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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-07-24, Collections de BAnQ.

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DIMANCHE 25 J l' I L L E T 2 0 01 LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET CINEMA Libres échanges Page E 3 rm—r f DE VISU La grande illusion Page E 5 VCk c J||~ J etlultiire » r ^«I ,î» «* ! K PEDRO RUIZ Perreau mène la nouvelle garde de la chanson aux 16es FrancoFolies FRÉDÉRIQUE DOYON L*| ouverture d’esprit, la perméabilité aux influences d’ici et d’ailleurs et, surtout une forte personnalité musicale et artistique: ainsi pourrait-on décrire ces jeunes auteurs-composi-é teurs-interprètes qui ont connu un joli succès au cours des dernières années.Les Ariane Moffat, Yarn Perreau, Dumas, Pierre Lapointe, Martin Léon et, plus récemment Vincent Vallières et Thomas Heilman forment la nouvelle garde de la chanson québécoise.«Je suis choyé d’arriver avec cette vague-là», confie Yann Perreau, qui fera pas moins de quatre apparitions aux 16" FrancoFolies, qui débutent jeudi.«Je suis arrivé à la bonne place au bon moment.J’aime pas cela, ces mots-là, mais.il y a comme un nouveau courant.On est une gang à Jaire de la belle chanson intéressante.C’est nouveau, mais ça reste accessible et c’est de la pop.» Une petite famille Quasi absents du paysage il y a deux ou trois ans, certains d’entre eux sont aujourd’hui de toutes les scènes — dont celles des Franco.Pierre Lapointe chante quatre soirs à guichets fermés.Plus jeune et moins connu, Vincent Vallières servira son rock énergique sur une scène extérieure le 2 août.Dumas offre un set de DJ au Métropolis le 1" août Martin Léon prend le Spectrum d’assaut le 5 août Ds fraient souvent, déjà, avec les grands, mais ils défendent lèurs valeurs propres, cul- tivant leur caractère un brin marginal tout en tendant volontiers la main aux artistes qui tiennent le haut du pavé.«Ça devient de plus en plus courant de voir des artistes chevaucher l’underground et le mainstream, souligne Yann Perreau.La meilleure Jaçon de le Jaire, c’est en gardant sa propre identité.Je suis vu un peu comme une bibitte, un petit punk qui ne passe pas à la radio encore, mais en même temps, on m’a invité à la fîte de la Saint-Jean [au parc Maisonneuve],/e n’ai pas envie de me cantonner dans un style.» D évoque sa récente collaboration avec le groupe Les Chiens et sa participation à l’hommage rendu à Clémence DesRochers, la semaine dernière, dans le cadre de Juste pour rire.D’Ariane Moffat — «ma petite soeur», note-t-il —, qui clôturera le festival avec Marc Déry et lui, le 8 août, à Pierre Lapointe, avec qui il partage «une féminité, une douceur, une délicatesse», la nouvelle garde de la chanson forme donc une petite famille.Ce qui ne les empêche pas de développer une signature propre et forte, porteuse d’influences diverses.Pierre Lapointe vient du milieu des arts visuels.Yann Perreau s'inspire volontiers du cinéma de David Lynch ou de Tim Burton, «des univers très originaux qui ont l’air hermétiques mais qui sont populaires — dans le bon sens du terme.» Thomas Heilman, lui, puise dans des rythmes tziganes et la rpusique traditionnelle celtique.Conscients de s’être fait ouvrir la voie par Les Colocs, Jean Leloup, Daniel Bélanger, Daniel Boucher, Fred Fortin.ces nouvelles têtes de la chanson ne se tournent pas toujours de ce côté pour y trouver leur inspiration première.Dans les arrangements musicaux et la poésie de Western Romance, unique album de Yann Perreau sorti en 2002, on reconnaît davantage l’humeur pétillante d’un Arthur H ou le bercement folk d’un Beck.Et c’est peut-être ce recul sur leur propre culture qui rend leur expression musicale si authentique.