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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-09-15, Collections de BAnQ.

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BOLIVIE: LE GOUVERNEUR D’UNE RÉGION REBELLE TRAQUÉ Page B 1 www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Vol.X € I X N " 2 0 9 ?LE LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 1 $ + T a x k s = 1.25 $ ÉUSSIR SA VIE JACQUES NADEAU LE DEVOIR De jeunes membres de la famille Paré s’adonnant à la lecture au parc Rosemont, à Montréal Des adolescents au savoir éclaté L’impression d’un appauvrissement de la culture générale reste vive au Québec CLA1RANDRÉE CAUCHY Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur.Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux.Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois.Ceux d’aujourd’hui seront incapables de maintenir notre culture.» La citation percutante lait écho à plusieurs tirades entendues récemment Mais voilà, on a pu la lire sur une poterie découverte dans les ruines de Babylone datant d’environ trois millénaires avant notre ère.L’angoisse des adultes envers ceux qui les suivent n’est pas propre à notre époque! L’impression d’un appauvrissement de la culture générale est néanmoins encore bien vive chez les Québécois, en dépit d’un accroissement notable de la scolarisation depuis la Révolution tranquille.Près de la moitié (49 %) d’entre eux estiment que le niveau de connaissances et de culture générale s’est détérioré au cours des dernières décennies, selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir.Ils sont presque autant à penser le contraire: 30 % disent que le niveau s’est amélioré et 17 % ne voient pas de différence notable.L’évolution des technologies de l’information, l’accélération de la production des connaissances et l'émergence d’une culture populaire largement répercutée dans les médias incitent à renouveler la réflexion en des termes contemporains.Réussir son éducation en cette époque de bouleversements so- ciaux constitue un défi aux multiples visages.Le piège Internet Aux Etats-Unis, où le taux de pénétration des technologies de l'information et des communications (UC) atteint des sommets encore mégalés chez nous, on s’inquiète des effets de cette révolution technologique.Professeur de littérature anglaise à l’Université Emory, à Atlanta, Mark Bauerlein a publié récemment un essai au titre choc — The Dumbest Generation (traduction libre: La génération la plus ignorante) — qui porte sur les moins de 30 ans ayant grandi à l’ère numérique.On y dépeint une génération refermée sur VOIR PAGE A 8: SAVOIR Les Québécois s’inquiètent de la qualité de l’enseignement ¦ Les formations professionnelle et technique reprennent du lustre > pages A 4 et A 5 RICHARD CARSON REUTERS TEXAS Ike a semé la désolation, mais n’aurait fait que quelques victimes À lire en page B 2 INDEX Annonces.B 4 idées.A 7 Avis publics.B 6 Météo.B 4 Convergence.B 7 Monde.B 1 Culture.B 8 Mots croisés.B 6 Décès.B 4 Religions.B 6 Économie .B 3 Sudoku.B 5 Éditorial .A 6 Télévision.B 7 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Suzanne Clément a reçu hier soir le prix Gémeaux de la meilleure interprète dans une comédie (Les Hauts et les Bas de Sophie Faquin), et Laurence Lebœuf, celui de la meilleure comédienne dans une série dramatique (Les Lavigueur).Les 23e8 prix Gémeaux Le gros lot aux Lavigueur Neuf récompenses à la meilleure série de l’année PAUL CAUCHON La logique a été respectée: Les Lavigueur, la vraie histoire, qui avait reçu 15 mises en nomination en prévision du Gala des prix Gémeaux d'hier, a finalement été l’émission la plus titrée, avec neuf prix Gémeaux, dont celui de la série de l’année.Doublé également pour les prix d’interprétation, alors que Pierre Verville et Laurence Lebœuf, de la même émission, ont reçu chacun le prix d’interprétation pour un premier rôle dans une catégorie dramatique.Avec près de 90 trophées à décerner, le Gala des prix Gémeaux s’est déroulé en trois temps cette année.D’abord, un gala des artisans mercredi soir, puis «l’avant-première» qui se tenait hier en après-midi, et le gala télévisé de la soirée présenté par Véronique Cloutier, sur Radio-Canada.VOIR PAGE A 8: GÉMEAUX Mulcair hanté par son passé de ministre Il a torpillé une aide d’Hydro-Québec à la lutte contre les changements climatiques ALEC CASTONGUAY Le député du NPD, Thomas Mulcair, a torpillé une importante contribution que devait verser Hydro-Qué-bec pour lutter contre les changements climatiques alors qu’il était ministre de l’Environnement du Québec.Une série de documents obtenus par Le Devoir montre clairement que M.Muclair s’est ingéré en 2006 dans les affaires d’Hy-dn>Québec pour empêcher le versement d’une subvention de deux millions de dollars destinée au Centre québécois d’actions sur les Thomas changements climatiques.Mulcair Ces révélations pourraient avoir une importance dans la campagne électorale qui bat son plein, alors que le NPD, et particulièrement Thomas Mulcair, joue la carte environnementale pour attirer des votes.VOIR PAGE A 8: MULCAIR ¦ La chronique de Manon Comellier, page A 2 ¦ Un portrait de la région de Québec, page A 2 ¦ Denis Coderre lance sa campagne, page A 3 ¦ L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page A 6 L’ENREVUE Élargir le rôle de l’État en santé Mère de la Loi canadienne sur la santé, Monique Bégin rejette le discours en vogue À l’occasion de la campagne électorale fédérale, des voix réclament, en faveur du privé, une révision de la Loi canadienne sur la santé de 1984 qui garantit à tout citoyen l’accès universel et gratuit aux soins.Les discours et les actes favorables à une plus large place au privé se multiplient.La mère de cette loi, Monique Bégin, juge au contraire que le financement public et l’accès universel aux soins doivent non seulement être maintenus, mais élargis.JACINTHE TREMBLAY En 2005, Monique Bégin venait à peine d’aniorcer sa «première retraite»* en prenant des cours ditalien à Florence quand elle a reçu une invitation à siéger au sein de la Commission des déterminants sociaux de la santé créée un an plus tôt par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Mandat: redéfinir la notion de santé et, par conséquent proposer de nouvelles priorités d’action pour l’OMS et ses pays membres.VOIR PAGE A 8: BÉGIN Monique Bégin ¦ ‘ ‘ *1 f ; M y Toutes les musiques, un seul espace.100,7 Rorüo-Canoüa.cn/radlo * 77831302380038 LE DEVOIR, LE LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 ELECTIONS FEDERALES Entre l’arbre et l’écorce • Manon 1 CORNELLIER Depuis que le gouvernement Harper a fait adopter une motion reconnaissant que «les Québécoises et les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni», le Bloc québécois répète qu’il faut traduire ce geste symbolique important en gestes concrets.Le parti souverainiste a donc présenté des projets de loi pour assujettir les entreprises québécoises sous juridiction fédérale à la loi 101, soustraire le Québec à la Loi sur le multiculturalisme ou encore pour lui donner la maîtrise d'œuvre en matière de télécommunications.L’adoption de la motion sur la reconnaissance de la nation québécoise en novembre 2006 ne figurait pas dans le plan de match des conservateurs.L’idée a été lancée par le camp de Michael Ignatieff dans le cadre de la course à la direction du Parti libéral du Canada Le Bloc a alors tenté d’embarrasser les libéraux divisés et, par ricochet, les conservateurs en présentant aux Communes une motion sur le sujet II n’avait cependant pas prévu que Stephen Harper prendrait la balle au bond et présenterait sa propre résolution.Presque deux ans plus tard, plus personne, à part les bloquistes, ne se soucie de la manière.Tout ce qui compte est le résultat et qui l’a obtenu.Et aujourd'hui, c’est Stephen Harper qui s’en sert pour dire aux Québécois qu’il les comprend et pour prétendre que le Bloc a perdu toute utilité.La semaine dernière, le chef bloquiste a voulu reprendre l’initiative en faisant monter les enchères.D s’est servi d’une demande du chef adéquiste Mario Dumont, l’allié des conservateurs, pour refaire pression sur Stephen Harper.M.Dumont veut que l’on enchâsse la reconnaissance de la nation québécoise dans la Constitution?Gilles Duceppe est bien d’accord.Et comme Stephen Harper ne veut pas entendre parler de négociations constitutionnelles, ce sera le Bloc qui servira de relais à l’ADQ.?A court terme, cela permet à M.Duceppe de souligner les divergences qui existent entre MM.Harper et Dumont et de montrer que ce dernier se trompe de cheval.Il espère aussi mettre en lumière les limites du fédéralisme d’ouverture et la persistance de l’impasse constitutionnelle tout en forçant Stephen Harper à se prononcer.Si ce dernier relevait le défi constitutionnel, au risque de soulever un tollé dans le reste du pays, Gilles Duceppe crierait victoire.(Mais à long terme, en serait-ce vraiment une pour sa cause?) En revanche, s’il refusait, le chef bloquiste pourrait s’en servir pour dire que la reconnaissance de la nation québécoise manquait de sincérité.M.Duceppe croit peut-être sortir gagnant, peu importe la réponse, mais un refus ou une esquive suffirait-il vraiment à ramener au bercail les bloquistes qui flirtent actuellement avec les conservateurs?Rien n’est moins sûr, surtout si la réplique n’a pas l’allure d’un affront.La question nationale n’est pas au cœur de la campagne, du moins jusqu’à présent.La manœuvre de M.Duceppe cherche évidemment à changer cet état de fait, mais sans échéance référendaire à l’horizon, les électeurs ont d’autres soucis en tête.?Se porter à la défense des intérêts du Québec et des consensus de l’Assemblée nationale est une mission naturelle pour le Bloc, mais elle a ses effets pervers.Pendant des années, le BQ fut le seul parti à dénoncer le déséquilibre fiscal, mais le consensus autour de cet enjeu est devenu trop fort pour que les autres partis, à part le FIX, persistent à le nier.Stephen Harper a aussi compris qu’il ne devait plus laisser au Bloc l’exclusivité de ce dossier s’il voulait percer au Québec.Il a promis de s’en occuper et, en 2006, il a percé au Québec.Puis, une fois au pouvoir, il a résolu le problème, du moins en partie.Mais que l’affaire ait été réglée en totalité ou en partie, le résultat pour le Bloc est le même.Il a perdu un de ses principaux chevaux de bataille en ces temps de sommeil référendaire.Gilles Duceppe a toujours dit qu’il ferait passer les intérêts du Québec avant ceux de son parti et qu’en attendant de faire la souveraineté, cela signifiait se battre pour ce que la province exige d’une seule voix.Cela n’est pas sans lui poser un dilemme cependant S’il a gain de cause, il perd des arguments en faveur de son objectif fondamental, mais s’il arrête de prendre le relais des demandes de Québec, il confirme son inutilité pour les fédéralistes mous qui le soutiennent.Il ne peut pas plier bagage pour autant, car cela laisserait tout le plancher aux fédéralistes québécois.Or, le Bloc est né pour éviter, dans le cas d’un vote favorable à la souveraineté, une répétition de ce qui s’est produit en 1982.L’Assemblée nationale s’était opposée au rapatriement de la Constitution, mais la députation québécoise à Ottawa, entièrement fédéraliste, avait acquiescé.Si le Non l’avait emporté avec une bonne marge en 1995, le Bloc aurait pour ainsi dire disparu.C’est le rêve de la prochaine fois qui a motivé presque tous ses députés à rester.Mais plus cette prochaine fois tarde, plus l’espace entre l’arbre et l’écorce rétrécit pour le Bloc, inconiellieria ledevoir.com i iti s'ni > m h i i ^ T !»' */ #) t i;,i * u i « fc ) i, lap ju« « i3oïii II».,1 I .