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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2008-09-15, Collections de BAnQ.

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CRISE EN BOLIVIE: REPRISE DU DIALOGUE AVEC L’OPPOSITION Page B1 www.ledevoir.com DEVOIR Vol.XCIX N°2 0 9 LE LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 1 $ + T A X K S = 1.25$ ÉUSSIR SA VIE fet:' caca * WWm "r JACQUES NADEAU LE DEVOIR De jeunes membres de la famille Paré s’adonnant à la lecture au parc Rosemont, à Montréal Des adolescents au savoir éclaté L’impression d’un appauvrissement de la culture générale reste vive au Québec Qu’est-ce que réussir sa vie?Sa carrière?Ses amours?Jusqu’à samedi, l’équipe du Devoir vous présente une synthèse d’observations fascinantes recueillies sur sept volets d’un même thème: qu’est-ce qu’une vie réussie?Afin d’alimenter la réflexion, nous avons demandé à la firme Léger Marketing de sonder le cœur des Québécois dans une grande enquête nationale.Et nous abordons aujourd’hui un sujet dont l’actualité récente démontre l’importance: qu’est-ce qu’une éducation réussie ?CLAIRANDREE CAUCHY Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur.Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux.Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois.Ceux d’aujourd’hui seront incapables de maintenir notre culture.» La citation percutante fait écho à plusieurs tirades entendues récemment Mais voilà, on a pu la lire sur une poterie découverte dans les ruines de Babylone datant d’environ trois millénaires avant notre ère.L’angoisse des adultes envers ceux qui les suivent n’est pas propre à notre époque! L’impression d’un appauvrissement de la culture générale est néanmoins encore bien vive chez les Québécois, en dépit d’un accroissement notable de la scolarisation depuis la Révolution tranquille.ftès de la moitié (49 %) d’entre eux estiment que le niveau de connaissances et de culture générale s’est détérioré au cours des dernières décennies, selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir.Ds sont presque autant à penser le contraire: 30 % disent que le niveau s’est amélioré et 17 % ne voient pas de différence notable.L’évolution des technologies de l’information, l’accélération de la production des connaissances et l’émergence d’une culture populaire largement répercutée dans les médias incitent à renouveler la réflexion en des termes contemporains.Réussir son éducation en VOIR PAGE A 8: SAVOIR Les Québécois s’inquiètent de la qualité de l’enseignement ¦ Les formations professionnelle et technique reprennent du lustre > pages A 4 et A 5 RICHARD CARSON REUTERS TEXAS Ike a semé la désolation, mais n’aurait fait que quelques victimes ¦ À lire en page B 2 INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 3 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 4 Monde.B 1 Mots croisés.B 6 Religions.B 6 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 r l&r: >.'(jï rT 11 PAUL CAUCHON La logique a été respectée: Les Lavigueur, la vraie histoire, qui avait reçu 15 mises en nomination en prévision du Gala des prix Gémeaux d’hier, a finalement été l’émission la plus titrée, avec cinq trophées dans la soirée, et quatre trophées lors des deux autres galas de la semaine, pour un total de neuf.Doublé également pour les prix dinterptétation, alors que Pierre Verville et Laurence Lebœuf, de la même Mulcair hanté par son passé de ministre Il a torpillé une aide d’Hydro-Québec à la lutte contre les changements climatiques ALEC CASTONGUAY Le député du NPD, Thomas Mukair, a torpillé une importante contribution que devait verser HydroQué-bec pour lutter contre les changements climatiques alors qu’il était ministre de l’Environnement du Québec.Une série de documents obtenus par Le Devoir montre clairement que M.Mudair s’est ingéré en 2006 dans les affaires d’Hy-droQuébec pour empêcher le versement d’une subvention de deux millions