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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-07-31, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 31 JUILLET ET DIMANCHE 1 ** A O 0 T 2 0 0 4 ?CULTURE* FrancoFolies de Montréal Bashung, tout de noir Alain Bashung en conférence de presse, hier à Montréal.JACQUES GRENIER UE DEVOIR MAR1LYSE HAMELIN Après huit ans d’absence de la scène, Alain Bashung est en spectacle ce soir et demain au Metropolis, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.Vieilli, la tête grise, quelques kilos en trop, mais toujours aussi mystérieux, l’homme, qui n’a rien perdu de sa superbe, ni de son éloquence d'ailleurs, arborait des lunettes fumées, un complet noir et un petit foulard de soie au cou.La classe du dandy.Son personnage d’intellectuel du rock était au rendez-vous.Au premier coup d’œil, on se dit qu’aucun des journalistes présents dans la salle ne l’aurait reconnu en le croisant dans la rue: «/’ai longtemps hésité à m'exposer physiquement.Là, je sais que je peux me lancer, j’ai les munitions pour ça», déclarait l'artiste au moment de commencer sa «Tournée des grands espaces», il y a dix mois.•Bon alors, on va commencer la conférence, première question, s.v.p.».Silence gêné dans la salle.Tous sont visiblement impressionnés.Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance d'assister à une conférence de Bashung, très avare de ces manifestations médiatiques.Il n’y paraît tout de même pas trop.Comment mettre en scène des chansons de Bashung sans rien perdre des arrangements complexes et du caractère intimiste de ses disques?À son sens, il s’agit seulement de trouver les bons musiciens, de prendre le temps de les trouver.À l’entendre, on peut pourtant croire que tout s’est fait comme si de rien n’était.•J'ai une équipe formidable! Brad Scott, (auparavant bassiste pour Arthur H] et moi avions seulement enregistré une chanson ensemble par le passé lorsqu’il m’a approché pour travailler avec moi.Il s’est trouvé qu'il avait dans la tête exactement tout ce que je voulais y trouver.» Bashung, généreux, prend une éternité pour répondre aux questions qu’on lui adresse.Certains apprécient, d’autres soupirent d’eiuiui, mais le principal intéressé ne s’en rend pas compte, trop perdu dans ses pensées et ses explications, souvent complexes.Sur son absence des dernières années, il avance timidement que les •bons complices n 'étaient pas au rendez-vous», puis, lâche le morceau, avouant avoir traversé une période noire de sa vie.Noir d’encre?Noir de peine?Noir comment?Mais rien d’autre ne filtrera.Trou noir, Bashung.Pas d’épanchement, pas de confidence.Bashung demeure fidèle à lui-même, comme on est en droit de l'espérer de ce monstre sacré.En insistant un peu plus sur les causes de cette si longue absence, on obtient tout de même quelques précisions: «// faut avoir l’envie (de monter sur scène! aussi.L’envie, je crois qu elle n’était plus là.» Errance donc, puis vient Imprudence, album très noir qui sort en 2002, sorte •d'exutoire» dont l’ambiance sombre et mystérieuse devrait teinter les spectacles de Montréal, si l’on se fie à l’album live tiré de la tournée.L’été dernier, pendant un mois, Bashung et ses musiciens ont répété pas moins de 70 morceaux en prévision de cette tournée.C’est ce soir, pour la première fois de ce côté-ci de l'Atlantique, que l’on pourra enfin assister au résultat sur scène.Du propre aveu de l’artiste, le spectacle ne se tenninera pas, telle une grande messe rock’n’roll, •dans une apothéose», ce sera même •exactement le contraire».Une finale en douceur donc?Avec sept musiciens sur scène, on peut quand même être certain que cela va bouger beaucoup aussi.\ s CHOIX Gala d’ouverture - La Fête francophone Samedi Thomas Fersen Il était dans nos parages pas plus tard qu’en janvier dernier, le cher Toto, mais c’est justement grâce à l’assiduité de nos fréquentations que le public québécois le considère plus comme un ami que comme un visiteur.Cela dure depuis maintenant onze ans: c’était justement aux FrancoFolies, celles de La Rochelle, que nous nous entichâmes d’abord de ce p’tit Duduche aux rimes riches et aux mélodies sans âge.Amour tel que les envoyés de la presse québécoise se livrèrent à un intense lobby auprès d’Alain Simard, président des FrancoFolies de Montréal, lequel nous amena le jeune homme et son orchestre novembre venu (le festival était presque hivernal en ce temps-là) au Grand Café de la rue Saint-Denis.Etiez-vous là?Si oui, vous serez ce samedi au Spectrum, dès 19h.Indéfectible et content Sylvain Cormier Thomas Heilman Thomas Heilman mêle avec talent chanson française et folk américain.D chante de sa voix rugueuse et voilée, des histoires tirées de