Le devoir, 17 juillet 2004, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LES SA MED 17 ET DIMANCHE 1 S JUILLET 2 0 01 c / ULTURE Festival Juste pour rire Festival d’été de Québec PEDRO RUIZ LE DEVOIR I ÏI A! «ï» .a i Les quatorze artistes de la troupe italienne de danse acrobatique Materiali Résistent! Dance Factory voltigent pendant près d’une heure autour d’une cascade de dix mètres de largeur et de quatre mètres de hauteur.Rideau d’eau pour danseurs en voltige NOEMIE BISSERBE Le spectacle de danse acrobatique Waterwall, présenté pour la première fois à Montréal jeudi soir, pour le coup d’envoi de la 22* édition du Festival Juste pour rire, ne soulève pas l’enthousiasme de tous les festivaliers.Quelques minutes après le début du spectacle, déjà quelques spectateurs désertent la Grand-Place, laissant derrière eux dans l’herbe un petit coussin bleu, distribué à l’entrée.Si les acrobaties des danseurs ne sont pas toujours spectaculaires, la chorégraphie est pourtant originale et les jeux de lumière sur l’eau offrent un résultat visuel assez étonnant Les quatorze artistes de la troupe italienne de danse acrobatique Materiali Resisten-ti Dance Factory voltigent pendant près d’une heure autour d’une cascade de dix mètres de largeur et de quatre mètres de hauteur, alimentée par quelque 16 000 litres d’eau.Inspiré par l’interaction des technologies modernes et des dynamiques du corps humain, Yvan Manzoni, chorégraphe et fondateur de la compagnie, travaille sur l’eau pour la première fois dans ce spectacle né il y a déjà cinq ans.11 s’amuse à mettre successivement en scène la quiétude puis la violence de l’eau.On aperçoit d’abord les ombres des danseurs à travers le rideau d’eau, se déplaçant avec des mouvements lents et amples.Puis les danseurs s’avancent jusqu’à se trouver juste au-dessous du torrent d’eau.La lumière pâle qui éclaire l’eau ruisselant sur leurs corps crée un contour blanchâtre autour de la silhouette des danseurs, leur donnant ainsi une allure fantomatique.La brume ainsi qu’une musique étrange et douce intensifient cette atmosphère calme et troublante.Soudain, la musique devient plus entraînante, les lumières plus colorées, les gestes des danseurs plus saccadés.Suspendus à des élastiques, les danseurs fracassent les trombes d’eau avant de devenir poissons, frétillant sur la scène ruisselante au pied de la cascade.Des trappes s’ouvrent tout à coup et le sol de la scène devient la surface d’un océan.Des danseurs surgissent de sous l’eau (comprendre ici des trappes), deux autres apparaissent au fond de la scène sur une planche de surf.Se balançant d’avant en arrière au rythme des vagues, ils semblent alors comme en pleine mer.Puis, le calme revient, la musique se frit plus douce, la lumière se tamise et il ne reste bientôt plus sur la scène que deux danseurs dans un canot.L’un d’eux pagaie doucement et, comme aimantées aux rames, des têtes sortent et s’enfoncent dans l’eau.Enfin, c’est tout de blanc vêtus et accompagnés par le chant envoûtant des baleines que viennent saluer les artistes, applaudis par les quelques festivaliers tenus en haleine jusqu’à la fin du spectacle.Les enfants encore debout s’approchent de la scène, observant avec beaucoup d’intérêt la piste encore ruisselante.Mais la foule se disperse vite, chacun allant de son commentaire.«Spécial», affirment certains, l’air dubitatif «Us n’auraient pas dû choisir ce spectacle, c’esttrvp moderne», explique un autre festivalier.Même si l’eau ne manque pas en ce maussade mois de juillet, vous auriez tort de ne pas aller jeter un coup d’œil au spectacle, d’autant plus qu’il est présenté tous les soirs à 21h50 sur la Grand-Place jusqu’au 24 juillet Et si vous craignez l’eau, les premiers rangs sont fortement déconseillés.Le Devoir Les GBCM en tournée.SOURCE LES GRANDS BALLETS CANADIENS DE MONTRÉAL LES GRANDS BALLETS canadiens de Montréal, déjà bien connus des Québécois, sont fortement à la mode à l’étranger.Du 21 au 25 juillet, ils