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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2008-09-17, Collections de BAnQ.

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PÉTROLE Le prix diminue, mais la marge de raffinage augmente Page C 1 PONT CHAMPLAIN Il n’y a pas de danger, affirme Stephen Harper Page B 4 .?w w w .ledevoir.com ?LE DEVOIR Vol.X C I X N " 2 1 l ?LE MERCREDI 17 SE P T E M B R E 2 0 I) 8 1 , I 0 $ + t a X E s = 1.2 f> $ EUSSIR SA VIE RADIO-CANADA La photo officielle de la rentrée pour la populaire émission Virginie de Radio-Canada.Deux comédiens principaux liés aux communautés culturelles ou aux minorités visibles n’apparaissent pas sur la photo: Ariel Ifergan (qui joue Mohamed) et Jade Forget (elle est la jeune Vivianne Yao).Naomi Hilaire, en bas à droite, incarne l’élève Barbara Jean-Baptiste.Avec le reste de son plateau blanc sur blanc, l’émission en fait-elle assez du point de vue de la représentation des minorités?Minorités: la télévision manque de couleur Les non-francophones estiment que la place accordée aux minorités culturelles est suffisante au petit écran Wall Street retient son souffle GÉRARD BÉRUBÉ Les investisseurs ont retenu leur souffle hier, les yeux rivés sur l’opération de sauvetage d’AIG, l’un des plus gros assureurs du monde.Les grands indices boursiers nord-américains sont revenus en territoire positif, au terme d’une séance hautement volatile dominée par les interventions répétées des banques centrales visant à éviter un assèchement du marché du crédit.Dans l’attente du geste de Washington, le mot d’ordre était à l’accalmie, avec une Réserve fédérale maintenant son taux directeur inchangé afin de ne pas transformer la nervosité ambiante en panique.Washington n’avait toujours pas mis fin au suspense au moment de mettre sous presse.Une réunion au sommet des pouvoirs publics se poursuivait en soirée, impliquant le président George W.Bush entouré des grands chefs d’orchestre du sauvetage de l’assureur que sont le président de la Réserve fédérale de New York, Timothy Geithner, et le secrétaire au Trésor, Henry Paulson.Une aide publique, sous forme d’engagement exceptionnel de la banque centrale américaine, était attendue.Plus tôt l’assureur américain, troisième au monde derrière le néeriandais ING et l’allemand Allianz, se faisait confiant Se disant solvable, mais aux prises avec une crise de liquidité, AIG a diffusé un communiqué VOIR PAGE A 8: WALL STREET ¦ Élections fédérales: les chefs carburent à la crise financière, pages A 2 et A 3 ¦ L’éditorial de Guy Taillefer, page A 6 ¦ Des leçons pour le Canada, page A 7 ¦ Autres textes en pages B 1 et C 1 Gaz Métro condamnée pour discrimination envers les femmes BRIAN MYLES Gaz Métro, qui fait campagne avec le slogan «La vie en bleu», ne promet certainement pas la vie en rose aux travailleuses désireuses de rejoindre ses rangs.La société en commandite vient d’être condamnée par le Tribunal des droits de la personne à verser 220 000 $ à sept femmes victimes de «discrimination systémique» dans l’embauche.Le jugement illustre avec une triste éloquence les difficultés rencontrées par les femmes qui font carrière dans les métiers non traditionnels.En dépit de leur intérêt et de leur compétence pour occuper un poste de «préposé réseau» (un travail manuel), elles ont toutes été recalées lors d’une opération de recrutement remontant à 1995.Une seule des sept plaignantes dans cette affedre, MarieClau-de Coté, a réussi tout le processus de sélection.Le poste convoité lui a été retusé deux ans plus tard, au terme d’un examen médical confirmant qu’elle était.enceinte.Dans une volumineuse décision de 173 pages, le Tribunal des droits de la personne constate l’existence d’un problème de «discrimination systémique» qui a accentué la sous-représentation des femmes dans les postes non traditionnels chez Gaz Métro.Elles devaient répondre à des exigences beaucoup plus grandes que les hommes pour être embauchées.VOIR PAGE A 8: GAZ MÉTRO INDEX Annonces B 3 Éditorial A6 r Avis publics.B 4 Idées A7 J Bourse C?Météo Cfi 1 J Carrières C 4 Monde B 1 Culture C 8 Mots croisés C 6 3 Décès Économie .Cl Télévision D 5 C 7 h- Qu’est-ce que réussir sa vie?Sa carrière?Ses amours?Jusqu’à samedi, l’équipe du Devoir vous présente une synthèse d’observations recueillies sur sept volets d’un même thème: qu’est-ce qu’une vie réussie?Afin d’alimenter la réflexion, nous avons demandé à la firme Léger Marketing de sonder le cœur des Québécois dans une grande enquête nationale.Aujourd’hui, un thème qui a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois: l’intégration.Un exemple: pourquoi les minorités visibles sont-elles invisibles, ou presque, sur les scènes et les écrans du Québec?STÉPHANE BAILLARGEON Le Québécois Didier Lucien est arrivé à Montréal de son Haïti natale à l’âge de trois ans.Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 1994, il s’est fait connaître par son rôle de Bob Dieudonné-Marcelin dans la série télévisée et dans les films Dans une galaxie près de chez vous, puis en incarnant le bon père, d’une famille multiculturelle de la série Pure laine.A 41 ans, après un quart de siècle de vie profes-sionneUe active, il n’en revient toujours pas d’être «entièrement et uniquement» perçu comme un Noir, des deux côtés des écrans québécois, dans les fictions comme dans la vie réelle.«On me résume à ça, à la couleur de ma peau, racon-te-t-il en entrevue au Devoir.Peu importe ce que je fais ou ne fais pas, c’est toujours là, comme la seule et princi- pale réalité qui me définit, je veux dire que partout, tout le temps, on me voit comme un Noir, fen viens à me demander pourquoi je suis allé à l’École nationale, pourquoi je suis devenu comédien, pourquoi je persiste à lutter contre les clichés que tout le monde se fait autour de moi.» Les preuves s’accumulent et finissent par peser lourdement.Didier Lucien raconte que les producteurs de la défunte émission de télévision La Fureur lui ont proposé l’an dernier de chanter Hakuna Mata-ta, le tube africanisant du film d’animation Le Roi Lion.«Les danseurs de la troupe se seraient agités avec des bananes sur la tête», précise-t-il en riant tout de même.Des propositions semblables, plus ou moins grossières, toutes rejetées sans appel, il dit en recevoir à la tonne.«Ma femme et moi, on s'est assis récemment pour faire le compte des contrats que j’ai ratés depuis deux VOIR PAGE A 8: COULEUR Non-reconnaissance des diplômes: un frein à l’intégration ¦ Le travail, élément fondamental d’une intégration réussie > pages A 4 et A 5 Il y a cent ans s’éteignait un grand artiste À la redécouverte d’Henri Julien FABIEN DEGUISE Le trait est fin, le carton dur et le geste doux.Devant de grandes valises noires ouvertes, Daniel Mercier du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) manipule depuis quelques minutes une série d’illustrations, sous un éclairage franc, au néon, et avec la précaution et le calme qu’imposent les reliques.Sous ses yeux, dans ce sous-sol d’institution, les images défilent au ralenti.Ici, on voit le parquet de la Bourse de Montréal, au début du siècle dernier.Là, c’est, à la même époque, le comte et la comtesse Grey au Théâtre des nouveautés, les invités d’un bal à l’Hôtel de Windsor, un portrait de l’honorable Andrew George Blair, ministre des Trains et des Canaux sous Wilfrid Laurier ou encore une scène dominicale aux régates de Boucherville.«Ce qui est drôle chez lui, c’est la façon qu’il avait de cacher parfois sa signature dans les traits du dessin», lance l’archiviste, IX-Acto et la gomme sortant négligemment du tablier.«Il était quand même,sûr de lui pour faire ça à la plume.» A ses côtés, la conservatrice Michèle Grandbois souligne: «R avait aussi beaucoup de talent pour arrêter les choses, MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUEBEC La Chasse-galerie, tableau d’Henri Julien datant de 1906.comme ça, dans leur vérité.» Une vérité qui s’exprime d’ailleurs en noir et blanc — comme en couleur — sur les quelque 230 dessins et tableaux composant au cœur des plaines d’Abraham la plus grande réserve au pays du travail de ce grand artiste: l’illustrateur, caricaturiste et peintre québécois, Henri Julien.C’est aujourd’hui même jour de commémoration.11 y a exactement 100 ans, l'homme qui a versé au patrimoine du Québec une image forte de l’imaginaire collectif la première représentation graphique de la Chasse-Galerie, s’éteignait en effet à l’âge de 56 ans.C’était le 17 septembre 1908.Il était passé 17 h, rue Saint-Jacques à Montréal Julien quitte alors, en compagnie de son jeune fils de 14 ans, son atelier du Montreal Star, journal où il a passé la plus grande partie de sa rie active.Coin Saint-François-Xa-rier, c’est l’attaque d'apoplexie.Julien s’effondre et ne se relèvera jamais.L’influent dessinateur sort de scène un peu tôt.Mais il laisse malgré tout derrière lui un vaste héritage avec lequel le Québec conunence à peine à renouer depuis quelques années.«Nous sommes en train de redécouvrir le travail d’Henri Julien», lance à l’autre bout du fil, Jacques Julien, romancier, essayiste et arrière-petit-cousin par la fesse gauche de l’artiste — «sa mère, Zoé, est la petite cousine de mon arrière-grand-père», résume-t-il.