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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2004-08-11, Collections de BAnQ.

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IRAK Les obus pleuvent près du cimetière de Najaf Page B 5 ?www.ledevoir.com ?La Fed relève son taux directeur d’un quart de point, à 1,5 % Page B 1 LE DEVOIR Vol.XCV N” 180 ?LE MERCREDI 11 AOUT 2001 87 o + TAXES - 1 $ 100 millions de plus en fonds publics pour Mont-Tremblant Intrawest affirme que laide d'Ottawa et de Québec était «indispensable» Bush nomme un fidèle partisan à la tête d’une CIA en crise Porter Goss, un homme du sérail politiquement controversé JEAN-LOUIS DOUBLET Washington — Le président américain George W.Bush a nommé hier Porter Goss nouveau directeur de la CIA, les services de renseignement américains, en crise pour ne pas avoir prévu les attentats du 11 septembre 2001 et affirmé que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive.«Il est l’homme qu’il faut pour diriger ces services importants dans une période critique pour notre pays», a souligné M.Bush lors d’une intervention à la Maison-Blanche en ajoutant que M.Goss «connaissait la CIA de fond en comble» pour en avoir été lui-même agent «Il s’est bâti une réputation de réformateur.Il va réformer l’agence centrale de renseignement», a-t-il souligné.M.Goss, 65 ans, est un homme du sérail politiquement controversé.Il est un élu de la Floride à la Chambre des représentants depuis 1988.D a appartenu au service clandestin de la CIA de 1962 à 1971.D préside également la commission du renseignement de la Chambre, à majorité républicaine, depuis près de huit ans et a coprésidé en bette qualité une enquête parlementaire indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis qui a révélé les défaillances de la CIA.Ses nombreux partisans au Congrès le décrivent comme un esprit volontaire, capable de superviser les activités du renseignement sans se laisser influencer par son passé d’agent de la CIA Pour ses détracteurs, Peter Goss est beaucoup trop lié à la CIA pour avoir un jugement objectif.«Il a trop de liens» avec les agences du renseignement que coiffe la CIA a estimé Melvin Goodman, un ancien agent de la CIA aujourd’hui expert du Center for International Policy, un institut privé de réflexion sur la politique internationale.«Le remplaçant de Tenet ne peut pas être un défenseur de la CIA mais quelqu'un capable de montrer les dents», a-t-il ajouté.VOIR PAGE A 8: CIA CLAUDE TURCOTTE Dès ce matin, les grues et les camions sont au travail pour ouvrir une route d’accès à ce qui deviendra au cours de la prochaine décennie «le plus important projet touristique en Amérique du Nord», lequel une fois complété, en 2014, fera pratiquement le tour du mont Tremblant.Un autre milliard sera investi dans le prolongement du développement déjà termi- né, qui a lui-même nécessité près d’un milliard en investissements.Cet inunense chantier n’aurait pas lieu sans la participation des gouvernements fédéral et québécois, qui injectent chacun 47,5 millions.En fait, l’ensemble du projet Mont-Tremblant — en incluant les phases 1 et 11 sur le versant sud telles qu’elles existent maintenant et les deux autres phases dont les travaux conunencent, soit celle du versant Soleil et celle du versant Nord — auront amené le gouvernement du Québec à y investir 115,5 millions et celui d’Ottawa, 104,5 millions.Jean Lapierre, nouveau ministre des Transports, VOIR PAGE A 8: MONT-TREMBLANT ¦ Lire aussi l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon en page A 6 Trois mille fans de CHOI-FM cognent à la porte du Parlement % CHRIS WATTIE REUTERS Plus de 3000 auditeurs de CHOI-FM se sont rassemblés hier sur la colline parlementaire à Ottawa, en présence de l’animateur controversé Jeff Pillion, pour protester contre la fermeture de la station de Québec dont le CRTC a retiré la licence en juillet pour propos offensants.Une pétition de près de 100 000 noms a été déposée.La ministre du Patrimoine, Liza Frulla, s’est montrée impressionnée par l’ampleur de la manifestation, tout en réitérant qu’elle n’interviendrait pas dans le dossier.Lire nos informations en page A 3.REUTERS Porter Goss et le président Bush, hier, a la Maison-Blanche.Moore passible de prison au Canada?