Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2004-08-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
HISTOIRE ÉTATS-UNIS Bush retirera plusieurs milliers de soldats d’Europe et d’Asie Page A 5 M U,i La Prairie entre la terre et l’eau Page A4 ?www.ledevoir.eom ?— LE DEVOIR Vol.XCV N" 184 ?LE LUNDI 16 AOÛT 2001 87c ?TAXES- 1$ Irak: Najaf jette une ombre sur la Conférence nationale JAMIE TARABAY Bagdad — La situation à Najaf, où les forces américaines ont relancé l’offensive contre celles de l’imam Moqtada al-Sadr, a jeté une ombre hier sur le début de la Conférence nationale à Bagdad, étape cruciale de la démocratisation de l’Irak qui se déroule sous haute protection de peur d’attaques des insurgés chiites et sunnites.Et effectivement quelques heures après l’ouverture de la réunion dans la Zone verte, l’enclave de la capitale qui abrite notamment le gouvernement intérimaire et les ambassades américaine et britannique, un barrage de mortiers a atteint une gare routière du centre-ville, tuant deux personnes et en blessant 17 autres, selon le ministère de la Santé.L’opération visait apparemment la Zone verte.La Conférence, qui réunit quelque 1300 chefs religieux, politiques et civils pendant trois jours, doit mener à l’élection d’un conseil de 100 membres censé superviser le gouvernement intérimaire jusqu’à l’élection d’une Assemblée législative de transition fin janvier prochain au plus tard.Cette Conférence «est la première étape [.] dans l’ouverture des horizons du dialogue [.] Votre rassemblement béni ici est un défi aux forces du mal et de la tyrannie qui veulent détruire ce pays», a lancé le premier ministre lyad Allaoui aux délégués.Le représentant des Nations unies Ashraf Jehangir Qazi leur a pour sa part déclaré que «le défi est énorme, mais c’est quelque chose que vous pouvez et allez réussir».VOIR PAGE A 8: CONFÉRENCE HORS-JEU Un gros splash Même le professeur Gazon n’aurait pu prévoir ça.On attend un duel* à fendre la mer Rouge entre les Américains et les Australiens au relais 4 X 100 m de natation style libre, et qui arrive de nulle part, laisse tout le monde dans les vagues de son sillage et siffle la médaille d’or?Kostas Kenteris, voilà qui.On le cherchait partout, il se terrait en apnée dans le douze pieds depuis jeudi, grâce à ses excellents poumons! Mais non, c’est une petite blague.Pas terrible d’ailleurs, même si elle fut mijotée et peaufinée avec amour au cours des 48 dernières heures.En fait, c’est l’Afrique du Sud qui s’est faufilée, avec un record Jean du monde s’il vous plaît (3 min Dion 13 sec 17).Vous ne saviez pas, n’est-ce pas, que la natation sud-africaine connaissait une telle effervescence?C’est parce que vous suivez trop le football canadien et le golf, mais je vous comprends.Quand on pense Afrique du Sud, on pense d’abord au rugby, aux Bafana Bafana, au cricket, au hockey sur gazon (pas le prof, l’autre sorte de gazon), à Johnny Clegg, à Nelson Mandela, à John Maxwell Coetzee et à M" Tutu.Mais devancer en même temps les nageurs des Etats-Unis et de l’Aus-tralie, dont Michael Phelps et Ian Thorpe?Voilà une surprise à laquelle on ne s’attendait vraiment pas, un gros splash quoi, contrairement aux surprises auxquelles on s’attend et qui étonnent lorsqu’elles ne se produisent pas.En plus, les Américains, coiffés au fil par Pieter van den Hoogenband, décidément le nom le phis formidable de ces débuts de Jeux avec celui du cycliste danois Bo Hamburger, n’ont fait que troisièmes, et les Australiens sixièmes.C’est donc dire que Phelps ne gagnera pas huit médailles d’or (il en a remporté une samedi), mais ce n’est pas une raison pour que vous cessiez d’en entendre parler.Tenez, saviez-vous que le jeune prodige de 19 ans mesure 6 pieds 4 pouces, mais a le torse d’un gars qui fait 6 pieds 8 pouces?Tout à fait.Il a dçnc les jambes courtes pour un grand, et choisit ses pantalons dans l’étalage de longueur 32.Ajoutez des pieds chaussant du 14 et un bassin mince — si je ne me retenais pas, je dirais un bassin olympique, mais je me retiens —, le bassin étant le truc le plus difficile à faire flotter après le ciment précontraint, et vous obtenez du condensé de champion en piscine.VOIR PAGE B 4: SPLASH ¦ Lire autres textes en page B 4 ->4 INDEX Annonces.B5 Avis pubIRp.B 6 Convergence.B7 Culture.B 8 Décès.