de dollars destinée au Centre québécois d’actions sur les Thomas changements climatiques.Mulcair Ces révélations pourraient avoir une importance dans la campagne électorale qui bat son plein, alors que le NPD, et particulièrement Thomas Mulcair, joue la carte environnementale pour attirer des votes.VOIR PAGE A 8: MULCAIR ¦ La chronique de Manon Comeüier, page A 2 ¦ Autres textes en pages A 2 et A 3 ¦ L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page A 6 ¦ La chronique de Paul Cauchon, page B 7 L’ENTREVUE ' JACQUES GRENIER LE DEVOIR Suzanne Clément a reçu hier soir le prix Gémeaux de la meilleure interprète dans une comédie (Les Hauts et les Bas de Sophie Faquin), et Laurence Lebœuf, celui de la meilleure comédienne dans une série dramatique (Les Lavigueur).Les 23es prix Gémeaux Le gros lot aux Lavigueur Neuf récompenses à la série de Tannée émission, ont reçu chacun le prix d’interprétalion pour un premier rôle dans une série dramatique.Les Lavigueur a également été couronnée série dramatique de l’année.Avec près de 90 trophées à décerner, le Gala des Prix Gémeaux s’est déroulé en trois temps.D’abord un gala des artisans mercredi soir, puis «Tavant-pre-mière» qui se tenait hier en après-midi, et le gala télévisé de la soirée présenté par RadioCanada.VOIR PAGE A 8: GÉMEAUX Élargir le rôle de l’Etat en santé Mère de la Loi canadienne sur la santé, Monique Bégin rejette le discours en vogue À l’occasion de la campagne électorale fédérale, des voix réclament, en faveur du privé, une révision de la Loi canadienne sur la santé de 1984 qui garantit à tout citoyen l’accès universel et gratuit aux soins.Les discours et les actes favorables à une plus large place au privé se multiplient.La mère de cette loi, Monique Bégin, juge au contraire que le financement public et l’accès universel aux soins doivent non seulement être maintenus, mais élargis.JACINTHE TREMBLAY En 2005, Monique Bégin venait à peine d’amorcer sa «première retraite» en prenant des cours d’italien à Florence quand elle a reçu une invitation à siéger au sein de la Commission des déterminants sociaux de la santé créée un an plus tôt par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Mandat: redéfinir la notion de santé et, par conséquent proposer de nouvelles priorités d’action pour TOMS et ses pays membres.VOIR PAGE A 8: BÉGIN Monique Bégin ill fm fsmm 1007 Toutes les musiques, un seul espace.' i.lu> i nnactii co/taak> » 77831302380038 LE DEVOIR, LE LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 A 8 LES ACTUALITES JACQUES GRENIER LE DEVOIR Marc Labrèche, Prix Gémeaux du meilleur interprète dans une comédie (Le cœur a ses raisons).GEMEAUX SUITE DE LA PAGE 1 Le gala de la soirée était fort dynamique, avec une Véronique Cloutier parfaite dans le rôle de l’animatrice, véritable entertainer qui peut autant jouer que danser et chanter, et qui a présenté de savoureuses parodies d’émissions, particulièrement de Taxi 0-22 et du 110 % de TQS.Mais c’est aussi un gala qui a été marqué par une sourde inquiétude, plusieurs présentateurs ou lauréats s’en prenant vertement aux compressions dans le domaine culturel imposées par le gouvernement Harper, en faisant valoir que la télévision et la culture en général sont porteurs d’identité au Québec, tout en étant rentables.Cette série de dénonciations a culminé avec un long discours du comédien Vincent Gratton, qui a appelé tout le iponde à manifester contre le gouvernement sortant A noter que plusieurs politiciens assistaient hier au gala dont fait rare, le premier ministre Jean Charest hiknême.Mais aucun représentant du gouvernement Harper.En après-midi, «l’avant-première», une émission qui avait été dif fusée par le passé sur des chaînes comme Télé-Québec et Artv, était exclusivement diffusée sur Internet, sur le site Canoë.tv.Selon Canoë, environ 11000 personnes se sont branchées sur le site mais plusieurs témoignages recueillis sur Internet évoquent une