Le devoir, 20 septembre 2008, Cahier G
LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2 0 0 8 ÏDÜCATIM ECOLES PRIVEES SOURCE: THE STUDY Une enseignante de l’école The Study, entourée de ses élèves Üiil SfesSii PSSSSK ;.h ¦ LE DEVOIR PAUL BOISVENU Le réseau privé se veut partenaire d’une association américaine *41,4 Un programme d’éducation international exigeant Page 3 CULTURE RELIGIEUSE Des activités de pastorale complètent le programme officiel Page 4 Réforme et compétences transversales À chaque école sa manière.mais pour toutes une même matière PÉDAGOGIE Des élèves «vendent» des produits québécois en Chine Page 5 Les compétences transversales et l’apprentissage par projets suscitent chez vous une réaction épidermique?Votre enfant entrera prochainement au secondaire et vous croyez échapper à tout le charabia de la réforme en vous dirigeant vers le privé?Revenez tout de suite sur Terre et faites-vous à l’idée: les écoles privées, comme les écoles publiques, sont rentrées dans le rang.Toutefois, d’une école à l’autre et d’un enseignant à l’autre, des différences sont notables.MARTINE LETARTE abord, en matière de réforme au Québec, il faut bien comprendre que, qu’il soit question d’une école publique, d’une école privée ou même d’un collège français privé, tous doivent satisfaire aux exigences du ministère de l’Éducation.Donc, les cours offerts, les compétences, les bulletins: tous doivent s’y conformer.Maintenant, il est bien évident que chacun applique la réforme à sa façon.«Nous n’appliquons pas nécessairement tout, mais nous prenons le meilleur à nos yeux, tout en nous assurant évidemment de demeurer conformes aux exigences du ministère», indique d’emblée Richard Campeau-Smith, directeur en première année du premier cycle au Collège français de Montréal.Au collège Jean-Eudes, on se réjouit de l’arrivée de la réforme puisqu’elle a obligé les enseignants à se remettre en question.«Nous avons profité du renouveau pédagogique pour offrir beaucoup de formation à nos enseignants afin qu’ils se penchent sur les nouvelles démarches pédagogiques proposées, comme l’apprentissage par projets, le travail en coopération et l'évaluation qui ne se fait plus seulement lors dès examens», explique Michelle Sarrazin, directrice des services pédagogiques.Varier les démarches, privilégier le contenu Ainsi, la volonté de développer des démarches pédagogiques variées pour les étudiants semble bien présente dans les collèges privés.«Nous avons encouragé nos enseignants à varier leurs démarches tout en gardant le contenu au cœur de leurs efforts.Parce que c’est tout de même le contenu qui est le plus important et il ne faut pas le perdre de vue.Toutefois, il est vrai que les enfants apprennent de façons différentes, alors c’est important de varier les démarches pédagogiques à l’intérieur d’une période de cours pour les rejoindre et les garder actif dans leurs apprentissages», croit Mme Sarrazin.Au Collège français, on tente aussi de trouver im équilibre entre les différentes démarches.Si on essaie de faire de plus en plus de projets, l’enseignement magistral est encore bien présent.«Chaque classe est toujours munie d’une estrade à l’avant pour le professeur, puisqu’il continue de transmettre ses connaissances de façon traditionnelle.Toutefois, il ne fait pas seulement ça.Les élèves ne passent plus trois heures à écouter le professeur, au risque de s’endormir! L’élève doit mettre en application ses apprentissages et, pour ça, il se rend dans nos laboratoires bien équipés, où il fait différents ateliers», explique M.Campeau-Smith.Pas toujours facile, par contre, pour les enseignants de trouver l’inspiration et de varier leurs démarches pédagogiques pendant l’étape sans non plus se tourner tous en même temps vers les mêmes types d’activités.Au collège Jean-Eudes, pour assurer une grande diversité, des rencontres sont organisées, au début de chaque étape, avec tous les enseignants d’un même niveau.«Ensemble, mm regardons la planification de chacun pour éviter que les élèves se retrouvent à devoir faire, par exemple, trois présentations orales dans l'étape parce que c’est moins long à corriger pour l’enseignant.Nous voulons une belle variété de démarches: enseignement magistral, projet d’équipe, travail individuel, présentation orale, etc.Nous disons aux professeurs que, même s’ils sont de très bons orateurs, la capacité de concentration des élèves s’estompe après 15 minutes d'enseignement magistral, alors ils ont intérêt à faire aussi d’autres types d’activités», indique la directrice des services pédagogiques.