Le devoir, 15 juillet 2004, Cahier A
FRANCOFOLIES Le site ne suffît plus: le Vieux-Port réquisitionné Page B 8 ADM EN IRAK Le rapport Butler blanchit Blair et fustige les services secrets britanniques Page A 5 w w w led evoir.com LE DEVOIR Ottawa rappelle son ambassadeur en Iran Insulté par Vattitude de Téhéran dans le dossier Kazemi, le gouvernement songe à imposer des sanctions à ITran ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le gouvernement du Canada est «insulté» et «choqué» de l’attitude de l’Iran dans le dossier de la photojournaliste montréalaise d’origine iranienne Zahra Kazemi, morte il y a un an dans une prison du pays islamique.A quelques jours du début du procès à Téhéran de l’agent du ministère des Renseignements accusé dans cette affaire, le Canada rappelle pour une deuxième fois en un an son ambassadeur en Iran et examine les sanctions possibles pour protester contre le refus du pays islamique de permettre à des observateurs canadiens d’assister au procès.Le gouvernement fédéral envisage même de porter le dossier devant le Tribunal pénal international.En fait, il y avait un air de déjà vu hier à Ottawa.Le fils de Zahra Kazemi, Stephan Hacherai, amer et fâché à la fois contre le gouvernement fédéral pour son «inaction» et le gouvernement iranien pour sa «mauvaise foi», se tenait debout à côté du ministre des Affaires étrangères, Bill Graham.Il y a près d’un an, le 23 juillet 2003, le gouvernement annonçait de la même façon la même action: le rappel à Ottawa de l’ambassadeur du Canada en Iran, Philip MacKinnon, question de protester diplomatiquement mais fermement contre ce pays.Les raisons évoquées hier sont aussi semblables.Le corps de la photojournaliste n’a toujours pas été rapatrié au pays malgré les demandes instantes de Stephan Hacherai, une autopsie indépendante n’a pas eu lieu et les résultats de celle pratiquée par les Iraniens ne sont pas disponibles.Cette fois, il faut ajouter le refus de Téhéran de permettre à des observateurs canadiens d’assister au procès.La photographe est décédée le 10 juillet 2003 d’une hémorragie cérébrale après avoir été frappée à la tête au cours de son interrogatoire.La dame de 54 ans avait été arrêtée le 23 juin 2003 alors qu’elle prenait des photos d’une prison, au nord de Téhéran.L’individu dont le procès commence samedi aurait interrogé la journaliste entre le moment de son arrestation, le 23 juin, et son hospitalisation, le 27 juin.La mort violente de Zahra Kazemi et son inhumation rapide dans son village natal de Chiraz, à l’encontre des vœux de sa famille, dont son fils, Stephan Hacherai, qui vit toujours à Montréal, avaient choqué les autorités canadiennes.Ottawa avait alors rappelé son ambassadeur en guise de protestation et en attendant les résultats de l’enquête.Mais depuis, Philip MacKinnon avait repris pied en Iran.Le fils de Zahra Kazemi est amer et fâché à la fois contre Ottawa pour son «inaction» et Téhéran pour sa «mauvaise foi» Pour un «fondamentalisme humaniste» JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je ne regrette pas d’avoir fait mon travail d’humoriste) explique Dieudonné.Si un jour on me prouvait que j’ai fait preuve de racisme, alors je regretterais.Mais ce n’est pas encore arrivé.» Après la polémique, la mise au point «Lhumanisme et Vuniversalisme peuvent heurter ceux qui sont attachés de manière excessive aux traditions du passé», dit Dieudonné FABIEN Fustigé publiquement par le groupe de dé-fensedes droits des juifs B’nai Brith en début de semaine pour cause d’antisémitisme — selon l’organisme —, l’humoriste français Dieudonné n’a pas caché hier son étonnement face aux critiques qui accompagnent son pas- ____sage à Montréal dans le cadre du Festival Juste pour rire.Une surprise partagée d’ailleurs par les or- DEGLISE ganisateurs de l’événement, qui ont réitéré, lors d’une conférence de presse, leur soutien à l’artiste engagé qui visiblement dérange.