diffusion pas toujours réussie (Le Devoir a eu de la difficulté à se brancher, alors que le son et l’image connaissaient des ratés).Lors du gala télévisé de la soirée, plusieurs émissions se sont distinguées: Les Lavigueur, bien sûr, mais également A««i'e est ses hommes (meilleur téléroman), Les Hauts et les Bas de Sophie Faquin (meilleure comédie) et le Bye Bye de RBO 2007.Le Bye Bye a terminé la semaine avec six trophées, devenant la deuxième émission la plus primée après Les Ijavigueur.Le Négociateur, qui avait obtenu 14 mises en nomination, a remporté peu de trophées au total, mais son réalisateur, Sylvain Archambault, a reçu le prix du meilleur réalisateur dans une série dramatique.Guy A Lepage est sûrement une des personnalités les plus titrées de la semaine, puisqu’on plus de recevoir plusieurs prix comme membre de RBO, il a reçu hier soir celui de fa meilleure animation dans une émission d’entrevue ou un talk-show.Tout le monde en parie a par ailleurs reçu le Prix du public Desjardins, un vote populaire.En ce qui concerne les téléromans, ce sont les interprétations de Guylaine Tremblay dans Annie et ses hommes et de Sébastien Delorme dans La promesse qui ont été célébrées, ce dernier l’emportant sur Denis Bouchard de Annie et ses hommes.Dans la catégorie comédie, les prix ont été remportés par Suzanne Clément pour Sophie Faquin et Marc La-brèche pour Le cœur a ses misons.Le gala télévisé de la soirée a également permis de couronner Une grenade avec ça meilleure série jeunesse devant Ramdam, et Jacques Savoie meilleur auteur de textes dramatiques pour Les Lavigueur.La soirée a aussi rendu hommage à Pierre Roy, président des Chaînes Télé-Astral, qui recevait le Grand prix de l’académie.Le gala de la soirée était fort réussi, mais, en après-midi, l’animatrice Patricia Paquin tentait de mettre un peu d’humour dans une «avant-première» qui se tenait dans une salle d’hôtel et qui manquait certainement de glamour, avec les nominés sagement assis sur des chaises droites.Cet avant-gala a permis de couronner Mange ta ville meilleur magazine culturel, lœs francs-tireurs meilleur magazine d'intérêt social, A la di Stasio meilleur magazine de services et Une heure sur Terre meilleure émission d’af-faires publiques.C’est également en après-midi que les prix d’interprétation pour les rôles de soutien ont été accordés.Se sont distingués dans leurs catégories respectives Marc Beaupré (Le Négociateur), Amélie Grenier (Les Lavigueur), Germain Houde (La promesse), Hélène Bourgeois-Leclerc (Annie et ses hommes), Eric Bernier (Sophie Paquin) et Véronique Le Elaguais (Rumeurs).MULCAIR SUITE DE LA PAGE 1 Les documents obtenus pour Le Devoir montrent un échange de courriels entre Thomas Mulcair et son chef de cabinet de l’époque au ministère de l’Environnement, Stéphane Gosselin.Le 13 janvier 2006, M.Gosseljn écrit à son ministre pour le prévenir que la société d’Etat fera une annonce sous peu concernant les changements climatiques.«J'ai appris qu’HydrœQuébec va accorder une aide financière totale de 2 millions $ d’ici 2012 au Centre québécois d’actions sur les changements climatiques, écrit-iL Qui est là-dedans?Sydney Ribaux, Hugo Séguin, Alexandre Turgeon et compagnie, fai avisé le cabinet de Corbeil plus tôt cette semaine pour leur dire d’intervenir, mais ils n’ont rien fait, et l’entente doit maintenant s’annoncer lundi prochain.On sefiiitjburrer par notre propre monde.Enfin, je n’ai pas abandonné et je continue mes contacts pour torpiller cette patentelà.» Pierre Corbeil était alors ministre des Ressources naturelles et responsable dHydn>Québec.Vingt-cinq minutes phis tard, Thomas Mulcair répond à son chef de cabinet et l’encourage à tout faire pour empêcher le versement de cette subvention.Le ministre Mulcair laisse entendre que le bureau de Jean Charest sera d’accord étant donné l'identité des personnes qui dirigent le Centre québécois d’actions sur les changements climatiques.