«Ce qu’on partage, c’est de pousser la chanson francophone, le besoin de faire partie de la musique mondiale, mais en québécois, souligne-t-il.On fait avancer les choses, mais humblement, avec le goût défaire quelque chose d’universel et d’actuel.» Ds ont aussi en commun le goût de la mélodie et le désir de sortir des cadres habituels de la langue.Plus d’épines L’auteur-compositeur-interprète avoue qu’il a découvert la musique québécoise sur le tard.Il se promet d’ailleurs de continuer à élargir ses horizons, en commençant par «qoir beaucoup de spectacles» aux Franco.La France du fils Higelin et les Etats-Unis de Ben Harper, Tom Waits et Beck l’ont d’abord nourri.«Ce sont mes influences, mais J’écris en français», insiste-t-il, se faisant une fierté d’aller et venir entre la langue bien ficelée de Molière et celle, plus sentie, de Michel Tremblay.C’est avec la formation Doc et Les Chirurgiens, en 1994, que le jeune homme de 28 ans rafle ses premières palmes: concours Cégeps en spectacles et Cégep rock.Après une formation de marionnettiste (1999), puis d’acteur chez Pol Pelletier (2000), il repart en chansons, en VOIR PAGE E 2 : PERREAU ROMAN AMÉRICAIN Les chiens savants Louis Hamelin Ce n’est pas un été pour bronzer idiot, alors aussi bien lire des livres intelligents.Des livres qui, comme celui de Carolyn Par-khurst, nous apprennent des choses qu’on ne voulait pas nécessairement savoir et qu’il faut donc recevoir comme des cadeaux.C’est ainsi que j’ai connu, grâce à Parkhurst (présentée comme une récente révélation de la littérature américaine), l’histoire du «célèbre» chien de Lyon qui, au XVT siècle, aurait été allaité par une femelle de l’espèce humaine avant de devenir un membre respecté de la communauté lyonnaise et de prononcer, au chevet de sa maîtresse mouranté, ces paroles d'une édifiante poésie: «Sans tes oreilles, Je n’ai plus de langue.» Que j’ai appris aussi l’existence de la curieuse théorie qui associe les chiens à la tribu perdue d’Israël.Un certain Vasil, voulant retrouver la langue commune utilisée à l’origine par tous les ani-ipaux du paradis (la preuve: le serpent s’est adressé à Eve.), serait parvenu, en recréant les conditions de vie de l’Eden, à apprendre à un chiot de race viszla à s’exprimer en patois alsacien et à inculquer à un autre le mot hongrois pour «rôti de bœuf».Selon cçtte même théorie, c’est l’expulsion d'Adam et Eve du paradis qui aurait rendu les autres créatures aphasiques, un moindre mal, à mon avis.D suffit, en effet, d’essayer d’imaginer un monde dans lequel la strophe limpide et enjouée de la paruline à tête cendrée et le doux envol de notes flûtées par lequel la grive à dos olive exprime son appartenance à l’univers seraient remplacés par d’autres voix, celles, disons, d’animateurs de radio se situant dans la bonne moyenne des performances humoristiques actuelles, ou, encore pire, par les discours d’un Paul Martin emplumé, pour se convaincre qu’en fusionnant à l'aube des temps, la tour de Babel et l’arche de Noë ont conclu une excellente affaire pour nos sens.J’ai parlé plus haut de «livres qui nous apprennent des choses», mais je m’en voudrais de contribuer à égarer des lecteurs à Hmagination bien cloisonnée, ceux pour qui le vrai et le faux constituent encore des catégories identifiables et à part Dans ce perpétuel jeu de cache-cache avec la vérité qu’est le roman, il