iront charmer les Américains au Jacob’s Pillow Festival de Beckett, au Massachusetts.Lors de ce rendez-vous international de la danse, la compagnie donnera six représentations d’un programme mixte composé de l’introspectif Solo for Two, de Mats Ek, du sensuel Without Words, de Nacho Duato, et de la comédie baroque Six Dances, de Jiri Kyliàn, dont on peut admirer les protagonistes sur cette image.Après ce séjour américain, les danseurs et danseuses s'envoleront pour l’Allemagne, où ils se produiront les 3 et 4 septembre sur la place No Man ’s Land, là où se trouvait jadis le mur de Berlin.La compagnie de danse sera de retour au bercail à la fin octobre pour se produire à Sherbrooke, le 27, et à Toronto les 2 et 4 novembre.Mais avant ces périples internationaux, les adeptes auront la chance de les admirer gratuitement au parc Lafontaine, à Montréal, où ils présenteront du 4 au 8 août le spectacle Minus One, à 20h30.À ne pas manquer! Latcho Drom en techno Plus que quelques averses et nous en aurons fini avec ce 37' Festival d’été qui nous inonde de musique depuis dix jours.Juste avant de reprendre une vie normale, on voudra peut-être aller à la rencontre d’Electric Gypsy-land, de Gaz Bar Plues ou de Martha Wainwright.Carnets d’une marathonienne du «on» et du off, dernier week-end, sur le thème des bons plans.ISABELLE PORTER Le nom le dit, Electric Gypsy-land fait dans le «Latcho Drom» électronique.Présenté ce soir à la place d’Youville, ce spectacle est le prolongement de la compilation du même nom qui est sortie en 2003.«L’idée [de la compilation] est venue de Crammed Discs en Belgique, qui est la maison mère de Tarafde Haï-douks, de Koçani Orkestar et de Mahala Rai Banda [.], explique le producteur, Michel Winter.Le patron, Marc Hollander, a envoyé tous leurs albums et pré-mix à toutes sortes de producteurs de musique électronique dans le monde en leur disant: choisissez le morceau qui vous plaît pour le remixer.» Une quinzaine de DJ des quatre coins de la planète — Se-nor Coconut (Chili), DJ Shantel (Allemagne), Mercan Dede (Turquie), etc.— se sont prêtés au jeu avec un succès variable à mon humble avis.Or le spectacle s’annonce très différent de la compilation.Seul DJ Shantel y participe, en compagnie de trois musiciens de Taraf de Haidouks — l’accordéoniste lonel Manole «lonitsa», le clarinettiste Filip Si-meonov et le violoniste Constantin Lautaru «Costica».Ce concert qui tourne depuis mai avait été créé un peu par hasard à l’occasion des partys entourant le 20' de Crammed.Il sera présenté à la place d’Youville à 19h, Taraf de Haidouks et sa troupe.juste après Taraf de Haidouks.?À voir aussi au festival: autre bon plan, pour demain soir cette fois, le spectacle Gaz Bar Blues en écho au film de Louis Bélanger, qui se déroule dans le quartier Umoilou.Conçu par le guitariste Claude Fradette et l’harmo-niciste Guy Bélanger (le frère de l’autre), le concert sera présenté au Cabaret du Capitole devant des images du film sélectionnées par Guy Bélanger.Jean Cyr (basse, contrebasse), Bernard Deslauriers (batterie) et Julie Trudeau (violoncelle) complètent le groupe, avec en prime le chanteur Bob Walsh pour la chanson Summertime.Gaz Bar Blues est sans contredit l’une des meilleures bandes sonores produites au Québec ces dix dernières années.Au-delà du blues, on y découvre des lieux, une atmosphère, des images dans la musique.«Pour faire de la musique de film, il faut la garder tout SOURCE FESTIVAL D’ETE DE OUÉHKl près des gens.Il faut que ça se chuchote.Les hommes ne hurlent pas dans ce film-là, ils se gueulent pas après, ils sont tendres.Je voulais que la musique soit comme ça», nous expliquait, il y a quelques jours, un Guy Bélanger lein d’enthousiasme.C’est bien eau tout ça, mais ç’aurait quand même été magique de présenter ça dehors, en plein cœur du quartier Limoilou.Quoique, avec la pluie qui s'abat 23 heures sur 24 a Québec.