«Si Dieudonné est raciste, il cache bien son jeu, a lancé Gilbert Rozon, le créateur de ce festival de l’humour qui prend son envol aujourd’hui à Montréal.Je ne veux pas le défendre, mais les rumeurs [qui persistent depuis le début de la semaine] dépassent l'entendement.J’ai vu le spectacle.Dix de mes collaborateurs l'ont vu aussi.Et nous n’y avons pas vu de problème.Les libéraux prévoient un scrutin dans moins de 24 mois Im plupart des candidats défaits du Québec comptent se représenter ALEC CASTONGUAY Ottawa — Aux prochaines élections fédérales, que les députés eux-mêmes anticipent dans 18 à 24 mois, le Parti libéral pourrait présenter à peu de chose près les mêmes candidats qu'au dernier scrutin dans les circonscriptions du Québec.Les figures de proue du PLC battues dans la province le 28 juin dernier comptent bien toutes être sur les rangs quand les prochaines élections seront déclenchées, donnant aux électeurs un choix presque conforme au scrutin de cette année.Si le Parti libéral se dit officiellement en reconstruction au Québec, où il a subi une raclée le 28 juin dernier, la formation politique semble par contre en voie de rebâtir avec les mêmes pierres.Les informations captées ici et là par Le Devoir laissent clairement voir une équipe rouge aux prochaines élections semblable à celle de cette année.Hier, à l’occasion du caucus national tenu à Ottawa, et la semaine dernière, lors du caucus provincial du Québec à Knowl-ton, les députés libéraux et les candidats défaits ont longuement discuté de l’état des troupes sur le terrain.Et le sentiment général est que des élections viendront assez rapidement, soit entre 12 et 24 mois, ce qui favorise la reconduction de «l’excellente équipe de candidats mise en place cette année», comme l'affirment plusieurs libéraux de la province.Denis Coderre, député de Montréal-Nord, confirme cet appétit des candidats défaits pour un retour dans l’arène dès que possible.«Nous avons eu un bon meeting la semaine dernière à Knowlton et nous en avons parlé, a-t-il dit au Devoir.Oui, beaucoup de candidats veulent se représenter.» Selon lui, rien de plus normal avec une telle brochette de candidats.«On avait une équipe assez exceptionnelle de gens compétents dans des domaines différents cette année, a-t-il soutenu.Évidemment, dans un gouvernement minoritaire, les chances de faire quatre ans au pouvoir sont minces.» Ce qui les encourage à rester près du parti en attendant le retour des élections.Le président du PLC au Québec et nouveau député d’Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, a senti lui Paul Martin semble ravi de pouvoir revoir ses candidats défaits dans quelques mois VOIR PAGE A 8: IRAN VOIR PAGE A 8: DIEUDONNÉ VOIR PAGE A 8; SCRUTIN SCIENCE Les rayons UV peuvent créer une dépendance ¦ À lire en page A 3 INDEX JSWlÊi ‘T Annonces.Avis publics - Culture.Décès.Économie.Éditorial.» B5 B 4 B 8 B5 B 1 A6 Idées_______A 7 Météo.B 5 Monde.* S Mots croisés.B 4 Sports.BS Télévision.B 7 Bush échoue au Sénat Cinquante sénateurs, dont six républicains, rejettent Vamendement constitutionnel pour interdire les mariages homosexuels New York — George W.Bush avait voulu en faire un thème de campagne, mais il a échoué.Hier, le Sénat a rejeté l’amendement constitutionnel pour interdire les mariages homosexuels proposé par le président américain.Les républicains n’ont ainsi pas pu recueillir les 60 voue nécessaires à la poursuite des discussions.Au final, 50 sénateurs contre 48 se «Tout ce sont prononcés pour la clôture des débats, sût républicains vo-que veulent tant même contre Bush.les républicains, 16 vote de Procédure d’hi«- met cette proposition sur une voie de garage, pour tout au moins le restant de l’année.Un amendement à la Constitution nécessite, pour être adopté, la majorité des deux tiers des par-lementaires dans les deux chambres du Congrès, soit 67 voix au Sénat Or les républicains n’avaient réussi à mobiliser qu’une quarantaine de sénateurs pour soutenir leur projet En quelques jours, le mariage entre homosexuels s’était ainsi invité au cœur de la course à la Maison-Blanche.C’est samedi que George Bush avait demandé c’est diviser le pays et faire plaisir aux extrêmes» VOIR PAGE A 8: BUSH REUTERS Dans sa dernière intervention radiophonique hebdomadaire, le président Bush, qui faisait campagne hier au Wisconsin, avait affirmé que son objectif était de protéger «l’institution la plus fondamentale de la civilisation».