«Bmvo!, répliquet-Ü.Connaissant les pensées profondes du patron sur deux des trois personnes mentionnées, je pense qu’un appel d’urgence à la grande belle-mère s’impose.Si nécessaire, je vais l’appeler moi-même.Tom.» Le surnom de «grande beDe-mère» était celui de Stéphane Bertrand, le chef de cabinet de Jean Charest à l’époque.Trentecinq minutes plus tard, Stéphane Gosselin écrit de nouveau à son ministre, Thomas Mulcair «Victoire.L’annonce est reportée à une date indéterminée.Retourne à ta partie de golf.Hahahah.» La réponse de Thomas Mul-cair est simple et rapide: «Youppü».A l’époque, une rumeur insistante voulait que la subvention dHydroQuébec ait été annulée à la dernière minute par le gouvernement Charest parce que certains dirigeants du Centre québécois d’actions sur les change- ments climatiques étaient souverainistes.Ces courriels ont été déposés aux Archives nationales lorsque Thomas Mulcair a perdu son poste de ministre de l’Environnement, le 27 février 2006.Certains documents qui émanent du bureau d’un ancien ministre sont classés secrets et ne peuvent être consultés avant plusieurs années, mais, dans d’autres cas, la documentation est accessible après quelques mois.La subvention d’Hydro-Québec aurait fait une différence A ce jour, le Centre québécois d’actions sur les changements climatiques n’a toujours pas reçu la subvention d’Hydro-Québec.Des pourparlers sont toujours en cours, a-t-on appris.Ce cçntre est dirigé par cinq groupes environnementaux: Equiterre, Vivre en ville, Environnement jeunesse, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement et le Centre de l’environnement du Québec.Greenpeace a contribué à sa fondation, en 2004, mais ne fait plus partie de l’équipe de direction.En privé, certains dirigeants des groupes écologistes concernés ont dit s’être sentis «trahis» à l’époque par le bureau du ministre Mulcair lorsque les rumeurs de son intervention ont commencé à circuler.Jusqu’à la découverte de ces courriels, il nV avait toutefois aucune preuve de l’ingérence du bureau de Thomas Mulcair.Les partenaires du Centre québécois d’actions sur les changements climatiques sont nombreux.Le comité consultatif est notamment composé de la Ville de Montréal, de la Ville de Québec, du Mouvement Desjardins et de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), entre autres.En entrevue avec Le Devoir hier, Steven Guilbeault, qui préside le conseil d’administration du Centre québécois d’actions sur les changements climatiques, confirmait que cette contribution de deux millions de dollars était pratiquement acquise en 2006.«C’était très près d’être conclu.On avait une date.Et puis Hydro a demandé de retarder la signature.On n’a jamais vraiment su pourquoi tout a été annulé», dit-fl.En 2006, le Centre avait un budget de 200 000 $ par année pour mener à bien ses projets de sensibilisation du grand public aux phénomènes des changements climatiques.L'organisme menait notamment des campagnes de publicité et organisait des conférences et des col- SAVOIR SUITE DE LA PAGE 1 cette époque de bouleversements sociaux constitue un défi aux multiples visages.Le pièjge Internet Aux Etats-Unis, où le taux de pénétration des technologies de l’information et des communications (TIC) atteint des sommets encore inégalés chez nous, on s’inquiète des effets de cette révolution technologique.Professeur de littérature anglaise à ITJniversité Emory, à Atlanta, Marie Bauerlein a publié récemment un essai au titre choc — The Dumbest Generation (traduction libre: La génération la plus ignorante) — qui porte sur les moins de 30 ans ayant grandi à l’ère numérique.On y dépeint une génération refermée sur elle-même, engagée dans une socialisation frénétique accentuée par Internet, le cellulaire et autre Facebook.Le danger d’un déclin culturel est selon cet auteur bien réel «Les outils technobgiques permettent aux adolescents d’être obnubilés par leur monde d’adolescents, et