À noter que, contrairement à ce qu'indique le dépliant du festival, ce spectacle débute à 21h et aura une première partie (Harry Manx).?Pendant ce temps au off.il faut absolument qu’il fasse beau ce soir pour ce concert organisé par le o//sur le parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste.Le spectacle, qui débute à 19h, regroupe Martha Wainwright, qui avait fait un passage remarqué à Québec ce printemps, la chanteuse de Québec Isabelle Léveillée et les 17 musiciens du Glitter Soul Orchestra, qui font du «free-disco-funk-sociql» (?!?).Comprenne qui pourra.À deux pas de là, au Sacrilège, on nous invite à 15h à une petite prestation de Fredric Gary Comeau et Tristan Mal-avoy.Puis, pour finir la soirée, ça continue en techno à Rouje à compter de 21h avec du Kinô, _Log, Les Hommes Rouges et loi Brunelle.Le chanteur français Tibert et le groupe tzigane Bazirka seront quant à eux au Pub St-Alexandre à partir de 23h.?Vu, lu, su: quelques motivés sont restés assez tard à Rouje jeudi soir pour assister au spectacle de Patrick Watson.Inspiré, inventif, surprenant, ce jeune compositeur à l’air malcommode promet beaucoup.Beaucoup plus rock en concert que sur l’album, son groupe n’était pas sans rappeler Radio-head.Belle conclusion aussi avec ce rappel sur les Gymnopédies.C’est quand même étrange de danser sur du Éric Satie.Et maintenant, les potins.Sachez donc que les gars du groupe hip-hop Sniper, qui jouaient le 14 au Pigeonnier, ont été à l’origine d’un fait divers comme on les aime.Le soir de leur show, deux membres du groupe auraient frappé des clients et des portiers du célèbre bar Le Dagobert avec des bouteilles et des cendriers.Ds ont été arrêtés, relâchés puis sont repartis en France.D’après la presse locale, le procureur ne détenait pas suffisamment de preuves pour les inculper.Du joli.À suivre mardi: la conclusion de cette chronique et le bilan du festival SOURCE FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC Au off ce soir: Martha Wainwright sur le parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste, À Québec, à 19h.CONCERTS CLASSIQUES Jeune premier cherche instrument FESTIVAL ORFORD J.-S.Bach: Sonate pour violon seul n° 1, BWV 1001.W.A Mozart Rondo pour violon et piano K.373.L v.Beethoven: Sonate pour violon et piano op.12 n° 1.T.Hauta-Aho: Fantasia pour violon seul.E.Ysaÿe: Sonate pour violon seul n° 2.P Sarasate: Caprice Basque.Yossif Ivanov (violon), Sandra Murray (piano).SaDe Gilles-Lefebvre du Centre d’Arts Orford, vendredi 16 juillet 20h CHRISTOPHE HUSS Yossif Ivanov était très attendu pour son retour au Québec, un peu plus d’un an après sa brillante victoire au Concours Musical International de Montréal.Pour ceux qui nourriraient encore quelque doute, le jury ne s’était pas trompé: Yossif Ivanov est un grand violoniste.C’est aussi un artiste mûr.À le voir dominer esthétiquement Beethoven aussi bien quYsaÿe, on a peine à croire qu’il n’aura 18 ans que dans quelques jours.La seconde partie du concert d’hier était un pur bijou, dans sa conception, son agencement et sa réalisation.La Fantaisie de Hauta-Aho, un Finlandais né en 1941, qui écrivit cette œuvre en 1984 pour Dmitri Sitkovetski, comme la 2 Sonate d’Eugène Ysaye et le Caprice basque de Pablo de Sarasate sont des métamorphoses instrumentales autour d’un langage (Hauta-Aho) ou d’un thème (Ysaÿe et Sarasate).Le maître de ce traitement jusqu'au-bou-tiste de l’instrument est évidemment Eugène Ysaÿe, qui écrivit sa 2" Sonate pour le violoniste français Jacques Thibaud.Débutant par des réminiscences de la J1 Partita de Bach, il y imbrique le thème du Dies Iræ, qu’il triture à l’envi selon des thématiques clairement énoncées: Obsession, Mélancolie, Sarabande, Les Furies.Cette sonate fut le grand moment du concert.Ivanov allie à la technique, transcendante, une puissance et une intensité exceptionnelles, qui culminent dans la Danse des Ombres, à laquelle s'enchaînent des Furies qui méritent ô combien leur nom.Dans Sarasate, Ivanov est presque aussi impressionnant qu’Ilya Gringolts, le