* V » I LE DEVOIR.LE JEUDI 15 JUILLET 2004 A 2 LES ACTUALITES Rivière Etchemin Visa le noir, tua le blanc Un canal de dévalaison a été fermé par erreur pendant un an GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ En voulant faire une «bonne action» pour «offrir aux habitants un agréable bruit de cascade d’eau», le groupe AXOR a fermé pendant au moins un an un canal de dévalaison des poissons sur son barrage de la rivière Etchemin.Un geste qui choque le Comité de restauration de la rivière Etchemin (CRRE), inquiet de voir ralentir 11 ans d’efforts pour repeupler la rivière.Alerté au sujet du problème ce printemps par le CRRE, la Société de la faune et des parcs du Québec (FAPAQ) a dépêché un observateur au barrage Jean-Guérin, près de Saint-Henri, dans la région de Québec.Celui-ci a pu voir que le canal de dévalaison, une voie de contournement qui permet aux poissons d’éviter d’être entraînés dans la turbine et de franchir la prise d’eau de manière sécuritaire, n’était effectivement pas utilisable.Pourtant, le ministère de l’Environnement et de la Faune avait inscrit, dans le certificat d’exploitation de la petite centrale hydro-électrique de 5,5 MW, l’obligation d’avoir en activité cette «voie navigable pour poissons», comme la décrit André Bélisle, président du CRRE.Bonne foi La FAPAQ a donc envoyé en mai une ordonnance à AXOR, maison mère de la Société d’énergie rivière Etchemin (SERE), pour qu’elle remette immédiatement en activité l’échelle de dévalaison.«Et ç’a été fait dans les deux heures», assure Bertrand Lastère, ingénieur à la SERE, qui dit que le canal a été fermé pendant un an.Ce dernier explique que l’entreprise a pensé «bien faire» en fermant l’issue.«On est certains qu'il n’y a pas de poissons à cet endroit.La qualité de l’eau est déplorable.En fermant l’échelle de dévalaison, on augmente le débit de l’eau qui passe ainsi par-dessus le barrage, ce qui permet aux gens d'entendre un joli bruit d’eau.» M.Lastère reconnaît qu’il n’y a pas eu d’étude faite pour mesurer la population de poissons avant de fermer l’accès.«On a fait une évaluation sommaire, d’après l’état de l'eau et ce qu’on voit.» L’argument fait sourire André Bélisle.«Je pêche souvent dans cette rivière.On a investi 500 000 $ depuis 1993 pour l'améliorer.Ça fait huit ans que le CRRE met à l’eau 1000 alevins de saumon avec des jeunes.La FAPAQ a des études qui démontrent qu’il y a des poissons, et le ministère a reconnu que ça prenait une échelle de dévalaison.Alors, qu 'on dise qu ’il n’y a pas de Poissons parce qu’on en voit pas et qu’on ferme ensuite leur voie de sortie, c’est gros.» Sans échelle de dévalaison, la CRRE affirme que les poissons sont happés par l’appel d’eau ou font le grand saut le long des 23 mètres de la cascade.«Le canal n’est pas là pour rien, même si ce n’est pas le secteur le plus peuplé et le plus propre de la rivière», rappelle M.Bélisle, qui ne pouvait par contre évaluer hier le nombre des poissons possiblement victimes de cette mesure.Le Devoir Marche pour le sexe protégé ram tnt M,, ’«âmiima al-WN ^ ki* j* 1 ie play STOPi LfllL ZAINAL ABD HAUM LE DEVOIR DES ACTIVISTES de tous genres ont profité de la conférence internationale sur le sida pour marcher dans les rues du quartier chaud de Bangkok, hier, afin de sensibiliser la population à la nécessité du sexe protégé et du port du condom afin de prévenir les ravages du sida.CHOI-FM bannie des ondes La décision du CRTC est largement dénoncée MARTIN OUELLET ISABELLE RODRIGUE Québec — La presque totalité des chroniqueurs