son premier opus, Stories from Oscar’s Old Café.Vagabondant entre folk, blues, jazz et chanson, soutenu par des accents de fanfares louisianaise ou de cabaret, la musique de Thomas Heilman est inspirée.Si vous ne connaissez pas encore ce jeune auteur-compositeur, ne manquez pas son concert ce soir à 19h sur la scène du Monde Trad, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Clark.Noémie Bisserbe Dimanche Pierre Lapointe Il a beau s’être inventé un personnage de snob, d’arrogant de fendant à fesser dedans, rien n’y fait plus on suit ce gagnant de Granby, plus on écoute son brillant premier album, et plus on est certain.Ce faux dandy a un vrai talent aussi patent du côté des textes que des musiques, substrat complexe et fascinant d’un siècle de chanson française de qualité.Après deux ans à se faire les dents sur les scènes extérieures des Francos, voilà Pierre Lapointe promu, et plutôt quatre fois qu’une: le spectacle de dimanche est le dernier d’une série dont l’artiste lui-même, pas gêné, parle déjà comme d’une consécration.Vantardise ou pas, on est d’accord.Au Monument-National, à 22h.S.C.Kitchose Band •Un mélange entre Louise Attaque et Georges Brassens», c’est ainsi qu’Olivier Cormier, le batteur de ce quatuor montréalais, décrit la musique du band.Les lauréats du concours 2003 du Festival international de la chanson de Granby ont su pourtant, en près de cinq ans d’existence, se forger une identité qui leur est propre.Tant par la mise en scène des mots dans leurs chansons, qui passent facilement de réflexions scatologiques de l’Institut des cons au récit de rupture, que par leur musique pop enlevée, aux influences rétro, marquée par de nombreux changements de rythmes et des passages à l’harmonica.Si vous manquez leur premier concert de demain à 20h, ne manquez pas celui qui suit à 22h sur la scène du Monde FrancoFou, aux portes du Complexe Desjardins.N.B.Du bon dans le fourre-tout SYLVAIN CORMIER Soyons clair c’est forcément parce qu’on n’a pas trouvé mieux -ou bien parce que le show d’abord prévu ne s’est pas matérialisé - qu’on a présenté hier à WDttd-FeDetier un spectacle assez pompeusement baptisé La Fête francophone.N’y cherchez pas de concept: le chapeau «fête francophone» permettait tout bêtement de justifier l’affiche de ce spectacle de variétés on ne peut phis varié, élevant au titre chic de gala un simple fourre-tout d’artistes.On reprenait en vérité une formule éprouvée, ce qu’on appelait il y a quelques années «la télé des FrancoFolies».Cela se passait au Monument-National: Grégory Charles animait ces émissions réunissant des chanteurs, chanteuses et groupes présents chaque jour du festival.C’était plus ou moins bon, dépendant des affiches ainsi composées au petit bonheur de la programmation.Au moins, ces enregistrements avaient lieu hors festival et les auditoires étaient des auditoires de télé, c'est-à-dire non payants.Hier, c’était exactement la même chose, une émission de télé avec animateur (Daniel Lavoie) et une affiche composée d’artistes présents aux FrancoFolies, à cela près que ça coûtait une beurrée et que fi tenait lieu de gala d’ouverture.ausse représentation?Pas vraiment les gens étaient au courant pour la télé.Bon spectacle?Pas vraiment non plus.C’était ce genre de spectacle où l’on fait pour le mieux avec ce qu’on a.Force était de constater que le metteur en scène Claude Poissant ne l’avait pas facile: Rachid Taha et Natasha St-Pier sur la même scène, ie ne suis pas certain que Dieu voulait ça Cela donnait ce que ça pouvait donner du bon, du moins bon, du n’importe quoi, du malaisé, parfois un peu de magie.Le bon, c’état Ariane Moffatt seule au piano dans Poussière d’ange, Thomas Fersen avec son seul guitariste dans la très odorante Borborygmes, Pierre Lapointe seul au piano dans la remarquable Pointant le nord, Corneille a cappella à la fin de ses deux chansons.Le moins bon, c’était Rachid Taha complètement hors contexte avec sa reprise du Rock The Casbah des Clash, ou Natasha Saint-Pier faisant une fausse Française d’elle dans le Tandem de Gainsbourg (n’est pas Vanessa Paradis qui veut).Le malaisé, c’était toutes ces chansons d’Ariane, Boucher, Stefie Shock et Thomas Fersen où l’orchestre pataud d’Alain Sauvageau piétinait tout ce qu’il touchait La magie, c’était la chanson d’intro, avec Ariane et Daniel Boucher partageant l’exquise Violoncelle avec son compositeur Daniel Lavoie, ou Nana Mouskou-ri et le même Lavoie s'offrant un p’tit slow collé pas trop serré pour clore Les Feuilles mortes.Au total on obtenait juste assez de bon pour se dire qu’on en avait pour son argent et que sur place, p valait quand même mieux qu’à la télé, ne serait-ce que pour les cafouillages sympathiques dans les