ÉDUCATION Brasse-camarade en vue pour la rentrée Les syndicats se préparent à livrer bataille sur plusieurs fronts CLAIRE ANÉ Michael Moore est un homme en perpétuel sursis.Il a craint un temps que la commission électorale américaine ne donne raison aux conservateurs qui, dénonçant le caractère partisan de son documentaire anti-Bush Fahrenheit 9/11, voulaient faire interdire ses spots télévisés après le 30 juillet Et il est maintenant passible de six mois de prison ou d’une amende de 2000 $, ou les deux, cette fois au Canada, pays dont il fait si souvent l’éloge.Reprenons depuis le début: fin juin, le cinéaste américain est de passage à Toronto pour la promotion du fameux Fahrenheit 9/11.Nous sommes à une semaine des élections fédérales, Michael Moore les sondages donnent les conservateurs et les libéraux au coude à coude, et il supplie les Canadiens de ne pas voter pour le chef conservateur Stephen Harper: «S'il gagne, Bush va foire une fête», prévient-ü.Le 28 juin, Harper est battu.Et Kasra Nejatian, président de l’association des étudiants conservateurs de l’Ontario, et ex-candidat à seulement 21 ans, part en campagne contre Moore, brandissant l’article 331 du code électoral: celui-ci stipule que nul ne peut inciter les électeurs à voter pour ou contre un camp.à moins d’être de nationalité canadienne ou d’y être un résident permanent VOIR PAGE A 8: MOORE INDEX Actualités __A 4 Annonces.B6 Avis publics.B 4 Carrières.A4 Culture.B 8 Décès________B6 Économie_____B1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 4 Monde.B 5 Mots croisés.B 4 Sports.B6 Télévision.B 7 MARIE-ANDRÉE CHOUINARD La rentrée scolaire s’annonce houleuse entre les parties patronale et syndicale.La tension liée à des dossiers tels la réforme, la durée du temps de travail, la venue possible d’un ordre professionnel et la gestion des élèves en difficulté perturbera la négociation en cours entre les enseignants et le gouvernement Dans certains syndicats, le spectre des moyens de pression se profile: dans la région des Bois-Francs, par exemple, l’impossibilité de s’entendre avec la commission scolaire en juin sur le dossier de la durée de travail des profs laisse entrevoir des moments difficiles à la rentrée, comme le croit la présidente du Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs, Nande Lafond.«Malheureusement, nous n'avons pas réussi à nous entendre à la fin de juin», explique-t-elle.«Ce n'est pas exclu que nos enseignants fassent connaître leur mécontentement à la rentrée.» Aucun plan d’action n’a été encore voté par les 1100 membres du syndicat, mais le choix des moyens de pression à retenir doit être soumis à la discussion sous peu.L’objet du litige concerne l'ajout récent de cinq heures de temps de présence à l’école pour les profs — de 27 à 32 heures —, ce qui a fait Tobjet d’intenses négodations en 2002 entre Québec et les syndicats d'enseignants.VOIR PAGE A 8: RENTRÉE Dévoilement de la programmation du FFM Démarrage dans la tourmente Pour plus tard, la réplique de Serge Losique au rapport Secor ODILE TREMBLAY CA est devant un parterre de journalistes S avides de ses commentaires sur le rapport Secor, qui égratignait le mois dernier le Festival des fflms du monde, que Serge Losique, le président du controversé rendez-vous de films montréalais, s’est présenté hier matin dans son chef-lieu: le chic et désormais rénové cinéma Impérial Entouré de la vice-présidente du festival, Danièle Cauchard, et du directeur du Marché du film, Gilles Bériault, il venait présider la traditionnelle conférence de presse annonçant la programmation du 28' Festival des films du monde et subir le tir nourri du corps journalistique.Rien n'y fit Serge Losique a remis à Taprès-festi-val en septembre, ses répliques au rapport en question.Par une voie quelconque, point de presse, rapport ou (au pire) simple communiqué, les journalistes connaîtront plus tard son point de vue sur la question.D’ici là, «no comments», comme dit la formule consacrée.«Nous voulons organiser le festival.Nous sommes ici pour présenter des films et pour célébrer le cinéma», a déclaré le président du FFM, avare de mots, comme d'habitude.Rappelons que la firme Secor, pour le compte de Téléfilm Canada et de la SODEC, dévoilait fin juillet les conclusions d’un rapport très critique envers le FFM (dix ans après en avoir rédigé un premier), pointant son manque de transparence, la faiblesse de son marché, ses structures d'accueil, sa programmation, ses relations avec l'industrie, etc.En septembre, par un appel d’offres, Téléfilm Canada et la SODEC inviteront les organismes intéressés à proposer leur propre formule pour un rendezvous du cinéma.Est-ce la dernière édition du FFM avec son équipe consacrée à sa barre?La question plane sur tous les esprits.En tout cas, Gilles Bériault, le directeur du Marché du film, affichait hier une volonté de recentrer sa tribune.VOIR PAGE A 8: FFM JACQUES GRENIER LE DEVOIR Serge Losique à côté de l’affiche du 28' FFM: 416 films en provenance de 72 pavs sont au programme.Un seul film québécois en compétition: Elles étaient