«Pendant longtemps, on a dévalorisé son œuvre.Mais désormais, grâce aux nouvelles technologies [et la numérisation de plusieurs de ses illustrations disponible sur les sites VOIR PAGE A 8: HENRI JULIEN CHARE T i CHRISTIANE PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/chriBtiantt Rencontre avec l’humoriste et comédien Franck Dubosc pour la sortie de son film Disco.Réalisation Bruno GugliolminuMt 77831302382438 ^67B LE DEVOIR.LE MERCREDI 17 SEPTEMBRE 2008 A 2 ELECTIONS FEDERALES Des pentecôtistes parmi les candidats Les croyances des conservateurs indiffèrent le Bloc et le PLC HÉLÈNE BUZZETTI Québec —Tout adversaires politiques soient-ils, le Bloc québécois et le Parti libéral ont refusé hier de condamner ouvertement le Parti conservateur qui courtise les communautés pentecôtistes ou y recrute quelques-uns de ses candidats.On sentait que les politiciens marchaient sur des œufs hier, après que Le Devoir eut révélé que le député et candidat conservateur dans Louis-Hébert, laïc Harvey, a participé à une cérémonie d’installation d’un pasteur pentecôtiste dans le cadre de sa campagne de réélection.«je ne suis pas ici pour mener un débat d’ordre religieux, a commenté le chef bloquiste, Gilles Duceppe.Chacun a droit à ses croyances, mais je pense qu’on doit faire une campagne non pas sur des dogmes religieux, mais plutôt sur des valeurs et des intérêts dans une société qui est laïque.» M.Duceppe ne voulait visiblement pas être happé une seconde fois par une controverse à saveur religieuse.La semaine dernière, il a été taxé d’intolérance pour avoir raillé la candidature conservatrice de Nicole Charbonneau Barron, une membre en règle du groupe ultratraditionnaliste Opus Dei.JACQUES NADEAU LE DEVOIR î #> J La réticence était la même du côté libéral.La sénatrice Céline Hervieux-Payette, lieutenant pour le Québec du chef Stéphane Dion, a vite mis un terme à ce débat «Il y a un bon moment, depuis la Révolution tranquille, que le Québec a fait le partage entre la religion et l’État, a-t-elle répondu.Ces questions sont individuelles, et je ne commenterai certainement pas les pratiques religieuses de qui que ce soit pendant la campagne électorale.[.] Il y a eu un imam qui est venu appuyer Denis Coderre à son investiture, et je n'ai pas trouvé que c’était indécent.» Le chef conservateur, Stephen Harper, n’a pas voulu accorder d’importance aux révélations du Devoir.Lorsqu’on lui a demandé s’il était dangereux de courtiser des communautés croyant en la théorie de la Création, il a répondu: «Je ne connais pas les détails de chaque campagne locale.Évidemment, une des choses importantes pour n ’importe quel pays, c’est d’attirer les gens de n’importe quelle religion.Nous avons beaucoup de religions dans notre société.» M.Harper a ajouté que la religion n’interférerait pas avec ses décisions économiques, mais n’a pas étendu son commentaire à la sphère sociale.«Un gouvernement conservateur, n’importe quel gouvernement, ne peut pas gérer l’économie selon une religion.Nous devons nous adresser aux besoins de la Population en général et pour la religion, notre seule responsabilité est de garder la liberté de religion.» Deux candidats conservateurs sont affiliés aux pentecôtistes: Jacques Bouchard (Longueuil-Pier-re Boucher) et Rodrigo Alfaro (Ho-noré-Mercier).Les pentecôtistes croient que les humains sont apparus sur Terre avec Adam et Eve il y a 6000 ans et ont cohabité avec les dinosaures.La science établit plutôt l’apparition de la race humaine à quelques dizaines de milliers d’années.Les dinosaures, eux, ont disparu il y a 65 millions d’années.Le Devoir Les chefs carburent à la crise financière ¦ Il n’y a ni krach, ni récession, dit Stephen Harper ¦ Le laisser-aller est une stratégie inacceptable, réplique Stéphane Dion .mm Harper promet un petit coup de pouce aux acheteurs d’une première maison ALEC CASTO N G IJ A Y Le chef conservateur, Stephen Harper, a fait une promesse électorale hier qui vise les jeunes familles qui s’achètent une première maison.De passage en Ontario, M.Harper s’est engagé à offrir aux acheteurs d’une première propriété un crédit d’impôt pouvant atteindre 5000 dollars sur les frais de clôture de la transaction (frais d’inspection, frais d’enregistrement foncier, taxe de transfert foncier, frais juridiques, etc.) Une fois les calculs fiscaux effectués, le chef conservateur a toutefois reconnu en conférence de presse que le vrai montant dont bénéficieraient les acheteurs serait d’environ 750 $.Une mesure modeste qui coûterait tout de même environ 200 millions de dollars par année au gouvernement En 2007, il y a eu près de 300 000 acheteurs d’une première maison.Le montant maximal de la déduction sera attribué aux familles à revenus modestes, alors que les familles plus riches ne pourront pas réclamer le maximum.