— B 5 Économie.B 1 Éditorial ._A6 Idées_______A7 Météo.B5 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sports.B 4 Télévision.B 7 Des tireurs ensanglantent le référendum au Venezuela i m JOSE MIGUEL GOMEZ REUTERS Un soldat monte la garde près d’une file d’électeurs qui attendent d’aller voter dans une école de Caracas.Quatorze millions de Vénézuéliens étaient appelés- aux urnes tuer lors d’un référendum sur la révocation du mandat du président Hugo Chavez.Le Comité national a décidé de ne pas fermer les bureaux de scrutin tant que le dernier électeur n’aurait pas voté JEAN-LUC PORTE Caracas — La tension est montée hier à Caracas où une personne a été tuée et dix autres blessées par des hommes en moto qui ont ouvert le feu sur une file d’électeurs alors que les Vénézuéliens, au moment de mettre sous presse, continuaient de voter massivement lors d’un référendum sur la révocation du mandat du président Hugo Chavez.«Selon la version dont nous disposons, les électeurs attendaient dans la file pour voter quand les agresseurs sont arrivés en moto, tuant une personne et en blessant dix autres», a déclaré le chef des pompiers de Caracas, Rodolfo Briceno.Le drame est survenu dans un quartier populaire de l’est de Caracas, et la police a ouvert une enquête, a précisé M.Briceno.Une jeune femme aurait également été tuée accidentellement par un soldat à un bureau de vote dans Test de Caracas, a-t-on appris de source judiciaire.Katerina Patermina Blanco, 20 ans, a été tuée par baBe par le soldat Antonio Arenas Hernandez, 18 ans, qui surveillait un bureau de vote dans le quartier de Petare (centreest de Caracas), selon la même source.Le militaire a été arrêté, et la justice a ouvert une enquête.VOIR PAGE A 8: VENEZUELA ¦ Les pro-Chavez de Montréal s’expriment, page A 3 L’ENTREVUE Petrella, l’anti-dominant Le Québec de gauche est fou de Riccar-do Petrella.Ce politologue et économiste de l’université catholique de Louvain, en Belgique, vient au moins deux fois par an au Québec.Utopiste impénitent, Taltermondialiste militant propose une révolution tranquille du monde autour de la notion de «bien commun».ANTOINE ROBITAILLE Riccardo Petrella reçoit tellement d’invitations pour venir prononcer des conférences ici qu’il a maintenant un agent chargé de les gérer.En entretien, il prend d’ailleurs soin de remercier «les médias québécois de leur soutien».Comment explique-t-il sa popularité en cette terre de Raôul Duguay (poète qu’il encense dans son dernier livre)?«Peut-être, ex-plique-t-il, que je réussis à faire passer des messages que souvent les nationaux n’arrivent pas à porter.Nul n’est prophète en son pays!» Il sera d’ailleurs à Montréal cette semaine, à l’invitation de l’Université d’été de l’Institut du Nouveau Monde, think tank de gauche fondé par notre collègue Michel Venne.Il faut dire que Riccardo Petrella a tout pour plaire: étant un des penseurs de «l’altermondialisation», il s'oppose à ceux qu’il nomme les «dominants», fl est pour que l’eau soit un droit et non une marchandise; il plaide pour la «taxe Tobin» sur les transactions financières.Critique virulent du capitalisme (Petrella a présidé l’Association des amis du Monde Diplomatique), il n’a de cesse de condamner la «marchandisation du monde»', chacune de ses phrases contient les mots PIERRE ST-JACQUES Riccardo Petrella «bien commun».Bref, il est totalement du côté de la vertu, du «rive d’un monde meilleur».Ce «rêve», une tarte aux pommes?Justement, insiste-t-il en faisant résonner son bel accent italien peut-être pas étranger à son succès chez nous (il est né à La Spezia, au pays de Gramsci, en 1941), «c'est par ce type de commentaire cynique qu'on nous retire quotidiennement le droit de rêver à un autre monde».limites à la compétitivité D’accord, mais il y a eu pire époque, non?Reportons-nous dix ans en arrière, lorsqu’il a publié, avec