cinq, de Ghislaine Côté. Technologie Fl Moteur Al.Berline ou coupé Civic DX 2004 Prix de location 198s Taux de financement en location ou à l’achat 2 8 o/o os par mois/pour 60 mois dépôt de sécurité Incluant 120000 km Transport et préparation inclus en location seulement Coupé Civic SI 2004 illustré Transport et préparation inclus en location seulement COMPTANT Berline Accord DX 2004 Prix de location 268 par mois/pour 48 mois $ Taux de financement à l’achat 2,8 % 0 $ dépôt de sécurité Incluant 96 000 km • Option 0 $ comptant disponible Transport et préparation indus en location seulement ^événement Berline Accord SE 2004 illustrée W L’Association des concessionnaires Honda du Québec HONDA.Pour obtenir l’adresse d’un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.les offres de locatlon ball sont feltes par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.*Ces offres portent sur les véhicules neufs 2004 mentionnés d-aptés.Période de location 60 mois pour la berline Civic DX 5 vitesses (modèle ES1514PX) et coupé Civic DX 5 vitesses (modèle EM2114P).Période de location 48 mois pour la berline Accord DX 5 vitesses (modèle CM5514PO.Première mensualité exigible.Pour chaque véhicule, sont Identlltés: a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant total au terme de la location et.slly a lieu, d) la nécessité d’un dépôt de sécurttê.Serine Civic DX 5 vitesses (modèle ES1514PX) et coupé CMc DX 5 vitesses (modèle EM2114P) : a) 198$.b) 0$.c) 11880$-, berline Accord DX 5 vitesses (modèle CM5514PO: a) 268$, b) 3 599$, e) 16463$.Programme 0$ comptant également offert sur la berline Accord DX 5 vitesses (modèle CM5514PI).Franchise de kilométrage de 96000 km sur la berline Accord DX 5 vitesses (modèle CMS514PL) et de 120000 km sur la berline Civic DX 5 vitesses (modèle ES1S14PX) et coupé 0 vie DX 5 vitesses (modèle EM2114P).Frais de 0.12$ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation Inclus en location seulement.Frais de publication, taxes.Immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Option d’achat au terme de la location moyennant un supplément, le prix de location des concessionnaires peut être inffrleur.Offre d’une durée Imitée.Voye; votre concessionnaire pour plus de défaite.Photos à titre Indicatif, “les offres de financement sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur l’acceptation du crédit.Taux de 2.8% pour le financement 1 l’achat OU à la location d’une berline Civic OX 5 vitesses 2004 (modèle ES1514PX) ou d’un coupé Civic DX 5 vitesses 2004 (modèle E M2114P) en Inventaire pour un terme allant jusqu’à 60 mois.Taux de 2.8% pour le financement i Tachai d’une berline Accord DX 5 vitesses 2004 (modèle CM5514PÜ en Inventaire, pour un terme allant jusqu’* 60 mois.D’autres termes de financement sont offerts.Un versement Initial et les taxes applicables pourraient être exigés.Offre d’une durée limitée, \toyej votre concessionnaire pour plus de détails.Photos è titre indicatif.* * LE DEVOIR.LE MERCREDI 11 AOÛT 2 0 0 4 A 3 ACTUALITES C 91 /3 fm 100,31» i ! flAVtt! www.radJavm.cam CHOI en direct du parlement Plus de 3000 auditeurs manifestent à Ottawa contre la décision du CRTC SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Sous un del menaçant, à 22 jours de la fermeture annoncée de la station CHOI-FM de Québec, des milliers de fans se sont déplacés sur la colline parlementaire fédérale, hier après-midi, afin de protester contre cette «peine de mort» infligée à leur station préférée.Une cinquantaine d’autobus remplis d’auditeurs étaient partis de Québec, en avant-midi, dans l'espoir de sensibiliser les politiciens à la dédsion du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) à l’encontre de CHOI, rendue à la mi-juillet En vertu de cette ordonnance, cette station qui allie propos sulfureux et rock alternatif devra cesser de diffuser le 31 août Ses dirigeants et artisans ont toutefois promis à la foule de plus de 3000 manifestants que CHOI était encore loin d’avoir dit son dernier mot «On vient manifester à Ottawa parce qu’on s’attend à ce que notre gouvernement, celui qui a été élu, prenne position et ait le courage d’exprimer quel est son avis sur le dossier», a déclaré Patrice De-mers, président de Cenex Communications, propriétaire de la station.La firme avait installé sur la pelouse du parlement une grande scène où des musiciens ont joué de la musique rock à fort volume, au grand plaisir de la foule, qui a scandé «Liberté! Liberté!» à plusieurs reprises.Les manifestants étaient pour la plupart des jeunes dans la vingtaine, mais on dénombrait aussi quelques familles et même des personnes d’âge mûr.Rares étaient ceux qui ne portaient pas le désormais célèbre t-shirt noir arborant le logo «CHOI Radio X».