«Varier les démarches ne nous empêche pas de faire encore des dictées et de faire apprendre des choses par cœur à nos élèves, ajoute M.Campeau-Smith.Toutefois, cela nous permet aussi, par exemple, de demander aux élèves de faire du pain en sciences.Ils comprennent tout de suite l’importance d’apprendre leurs unités de mesure, parce que, s’ils se trompent, leur pain ne lève pas.» Les compétences transversales D’une façon ou d’une autre, les compétences transversales sont aussi évaluées dans les collèges privés.Au Collège français de Montréal, un ou deux projets qui touchent à différentes matières servent à l’évaluation d’une compétence transversale ciblée.«Par exemple, on organisera un rallye dans le Vieux-Montréal pour lequel on demandera aux élèves d’écrire une lettre de présentation, de faire une cartographie, d’inclure l’orientation géographique et de décrire les lieux historiques», explique M.Campeau-Smith.Au collège Jean-Eudes, on vise deux compétences par niveau pour une année et, si tous les enseignants travaillent à les développer, deux sont amenés à les évaluer à travers différents projets.Les deux cotes sont ensuite transformées en notes et la moyenne des deux donne la note accordée pour la compétence.«Si on voit une grande divergence d’opinions entre les deux enseignants, ils se rencontrent pour en discuter et s’entendre.Et nous demandons toujours à m>s enseignants de documenter leur jugement pour être capables de donner les raisons qui expliquent la note de l'élève», indique Mme Sarrazin.La directrice des services pédagogiques du collège Jean-Eudes trouve tout de même dommage que bien des gens fassent tout un plat au sujet des compétences transversales.«La préoccupation des enseignants de faire de leurs élèves des personnes capables d’exercer leur jugement critique, d'exploiter l’information, de résoudre des problèmes, de se donner des méthodes de travail et de communiquer, par exemple, a toujours été là, ajoute-t-elle.C’est juste que, maintenant, on a nommé ces compétences et on a demandé de les évaluer.D’ailleurs, je crois que ces compétences sont très riches et que nous aurons avantage à leur porter encore plus d'intérêt dans les années à venir, sans bien sûr négliger les compétences disciplinaires, qui demeurent tout de même la priorité.» Collaboratrice du Devoir Ce n’est pas toujours facile pour les enseignants de trouver l’inspiration et de varier leurs démarches pédagogiques ENTRETIENS JACQUES- CARTIER Un colloque sur la diversité représentée à l’école Page 6 e » LE DEVOIR, LES S A M E D I 20 ET DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2 0 0 8 (i 2 ECOLES PRIVEES Fédération des établissements d’enseignement privés Le réseau privé se veut partenaire d’une association américaine Le Mouvement québécois de la qualité est consulté pour établir un programme de formation Pour l’année scolaire en cours, la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) a fixé quatre priorités, soit le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse, les résidences scolaires, le volet international ainsi qu’un travail effectué de concert avec le Mouvement québécois de la qualité.Mieux, la direction de la FEEP vous dira que le dossier portant sur les subventions est enfin réglé.Observations.THIERRY HAROUN La Fédération des établissements d’enseignement privés regroupe 180 établissements d’enseignement répartis sur l’ensemble du territoire de la province, à l’exception de l’Abitibi-Témis-camingue et de la Gaspésie.Ces établissements dispensent des services, dans les secteurs de la formation générale, de l’adaptation scolaire (11 au total) et de la formation professionnelle, à plus de 105 000 élèves de l'éducation préscolaire ainsi que de l’enseignement primaire et secondaire.L’éthique d’abord Dans la foulée de la rentrée des classes, Le Devoir a invité la direction de la FEEP à nous entretenir sur les priorités de ce vaste réseau.«Dans un premier temps, je vous dirais qu’on s’assure de bien implanter le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse à l'échelle primaire et secondaire.C’est d’ailleurs un défi que je qualifierais de gigantesque», reconnaît Paul Boisvenu, le directeur général.C’est-à-dire?«Écoutez, lorsque le ministère de l’Éducation (MELS) décide d’implanter un nouveau programme, il a l'habitude de le faire par étapes, sur plusieurs années, alors que, dans ce cas, il a été décidé d’instaurer ce nouveau programme simultanément dans tous les niveaux.La seule chose qui change, c’est le niveau de compétence selon le niveau scolaire.» Étiez-vous prêts?