son Groupe de Lisbonne, le fameux rapport-manifeste Limites à la compétitivité (Boréal, 1995), livre qui a marché très fort au Québec, entre autres grâce à la participation de l’ancien premier ministre Pierre Marc Johnson et de l’universitaire Daniel Latouche.Ils étaient alors parmi les seuls à oser briser l’unanimité béate de l'après-guerre froide, tout entière livrée à l’idéologie néolibérale, qui disait que le bonheur allait découler du libre-échange global, de l’économie de marché planétaire, de la mondialisation déréglementée; bref de la «pensée Davos».Depuis, les idées chères à Petrella n’ont-elles pas progressé considérablement'’ Depuis, n’y a-t-il pas eu les grandes manifs de Seattle, Prague, Québec, Gênes; les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre, la vague de Tanti-mondialisation, qui s’est muée récemment en «altermondialisation».En outre, le principe de la «taxe Tobin» fait son chemin.Le Parlement du Canada a même adopté une résolution en 1999, qui vantait ses mérites.En juin, le Parlement belge a entériné une loi sur cette taxe.(Mais elle n’entrera en vigueur que si les autres pays de l’Union européenne l’adoptent aussi.) Certes, répond Petrella, «on peut être content du boulot abattu.On a redonné une crédibilité scientifique, politique et culturelle à des idées considérées comme complètement gratuites, décrédibilisées».Reste qu’en parallèle la «compétitivité» et la marchandisation ont continué de progresser, fait-il remarquer.En plus, depuis septembre 2001, «les dominants ont exploité le thème de la sécurité pour réduire l’importance des autres problèmes», ce qui a affaibli l’intérêt pour Tahermondialisation.VOIR PAGE A 8: PETRELLA LE DEVOIR, LE LUNDI 16 AOÛT 2004 LES ACTUALITES La localité de Punta Gorda, en Floride, a été particulièrement touchée par l’ouragan Charley, LARRY DOWNING REUTERS Charley a fait 16 morts Bush en Floride pour constater les dégâts de l’ouragan P mita Gorda, Floride — Le bilan du passage de l’ouragan Charley sur la Floride s’est alourdi hier à 16 morts tandis que le président George Bush se rendait dans l’Etat gouverné par son frère, Jeb, pour constater les dégâts et apporter son soutien aux sinistrés.Le lieutenant-gouverneur de Floride, Toni Jennings, a déclaré à CNN que le dernier bilan faisait état de 16 morts, ajoutant qu’il s’attendait à ce que d’autres corps soient retrouvés au fur et à mesure des recherches.En pleine campagne électorale, le président sortant George Bush a fait hier un crochet par la Floride, contrairement à son rival démocrate à l’élection du 2 novembre, John Kerry, qui a invité ses militants flo-ridiens à participer activement aux secours.La Floride, théâtre d’un imbroglio électoral en 2000 qui s’est soldé par la victoire de.George Bush sur Al Gore, est un Etat crucial dans la course à la Maison-Blanche.Dans la matinée, Bush s’est rendu à Punta Gorda et Port Charlotte, les villes les plus sévèrement frappées par Charley, où il a constaté que «de nombreuses vies avaient été bouleversées».Bush, qui a déclaré la Floride zone sinistrée de manière à accélérer la fourniture d’aide et de secours, a assuré aux Floridiens que tout était mis en œuvre pour soulager leurs souffrances.Il a promis une ^ide rapide des responsables de l’État et du pays tout en avertissant que les efforts de reconstruction prendraient du temps.«Une aide importante est en marche dans cette partie du monde», a-t-il dit.«Au delà de ces catastrophes, l’esprit des États-Unis rayonne véritablement, et, cet esprit, c’est l'entraide entre voisins» Quelque 3900 personnes ont passé la nuit de samedi à hier dans des centres d’accueil et des milliers d’autres ont trouvé refuge dans leur famille ou chez des amis.Hier matin, environ 1,1 million de personnes étaient toujours privées d’électricité et certaines villes n’étaient toujours pas pour- vues en eau potable.D n’y a pas, pour l’heure, d’estimation précise du montant des dégâts causés par l’ouragan, mais le gouverneur Jeb Bush a déclaré que ceux-ci se chiffreraient en milliards de dollars.Charley a balayé la Floride avec une