et des éditorialistes de la presse québécoise ont dénoncé hier la décision sans précédent du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de condamner à la fermeture la controversée station de radio CHOI-FM, de Québec.L’onde de choc a aussi eu des répercussions au Canada anglais, alors que les grands quotidiens et réseaux de télévision ont fait état du coup de force sans précédent du CRTC.La nouvelle a notamment fait la une du quotidien torontois The Globe And Mail, qui titrait hier «La décision du CRTC de fermer une.station de radio suscite un fiébat sur la liberté d’expression».À Québec, l’éditorialiste Jean-Marc Salvet, du quotidien Le Soleil, considère que le CRTC «est allé beaucoup trop loin si l’on considère tous les impacts de son verdict».Même constatation de la part du chroniqueur du Journal de Montréal et du Journal de Québec, Franco Nuovo, lui-même une tête de Turc du duo d’animateurs Jean-François Fillion et André Arthur.«Fillion, aussi bête soit-il, est un mal non nécessaire mais incontournable.Aussi étrange que cela puisse paraître aux yeux de certains, il est le gage de notre indépendance de penser et le prix à payer pour notre liberté de s’exprimer», écrit-il dans sa chronique.Au quotidien montréalais La Presse, la chroniqueuse Sophie Cousineau écrit qu’il serait facile d’applaudir la décision du CRTC de «couper le sifflet» à cette station de radio, tant les animateurs Fillion et Arthur, citations à l’appui, n’ont jamais cessé de verser dans le «lynchage public».«Mais il faudrait bien s’en garder, nuance-t-elle.Aussi dérangeante qu’elle puisse sembler aux oreilles de certains, CHOI a un large public qui se reconnaît dans ses propos, son ton, son style.Fermer cette station, c’est mener une croisade de moralité publique et s’attaquer à la liberté d’expression.» Ce n’est toutefois pas l’avis de l’éditorialiste du Devoir, Josée Boileau, qui estime que le CRTC a fait son travail et rendu une décision «fort bien circonscrite et argumentée».Le CRTC «a fait voir à quel point le traitement vulgaire, mesquin, méchant — où attaques personnelles et propos outranciers envers des groupes cibles, les handicapés par exemple, s'entremêlent — est de mise à la station», souligne-t-elle.Jusqu’à Ottawa Du reste, la nouveUe n’est pas passé inaperçue à Ottawa.Encore ministre du Patrimoine pour quelques jours, la candidate défaite Hélène Chali-four-Scherrer, est cependant demeurée discrète.«Le CRTC a pris sa décision, je ne commenterai pas là-dessus», s’est-elle contentée de dire à sa sortie d'une réunion du caucus libéral.Sa collègue Liza Frulla, ancienne ministre de la Culture au sein du gouvernement libéral de Robert Bourassa, était plus loquace.La ministre du Développement social n’a ni condamné, ni applaudi la décision de l’agence de réglementation fédérale.«Le CRTC est un organisme qui joue un rôle, un rôle important, et on a toujours appuyé le CRTC comme société canadienne», a rappelé Mme Frulla.Mouvement Entretemps, un mouvement d’opposition à la décision du CRTC a commencé à se profiler à Québec, sous le patronage de CHOI-FM.De retour à la barre de son émission matinale, hier matin, après avoir interrompu ses vacances estivales, l’animateur Jean-François Fillion a convié les 380 000 auditeurs de la station à inonder le CRTC de courriels de protestation.L’animateur controversé a aussi fustigé les membres de l'instance fédérale, les traitant «d’hypocrites» qui racontent de la «christie [sic] de merde».«Us n’ont jamais été très collaborateurs.Ils n’ont jamais voulu de CHOI.Jamais, jamais, jamais, jamais!», a-t-il lancé en ondes.Selon lui, les «bureaucrates» du CRTC ont tout faux lorsqu’ils prétendent avoir laissé à CHOI-FM la chance de s’améliorer.De même, les appels d’auditeurs en colère et les courriels destinés à appuyer la station rock CHOI-FM dans la bataille qu’elle entreprend pour sa survie n'ont cessé de s’accumuler pendant la journée.En milieu d’après-midi, la station avait reçu pas moins de 4000 courriels d’appui.Nombre d’auditeurs ont également promis de prendre part à des manifestations pour «sauver la liberté d’expression», symbolisée, à leurs yeux, par le tandem Fillion-Arthur.