«En fait, ça fait quelque temps déjà qu’on s’y prépare.Je pense que nos enseignants ont reçu, à ce jour, la formation nécessaire», observe M.Boisvenu, ajoutant que sa fédération organisera le mois prochain, en collaboration avec le MELS, un colloque à Saint-Hyacinthe sur ce sujet, auquel participeront un millier d’enseignants des réseaux privé et public.Les pensionnats L’autre priorité de la Fédération concerne la consolidation de ce qui reste des résidences scolaires (autrefois appelées «pensionnats»).Au cours des dix dernières années, ce réseau a perdu plus de 50 % de ses résidences: il n’en reste plus aujourd’hui qu’une vingtaine.«Cette situation découle surtout du mode de financement, c’est-à-dire que le MELS exige un minimum de pourcentage de jeunes devant fréquenter ces lieux.Or ce mode de financement ne tient pas compte de la réalité.» Mais, attention, le financement n’est pas responsable de tous les maux.«Il y a, poursuit M.Boisvenu, aujourd’hui encore des préjugés 'v\ SOURCE FEEP Paul Boisvenu, le directeur général de la FEEP datant de l’époque des pensionnats, alors que plusieurs parents les associent à des écoles de réforme où l’on y envoyait les élèves les plus turbulents ou difficiles.On les envoyait au pensionnat en sachant qu’ils seraient "placés”.Vous voyez un peu.Mais tout a changé; je me souviens encore du temps de mon dortoir quand j’étudiais en Abitibi.Aujourd’hui, ils sont deux par chambre avec un tas de services à leur disposition: salles de jeu, Internet, etc.» Et, malgré les idées reçues qui circulent sur ce service, il n’en demeure pas moins que les résidences répondent à un besoin bien réel, et ce, à plusieurs égards, rappelle Paul Boisvenu.«Non seulement y offre-t-on un lieu privilégié d’encadrement à ceux et celles qui connaissent notamment des problèmes d’apprentissage, mais on répond au besoin de certains parents qui travaillent à l’international, ce qui évite un déracinement de l’élève de son milieu.» Une internationale privée Justement, l’international est un autre volet prioritaire de la FEEP Tout comme le réseau universitaire, le réseau d’enseignement privé est en train de bâtir des ponts intercontinentaux, histoire de partager des expériences et d’y recruter des élèves.«Nous sommes à établir des ententes avec des partenaires à l’échelle internationale — que ce soit au Maghreb, en Europe ou encore aux États-Unis — afin d’instituer une structure d'échanges permanente, fonctionnelle et officielle pour faciliter les échanges entre les étudiants et les professeurs.» A titre d’exemple, dit-il, la FEEP travaille actuellement en étroite collaboration avec l’Association américaine des écoles privées (National Association of Independent Schools), basée à Washington.«La proposition qu’on leur a faite, explique-t-il, c’est qu’elle s’occupe de la section anglophone, et nous, de la section francophone; et éventuellement on fusionnerait, au sens de se regrouper.Il faut savoir que cette association est très sollicitée par les pays francophones.D’ailleurs, cette association américaine nous les envoie et, de notre côté, on a plusieurs écoles anglophones, comme Loyola, Vanguard, Peter HaU ou encore le Collège de l’Ouest-ded’île.» Meilleure qualité! Pour conclure le volet des priorités, Paul Boisvenu souligne «que nous sommes à développer, en collaboration avec le Mouvement québécois de la qualité [le pendant de l’American Society for Quality], un FORMER L’ESPRIT, LE CŒUR ET LE CORPS r-j pÿ, École secondaire privée pour les filles et les garçons de lre à 5' secondaire Donnez à votre enfant toutes les chances de réussir! Le Collège Notre-Dame c’est: > une formation intellectuelle de très haut niveau : un personnel compétent, disponible et attentionné : un encadrement de qualité :> un milieu de vie enrichissant et stimulant ; des activités étudiantes à profusion ADMISSION ANNÉE SC OLAIRE 2 Samedi 18 octobre 8 h 30 Samedi 18 octobre 14 h Dimanche 19 octobre 8 h 30 Dimanche 19 octobre 14 h Pour les candidats de 1,e secondaire cdà.Veuillez noter que l'étude des dossiers d’admission pour les candidats de 2e à 5e secondaire se fera à compter du mois de mars 2009.Pour information, composez le 514-739-1739.L’INSCRIPTION À L’UNE DES SÉANCES D’EXAMENS SE FAIT EN LIGNE SEULEMENT AU WWW.C0LLEGEN0TRE-DAME.0C.CA PORTES OUVERTES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2008 DE 10H À 15H secteur dévolu à l’éducation.D mode- cipes: le leadership, l’engagement de le que l’on propose—et qu’on souhai- la direction, la communication et la te implanter dans les établissements participation des employés.» scolaires d’ici 2011 — en sera un qui devra répondre à quatre grands prin- Collaborateur du Devoir « Supprimer les subventions au réseau privé coûterait plus de 200 millions par année au ministère » S> il est un enjeu de taille qui pesait lourd depuis des années sur les épaules de la FEEP et qui est désormais réglé, c’est bien la remise en question perpétuelle sur la place publique de la pertinence de subventionner ou pas, à hauteur de 60 %, le secteur de l’enseignement privé.Cette préoccupation est devenue chose du passé pour M.Boisvenu et la FEEP.En clair, n’en parlons plus.