importe peu au fond de savoir où finit la réalité et où commence la fiction.Quand Carolyn Parkhurst nous présente Wendell Hollis, son sinistre chirurgien-vétérinaire, véritable docteur Doolittle-mister Mengele de la gent canine dont elle dit qu’il opéra, dans la clandestinité de son appartement new-yorkais, des centaines de clebs ramassés dans les rues pour tenter de conformer leur appareil phonatoire aux exigences de la parole humaine, qu’elle ajoute que, l'un des malheureux cobayes ayant enfin appris à crier au secours, le boucher fut arrêté et traduit devant les tribunaux, où il vit, sans surprise, l’un de ses anciens «protégés» (le fameux chien J) se présenter à la barre pour témoigner contre lui, on s’esclaffe tout d'abord.Puis on se dit que la justice américaine en a vu d’autres, qu’on trouve aujourdjui, dans ce fantastique laboratoire social que sont les États-Unis, des cliniques de chirurgie plastique pour les toutous de ces darnes de la haute, et on rit un peu moins fort.Inquiétante étrangeté du délire vraisemblable: le cliché bien connu veut que la réalité dépasse la fiction, mais nous, gens de lettres, espérons secrètement que la folie de nos rêves VOIR PAGE E 2 : PARKHURST E 2 LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 JUILLET 20 0 4 Culture PERREAU SUITE DE LA PAGE E 1 solo cette fois, et enregistre son premier album avec Gilles Brisebois, bassiste et réalisateur, notamment pour Voivod et Les Frères à ch’val.Depuis, ça roule à plein régime: la bourse Rideau de Vue sur la relève, le pré-spectacle d'Arthur H au Spectrum, les Franco-Folies de Montréal et de Spa — et leurs prix respectifs, Rapsat-Lelièvre et Félix-Leclerc.«Ça avance vite, mais c’est une évolution qui est saine», note-t-il.Il a déjà un programme chargé pour l’automne: une série de représentations avec le cirque Les Sept doigts de la main, quelques spectacles et, surtout, l’enregistrement de son prochain album.«Je ne manque pas de matériel», indique celui qui a déjà écrit une vingtaine de chansons, dont une cosignée par Arthur H qui s’intitule Grande brune.Mais il cherche encore texture et couleur pour ses arrangements.Après un premier album plus sobre, doux, timide, «je veux que ça bouge, plus de beat et d’épines tout en gardant la vulnérabilité», confie-t-il.Pour ses deux spectacles solo des FrancoFolies (le 30 juillet à 21h et 23h), il se concentr.era donc sur Western Romance, en guise d’au revoir.A l’ouverture du festival, il fera une apparition pour le moins originale au spectacle Swinguer en ville, qui rend hommage à la musique traditionnelle québécoise.«Je coupe le show en deux: tout arrête et je chante une toune a ca-pella», lance-t-il, un peu nerveux à l’idée de chanter devant une foule de quelque 100 000 personnes et la télé, puisque le spectacle est présenté en direct à Ra- MUSIQUE CLASSIQUE Prophète en son pays SOURCE FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL Fans de Dumas, rendez-vous au Métropolis le l"août où il offtira un set de DJ.dio-Canada.Mais le chantre du folklore québécois, Michel Faubert, l’a aidé à se préparer.«La belle s’est endormie sur un beau lit de roses.», entonne-t-il, déjà charmé par cette aventure nouvelle.Le Devoir LES FRANCOFOLIES Du 29 juillet au 7 août PARKHURST SUITE DE LA PAGE E 1 s’accrochera à sa mince longueur d'avance, comme à l’époque bénie où le cerveau de Jules Verne, un bon siècle avant les millions des Kennedy, envoyait des hommes sur la Lime.