«Des auditeurs ont émis le souhait de bloquer le pont [Pierre-Laporte], mais ce n’est pas le genre de chose que Ton veut voir, a cependant prévenu M.Demers.On ne veut pas encourager quoi que ce soit qui serait illégal ou violent.» En matinée, des employés de CHOI-FM ont aussi distribué, dans le stationnement d’un centre commercial, des autocollants où figure l’expression: «Liberté! Je crie ton nom partout.» Achetée au coût de 2 millions de dollars en 1996 lorsqu’elle était moribonde, la station CHOI-FM valait plus de 25 millions, selon son propriétaire, au moment où le couperet du CRTC est tombé, mardi matin.L’entreprise, qui emploie 35 personnes, trône au sommet des cotes d’écoute dans la région de Québec.SOS à Guy Bertrand La direction de CHOI-FM fera appel au flamboyant avocat Guy Bertrand pour contester, en Cour fédérale, la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de ne pas renouveler la licence de la station de radio la plus écoutée à Québec.«C’est certain que Ton va retenir ses services», a dit hier le grand patron de CHOI-FM et président de Cenex communications inc., Patrice Demers, lors d’une interview accordée à la Presse canadienne.Mc Bertrand avait déjà représenté CHOI-FM lors de l’audience publique du CRTC en février dernier.Il avait alors longuement défendu la liberté d’expression des animateurs Jean-François Fillion et André Arthur, les deux têtes d’affiche de la station.Presse canadienne E M P 0 R I 0 JUSQU’À 1455 RUE REEL (LES COURS MONT-ROYAL) 282-0022 Pour annoncer, appeler au 985-3322 ou au 1-800-563-0305 Mieux-être BEDARD t Iinique de Greffe de cheveux Tour fiomth s cl lauwcs depuis T>74 X Microgreffe folliculaire Chirurgiens: Dr Pierre Bédanl Pt Michel ( Jngnon ¦ MP.RAOS.(O Lu solution naturelle et permanente à votre perte tie cheveux! www.pbedard.rnin I 842-8449 Ouvert Lundi 4u vriblmll «hOOà I7h00 (514) 630, rue Sherbrooke Ouest, bureau 3ul, Montréal Homologation de l’arimidex Nouvel espoir pour les femmes qui ont un cancer du sein LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Vingt-cinq ans après la révolution du tamoxifène, un nouvel espoir se dessine pour les femmes atteintes d’un cancer du sein avec la récente homologation d’arimi-dex par Santé Canada.C’est du moins ce que suggère une étude internationale commentée hier par de nombreux oncologues canadiens et des représentants des groupes canadiens de soutien et de défense des droits des femmes atteintes de ce cancer, qui y ont vu la promesse d’un nouveau traitement de référence pour les femmes ménopausées.Effectuée dans une trentaine de pays auprès de 10 000 patientes, cette étude a comparé trois traitements d’hormonothérapie: l’arimi-dex, le tamoxifène et une combinaison des deux.L’arimidex en est ressorti bon premier, avec des chances de survie de 87 %, seulement 3 % de plus qu’avec le ta-moxiphène, mais sans le désagrément de ses effets secondaires les plus connus (cancer de l’utérus, accidents vasculaires, saignements, bouffée de chaleur et caillots sanguins).Médicament supérieur «On parle d'un médicament qui est supérieur en matière d’efficacité et de survie», explique le Dr Pierre Dubé, qui a participé à cette étude.Chirurgien-oncologue à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Dr Dubé est toutefois conscient que l’arimidex a aussi ses limites, dont son principal effet secondaire, celui de parfois malmener la masse osseuse.Sans compter que ce traitement n’est bon que pour une seule catégorie de femmes.«L’arimidex est maintenant le premier médicament de la femme postménopausée, précise le Dr Dubé.Pour les autres, on garde le tamoxi-phène.» Et encore là, il faut user de prudence.