* i ui » « If J I | i: t * i 'i t >r i lh i * * i»Jl t t î P(l d fllllifeÿ MATHIEU BÉLANGERS REUTERS La Calgary du Québec ¦-•rur*- I •; a a rr ’A1» ¦ î» H ' 'W> atw* La région de la Vieille Capitale est bleue partout D’une région à l’autre, les batailles seront féroces au Québec entre les principaux partis politiques.D’ici au scrutin du 14 octobre, Le Devoir vous présente un portrait des enjeux et des forces en présence dans plusieurs régions.Aujourd’hui: la ville de Québec et ses environs.HÉLÈNE BUZZETTI Québec — Bleue.Québec, la ville et sa banlieue, est bleue.D’un bout à l’autre.Parfois pâle, parfois foncé, mais toujours de la couleur du ciel.Kouge?Orange?Vert?Il faudra repasser plus tard.Peut-être.Avec ses mille chantiers et une économie dopée par son 400e anniversaire, cette petite Calgary québécoise semble avoir définitivement tourné le dos au Parti libéral du Canada.Un peu comme l’Alberta.C’est ce qui frappe lorsque l’on sillonne les huit circonscriptions formant la grande région de Québec en ce début de campagne électorale fédérale.On n’y voit que les pancartes électorales du Bloc québécois et du Parti conservateur.Les affiches libérales sont absentes totalement, tout comme celles du NPD et du Parti vert d’ailleurs.La grosse machine libérale n’est pas au rendez-vous cette fois non plus.«On est tout seuls sur le terrain», lance Jacques Chabot, organisateur politique pour le Parti québécois et le Bloc québécois.«On ne voit personne!» En effet, la campagne a bien mal commencé pour le Parti libéral dans la région.Son candidat dans Québec, Simon Bédard, a dû démissionner pour cause de propos incendiaires au sujet des Mohawks de Kane-satake.Le nouveau candidat n’était pas encore choisi hier au moment d’écrire ces lignes.Résultat la formation de Stéphane Dion a perdu une bonne semaine de campagne.«Il nous a rendu service en réitérant ses propos», explique un organisateur libéral influent de Québec désireux de rester dans l’ombre.«Là, ça devenait clair.On n’avait Pas le choix de s’en débarrasser.Au contraire, s’il avait renié ses propos tenus il y a près de 20 ans, ça aurait été plus délicat il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée.» M.Bédard était animateur de radio lorsqu’il avait suggéré que l’armée rentre dans la réserve pendant la crise d’Oka et nettoie la place, quitte à ce qu’il y ait «50,100,125 morts».Le départ de M.Bédard a probablement fait plus mal.à Christiane Gagnon, la bloquiste qui détient la circonscription, la seule à avoir résisté à l’hécatombe de 2006.Dans une ville qui se délecte de la radio-poubelle, Simon Bédard aurait pu ravir des votes à la candidate conservatrice et ainsi rendre la victoire plus facile à Mme Gagnon.Pour les libéraux qui cherchent à accéder au pouvoir, un siège bloquiste est à tout le moins un siège en moins pour Stephen Harper.Loin des micros, cet organisateur libéral l’admet: son parti espère au mieux ravir Louis-Hébert avec son candidat Jean Beaupré.Avocat, M.Beaupré fait partie d’une multitude de conseils d’administration.Pourtant, il n’a pas encore de local électoral.tout comme son collègue de Beauport-Iimoilou, Yves Picard.Il faut dire que l’élection partielle provinciale en cours dans Jean-Talon, pour faire entrer le ministre de la Santé Yves Bolduc à l’Assemblée nationale, draine les ressources.Et contrairement à la croyance populaire, tous les organisateurs libéraux provinciaux ne m ^ MATHIEU BÉLANGER REUTERS Le premier ministre Stephen Harper a accordé beaucoup d’attention à Québec dans les derniers mois.Il a lancé sa campagne dans la Vieille Capitale, qu’il avait aussi visitée lors du Carnaval.sont pas conservateurs au fédéral.L’objectif du Parti conservateur à Québec est justement de remporter Québec, le seul siège lui ayant échappé en 2006 (puisqu’il a choisi de laisser le champ libre au controversé animateur de radio André Arthur dans Portneuf).Pour cela, ils misent sur Myriam Taschereau, une femme dynamique bien au fait de la joute politique.Elle était jusqu’à avant le déclenchement de l’élection une employée du Parti conservateur, s’occupant de l’organisation électorale du parti dans les régions du Québec.Elle a travaillé à faire élire Maxime Bernier en Beauce et a déjà été attachée politique du député adéquiste Janvier Grondin (Beauce Nord).Sûre d’elle, Mme Taschereau s’est attiré quelques railleries en déclarant que l’élection serait «facile».«Je voulais dire que faire la campagne serait facile, pas la gagner», rectifie-t-elle au Devoir.Le parti lui avait déjà demandé d’être candidate dans le passé, mais étant chef d’une famille monoparentale, elle avait refusé.«Lorsqu’on m’a demandé cette fois-ci, j’ai commencé par dire non, par habitude.Mon fils m'a dit: "maman, tu n’as plus aucune raison de dire non.J’entre en Ire secondaire et mon père revient vivre à Québec.” [.] C’est une décision que nous avons prise ensemble», dit-elle de son fils de 12 ans.Des conservateurs ont déclaré à la blague à un journaliste de la région, sous le couvert de l’anonymat bien sûr, que la dame, dégourdie et de belle apparence, était une autre Josée Verner: susceptible de faire tourner les têtes avec sa photo sur les affiches.«Elle est jolie, et les médias vont se l’arracher!» Christiane Gagnon entend lui livrer une chaude lutte.Elle en est à sa sixième élection et avait récolté en 2006 une avance confortable de 6000 voix.«J’entends des choses que je n 'entendais pas il y a un an.A l'époque, les gens voulaient laisser au nouveau gouvernement le temps de faire ses preuves.Là, les conservateurs ont un bilan, et j’entends les gens dire qu 'ils n ’ont pas le goût de les suivre.(.] Les députés conservateurs ont été absents, muets dans la région.» De fait, le Parti conservateur n’a pas gagné la partie pour autant à Québec.Si la réélection de Josée Verner (Louis-Saint-Laurent), Jacques Gourde (Lotbi-nièreXhutes-d(Ma-Chaudière) et Steven Blaney (Lé- vis-Bellechasse) paraît assurée tellement leurs majorités de 2006 étaient confortables, il lui faudra se battre pour conserver les trois autres sièges: Beau-port-Limoilou (Sylvie Boucher, 820 voix de majorité), Louis-Hébert (Luc Harvey, 231 voix) et dans une moindre mesure Charlesbourg (Daniel Petit, 1372 voix).Sans surprise, ce sont ces trois sièges que lorgne le Bloc québécois.Le parti de Gilles Duceppe mise sur Éléonore Mainguy pour ramener Beauport-Iimoilou dans le giron souverainiste.Eléonore Mainguy s’est fait connaître en passant par le plateau de la populaire émission Tout le monde en parle.Auteure de l’ouvrage Les jeux sont faits, confidences d'une ex-croupière, elle y dénonce les casinos d’Etat devenus des manufactures à dépendance.Elle y décrit la dépendance à laquelle elle assistait — et participait — quotidiennement au casino de Charlevoix.Le personnage colle bien à la circonscription: Beauport-Limoilou, une des plus pauvres du Canada, abrite un hippodrome, et la dépendance au jeu y est fréquente.Il y a cependant un hic: Mme Mainguy a accouché.dimanche dernier, le jour du déclenchement des élections.Encore vendredi, son local électoral était vide.Mme Mainguy a été choisie en juin, alors qu’elle était enceinte d’énviron six mois.«On s’attendait à ce que l’élection soit en octobre 2009, comme le prévoit la loi, explique un de ses organisateurs, Serge Châteauvert L’enfant aurait eu un an et demi.On a été surpris.» «Je serai disponible par téléphone», explique en entrevue la jeune mère allaitante.Elle dit compter sur une équipe de 200 bénévoles pour faire le porte-à-por-te à sa place.«Ça fait des mois que je rencontre les intervenants du milieu.Les conservateurs n’ont pas encore gagné les cœurs des gens de Beauport-Limoilou.» Son adversaire, la députée Sylvie Boucher, reconnaît qu’elle fait caihpagne différemment.De son propre aveu, elle avait été la première surprise de gagner en 2006.«On ne fait pas la même campagne qu'en 2006.Là, j’ai une équipe, j’ai des bénévoles.» La dernière fois, elle n’avait pu compter que sur ses deux filles, son ex-mari et sa mère vieillissante.Dans Louis-Hébert, le candidat bloquiste a été choisi mercredi soir, au terme d’une investiture opposant deux jeunes candidats.Pascal-Pierre Paillé l’a emporté par une poignée de votes seulement, laissant beaucoup d’amertume dans le camp adverse.L’expérience politique et la notoriété du jeune Paillé sont limitées.Luc Harvey n’en tire pas de conclusion.«Lorsque je me suis présenté la dernière fois, j’étais à 4% dans les sondages et j’ai fini député.J’ai appris à me montrer extrêmement respectueux et à ne pas pécher par excès de confiance.» Le Devoir Québec en chiffres ¦ Population : 500 000 ¦ Superficie : 454 km2 ¦ 8 circonscriptions en jeu ¦ 6 conservateurs il 1 bloquiste M 1 indépendant (André Arthur) Le PLC, le NPD et les Verts sont totalement absents du paysage LE fWHEFS -> www.forumdeschefs.ca DIRECT A À VOUS LA PAROLE, POSEZ VOS QUESTIONS Radio-Canada.ca U’i-n.-lilhi-m i f LE DEVOIR, LE LUNDI 15 SEPTEMBRE 2 0 0 8 ELECTIONS F Harper gère une «franchise républicaine», dit Coderre KATHLEEN LEVESQUE Le député libéral de Bourassa, Denis Coderre, a lancé officiel-lement hier sa campagne en tombant à bras raccourcis sur le chef conservateur, accusant ce dernier de se comporter comme «un gérant de la franchise du Parti républicain».Devant quelque 300 personnes venues soutenir sa candidature, M.Coderre a multiplié les exemples de décisions du gouvernement de Stephen Harper qui vont à l’encontre de la réputation du Canada et qui pourraient forcer le pays à reculer et à revivre la Grande Noirceur.«Il y a toujours ben un maudit boutte un moment donné!», a lancé le coloré député.Dans le domaine culturel, M.Coderre a rappelé les récentes compressions qui touchent les artistes ainsi que la censure au cinéma.D a dit s’inquiéter que le Parti conservateur veuille un apport étranger plus important en matière d’inves-tisspments dans l’industrie culturelle.A demi-mots, il a laissé entendre que Stephen Harper voulait vendre «notre fierté, nos ondes, notre indus- n’a qu’une bande de plantes vertes comme ministres», at-J laissé tomber.En somme, pour le député de Bourassa, la population ne peut pas confier la protection de la culture et des valeurs canadiennes à Stephen Harper, «si on veut autre chose qu’un gérant de la franchise du Parti républicain».Devant les journalistes, M.Coderre s’est justifié de répondre par des invectives aux publicités négatives des conservateurs.