présentations.L’erreur, dans les spectacles, c’est la brèche par où s’engouffre la vie.Même dans les soirées télégraphiées.EN BREF CONCERTS CLASSIQUES OSM: détente en vue Un pianiste hors normes La tension entre l’administration de l’OSM et les musiciens au sujet du renouvellement de l’entente collective, qui avait amené les musiciens à adopter des moyens de pression le 21 juillet dernier (voir Le Devoir des 21 et 22 juillet), semble diminuer.Du moins les deux parties ont-elles pour l’heure renoué le dialogue lors d’une rencontre, jeudi 29 juillet, qui a duré plus de huit heures.On rappelle que les négociations avaient été interrompues le 30 mai et que les musiciens sont sans contrat de travail depuis le 31 août 2003.Les deux parties ont été assez peu loquaces à l’issue de la rencontre de jeudi, la réunion ayant surtout servi, semble-t-il, à définir les priorités et poser des bases solides pour une poursuite active et constructive des discussions début septembre.L’administration tout comme les représentants des musiciens semblaient sereins et heureux du déblocage.Les revendications ont trait en premier lieu aux conditions de travail des instrumentistes.- Le Devoir FESTIVAL DE LANAUDIÈRE.E Chopin: 4 Scherzos.E Liszt: Sonate en si mineur.Yundi Li (piano).Amphithéâtre de Lanaudière, vendredi 30 juillet, 20h.Diffusé lundi 2 août à 13h dans l’émission "Concerts d’été" de la Chaîne culturelle de Radio-Canada CHRISTOPHE HUSS Concentré de piano à Lanaudière, puisque Yundi Li, 22 ans, arrivait avec un programme Spartiate d’environ IhlO de musique.Mais un concert de Yundi Li ne s’arrête pas à la dernière note: il hante pour longtemps l’imaginaire des spectateurs.En pratique également, Yundi li ne s’est pas contenté du programme annoncé, puisqu’il a enchaîné à la Sonate en si, deux autres œuvres de Liszt la Campaneüa, puis la Paraphrase sur le Rigoletto de Verdi.On oublie la petite niaiserie folklorique intercalée entre les deux: Yundi Li peut laisser cela à d'autres pianistes chinois en vue; ça leur va très bien, à eux! Car Yundi Li est un phénomène, tant musical que pia-nistique.Tout en musique, part du son.Et le son de Yundi Li est très particulier il semble semble naître dans le bassin, cheminer daas tout le haut du corps puis repartir des épaules.Cette maîtrise physique hallucinante permet à Yundi D un contrôle de la madère sonore qui a très peu d’équivalents sur la scène pianisdque actuelle.Ce travail en profondeur n’est pas vain, puisque la première qualité du pianiste chinois est l’imaginaire sonore.Autre atout les nuances fortissimo ne claquent jamais.Yundi Li a des forte d’une noblesse impressionnante.Les Scherzos de Chopin n’ont pas été écrits en tant que corpus: leur composition s’échelonne entre 1831 et 1842.Ils n’ont rien à voir, structurellement, avec le scherzo symphonique.Ce sont des pièces «d’humeur», des états d’âme souvent changeants et tumultueux, mis à part le nostalgique Opus 54 (le 4').Souvent les oppositions de climats sont surjouées par les interprètes, qui usent d’inflexions de tempos.Yundi Li mise, lui, à juste raison, sur des changements de couleurs.Dans cet esprit Yundi Li interagit avec l’instrument (un excellent.Yamaha) avec une élégance suprême.Cette impression qu’il donne de pouvoir moduler son interprétation à chaque instant, de réinventer des sons, frappe également dans sa Sonate de Liszt Le si grave conclusif est un poème à lui tout seul! La Sonate en si selon Yundi Li est théâtrale.Mais, là aussi, l’aC-teur n'est pas le pianiste lui-même; les divers thèmes sont autant de personnages qui se confrontent Les merveilles (même si le pianiste dérape parfois, ce qui ne lui est pas arrivé dans Chopin) sont innombrables.' On en citera deux: les apparitions du thème dolce con grazia, qui s’immisce littéralement dans les derniers feux du Grandiose, et l’incroyable martelato qui mène à la dernière péroraison.Yundi Li use d’un piano pour créer des univers.Ceux de la Campanella, en rappel, étaient quasiment irréels.Lanaudière, hier, avait des allures de festival.