funambule invité par I Musici en septembre dernier, alors que l’œuvre de Hauta-Aho, dont le catalogue d’effets instrumentaux s'imbrique un peu moins bien dans la trame générale, reste une partition hétéroclite d'écoute intéressante.Le violoniste belge ajoute en fin de concert un Caprice de Wieniaws-ki en guise de rappel.Si le virtuose est totalement dans son élément dans les pièces de la seconde partie, la première, consacrée à Bach, Mozart et Beethoven marque ses limites actuelles.Même si son Bach est assez crispé et sec (le trac?) et que l’intensité va crois- sant entre Bach et Beethoven, ce dernier étant plus fluide et affirmé (et merveilleusement accompagné par Sandra Murray), l'artiste en tant que tel n’a pas grand chose à se reprocher.Par contre, le couple qu’il forme avec son violon, un Gagliano de 1727, présente, notamment dans ce répertoire, de sérieuses limites: le son, même s’il projette bien, reste assez pauvre en harmoniques et en respiration, tant il manque de libération, de richesse et de finesse.Sans aller jusqu’à parler de «son de boîte», ce n’est pas Byzance! Pour développer son art, ce violoniste extrêmement prometteur a maintenant (et pas dans trois ans; maintenant!) besoin d’un instrument à la hauteur de son talent Avis aux mécènes et autres fondations, qui donnent parfois des Stradivarius à des musiciens falots, voire manchots, et qui ont là, en Yossif Ivanov, un grand artiste qui a vraiment besoin d’eux.?I LE DEVOIR.LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JUILLET 2004 C 8 LES SPORTS Omnium britannique de golf Mike Weir est parmi les meneurs Ames retourne à la maison Troon, Ecosse — L’expérience et une préparation adéquate ont enfin milité en faveur de Mike Weir à l’Omnium britannique, hier, lorsque le golfeur canadien a remis une carte de 68, trois coups sous la normale.Avec 139 coups à sa fiche après 36 trous de disputés, Weir vient à égalité au dixième rang du classement provisoire, à quatre coups du meneur, l’Américain Skip Kendall.Weir, natif de Bright’s Gove, en Ontario, a raté quelques allées et a commis un bogey, mais il a bien su éviter les embûches sur le parcours de Royal Troon.«Je contrôle bien la trajectoire de ma balle, a dit Weir.Cette dernière ne part pas dans toutes les directions.J'ai logé moins bien quelques coups sur le parcours, mais j’ai su m’en sortir.«C’est un peu stressant, mais je ne suis pas souvent contraint de sauver des normales, a ajouté Weir.J’ai réussi beaucoup de roulés pour des birdies.Si mon jeu avec mon fer droit continue de la sorte, je vais être en excellente position.» Weir a amorcé sa ronde très tôt et a fait face à des vents plus forts que la veille.Il a néanmoins obtenu des birdies successifs aux cinquième, sixième et septième trous avec des roulés de trois, quatre et 15 pieds.Après un bogey au neuvième (trois roulés), Weir a repris ce coup au 16e trou quand une courte approche de 25 verges lui a permis de conclure avec un birdie sur la normale dnq.•Je crois que j’ai appris comment frapper mes coups ici, a poursuivi Weir.Dans le temps, je travaillais sur mon élan.Si je devais franchir 155 verges avec mon fer-8, c’est le coup que je tentais.Aujourd’hui, j’ai réalisé que je frappais mon fer-5 alors que mes partenaires de jeu jouaient des ferS.Je tentais de garder la balle basse et d’être plus imaginatif qu’il y a quatre ou cinq ans.«f évalue mes distances à l’œil.Je joue un petit jeu avec Brennan [Little, son cadet].Quand j'arrive à ma balle, je lui dis quelle est la distance que f évalue avant qu’il me dise quelle est la véritable distance qui me sépare du trou.Ça me permet de mieux jauger mon jeu.» L’autre Canadien, Stephen Ames de Calgary, n’a pu faire mieux que 75 et a raté la qualification avec un total de 149 (74-75).Le vainqueur du plus récent Omnium Western a fait deux gaffes énormes lors de normales trois (trous 8 et 17), commettant deux doubles bogeys.