«De temps en temps, il faut lever le ton pour s’assurer qu’on parle des vraies affaires.» Entouré d’une quinzaine de collègues députés et sénateurs ainsi que des candidats libéraux, M.Coderre a prononcé un discours dans plusieurs langues, afin de bien appuyer sur ses liens avec les différentes communaqtés qui forment sa circonscription.A chaque fois, ses quelques phrases en italien, en créole, en espagnol, en anglais et en arabe, ont charmé les sympathisants réunis pour l’occasion.La députée et ministre du gouvernement de Jean Charest, Line Beauchamp, a pris la parole pour vanter le talent de son ami à «ndlier tout le monde».C’est par «De temps en temps, il faut lever le ton pour s’assurer qu’on parle des vraies affaires», estime le député de Bourassa trie» aux étrangers.Il a fait valoir que la population ne se laissera pas berner par les «quelques notes de piano» jouées par M.Harper ces derniers jours.De la même façon, le député a fait valoir que la promesse d’abaisser le prix du diesel de 2 ê la veille d’une nouvelle flambée des prix de l’essence démontrait un manque de sensibilité du chef conservateur à l’endroit de la classe moyenne.Or, la qualité de vie est au centre de la présente campagne, a affirmé M.Coderre.«M.Harper fait les gorges chaudes sur des baisses de TPS, mais, pendant ce temps-là, il vous a appauvris», a-t-il souligné.Quant au côté vert de Stephen Harper, il est bien pâle, selon Denis Coderre.«La seule contribution environnementale de M.Harper, c’est qu’il ailleurs le thème qu’a mis en avant hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe qui faisait campagne à Montréal et Laval.D a lancé un appel aux Québécois de toute allégeance politique qui souhaitent empêcher les conservateurs d’obtenir une majorité.Aux électeurs tentés par les convictions sociales du NPD, par les positions environnementales du Parti vert ou par celles du Part libéral, «on va vous démontrer qu’il y a une place pour vous au Bloc québécois», a dit M.Duceppe.Comme il Ta fait depuis une semaine, le chef bloquiste a vilipendé Stephen Harper qui incarne, selon lui, une menace contre les valeurs de justice sociale.«On voit bien que l’ouverture des conservateurs envers le Québec n’était qu’une coquille vide», a-t-il répété.Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR En complet trois pièces, le libéral Denis Coderre a lancé en grande pompe sa campagne électorale hier à Montréal-Nord.Les ondes prises d’assaut SYLVAIN LAROCQUE La reconnaissance du Québec comme nation par la Chambre des communes est au cœur des nouvelles publicités télévisées que le Parti conservateur et le Bloc québécois ont lancées en fin de semaine.Dans le message conservateur, dévoilé hier, un homme accoudé à un enclos à chevaux affirme qu’««M parti a reconnu la nation québécoise, et ce n’est pas le Bloc».Comme s’il avait anticipé la charge des conservateurs, le Bloc jouait sur le même thème dès vendredi, dans une publicité mettant en vedette un mime qui reçoit un cadeau imaginaire.«Le gouvernement de Stephen Harper a prétendu reconnaître la nation québécoise, dit une voix hors champ.Quel beau cadeau! Mais quand on l’a déballé, rien.Rien sur la langue, rien sur tout ce qui est essentiel pour nous au Québec.» De leur côté, les libéraux répondent aux attaques incessantes des conservateurs, qui prétendent que Stéphane Dion est un chef faible.«Les conservateurs disent que Stephen Harper est un grand leader», lance une jeune femme dans le message, dévoilé samedi soir.«Allô?» ajoute-J-elle en écar-quillant les yeux, ironique.Des acteurs viennent ensuite soutenir que le gouvernement conservateur ne fait que «suivre la politique de George Bush en matière d’environnement», «ramener la censure dans notre cinéma» et confier le ministère des Affaires étrangères «à un amateur», en faisant référence à Maxime Bernier, qui a démissionné de son poste en mai après avoir laissé des documents secrets chez son ancienne conjointe.«Le vrai grand leader, c’est Stéphane Dion», conclut la publicité.Dans un autre message, les libéraux assurent que M.Dion «ne pense pas à son pouvoir personnel» et qu’il «alimente l’espoir, pas la peur», laissant entendre que M.Harper ne peut en dire autant.Dans leur publicité, les conservateurs se vantent par ailleurs d’avoir lutté contre la «corruption», réglé le déséquilibre fiscal et «posé un geste concret pour aider les familles», contrairement au Bloc.La Presse canadienne Une semaine en promesses Parti libéral ¦ Relancer le registre des armes à feu et interdire les armes d’assaut militaires ¦ Ressusciter le Programme de contestation judiciaire et doubler son financement (6 millions par année) ¦ Mettre sur pied un programme d’appui aux rénovations domiciliaires pour réduire la dépendance énergétique, dont des hypothèques vertes sans intérêt de 10 000 $ pour changer de mode d’approvisionnement (575 millions en 4 ans) ¦ Intensifier la lutte contre le dendroctone du pin en Colombie-Britaijnique (250 millions) ¦ Eliminer les listes d’attente en immigration et défaire la réforme conservatrice (8(X) millions) ¦ Renforcer la sécurité alimentaire (50 millions) Parti conservateur ¦ Réduire de 2 C le litre la taxe d’accise sur le diesel d'ici quatre ans (600 millions) ¦ Retrait définitif des troupes d’Afghanistan ¦ Réduire la taxation des petites entreprises (220 millions) ¦ Offrir une allocation aux anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale des pays du Commonwealth, mais habitant au Canada depuis 10 ans ou plus (non chiffrée) NPD ¦ Stratégie pour préserver les emplois dans le secteur manufacturier, incluant la création de 40 000 emplois, la nomination d’un commissaire à l’emploi pour enquêter sur les fermetures d’usines ou encore changer les règles sur le commerce international (2 milliards par année) ¦ Plafonner les taux d’intérêt sur les cartes de crédit, interdire les frais aux guichets automatiques, éliminer les frais cachés des banques et des entreprises en téléphonie ¦ Investir dans le transport en commun (1 milliard par an) ¦ Rétablir les ententes particulières avec Terre-Neuve sur le partage des revenus pétroliers et la péréquation (évaluation de 10 milliards en 12 ans) ¦ Abolition de réductions d’impôts aux entreprises (+ 20 milliards) Bloc québécois ¦ Elargir l’application de la loi 101 aux entreprises relevant du fédéral (banque, aviation, etc.) ¦ Mettre en place un programme d’achats gouvernementaux locaux ¦ Progranune de garanties de prêts aux entreprises en difficulté Compilation réalisée par Hélène Buzzetti Le Forum des chefs Quatre entreprises de presse en ligne, Radio-Canada.ca, Le Devoir.com, L’actualité.com et cy-berpresse.ca, unissent leurs efforts le temps de la campagne électorale fédérale pour créer un nouvel espace Web ponctuel nommé ForumdesChefs.ca.Produit en vidéo pour le Web, ce forum des chefs a été conçu dans le but spécifique et restreint de donner la parole aux chefs des cinq plus importantes formations politiques et aux internautes qui souhaitent leur poser des questions ou réagir à leurs réponses.Le site est prêt à recevoir dès maintenant les questions des internautes qui ont jusqu’au 5 octobre pour s’exécuter par écrit ou sous forme d’un enregistrement audio ou vidéo, selon le matériel dont ils disposent Au cours des prochains jours, Stephen Harper, Stéphane Dion, Gilles Duceppe, Jack Layton et Elizabeth May seront invités à répondre aux questions qui auront été rassemblées par l’animateur de Radio-Canada Daniel Lessard.Le consortium des médias espère que leur regroupement ponctuel, commercialement désintéressé, incitera les chefs à répondre positivement à leur invitation d’entrevue en ligne dont le but est de permettre aux internautes francophones de partout au pays d’avoir accès directement à ceux qui veulent les représenter à Ottawa.A la suite de ces entrevues en webdiffusion directe dont les dates CBZXSR UDUW .CitMffi* Mm», m Sâ» h» flw a» restent à confirmer, la journaliste Sophie-Hélène Lebeuf recevra les commentaires des internautes et sera modératrice.Par ailleurs, les chroniqueurs Chantal Hébert Manon Comellier, Michel C.Auger et Vincent Maris-sal feront aussi connaître leurs réactions et leurs analyses à chaud sous forme de carnets écrits ou de vidéos qui seront accessibles à la fois sur le site du forum et sur celui de leur salle de presse respective.Les internautes pourront aussi réagir aux commentaires de ces analystes, et ce, tout au long de la campagne, que ce soit sur le site du Forum ou sur celui de leur entreprise.Les lecteurs du Devoir sont donc invités à visiter le Forum des chefs accessible dès ce matin directement à l’adresse forumdes-chefe.ca ou via le ledevoir.com sur lequel une passerelle d’accès a été aménagée pour l’occasion.Jean-Robert Sansfaçon, rédacteur en chef Jack Layton défend sa générosité ALEC CASTONGUAY Le chef du NPD, Jack Layton, s’est défendu hier de promettre mer et monde aux électeurs sans calculer les dépenses qu’il effectuera s’il prend le pouvoir.Le Globe and Mail de Toronto a publié en fin de semaine la liste complète des promesses du NPD durant la première semaine de la campagne et le total se chiffre à plus de 20 milliards de dollars sur quatre ans.En entrevue à l'émission Les Coulisses du pouvoir, à Radio-Canada, Jack Layton a promis hier d’être responsable si son parti remporte les élections.«On va avoir des budgets équilibrés», a-t-il dit.«Nos dépenses seront possibles parce qu’on va changer l’impôt des grandes entreprises, comme les banques et les pétrolières, qui n’ont pas besoin des baisses d’impôt.On va utiliser ces fonds pour les rediriger vers les PME et l’innovation.Il faut créer une économie ^ , digne du XXIe siècle.» Selon lui, le gouvernement fédéral devrait récupérer l’argent qu’il a versé à une entreprise si celled ferme une usine.«Si on fait une approche ciblée, ça ne coûtera pas une fortune [notre programme]», a dit Jack Layton.Le chef du NPD n’a pas voulu s’avancer sur les demandes du premier ministre du Québec, Jean Charest qui veut récupérer tous les pouvoirs d’Ottawa en matière de culture et de communications.«On peut avoir des Jack Layton discussions, mais je ne connais pas les détails de sa demande, a-t-il dit On est toujours prêts à créer un fédéralisme asymétrique.» Par contre, en ce qui a trait à la limitation du pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence des provinces, Jack Layton ferme la porte.Pas question de répondre à cette demande du Québec qui est mal accueillie dans les autres provinces.«C’est une question assez compliquée.Je préfère y aller au cas par cas, en considérant chaque programme.» Il affirme que, dans certains domaines, comme la création d’un système pancanadien de garde- ries, le Québec pourrait se retirer avec pleine compensation financière.«Le Québec est un pionnier dans le domaine», a-t-il dit Aide aux femmes Par ailleurs, de passage à Gatineau hier matin, Jack Layton a promis d’augmenter l’aide financière gouvernementale consacrée aux femmes s’il prend le pouvoir.11 a accusé le gouvernement conservateur d’avoir charcuté le financement destiné aux organisations féminines.Aux quelque 120 partisans venus l'appuyer, M.I ayton a affirmé qu’un gouvernement néodémocrate rétablirait les sommes d’argent supprimées et ajouterait 120 millions de dollars par année en aide financière.Le Devoir QUÉBEC 5237,Wllfhd-HamelO.418-8;Mi wwwjytco.com 1-B00-361-9232 J’essaie de vous éviter un procès François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 MASBOIS3IAN 20 H Andy Warhol, l’art d'illustrer la musique: son œuvre à travers les pochettes de disque.* jo™,.