de savoir si notre son est “actuel”.On est Fu Manchu, on fait ce qu’on aime, et ça marche!» Avant de se rendre en Abitibi pour leur concert de dimanche lors du FME, les quatre membres de Fu Manchu s’arrêteront dans la métropole pour un concert au Café Campus, toujours à l’invitation du festival musical.Ce sera leur premier véritable passage au Canada depuis 2002.«La tournée pour de l’album We Must Obey s’est officiellement terminée en avril, question de se reposer pendant l’été, explique Scott Reeder, membre du groupe depuis sept ans.Mais on fait quelques concerts ici et là, pour essayer quelques trucs pour le prochain disque.» Nouvelles chansons L’objectif pour Fu Manchu est donc de faire paraître de nouvelles chansons dès le printemps 2009.«On a des chansons qui nous restent de la dernière session d’enregistrement et on a tous d'autres idées, affirme Scott Reeder, qui joue de la batterie depuis plus de 25 ans.On va écrire pour les deux ou trois prochains mois, dans le but d’entrer en studio en janvier et de lancer un album en avril.Et pourquoi pas revenir jouer au Canada en été!» De leur propre aveu, c’est en concert que Fu Manchu prend tout son sens.«La plupart du temps, avoue Reeder, les gens trouvent que l’on sonne mieux en spectacle que sur album.Et c’est parfait comme ça, on n’est pas le genre de groupe qui improvise sur scène.» Quant à l’ambiance qui régnera lors de leurs concerts à Montréal et à Rouyn-Noranda, le batteur de Fu Manchu la résume ainsi.«C’est pas mal bruyant, on y met beaucoup d’entrain, et c’est terminé avant qu’on ne se rende compte de quoi que ce soit.c’est comme du sexe d’adolescent!» Le Devoir ¦Le 28 août au Café Campus, avec Les Dales Flawerchuk ¦Le 30 août au Petit Théâtre de Rouyn-Noranda Noranda, dans le cadre du FME, avec Hello Postier et Les Dales Hawerchuk Décès de Randa Chahal Sabbag, la réalisatrice libanaise du Cerf-Volant Paris — la réalisatrice libanaise Randa Chahal Sabbag, qui avait reçu le Lion d’argent à la Mostra de Venise en 2003 pour son film Le Cerf-Volant, est décédée des suites d’un cancer à l’âge de 54 ans, lundi à Paris o(i elle résidaiL a-t-on appris hier auprès de sa famille.Les guerres et les tragédies qu’a vécues le Liban ont nourri l’œuvre de Mme Chahal Sabbag.Le Cerf Volant, qui était son troisième long métrage, racontait l’histoire d’un amour impossible entre une Juliette libanaise et son Roméo, garde-frontière druze sous drapeau israélien.Son deuxième long métrage de fiction.Civilisées, qui avait pour cadre le Beyrouth de 1980 dévasté par la guerre civile et évoquait le sort de domestiques abandonnés par leurs employeurs, faisait lui aussi partie de la sélection du Festival de Venise, en 1999.Ce film, dans lequel l’humour noir côtoyait la tragédie.avait été victime de la censure au liban où la Sûreté générale avait réclamé une coupe de 47 minutes sur 97.L’équipe du film avait fait l’objet de menaces d’intégristes musulmans.«Je voulais faire des comédies, mais je suis née dans une région tragique.Pourtant, si on ne dit pas les choses dramatiques avec un peu d’humour, ça ne passera pas», avait expliqué Randa Chahal Sabbag lors de la présentation du Cerf Volant à la Mostra.Elle était une habituée de ce, festival puisque son premier long métrage de fiction, Écrans de sable, y avait lui aussi été présenté, en 1991.Elle était également l’au-teure de plusieurs documentaires: Pas à Pas (1978), consacré à la guerre civile au Liban, Cheikh Imam (1984), sur un chanteur égyptien.Nos guerres imprudentes (1995) et Souha, survivre à l’enfer (2000).Mme Chahal Sabbag avait également signé le téléfilm Les Infidèles en 1997 et le court métrage Liban d’autrefois en 1980.Née en 1953 à Tripoli, dans une famille sunnite, de parents marxistes, Randa Chahal Sabbag était arrivée en France dans les années 70, où elle avait