ô vieux rêves.Revenir au langage premier d’avant le bannissement de nos ancêtres, Eve et Adam, et entendre Médor nous confier, après avoir déposé à nos pieds le journal du matin: je crois que ce Bush nous raconte des bobards à propos de l’Irak.De toute évidence, Parkhurst ne voulait pas écrire un essai sur les thèses chomskyennes (faisant du langage une propriété spécifique du cerveau humain).Elle a préféré la liberté du roman, l’obligation de ficeler une intrigue.Pour bien marquer les racines édéniques du thème, elle commence par faire chuter son héroïne du haut d’un pommier.Comme dans Sac d’os de Stephen King, ça part sur les chapeaux de roues, avec un cadavre au premier paragraphe.Suicide ou accident?Dans cette affaire, la police et le mari ne peuvent se tourner que vers un seul témoin: la chienne du couple, Lorelei.Pendant que le lecteur passe fiévreusement en revue son palmarès des dix meilleurs épisodes de Lassie, la police se dépêche de classer l’affaire.Mais pas le mari.Il n’est peut-être pas prêt à suivre sa dulcinée jusque dans la tombe, comme dans Uhomme qui voulait savoir, et d’ailleurs personne ne lui en demande tant mais le défi qui se pose à Paul est quand même intéressant: pour arriver à faire parler l’unique témoin de «l’accident», il lui faut d’abord, minuscule détail, apprendre à Lorelei à parler.C’est clair, il veut dépasser le stade des yeux humides et expressifs et du classique: on dirait qu’elle veut nous dire quelque chose.Ce qui peut facilement devenir un ouvrage à plein temps.Et comme Lexy (c’est le nom de l’épouse, _ as_ LES FRANCOFOLIES LfcOfte COMMENCENT JEUDI 1 DE MONTRÉAL iffll i i iAii 50 spectacles en salle dont : Les Événements ford escape 1 francophone] coiini ii h SIM II SHOCK HAClim I AM A IIIOMAS H KSI IM DANtt i uni it: in u AKIANI MOU ATT N AI AS 11A SI I'll K N AIM A MOUSKOURI OIAM S IMOIWI NN I FROY SPECTACLE OF CLOTURER IMAMS Ÿd** IMOIVA/I NN I FROY GALA ulüPiH'H D’OUVERTURE Ré création sur scène OFFENBACH EN FUSION pour le 25* anniversaire de cet album historique avec DAN BIGRAS, BREEN LEBŒUF, MARTIN DESCHAMPS.! BOOM DESJARDINS JOHN MCGALE, JOHNNY GRAVEL, avec LE VIC VOGEL BIG BAND % DANIFL LAVOIE 30 inillet SAMEDI PROCHAIN I UNE GRANDE DAME DE LA CHANSON ! QF.F.ENBACH Em KDg —«BT 7 août apres son SUCCES DE 2002, LE PERE DE LA BOSSA NOVA EST DE RETOUR ',99 GRÈCE SALVADOR Invités : WILFRED lEBOUTRIUJER SYLVAIN C0SSETTE LAURENCE JALBERT ELAGE KARIM DIOUF it GIUES VAUQUFm Mise en scène Sylvain Ménard 31 juillet AVEC UNE FT CHORALE DE 4* 150 VOIX '.JEAN-PIERRE FERLAND IE PETIT HOI Les nuits ZX5 do ford focus I Chansons intimes HSUHH 21 h, au Metropolis I 20 h 30.mi Club Soda i-1 ALAIN BASHUNG nTTTq'H niciu.i.iüna T (tout SYLVESTRE VISITEZ WWW FRANCOFOLIES COM ET DECOUVREZ LES 150 SPECTACLES EXTERIEURS GRATUITS ET TOUS LES DETAILS SUR LES 50 SPECTACLES EN SALLE 1 BILLETTERIE DES FRANCOS La pri» des biiieo n'mcM pat la* ta«aa.ni laa frais da aerwca m las radevancat Spectrum d« Montréal 318, rue Siinte-Cathenne Ouest Tickntpro : (514) 908 9090 www.ttcketpro.ca ¦ ¦¦ tiaiaiara ta tatai aoa-aaaa # æ.Canada I Desjardins 4* Radio-Canada /'“N Hydro CX, Oueb d’une troublante similitude, je le reconnais, avec celui du colley emblématique de nos jeunes années) a laissé derrière eÜe un message codé tout à fait ingénieux, le lecteur estival, dans sa tente à trois places écrasée sous les bourrasques, est assuré de ne pas s’ennuyer une seconde de trop.C’est même, disons-le, un livre charmant, à tel point qu’une ou deux méchancetés peut-être inévitables me viennent à l’esprit, au sujet, entre autres, de l’allure de ce petit couple si parfaitement BCBG et cool et yankee à