* nmvon» #95.1 'R»dio-Cln»diica/you»«t»«lcl PREMIERE CHAÎNE SEPTEMBRE Selon les répondants au sondage Léger Marketing-Le Devoir, 55 % des Québécois pensent que l’école privée offre la meilleure formation, contre 9 % qui sont convaincus que l’on forme mieux les jeunes au public Pour une majorité de Québécois, l’idéal à atteindre demeure toutefois rUniversité .i mm H» .; « EUSSIR SA VIE Les formations professionnelle ou technique reprennent du lustre C LAI R AN D RÉ E CAUCHY Y an Bolduc rêve d’architecture depuis qu’il a fait une recherche sur Gustave Eiffel en cinquième année du primaire.Au moment de l’admission au cégep, il ne s’imaginait pas devoir attendre ses études universitaires, deux ans plus tard, avant de goûter à sa passion.La technique en architecture s’est rapidement imposée, et le jeune homme a entrepris ce mois-ci sa cinquième session au cégep Saint-Laurent Cette voie de la formation professionnelle ou technique est plus valorisée qu’on pourrait le penser.Interrogés sur le cheminement le plus prometteur pour un jeune, 41 % des Québécois estiment qu’il vaut mieux «poursuivre des études jusqu’à l’obtention d’un diplôme professionnel ou technique», selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir.«Il y a eu beaucoup d’efforts mis ces dernières années pour faire la promotion de la formation professionnelle et technique, pour expliquer aux jeunes qu’elle offre des débouchés extrêmement intéressants sur le marché du travail.On voit que le message a été intégré», analyse Mathieu Gagné, directeur de recherche chez Léger marketing.L’université reste tout de même l’idéal à atteindre: 51 % des répondant voient dans le diplôme universitaire le cheminement le plus prometteur.Signe que le message public sur l’importance d’un diplôme qualifiant a aussi été entendu: seulement 3 % des répondants estiment qu’il vaut mieux trouver un emploi bien payé le plus tôt possible, même sans diplôme.Sans exclure la possibilité de poursuivre ses études à l’université, Yan Bolduc a clairement mis de côté le parcours du collégial préuniversitaire.«Je n’ai pas vraiment pensé cégep ou université, mais plutôt programme préuniversitaire ou technique.Je voulais du concret.Je ne me voyais pas étudier en sciences de la nature avec des cours de chimie qui ne m’intéressaient pas.J’ai passé mon secondaire à avoir des cours dont je savais qu’ils ne me serviraient à rien», explique le jeune homme.Il se félicite après coup à l’idée d’avoir bientôt en poche un diplôme qui lui permettra de faire son entrée sur le marché du travail.Formations professionnelles délaissées Le président de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, se réjouit de voir l’option technique talonner de près celle des études universitaires.Cela dénote selon lui une conscience accrue des pé- nuries de main-d’œuvre qui commencent à poindre, alors que les techniciens et les travailleurs de métier seront très recherchés.«Voilà des années qu’on entend le message qu'il n'est pas nécessaire d’aller à l’université pour réussir, qu’on peut avoir un excellent métier, bien gagner sa vie, progresser dans une entreprise avec une technique.Peut-être que c’est en train de percer», croit M."Boucher.La présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Diane De Courcy ne partage cependant pas son enthousiasme.Elle a le sentiment que si les techniques commencent à tirer leur épingle du jeu, les formations professionnelles (dispensées au secondaire) sont encore les parents pauvres au jeu des perceptions.«C’est clair que le mythe de la voie royale de formation qui passe nécessairement par le cégep et l’université est tenace.À preuve, c’est que les étudiants inscrits en formation professionnelle à la CSDM ont en moyenne 27 ans.Les jeunes n’y croient pas.leurs parents non plus», constate avec dépit Mme De Courcy.Ces étudiants de 27 ans ont soit décroché et tâté du marché du travail avant de revenir vers les centres de formation professionnelle, soit essayé préalablement les études supérieures.La réforme des curriculums permet maintenant d’amorcer plus rapidement certains programmes de formation professionnelle, aussi tôt qu’en troisième secondaire.Il reste à voir si l'opinion publique changera en conséquence et considérera la formation professionnelle comme une option valable plutôt que comme une position de repli.Le Devoir Les étudiantes Fleure Nowak et Manila Dufourcq.L’enseignement universitaire demeure la référence pour une majorité de Québécois.L’éducation en crise 62 % des Québécois estiment que la qualité de l’enseignement s’est détériorée depuis 10 ans JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Voilà des années qu’on entend le message qu’il n’est pas nécessaire d’aller à l’université pour réussir.[.] Peut-être que c’est en train de percer.» LA QUALITÉ DE LA FORMATION Selon vous, laquelle, de l’école privée ou de l’école publique, offre aux jeunes la \ meilleure formation?CLA1RANDRÉE CAUCHY LJ école est en déroute; la grammaire passe sous le ' tapis; on n’apprend plus rien aux enfants; la réforme les entraîne sur la voie de la facilité: ce discours catégorique est omniprésent depuis quelques années, tel un bruit de fond qui acquiert le statut de vérité à force d’ètre entendu.Le «gâchis scolaire», auquel faisait référence la semaine dernière l’ex-premier ministre Jacques Parizeau, inquiète dans les chaumières, tant et si bien qu’un bon nombre de parents des grands centres désertent le réseau public au secondaire.Réalité ou perception, quoi qu’il en soit, le débat ne souffre pas d’un excès de nuance.L’opinion publique est pour sa part bien Le «gâchis scolaire» auquel faisait référence la semaine dernière l’ex-premier ministre Jacques Parizeau inquiète dans les chaumières campée: 62 % des Québécois estiment que la qualité de l’enseigne ment dans les écoles primaires et secondaires s'est détériorée depuis 10 ans, selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir.Seule ment 13 % des répondants pensent au contraire que l’enseignement est aujourd’hui de meilleure qualité et 18 % jugent la situation comparable.Auteur du pamphlet Pourquoi nos enjànts sortent-ils de l’école ignorants?, l’enseignant de littérature ffpçaise au collège Ahuntsic Patrick Moreau est découragé par les copies bourrées de fautes, à la syntaxe alambiquée et à l’argumentation faiblarde que lui remettent ses élèves.Et encore, il appréhende avec pessimisme l’arrivée dans ses classes, dans deux ans, de la génération issue de la réforme.L’enseignant de cégep a l’impression que l’école refuse en quelque sorte de transmettre des connaissances.«On veut toujours faire bai- gner les enfants dans un environnement familier.On les amène rarement à découvrir des choses qu’ils ne connaissent pas.On ne les déstabilise pas», déplore M.Moreau.La rhétorique de l’élève «apprenant» qui construit sa propre réflexion et que l’enseignant doit seulement «accompagner» dans son cheminement l’exaspère.«Il faut lui imposer quelque chose, il s’en libérera après», tranche-t-il.S’il se désole du manque de culture générale des cégépiens, c’est avant tout la qualité du français qui l’incite à critiquer sévèrement ses collègues du primaire et du secondaire.Démocratisation: explication ou excuse?Le jugement péremptoire du professeur de cégep fait bondir une retraitée du milieu de l’éducation, Françoise Marton-Marceau, qui a été directrice pendant plusieurs années de l’école alternative Nou-velle-Querbes, à Oufremont.«Foutaises! s’exclame-t-elle.Im société québécoise ne s’est jamais remise de la loi sur la fréquentation obligatoire [jusqu’à 14 ans en 1943 puis jusqu’à 16 ans dans la foulée du rapport Parent dans les années 1960].Il faut voir qui était à l’école à cette époque.On y trouve maintenant tout le monde, y compris les enfants dyslexiques, autistes, ceux qui ont le syndrome d’Asperger.» «C’est vrai que tout le monde connaît une tante qui avait seulement une cinquième année et écrit sans fautes.Mais combien n’écrivaient pas du tout et étaient incapables de lire?», lance la dame qui a amorcé sa carrière comme enseignante de français au secondaire en 1962.Cela dit, elle reconnaît néanmoins des lacunes dans le système, notamment pour le niveau des étudiants en éducation, qui en savent bien peu sur la matière qu’ils sont appelés à enseigner.L’excuse de la démocratisation de l’éducation ne satisfait pas le professeur Moreau.«On peut certes trouver des copies avec autant de fautes dans les dictées du Frère Untel.Mais ces gamins-là sortent quand même de 11 ans de scolarité.Ils ont été sélectionnés pour entrer au collège, ce ne sont pas les pires du secondaire.Si on prend prétexte de la démocratisation de l’enseignement pour affirmer qu’il est normal que le niveau baisse, alors cette démocratisation est perverse», lance M.Moreau.Auteur d’un blogue très fréquenté en éducation et consultant sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) en milieu scolaire, Mario Asselin se réjouit du débat, bien qu’il ne partage pas le pessimisme et la nostalgie ambiants.Au moins, le Québec se préoccupe de l’éducation, contrairement à la décennie des années 1990 où l’on n’en avait que pour la santé.Il attribue une bonne part des sévères critiques à l’égard de l’école au niveau élevé de scolarité des parents, que leurs enfants pourront difficilement dépasser.«La démocratisation de l’enseignement a été réussie avec la Révolution tranquille.[.] Cela a un impact sur la société.Ij>s adultes ont la conviction de connaître l’école et de savoir comment cela doit se.transmettre l’éducation.Paradoxalement, ils oublient souvent ce qu’ils ont à faire à la maison pour que cela se transmette», croit l’homme en faisant référence notamment aux piètres habitudes de lecture.Réussir malgré l’école Ce défenseur du Renouveau pédagogique, qui a longtemps été directeur d’une école privée dans la région de Québec, ne porte pas de lunettes roses pour autant.Il s’inquiète vivement des 40 % de jeunes qui n’arrivent pas à terminer leur secondaire dans le temps alloué.L’école n’arrive pas à trouver sa pertinence à leurs yeux.«Quand j’étais directeur, j’étais toujours impressionné de constater que les dé-crocheurs étaient parmi les geqs les plus intelligents au primaire.A force de se faire aborder par la technique du bourrage de crâne, ils avaient déchanté.Peut-être parce qu 'ils étaient trop clairvoyants sur ce qu’ils allaient faire avec ces connaissances?» C’est un peu le cas de Yan Bol-duc, étudiant en technologie de l'architecture au cégep Saint-Lau-rent, qui a en quelque sorte réussi malgré l’école, et peut-être un peu aussi malgré sa famille où la culture scolaire était pratiquement absente.Lorsqu’il fréquentait une école secondaire difficile de Lachine, il se réfugiait dans un roman fantastique pendant ses cours, parvenant malgré tout à récolter d’excellentes notes.«J’ai fait mon secondaire en autodidacte, en lisant les manuels.J’ai commencé à lire une trentaine de romans par année en classe après avoir passé près d’échouer mon cours de maths en première secondaire», explique le jeune homme de 19 ans, conscient que son rêve de travailler en architecture lui a donné la motivation nécessaire pour réussir son secondaire.Selon lui, les enseignants étaient complètement dépassés par la discipline, amers de ne pas enseigner au privé ou dans un milieu mieux nanti.