violence rare, porté par tfes vents de plus de,230 km/h.L’État du sud-est des États-Unis n’avait pas connu pareil ouragan depuis le passage d’Andrew il y a douze ans.En août 1992, Andrew avait frappé Miami de plein fouet et causé des dégâts estimés à 25 milliards d’euros.D s’agissait d’une tempête de catégorie 5, Charley étant classé au niveau 4.Jean-Paul II conclut son pèlerinage à Lourdes Lourdes — Jean-Paul II a achevé hier soir le deuxième pèlerinage à Lourdes de son pontificat, éprouvé par la chaleur et la maladie, mais adressant des messages forts aux malades et aux femmes.Au terme d’une visite d’une trentaine d’heures dans les Pyrénées, où les températures ont souvent dépassé les 30 °C, l’Airbus aux couleurs d’Alitalia a décollé de l'aéroport de Lourdes-Tarbes vers 18h50.Le souverain pontife, qui était déjà venu à Lourdes en 1983, a quitté la cité mariale après une dernière prière à la grotte des apparitions, où il a longuement fixé du regard la statue de la Vierge dans le rocher.Venu en «malade parmi les malades», Jean-Paul II ét^it également à Lourdes en tant que chef de l’Église catholique, qui tenait à donner une solennité particulière au 150" anniversaire de la proclamation du dogme de l’immaculée Conception par le pape Pie K.Installé sous une tente blanche par une chaleur accablante, le pape, qui voue un culte particulier à Marie, a célébré dans la matinée la messe de l’Assomption, marquant la montée aux Cieux de la mère du Christ Jean-Paul II, qui a lu avec difficulté pendant une vingtaine de minutes le texte de son homélie, a demandé aux femmes, «sentinelles de l’invisible», de veiller aux «valeurs essentielles [.] à notre époque tentée par le matérialisme et la sécularisation».Dans un document publié fin juillet sur «la collaboration des hommes et des femmes dans l’Église et dans le monde», le Vatican avait critiqué le combat féministe, accusé de saper le concept traditionnel de la famille.Le souverain pontifç a également a rappelé la condamnation par l’Église de l'avortement et de l’euthanasie, lançant un «appel pressant» aux catholiques pour qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir «pour que la vie, toute vie, soit respectée, depuis la conception jusqu’à son terme naturel».S’interrompant à plusieurs reprises pour reprendre son souffle ou boire une goigée d’eau, Jean-Paul II a souvent été encouragé à reprendre le cours de son sermon par les applaudissements des pèlerins.Dans la foule, sous un soleil de plomb, on entendait «Vive le pape» et «Merci Jean-Paul U».Samedi, le pape avait tenu à s’agenouiller devant la grotte de Massabielle alors que ce n’était pas prévu dans le programme officiel.Après un moment de recueillement il s’est affaissé sur son prie-Dieu, manquant de tomber à terre.La FTQ à la défense deCKAC Le syndicat des employés dénonce le défaitisme intéressé d Astral et de Corus FRÉDÉRIQUE DOYON C* est au tour de la FTQ de demander au CRTC de bloquer la transaction entre Astral Média et Corus Entertainment concernant l’acquisition de CKAC et des autres stations AM du réseau Radiomédia.Pour le président de la FTQ, les dés sont pipés dans cette transaction par laquelle Corus, entreprise albertaine qui détient déjà le 98,5 FM et le 690 AM, acquiert le réseau AM Radiomédia en échange de cinq stations FM qu’il remet à Astral, actuellemeqt détenteur de Rock Détente et Énergie.Selon Henri Massé, les protagonistes de cette entente ne travaillent qu’à servir leurs propres intérêts au détriment de ceux des auditeurs.