la fois, dont nous revivons les péripéties en même temps que se poursuit l’enquête logo-zoologique du mari, un homme rose comme il ne s’en fait que dans l’imagination des femmes: rencontre dans une vente de garage (appelée ici vide-poches); premier week-end d’amoureux à.Disney World, sur un coup de tête.Un nowhere tout en miel chez le père Disney, cette ex-taupe du FBI, d’après un monsieur très sérieux s’exprimant sur les ondes de Radio-Canada.Donc, la souris n’avait pas de grandes oreilles pour rien.Les chiens n’étant pas admis, la sage Lorelei a choisi de rester à la maison.LE SILENCE DE LORELEI Carolyn Parkhurst Traduit de l’anglais par Bernard Turle Editions Philippe Rey Paris, 2004,262 pages CHRISTOPHE HUSS Cf est une belle saison qu’a préparée le jeune chef Jean-Philippe Tremblay pour son Orchestre de la Francophonie canadienne: un opéra, une dizaine de dates de concert, dont un gratuit à la basilique Notre-Dame de Montréal, lundi 26 juillet, et, surtout, une fin de semaine au Domaine Forget, les 31 juillet et 1" août, consacrée à la découverte de la musique canadienne.C’est la quatrième saison d’existence pour cet orchestre fondé à l’occasion des Jeux de la Francophonie en 2001.L’aventure, qui ne devait durer qu’un été, s’est poursuivie: «Nous avons eu un coup de pouce pour relancer l’orchestre l’été suivant, j’ai travaillé bénévolement, la direction aussi pendant cette deuxième année, puis une structure s'est mise en place», souligne Jean-Philippe Tremblay.La subvention vient de Patrimoine Canada mais, depuis cette année, l’orchestre attire également des commanditaires privés, au premier rang desquels Hydro-Québec.Une belle occasion L’Orchestre de la Francophonie canadienne (OFC) propose aux jeunes instrumentistes une expérience musicale estivale.«J’ai participé à beaucoup de festivals d’été; Tanglewood par exemple», nous confie le jeune chef.«J’ai donc des modèles en tête.Cette année est la plus complète: nous avons eu un gros stage de formation avant de commencer, une semaine de classes de maître, des auditions simulées, des classes de traits d’orchestre et des répétitions.» En plus du Barbier de Séville, présenté ce samedi dans les Cantons-de-l’Est dans le cadre du concert bénéfice des Jeunesses musicales, et du programme annuel de concert, Jean-Philippe Tremblay est très heureux d’avoir pu organiser la fin de semaine de musique canadienne au Domaine Forget, un vieux rêve de ce jeune artiste, qu’il voit comme une belle occasion pour les jeunes musiciens de jouer la musique de chez eux: «Même s’ils s'en iront ailleurs après, il faut qu’ils connaissent ça.C’est notre pays, c’est notre culture!» Les activités de l’orchestre comportent également un volet de «concerts pop» (du classique en première partie, un chanteur accompagné en seconde) destinés à attirer un plus vaste public.Ces concerts auront lieu cette année dans les Maritimes avec Lina Boudreau.Chaque saison le programme de l’orchestre débute avec la : ORCHESTRE DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE Jean-Philippe Tremblay, le jeune chef de l’Orchestre de la Francophonie canadienne.fpstivnl JORFORD création d’une œuvre d’un compositeur canadien.Mais 2004 semble être un millésime tout particulier aux yeux de Jean-Philippe Tremblay, avec la composition de Julien Bilodeau, Myriades (Quasi concerto pour orchestre à l’occasion du 400' anniversaire de l’Acadie).