«Le récent rapport Desroches a confirmé nos propres études, à savoir que, si l’on coupait le financement des écoles privées, sa fréquentation serait réduite substantiellement.À la suite de la divulgation de ce rapport au printemps dernier, on q eu l’assurance du ministère de l’Éducation que ce dossier a été mis sur la glace.Pour nous, ce dossier est réglé en regard du MELS.Mais il y a toujours des organismes, tels les syndicats et les commissions scolaires, qui, à l’occasion, ramènent le débat sur la table.Il ne leur reste plus que l’argument idéologique.Nous, on a la confirmation du MELS, au titre des études prouvant la non-rentabilité de couper les subventions destinées au réseau privé parce que, si tel était le cas, il en coûterait plus de 200 millions de dollars par année [à Québec].» En fait, le rapport dont parle M.Boisvenu s'intitule Le Financement public de l’enseignement privé au Québec (février 2007).Il a été conduit par le professeur Bernard Vermot-Desroches, de l’UQTR.Cette étude exhaustive, qui compare notamment notre réseau avec ceux de certaines autres provinces canadiennes, a été commandée le 16 juin 2006 par l’ex-mi-nistre du MELS, Jean-Marc Fournier, et ce, dans la foulée du rapport Gervais sur l’accès à l’éduca- r ü i' a 1ER SPECIAL E S T P l’ B L I E PAU LE b E V 0 1 R.Responsable: NORMAND THERIAULT lcdcvoir.ca Tel.: (514)985-3333 redaction FAIS C, E Q U E I) 0 tion, qui invitait le gouvernement à tenir un débat sur le financement de l’éducation.Dès lors, plusieurs rapports portant sur l’éducation ont été commandés à différents experts, dont celui du professeur Vermot-Desroches.En ce qui concerne le financement, l’auteur de ce rapport pose, en guise de pierre d’assise, la question suivante: quels sont les effets prévisibles sur le système d’éducation et, d’une façon plus large, sur le budget de l’État si on modifie les modalités et le volume des enveloppes budgétaires que les pouvoirs publics attribuent au secteur privé en éducation?A ce titre, quatre scénarios sont envisagés selon les données de 2004-2005 du MELS et en regard de ce qui est appelé «l’élasticité-prix».Ce qui ne s’explique pas ici.Toutefois, le document est disponible dans le site Internet du MELS pour qui s’y intéresse.Par exemple, l’un des scénarios (extrême) avance que si Québec devait supprimer les subventions à hauteur de 100 % et si la totalité des élèves passaient alors au secteur public, il en coûterait à l’Etat 277,4 millions de dollars sur une base annuelle.Les autres scénarios envisagés ciblent une réduction de 50 % des subventions versées au secteur privé, le maintien des subventions au secteur privé et l’augmentation de 50 % des subventions au secteur privé.Plus largement, Paul Boisvenu estime que son réseau se porte bien, d’autant «qu ’on sent de plus en plus, tant au MELS qu’au sein de la population, que notre réseau est important pour le système d’éducation au Québec et pour la société dans son ensemble».T.H.' ' s * Vi VSW* m: WmL tfaSH» ¦rXÔ:- m -C ¦p" www.college-sainte-anne.qc.ca PORTES OUVERTES dimanche 28 septembre de 10 h à 15 h EXAMENS D'ADMISSION samedi 4 et dimanche 5 octobre * L K I) K V 0 1 K .LES SAMEDI 20 ET DI M A N C H E 21 S E I’ T E M B R E 2 (I 0 K (i ECOLES PRIVEES ! { * g: S Programme d’éducation international Le jeu en vaut-il la chandelle ?« Oui!, dit un père, à condition que ma fille soit vraiment prête à y mettre l’effort » Pour être acceptés dans un collège privé, les élèves doivent réussir l’examen d’admission.Certains établissements offrent aussi le programme d’éducation international (PE1), reconnu dans plus de 100 pays.Pour y accéder, les élèves doivent aussi se qualifier.Et ils devront travailler généralement plus fort que les autres élèves.Mais le jeu en vaut-il la chandelle?Les programmes réguliers des collèges privés ne sont-ils pas déjà assez exigeants pour les élèves?Le Devoir est allé sonder le terrain.MARTINE LETARTE Z''' > est certain que l’intematio-« Vy ml n 'est pas pour tout le monde.C’est pour les élèves qui aiment l’école, qui ont le goût de relever le défi et qui sont plus fortes que la moyenne, parce que, même si nous ne visons pas seulement la performance, le programme exige que les élèves avancent plus vite dans certaines matières, pour libérer des périodes pour les cours d’espagnol», explique Diane Rinaldis, directrice pédagogique du secondaire à l’école Marie-Clarac, qui accueille une clientèle exclusivement féminine, dans le nord de Montréal.Le PEI est offert dans peu d’établissements privés de la région de Montréal, et pourtant il est très alléchant pour plusieurs élèves et parents.Mme Rinaldis le confirme.