«Corus veut mettre la main sur CKAC pour le démanteler et renforcer son propre réseau, de même qu’Astral dans le FM.C’est une vieille station qui a plus d’auditeurs que la radio publique, une institution qui fait partie du paysage radiophonique québécois.Dans les grands moments, CKAC était toujours aux premières loges.On est donc prêts à se battre pour la maintenir en place.» La FTQ appuie ainsi l’opinion de ses 74 membres, dont 20 journalistes, employés de CKAC qui viennent de déposer un mémoire afin de comparaître aux audiences de l’organisme fédéral de réglementation des ondes, en septembre prochain.Dans ce mémoire d’une trentaine de pages, le syndicat des employés de CKAC dénonce aussi le «défaitisme intéressé» de Corus et d’Astral qui invoquent le déclin de la radio privée à contenu verbal au AM pour justifier leur transaction.Pourtant, avec ses 650 000 audi- teurs, la station demeure le numéro un des radios pariées à Montréal et troisième toutes catégories confondues, souligne le document qui impute davantage les pertes de Radiomédia «à une conjoncture temporaire qu’à une tendance lourde de la radio AM».Le document fait aussi valoir que le CRTC défend la vocation d'informations générales de la radio AM depuis dix ans.Or, «ce n’est pas du tout un projet de relance de la radio AM ou du réseau Radiomédia, affirme Jules Bordeleau, président du syndicat Corus veut consolider son 98,5 FM, qu’il veut transformer en radio parlée, et son poste de nouvelles en continu 690.Astral profite de la transaction pour ajouter cinq stations FM à ses stations Énergie, Rock Détente (et bientôt Boom FM)».Que pense le syndicat de la proposition d’achat des stations Radiomédia de l’homme d'affaires (et ex-journaliste de CKAC) Richard Desmarais?«Là-dessus, on ne se prononce pas, mais on trouve intéressant que des acheteurs se manifestent, note M.Bordeleau qui affiime que deux autres acheteurs préférant garder l’anonymat pour le moment sont intéressés.«C’est la preuve qu’il y a des investisseurs qui sont prêts à reprendre la radio AM et la renforcer dans sa vocation actuelle.» D s’agit de la troisième tentative de vente de Radiomédia depuis 2001.En l’acquérant, Corus entend réduire la programmation locale des stations régionales de moitié et transformer CKAC en chaîne spécialisée en sports et en santé.Le CRTC doit livrer son verdict le 7 septembre prochain.Le Devoir Les créanciers d’Air Canada sur le qui-vive Toronto — À quelques jours d’une réunion des créanciers d’Air Canada à Montréal, au cours de laquelle ceux-ci se prononceront sur le plan de restructuration de l’entreprise, des analystes estiment qu’il faudra plus qu’une réorganisation financière pour faire du transporteur un succès durable.Quand Air Canada se sera finalement affranchie de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), après 18 mois, l’entreprise basée à Montréal aura fait l’objet d’un dégraissage et sera plus efficace, mais des observateurs doutent de son nouveau plan d’affaires et se demandent si les créanciers en retireront un rendement valable, en échange de leur coopération.Air Canada n’est pas encore «sortie du bois», commente Ron Kuhl-mann, un consultant de la firme californienne Unisys R2A D lui reste à relever le défi de se transformer pour se poser en solution de rechange viable à Westjet, qui continue de croître, ajoute-t-il.En vertu du plan de restructuration qui leur sera soumis demain, les créanciers d’Air Canada pourraient ne recevoir que quelques cents par dollar réclamé.Mais ils obtiendront aussi — et surtout — des actions de la compagnie restructurée, susceptibles de valoir beaucoup si le plan d’affaires d’Air Canada réussit Dans un message aux employés, la semaine dernière, le président et chef de la direction.I < > I O < j 111 m < à la location Complémentaire: Ventes totales Prochain gros lot Complémentaire: LE SOLDE ESTIVAL ACURA.Beau taux pour en profiter ! Incluant ¦ moteur V6 SACT de 260 chevaux ¦ chaîne sonore AM/FM/CD à 8 haut parleurs ¦ garnitures intérieures en cuir ¦ assistance de la stabilité du véhicule (VSA) 4 roues motrices avec système d( variable du couple (VTM-4) ordinateur de route et tellement plus transport et préparation inclus • Aucun dépôt de sécurité • Allocation de 96000 k www.acura.ca Robert Milton, se disait encouragé par la hausse récente de l’achalandage.Au deuxième trimestre, son trafic mesuré en passagers-milles payants fie nombre de sièges payés multiplié par la distance parcourue) a grimpé de 19 % par rapport à la même période, l’année précédente, tandis que son coefficient de remplissage (le pourcentage de sièges occupés) est passé de 72,1 à 77,8 %.Mais M.Kuhlmann