•Si le gouvernement commence à avoir le droit de fermer des stations pour des raisons plus ou moins valables, je trouve que ça vaut la pêne de venir manifester», a estimé Sylvain Bergeron, un auditeur de Lévis, sur la rive sud de Québec.Peu de protestataires ont semblé s’indigner des propos offensants qui sont régulièrement tenus sur les ondes de CHOI.D’ailleurs, les invités de l’émission d’après-midi, diffusée en direct d’Ottawa, n’ont pas manqué de s’en prendre à Radio-Canada et à la ministre du Patrimoine, Liza Frulla, qu’ils ont surnommée «Fru-Fru».•Ceux qui ne veulent pas l’écouter, ils ont juste à fermer la radio, a rappelé Monique Poirier, une manifestante de Québec.CHOI, c’est le poste de radio où on apprend le plus de choses.» Pas d’intervention La ministre Frulla s’est montrée impressionnée par l’ampleur de la protestation, mais elle a réitéré qu’elle ne pouvait pas intervenir dans le dossier.«Les gens ont le droit de manifester et de dire qu’ils ne sont pas contents, mais même s’il y a 100 000 ou 200 000 personnes dans les rues, on ne peut pas demander à une ministre ou à un premier ministre de briser la loi», a-t-elle affirmé en interview téléphonique à la Presse canadienne, en invoquant un avis juridique obtenu par le gouvernement Martin.«Est-ce que le CRTC a été trop sévère dans ce dossier?C’est la Cour fédérale, si [Cenex] décide d’y aller, qui va trancher», a précisé Liza Frulla.Mais Patrice Demers n’accepte pas ce point de vue.«Le gouvernement est inten>enu dans des décisions du CRTC à six reprises dans le passé, a-t-il lancé.Subitement.c’est le dossier de CHOI, le dossier du Québec, et on n ’a plus le droit de s’en mêler.Il faudrait que Mme Frulla refasse ses devoirs.» M.Demers faisait référence à l’engagement électoral des libéraux de permettre l’entrée de la chaîne italienne RAI International au Canada, malgré une décision contraire du CRTC.La ministre a rétorqué que dans le cas de RAI.ce sont des règles de l'organisme réglementaire qui sont en cause, alors que dans le cas de CHOI, il s’agit carrément de la Loi sur la radiodiffusion.«Je comprends que M.Demers soit très émotif dans ce dossier-là, parce qu’au-delà de la liberté d’expression, il y a aussi de grands enjeux financiers pour lui et ses actionnaires, a souligné Mme Frulla.Je comprends ça.Excepté qu’on ne peut pas, non plus, dire n’importe quoi.» Quoi qu’il en soit, le président de Cenex a emmené avec lui à Ottawa une pétition qu’il dit signée par près de 200 000 citoyens.Il lui reste à la remettre à un député pour qu’elle soit déposée officiellement à la Chambre des communes.Les partis d’opposition n’ont pas manqué de critiquer le gouvernement libéral pour son «inaction» dans cette affaire.«Cette décision du CRTC est d’une sévérité sans précédent», a soutenu Josée Verner, porte-parole non-élue du Parti conservateur.«Elle est excessive, surtout quand on sait qu’il y avait d’autres options qui s offraient au CRIC pour punir les propos qui avaient été tenus en ondes», a-t-elle ajoute, ; en évoquant une simple suspension de la licence de ; CHOI.Selon elle, Ottawa a le pouvoir de renverser la I décision de l’organisme.| «1x2 question importante, ici, c’est qu’on débranche ; une voix distincte», a pour sa part indiqué le député néo-démocrate Charlie Angus, qui demande à Ottawa de suspendre la dédsion du CRTC en attendant ; une «révision exhaustive» du mandat du tribunal.«Que cette station soit bonne ou mauvaise m’importe peu; ce qui est important, c’est que le processus de décision soit juste et qu ’il reflète l’opinion publique», a-t-il précise.La ministre Frulla reste cependant inébranlable.«On ne change pas tout un système parce qu’il y a une crise dans un dossier ou parce qu il y a des ilec- ' lions partielles dans Vanier», a-t-elle glissé, en faisant allusion au scrutin provincial qui doit avoir lieu le 20 septembre dans un comté de Québec.«Ça fait 75 ans qu ’on réglemente le secteur des télé- ; communications et jusqu’à maintenant, ça nous a très .bien servi.» D'ici la fin de la semaine, Cenex devrait donc déposer une requête en appel de la décision du CRTC, .qui pourrait être accompagnée d’une demande d’injonction afin que la station puisse rester en ondes au-delà du 31 août.Le Bloc québécois est resté discret dans le dossier hier, sous prétexte de préserver «la séparation entre le politique et le judiciaire».Presse canadienne AVEC la$«Q rît Pi.y?mmm?tjTM JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les manifestants ont eu l’agréable surprise d’entendre les représentants de la SHQ leur annoncer la réalisation d’un projet de coopérative d’habitation dans Villeray.Feu vert au projet de coopérative d’habitation La Collective Une ancienne taupe du SCRS rompt le silence JIM BRONSKILL Ottawa — Grant Bristow, qui avait infiltré une organisation suprémaciste blanche pour le compte des services secrets canadiens, a rompu le silence, affirmant avoir effectué cette mission ingrate parce qu’il s’agissait de «la bonne chose à faire».Pour la première fois depuis qu’il a fait parler de lui dans les médias, il y a 10 ans, M.Bristow s’est exprimé publiquement au sujet de son controversé rôle de taupe du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).Sa version des faits est publiée dans le numéro de septembre du magazine The Walrus.