«Quand les profs se foutaient de nous, n’étaient pas là pour enseigner, mais bien pour le chèque de paie, je lisais.Celui de science physique en quatrième secondaire était passionné, cela se sentait.C’est un des rares cours où je n’ai jamais ouvert de livre», explique Yan.Privé-public Cette impression de chaos au sein de l’école secondaire publique montréalaise fait peur à de nombreux parents, à un point tel que 22 % choisissent le privé au secondaire (cette proportion avoisine le tiers dans la région de Montréal).Si l’argent n’était pas un obstacle, cette proportion serait vraisemblablement plus élevée.Selon les répondants au sondage Léger Marketing-Le Devoir, 55 % des Québécois pensent que l’école privée offre la meilleure formation, contre seulement 9 % qui sont convaincus que l’on forme mieux les jeunes au public.C’est blanc bonnet, bonnet blanc pour 31 % des répondants.L'école publique a d’ailleurs perdu des plumes depuis 10 ans: les mêmes questions po- sées en 1999 montraient que 15,4 % des gens faisaient davantage confiance au public.Julie, enseignante au primaire à la Commission scolaire de Montréal et mère de trois enfants de 11 mois à 5 ans, ainsi que belle-maman de deux adolescents, se range de façon surprenante dans le camp des partisans du privé au secondaire, non sans un certain malaise.«Si j’étais à Québec, je serais peut-être plus ouverte au public.À Montréal, c’est un peu la jungle.Au privé, il y a plus d’encadrement, plus d’activités parascolaires.Les classes sont plus fortes: on est certain qu’il n’y a pas une dizaine d’enfants dans la classe qui font perdre leur temps aux autres.Les parents font un meilleur suivi.S’ils sont prêts à payer 5000 $ par année, c’est que l’éducation est valorisée», explique-t-elle.La présidente de la CSDM, Diane De Courcy, trouve injustes les comparaisons privé-public.«L’élite d’une société parle plus fort, fait sa propre promotion», constate-t-elle, forcée de prendre acte de l’échec au chapitre des perceptions.On demande au public de faire réussir les enfants en fonction de leur potentiel individuel alors que le privé sélectionne les meilleurs et tente ensuite de les faire réussir en fonction du niveau présumé qu’ils devraient pouvoir atteindre, poursuit Mme De Courcy.Faire la guerre aux perceptions est ardu pour la CSDM, qui a néanmoins réussi cette année, au terme d’une opération charme auprès des parents, à augmenter son taux de rétention lors du passage du primaire au secondaire de 69 % à 75 %.Le gain est cependant encore timide, lorsque l’on sait que, depuis cinq ans, la CSDM perdait environ 2 % de ses élèves de plus par année au profit du privé.Il est, selon Mme De Courcy, grand temps de se pencher au Québec sur une «Politique d’éducation nationale» et de concentrer les ressources sur le système public, quitte à réduire graduellement le financement attribué au privé, qui oscille autour de 60 %.Le Devoir L’école privée L’école publique La qualité est la même Je ne sais pas / refus de répondre g-l- JlX-C-.l,^^tfiiVTiflfifil* TOTAL HOMME FEMME (0=1005) (n=485) (n=520) 55% 61 % 49% 9% 10% 7% 31 % 26% 36% 5% 3% 8% TTouvez-vous qu’au cours des dernières décennies, les connaissances et la culture générale des québécois se sont.?% (n=1005) Détériorées 49 % Améliorées 30 % Sont restées les mêmes 17 % Je ne sais pas 7 refus de répondre 4 % Le sondage Léger Marketing-Le Devoir a été effectué par téléphone auprès de 1005 Québécois, du 13 au 17 août 2008.La marge d’erreur maximale est de + ou - 3,4 %, 19 fois sur 20.Les données ont été pondérées selon le sexe, l’âge, la langue maternelle et la région, de façon à être représentatives de la population du Québec, selon les dernières données de Statistique Canada.À lire au cours des prochains jours: ¦ Mardi: Réussir sa vie morale et civique ¦ Mercredi: Réussir sa vie professionnelle ¦ Jeudi: Une immigration réussie ¦ Vendredi: Un gouvernement réussi ¦ Samedi: Réussir sa vie amoureuse # il|p JACQUES GRENIER LE DEVOIR 03, a**'" " Au cours des dix dernières années, avez-vous l’impression que la qualité de l’enseignement dans les écoles primaires et secondaires du Québec s’est améliorée, détériorée ou est restée la même?Détériorée Améliorée Est restée la même Je ne sais pas / refus de répondre TOTAL Avec enfant Sans enfant (n=1005) (n=306) (n=438) 62% 57% 65% 13% 17% 11 % 18% 21 % 17% 7% 6% 7% Marketing/Le Devoir «L’élite d’une société parle plus fort, fait sa propre promotion» m mm i, 'mïÊmêÊm ' • î Aujourd hui a 17h30 Forêt amazonienne : chronique d’une catastrophe annoncée Reportage: Ginotto Lamarche Rt^nltanlion : Ginette Viens ¦ PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/desautels C A 6 LE DEVOIR.LE LUNDI 15 SEPTEMBRE 2 0 0 8 EDITORIAL Le pianiste et l’argentier À quel impératif répond Stephen Harper lorsqu’il défend bec et ongles ses compressions maudites dans le secteur culturel?À une logique marchande, purement et simplement, soutenue par un entêtement maladif à n’envisager la culture qu’à travers le spectre de la performance.D Marie-Andrée Chouïnard ans un entretien accordé jeudi dernier au Globe and Mail, le chef conservateur Stephen Harper confie son amour du piano, un passé de chanteur et même une certaine aisance à gribouiller la poésie.Au-dessus d’une image montrant le premier ministre studieusement penché sur le piano à queue de Rideau Hall, celui que l’on accuse d’être le pourfendeur de la Culture affirme que les compressions qui ont fait de lui un vilain ne reposent sur aucun socle idéologique, mais répondent essentiellement à des impératifs financiers.Le même jour, Le Journal de Montréal sondait les habitudes culturelles de tous les chefs de parti, chatouillant la fibre littéraire, musicale et muséale de chacun d’entre eux.Les réponses de M.Harper, froides et sans âme — son livre de chevet?La plate-forme électorale de son parti! L’artiste qu’il aurait voulu être?Pas de réponse! — ruinent automatiquement le semblant de conscience culturelle dont l’homme politique essaie de s’entourer pour donner une belle image.Le pianiste a peut-être réussi avec brio le niveau 9 du Conservatoire royal de musique, son budget lui commande maintenant de sabrer là où la performance n’est pas au rendez-vous, où le public se fait rare, où la singularité et l’excentricité ne reflètent pas les «valeurs canadiennes».Les quelque 45 millions de compressions en culture, pour une quinzaine de programmes non «performants» au dire des conservateurs, ne répondraient à aucun élan idéologique?Que l’on en doute.L’idéologie qui sous-tend ce mouvement budgétaire est purement consumériste.Une logique de marché où les spectateurs s’additionnent, les profits affrontent les dépenses, la valeur d’une production se mesure à la taille de ses publics et à une efficacité que l’on peine à définir.Un raisonnement où le client-usager, sous prétexte qu’il est bailleur de fonds, remplit le carnet de commandes.«Lart n’est pas un domaine où l’on se plie aux exigences du public, mais où l’on essaie d’atteindre un public auquel correspond le travail proposé», éaivait l’artiste Guy Langevin en nos pages récemment Les artistes, qui ont reçu comme un affront méprisant les choix du dernier gouvernement, ont d’autant plus raison de fulminer qu’ils sont tout à fait capables de riposter à cette charcuterie en alignant eux-mêmes d’autres colonnes de chiffres.Les compagnies de danse et de théâtre exposent ainsi l’agonie qui les attend lorsque les deux tiers de leurs activités seront réduites à néant par la suppression du programme PromArL Grosses entreprises comme toutes petites invoquent l’importance du marché étranger pour faire briller une culture qui ne profite ici qu’à un public réduit Soutenus par le Conference Board du Canada, ils font valser les statistiques: 1,1 million de Canadiens employés par l’industrie de la culture pour une économie de 46 milliards, soit 7,4 % du PIB.Et vlan! Piqué au vif, le milieu culturel demande de comprendre.Privé de réplique substantielle par une ministre du Patrimoine qui se dérobe plus qu’elle n’affronte, il a raison d’associer cette logique marchande à une bêtise culturelle qui sent la censure, l’esprit réducteur et l’asphyxie des talents.En pleine campagne électorale, il y a fort à parier que le chef conservateur brandira comme les autres quelques sucettes pour faire taire les plus enragés.Que l’on ne nous y prenne pas trop aisément: au moment de payer, le pianiste cédera toujours le pas à l’argentier.machouinard(a)ledevoir.com Petit dénominateur ent de panique dans le camp Obama devant l’effet Sarah PaHn.Joseph Biden, candidat démocrate à la vice-présidence, a poussé le désarroi jusqu’à laisser publiquement échapper, jeudi dernier, qu’il aurait peut-être mieux valu que Barack Obama choisisse Hillary Clinton comme colistière.Belle bourde et bel aveu.L’art consommé de la guerre électorale dont a usé l’équipe McCain pour faire scintiller l’imaginaire politique américain autour du «pitbull» Sarah a complètement pris de court les démocrates et volé à M.Obama la promesse de changement qui lui a donné ses ailes.On s’en désolerait moins si, en ce début de la dernière ligne droite de la course présidentielle, le débat politique n’avait touché en parallèle les fonds de l’insignifiance.En lieu et place des enjeux pourtant importants que sont la crise économique et l’accès à la santé et à l’éducation, le clan McCain a trop facilement fait courir des mensonges au sujet de M.Obama — s’agissant d’insinuer qu’il était favorable à l’idée de donner des cours d'éducation sexuelle aux enfants des garderies et qu'il avait été sexiste à l’égard de Mme Palin pour avoir décrit la plateforme républicaine comme «un porc avec du rouge à lèvres».Procédé retors, mais ô combien éprouvé.Avec le résultat que les sondages, ce qui ne manque pas d’affliger, ont donné de l’allant au ticket McCain-Palin, y compris parmi les électrices.Qu’importe si le nouveau programme républicain est encore plus conservateur qu'il ne l’était il y a quatre ans en matières sociales et morales et que la colistière Sarah Palin estime que la déviance homosexuelle peut se corriger par la prière.Les cinquante et quelques jours de campagne qu’il reste à écouler d’ici à la présidentielle du 4 novembre diront si l’effet Palin tiendra ou non.Pourvu que son ultraconservatisme l’autodétruise.Reste que, fut-elle éphémère, sa popularité invite à tirer des conclusions plutôt déprimantes sur l’état de santé d’une bonne partie de l’électorat américain.Rick Davis, l’un des principaux conseillers de McCain, a tout résumé en déclarant il y a quelques semaines, sans se rendre compte de l'énormité, que «cette élection n'est pas une affaire d’enjeux, mais de personnalité».De sorte que l’expression «bête politique» n’a jamais été aussi juste: l’instinct est valorisé par opposition à la réflexion, et le simplisme du discours est preuve de proximité populaire.Après tout, son inexpérience crasse en politique étrangère n’a pas empêché George W.Bush d’être élu deux fois, ni de déclencher une guerre absurde.De sorte, ensuite, que le féminisme est un combat qui ne se réduit plus qu’à la quête du pouvoir.De sorte enfin que les politiciens peuvent à l’infini promettre le changement, mais sans jamais avoir à le définir.On attend maintenant de M.Obama, qui n’est évidemment pas une panacée, qu’il fasse comme ses rivaux et qu'il passe à l'attaque.D lui faut le faire sans saboter l’attrait que soulève sa candidature auprès d’une jeunesse désabusée politiquement La démocratie américaine n’a pas tant besoin de prières que d’ouverture et d’inclusion.glaille/etiàiJedevoir.com Guy Taiixefer LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTE AUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIEFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND LETTRES Regardez Haïti! Regardez ce peuple décharné par la famine, écrasé par quatre ouragans dévastateurs.Regardez les Gonaïves, cette ville meurtrie construite au pied de montagnes dénudées dont la boue a envahi les rues, enseveli les maisons.D faut de manière urgente, reboiser ces montagnes pour que les pluies n’y soient plus aussi dévastatrices.Et il faut reboiser ces montagnes avec des arbres fruitiers et avec du moringa, de manière à ce que les citoyens qui y vivent puissent s’y nourrir, et qu’ils cessent de devoir manger de la boue.