«J’avais assisté à la création d’une œuvre de Julien Bilodeau l’an passé au Conservatoire.Cela s’appelait La Célébration des meurtriers.On entendait tout de suite un talent extraordinaire avec un langage particulier.Julien est allé à Paris cette année, pour étudier avec Stockhausen, mais on s’est reparlé fréquemment.Quand l’œuvre est arrivée j’ai eu une surprise: on s’attendait à 9 ou 10 minutes de musique et on s’est retrouvé avec une pièce imposante de 17 à 18 minutes, presque un concerto pour orchestre.» Jean-Philippe Tremblay parle avec enthousiasme de la virtuosité, de la difficulté extrême et de la beauté de la section centrale de Myriades, dont la préparation a amené la suppression d’une œuvre du Danois Poul Ruders du programme prévu: «On s’est engagé à présenter l’œuvre de Julien Bilodeau, on l’a montée le mieux possible et, pour ce faire, je lui ai alloué le temps de répétition prévu pour Ruders.» Car le temp?de répétition n’est pas infini: «A l’OFC, on fait le double de services d’un orchestre professionnel, c’est tout, car on ne veut pas que les jeunes aient le sentiment, acquis à l’université, qu’on a trois mois pour monter un programme!» Myriades de Bilodeau figurera évidemment au programme du Domaine Forget, dans le concert du samedi, mais aussi, le dimanche, lors des deux lectures publiques gratuites (dimanche à llh et 16h30).Plusieurs partitions seront travaillées par l’OFC et analysées pour le public en présence des compositeurs.Jean-Philippe Tremblay s’est assuré de la participation de R.Murray Schafer dont il présentera Adieu, Robert Schumann.L’œuvre de Denis Bouliane initialement prévue sera remplacée par une composition de Pierre Mercure.Julien Bilodeau et Olivier Larue seront présents.Le public pourra prendre place au-dessus de la scène de la salle Françoys-Ber-nier lors des répétitions et voir la partition projetée sur un grand écran situé derrière le podium du chef d’orchestre.La diversité des courants de la musique canadienne sera par ailleurs illustrée par des conférences, et notamment celle de la musicologue Sarah Ouellet, une Histoire abrégée de la musique canadienne.Cette partie didactique a été organisée en étroite collaboration avec le Centre de la musique canadienne et des postes d’écoute permettront aux visiteurs d’entendre divers exemples de compositions: «Cela pourrait durer deux semaines!», s’exclame l’enthousiaste Jean-Philippe Tremblay.En marge des découvertes que le chef nous promet, le mélomane sera sans doute aussi curieux d’entendre en concert Jean-Philippe Tremblay diriger la 7 Symphonie de Dvorâk, sa préférée dans le répertoire du compositeur dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la disparition.Si le résultat est au niveau de la 5' Symphonie de Tchaikovski l’an passé, cela promet! ORCHESTRE DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE Direction: Jean-Philippe Tremblay Lundi 26 juillet 20h.Basilique Notre-Dame.Œuvres de Jtdien Bilodeau, Camille Saint-Saëns, Franz Waxman et Antonin Dvorak.Soliste: Jonathan Crow.Concert gratuit (redonné le 3 août à Rivière CCI LE DEVOIR fur» Commun* «fk>n* Québec SS ¦ ^ ¦ Gouvernement Government ¦ W1 du Canada of Canada t f >| Hv « a—a 7 26$ Soiréa 28$ MERCREDI 28 JUILLET Les Solistes Timothy Eddy, violoncelle Oeuvres de BACH JEUDI 29 JUILLET Les Jeudis Jazz Industrielle Alliance Soledad, tango nuevo VENDREDI 30 JUILLET Les Solistes Régis Pasquier, violon Jean-Claude Pennetier, piano Oeuvres de SCHUBERT.PROKOFIEV et BEETHOVEN SAMEDI 31 JUILLET Les Découvertes Orchestre de la Francophonie canadienne Direction Jean-Philippe Tremblay Soliste : François Rabbath, contrebasse Oeuvres de Julien Bilodeau, Frank Proto, Poul Ruders et Anton Dvorak DIMANCHE 1*AOÛT Gratuit-dès 9h00 Colloque sur la musique canadienne Conférences sur la musique canadienne et démonstrations-concerts de l’Orchestre de la Francophonie canadienne Direction : Jean-Philippe Tremblay Oeuvres de LARUE, MERCURE.BILODEAU et SHAFER LES BRUNCHES-MUSIQUE Tous les dimanches de 1 lh00 é 14h00 l-soOl Jssn-Frincols Hsmtl.guitwe, M son trio.PRIX: i adultes 27,50 S enfants de 6 4 12 ans 12,75$ enfants de moins de 6 ans GRATUIT tes taxes et le service sont inclus.