les considé-rations d’adultes n’arrivent pas à se frayer un chemin jusqu’à eux», constate-t-i Résultat la culture historique, géographique, civique ou encore littéraire de ces jeunes est limitée.Leur langage est déficient bourré de fautes et simpliste.Provocateur, le professeur américain lance régulièrement à ses étudiants: «L’histoire n’a pas commencé le jour de vos 13 ans; il y a des choses plus intéressantes dans le monde que ce qui s’est passé à la cafétéria; il y a d'autres modèles que le capitaine de l’équipe de football.» L’adolescence étant par définition éphémère, elle finit par passer.Oui, mais ces jeunes perdent un temps pré cieux qu’ils ne pourront rattraper par la suite, réplique M.Bauerlein.«Or, si on ne s’instruit pas, si on ne lit pas les classiques à 20 ans, on ne les lira jamais» Pourtant Internet recèle une pléthore de sources d’information.Le professeur Bauerlein en convient «Si j’en ai la curiosité, Internet est pour moi une fenêtre ouverte sur le monde des idées, de l’histoire, de la beauté.Mais pour les jeunes de 17 ans, c’est autre chose.Cest un outil pour placo-ter, envoyer des photos ou des vidéos d’eux-mêmes et de leurs amis Us se renferment dans un cocon générationnel.» Dans la maison de Julie, 36 ans, où vivent deux parents, trois enfants de 11 mois à 5 ans et deux adolescents de 12 et 13 ans, l’usage de l’ordinateur et de la télévision est limité, et Ton ne retrouve pas de console de jeux L’ordinateur familial est réservé aux travaux scolaires, et la té lévision compte seulement quelques chaînes, les parents ayant choisi de ne fias faire installer le câble.«L’été, nom passons deux mois au chalet, et nous débranchons la télévi- sion par satellite.Sinon, c’est trop facile de s’écraser et de ne faire que ça», explique la mère.Elle avoue chercher le fragile équilibre entre les TTC et la vie de famille.«On se dit “Cest ça la vie maintenant, jusqu’où faut-il en éloigner les enfants?”.On ne veut pas non plus que nos enfants soient complètement arriérés sur le plan des technologies.» Bris de transmission?Patrick Moreau, l’auteur de Pourquoi nos enfants sortent-ils de l’école ignorants?, que l’on pourrait qualifier de pendant québécois de l’essai de Bauerlein, a lui aussi ce sentiment que la société québécoise a failli à transmettre son héritage aux plus jeunes.«Je dis souvent à mes étudiants, un peu à la blague: “On dirait que vous n’avez pas de grands-parents!”.Lorsqu’on leur parle des années 1960 ou 1980, seulement 10 ans avant leur naissance, on a parfois l’impression qu’on leur parie d’une histoire lointaine.On dirait que l’histoire vivante ne s’est pas transmise de génération en génération.Quelque chose s’est brisé.Cest probablement lié à l’emploi du temps», avance l’enseignant d’origine française qui travaille au collège Ahuntsic depuis 14 ans.Anciennement directrice d’école, Françoise Martin-Marceau consacre aujourd’hui son temps à la fondation qui porte son nom et qui est vouée à promouvoir le développement de la pédagogie et l’innovation en éducation.Elle relativise les propos de M.Moreau en rappelant que le Québec a fait un bond immense en matière de scolarisation.«La plupart des gens, et peut-être beaucoup de professeurs d’université, ont eu des parents très peu scolarisés, voire analphabètes.H ne faut pas oublier que le Québec s’est développé très vite, tl n’y a pas quatre générations de gens cultivés qui ont transmis leur bagage», fait valoir la retraitée qui a entamé sa carrière en 1962, une fois son brevet B en poche (l'équivalent d’une formation collégiale, qui permettait de devenir institutrice).A Etre de son époque Suffit la nostalgie! lancent les blogueurs Mario Asselin et François Guité, qui tiennent tous deux sur Internet une chronique quasi quotidienne de leurs réflexions, de leurs trouvailles sur les nouvelles recherches ou qui discutent amplement des grands débats qui tenaillent le milieu de l’éducation.Les jeunes ne sont pas incultes, ils en savent probablement même plus que leurs aînés, clament-ils.Leur savoir est cependant probablement beaucoup plus éclaté, diversifié.D ne se cantonne plus au champ de la culture générale plus classique qui, au demeurant, était surtout l'apanage d’une élite.