Âgé de 46 ans, M.Bristow, qui a pendant longtemps vécu dans l’anonymat sous un nom d’emprunt, s’est entretenu avec le journaliste Andrew Mitrovica dans une banale chambre de motel d’Edmonton, dans l’espoir d’effacer une fois pour toutes son image publique de semeur de haine.«Le moment est venu pour moi de dire: non coupable», a-t-il affirmé à M.Mitrovica.Loin d’être raciste, M.Bristow était déterminé à faire du monde «un endroit moins détestable», a-t-il insisté.Sa mère, Janet, avait inculqué à Grant Bristow un respect des droits de la personne et de toutes les races, est-il écrit dans l’article.Les pénibles souvenirs d’un ami de la famille ayant survécu à l’Holocauste laissèrent «une marque indélébile» sur le jeune Bristow.Les liens de M.Bristow avec le SCRS ont commencé en 1986, alors qu’il travaillait comme conseiller en matière de sécurité et qu’un diplomate sud-africain a tenté de le persuader d’espionner des opposants canadiens à l’apartheid.Un ami lui a alors recommandé d’approcher les services secrets fédéraux.«Dans la nomenclature des espions, Bristow était devenu un “actif», a écrit l’auteur de l’article.Sa rencontre fortuite avec un membre de l’extrême droite devait éventuellement mener M.Bristow à occuper un rôle central dans l’opération Gouverneur, une enquête menée par le SCRS sur le mouvement suprémaciste blanc.M.Bristow menait une double existence, travaillant le jour comme enquêteur d’une société de transport maritime et passant ses soirées et ses fins de semaine à entretenir ses liens avec la droite raciste, selon l’article.«Je surveillais les groupes haineux violents, y raconte M.Bristow.C’était la bonne chose à faire.» Pendant qu’il infiltrait l’organisation raciste Heritage Front, les renseignements fournis au SCRS ont mené à l’arrestation et à l’expulsion du pays de certains suprémacistes, selon l’article de The Walrus.Àu début de 1994, convaincu que Heritage Front était sur le point d’imploser, M.Bristow avait l’intention de mettre un terme à son implication au sein de l’opération Gouverneur.Peu de temps après, son rôle était révélé par le Toronto Sun, poussant la taupe et les membres de sa famille à entrer dans la clandestinité.Presse canadienne EN BREF Le retour des Perséides L’observation des Perséides devrait s’avérer plus intéressante cette année selon les astronomes, si évidemment la température le permet Cette pluie annuelle d’étoiles filantes semble provenir de la constellation Persée, dans la partie nord-est du ciel, d’où le nom qu’on lui donne.Les Perséides n’ont rien à voir cependant avec Persée, mais plutôt avec la comète Swift-Tuttle qui a visité l’intérieur du système solaire pour la dernière fois en 1992.La comète s’éloigne maintenant du Soleil mais le train de particules qu’elle a laissé derrière elle existe toujours.Chaque année, la Terre croise ce nuage, ce qui provoque la pluie de météores.Outre la nécessité d’avoir un ciel dégagé, il faut aussi un del noir pour voir les Perséides, ce qui est de plus en plus rare en Amérique du Nord, à cause de l’éclairage urbain.La bonne nouvelle, c’est que si ces deux conditions sont réunies, tout ce qu’il faut comme équipement, c’est une chaise longue.Il suffit de s'y allonger et de regarder le del.Selon les astronomes, on peut s'attendre à une trentaine d’étoiles filantes à la minute environ.Les meilleures nuits pour l’observation des Perséides seront ce soir et demain soir, avant que la Lune ne se lève.- PC CLAIRANDRÉE CAUCHY T ktoire», ont damé hier les militants de l’Asso-^ V ciation des locataires de Villeray devant les bureaux de la Sodété d’habitation du Québec (SHQ) à Montréal, où une manifestation en faveur du projet de coopérative La Collective s’est transformée à la dernière minute en célébration.C’est qu’une heure avant l’événement, la SHQ a finalement donné le feu vert pour la construction des 53 logements sociaux dans le quartier Villeray.La SHQ avait en premier lieu refusé le projet à la fin juillet, jugeant insuffisante la marge de 5 % allouée aux imprévus.Après que les membres de La Collective aient mis le dossier sur la place publique, des pourparlers avec la SHQ et la Ville ont permis de réaménager le projet, dans lequel le Québec investira 3,4 millions.