«Notre plan est simple, modeste et pratique, a soutenu Stephen Harper.C’est une réduction fiscale pour les acheteurs d’une première propriété et un élan pour l’industrie de la construction.Cela rendra l’accès à la propriété plus facile, et aidera à créer des emplois.» Les coûts de clôture d’une tran- saction immobilière varient entre 1,5 et 4 % du prix d’achat «En cette période où les prix augmentent et où l’économie mondiale est incertaine, le gouvernement devrait faire tout ce qu’il peut pour protéger notre niveau de vie», a dit le chef conservateur.La conférence de presse et l’annonce de Stephen Harper ont été perturbées par des travailleurs en colère qui estiment que l'économie va mal et que le gouvernement est insensible à leur sort Le chef conservateur a minimisé l’événement, soulignant que les manifestants sont les mêmes qu’en 2006, lors de la dernière campagne électorale.Le Devoir Dion veut établir une assurance médicament ALEC CASTONGUAY } économie a pris toute la place dans la " campagne électorale hier, alors que les Bourses du monde sont malmenées par la crise américaine.Le chef conservateur, Stephen Harper, a soutenu que les fondements de l’économie canadienne sont solides.Le Canada a continué de créer fies emplois depuis un an, ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis, a-t-il dit de passage en Ontario.Le taux de chômage est encore très bas au pays, même s’il a remonté au Québec et en Ontario dernièrement, deux provinces où le secteur manufacturier est en déroute.«Je pense que si nous devions avoir un krach ou une récession, nous l’aurions déjà eu», a-t-il dit Le point de presse du chef conservateur réglé au quart de tour a toutefois été perturbé hier par une vingtaine de manifestants en colère qui ont reproché au gouvernement de ne rien faire pour les soutenir.La région de Kitchener est durement frappée par la crise du secteur manufacturier, qui a perdu 300 000 emplois depuis cinq ans au Canada.M.Har- per a élevé la voix pour rappeler que son gouvernement avait baissé les impôts et la TPS, en plus d’avoir investi 33 milliards de dollars dans des programmes d’infrastructures.De passage en Nouvelle-Écosse, le chef libéral a durement attaqué le gouvernement conservateur sortant, l’accusant d’avoir amené l’économie canadienne au bord de la récession et de ne plus avoir la marge de manœuvre nécessaire pour aider les secteurs en difficulté, «ü dit: “ne vous inquiétez pas, soyez heureux!” Pour lui, il n’y a pas de problème.Eh bien, qu’il aille dire ça aux centaines de travailleurs qui ont perdu leur emploi chez Ford la semaine dernière!», a lancé Stéphane Dion, qui a comparé la stratégie économique de Harper à celle de Bush, aux États-Unis.«Sa stratégie est de continuer comme si de rien n’était.Mais on ne peut pas se payer ce luxe», a-t-il dit Stephen Harper a répliqué que la stratégie la plus risquée est celle du Tournant vert de Stéphane Dion, qui prévoit une taxe sur le carbone et des baisses d’impôt.Le chef conservateur juge ce plan «insensé».Mais le chef libéral estime que, dans le contexte actuel, il faut absolument concilier l’économie et Des Jeunes patriotes s’en prennent à Justin Trudeau HÉLÈNE BUZZETTI Québec — lœ chef libéral, Stéphane Dion, est revenu à la charge avec des valeurs sûres libérales hier en promettant d’établir, s’il est élu, un programme national de prise en charge des médicaments «onéreux» doté de 900 millions de dollars et un fonds pour les médecins et le personnel infirmier de 420 millions de dollars.L'idée d’établir un programme d’assurance médicament à l’échelle canadienne n’est pis nouvelle.Cette fois, le Parti libéral propose une enveloppe de 900 millions de dollars répartis sur quatre ans pour payer les médicaments dont le coût est prohibitif.La philosophie de ce futur programme est celle, si chère au Parti libéral, de runiformité pancanadienne.