«Mais ce que les jeunes ne savent pas aujourd'hui est beaucoup plus grand que ce que leurs pré décesseurs ne savaient pas.Il y a 20 ans, la masse de choses à loques.La contribution possible d’Hydro-Québec était donc un montant substantiel «En janvier2006, on sortait de la Conférence de Montréal organisée par l'ONU sur les changements climatiques, et Hydro voulait s’impliquer dans cette lutte planétaire.Plutôt que de verser une somme à un organisme en particulier, Hydro avait décidé de donner au Centre québécois d’actions sur les changements climatiques, qui regroupe plusieurs organismes.On voulait mener plusieurs projets avec cet argent, notamment dans le domaine des transports, qui est une source importante d’émission des gaz à effet de serre au Q«é6eo, explique Steven Guilbeault Même si le Centre québécois d’actions sur les changements climatiques est toujours actif, il a ralenti ses activités depuis deux ans, notamment parce que le gouvernement Harper a coupé sa subvention à son arrivée au pouvoir.Les conservateurs avaient alors annulé plusieurs programmes de lutte contre les changements climatiques.La réaction de Thomas Mulcair Joint hier en fin de journée, Thomas Mulcair a justifié son comportement de l’époque en disant quHydro-Québec venait jouer dans les plates-bandes de son ministère et que ce geste n’avait pas été apprédé.«On voulait prendre notre temps en tant que gouvernement pour s’assurer que tous les groupes environnementaux puissent recevoir de l’argent, et pas seulement quelques-uns.Je travaillais avec beaucoup de groupes à l’époque, et il fallait que ce soit juste et équitable», dit-il Pourtant, en 2004, le ministre Thomas Mulcair avait réduit les subventions aux groupes écologistes, faisant passer l’enveloppe du gouvernement dans ce domaine de 22 millions de dollars à 720 000 $ par année.Thomas Mulcair affirme ne pas se souvenir de la raison qui l’a poussé, dans ses courriels, à montrer du doigt deux des dirigeants du Centre.E refuse toutefois l’interprétation voulant que ce soient les penchants souverainistes de certains dirigeants du Centre québécois d’actions sur les changements climatiques qui auraient motivé l'arrêt de cette subvention à la dernière minute.«Je me souviens qu’il y a eu quelques bons bras de fer avec certains groupes, notamment entre ceux financés par Ottawa et ceux financés par Québec à l’époque.Cétait peut-être ça, la raison», dit-il.Le Devoir savoir était moins étendue», croit Mario Asselin, qui est par ailleurs consultant en utilisation des TIC en éducatioa Son camarade blogueur François Guité, qui enseigne l'anglais à l'école secondaire De Rochebelle à Québec, abonde dans ce sens.«Les critiques comme M.Moreau ont une conception nostalgique de la culture, avec un grand C.[.] La culture, c’est aussi celle des jeunes.Pourquoi est-ce mauvais qu’ils s’approprient cette culture présente au détriment de celle du passé?R faut décrocher de l'ancien schéma pour faire place au présent», fait-il valoir.E souligne aussi que l’école forme aujourd’hui des jeunes qui occuperont des emplois qui n’existent même pas encore et utiliseront des outils qui restent à inventer.Le slam de Grand Corps malade mérite donc sa place dans l’antre de la poésie.Quant à la nostalgie de la culture du livre, malmenée par le réflexe qu’ont les jeunes de glaner des informations à gauche et à droite sur la Toile, elle rappelle les détracteurs des révolutions technologiques précédentes, poursuivent MM.Guité et Asselin.