«Quand on fait une annonce comme celle-là, les patientes croient qu’il faut qu’elles changent de médicaments, ce qui n'est pas du tout le cas.Une patiente qui répond bien au tamoxifène doit continuer avec le tamoxifène.» Tendance À l’avenir toutefois, les femmes ménopausées qui seront atteintes d’un cancer du sein devraient recevoir l’arimidex en premier lieu, croit le Dr Dubé, une tendance qui, selon lui, est déjà commencée dans une trentaine de pays.D’au- tant plus que, quatre ans après le début de cette étude, les patientes sont toujours suivies et montrent une plus grande survie qu’avec le tamoxiphène.Un élément d’autant plus important que le temps est crucial dans le traitement du cancer.«Les recherches ont montré que les deux ans et demi suivant une intervention chirurgicale pour un cancer du sein précoce constituent la période la plus critique pour les récidives, explique le I> John Mac-key, oncologue médical du Cross Cancer Institute à Edmonton, en Alberta.Les données dont nous disposons montrent qu’arimidex réduit les récidives mieux que le tamoxifène durant cette période importante.» Bouffée d’air frais Pour la directrice exécutive du Réseau canadien du cancer du sein, Jackie Manthorne, l’annonce est une bouffée d’air frais.«Un traitement curatif pour le cancer du sein est maintenant en vue, et quand on pense aux investissements en recherche, aux innovations et aux découvertes, ainsi qu’au nombre croissant de patientes participant à des essais cliniques, on peut être optimiste.» Idem pour Huguette Martin, directrice générale du Réseau québécois pour la santé du sein, qui ajoute: «Nous sommes à Taube d’une nouvelle ère où des traitements améliorés et plus sécuritaires sont disponibles.Au nom de toutes les personnes touchées par le cancer du sein, nous applaudissons à ce progrès.» Au Canada, le cancer du sein représente le tiers des nouveaux cas de cancers diagnostiqués en 2004.On prévoit qu’en moyenne une femme sur neuf en souffrira et qu’une sur 27 y succombera.Le risque d’avoir un cancer du sein augmente plus rapidement chez les femmes ménopausées puisque 79 % des nouveaux cas seront diagnostiqués chez des femmes de 50 ans et plus.La Direction des produits thérapeutiques (DPT) de Santé Canada a accordé une autorisation avec conditions pour l’utilisation d’ari-midex dans le traitement du cancer du sein précoce chez les patientes ménopausées.D est administré par voie orale et est le seul nouveau traitement à avoir été approuvé par Santé Canada pour le traitement du cancer du sein précoce depuis 25 ans.Le Devoir Uex-conseiUer fédéral en éthique était partial, affirme la cour Ottawa — Howard Wilson, l’ex-conseiller fédéral en éthique, n’avait pas l’indépendance requise pour agir en arbitre impartial entre les ministres et les lobbyistes qui cherchaient à obtenir l’appui de ces derniers, a tranché un juge de la Cour fédérale.Cette décision du juge Fred Gibson, rendue la semaine dernière mais divulguée hier, a pour effet de casser quatre décisions rendues par M.Wilson, décisions qui absolvaient des lobbyistes proches des libéraux Mais on ignore quel impact réel aura ce jugement, puisque M.Wilson, fréquemment décrit comme le «chien de poche» de l’ex-premier ministre Jean Chrétien, a été remplacé et ses responsabilités réparties entre deux fonctionnaires distincts.Imposture Duff Conacher, de Démocratie sous surveillance, le groupe de défense de l’intérêt public qui a porté la cause en Cour fédérale, a estimé que le jugement vient au moins confirmer que M.Wilson n’était pas impartial et que le système que les libéraux avaient instauré et qu’ils ont conservé pendant 11 ans était une imposture.M.Wilson avait été nommé par M.Chrétien et n’avait de comptes à rendre qu’au premier ministre, et pas au Parlement En plus de superviser le code d’éthique des ministres, M.Wilson était responsable de l’application de la loi sur l'inscription des lobbyistes et d’un code d’éthique séparé pour la profession de lobbyiste.Presse canadienne Grande liquidation au ^lulo 50 et plus Costumes importés d'Italie