«Les Canadietts ne devraient pas avoir un accès aux soins ou un fardeau financier aussi inégal simplement à cause de circonstances géographiques», est-il écrit dans le document d’information fourni.Les libéraux n’ont pas offert beaucoup de détails à propos de ce programme qui sera, promet-on, élaboré en collaboration avec les provinces et les experts du milieu de la santé.La somme promise semble bien maigre.En 2002, Roy Romanow, qui dirigeait la commission royale d’enquête sur le système de santé, évaluait à un milliard par année le coût d’un programme qui assumerait 50 % des frais de médicaments d’un citoyen au-delà d’une franchise annuelle de 1500$.En 2004, le Conseil de la fédération a réclamé d’Ottawa la mise en place d’une assurance universelle pour tous les médicaments (et pas seulement les plus chers comme cela est aujourd’hui proposé).Les premiers ministres provinciaux estimaient alors qu’un tel programme coûterait entre 7 et 11 milliards par année.Les conservateurs ont vite fait d’ailleurs hier de railler la promesse libérale comme étant bien chiche.M.Dion a aussi promis 420 millions de plus pour accroître l’accès à du personnel médical de première ligne.Empruntant aux idées lancées plus tôt cette semaine par le chef du NPD, Jack Layton, M.Dion a indiqué que cette somme servirait à accroître les ressources pour former du personnel médical, accélérer la reconnaissance des titres étrangers des médecins immigrants ou encore récompenser les médecins s’établissant en régions rurales.Le Devoir KATHLEEN LÉVESQUE Un nouveau joueur vient de plonger dans la campagne électorale.Un groupe de souverainistes appelé Jeunes patriotes du Québec (JPQ) a décidé de prendre d’assaut la circonscription de Papineau afin d’y combattre la candidature du libéral Justin Trudeau.C’est au nom de la défense des intérêts des Québécois que les JPQ ont lancé hier leur campagne avec le slogan «pas de Trudeau dans Papineau».«On n’a pas envie qu’un individu comme lui soit élu et représente une circonscription du Québec et donc des Québécois.[.] Récemment, il qualifiait les unilingues francophones de paresseux.Il a dit qu’il ne nous considérait pas comme une nation», a affirmé le porte-parole de JPQ, François Gendron, qui préside également le conseil jeunesse de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Les JPQ ne sont pas inscrits auprès d’Élections Canada à titre de tiers.Selon la Loi électorale du Canada, les tiers (personne, groupe, association, syndicat) ont l’obligation de s’enregistrer afin de faire de la publicité électorale représentant une dépense de 500 $ et plus.Les JPQ estiment que les autocollants, les macarons, les affiches ainsi que les tracts qui seront distribués dans la circonscription ne coûteront que 350 $.Chez Élections Canada, on précise ne pas être «à cheval sur les principes» et on rappelle que la loi est appliquée «avec discernement».A l’heure actuelle, seulement cinq groupes sont inscrits comme tiers; lors du dernier scrutin général, on en comptait 80 et 63 aux élections de 2004.Outre la publicité, les JPQ ont prévu organiser une manifestation sur le ton de l’humour, assure-t-on, lors du lancement officiel de la campagne de M.Trudeau la semaine prochaine.Le groupe veut attirer l'attention et inciter les gens à voter.«Certains d’entre nous pensent que l’élection de Justin Trudeau pourrait aider la cause indépendantiste parce que c’est un être tellement hargneux qui fait des déclarations sans queue ni tête», a soutenu François Gendron.Ce dernier assure que JPQ comptent 150 membres et sympathisants qui ne sont pas tous favorables au Bloc qui fait selon M.Gendron, «une campagne assez mièvre» où «les mots souveraineté et indépendance» sont esquivés.Le Devoir BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES NATIONALES OU QUÉBEC et le FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE de Trois-Rivières vous invitent à assister à la première des quatre soirées de lecture v*.- W À l’Auditorium de la Grande Bibliothèque le dimanche 21 septembre à 19 h 30 Poésie et jazz Quatre saisons, quatre couleurs, quatre lumières avec les poètes Denise Desautels, Louise Dupré, Jean-Marc Desgent et Émile Martel et l’accompagnement musical de Daniel Lessard Entrée libre 475, bout De Maisonneuve Est, Montréal www.banq.qc.ca Bern UQAM 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec El El Cl CI DROIT IMMOBILIER Christiane Bamabé, Avocate Mon expérience et mon professionnalisme à votre service.514-495-8150 www.droitinimobilier.ca Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard A v o cat Vieux-Montréal 514.861.0469 » à i DEVOIR M E R C R E I) 1 S E I’ T E M B R E 2 O O S ELECTIONS FEDERALES Un jeu d’équilibre Manon i «-* ' > CORNELLIER %%%'%%.%¦%%%%.%% % %% %% %%% %% %% ^ NX % N% %% %% % %% %%¦%%% %%%% %:** %% % %,% NX NX %% %%%%%%« %%.