«Les responsables de la SHQ ont choisi le jour et l’heure de la manifestation pour rencontrer La Collective.Le message qu’ils nous envoient, c’est “mobilisez-vous si vous voulez arriver à quelque chose"», a lancé une des membres, Natasha Dubé, lors de la manifes- André Boisclair TOMMY CHOUINARD Québec — Perte considérable pour le Parti québécois.Le député de Gouin et leader parlementaire de l’opposition, André Boisclair, annoncera en début de semaine prochaine qu’il entend mettre entre parenthèses sa vie politique le temps, à tout le moins, d’étudier à l’université Harvard de Boston.Plusieurs sources péquistes ont confirmé le départ prochain de ce député-vedette, comme l’a annoncé La Presse dans son édition d’hier.Le personnel du bureau de circonscription de M.Boisclair se contente de dire que le député péquiste, qui se trouve depuis le début du mois d’août à Boston, fera «te point sur son avenir» la semaine prochaine.André Boisclair, 38 ans, fréquentera la Kennedy School of Government de l’université Harvard afin de suivre une formation destinée aux jeunes leaders.talion, pendant que ses collègues discutaient avec les représentants de la SHQ.Pour équilibrer le budget, on construira un plus grand nombre d'appartements de deux chambres, afin d’augmenter les loyers qui peuvent être exigés ainsi que les subventions gouvernementales.On fouera aussi des places de stationnement plus cher et on n'aménagera pas la saDe communautaire prévue, à moins qu’une marge financière se dégage en cours de route.Les concessions consenties par les locataires permettent de faire passer de 5 % à 7 % la réserve pour les inçrévus.Diane Bélair, membre du collectif qui porte le projet, s’est réjouie du dénouement «Je ne pouvais pas endurer qu’il y ait des condos là!».Elle ne pourra cependant pas aménager dans la coopérative, puisque le projet révisé ne lui permet plus d’avoir accès à une subvention supplémentaire pour ne pas consacrer plus de 25 % à son loyer.Il était minuit moins une pour La Collective: le propriétaire du terrain avait accepté pour une cinquième fois de prolonger l’offre d’achat jusqu’à jeudi prochain.Le vice-président à la gestion des programmes de Le député de Gouin est détenteur d’un diplôme d’études collégiales du Collège Jean-de-Brébeuf.D a également étudié en sciences économiques à l’Université de Montréal entre 1986 et 1988.Le Parti québécois devra trouver un successeur à André Boisclair dans la circonscription de Gouin.Nicolas Girard, qui a œuvré dans différents cabinets sous les gouvernements Bouchard et Landry, dit avoir été approché par des militants de Gouin pour se porter candidat à l’investiture.«J’y réfléchis», a dit au Devoir M.Girard, qui travaille maintenant à la CSN.Après avoir milité dans le mouvement étudiant, notamment à titre de président de la Fédération des associations étudiantes collégiales, André Boisclair est devenu président du Comité national des jeunes du Parti québécois en 1988.Aux élections du 25 septembre 1989, il a été élu député de la circonscription la SHQ, René Dionne, fait valoir que le dénouement n’est pas attribuable à la pression médiatique, soulignant que les fonctionnaires n’ont reçu le dossier que 24 heures avant la fin de l’offre d’achat du terrain.«Si cela avait été déposé un mois plus tôt, nous aurions aussi dit non et cela se serait retravaillé sans la pression médiatique», note M.Dionne.Ce genre de problème risque de se reproduire, selon François Saillant du Front d’action populaire en réaménagement urbain, soulignant que les normes des programmes ne sont pas adaptées à la flambée des coûts de construction sur le territoire montréalais.«R semble y avoir une surchauffe plus forte à Montréal que dans le reste du Québec.Plusieurs projets dépassent les normes acceptées en terme de coûts», reconnaît M.Dionne, précisant que la société gouvernementale analyse généralement la grille de subventions au cours de l’automne.«Si on réalise que les programmes ne reflètent plus les coûts du marché, on formulera des recommandations.» de (Gouin à l'âge de seulement 23 ans.