«Une bonne proportion de nos élèves les plus fortes ont choisi notre école parce qu’elles recherchaient le programme international.» De « belles valeurs » C’est le cas de Chloé Picard, présentement en 5e secondaire.«Je suis dans le PEI depuis que je suis en maternelle, alors je voulais continuer au secondaire.Le programme est vraiment enrichissant et prône de belles valeurs qui me resteront toute ma vie.» Pour sa part Etienne Bouchard, papa de Caroline-Emilie, qui a terminé en juin dernier son secondaire au pensionnat Saint-Nom-de-Marie (ayant aussi une clientèle féminine, à l’exception de quelques élèves de danse), ne connaissait pas beaucoup le PEI avant que sa fille ne le choisisse.«Caroline-Emilie a d’abord décidé de faire son secondaire au pensionmt et elle s'est fait offrir le PEI.Cest certain que je trouvais que le programme était intéressant, puisqu’il offrait plus de langues et un plus grand enrichissement, mais à condition que ma fille soit vraiment prête à y mettre l’effort.Parce que le PEI ne convient pas à tout le monde», explique-t-il.Ep effet la petite sœur de Caroline-Emilie est maintenant au pensionnat mais sans suivre le PEI.«Ça n’aurait pas été approprié pour elle», affirme le père.Et il est bien évident que le PEI doit intéresser Télève et pas seulement ses parents, si on souhaite que le succès soit au rendez-vous.«Si ce sont les parents qui poussent leur enfant à s’inscrire au PEI, souvent, ça ne fonctionne pas parce que ça demande beaucoup d’investissement de la part de l’élève, et après un an ou deux elle abandonne.Mais, généralement, l’intérêt pour le PEI est bien présent chez les élèves parce que c’est vraiment un beau projet, alors ça fonctionne bien», remarque Mme Rinaldis.Un programme riche et reconnu Qu’est-ce qui fait que le PEI ,est si intéressant et si exigeant?Evidemment il y a l’apprentissage de l’espagnol ainsi que le programme enrichi en anglais et en français, mais il y a aussi l’approche pédagogique du PEI, avec ses «aires d’interaction» — apprendre à apprendre, communauté et service, santé et formation sociale, environnement, ingéniosité humaine — qui doivent être intégrées dans toutes les matières à l’étude.Le pensionnat Saint-Nom-de-Marie est entré dans le réseau du PEI en 1995, justement pour cette approche intégrée.«Nous étions persuadés que ça nous permettrait d’être meilleurs avec nos élèves.Le PEI obligeait vraiment ms enseignants à travailler ensemble, à se parier, à mettre sur pied des projets, à faire des liens entre les matières, etc.De plus, le fait que le PEI mène à une reconnaissance officielle nous intéressait», explique Kathleen Caissy, directrice générale du pensionnat Saint-Nom-de-Marie.Le PEI exige aussi que les élèves s’engagent dans leur communauté en faisant du bénévolat «Les élèves doivent faire leur bénévolat les soirs ou le week-end, en plus de leurs travaux et de leurs matières à étudier.Ce n’est pas toujours facile, mais en même temps ça leur apporte beaucoup», indique Mme Rinaldis.D y a aussi le grand projet person- À leur entrée au cégep, les élèves du Programme d’éducation international sont bien préparés.SOURCK PK NSI ON N AT SAINT-NO M-DE-MAR1K nel que les élèves doivent réaliser à la fin de leurs études secondaires, qui nécessite un grand investissement de leur part «Les élèves doivent choisir un sujet qui les passionne et travailler toute une année sur leur projet.Elles doivent faire preuve d’une grande autonomie, même si elles sont bien suivies par les professeurs.Elles doivent aussi développer une grande rigueur dans leurs méthodes de travail», affirme Mme Caissy.Outillées pour le cégep Ainsi, si les collèges privés exigent généralement une plus grande discipline et une plus grande charge de travail que les écoles publiques, les PEI en demandent effectivement encore davantage.Mas est-ce trop?