Ça fait du bien! LITTÉRATURE Amos Oz, magicien des mots Intellectuel engagé dans le conflit israélo-palestinien, l’écrivain Amos Oz évoque volontiers son enfance à Jérusalem, ses parents et son amour pour une terre de tragédie.EMILIE GRANGERAY Faudra-t-il une fois de plus commencer par dire que, certes, ü est Israélien, mais que c’est un intellectuel de gauche, c’est-à-dire un homme moralement et politiquement correct?Pourtant, ce n’est pas le membre du mouvement La Paix maintenant que l’on est venu voir.Et que, contrairement à ce que pensent bien des gens, 4e conflit israélo-palestinien n’est pas un western.Ce n’est pas une lutte entre le bien et le mal.Mais plutôt une tragédie au sens ancien.Et au sens le plus exact du mot tragédie, c'est-à-dire un conflit entre deux causes aussi justes Tune que l’autre».Que celui qui nous reçoit est avant tout un homme d’une douceur chaleureuse, d’une intelligence incroyable — si tant est que ces qualificatifs soient suffisants tant on est en présence d’un homme d’exception.Un homme qui, tel un géologue, fouille et creuse les profondeurs de la langue pour en rapporter des trésors cachés.Trésors de la Bible et du Talmud, trésors hérités d’Agnon, trésors légués par son institutrice, •maîtresse Zelda»: •Mon premier amour.J'avais sept ans, se souvient-il.Comme je venais d'une famille hassidique, elle m'a ouvert un monde acoustique entièrement nouveau.Elle m’a montré que l’hébreu pouvait aussi être une femme facile.» Une langue décousue, relâchée même, bien loin de celle que l’on parlait alors chez les Wausner.Son père, Arié Klausner, était un puits de science: bibliothécaire le jour, il rédigeait la nuit des essais sur l’histoire de la littérature.Sa mère, Fania, donnait des leçons particulières d’histoire et de littérature à des lycéens.C’est donc dans une maison de livres qu’est né, en 1939, le petit Amos.À Jérusalem qu’il a grandi, dans •un rez-de-chaussée exigu, bas de plafond, d’environ trente mètres carrés».Cerné de toutes parts par des montagnes et des déserts, par les Anglais et les Arabes, le petit Amos se réfugie dans les livres.Jusqu’à vouloir en devenir un.Car si les hommes et les écrivains se font tuer •comme des fourmis, il subsisterait toujours quelque part un exemplaire qui ressusciterait sur une étagère».À neuf ans, il devient un consommateur forcené de journaux.Un expert militaire et politique.Un stratège en chambre.Obsédé par l’histoire, c’est alors un •petit chauviniste».étranglé par la peur •Est-ce que je serais encore en vie dans six mois?Six semaines?En fait, la curieuse impulsion qui m’animait enfant — l'envie de donner une seconde chance à ce qui n'en avait et ne pouvait en avoir — est aujourd'hui encore l'un des moteurs de mon existence, chaque fois que f entreprends d’écrire une histoire.» En 1948, Amos Oz assiste à la création de l’Etat d’Israël et, l’euphorie passée, aux lendemains qui déchantent Quatre ans phis tard, sa mère mettait fin à ses jours.Elle avait 39 ans.Morte «d la fleur de T âge» — titre de l’un des plus beaux textes d’Agnon (Gallimard, 2003) -, sa mère avait grandi •dans la fascination spirituelle de la beauté nébuleuse, sortilège dont les ailes avaient fini par se cogner au sol de pierre de Jérusalem».À l’humiliation et à la colère succèdent la culpabilité, puis, deux ans plus tard, la rupture — brutale.Avec Jérusalem; avec son père qu’il •tue», à sa façon, en abandonnant le nom de Klausner au profit d’Oz; avec, enfin, le monde qu’il représentait.Un monde d’inhibitions et d’interdits, où presque tout était •défendu» ou •ne se faisait pas» ou •n’était pas joli».Amos Oz a 15 ans quand il part pour le kibboutz Hoùkla, afin de devenir -un pionnier socialiste sans états d’âme».C’est donc avec un sentiment de honte qu’il commence à écrire: «/e n’étais quand même pas venu au kibboutz pour rédiger des poèmes et des histoires, mais pour renaître, bronzer jusqu'aux os et devenir agriculteur.» Et désespère, car il croit que, pour écrire comme Hemingway, 41 fallait parcourir le vrai monde».C’est la publication, en 1959, de la tra- duction en hébreu des nouvelles de Sherwood Anderson qui lui permet de comprendre que 4e monde de l’écrit ne tournait pas autour de Milan ou de Londres, mais autour de la main qui écrivait».Alors, pour ne pas déranger sa femme — NiDi, sa première lectrice —, il écrira, trois ans durant, Mon Michaël dans des toilettes •pas plus grandes que celles des avions.Je fermais le couvercle, m’asseyais dessus, et mettais sur mes genoux un album de Van Gogh repu pour notre mariage.Il fallait que j’écrive.Comme les junkies, il me fallait ma dose».Avec Mon Michaël, Amos Oz raie Jérusalem d’un trait Plus tard, il détruira aussi l’image •kitsch de crème de la crème» du kibboutz.11 a pourtant aimé vivre là-bas.Au fond, Amos Oz travaille comme un horloger ou un orfèvre d’autrefois: «Sur la table, devant moi, en guise de fiches il y a un tas de bouts de papier où fai gribouillé des mots [.J.De temps en temps, je pêche prudemment avec la pincette Tune de ces particules, une minuscule molécule de texte que j'élève à contre-jour pour l’examiner à mon aise, je la tourne et la retourne, je la lime et la polis un peu, puis je la replace à la lumière pour l'inspecter encore.» C’est sur le bureau hérité de son père — mort, en 1970, d’un infarctus — qu’il a rédigé ses livres, dont son magistral roman-autobiographie {Une histoire d'amour et de ténèbres, Gallimard), •sans verser de larmes, car mon père était formellement contre, surtout de la part d’un homme».Dans ce bureau rempli de livres et de dictionnaires, id, à Arad, cette petite ville qui fut imaginée par une poignée de sionistes fervents dans les années 1960, et où il habite depuis 1985.Au bout de sa rue: le désert du Néguev.Des kilomètres de silence, et d’odeurs.