(Sur les galettes de boue mangées par les plus affamés des Haïtiens: http://www.be-tapolitique.fr/+Presidence-francaise-de-l-UE-02024+.html Sur le Moringa, http://fr.wikipe-dia.org/wiki/Moringa_oleifera) Nous, au Canada, nous pourrions les aider.Nous pourrions former des jeunes pour composer des escouades de «Reboiseurs Sans Frontière».(http://www.lebulletinregional.com/ar-ticle-ll-8469.hùw/J Et nous pourrions déployer ces escouades de reboiseurs partout où les gens ont faim, et partout où les terres sont dénudées.En pleine campagne électorale, tous les partis sauf les conservateurs ont décidé d'investir pour capter et annuler leurs émissions de gaz à effet de serre.Pourquoi ne pourrions-nous pas faire d’une pierre deux coups, en recaptant nos émissions de gaz à effet de serre d’une manière solidaire, qui aidera concrètement des gens à vivre en plus de réduire notre empreinte écologique?L’Afrique, dans cet esprit, s’apprête à planter une forêt de 15 kilomètres de large sur 7000 kilomètres de long pour bloquer l’avancée du Sahara et ramener l’eau et la vie dans ces régions arides.Coût total du projet 1,5 milliard de dollars.C’est une somme que le Canada pourrait amasser en seulement trois mois avec 1 % de TPS.( Sur la Grande Muraille Verte: http://www.ferloo.com/spip.php?ar-ticlel345) Imaginez la fierté de nos petits-enfants si nous pouvions leur montrer cette immense forêt que nous aurions contribué à préparer pour eux! François Privé Le 9 septembre 2008 Où l’honneur et la politique vontils se nicher?Les conservateurs sont de drôles de moineaux! Si j'ai bien compris cette histoire à dormir debout, «le père d’un soldat mort en Afgha- nistan critiquait la décision de Stephen Harper de retirer les troupes en 2011 parce qu’il est m partisan libéral», dixit Ryan Sparrow, directeur des communications du Parti conservateur.On ne précise pas si le père en question voulait qu’on les retire avant 2011 ou s’il voulait qu’on les laisse indéfiniment.Toujours est-il que M.Sparrow a été congédié parce qu’il a traité le père éploré de libéral ce qui, compte tenu des circonstances, est paraît-il indécent! Ensuite, une sénatrice conservatrice s’est fendue d’une des plus belles déclarations depuis longtemps: «Quand une famille perd un être cher, c’est une tragédie qui dépasse l’entendement et on ne devrait jamais mêler la politique à cela».(On devrait l’engager pour remplacer M.Sparrow).Ah bon! Son chef, M.Harper, déclarait il y a quelques jours qu’au début, quand un soldat était tué et qu’il communiquait avec la famille, il pleurait Bien sûr, cette déclaration, ce n’est pas de la politique, c’est pour montrer qu’il a un grand cœur.Quand les libéraux, le NPD, le Bloc et tutti quanti menaçaient de faire tomber le gouvernement, il y a quelques mois, si la mission était prolongée jusqu’en 2011, c’était par pure bonté d’âme.Et qu’ensuite ils ne voulaient plus faire déclencher des élections sur cette question, c’était toujours par la même pure bonté de la même âme! Chaque fois qu’on comptabilise la mort d’un soldat et que les partis politiques envoient leur circulaire de condoléances, ce n’est pas de la politique, c’est sincère, spontané et ô combien naturel.Quand les cérémonies de deuil se font en présence des représentants.Pensez donc, de purs étrangers s’invitent, pour partager votre douleur! Ce que je souhaite, après toute cette histoire absurde, ridicule et hypocrite?C’est qu’on laisse les familles tranquilles, et que l’on ne fasse pas de la récupération politique sur leur dos chaque fois.Conservateurs, libéraux, bloquistes, NPD, et tous les autres partis politiques: même combat! Thomas Déri Saint-Lambert, le 11 septembre 2008 Monsieur Harper, homme de culture Vous ne croyiez quand même pas qu’on allait l’oublier, celle-là.Monsieur Harper?C’est votre première bourde de la campagne: vos compressions des programmes culturels utilisés à plus de 48 % par des artistes québécois?Vous croyiez vous en tirer en balayant ces décisions sous le tapis et en faisant le beau en campagne?Nous n’oublions pas.Puis-je vous suggérer une façon de réparer cette erreur politique qui affecte singulièrement la «nation» québécoise?Vous transférez les sommes en question aux provinces sous forme de points d’impôt et sur la base d’un historique de cinq ans.Comme la culture est de compétence provinciale, vous seriez ainsi en cohérence avec votre philosophie de gestion.Pas question cependant de répartir les montants amputés sur la base des populations du Canada.Ce serait faire pire que la grêle.Faites ça et on vous jugera peut-être un peu mieux.En attendant, je suis encore tenu de voter pour le bloc de députés qui s’identifient exclusivement aux intérêts du Québec.Yvon Leclerc Château-Richer, le 12 septembre 2008 Bravo M® Turcotte ! Je suis fière que vous ayez décidé de rendre votre médaille de l’Ordre du Canada.Je suis convaincue qu’en votre âme et conscience, vous avez jugé qu’étant donné l’institution que vous représentez, il n’était pas de mise de recevoir cet honneur.Vous rappelez à notre mémoire les millions de victimes innocentes qui soqt mortes dans des guerres menées par votre Eglise ou par des gouvernements soutenues par elle.Vous entendez encore les confessions de toutes ces femmes qui ont dit violence conjugale, familiale, inceste et à qui on a dit de maintenir le lien sacré du mariage.Vous vous souvenez de ces femmes, soumises au devoir conjugal, qui sont décédées des suites de leurs multiples grossesses.Vous nous dites votre désolation devant les milliers d’enfants victimes de pédophilie de la part des représentants de l’Église catholique.Vous regrettez l’absurdité d’interdire que deux personnes s’aiment du fait qu’elles soient du même sexe.Il vous fallait un grand courage pour dénoncer par ce geste le peu de respect de la vie dont a fait (et fait) preuve votre institution.Andrée Gilbert Longueuil, le 11 septembre 2008 LIBRE OPINION Les lièvres et la tortue PIERRE FORTIN Québec La présente campagne électorale fédérale sera-t-elle à l’image de la fable du lièvre et de la tortue?Dès le début de cette campagne fédérale, tous les politiciens de l’opposition, nombre de commentateurs, chroniqueurs et artistes, ont sonné le tocsin devant la menace d'un prochain gouvernement conservateur, dénonçant les dangers d’un régime idéologique ment militariste, répressif, noyauté par le mouvement religieux fondamentaliste, et dans le quel les membres québécois manifestent leur inculture et leur ignorance de l’histoire.Mais où était donc tout ce beau monde au cours des deux ans et huit mois qui viennent de s’écouler?Pourtant, la direction que prenait M.Stephen Harper était claire dès le début: un ministre non élu, une loi sur les élections à date fixe, des conférences de presse sur invitation, l’abandon du protocole de Kyoto et du registre des armes à feu, la hausse vertigineuse des dé penses militaires, plus de policiers et plus de prisons popr garantir la loi et l’ordre: tout à l’image des États-Unis d’Amérique.Ensuite des mesures rétrogrades, sapant les bases de notre société démocratique et égalitaire: abolition du programme de contestation ju- diciaire des lois fédérales, retrait des subsides aux groupes de femmes, aux fêtes populaires et festivals de toutes sortes, modifications au Code criminel axées sur la répression ignorante et sans âme, alignement de la politique exté rieure sur la position israéloétasunienne.Quoi encore?La participation de policiers à la nomination des juges, l’imposition de peines minimales sans égard aux circonstances et au vécu des contrevenants, phobie antiterroriste, propagande guerrière assassine de jeunes soldats innocents.Et plus récemment: mesures fiscales de censure des œuvres cinématographiques, abolition des subventions aux organismes socio-économiques, suppression des programmes de promotion des arts.pardon pour les oublis.Les jalons de la politique conservatrice nous indiquent clairement la direction que prendrait M.Harper s'il était réélu.Minoritaire ou majoritaire, la différence est la même qu’entre une tumeur bénigne ou maligne.Car à quoi ressemblerait le Canada si M.Stephen Harper détenait la majorité à Ottawa?A une société isolée, monochrome, sans amour, éteinte, axée sur la crainte de châtiment divin, et la peur des criminels, des drogués, des homosexuels, des immigrants.Sur le plan moral, le Canada idéal pour M.Stephen Harper, ou pour M.Stockwell Day, son ministre de la Sécurité publique «création-niste», ce serait la Florence de Savonarole, la Genève de Jean Calvin, ou le Québec de Duplessis! Quand les chefs des partis d’opposition dé clarent que les valeurs véhiculées par les conservateurs sont contraires à celles qui ont bâti le Canada, ils ont cent fois raison.Mais c’était tout aussi vrai il y a deux ans et huit mois! Mais ils auraient dû, en toute conscience, dès le premier budget conservateur, renoncer pour un temps à se tirer dans les jambes, au nom de la civilisation moderne, pluraliste et laïque, et renverser ce gouvernement d’un autre âge.