%% XX %% % mm x% %% %% %% %%%¦%% %%¦%%% XX XX .Wwm %%%%•% mmmm % mm mm mm mm mm mmmmmm mmmm mm mm.mm mm mm mm x» x% % xx xx xx xxxxx xxx x% REUTERS Le message que martèle le chef conservateur Stephen Harper depuis le début de la campagne électorale n’a pas changé.En ces temps d’incertitude économique, ce n’est pas le temps de changer de capitaine et encore moins de se lancer dans l’expérience «risquée» du Tournant vert du chef libéral Stéphane Dion.On pourrait croire que le coup de tonnerre survenu dans le ciel de l’industrie financière américaine lundi renforce son argument C’est jusqu’à un certain point vrai, mais cet imprévu représente aussi une arme à double tranchant, surtout si la tourmente s’amplifie d’ici au 14 octobre.L’image de gestionnaire prudent, capable de guider les Canadiens à travers la tempête, ne tient que s’il démontre que ses politiques nous ont pennis et nous permettront encore d’éviter le pire.Le danger est de voir la situation s’aggraver et la nervosité s’installer.La pression montera alors pour qu’il en fasse davantage.S’il maintient alors le cap et refuse de promettre une aide plus musclée pour les entreprises ou les travailleurs, il pourrait donner l’impression d’être indifférent Il en était presque rendu là hier.Alors qu’il se trouvait dans le sud-ouest de l’Ontario frappé par la perte des emplois dans le secteur manufacturier, c’est aux premiers acheteurs de maison qu’il s'intéressait II leur a promis un crédit d’impôt d’au plus 5000 $ pour les dépenses associées à l’achat de leur logis.Cela voudrait dire 750 $, tout au plus, dans la poche de ces propriétaires.l’environnement, sans opposer les deux.M.Harper a affirmé que les partis d’opposition voulaient «saccager l’économie canadienne » et tentaient d’être des «boulets de démolition à une époque où les Canadiens veulent de la stabilité».Qui a raison?L’économie canadienne est-elle robuste ou sur le bord de la récession?«Notre économie va moins bien qu ’il y a qn an ou deux, mais elle va mieux que celle des Etats-Unis», a dit au Devoir Clément Gignac, vice-président et économiste en chef à la Banque nationale groupie financier.Selon lui, le ralentissement économique du Canada est évident, mais le pays est bien placé pour affronter la tempête qui approche.«Il y aura de l’eau dans notre barque, mais la tempête ne nous coulera pas.Les finances publiques sont saines, il y a eu des baisses d’impôt et des investissements dans les infrastructures.Notre ratio dette-PIB est le meilleur du Ç7 et il n’y a pas de crise immobilière comme aux Etats-Unis», dit-il.Clément Gignac affirme que les gouvernements à Ottawa depuis dix ans, tant libéraux que conservateurs, ont bien fait leur travail en ce qui a trait aux finances publiques.«Les deux partis ont raison actuellement!», dit-il.Layton et Duceppe proposent De passage lui aussi en Ontario, le chef du NPD, Jack Layton, a ridiculisé les prétentions de Stephen Harper selon lesquelles les bases de l’économie sont solides.«M.Harper devrait passer moins de temps dans la salle de son Conseil des ministres et plus de temps à la table de cuisine du simple citoyen», a-t-il dit, ajoutant «Pas un politicien ne peut garantir des emplois, mais je peux vous garantir que nous allons nous battre pour ces emplois.» Pour aider l’industrie manufacturière, Jack Layton établirait un programme de 100 millions de doDars pour aider les travailleurs à se recycler ou à se spécialiser.Evoquant la crise qui secoue les places boursières, il a dit vouloir se pencher sur le dossier une fois au pxmvoir.Il n’a toutefois pas dit ce qu’il entendait faire px>ur contribuer à la stabilité des marchés.le chef du Bloc québécois a lui aussi abordé le thè- me économique hier.De passage au Saguenay, Gilles Duceppte a propwsé au gouvernement de mettre en place des crédits d’impôt de 1500 $ pxmr les camionneurs indépendants et les producteurs agricoles.Il a aussi suggéré une hausse de la déduction des frais de carburant pour les entreprises forestières indépendantes, les chauffeurs de taxi et les pêcheurs.En tout, ces mesures pour combattre la hausse du prix de l’essence s’élèvent à 700 millions de dollars.«E existe des solutions toutes simples qui peuvent être mises en oeuvre immédiatement après les élections», a dit Gilles Duceppie.Le chef du Bloc a dépeint son parti comme le meilleur allié des travailleurs et des régions aux économies chancelantes.Depuis le début de la semaine, M.Duceppe parle dans ses discours de l’insuffisance du plan d’aide conservateur pour les communautés monoindustrielles et de la décision du gouvernement HarpxT d’affecter la totalité du surplus budgétaire à la dette, plutôt que d’en utiliser une partie pxmr aider les régions.Le Devoir Avec La Presse canadienne Harper et Duceppe se disputent le Saguenay ALEC CASTONGUAY Stephen Harper sera de retour au Québec pxmr une troisième fois en moins de deux semaines aujourd’hui, confirmant à quel point le Parti conservateur espère faire des gains dans la province.Il sera de passage au Saguenay en soirée, dans la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord, la dernière des trois circonscriptions de la région qui échappe au PC.Son discours devrait notamment porter sur le nationalisme et l’ouverture de son gouvernement envers le Québec.