étudié le cinéma à l’Ecole nationale Louis Lumière.En octobre 2003, après le Lion d’argent remporté à Venise, elle avait été décorée dans l’ordre du Cèdre par le gouvernement libanais.Agence France-Presse RAMZI HAIDAR AGENCE FRANCE-PRESSE La réalisatrice Randa Chahal Sabbag A LA TELEVISION Le Téléjournal ZTELf C SAVOIR EVASION Sucré salé L été est Flash RDI en direct Journal France Le TVA 18 heures Macaroni tout Ramdam / fltml Sondage Les Simpson / Le bus fatal RDI en direct 17h55 Champion Humour mental Manon I Déco mesure TopSM* [TopSM* Cocktail pop en clips H20 ! Drake et Josh Les Simpson ! Naruto Info Sports ’ Sports 30 Tournants de ( histoire Temps-Paix Temps-Paix Miss Météo Miss Météo La porte des étoiles / Réunion Un deuxième souffle Pura Vida / La vallée centrale Benjamin 19h30 20h00 20h30 ZlhOO Z1h30 j 22h00 | 22h30 l 23h00 ! 23h30 Des squelettes j CONCACAF Soccer Impact c Real Esteli F C (D) dans le placard La poule aux : Juste pour rire / Gala multi- La grande évasion / Sona iteir*‘ Par-dessus le marché Ramdam ! Le Téléjournal oeufs d or Malcolm / La animateurs / Louis-José Houde Lesjrancs-tireurs^ Pénélope ‘ DON CAMILLO MONSEIGNEUR (1961 ) avec Gino Cervi.Glna Le TVA 22 heures Sucré salé grande pagaille McQuade .Marie Plourde IT MENSONGE (2005] Zunlga.RDI en direct sur ( actualité Toute une histoire Biographies (2005) avec Duncan Regehr, Lisa Rover», Fernandel.__________ ; Des hommes dans les arbres Le Téléjournal Grands Reportages I BIENVENUE AU GITE (2003) Annie Grégorio.j 21 h45 Mahk ( La vie après la mort ( Debbie rénove j Exposé 1 Le Flow 110% Convention Vivre à vélo ; Le National Route-festivals Génération 90 / 1990 j ByeMaison .Billets Verts * Nés/ étoile * M Net Top5 Anglo Top5 Franco | Grenade?Dans le trouble j Dans le trouble i 70 [Chaotic 'Di-Gata [Ile des défis jôteen LMB Baseball / Equipes à communiquer (D) i Soldats / La brigade du diable j Kaamelott Raconte | LaCultureNul Grandes entrevues / Pierre Verville , U de l étrange | U.de ( étrange Affaires classées Maisons vertes Maison Sarah Décore ta vie 1 Recette V Matche-Moi TopRock (Snoop Dogg ’Tatoués l Les 101 Célébrités / George Clooney Wildfire Les Simpson Deg rassi Naruto Petit ours News ArtAttack Crosswords House & Home Food Frenzy World News La loi et l'ordre: Crimes sexuels Equipé-rouler j Comment fait Centre ville ] Capharnaüm Ushuaia Nature Panorama J Jardins Coronation St | Hour 22 Mms Access H eTalk E T Canada iEnt Tonight Life of Birds by DISCOVERY HISTORY NEWSWORLD SHOWCASE , NBC News King of the Hill ; The Simpsons News News Business News Cold Case Files Street Legal / Assault How It s Made Disasters News Fox 4A News Evening News Jeopardy 2 1/2 Men BBC News Raymond Ent.Tonight Wheel Fortune 2 1/2 Men Curiosity Quest ¦v.i:i.m.i How It s Made Masterminds CBC Business Trailer Pars Billable Hours What Not to Wear / Elaine R.Skin Deep j Opening Soon ‘ Otl the Record j SportsCentre Drake & Josh iCarly The NewsHour With Jim Lehrer eTalk Jeopardy CSI: Miami/Cop Killer Literature Alive Aits A Minds Daily Planet NCIS / Sea Dog Around-World , Fortune Hunt ReGenesis / The Oldest Virus Jon & Kate ] Jon A Kate End Leash ; Til Debt US1A Tennis Omnium des Etats-Unis (D) Malcolm Mid [ Prank Patrol Fries With That Futurama Bones / Roméo et Juliette Mélmda, entre deux mondes Mini Psy Pans bouche a bouche/léna KILOMETRE ZERO (2005) Naimi Ktrik Intelligences Surnaturel Conférences du C0RIM Plus belles routes Destination Nor Ouest Little Mosque Sophie Law A Order / Darkness Bones The View From Here Wife Swap / Costs/ Ives Greatest Amencan Dog America’s Got Talent Bones j Bones / The Pam in the Heart The NewsHoui With Jim Lehrer : Democratic Convention The NewsHour With Jim Lehrer i Democratic Convention Presserebelle Henri pis gang [Cosmos ! 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