«Ce n’est pas Je même golf que l’on joue aux États-Unis, a dit Ames.Hy a deux ans, à Muirfield, les conditions de jeu étaient différentes et j’ai peiné, surtout avec mes fers, les bonds et les verts.» Presse canadienne Tour de France - 12' étape Armstrong fait le ménage JEAN MONTOIS La Mongie, France — L’Américain Lance Armstrong a distancé ses rivaux directs dès la première arrivée au sommet du Tour de France cycliste, hier à La Mongie, où l'Italien Ivan Basso (CSC) a remporté la douzième étape.Armstrong a franchi la ligne d’arrivée dans le sillage de Basso, sans même sprinter, à l’altitude de 1715 mètres, en contrebas du col du Tourmalet, dans cette première étape pyrénéenne.Le quintuple vainqueur du Tour est remonté à la deuxième place du classement général, à cinq minutes 24 secondes du Français Thomas Voedder (La Boulangère), qui a défendu au courage son maillot jaune dans la montée finale (12,8 km).Mais, pour le champion américain, l’essentiel tient à la différence creusée sur ceux qui visaient la victoire finale au départ de liège, principalement l’Allemand Jan Ullrich et l’Américain Tyler Hamilton.Dans cette étape de 197,5 kilomètres en partie contrariée par la pluie, Ullrich (20e) a perdu pied dans les huit derniers kilomètres.En grande difficulté, malgré le soutien de son équipier italien Giuseppe Guerini, le vainqueur du Tour 1997, grimaçant, a cédé deux minutes et demie.Hamilton défaillant Hamilton, lui, a perdu près d’une minute supplémentaire (34').L’Américain, qui a été marqué par le récent décès de son chien, a été irrémédiablement distancé quand les «postiers» d’Armstrong (Hincapie surtout) ont haussé le rythme à neuf kilomètres de la ligne.Le peloton, fort encore d’une trentaine d’éléments malgré la montée précédente d’Aspin, un col de première catégorie, s’est alors effiloché davantage sous la conduite du Portugais José Azevedo, le dernier lieutenant d’Armstrong.Après deux démarrages de l’Espagnol Carlos Sastre, un autre coureur de l’équipe CSC, Armstrong et Basso se sont dégagés avant le passage des trois derniers kilomètres.La troisième place est revenue à un coéquipier d’Ullrich, le champion d’Allemagne Andreas Hoe- den, distancé de 20 secondes seulement, devant le champion d’Espagne Francisco Mancebo, courbé sur son vélo pendant plusieurs minutes après avoir franchi la ligne pour récupérer.Iban Mayo, attendu par la foule de ses suppor-teurs basques habillés couleur orange, n’a pu faire mieux que 9'.Deux autres Espagnols, Oscar Sevilla (25e) et Roberto Heras (29e), ont également déçu dans cette étape, au contraire de leur compatriote Oscar Pereiro (6' à 50 sec) et de l’étonnant barou-deur danois Jakob füL Basso, 26 ans, a enlevé pour la première fois de sa carrière une étape du Tour.Meilleur jeune du Tour de France 2002, l’Italien de Varese a pris l’an dernier la septième place du classement final.•C’était ma journée.Je n’avais pas gagné depuis longtemps mais fêtais avec les meilleurs.Et puis, il arrive un jour où les choses changent, il faut plusieurs facteurs, la chance, le soutien de l’équipe», a déclaré Basso dont la dernière victoire officielle remontait à 2001.Voeckler d’arrache-pied «H y a eu des circonstances atmosphériques particulières, la chaleur puis la pluie, dans cette première étape de montagne», a ajouté Basso pour expliquer les difficultés des adversaires d’Armstrong.Avant d’ajouter •Sur ce qu’on a vu aujourd’hui, Lance est le plus fort de ce Tour.A mon avis, ü en a encore sous la pédale!» Voeckler s’est défendu d’arrache-pied dans l’ascension finale (à 6,8 %) après avoir été lâché en même temps que Richard Virenque, le porteur du maillot à pois de meilleur grimpeur.