«C’est certain que chaque élève a ses moments où elle est tannée, surtout pendant la dernière année, qui est particulièrement difficile avec tout ce que le projet personnel implique, mais en fin de compte je crois que ça v.aut la peine», indique Caroline-Emilie, qui fait maintenant ses études coÜégiales.En regardant les autres étudiants de son cégep, elle s’est rendu compte qu’elle a fait des acquis importants dans le PEI.«J’ai l’impression que je suis plus préparée que les autres pour le cégep, surtout quand vient le temps d’organiser mon travail dans mon horaire.Nous avions tellement de travaux à faire dans le PEI que nous devions apprendre à gérer notre temps, q établir nos priorités.» Caroline-Emilie a aussi compris l’importance de ce qu’elle a acquis de liés utile au secondaire pour son entrée dans la vie adulte.«J’ai vite compris qu’avoir appris l’espagnol me sert énormément, et le bénévolat que fai réalisé est aussi une belle expérience qui fait que je me démarque de bien d’autres jeunes.Tout ça paraît très bien sur mon CV», se réjouit-elle.Collaboratrice du Devoir U'fyù'i .'mlttâwMM MNiKii d’apprendre Dans un monde en constante évolution, il est rassurant de constater que certaines choses ne changent pas.Comme l’éducation offerte à Villa Maria par exemple.Ici, le développement intégral de nos jeunes est une priorité.À l’acquisition de solides compétences s’ajoute l’épanouissement de leur personnalité.Venez les Rencontrer, visiter notre campus et découvrir notre nouveau pavillon dédié à la science, aux arts de la scène et au multimédia.Afin de mieux comprendre ce que signifie le bonheur d’apprendre.Portes ouvertes - Secteur français 27 septembre.de midi à 16 h Examens d’admission -Secteur français i™ secondaire :4 octobre I™ à 5e secondaire : 5 octobre Portes ouvertes - Secteur anglais 19 octobre, de 13 h à 16 h Examens d’admission -Secteur anglais 1™ secondaire :25 octobre 1™ à 5* secondaire : l,r novembre VILLA MARIA 1 ¦OSUi COLLÈGE PRIVÉ POUR FILLES DEPUIS 1854 4245, boul.Décarie, Montréal, QC H4A 3K4 (514) 484-4950 www.villamaria.qc.ca collègeAjean-eudes UNE ÉCOLE DE VIE POUR LA VIE! Cours secondaire pour filles et garçons Établissement d’enseignement privé depuis 1953 r - 1 -r ¦prw- MEILLEURS RÉSULTATS AUX ÉPREUVES DU MINISTÈRE Le Collège Jean-Eudes offre à ses cièves une expérience éducative exceptionnelle centrée sur l'enrichissement des programmes, un encadrement personnalisé, une vie scolaire stimulante et un programme original de concentrations (arts, globe-trotter, sciences et sports).—i ï-'XAMEN D’ADMISSION en T SECONDAIRE les samedi et dimanche iRf't 19 octobre 2008 m Pour s'inscrire h l’une de nos sessions jfl8 d’examen, on peut consulter le site du |1 Collège (www.cje.qc.ca) ou communiquer fl avec le Collège au 514 376-5740.portes ouvertes - w ' M arce Ili n •'(iliam pagna < collège pü7vË~roUfTTriTis et-üaiuVns la vu 28 septembre 200s de I3h à ish Dale limite : le 6 octobre 2008 ôyemBRu BchemlrfdasiRatriotes Salnt-J ear&ur:RlcÆnêfl 34/15343 esme (i LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 0 ET DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2008 (i 4 ECOLES PRIVEES Cours d’éthique et de culture religieuse Des activités de pastorale complètent le programme officiel Les marcellines ont décidé de continuer d’offrir le cours de religion catholique Comment les écoles privées accueillent-elles le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse?Quelle place réservent-elles à la religion catholique?Les collèges Sainte-Marcelline et Sainte-Anne répondent.CLAIRE HARVEY Le programme d’éthique et de culture religieuse soulève de nombreuses questions pour les écoles privées, Dans un récent document sur l’aspect confessionnel du projet éducatif, la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) s’inquiète de l’avenir de l'éducation chrétienne à l’école.«Qu'adviendra-t-il de la dimension confessionnelle de notre mission éducative?[.] Comment arriverons-nous à conserver nos pratiques catholiques actuelles, comme la prière du matin, les célébrations liturgiques et les activités d'animation pastorale?», s’interroge l’organisme.Sous nnfluence des communautés religieuses qui les ont créées, la très grande majorité de ces écoles ont un projet éducatif chrétien.C’est notamment le cas du collège Sainte-Marcelline.Fondé en 1961, le collège Sainte-Marcelline accueille quelque 1000 élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire.Au collège illègi Sainte-Marcelline La religion catholique est toujours bien présente entre les murs de l'établissement dirigé par les sœurs de Sainte-Marcelline.