(418) 452-3535 ou 1-888-QFORQET (336-7438) a LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 JUILLET 2001 OUTREMONT 1248 rue Bernard Ouest (514) 495 9944 www.theatreoutremont.c4 Mt.V VUE DE L'EST * CM* üg»è* Canada (Québec).2004.52 min.jG) uwaaiwiwiniM Tl am o II \J 111.%aj eMfC e n t r i s HOR At RES S14 847 2206 WWW.IX-CiNTRIt.COM Fabrice Luchini, musicien du silence Le comédien français est la vedette du nouveau film de Patrice Lecomte.En entrevue, il évoque ce rôle surprenant et son envie de venir jouer au Québec.SÉBASTIEN BARANGÉ On a déjà envie de lui demander de ne jamais s’arrêter, de continuer de parler, encore.De parler de ce nouveau film de Patrice Lecomte, mais aussi de Céline, de La Fontaine, de Baudelaire.Il nous avait montré qu’il pouvait être une voix, un verbe; on découvre qu’il est aussi de magnifiques silences.C’est d’ailleurs ce qui surprend le plus de ce rôle dans Confidences trop intimes, de Patrice Lecomte: découvrir Fabrice Luchini tout en retenue, en sobriété.«C’est pareil de jouer quelqu'un qui parle très peu que de jouer quelqu’un qui parle beaucoup; ce qu’il faut, c’est trouver la note», confie d’entrée le comédien.Il montre et dit effectivement beaucoup de cet amour naissant pour Anna (sublime Sandrine Bon-naire) qui, se trompant de porte, se confie finalement à un conseiller financier plutôt qu’au psychanalyste voisin.Découvrant leur méprise commune, Anna et William décident tout de même de poursuivre leurs rencontres discrètes et même parfois muettes.«C’est une partition sur le non-dit, il fallait être mystérieux sans être opaque», souligne un Luchini avare de confidences sur la naissance de ce personnage.«Vous savez, c’est très délicat de commenter son propre travail.Les acteurs disent toujours que le film était merveilleux, mais on ne leur demande pas défaire un travail analytique de critique, affirme Luchini avant de nuancer.Vous pensiez que j’étais incapable de gravité et de profondeur sentimentale; non, il n’y avait pas que le Fabrice Luchini sur un plateau de télévision en train de faire le clown!» Effectivement, il est profond et grave parfois.Il ne fait pas le clown, mais nous fait sourire et même rire.Silencieux, il n’est pas ennuyeux.Un rôle, une interprétation qui nous surprennent et nous séduisent.«Ça ne se refuse pas, le rôle d’un homme qui écoute; pour un comédien, il n’y a rien de mieux que de jouer beaucoup de couleurs alors que le rôle est apparemment muet.» Lecomte a filmé le mystère d’un amour né d’un quiproquo et d’un mensonge.«Ce film ne demandait pas de bien jouer ou de mal jouer, il demandait d’être», ajoute Fabrice Luchini, visiblement pressé de parler d’autre chose.«Le verbiage des acteurs ne m’intéresse pas; donc moi, en premier lieu, je ne m’intéresse pas quand je parle.» Alors, diversion.«J’ai une affection, une accointance avec le Canada.Il y a toujours, à la fin de mes spectacles, des Canadiens qui viennent me dire: quand «Ce film ne demandait pas de bien jouer ou de mal jouer, il demandait d’être» est
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