À celle du soufre, venue de la mer Morte que l’on aperçoit, se mêle celle des crottes de chèvres: pas de doute, c’est 4'odeur de la Terre d'Israël depuis la nuit des temps».Et c’est cette terre et son histoire qu’Amos Oz écrit de livre en livre.Une terre âpre et dure, une terre promise qui n’a pas — encore — trouvé la paix.Le Monde TENNIS BASEBALL LES SPORTS La présence de Maria Sharapova rehausse le tableau de la coupe Rogers BILL BEACON La qualité du tableau principal de la coupe Rogers de tennis féminin a été grandement rehaussée, hier, avec l’addition de dernière minute de la championne de Wimbledon, Maria Sharapova.la talentueuse joueuse russe, qui a envoûté les amateurs de Wimbledon tant par son talent que par son apparence, a informé le directeur du tournoi Eugène Lapier-re, tard jeudi soir, qu’elle disputerait le tournoi doté d’une bourse globale de 1,325 millions $US et qui commence lundi au stade Uniprix.•Son nom est sur toutes les lèvres après sa victoire à Wimbledon, a mentionné Lapierre.Beaucoup de gens veulent avoir l’occasion de la voir à l’œuvre.» Sharapova, âgée de 17 ans, avait d’abord prévu faire l’impasse sur la coupe Rogers et, disputer plutôt des tournois aux États-Unis pour préparer les Internationaux des États-Unis en septembre.Mais elle a finalement changé d’idée.Le tableau est relativement faible pour un tournoi du Tier I du circuit WTA — avec l’absence de têtes d’affiche comme la tenante du titre Justine Henin-Hardenne, Kim Clijsters, Venus Williams et Lindsay Davenport — mais on y retrouve néanmoins six des 10 meilleures joueuses du circuit •Tout le monde fait pression sur elle, a ajouté Lapierre.Quand nous l’avons appelé, elle n’avait pas dit non.Nous estimions donc avoir une chance.» Sharapova, qui dispute actuellement le tournoi de San Diego, a été établie sixième tête de série et elle obtiendra un laissez-passer en première ronde.L’Américaine Serena Williams, gagnante du tournoi en 2001 mais qui a déclaré forfait du tournoi de Carlsbad hier en raison d’un malaise au genou gauche, fait figure de favorite, devant la Française Amélie Mauresmo, la championne de 2002, les Russes Anastasia Myskina et Elena Dimentieva et l’Américaine Jennifer Capriati.Parmi les autres joueuses de renom qui seront présentes, on note la Française Mary Pierce et la populaire Slovaque Daniela Hantu- MIKE BLAKE REUTERS Maria Sharapova chova.Une absence de marque toutefois, celle de la Russe Anna Kournikova, blessée.Trois Canadiennes ont obtenu des invitations—laTorontoise Maureen Drake, Marie-Ève Pelletier, de Repentigny, et Aleksandra Wozniak, de Blainvüle, âgée de 16 ans.Drake, la meilleure joueuse au pays et qui occupe le 159' rang mondial, entreprendra le tournoi contre la Croate Karolina Sprem, 12* tête de série, tandis que Pelletier, ISC' au monde, affrontera l’Italienne Francesca Schiavone, 11e tête de série.Wozniak, classée 18' au classement mondial junior, fera face à la Japonaise Shinobu Asagoe.Aucune Canadienne n’est parvenue à franchir la première ronde de la coupe Rogers au cours des trois dernières années.Pour Wozniak, née au Canada mais dont les parents sont d’origine polonaise, ce sera une première expérience pour elle dans le principal tournoi professionnel au Canada.•Cest excitant comme perspective d'avoir à affronter les joueuses professionnelles ici, a confié Wozniak.Cest une bonne façon de voir ce qui fait défaut dans mon jeu et ce que j’ai besoin d’améliorer.» Deux autres Canadiennes — la Lavalloise Stéphanie Dubois et Mélanie Marois, de Sainte-Foy — disputeront le tournoi de qualificar tion en fin de semaine.Huit places dans le tableau principal sont réservées aux qualifiées.Presse canadienne Masters du Canada Federer élimine Santoro et accède aux demi-finales JULIE SCOTT Toronto — Le Suisse Roger Federer s’est qualifié pour les demi-finales du Masters de tennis du Canada pour une deuxième année d’affilée.Mais il n’a pas eu la vie facile en quarts de finale contre le vétéran français Fabrice Santoro.Federer, qui trône au sommet de la hiérarchie mondiale, a défait Santoro 7-5,64 dans ce tournoi doté d’une bourse de 2,5 millions $US et il sera opposé au Suédois Thomas Johansson en demi-finales, aujourd’hui Federer a reconnu que le style peu orthodoxe du Français lui a posé problème.