«Nous avons décidé de continuer d’offrir le cours de religion catholique à nos élèves, en plus du programme officiel qui a pour but de faciliter la compréhension de la société québécoise et de son héritage culturel et religieux, explique sœur Marielle Dion, directrice de rétablissement Les élèves sont tous gagnants.» Situé sur les bords de la rivière des Prairies dans l'ouest de Mont- réal, ce collège relève de l'Institut international des sœurs de Sainte-MarceDine, institut d’origine milanaise qui oeuvre au Québec, en Europe (Albanie, Angleterre, Italie, Suisse), au Mexique, au Brésil et bientôt au Bénin.Fidèle à la vocation internationale de ce réseau, le collège accueille des élèves de toute origine.Sœur Marielle Dion précise que l'établissement tenait compte de la diversité religieuse de sa clientèle bien avant l’entrée en vigueur officielle du nouveau programme.«Depuis plusieurs années, nous offrons des cours de culture religieuse aux élèves de 4 secondaire et de 5' secondaire.Nous voulons ainsi leur expliquer les fondements des autres religions.Donc, le programme d'éthique et de culture religieuse ne constitue pas une nouveauté pour ces niveaux scolaires et n'a pas nécessité d'aménagement particulier.Au primaire et au premier cycle du secondaire, il a toutefois fallu ajouter le nouveau cours à un horaire déjà bien rempli.» Interrogations pour le primaire La venue du nouveau cours pose d’autres défis.«Il y a encore beaucoup de points d'interrogation, surtout pour les tout-petits, explique sœur Marielle Dion, qui s’inquiète du manque de formation possible des maîtres.L'enseignante doit être suffisamment ouverte pour adapter le programme aux élèves qu’elle a devant elle et ne laisser aucune question en suspens.» Elle doit également pouvoir prendre une distance par rapport à ses valeurs et à sa foi afin de prodiguer un enseignement neutre.la directrice explique, par ailleurs, I», H! Vue aérienne du collège Sainte-Marcelline, sur les bords de la rivière des Prairies que le programme semble avoir été bien accueilli par les parents.«Seulement trois d’entre eux ont demandé que leurs enfants soient exemptés du nouveau cours et ils ont changé d’avis lorsque nous leur avons expliqué le programme.Celui-ci accorde une place importante à la religion catholique.» Au primaire, le programme permettra notamment aux élèves de découvrir progressivement les différents rituels religieux et la place des religions dans le monde.Au secondaire, ils étudieront entre autres, le • • • Pédagogie Des élèves participeront à un projet de vente de produits québécois en Chine L’école The Study met de l’avant une démarche d’apprentissage en situation réelle Donner l’occasion aux élèves de mettre en pratique, dans le cadre de projets concrets, des connaissances apprises est de nature à les motiver, estime Claude Picard, directeur d’études à l’école The Study à Westmount.Cet établissement d’enseignement pour jeunes filles du primaire et du secondaire met sur pied une série de projets, dont l’un consistera à vendre des produits québécois en Chine.BRI GITTE SAINT-PIERRE Quand un produit québécois placé sur les tablettes d’un supermarché de Shanghai, dans le cadre d’un projet de l’école The Study, sera vendu, une alarme sonnera dans cet établissement scolaire pour jeunes filles de Westmount Le projet s’inscrira dans un cours d’entrepreneuriat offert aux élèves de troisième secondaire de cette école privée, située dans la région de Montréal.Durant la première partie de Tannée, les élèves apprendront les notions de base de Tentrepreneu-riat et du marketing et seront sensibilisées aux différences culturelles entre les pays.Par la suite, elles mettront en pratique leurs apprentissages.Elles devront trouver des produits québécois, évaluer, en fonction des notions apprises, s’ils se vendraient bien en Chine, faire appel à des personnes avec qui elles pourront créer un présentoir et le traduire en mandarin, puis lancer les produits.«Elles examineront les données de vente et produiront un rapport en fin d'année.Elles proposeront au besoin des stratégies d’amélioration pour certains produits», explique Claude Picard, directeur d’études à l’école The Study.L’école travaille à ce projet en partenariat avec l’ambassade de la Chine au Canada et des gens d’affaires.Ce projet est un exemple d’apprentissage en situation réelle (reality-based learning), une démarche pédagogique mise de l’avant par l’école The Study, indique M.Picard.