a évoqué l’histoire de US Airways, septième transporteur aérien en importance aux États-Unis, y voyant une mise en garde pour Air Canada US Airways s’est libérée de la protection de la loi sur les faillites au début de 2003 après avoir réduit ses coûts annuels de deux milliards $US, dont environ un milliard en concessions des employés.Le transporteur a indiqué cette année qu’il lui faudrait baisser ses coûts de 1,5 milliard de plus par an.Le problème, c’est que «leur modèle est intrinsèquement coûteux».La seule façon de le résoudre, et d’éviter la répétition du cycle, c’est d’adopter «une toute nouvelle manière de fonctionner», affirme M.Kuhlmann.Pour Doug Reid, un professeur de l'Université Queen’s, Air Canada est un meilleur transporteur qu’il ne l’était avant de se placer sous la protection de la LACC, mais cela ne suffira peut-être pas à empêcher un retour en cour des faillites d’ici quelques années.Presse canadienne m 0SSZJ.03 04 Q& Ifi 2Q 34 4g (31) Tirage du 2004-08-13 Tirage du (•Y: y2 .2004-08-H 13 29 31 36 3Z 42 (26) Ventes totales: Prochain gros lot (appr ): 19 480 948 $ 4 000 000 $ ACURA DE UVAL 2500.bout Chomedey Laval (450) 682-4050 www.acuralaval.com ACURA PLUS 255, bout de la Seigneurie Btainville (450) 435-4455 wwwacuraptus.com GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain £.Anjou (514)354-8811 wwwgaleriesacura corn ACURA GABRIEL 4648, boul Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux (514) 696-7777 wwwgabrieLca/acura LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O.Montréal (514) 340-1344 www.lucianiacura.com ACURA BROSSARD 9100.bout Taschereau O.Brassard (450)659-1616 www.acurabrossard.com ¦on™ de locetlon Sell d'une durée UndteiL per l'enwenWe de Honde Cenede Finance Inc.SA.C.reniement, ndh mensuels de locatlorvlsell d'une durde de 4a moa «aMs pour l'Heure MOX (modèle YOIBMJN) 2004 neuf.Un aconytt de 4 «8 S Seoul donne un versement mensuel de S9e S et un total det paiement! de 33 402 S.Un acompte de t 998 S voco dorme un versement mensuel de (S8 S et un total des potementi de 33 S82 S.L'option 0 S comptant vous donne un versement mensuel de 698 S et un total des paiements de 33 S04 $.tauu de location annuel de 48 %.Un premier versement est requis et un acompte pouvait ttre acM /Uocation de 24 000 km per armée (»ai! de AÏS S par Mométre uipptémentwe).Transport et preparation indus.Irais d'inscription au lefistre dès-droits personnels et reels moMletv taises.Immatriculation, assurance et frais rfartnlnlstretlon en sus.A la Bn du ban vous pouvei retourner le véhiculé eu concetsiormaite ou Tacheter pou une eeleu résiduelle prédéterminée.Garantie Vu-» limitée de S ans/100 000 km.les deur premiers services d'entietlen sont compris.le modèle offert peut différer de la photographie Vbyet votre concessionnaire pou plus de détaris Du 1* au 31 août 2004 Tirage du 2004-08-14 021219 22 29 31 (40) Complémentaire Tirage du 2004-08-13 LOT 100 000$ GAGNANTS LOTS 7/7 0 17 500 000,00$ 6/7+ 5 94 138,70$ 6/7 155 2 657,10$ 5/7 9 776 150,40$ 4/7 210 269 10,00$ 3/7+ 192 574 10,00$ 3/7 1 760 519 Partlclpalkxi gratuite GAGNANTS LOTS 6/6 2 5 030 987,00$ 5/6+ 4 100 792,50$ 5/6 128 2 602,00 $ 4/6 7 951 79,30 $ 3/6 155 839 10,00 $ ; 2/6+ 117 200 5,00 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 36 500,00$ 4/6 1 479 50,00$ 3/6 21 919 5,00$ Ventes totales: 510 081,50 $ Egtra Tirage du 2004-08-14 NUMÉRO LOT 306169 100 000$ Les modalités déncaissoment des billets gagnants paraissent au verao des billets En cas de disparité entre celle lisle et la lisle officieUe de L-Q, cede dernière a priorité ? LE DEVOIR LE LUNDI l « AOUT 2 O O I A 3 POLITIQUE L’ex-ministre de l’Éducation de Nouvelle-Écosse est formel Les Acadiens doivent s’affirmer davantage Halifax — Alors que les festivités du 400 anniversaire de la présence française en Amérique du Nord tiraient à Içur fin, à Grand-Pré, en Nouvelle-Ecosse, Tex-poUti-den acadien Gérald (Gerry) Dou-cet s’est dit d’avis que les Acadiens de cette province n’étaient pas suffisamment actifs politiquement.Trop peu d’entre eux s’impliquent, soit comme