«Cest un droitier, mais il frappe son coup droit comme un gaucher de sorte que la balle vous arrive comme si c’était un coup de revers, comme un coup coupé, a-t-il expliqué.C’est difficile de prendre des risques.Mon avantage, c’est que mon service est meilleur que le sien.Ça me donne le temps de relaxer.» Federer a enregistré sa 21' victoire de suite et n’a pas perdu un jeu depuis sa défaite en troisième ronde des Internationaux de France.C’est la plus longue séquence victorieuse depuis les 24 victoires d’affilée de Pete Sampras en 1999.Le Suisse a également remporté les trois derniers tournois qu’il a disputés, incluant le prestigieux Wimbledon.Mais Federer soutient qu’il n’accorde pas vraiment d’importance aux chiffres.Johansson a pour sa part vaincu son compatriote suédois Joachim Johansson 6-3,7-6 (5) dans l’autre match quarts de finale disputé dans la journée.Federer présente une fiche de 6-0 en carrière contre Thomas Johansson Federer a réalisé le premier bris dans le match pour prendre les devants 4-2 au premier set II a ensuite conservé son service.Mais, après avoir gagné son service, Santoro a fait le bris pour réduire l’écart à 54.En déficit 5-6, le Français a sauvé trois points de set avant de finalement céder la manche.Roddick se qualifie Andy Roddick a par ailleurs fait un pas de plus vers une autre confrontation avec Roger Federe.Classé deuxième au tableau des favoris, le jeune Américain a facilement éliminé le qualifié Jan Herny-ch, de la République tchèque, 64,6-2 en quarts de finale du Masters de Tennis du Canada.Hernych, détenteur du 109e rang au classement mondial, avait défait le Brésilien Gustavo Kuerten pour accéder aux quarts de finale.Mais il n’a pas Mt le poids devant Roddick, qui a mis fin à l’inégal duel en remportant les quatre points de son service.La rencontre a duré à peine une heure.Presse canadiennes Expos 9, Marlins O Un match à RICHARD M I LO Miami — Il y avait de quoi se pincer mais ce n’était pas un rêve.Trop forts hier, les Expos ont écrasé les Marlins de la Floride 9-0 devant 16 441 personnes pour porter leur fiche à 4663, atteignant ainsi le cap des 40 victoires deux jours avant le mois d’août Ce frit un match à sens unique.On aurait dit qu’il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain.Les Expos ont totalisé 16 coups sûrs tandis que Livan Hernandez était à son mieux — au monticule et au bâton.Hernandez (6-10) n’a alloué que trois coups sûrs et un but sur balles pour réaliser son sixième match complet en plus de réussir trois coups sûrs, deux simples et un double de deux points contre Nate Bump, à la huitième.Hernandez n’a fait face qu’à 29 frappeurs, deux de plus que le minimum.Seulement six coureurs ont atteint les buts et il en a effacé quatre à l’aide de roulants à doubles-jeux.Il a cédé un but sur balles à Mike Lowell à la première, un simple à Jeff Conine à la deuxième, des simples successifs à Conine et Da-mion Easley à la huitième.Lowell a aussi atteint le premier but à la suite d’une erreur de Jose Vidro à la quatrième et Juan Pierre à la suite d’une erreur de Tony Batista à la neuvième.Remis d’une blessure au majeur de la main droite, Josh Beckett, le partant des Marlins, revenait au jeu après une absence de deux semaines et les Expos ne lui ont pas donné le temps de se dérouiller.Ils ont sens unique inscrit quatre points lors des deux premières manches, deux par manche.Brad Wilkerson, qui ne frappait que pour .211 à l’extérieur de Montréal, a claqué un circuit de deux points à la deuxième après avoir lancé l’attaque à la première avec un but sur balles.Bien appuyé, Hernandez était à l’aise mais néanmoins, Frank Robinson s’est rendu au monticule à la première.Après le but sur balles à Lowell, Hernandez a porté le compte à trois balles et aucune prise contre Miguel Cabrera mais son troisième lancer semblait être une prise.Derrière le marbre, Brian Schneider a réagi pour manifester son désaccord et Robinson est allé voir Hernandez, ce qui lui a permis par la même occasion de dire un mot ou deux à l’arbitre du marbre Greg Gibson en retournant à l’abri.Beckett (4-6) n’a travaillé que trois manches officielles.fl a cédé le monticule à Aaron SmaD à la quatrième après avoir concédé un simple et un but sur balles aux deux premiers frappeurs à lui faire face.En trois manches, il a alloué quatre points, six coups sûrs et deux buts sur balles alors qu’il a effectué 76 lanœrs, 49 prises.