«On veut mettre nos élèves dans des situations réelles.Oui, il faut acquérir les connaissances, mais par la suite il faut les appliquer.» Cela permet aux jeunes de voir la pertinence de leurs apprentissages dans le monde réel, poursuit le directeur d’études.Divers projets L’établissement met sur pied des projets en ce sens, à la fois au secondaire et au primaire.D s’est par exemple procuré des jeux mathématiques nord-américains et européens destinés à des enfants de première année.Les élèves de ce niveau à The Study feront des apprentissages grâce à ces jeux.Elles les évalueront également et examineront ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins bien.«Elles vont ensuite travailler à la création d’un jeu avec des fabricants de jouets», mentionne M.Picard.D’autres élèves de l’école réaliseront un magazine bilingue destiné aux jeunes Montréalais.La création d’une exposition interactive pour un musée, la construction de robots et l’organisation d'une conférence sur l’eau font aussi partie des projets auxquels prendront part des élèves de l’établissement Par le passé, des jeunes filles du primaire se sont intéressées à la question de l’abandon des animaux domestiques lors des déménagements le 1" juillet et aux incidences de ce phénomène.Elles ont rencontré des vétérinaires et ont conçu des panneaux d’information à ce sujet, qui sont placés dans les locaux de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).Un médecin est par ailleurs Dr : SOURCE THE STUDY À compter de cette année, le mandarin est désormais une matière obligatoire au troisième cycle du primaire à l’école The Study.venu parler du fonctionnement du coeur et des maladies cardiovasculaires à un groupe d’élèves.Ces jeunes filles ont ensuite mis sur pied des kiosques d’information pour le public à l’Hôpital général de Montréal.Les élèves de cinquième secondaire inscrites au cours optionnel de droit participent par ailleurs à la fin de Tannée à un tribunal-école, dans le cadre duquel elles plaident une cause devant des juges de la Cour supérieure.Les projets d’apprentissage en situation réelle suscitent un intérêt marqué chez les élèves, affirme M.Picard, qui croit que cette démarche pédagogique pourrait être appliquée tant par des écoles publiques que par des écoles privées.Multilingue A compter de cette année, le mandarin est désormais une matière obligatoire au troisième cycle du primaire à l’école The Study.Des cours optionnels de mandarin et d’espagnol sont offerts au secondaire.L’enseignement est par ailleurs bilingue au primaire.Environ la moitié de la journée se passe en anglais et l’autre en français, et les élèves ont deux enseignantes titulaires.Au secondaire, 40 % de l’enseignement se fait en français et le reste est en anglais.L’école accueille environ 20 % d’élèves francophones au primaire, estime le directeur d’études.Elle ne reçoit aucune subvention gouvernementale pour ce niveau.Or les dispositions de la Charte de La langue française concernant la langue d’enseignement ne s’appliquent pas aux écoles privées non subventionnées.L’école The Study reçoit par contre des subventions pour le niveau secondaire.Elle ne peut donc-alors accueillir que des jeunes qui ont une déclaration d’admissibilité à l’enseignement en anglais, par exemple parce que leur père ou leur mère a fait la majorité de ses études primaires en anglais au Canada De puis l’adoption en 2002 de la loi KM, le fait d’étudier en anglais dans le secteur privé non subventionné ne pennet plus de poursuivre par la suite des études en anglais dans un établissement subventionné.Des parents ont contesté devant les tribunaux ki loi KM, adoptée à Tunanimité par l’Assemblée nationale, arguant qu’elle contrevenait à ki Cliarte canadienne des droits et libertés.I.a Cour d’appel du Québec leur a donné gain de cause en 2007.Déjuge Lome Giroux était dissident Le gouvernement québécois a fait connaître sa volonté d’en appeler de la décision de la Cour d’appel et la Cour suprême est actuellement saisie de cette cause.L’école The Study n’est par ailleurs pas à la portée de toutes les bourses.Les droits annuels tournent autour de 15 000 $, tant au primaire qu’au secondaire.11 est possible, dans certains cas, d’obtenir une aide financière.L’école fait des campagnes de financement et souhaite accroître le soutien financier qu'elle peut offrir.«En ce moment, on essaie de diversifier notre clientèle pour permettre aux gens de tous les milieux de profiter de ce qu 'on fait.C’est l’un de nos buts», affinne M.Picard.Collaboratrice du Devoir Des garçons prêts pour le monde qui s’ouvre à eux - ' m 0^ DSEf s &y tf^êWÊ wzL fOïïSàm www.: SËSs emai*** ?¦¦ ¦¦> .¦ - c Educatif.Inlernatioiitl o-île
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