«Lorsqu’on est une nation, il est tout à fait normal d’être nationaliste», a dit Stephen LIarper la semaine dernière, lors de son passage à Saint-Eustache.Le message devrait être le même aujourd’hui.Jean-Pierre Blackburn et Denis Lebel représentent le Parti conservateur dans cette région, alors que Robert Bouchard, du Bloc québécois, est le député de Chi-coutimi-Le Fjord.Le Parti conservateur et le Bloc québécois sont à égalité dans plusieurs régions francophones du Québec.Le Parti libéral du Canada a pratiquement disparu de la carte électorale dans certains secteurs, notamment au Saguenay.Sur la scène provinciale, toutes les circonscriptions ont envoyé des péquistes à l’Assemblée nationale.Gilles Duceppe ARCHIVES REUTERS Mais le Bloc québécois n’entend pas laisser le champ libre au Parti conservateur dans son ancien bastion souverainiste du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Hier, Gilles Duceppe était justement dans cette région convoitée.Sa stratégie: présenter son parti comme le meilleur allié des travailleurs en période de ralentissement économique.Gilles Duceppe concède que la bataille en cours ne sera pas facile.Il a reconnu en matinée, à Chibouga-mau, qu’il lui faudrait «mieux expliquer» le rôle de son parti à la population et lui faire réaliser que les conservateurs n’avaient pas tenu toutes leurs promesses, notamment sur le déséquilibre fiscal.D’après lui, le succès de Harper dans cette région s’explique entre autres choses par le désir des gens d’être représentés à Ottawa par des membres du parti au pouvoir.Toute la journée, le chef du Bloc s’est attelé à déconstruire cet argument.«Je préfère avoir des députés debout dans l’opposition qu’à genoux au pouvoir», a-t-il répété.Comme il le fait chaque jour, il a reproché à l’équipe Harper de favoriser les pétrolières de l’Ouest au détriment des enfreprises du centre du pays, durement touchées par le ralentissement économique.«Ce que je Jais remarquer aux Québécois, c’estqu’ilya un gouvernement en place, au moment où les temps sont difficiles pour le monde ordinaire, qui aide les plus riches de la société.Ça me semble tout à fait à l’encontre de toute logique», a-t-il fait valoir.Son message était clairement destiné à la classe moyenne qui constitue le public cible des conservateurs depuis le début de la campagne.Le Devoir E N BREF Relève libérale à Québec Québec — Le Parti libéral a finalement trouvé un autre candidat pour la circonscription de Québec.Damien Rousseau remplacera l’ex-animateur de radio Smon Bé-dard, parti en disgrâce pour avoir affirmé que l’armée aurait dû entrer de force sur la réserve de Kanesateke en 1990, quitte à tuer une centaine de Mohawks.«Je ne serai pas là pour faire de la figuration», a déclaré le candidat Entouré des candidats de la région de Québec ainsi que de la lieutenanle de Stéphane Dion pour la province, la sénatrice Céline Hervieux-Payette, M.Rousseau a soutenu que l’absence de pancartes libérales à Québec relevait presque de la stratégie.«Les élections ne se gagnent pas nécessaire avec des affiches.Parlez-en à la famille de [l’ex-mairesse Andrée] Boucher.[.] Personnellement j’ai demandé à mon organisation de restreindre le nombre de pancartes pour éviter de contribuer à la pollution visuelle qu’on a actuellement avec l’élection partielle provinciale.Il va manquer de poteaux bientôt!» -Le Devoir Bob Rae et Scott Brison au secours de Stéphane Dion Halifax—Alors que des rumeurs de division au sein des troupes du Parti libéral du Canada (PLC) se font de plus en plus persistantes, Bob Rae et Scott Brison, deux des candidats à la course à la direction du parti en décembre 2006, se sont portés à la défense de leur chef hier, à Halifax.Présentant son chef à des partisans libéraux, Bob Rae a tenu à (Ere que Stéphane Dion était un homme d’une grande vision et d’une grande détermina- tion.Derrière lui, Scott Brison opinait de la tête de maniéré enthousiaste.C’était la première fois depuis le début de la campagne électorale que de grosses pointures du PLC apparaissent aux côtés de leur chef Stéphane Dion faisait campagne hier à Halifax, où il a prônas 900 millions $ pour un programme national d’assurance-médicaments.Mais le message du chef libéral a été perturbé par des questions concernant l’unité au sein des troupes libérales.Interrogé à ce propos, Bob Rae s’est dit très fier de son chef et de la campagne que son parti a menée jusqu’à présent.D a en outre profité de l'occasion pour décrire Stephen Harper comme le chef d’un parti d’un seul homme.Faisant allusion au président américain en poste lors de la Grande Dépression des années 1930, M.Rae a aussi décrit le chef conservateur comme un «Herbert Hoover dans un chandail bleu».