«Quand Gutenberg a changé le support de la transmission des connaissances, il y a eu exactement les mêmes réactions qu’aujourdTiui.On craignait que cela déshumanise la transmission du savoir», fait valoir Mario Asselin.François Guité renchérit en rappelant que Socrate boudait l’écriture, lui préférant la transmission orale et les vertus de la mémoire.E a fallu que Platon transcrive ses enseignements pour quils traversent ainsi les âges.Comme ce fut le cas successivement pour l’écriture puis le livre, Internet permet de libérer davantage l’esprit afin qu’il puisse se consacrer à des tâches plus complexes.«Le fait de libérer la pensée d’une partie de la mémorisation permet de trans/ërer cette activité vers la créativité, l’imagination, la pensée complexe.C’est plus productif», poursuit M.Guité.Transmission des connaissances contre créativité; culture classique contre culture populaire ou technologique; passé contre futur, sagesse contre jeunesse; œs concepts apparemment en opposition s’inscrivent dans une même dialectique.«De tout temps, il y a eu une fracture entre ce que les gens voulaient que les jeunes sachent et ce qui les intéresse.Cela n’a jamais empêché le monde de fonctionner, et c’est même nécessaire pour assurer que la roue tourne et que la culture s’enrichisse», croit M.Asselin.Le détracteur de la (génération la plus ignorante» Marie Baueriein le rejoint «fl est sain que les plus vieux veuillent transmettre leur héritage et il est sain que les jeunes y résistent en décriant le caractère rigide et autoritaire de leurs aînés Mais pour dire que l’on incarne la nouveauté, encore faut-il avoir une idée du passé», conclut le pamphlétaire.Des têtes bien pleines ou bien faites?La tension entre les deux est probablement source d'évolution Le Devoir Le Devoir ¦ Les Québécois s’inquiètent de la qualité de l’enseignement ¦ Les formations professionnelle et technique reprennent du lustre BÉGIN SUITE DE LA PAGE 1 L’expression éculée du «beau défi» est une énorme sousestimation du mandat dont cette collectionneuse de précédents venait d’hériter.Monique Bégin, pour mémoire, a été la première femme à occuper la fonction de directrice générale d’une Commission royale d'enquête — la Commission Bird sur le statut de fa femme, instituée en 1967—et fa première Québécoise élue au Parlement fédéral.Elle a été titulaire de fa Santé et des Services sociaux pendant sept ans, sous Trudeau, avant de poursuivre sa carrière dans l’enseignement Elle a par exemple été pendant sept ans fa première doyenne de fa Faculté des sciences de fa santé de ITJniversité d’Ottawa, une fonction rarement attribuée à une sociologue.Ces faits d’armes font partie des raisons pour lesquelles elle a été choisie pour participer aux travaux d’une commission de l’OMS comptant 19 membres de 16 pays du Nord et du Sud, dont un Prix Nobel, quelques anciens et actuels ministres de fa Santé, plusieurs sommités en médecine et santé publique, des représentants d’ONG et de syndicats.«Ces trois années ont été parmi les plus stimulantes et les plus enrichissantes de ma vie», résume Mme Bégin.Une autre vision de la santé «La justice sociale est une question de vie ou de mort.» Ainsi débute le résumé du rapport définitif de cette Commission, rendu public en août dernier.En conclusion, ses auteurs persistent et signent «Pour la Commission des déterminants sociaux de la santé, réduire les inégalités en santé est un impératif éthique.L'injustice sociale tue à grande échelle», écrivent-ils.Ses éminents membres en sont venus à ce percutant constat par l’examen de milliers de données «probantes», une formule à la mode dans les officines gouvernementales ces joursci.On savait déjà que l’espérance de vie était plus élevée dans les pays riches que dans les pauvres.L’écart par exemple entre un Japonais, un Suédois et un Africain dépasse 40 ans! Il est également largement documenté que des écarts importants se retrouvent au sein même de chaque pays entre les résidants des quartiers huppés et défavorisés.La Commission a mis en lumière plusieurs autres déterminants de 1a santé que 1a richesse matérielle.