- Les politiciens s’ennobliraient en revêtant la toge de l’éducateur, de gardien des valeurs de progrès et de dignité humaine, plutôt de se chamailler honteusement pour de vaines gloires.Comme la tortue de la fable, la machine conservatrice sourit peu et avance lourdement, sous le poids de ses certitudes.Reste cependant à espérer que les lièvres des partis d’opposition fédéraux maintiendront le cap dans une commune dénonciation des dérives et des blessures profondes que IVJ- Stephen Harper a déjà infligées au Canada.A cette condition seulement, ayant commencé la course plus que tardivement, pourront-ils réécrire la célèbre fable.4 LE DEVOIR.LE LUNDI 15 SEPTEMBRE 2 0 0 8 A 7 L’ophtalmologie au CHUM: une autre version des faits Des centaines d’heures de travail ont été consacrées par de nombreux ophtalmologistes et les membres de l’équipe professionnelle de Sedna pour construire un projet sérieux et rassembleur JACQUES GRENIER LE DEVOIR Au lieu de concentrer toutes les disciplines sur un même site physique, engorgé et très complexe à gérer, l’une de celles qui peuvent facilement opérer sur un site séparé est l’ophtalmologie.j * ' '¦*» v' » vJI WBÊÊStèÈBmmU’ -«• lia— - MMl L ¦ SALIM LAHOUD Médecin et chef du service d’ophtalmologie du CHUM MICHEL CLAIR Président du Groupe Santé Sedna e Devoir a publié samedi dernier à la une et en éditorial mercredi des articles aux titres non équivoques qui laissent croire que le CHUM serait sur le point de se délester de ses activités de soins, de recherche et d’enseignement en ophtalmologie en faveur de Groupe Santé Sedna, une entreprise privée.L’avenir du CHUM est un enjeu important dans lequel un peu d’objectivité serait plus utile que de chercher simplement à démoniser le secteur privé en santé.Voici une autre version de l’histoire que nous connaissons et dont nous sommes des acteurs.D est connu publiquement depuis de nombreux mois que le CHUM de 700 lits, sur lequel le gouvernement s’est déjà prononcé, devra se délester d’un pourcentage important de ses activités dans certaines spécialités pour les dispenser ailleurs dans le réseau.L’une des disciplines les plus touchées est l’ophtalmologie qui doit connaître une diminution d’environ 40 %.C’est dans ce contexte que, déjà en novembre 2007, la direction du CHUM indiquait publiquement que plusieurs cliniques médicales associées étaient envisagées.Portrait de situation D y a donc plus d’un an déjà, les 26 ophtalmologistes du CHUM, sous le leadership de leur chef de service, se sont mobilisés pour voir comment ils pourraient dans le cadre des orientations gouvernementales et celles du CHUM, contribuer à son succès, tout en essayant de garder intacte leur équipe plutôt que de la morceler.La situation de l’ophtalmologie au CHUM, à l’heure actuelle, est la suivante: le service d’ophtalmologie du CHUM regroupe 26 membres actifs.11 offre des services primaires, secondaires et tertiaires.Son volume d’activités tertiaires représente près de 40 % de toutes les activités tertiaires en ophtalmologie sur l’île de Montréal.De plus il assure 50 % de l’enseignement en ophtalmologie aux étudiants en médecine et aux résidents en ophtalmologie de l’Université de Montréal.Clinique médicale C’est donc ainsi que l’idée d’une clinique médicale spécialisée universitaire associée au CHUM est née.Dès le départ, les médecins ont établi leurs conditions sine qua non: un centre universitaire de classe mondiale regroupant toute l’équipe et qui améliore la qualité autant que l’accessibilité des services à la population; un centre pleinement intégré fonctionnellement au CHUM à tous égards (CMDH contrôle de la qualité, etc.), un centre situé très près du nouveau CHUM, un cadre légal qui respecte intégralement toutes les lois, notamment la nouvelle loi 33 qui établit les paramètres de telles cliniques médicales spécialisées assodées.Enfin, l’engagement des médecins à maintenir leur participation au régime public était unanime.Les principes de gratuité et d’universalité des soins y seraient appliqués comme ils le sont au CHUM actuellement Projet rassembleur Il est important de rappeler que cette loi 33 prévoit dans le menu détail, comment des médecins spécialistes d’un centre hospitalier public peuvent se regrouper, faire un partenariat avec une entreprise privée à titre de partenaire minoritaire et soumettre leur projet au ministre de la Santé et des Services sociaux.L’équipe de médecins a décidé après plusieurs rencontres de travailler avec Groupe Santé Sedna en vue de développer ce projet Sedna a été retenu en raison de son professionnalisme reconnu et de son positionnement comme partenaire depuis plusieurs décennies du réseau public de la santé avec ses filiales Groupe Champlain en soins de longue durée et l’Hôpital de réadaptation Villa Medica.Ainsi, depuis plus d’une année, des centaines d’heures de travail ont été consacrées par de nombreux ophtalmologistes et les membres de l’équipe professionnelle de Sedna pour construire un projet sérieux, rassembleur de tous les médecins du service d’ophtaL mologie du CHUM et conforme en tous points aux exigences de la loi.Fonctionner différemment Jusqu’à maintenant les médecins et leur partenaire minoritaire Groupe Santé Sedna n’ont reçu que des encouragements et des félicitations pour cette initiative, que ce soit de la direction du CHUM, de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, des responsables régionaux et des fonctionnaires du MSSS.Pourquoi?Parce qu’il améliorerait la qualité, l’efficacité et l’accessibilité des services à la population tout en gardant intacte l’équipe médicale du service.Cela est très important pour jouer son rôle non seulement sur le plan des soins, mais aussi sur le plan de l'enseignement, de la recherche et de la rétention de ses effectifs.Ce projet n’est qu’une façon un peu différente de concevoir le fonctionnement d’un CHU.Au lieu de concenfrer toutes les disciplines sur un même site physique, engorgé et très complexe à gérer, l’une de celles qui peuvent facilement opérer sur un site séparé est l’ophtalmologie.D y a d’autres précédents dans le monde, et même au Canada, avec le Kensington Eye Institute de Toronto.C’est une discipline à fort volume qui ne profite pas beaucoup d’une cohabitation avec les autres sur un même site en raison de sa faible interdépendance.Il est facile de prévoir des mécanismes de coordination pour les cas plus complexes.Enfin, à l'heure des communications en temps réel partout dans le monde, le fait d’être situé au douzième étage ou au coin de la rue n’est vraiment plus un enjeu.À bas le défaitisme Que reste-t-il à dire?Que des médecins spécialistes engagés dans le maintien et le développement de leur spécialité à l’intérieur du CHUM ont tort de vouloir concrétiser une formule novatrice prévue à la loi et qui les amène à prendre des risques financiers et personnels pour améliorer la qualité et l’accessibilité des services?Que ces médecins ont tort de faire confiance à un partenaire privé minoritaire connu et respecté depuis 40 ans au Québec?Qu’il vaut mieux se résigner et se ranger du côté des cyniques?Nous espérons sincèrement que le défaitisme ambiant et les frustrations légitimes de plusieurs ne tueront pas un projet voulu d’abord et avant tout par une équipe médicale exemplaire et solidaire qui désire apporter sa contribution pour assurer le succès du CHUM de l’avenir dans son domaine d’expertise, et ce, dans l’intérêt public.Nous souhaitons au contraire que notre initiative soit acceptée lorsque la poussière sera retombée et quelle encourage d’autres médecins volontaires à s’impliquer encore plus directement dans le succès de ce CHUM de l’avenir que nous souhaitons tous.Culture et communications Le Québec ne doit plus quémander, il doit décider PIERRE CURZI Député de Borduas et porte-parole du Parti québécois en matière de langue, de culture et de communications ALEXANDRE CLOUTIER Député de Lac-Saint-Jean et porte-parole du Parti québécois en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes oute nation qui se respecte a le contrôle de ses grands leviers culturels.Pourquoi en sentit-il différemment pour le Québec?A l’automne 2006, le milieu du cinéma québécois est en ébullition.Stimulés par de beaux succès au box-office, de nombreux films sont en préparation, et 20 millions de dollars sont nécessaires afin d’assurer leur production.Le milieu délègue alors ses gros canons à Ottawa pour obtenir un coup de pouce de Bev Oda, la ministre du Patrimoine d’alors.La ministre de la Culture de l’époque, line Beau-champ, tente aussi de convaincre son homologue de participer à l’essor de la culture cinématographique québécoise.Peine perdue.Devant l’intransigeance fédérale, la ministre des Finances du gouvernement du Québec n’a d’autre choix que d’allonger 10 millions qu’elle rendra récurrents par la suite.TQS et CRTC Printemps 2008.L’annonce de la fermeture du service des nouvelles du réseau TQS à la suite de son achat par de nouveaux propriétaires entraîne une forte participation aux audiencçs du CRTC pour le renouvellement de sa licence.A cette occasion, le premier ministre du Québec veut tenter de convaincre le CRTC de ne pas entériner cette fermeture.Il refuse cependant la proposition du Parti québécois en faveur de la création d’un Conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications.Fait inusité, la ministre de la Culture, élue du peuple, doit se plier au fait de tenter de convaincre les fonctionnaires fédéraux du CRTC de maintenir un service de nouvelles.Rien n’y fit.Le CRTC donne le feu vert à TQS sous le regard impuissant du premier ministre du Québec et de sa ministre de la Culture.Peu de contrôle Automne 2008.Une série de compressions touchant la formation, la relève et la diffusion des arts affectent le milieu artistique québécois.Encore une fois, la ministre de la Culture du Québec n’a d’autre choix que de scander des slogans dans la rue pour se faire entendre par la ministre fédérale.Son homologue à Patrimoine Canada reste sans voue.Est-ce normal que la ministre de la Culture du Québec ait si peu de contrôle sur des décisions qui affectent si durement les milieux de la culture et des communications?Le Québec a incontestablement été au cœur de la création de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions artistiques, votée en octobre 2005 à l’UNESCO.De tout temps, le Québec a cherché sur la scène internationale à exprimer sa voix.Or, les artistes sont les premiers ambassadeurs du Québec à l’étranger.Si depuis 20 ans le Québec a connu des gains quant à son rayonnement international, il est inacceptable que ses artistes soient aujourd’hui contraints d’y réduire leur présence.Un régime inefficace De toute évidence, le régime actuel à deux têtes en culture et en communications ne marche pas.La vitalité d’une culture québécoise forte et diversifiée n'est pas alimentée adéquatement et risque de s’anémier au moment même où tous la considèrent comme le cœur même de notre «nation».La culture est censée être une compétence exclusive des provinces.Il faut donc, de toute urgence, exiger que le gouvernement du Québec soit le seul maître d’œuvre du financement public de la culture.Ainsi, il doit rapatrier toutes les sommes, actuellement sous contrôle fédéral, qui servent au financement des milieux culturels.11 faut de plus exiger le rapatriement du domaine des communications afin que son encadrement relève de l’Assemblée nationale du Québec.Le gouvernement du Québec doit dès aujourd’hui indiquer qu’il mettra sur pied des programmes d’appui similaires à ceux qui sont passés dans le collimateur fédéral.De plus, l’Assemblée nationale et tous les Québécois doivent profiter de l’élection fédérale pour exiger que la culture et les communications, domaines si vitaux pour le développement de toute nation, relèvent exclusivement du gouvernement du Québec, sans quoi l’expression «nation québécoise» utilisée par le Parlement fédéral n’aura été que poudre aux yeux! Les artistes sont les premiers ambassadeurs du Québec à l’étranger Le Bloc est plus pertinent que jamais n tant qu'anciens et anciennes député(e)s du Bloc québécois, nous voulons témoigner avec force de notre soutien à Gilles Duceppe et à toute son équipe.Contrairement à ce que véhiculent certains esprits aigris, le Bloc québécois est phis pertinent que jamais.Le Bloc est la seule fonnation politique québécoise à Ottawa.La seule qui ne défend que les intérêts du Québec, sans jamais devoir faire des compromissions au nom des intérêts du Canada Certains d’entre nous ont une sensibilité politique qui penche à droite et d’autres à gauche.Nous sommes bien placés pour témoigner du fait qu’au Bloc québécois, il y a de la place pour toutes ces sensibilités.Gilles Duceppe est un chef pragmatique, qui obésité pas à adopter les positions qui correspondent le mieux aux intérêts du Québec.C’est par exemple lui qui a voulu et réussi à faire adopter une loi antigang.Avant la création du Bloc québécois, bien de nos concitoyens ne se retrouvaient pas dans les autres partis fédéraux.Les souverainistes, s'ils voulaient voter, devaient le faire à l’encontre de leurs convictions.Sans le Bloc, les Québécois seraient obligés de voter pour des partis qui sont contre la loi 101, par exemple.Ce qui était vrai hier, l’est encore aujourdbui et le sera demain.Le seul parti du Québec à Ottawa, c’est le Bloc québécois.Et dans ces élections, il est très clair que le seul parti capable d’empêcher une majorité conservatrice, c’est le Bloc.Daniel Turp Caroline St-Hilaire Maka Kotto Raymond Gravel üsvaldo Nunez Gilles A.Perron Madeleine Dalphond-Guiral Maud Desbiens Pauline Picard Stéphane Bergeron et Suzanne Tremblay La culture n’est pas un luxe Membres du conseil d’administration de la Conférence internationale des arts de la scène (C1NARS) .n restant muet et impassible devant les mil- E tiers de voix qui se sont élevées en réaction aux suppressions d’une quinzaine de programmes consacrés à la culture, pour un total de près de 45 millions de dollars; en .