J*fPi n a a # laine «* coton ** lin SoIQG $ Vestons ou blazers importés dTtalie aaa & laine - coton = lin Solde 4 77$ rta 3251 Solde 149$ 195$ Solde 99$ Coupe-vents réversibles Importés dTtalie Pantalons importés d'Italie 100 % laine Chemises importées dTtalie i>ron 100 % coron 1118, rue Sainte-Catherine O., Z* étage.Montréal (Québec) H3B 1H5 tél.: 861-3636 Solde 75$ Du lundi au vendredi de 10 h 3 18 h Samedi de 10 h i 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement I LE DEVOIR.LE JEUDI 15 JUILLET 2004 ACTUALITES iü A 3 w KOI.KX Vont»' »'t soi vu v .4 I Chantal Hébert Peinture par numéros Si Paul Martin veut isoler au maximum son gouvernement minoritaire de l’enquête publique sur l’affaire des commandites, Denis Coderre pourrait être le grand absent québécois du cabinet remanié de la semaine prochaine.Si la situation minoritaire du gouvernement simplifie plusieurs des choix du premier ministre, elle rend également plus épineuses certaines de ses décisions.Le débat quant à l’avenir ministériel de M.Coderre est de celles-là.Déjà, lors de la composition du premier cabinet Martin, il n’avait eu droit qu’à un strapontin.Depuis, Denis Coderre — à cause de ses liens personnels avec certains des protagonistes de 1’affaire des commandites et de son rôle actif dans l’organisation du parti au Québec — a été identifié par l’opposition comme le maillon le plus faible de ,1a chaîne ministérielle québécoise de Paul Martin.A défaut de pouvoir sérieusement espérer trouver les empreintes du premier ministre actuel sur ce dossier, l’opposition se contentera de celles de n’importe lequel de ses ministres, et le nom de M.Coderre figure en haut de la liste de ceux qui sont sous sa loupe.Si le gouvernement avait quatre années devant lui pour faire oublier les commandites avant de renvoyer le Canada aux urnes, la question se poserait avec moms d’acuité.Bête politique hors pair, Denis Coderre ne fait pas partie des députés qu’un chef fragilisé a forcément intérêt à indisposer.Cela dit, il caresse des ambitions de leadership qui pourraient à terme être mieux servies par un exü momentané du cabinet que par 18 mois passés dans la mire de l’opposition.Quant à Paul Martin, il a déjà sous-estimé une fois l’incidence de l’affaire des commandites sur son parti.La composition de son cabinet, la semaine prochaine, en dira long sur le sérieux qu’il accorde au message que lui ont livré les électeurs à ce sujet, le 28 juin.?En Jean Lapierre, la presse anglophone a déniché son meilleur souffre-douleur depuis Lucien Bouchard.À la différence que M.Lapierre est loin de faire runanimité au Québec, ce qui rend sa position encore plus précaire.Au cours des derniers jours, plusieurs éditorialistes de l’extérieur du Québec ont pris la plume pour implorer M.Martin de «tasser» son lieutenant québécois, un sentiment qui a des échos importants au sein de l’influent caucus ontarien du gouvernement Jusqu’à présent Paul Martin a résisté à ces appels.D a maintenu Jean Lapierre dans son poste de lieutenant.Il est également acquis qu’il sera du cabinet.Mais à quel titre?S’il se retrouve dans un rôle ministériel de second plan, ce sera le premier signal que le premier ministre, malgré toutes ses protestations publiques, prend ses distances par rapport à sa principale recrue québécoise.Gouvernement minoritaire oblige, les jours du ministre néophyte Jacques Saada comme leader parlementaire tirent presque certainement à leur fin.Dans un Parlement normal, il ne s’agit pas d’un poste de première ligne.C’est tout le contraire dans le contexte actuel.Tellement que Paul Martin voudrait que son ami et homme de confiance, Ralph Goodale, renonce aux Finances pour piloter le gouvernement au quotidien en Chambre.C’est d’autant moins un caprice que le leader parlementaire du gouvernement aura comme vis-à-vis un trio composé de Michel Gauthier, John Reynolds et possiblement Bill Blaikie, du NPD, c’est-à
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.