À la suite des victoires électorales du Parti québécois en 1994 et en 1998, M.Boisclair a occupé tour à tour les postes de ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, de la Solidarité sociale, de l’Environnement et des Affaires municipales.Il était considéré comme un éventuel successeur au chef Bernard Landry, aux côtés de Pauline Marois et François Legault André Boisclair ne fait cependant pas une croix sur la vie politique, ont assuré des sources péquistes.D serait même possible qu’il soit candidat dès le prochain rendez-vous électoral.Il pourrait être tenté de revenir pour tenter sa chance à la présidence du PQ.Le chef péquiste, Bernard Landry, n’a pas voulu commenter la nouvelle.Le Devoir Le Devoir prendra une pause de la politique LE DEVOIR, LE MERCREDI 11 AOÛT 2004 A 4 ?LES ACTUALITES- Le Canada doit se retirer du projet de bouclier antimissile, dit un ex-général américain — REUTERS L’ex-lieutenant général américain Robert Gard croit que le Canada devrait se préoccuper davantage de lutte contre le terrorisme.Ottawa — Le Canada ne devrait pas adhérer au projet américain de bouclier antimissile, affirment un général américain à la retraite ainsi qu’une ancienne diplomate canadienne.Selon Robert G^rd, ex-lieutenant général des Etats-Unis, ce système de défense est trop coûteux, n’a jamais été testé et ne fonctionnera peut-être même pas.La diplomate, Peggy Mason, ancienne ambassadrice canadienne pour le désarmement aux Nations unies, pense qu’Ottawa ne devrait rien faire pour promouvoir ce projet.Ce n’est pas dans l’intérêt du Canada sur le plan de la sécurité, a-t-elle déclaré hier, en conférence de presse.Les Etats-Unis comptent déployer un certain nombre de missiles intercepteurs, prêts à fonctionner, en Alaska dès cet automne.La seipaine dernière, le Canada et les Etats-Unis se sont entendus pour amender un traité afin d’autoriser le partage d’informations critiques relatives au bouclier antimissile.Le ministre canadien de la Défense, Bill Graham, a soutenu que cette décision vise à préserver le statut de NORAD comme pivot de la défense continentale et qu’elle n’engage en rien le Canada à entériner le projet de bouclier antimissile.Les adversaires du projet soutiennent que la modification du pacte de NORAD constitue un pas de plus sur la pente savonneuse d’une éventuelle participation du Canada au bouclier antimissile, l’un des projets de défense parti- culièrement chers au président américain George W.Bush.Les partisans du programme disent qu’il permettra de défendre le continent contre les tentatives d’Etats voyous de lancer des missiles en direction de l’Amérique du Nord.Ses détracteurs font valoir que le système pourrait entraîner une nouvelle course aux armements et une militarisation de l’espace.Plutôt que d'investir une fortune dans un bouclier antimissile, Washington devrait mettre l’ac- cent sur la lutte au terrorisme, au moyen d’efforts concrets pour empêcher les terroristes d’introduire des bombes aux Etats-Unis, a proposé l’ex-général Gard.Presse canadienne Des condos en construction dans un milieu humide Le ministère de l'Environnement a du mal à faire respecter ses avis d'infraction, au grand dam des écologistes GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Un autre projet de construction résidentielle en milieu humide pourrait s’embourber sur la Rive-Sud: à Saint-Hubert (Lon-gueuil), des travaux pour ériger des condominiums ont en effet commencé avant même que le ministère de l’Environnement du Québec (MENV) ne délivre les autorisations nécessaires au promoteur, qui n’a pas non plus respecté les avis le sonunant d’arrêter les opérations en attendant.Résultat, près du quart du terrain concerné a déjà été saccagé, situation qui choque d’autant plus les environnementalistes que la ville de Longueuil devrait actuellement respecter un moratoire sur la construction dans ces milieux fragiles.Le 30 juin dernier, le promo-* teur Habitations Grand Confort recevait un premier avis du MENV-Montérégie lui signifiant qu’il était en train de contrevenir à l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement en faisant des travaux dans une zone humide sans avoir le permis pour le faire.Le ministère avait observé qu’une coupe à blanc avait été réalisée sur le terrain, qui se situe juste en face d’une tourbière.Deux autres avis ont ensuite été envoyés, mais les travaux près du boulevard Cousineau n’ont jamais ralenti jusqu’à lundi.«Si le MENV n’est pas capable de faire respecter les avis qu’il envoie, dit Tommy Montpetit, de la coalition Sauvons nos boisés et milieux humides (SBMH), on se demande quel message ça envoie aux autres constructeurs qui pourraient être tentés de ne pas respecter les règles.C’est un autre manque de rigueur dans l'application de la Loi.» Les conséquences Au bureau du ministre de l’Environnement, on estime avoir fait le nécessaire pour avertir le promoteur, qui s'expose maintenant à diverses pénalités (remise en état du site, amende).