À la cinquième, Nick Johnson a claqué son cinquième circuit de la saison, un coup de deux points contre Small après que Tony Batista eut amorcé la manche avec un simple et volé le deuxième but.Orlando Cabrera a ajouté un double d’un point à la sixième.Presse canadienne Frédéric Niemeyer Les Jeux olympiques comme un Grand Chelem À l’approche des Jeux olympiques d’Athènes, Le Devoir publie une série de portraits d’athlètes canadiens.Un rendez-vous avec nos espoirs olympiques, tous les samedis jusqu’au 7 août.JULIE CARPENTIER Attraper Frédéric Niemeyer lors d’un de ses rares et rapides passages à Montréal relève de l’exploit.L’horaire du tennisman de Deauville, en Estrie — il est né au Nouveau-Brunswick et a grandi en Afrique (au Cameroun et au Burundi) —, récemment déménagé dans la métropole, est chargé à bloc.Il enfile tournois par-dessus tournois, la routine habituelle, quoi! pour ce joueur professionnel classé 231' au classement mondial de l’ATP Mais cette année, après les tournois de Los Angeles, Toronto — il s’est incliné au deuxième tour, jeudi, devant le Péruvien Luis Horna — et Denver en moins d’un mois, les Jeux olympiques s’rioutent pour celui qui jouera en double avec le médaillé d’or des Jeux de Sydney en 2000, le Torontois Daniel Nestor, alors avec Sébastien Lareau, aujourd’hui à la retraite.C’est d’ailleurs avec ce dernier 3ue Frédéric s’entrainait le matin e la rencontre avec Le Devoir.Vingt-quatre heures de relâche entre deux tournois, et on le retrouve encore sur un terrain de tennis.•Aujourd’hui, c'était plus relax, sourit l’athlète de 28 ans.J’ai la chance d’avoir Sébastien qui me conseille et me parle de son expérience olympique et de jeu avec Daniel.» Niemeyer et Nestor n’ont joué que quatre fois en double ensemble jusqu'à maintenant, mais la situation ne l’inquiète pas.•On a essayé de jouer ensemble à Los Angeles, mais ça n'a pas jbnction-ni.A Toronto, on va pratiquer le plus souvent possible ensemble, mais après, lui, il part pour Cincinnati et moi, pour Denver Après, on se revoit à Athènes.Mais on sait ce qu'on a à faire, on connaît notre rôle et notre place sur le terrain, on se complète bien.» Le vétéran Daniel Nestor, reconnu pour son calme «olympien» sur le terrain — contrairement à un Niemeyer plus émotif —, sera le leader du duo.Que représentent les JO pour un joueur de tennis professionnel qui a connu les grands tournois, comme le Us Open qui suit les Jeux d'Athènes?Sourire du principal intéressé: •Je les considère comme le cinquième Grand Chelem de l’année, c’est aussi grand En plus, [le tennis] c'est un sport assez nouveau aux JO, mais on le considère de plus en plus comme un gros événement, surtout depuis les deux derniers JO, en 1996 et en 2000.» Avec la médaille d’or remportée par Lareau et Nestor, la compétition olympique de tennis a pris encore plus d’importance au pays, selon Niemeyer.•Ce sont mes premiers Jeux.Cest sûr que quand j’étais petit, je ne rêvais pas d'aller aux Olympiques.Je rêvais plutôt de jouer contre John McEnroe à Wimbledon.J’ai commencé à y penser alors que je regardais Sébastien et Daniel gagner leur médaille d’or.Je me nos infbr mê au sujet des critères de sélection.Maintenant que j’ai la chance d’y aller, fai changé mon horaire pour essayer d’avoir mon potentiel à 100 % à mon arrivée à Athènes.• Pour ses premiers Jeux donc, ce blond gaillard de lm93 a tout de même de grands souliers à chausser prendre la place de Sébastien Lareau.»Je n'ai pas le classement que Sébastien avait quand il a participé aux JO, tranche-t-il.Avec Daniel, ils étaient dans.le top 10 au monde en double.Daniel a son titre à défendre, mais moi, je n’ai rien à perdre, donc je ne me ’mets pas plus de pression que ça.Mais j’y vais pour bien faire, fai des attentes et des objectifs personnels.» Cela dit Niemeyer estime PATRICK RATTHÉ LE DEVOIR Après un dernier tournoi préparatoire à Denver, Frédéric Niemever partira pour Athènes afin de participer à ses premiers Jeux olympiques.que leurs chances de médaille n’en sont pas diminuées, au contraire.As ont connu de bonnes et encourageantes victoires depuis janvier, entre autres, contre la meilleure équipe de double du Brésil et contre la Hollande.Dans ses valises Retour en arrière: l'an dernier, presque à la même période, Si- mon Larose défrayait les manchettes avec le succès qu’il remportait au Masters de Montréal.En entrevue, il confiait qu’il avait de la difficulté à joindre les deux bouts et à trouver des commanditaires.Le manque d’argent l’empêchait même d’avoir un entraîneur avec lui sur la route.Questionné sur le sujet Frédéric reconnaît que les choses n’ont pas vraiment évolué, il rencontre les mêmes problèmes.•J’essaie d’arriver, financièrement parlant, mais c'est vraiment difficile.Sébastien Lareau me “coache’’ quand je suis à Montréal, mais je n’ai pas assez d'argent pour pouvoir payer le salaire d'un entraîneur à temps plein qui m’accompagnerait dans les tournois à l’étranger.