candidats, soit au sein des partis eux-mêmes, déplore-t-ü Trente ans après avoir quitté la scène politique néo-écossaise, celui qui fut le premier ministre d'ascendance acadienne en Nouvelle-Ecosse vient de publier son autobiographie, Acadian Footprints — The Roots and Reflections of Gérald (Gerry) Doucet.Les francophones ont «une contribution» à faire.Or ils ne s’affirment pas suffisamment a-t-il sou- tenu dans une entrevue accordée à l’occasion de la parution de ses mémoires.M.Doucet qui est $gé de 67 ans, a été miqistre de l’Éducation de Nouvelle-Ecosse et secrétaire provincial à la fin des années 1960 et au début des années 1970.C’était le premier Acadien à être titulaire d’un ministère.En 1971, on voyait en lui un successeur possible du premier ministre Dce Smith.D s’est présenté contre John Buchanan pour l’investiture du Parti conservateur provin-dat mais il a été défait Même si des Acadiens ont depuis, occupé certaines fonctions de premier plan en politique néoécossaise, M.Doucet dit croire que l’ambition qui animait le mouvement francophone dans les années 1960 s’est affaissée.Celui qui représente l’ancienne circonscription de M.Doucet est d’accord.«Cest très frustrant, affirme le libéral Michel Samson, député de Richmond.R y a encore beaucoup à faire», ajoute-t-il.M.Samson a été à l’avant-garde des efforts récents pour jouter des services et des symboles francophones au sein du gouvernement provincial.Le printemps dernier, l'Assemblée législative a reçu des propositions préconisant un accroissement des services gouvernementaux bilingues et la traduction simultanée des procédures législatives.D a aussi été question de hisser le drapeau acadien audes-sus de l’édifice de l’Assemblée.Selon hii, la communauté francophone ne veut pas «brasser la cage», même celle de son propre comté, et n’a pas manifesté d’empressement à appuyer ces propositions.Certains pensent que cette réticence serait en partie attribuable au fait que les francophones représentent un pourcentage de plus en plus mince de la population de Nouvelle-Écosse.Dans la province voisine du Noie veau-Brunswick, officiellement bilingue, environ la moitié des membres de l’Assemblée législative peut revendiquer une ascendance acadienne.Or, selon le président de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick, Jean-Guy Rioux, même si les francophones représentent une robuste proportion de la population de cette province, de plus en plus de gens ne veulent pas non plus entendre parler de faire de la politique.Presse canadienne ) 4 UNIR 4a i rWO NORD uA LUTTE PEUPLES AVEC JUSTICE SOCIALEi LAT INOS V:''' —-.•< .V.«A.v ' ** t- ;2:-v.- PASCAL RATTHÉ LE DEVOIR En marge du référendum au Venezuela, près d’une centaine de membres de la communauté vénézuélienne de Montréal se sont rassemblés hier pour marquer leur appui au président Hugo Chavez et à son programme social.Référendum vénézuélien Les pro-Chavez de Montréal s’expriment GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Pendant que partout chez eux les Vénézuéliens faisaient la queue hier pour décider du sort du président Hugo Chavez, une centaine de leurs compatriotes établis à Montréal étaient au même moment rassemblés au centre-ville de Montréal, un slogan à la bouche: «Uh! Ah! Chavez no se va!» «Cest important pour la communauté latino-américaine d’ici d'affirmer son soutien au président, à ses initiatives sociales et au processus référendaire», disait Jose Abdon Perez, un des organisateurs, installé dans la Métropole depuis un an.M.Perez estime que le régime chaviste doit pouvoir continuer les réformes entreprises au nom de la révolution bolivarienne.«La constitution que Chavez a fait adopter donne des droits à ceux qui n’en avaient que très peu: les pauvres, les Indiens, la classe ouvrière.Aujourd'hui, ils peuvent vivre plus facilement, alors qu’avant c’étaient les oligarches qui contrôlaient tout.Cest un projet à long terme que Chavez a commencé: il faut le continuer, il a été élu pour ça et il a réussi tranquillement à faire décoller les indicateurs [de croissance].» Devant les manifestants pour la plupart habillés en rouge et qui écoutaient dans une ambiance bon enfant discours et musique dans un coin du parc Square Dominion, les organisateurs ont notamment montré du doigt les États-Unis pour leur implication dans la crise vénézuélienne.Selon eux, on voit à Caracas le même modèle d’intervention camouflée qu’il y a eu à Cuba dans les années 60, au Chili en 1973 et au Nicaragua dans les années 80.