«La montagne, c’est toujours dur, cela roule très vite.J'ai terminé comme j’ai pu dans la dernière montée.J’avais un capital de plus neuf minutes sur Armstrong, qui a diminué de moitié», a constaté le champion de France, qui s’est classé 41' de l’étape, à trois min 59 s de Basso.Aujourd’hui, la grande étape pyrénéenne mène de Lannemezan au Plateau de Beille (205,5 km), avec six cols au programme avant la montée finale classée hors catégorie.Agence France-Presse Expos 5, Braves 1 Patterson réussit sa rentrée Atlanta — Ils ont eu des sueurs froides mais finalement, ils ont gagné.Inspirés par John Patterson, les Expos l’ont emporté 5-1 contre les Braves d’Atlanta devant 26 424 personnes hier pour battre l’équipe de l’heure dans la Ligue nationale.Ils ont mis fin à une séquence de quatre défaites contre les Braves, qui avaient remporté 13 de leurs 16 derniers matchs.La victoire a été difficilement acquise malgré l’excellent départ de Patterson, qui a réussi sa rentrée après une absence de près de trois mois.Tirant de l’arrière 3-1, les Braves ont rempli les buts pour une deuxième manche de suite.Mais le gaucher Joe Horgan, qui a excellé en relève, a fermé la porte en obtenant un roulant à double-jeu de Rafael Furcal, ce qui a mis un terme à la sixième.Impeccable, Horgan (2-0) n’a rien donné en deux manches et deux tiers et il a obtenu le crédit de la victoire alors que les Braves, qui avaient inscrit 76 points à leurs 11 derniers matchs, ont été limités à six coups sûrs et un seul point Patterson a été agressif et il a lancé des prises alors qu’il effectuait son premier départ depuis le 27 avril, démontrant clairement qu’il était rétabli de son élongation musculaire à l’aine.En quatre manches et deux tiers, il n’a donné qu’un point deux coups sûrs et quatre buts sur balles alors Su’il a effectué 87 lancers, soit 50 prises et 37 balles, fl étenait une avance de 20 à la cinquième quand ü a été remplacé par Claudio Vargas après avoir donné un but sur balles à Marcus Giles, à la cinquième.D y avait deux retraits et Charles Thomas, l’auteur d’un simple, a avancé au deuxième but à la suite du but sur balles.J.D.Drew a frappé le premier tir de Vargas en lieu sûr au champ centre droit pour produire un point et les Expos se sont retrouvés au bord du précipice quand Vargas a donné un but sur balles à Chipper Jones pour remplir les buts.Le frappeur suivant était Johnny Estrada, qui présentait la meilleure moyenne des ligues majeures avec des coureurs en position de marquer (,478).Vargas s’est ressaisi pour le retirer grâce à un roulant au premier but Jose Vidro a frappé son 11' circuit pour porter le score 3-1.En deux tiers de manche, Vargas a alloué trois coups sûrs et deux buts sur balles.Les Expos ont ensuite inscrit deux points d’assurance à la septième à la suite d’un double de Nick Johnson et d’un ballon-sacrifice de Batista.Presse canadienne Le Canadien annonce le retour des entraîneurs adjoints Les entraîneurs adjoints du Canadien de Montréal, Roland Melanson et Rick Green, seront de retour pour seconder l’entraî-neur-chef Claude Julien lors de la prochaine saison.Le Canadien en a fait l’annonce hier sans toutefois dévoiler les termes des ententes.«Claude Julien et le personnel d’entraîneurs de l’équipe ont très bien rempli leur mandat la saison dernière, avec un système de jeu bien appliqué», a souligné Bob Gainey, le directeur-général de l’équipe, par l’entremise d’un communiqué.«Roland et Rick ont à cœur le succès de notre organisation, et ap- portent beaucoup d'expérience.et de stabilité à notre personnel hockey» Melanson sera de retour pour une huitième saison.Il a grandement contribué au développement et au succès de José Théodore depuis ses débuts avec l’organisation, de même que plusieurs autres gardiens de but Melanson a remporté la coupe Stanley à trois occasions avec les Islanders de New York, de 1981 à 1983.Green amorcera une cinquième saison comme entraîneur adjoint des Canadiens, sa 12e dans la LNH.L’ancien défenseur a porté l’uniforme du Canadien de 1982 à 1989, remportant la coupe Stanley en 1986.Presse canadienne BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy Diff Philadelphie 47 42 .528 — Atlanta 46 43 .517 1 Floride 45 44 .506 2 New York 45 44 .506 2 Montreal 32 57 .360 15 Section Centrale St.Louis 56 33 .629 — Chicago 48 41 .539 8 