«Les conditions de la petite enfance, l’environnement urbain, les priorités en santé publique, l’exclusion sociale, la mondialisation, le sexe et l’emploi font partie, avec évidemment la qualité des systèmes de santé, des déterminants sociaux de la santé identifiés par la Commission», note Mme Bégin.Un chercheur cité dans son rapport a révélé, en 2005, que les troubles de santé mentale des travailleurs manuels espagnols étaient cinq fois plus élevés chez les sanscontrat que chez les pennanents.Bien loin des indicateurs souvent utilisés pour mesurer fa performance des pays en santé — les temps d’attente aux urgences, par exemple —, la Commission ouvre plutôt 1a voie à des réformes qui débordent largement des ministères officiellement responsables de 1a santé.C’est également dans cette optique que Monique Bégin croit qu’il faut réexaminer la Loi canadienne sur la santé dont elle a orchestré l’acceptation unanime par tous les partis politiques fédéraux, malgré des oppositions musclées au départ, y compris dans son propre caucus.«Reculez un peu» Cette loi adoptée en 1984 fait encore aujourd’hui du maintien par les provinces de l’accès universel et gratuit aux soins de santé la condition sine qua non des transferts fédéraux aux provinces dans le domaine de la santé.Ses dispositions exigent de plus que ces soins soient dispensés par les administrations publiques, qui doivent au surplus en assurer l’intégralité, l’accessibilité et la transférabilité, assurant ainsi que l’accès gratuit des citoyens soit garanti s'ils sont traités dans une autre province.Plusieurs voix s’élèvent ces jours-ci pour sa révision en faveur d’une plus grande place au privé, dont celles des docteurs Brian Day et Robert Ouellet, respectivement ex et actuel présidents de l’Association médicale canadienne (AMC).Monique Bégin, elle, juge nécessaire un réexamen de cette loi, mais, contrairement aux tenants du privé, eUe préconise l’élargissement des interventions publiques en santé.«Le Canada, avec 70 % des soins payés par l’État, est l’un des pays de l’OCDE, avec les États-Unis, qui accordent le plus de place au financement privé.Én Europe, les soins sont couverts de 80 à 90 % par l’État», rappelle-t-eBe.Au-delà du financement, c’est surtout l’éventail des interventions étatiques en santé qu’elle juge essentiel de revoir.«Ce que nous appelons aujourd'hui nos systèmes de santé sont, à 80 %, des machines à financer les hôpitaux et leurs médecins.Ces systèmes ne produisent pas la santé.Ils la réparent quand il y a un dommage.Pour favoriser la santé, il faut agir sur ses déterminants sociaux», dit-elle, précisant bien que cette approche ne doit absolument pas être utilisée comme «épouvantail à moineaux pour couper les budgets des médecins et des autres professionnels de la santé».Monique Bégin croit néanmoins que «les ministres de la Santé devraient reculer un peu dans l’échelle du pouvoir pour laisser plus de place à leurs collègues responsables, par exemple, d’habitation, d’environnement, de loisirs, de travail et d’affaires municipales».Dans cette opaque, fa Commission recommande d’aüleurs que les Etats créent des comités interministériels dirigés, sinon par leur plus haut membre, au moins par un ministre puissant de son cabinet Dans le secteur précis de fa santé, Mme Bégin croit qu’il faudra accorder plus de place et de ressources à la santé publique et à fa santé mentale, deux grands parents pauvres de ce secteur.Quant aux futurs docteurs, qu’ils se destinent à 1a médecine générale ou spécialisée, ils devraient obligatoirement «être sensibilisés et formés à l’importance des déterminants sociaux de la santé afin d'intégrer ces éléments dans leur lecture des maux et des traitements de leurs patients», conclut-elle.Le Devoir LE DEVOIR" www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 £3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par 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