Ça voudrait dire doubler les dépenses que j’ai à payer en billets d’avion, chambres d’hôtel, nourriture, etc., c’est impensable.» Le joueur de tennis voyage donc près de 12 mois par année seul et doit tout gérer lui-même, de l’achat des billets d’avion aux réservations d’hôtel en passant par le lavage et l’automotivation.Et c’est de phis en plus difficile, surtout du point de vue psychologique, et encore davantage depuis le 11 septembre 2001.*Cest devenu extrêmement compliqué de voyager.Avec les nouvelles mesures de sécurité, je n’ai plus le droit d’apporter mes raquettes dans l'avion, comme avant.H y a beaucoup d’attente.Cest stressant.» Toute cette question de haute surveillance et de probabilité d'attentats terroristes sur le site des Jeux d’Athènes énerve d’ailleurs plus l’athlète que les matchs qu’il aura à disputer.•J’avoue que j’y pense.Ce sont de gros rassemblements, avec toutes les télés du monde.Cest rien pour rassurer.» Frédéric reconnaît que sa saison n'est pas satisfaisante jusqu’à maintenant — il n’a pas performé lors des matchs sur gazon, sa meilleure surface.Pourtant dit-il, il se sent très en forme, mais les victoires ne sont pas au rendez-vous.Seule la pensée positive, estime-t-il, frit défaut pour l’instant bien que sa victoire au premier tour du Masters à Toronto cette semaine, contre l’Espagnol David Sanchez, lui ait fourni une bonne dose de confiance.Il compte maintenant les jours qu’il lui reste avant son expérience olympique.Le Devoir LIGUE NATIONALE Saction Est G P Moy Diff Atlanta 56 46 .549 — Rond* 52 51 .505 41/2 Philadelphie 52 51 .505 41/2 NewYortc 49 53 .480 7 Montréal 40 S3 .388 111/2 Section Centrale St.Louis 65 36 .644 — Chicago 56 47 .544 10 Houston 51 51 .500 141/2 Cincinnati 50 52 .490 151/2 Milwaukee 49 52 .485 16 Pittsburgh 48 52 .480 161/2 Section Dont Los Angeles 59 42 .584 — San Diego 57 45 .559 21/2 San Francisco 56 48 .538 41/2 Colorado 44 58 .431 151/2 Arizona 33 71 .317 271/2 Hier Montréal 9 Floride 0 Chicago Cubs 10 Philadelphie 7 Atlanta 3 N.Y.Mets 1 Houston à Cincinnati Pittsburgh à Milwaukee Arizona au Colorado Los Angeles à San Diego St.Louis à San Francisco AulourÿM Houston à Cincinnati, 13h15 Philadelphie à Chicago Cubs, 13h20 Montréal an Florida, IBhOS N.Y.Mets à Atlanta, 19h05 Pittsburgh à Milwaukee, 19h05 Arizona au Colorado, 20h05 Los Angeles à San Diego, 22h05 St.Louis à San Francisco, 22h15 Demain N.Y.Mets à Atlanta, 13h05 Houston à Cincinnati, 13h20 Pittsburgh à Milwaukee, 14h05 Philadelphie à Chicago Cubs, 14h20 Montréal an Florida, IShOS Arizona au Colorado, 15h05 Los Angeles à San Diego, 16h05 St.Louis à San Francisco, 16h05 Lundi Aucun match LIGUE AMÉRICAINE Seetion Est G P Moy.Dkt New York 64 38 .627 — Boston 55 45 .550 8 Tampa Bay 48 54 .471 16 Baltimore 46 55 .455 171/2 Toronto 45 57 .441 19 Section Centrais Minnesota 57 44 .564 — Chicago 52 48 .520 41/2 Cleveland 52 50 .510 51/2 Detroit 49 54 .476 9 Kansas City 35 65 .350 211/2 Section Ouest Oakland 57 44 .564 — Texas 56 44 .560 1/2 Anaheim 54 48 .529 31/2 Seattle 39 62 .386 18 Hier N.Y.Yankees 2 Baltimore 1 Detroit 5 Chicago White Sox 4 Toronto 3 Tampa Bay 0 Oakland au Texas Boston au Minnesota Cleveland à Kansas City Seattle à Anaheim Aujourd'hui Baltimore à N.Y.Yankees, 13h20 Seattle à Anaheim, 16h05 Toronto à Tampa Bay, 18h15 Chicago White Sox à Detroit, 19h05 Boston au Minnesota, 19h10 Cleveland à Kansas City, 19h10 Oakland au Texas, 20h05 Demain Baltimore à N.Y.Yankees, 13h05 Chicago White Sox à Detroit, 13h05 Oakland au Texas, 13h05 Boston au Minnesota, 13h10 Toronto à Tampa Bay, 13h15 Cleveland à Kansas City, 14h10 Seattle à Anaheim, 16h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS Montréal 6 1 0 215 122 12 Toronto 4 2 0 119 92 8 Ottawa 4 3 0 180 183 8 Hamilton 3 3 0 160 Section Ouest 211 6 C.-B.3 3 0 195 165 6 Winnipeg 2 3 0 125 133 4 Edmonton 2 3 0 134 157 4 Saskatchewan 2 4 0 129 153 4 Calgary 1 5 Hier 0 155 196 2 Winnipeg à Edmonton Hamilton en Saskatchewan, 22h EN BREF Radek Bonk signe un contrat de trois ans avec le Canadien Un mois après avoir été échangé au Canadten de Montréal le joueur de centre Radek Bonk était soulagé d’avoir finalisé rapidement un accord avec sa nouvelle équipe, fl a apposé sa signature au bas d’un contrat de trois ans.Le Canadien a fait lacquisition de Book et du gardien réserviste Cristobal Huet, des Kings de Los Angeles, lors du weekend du repêchage, le 26 juin, dans un échange impliquant trois équipes et qui a envoyé le gardien Mathieu Garon en Californie.Quelques minutes plus tôt, Bcxik était passé des Sénateurs dThtawa aux Kings de Los Angeles en retour du 77'choix au repêchage.Les Sénateurs ont échangé Bonk narre qu’ils n’avaient pas fintention de lui faire d’offre en raison de son faramineux salaire 05 millions $US).-FC
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