-J ne proposant rien pour remplacer ces programmes essentiels à la diffasion et à la survie de notre culture; en appuyant par son silence, ceux qui souhaitent ramener certaines formes de censure de l’Etat M.Stephen Harper anéantit des années de travail acharné de la part des artistes, agents et représentants culturels du Québec et du Canada qui ont pennis de faire rayonner les cultures québécoise et canadienne à l’étranger! Depuis 25 ans, la Conférence internationale des arts de la scène, organisme à but non lucratif, contribue à assurer la rentabilité et la viabilité des compagnies artistiques québécoises et canadiennes en arts de la scène, en les soutenant dans leurs stratégies de développement à l’international.Nous nous faisons aujourdbui l'écho de la profonde inquiétude qui anime le milieu quant à l’avenir de la culture et à la survie de nos compagnies artistiques si le parti conservateur devait être réélu le 14 octobre prochain.La vision sclérosante de M.Harper aurait pour conséquence la disparition de talents que bon nombre de pays nous envient Rappelons que l’étroitesse de notre marché intérieur ne nous permet pas de soutenir adéquatement nos créations et qu’en ce sens, l’exportation est une question de survie pour bien des compagnies artistiques de chez nous.Les programmes PromArt, du ministère des Affaires étrangères, et Routes commerciales de Patrimoine canadien que le gouvernement Harper a décidé d’élintiner (parmi tant d’autres) sont pourtant nécessaires à la diffusion des spectacles à l’étranger.Le Québec est particulièrement touché par ces compressions, étant la province canadienne la plus dynamique en termes d’exportation des arts de la scène.Retour sur l’investissement D’après les données publiées par le Conseil des arts et des lettres du Québec, pour 1 $ investi dans une tournée hors Québec en 2002-2003 par les deux ordres du gouvernement (à proportions environ égales du Québec et du Canada), 2,36$ sont retournés aux compagnies québécoises sous forme de revenus d’activités (Constatsdu CALQ n° 9, Mai 2004).Cela représente un retour de 136 % sur la somme investie par les autorités publiques.Mentionnons qu’une partie d,e ces revenus reviennent d’ailleurs directement à l'Etat sous forme d’impôts (sur les salaires des artistes, travailleurs culturels, techniciens et impôts des autres fournisseurs gravitant autour de cette industrie).lœs investissements publics en culture ne sont donc pas un luxe, mais une absolue nécessité pour nos organismes artistiques.De plus, ces investissements permettent de prolonger la durée de vie des spectacles, et ainsi d’optimiser les investissements en création et production, de pérenniser les entreprises culturelles, d'assurer un travail et des revenus aux artistes et travailleurs culturels.Sans ces investissements, bon nombre de tournées à l’étranger et d'ententes de coopération internationale devront être annulées dans les mois à venir.\ja viabilité de nos compagnies artistiques s’en trouvera affaiblie, sans parler de leur image à l’étranger.Plusieurs institutions culturelles sont ainsi vouées à disparaître, emportant avec elles ce qui fait l’une de nos forces et de nos particularités: notre créativité.Ainsi, à Ibeure où tous les citoyens s’apprêtent à prendre une décision importante le 14 octobre prochain, n'oublions pas de parler de l’avenir de notre culture, fondement de notre identité, qui est aujourdbui menacée.Ont signé cette lettre les administrateurs de la DINARS: Alain Paré, John Iximbert, Barbara Scales, Paul Tanguay, Pierre Leclerc, Patrick Darby et George Skalkogiannis.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Gérait! Dallaire (adjoint au directeur de l'infttrmation), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la pour Idées).Stéphane Itaillnrft pages A 4 et A 5 Ainsi débute le résumé du rapport définitif de cette Commission, rendu public en août dernier.En conclusion, ses auteurs persistent et signent «Pour la Commis-sùm des dëermimnts sociaux de la santé, réduire les inégalités en santé est un impératif éthique.L’injustice sociale tue à grande échelle», écrivent-ils.Ses éminents membres en sont venus à ce percutant constat par l’examen de milliers de données «probantes», une formule à la mode dans les officines gouvernementales ces jours-ci.On savait déjà que l’espérance de vie était plus élevée dans les pays riches que dans les pauvres.L’écart, par exemple entre un Japonais, un Suédois et un Africain dépasse 40 ans! Il est également largement documenté que des écarts importants se retrouvent au sein même de chaque pays entre les résidants des quartiers huppés et défavorisés.La Commission a mis en lumière plusieurs autres déterminants de la santé que la richesse matérielle.«lœs conditions de la petite enfance, l’environnement urbain, les priorités en santé publique, l’exclusion sociale, la mondialisation, le sexe ë l’emploi font partie, avec évidemment la qualité des systèmes de santé, des déterminants sociaux de la santé identifiés par la Commission», note Mme Bégin.Un chercheur cité dans son rapport a révélé, en 2005, que les troubles de santé mentale des travailleurs manuels espagnols étaient cinq fois plus élevés chez les sanscontrat que chez les permanents.Bien loin des indicateurs souvent utilisés pour mesurer la performance des pays en santé — les temps d’attente aux urgences, par exemple —, la Commission ouvre plutôt la voie à des réformes qui débordent largement des ministères officiellement responsables de la santé.C’est également dans cette optique que Monique Bégin croit qu’il faut réexaminer la Loi canadienne sur la santé dont elle a orchestré l’acceptation unanime par tous les partis politiques fédéraux, malgré des oppositions musclées au départ, y compris dans son propre caucus.«Reculez un peu» Cette loi adoptée en 1984 fait encore aujourd’hui du maintien par les provinces de l’accès universel et gratuit aux soins de santé la condition sine qua non des transferts fédéraux aux provinces dans le domaine de la santé.Ses dispositions exigent de plus que ces soins soient dispensés par les administrations publiques, qui doivent au surplus en assurer l’intégralité, l’accessibilité et la transférabilité, assurant ainsi que l’accès gratuit des citoyens soit garanti s’ils sont traités dans une autre province.Plusieurs voix s’élèvent ces jours-ci pour sa révision en faveur d’une plus grande place au privé, dont celles des docteurs Brian Day et Robert Ouellet, respectivement ex et actuel présidents de l’Association médicale canadienne (AMC).Monique Bégin, elle, juge nécessaire un réexamen de cette loi, mais, contrairement aux tenants du privé, elle préconise l’élargissement des interventions publiques en çanté.«Le Canada, avec 70 % des soins payés par l’État, est l’un des pays de l’OCDE, avec les États-Unis, qui accordent le plus de place au financement privé.En Europe, les soins sont couverts de 80 à 90 % par l’État», rappelle-t-elle.Au-delà du financement, c’est surtout l’éventail des interventions étatiques en santé qu’elle juge essentiel de revoir.«Ce que nous appelons aujourd’hui nos systèmes de santé sont, à 80 %, des machines à financer les hôpitaux et leurs médecins.Ces systèmes ne produisent pas la santé.Rs la réparent quand il y a un dommage.Four favoriser la santé, il faut agir sur ses déterminants sociaux», dit-elle, précisant bien que cette approche ne doit absolument pas être utilisée comme «épouvantail à moineaux pour couper les budgets des médecins et des autres professionnels de la santé».Monique Bégin croit néanmoins que «les ministres de la Santé devraient reculer un peu dans l’échelle du pouvoir pour laisser plus de place à leurs collègues responsables, par exemple, d’habitation, d’environnement, de loisirs, de travail et d’affaires municipales».Dans cette optique, la Commission recommande d’ailleurs que les Etats créent des comités interministériels dirigés, sinon par leur plus haut membre, au moins par un ministre puissant de son cabinet Dans le secteur précis de la santé, Mme Bégin croit qu’il faudra accorder plus de place et de ressources à la santé publique et à la santé mentale, deux grands parents pauvres de ce secteur.Quant aux futurs docteurs, qu’ils se destinent à la médecine générale ou spécialisée, ils devraient obligatoirement «être sensibilisés ë formés à l’importance des déterminants sociaux de la santé afin d’intégrer ces éléments dans leur lecture des maux et des traitements de leurs patients», conclut-elle.Le Devoir LE DEVOIR" www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514985-3322 Par télécopieur 514-9853340 Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 5149855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans (fais) 1-8004657559 L’agenda culturel U Dntoir prtH.A l'occattion, tnrttrr la littir ri'iidrdwrs dr *** abonné* rt In t!isjx>sitintt (l'organmalions m-ntimirs rlont In cflusc, 1rs produits ou 1rs wrvin** peuvent intèrrMor *** lecteurs Si vous no wuihaiU'z pas recevoir do corrrnpondancc dr cos organisations, vcuillr* ni avertir notre servkr à In clientèle.I* Devoir r*t publié du lundi mi samedi i»r le Devoir Inc tïi'nTït* siège •octal est situé RU 2080, rue Dr Bk*ur y.V êmgr, Montré»!, (Québec), HTA TM9 le Devoir Inc est propriétaire de la marque dé|x>*ée le Devoir, enregistrée auprès de l'Office de la propriété intellectuelle du C anada.Il est Imprimé |mr Imprimerie Québécor St Jean, Hoo.boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimerie» Québécor Inc 612 rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.I agence IVcsae Canadienne est autorisée à employer et » diffuser le» Informations publiées dans U Devoir, U Drunr est distribué par Messageries Dynamiques, une division de Corporation Sun Media, 900, boulevard Saint Martin Ouest, lava), Envoi de 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