Milwaukee 46 42 .523 91/2 Cincinnati 47 43 .522 91/2 Houston 44 44 .500 11 1/2 Pittsburgh 40 47 ,460 15 Section Ouest Los Angeles 49 38 .563 — San Francisco 50 40 .556 1/2 San Diego 47 41 .534 21/2 Colorado 36 52 .409 131/2 Arizona 31 59 .344 191/2 Hier Montréal 5 Atlanta 1 Milwaukee 3 Chicago Cubs 2 Philadelphie 5 N.Y.Mets 1 Pittsburgh 6 Floride 2 St.Louis 7 Cincinnati 5 San Diego à Houston San Francisco au Colorado Los Angeles en Arizona Aulourd’hul Philadelphie à N.Y.Mets, 13h20 Milwaukee à Chicago Cubs, 16h05 Los Angeles en Arizona, 16h05 Montréal à Atlanta, 19h05 Floride à Pittsburgh, 19h05 San Diego à Houston, 19h05 St.Louis à Cincinnati, 19h10 San Francisco au Colorado.20h05 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 56 32 636 — Boston 48 39 .552 7 1/2 Tampa Bay 43 46 .483 131/2 Toronto 39 50 .438 171/2 Baltimore 38 49 .437171/22 Section Centrale Chicago 46 39 .541 — Minnesota 47 41 .534 1/2 Detroit 43 46 .483 5 Cleveland 42 46 .477 51/2 Kansas City 32 54 .372 141/2 Section Ouest Texas 50 37 .575 — Oakland 48 39 .552 2 Anaheim 48 40 .545 21/2 Seattle 33 54 .379 17 Hier Texas 11 Toronto 2 Tampa Bay 2 Baltimore 0 Detroit 8 N.Y.Yankees 0 Minnesota à Kansas City Chicago White Sox à Oakland Cleveland à Seattle Boston à Anaheim FOOÏBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G p N PP PC Montréal 5 0 0 172 77 Hamilton 3 i 0 117 126 Ottawa 3 2 0 124 125 Toronto 2 2 Section 0 74 Ouest 55 Winnipeg 2 2 0 108 85 C.-B.i 3 0 115 139 Calgary 1 3 0 104 125 Saskatchewan i 3 0 77 115 Edmonton i 3 0 83 127 Hier Winnipeg 29 Ottawa 1 Toronto en Saskatchewan Aujourd'hui Hamilton a Edmonton, 19h Alexandre Despatie Moi, mon plongeon, ma vie À l'approche des Jeux olympiques d’Athènes, Le Devoir publie une série de portraits d’athlètes canadiens.C’est un rendez-vous avec nos espoirs olympiques tous les samedis jusqu’au 7 août.DOMINIQUE RE N Y Les cheveux ébouriffés, c’est la mode qui veut ça.Les épaules carrées?Des années d’entraînement quasi quotidien.Le polo aux couleurs de McDonald’s?Un renvoi d’ascenseur au commanditaire qui lui permet, à 19 ans, de rouler en voiture de luxe.Mais le calme olympien, à moins d’un mois des Jeux d’Athènes?Le plongeur Alexandre Despatie est pourtant bien consaent des espoirs que les Québécois placent en lui.Depuis sa victoire-surprise aux Jeux du Commonwealth, en 1998 — il n’avait alors que 13 ans, le Livre des records Guinness l’a noté! — us ont vu leur petit prince grandir et multiplier les succès sur la scène internationale.Depuis le début de l’année 2004, il s’est accroché au cou pas moins de douze médailles, dont sept d’or, au plongeon synchronisé, au 3 m et à la tour de 10 m, pour laquelle il a de plus en poche le titre de champion du monde.Aux Jeux de Sydney, où ü était le plus jeune athlète de la délégation canadienne, le public avait chaleureusement applaudi sa quatrième position.De sa présence à Athènes, il attend maintenant un podium.«C’est sür que je ne suis pas dans la même situation [qu’à Sydney]», avoue l’athlète, sans en être autrement impressionné.«Déjà, en compétition, j’ai jamais été un gars vraiment nerveux, je sais pas pourquoi Et fai appris.Depuis que fai treize ans que, pour le plongeon, au Canada, on s'attend à des résultats de ma part II a fallu que j’apprenne à dealer avec ça de ma propre manière.Ça m'est arrivé, au début, de me laisser distraire quand on me disait de ramener des médailles.Maintenant, je me dis: "Crime, c’est pas eux qui font la job.C'est pas eux qui sont sur le bout du tremplin.’ Pour moi, la pression, c’est l’athlète lui-même qui en fait ce qu’il veut II y en a à qui ça donne un boost Moi, f écoute pas.» Au niveau d’excellence où il évolue, tous les plongeurs ont plus ou moins les mêmes capacités physiques.La différence entre la première marche du podium et une sixième position, c’est souvent affaire PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le plongeur Alexandre Despatie est bien conscient des espoirs que les Québécois placent en lui.de concentration.