«Si le promoteur ne respecte pas une ordonnance civile, il y a des consé- quences», rappelle Paul-Yanik La-querre, attaché de presse de Thomas Mulcair.«Mais heureusement, on nous dit qu’il n’est pas trop tard pour intervenir, qu’il reste des zones à protéger.» La Ville de Longueuil affirme que le projet a reçu les autorisations municipales nécessaires.«Le permis a été délivré, tout est conforme au règlement de zonage, confirme Michel Saint-Laurent, agent de communications pour la Ville.Mais c’est sûr qu’obtenir un permis de la Ville ne dégage pas le promoteur d’obtenir les autres autorisations.Ça demeure sa responsabilité, et c’est lui qui en paiera le prix.» Un inventaire à compléter Mais le fait que la Ville ait accordée un permis dans ce secteur alors qu’un moratoire est en vigueur fâche la coalition SBMH.Depuis juin 2003, on essaie ainsi de dresser un inventaire de la faune et de la flore des derniers espaces sauvages de Longueuil, de façon à déterminer quelles zones doivent être protégées.Ce travail n’est pas encore terminé.Justement, dit Michel Saint-Laurent, «on ne peut pas déterminer à l’avance quelles seront les zones à protéger ou pas.S’il n’y a pas de raison valable de refuser un projet, on ne le refuse pas, sinon ça pourrait causer un préjudice au promoteur.» Au bureau d’arrondissement, on disait qu’aucune indication ne permettait de déterminer qu’il s’agissait d’un terrain humide.«Mais quand il y a des flaques d’eau sur le terrain, qu’il est en face d’une tourbière et qu’on retrouve un type d’arbre particulier, c'est une évidence», croit Tommy Montpetit.De son côté, le représentant du promoteur affirmait hier n’avoir pas reçu tous les avis du MENV, mais que tout était maintenant réglé, puisqu’il avait envoyé une lettre au MENV donnant les garanties qu’il ne s’agit pas d’un milieu humide, et que donc l’article 22 ne s’applique pas dans ce cas.Le MENV évaluera le dossier dans les prochains jours.Le Devoir • CARRIERES ET PROFESSIONS- ^oc>^ DIRECTRICE OU DIRECTEUR fy *»uauricibP GÉNÉRAL Établie en Mauricie depuis 70 ans, la Société Saint-Jean-Baptiste est un organisme sans but lucratif qui œuvre à l'avancement des intérêts des Québécoises et des Québécois.Elle joue un rôle actif dans les domaines culturel, éducatif, politique et social.Elle gère un service d'assurance-vie de 17 000 membres et a créé une fondation vouée à l'éducation.SOMMAIRE DES RESPONSABILITÉS Sous l'autorité du conseil d'administration, le ou la titulaire travaille à l'atteinte des objectifs de la SSJB : la souveraineté du Québec, la promotion de la langue française et du patrimoine national.La personne : • assume la responsabilité de la gestion courante des ressources humaines, financières et matérielles, elle en contrôle les résultats.• gère les opérations et les négociations en regard des activités financières de la la SSJB et en assure le développement.• s'assure du leadership régional de la SSJB en ce qui concerne ses objectifs.- informe et conseille le conseil d'administration.- rédige des textes, documents, articles.• prend une part active à la vie régionale.PROFIL Diplôme universitaire de deuxième cycle en administration ou en sciences humaines.Trois années d'expérience en gestion dans un poste de niveau similaire sont également obligatoires.Tout autre combinaison de formation et d'expériences permettant de répondre aux exigences du poste sera étudiée.Communication orale et écrite dans un excellent français.Jugement rapide et sûr.Capacité d'analyse des enjeux politiques et sodaux du Québec.Leadership dynamique stratégique et visionnaire.Habileté à motiver les personnes.Grande disponibilité.CONDITIONS DE TRAYAU.EI BÉMUNÉRADQfl Contrat d’un (1) an, renouvelable Salaire et des avantages sociaux concurrentiels fixés selon la compétance et l'expérience.Les personnes intéressées à relever ce défi font parvenir leur curriculum vitae et l'attestation de leur formation par la poste au plus tard le 20 août avant 16 h à l'adresse suivante: Concours 04-08 SSJB de la Mauricie Case postale 1059 3239 Papineau, Trois-Rivières, G9A 5K7 Seules les personnes convoquées en entrevue seront contactées u”lv*rjl,é dtJ V L'unlvOTtt* è dteCan** La Télé-université, établissement d’enseignement universitaire à distance, sollicite des candidatures pour SEPT POSTES : Professeure régulière ou professeur régulier : • en comptabilité • en économie et finance • en éducation des adultes • en linguistique • en relations de travail • en sciences sociales Professeure substitut ou professeur substitut : • en management et marketing Pour plus d’information : www.teluq.uqucbec.ca/postoprof FIN DES CONCOURS : 31 AOÛT 2004 Carrières «professions
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