- La Presse canadienne ¦V ' Stéphane Dion REUTERS ?Jusqu’à présent, les conservateurs s’en sont tenus à des promesses assez modestes et cosmétiques destinées à charmer des clientèles précises.On cherche à entretenir l’image de prudence.Stephen Harper se sert de l’inquiétude ambiante pour attaquer Stéphane Dion, mais il ne veut pas l’alimenter en proposant des mesures exceptionnelles.«Pour l’instant, l’économie canadienne a des problèmes, mais nous ne sommes pas en récession.[.] Nous connaissons un ralentissement, mais les revenus imposables continuent de croître.Il y a des pertes d’emplois, mais davantage de gains.La réalité est que nous traversons une période difficile, mais que nous y faisons face beaucoup mieux que tout autre pays industrialisé», a-t-il dit hier.Pourtant l’économie canadienne s’est légèrement contractée au premier trimestre de 2008 et, au second trimestre, le Canada a évité la récession technique par un petit 0,1 %.Les prévisions de croissance ont dû être revues à la baisse depuis le budget de février.Ce dernier prévoyait un taux de croissance de 1,7 % pour 2008, mais, en juillet, la Banque du Canada parlait d’un taux de 1 %, suivi d’un rebond en 2009.En juin, l’OCDE prédisait pour le Canada la seconde place des pays du G7 pour la faiblesse de croissance en 2008, à égalité avec les Etats-Unis.Pareil fléchissement risque évidemment d’influer sur les revenus du gouvernement fédéral.Stephen Harper en parle peu et écarte tout scénario de déficit Pourtant le fédéral en a affiché un en avril et en mai.D devrait faire mieux cet automne, d’autant plus s’il attribue à l’année en cours les rondelets revenus — 4,3 milliards — provenant des enchères de fréquences de téléphonie cellulaire.M.Harper a raison de dire que le chômage est à son plus bas niveau à TécheDe du pays, mais ce faux de 6,1 % dévoilé en août n’offre qu'uqe vue à vol d’oiseau du marché de l’emploi canadien.A hauteur d’homme, le portrait n’est pas toujours reluisant et varie d’un endroit à l'autre.Pariez-en aux dizaines de milliers de travailleurs des secteurs manufacturiers ontarien et québécois qui ont vu s’envoler des emplois bien rémunérés.Stephen Harper n’aime pas insister sur le sujet.Chaque fois que ce fait lui est rappelé, il répond, comme hier, qu’il se crée plus d’emplois au Canada qu’il ne s’en perd et qu’il y a des pénuries de main-d’œuvre dans certaines régions.Cela ne répond cependant pas aux inquiétudes des salariés qui voient leur gagne-pain disparaître.Un nombre important de ces travailleurs vivent en Ontario et au Québec, deux provinces où les conservateurs doivent faire des gains pour espérer former un gouvernement majoritaire.Or, selon les dernières prévisions du Mouvement Desjardins, le Québec connaîtra une croissance d'à peine 0,8 % en 2008 alors que l’Ontario, avec un maigre taux de 0,1 %, fera du surplace.Ne pas se montrer plus sensibles à leurs tourments pose le risque de limiter le channe conservateur.En même temps, si Stephen Harper insiste trop sur les points faibles de notre économie, il contredira indirectement son principal message, à savoir qu'il a été et reste le meilleur garant de la sécurité économique des citoyens.Stéphane Dion, de son côté, insiste maintenant sur les soubresauts économiques pour attaquer la gestion conservatrice.Mais lui aussi a un problème, fl a tout misé sur son Tournant vert, un plan qui vise à verdir l’économie canadienne, à la rendre durable et moins dépendante sur le plan énergétique.Il se retrouve à proposer un virage fondamental au moment où l’instabilité économique risque de rendre les gens frileux.Tout un contrat Au bout du compte, les deux chefs se voient forcer de se livrer à un exercice d’équilibriste, mais sur une corde raide dont ils ne contrôlent pas la tension.mcomellier@ledevoir.com ftir QUÉBEC S237, Wilfrid-HanwIO.418-877 LAVAL 315S, Jules-Brillant SI4-335 2050 LONGUEUIL 848,Trans-CanaKti
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