«Si tu arrives en compétition en pensant: O.K., il y a tellement de monde qui veulent que je fasse ci, ou ça.", ton focus est complètement déplacé.7k penses plus à ce que tu as à faire, tu penses à ce avec quoi tu dois revenir.Mais t’as plein de choses à réussir avant ça.L'important, c’est vraiment de se concentrer sur chaque plongeon, un par un.» Quand un amateur l’arrête en pleine rue pour lui prodiguer des encouragements — ça arrive! — Alexandre Despatie remercie de bon cœur.«Ça me fait plaisir et f en profite, assure-t-il.Mais je repars et c’est oublié, fa sort de mon esprit.Si je plonge, c’est pour ma satisfaction personnelle, parce que je me sens dans mon élément en compétition.Pas pour la reconnaissance ou la couleur d’une médaille.» Ces succès sportifs, associés à une gueule d’ange extrêmement médiatique, lui valent toutefois de nombreux avantages collatéraux.Il a déjà fqit plusieurs fois le tour du monde.Les magazines et les télés se l’arrachent Et grâce notamment à son association de longue date avec McDonald's, il est loin de connaître les difficultés financières avec lesquelles de nombreux athlètes québécois — et la majorité des adolescents!—doivent composer.Années privilégiées Le principal intéressé en convient volontiers: il doit au plongeon de vivre des années privilégiées.D y est pourtant venu par hasard — ou, plutôt par simple impatience.Vers l’âge de dix ans, entre le ski et le plongeon, il a choisi le sport dans lequel le développement est le plus rapide.D avait les qualités acrobatiques nécessaires et surtout ü n’a jamais eu peur au moment de sauter.La puissance, la coordination et la souplesse, il les a acquises à force de persévérance.Résultat?Tout jeune, il multiplie les compétitions.et les victoires.Aujourd’hui, sans le regretter, il constate qu’il y a peut-être perdu une partie de son enfance.«A dix, onze, douze ans, je voyageais et je m'entraînais vingt ou vingt-cinq heures par semaine, fai pas eu le temps défaire l’enfant.Pas seulement parce qu’il fallait que je sois sérieux dans ce que je faisais même à ce moment-là, mais parce que j’ai vite été obligé de suivre et défaire comme les plus vieux parce que, sinon, j’aurais été tout seul tout le temps, fai dû développer, très vite, beaucoup de maturité.» Et en voyant ses amis boucler leurs études et se lancer peu à peu dans une carrière, Alexandre Despatie se prend aujourd’hui à s’inquiéter, déjà, de î’après-plongeon.Si la nervosité ne l’atteint pas sur un tremplin, en ce qui concerne la «vraie vie», ça semble être autre chose.«Je veux pas penser à ça tout de suite», affirme-t-il en secouant la tête — un seul geste d’impatience, mais qui tranche avec son calme de sphinx Quand on insiste, il avoue être attiré par la carrière d’acteur.«Je vais continuer le plongeon jusqu’en 2008, c’est certain.Mais après, si je m'embarque jusqu’en 2012, je vais avoir 27, 28 ans.C’est vieux pour commencer dans le métier.Mais bon, je sais pas.Je verrai en temps et lieu ce qui va se passer.» Pour l’instant et jusqu'à Athènes, son quotidien est réglé au quart de tour: six heures d’entraînement cinq jours par semaine, journées réservées aux médias, menus planifiés par une nutritionniste, dodo à heure fixe — ou presque.«Quand même, je suis encore un adolescent et je sors avec mes amis une fois de temps en temps! Mais c’est sûr que je peux pas faire tout ce que je veux quand je veux.Quand mes amis décident en plein milieu de la semaine de sortir, c’est impossible pour moi: je m entraîne le lendemain.» Mais la tentation de déroger est forte.«Cest plus difficile aujourd'hui de rester sur la bonne track parce que je me rends vraiment compte de ce que je manque.Je sais quelle vie mènent les autres.En même temps, je sais qu'eux, ils ne partent pas pour les Jeux olympiques dans quelques semaines Alors, bon.Je profiterai de mes vacances en revenant!» Le Devoir I 1
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.