«On doit le dénoncer, estime Abdou Perez.Ce n’est pas aux Américains de décider du sort du pays, ni à l’armée, ni aux oligarches du pétrole.Cest au peuple.» Bien avant la fermeture des bureaux de vote, les participants interrogés se disaient tous sûrs d’une chose: Chavez allait l’emporter.à condition qu’il n’y ait pas de fraude.«C’est ça le problème, on ne sait jamais ce que l’opposition peut faire», dit le Salvadorien Salomon Diaz, en rappelant que presque tous les grands médias vénézuéliens appartiennent aux opposants qui font la vie particqliè-rement dure à Chavez depuis le coup d’État avorté de 2002.Mais potu" José Abdon Perez, le seul fait de voir se tenir un référendum est un soi une victoire pour la démocratie.«Chavez n’a pas puni les putchistes qui voulaient le renverser.Il leur a dit de suivre les règles qu'il a lui-même établies dans la Constitution, et c’est ce qu’on a vu.Les longues files d’attente pour aller voter prouvent que la démocratie a réussi à s'imposer au pays.Peu importe le résultat, c’est une bonne nouvelle.» Le Devoir L’écoute électronique doit être financée par les abonnés, croient les policiers JIM BRONSKILL Ottawa — Les chefs de police du Canada proposent de hausser de 25 C les frais mensuels d’abonnement au téléphone et au réseau Internet afin de financer la surveillance des communications des terroristes et autres criminels.La suggestion vise à sortir les forces de police et les compagnies de télécommunications de l’impasse qui les oppose sur la question de savoir qui devrait payer pour fournir aux enquêteurs l’accès aux appels téléphoniques et aux courriels des personnes sous surveillance.La police estime qu’elle ne devrait pas avoir à payer les coûts souvent importants de l’écoute électronique et de la recherche de mes- sages électroniques.Tom Grue, de l'Association canadienne des chefs de police, affirme que des enquêtes pourraient être compromises si la police doit assumer seule la facture.Mais Bell, la plus importante compagnie de téléphonie au pays, croit que les entreprises de télécommunications et les services poliders devraient partager les frais, plutôt que de les imposer aux abonnés.La question revêt une certaine urgence alors que le gouvernement fédéral s’apprête à légiférer pour empêcher les criminels de recourir aux nouvelles technologies numériques pour protéger leurs communications des limiers de la police et des services de renseignement Les autorités font valoir que ces mesures sont nécessaires pour gar- der à l'œil les criminels expérimentés impliqués dans des activités comme le terrorisme, le blanchiment d’argent la pornographie infantile et le meurtre.Objections Ces propositions législatives, présentées il y a deux ans, ont suscité des objections de la part des défenseurs du droit à la vie privée et des libertés civiles.En arrière-plan se profile également l’épineuse question des coûts.En vertu des propositions fédérales, les fournisseurs de services seraient tenus, au moment de moderniser leurs systèmes, d’y intégrer les outils techniques dont la police et les services de renseignement ont besoin pour pratiquer ai- sément l’écoute électronique.Le surintendant Grue, qui appartient à la police d’Edmonton, est d'avis que les coûts devraient être répartis le plus largement possible pour éviter de pénaliser indûment un nombre réduit de participants.L’assodation des chefs de police, qui représente la majorité des corps policiers au pays, croit qu’une façon d’y arriver est d’ajouter 25 C à la facture mensuelle de chaque abonné au téléphone conventionnel et cellulaire, et à Internet M.Grue a comparé cette formule au tarif que les consommateurs paient déjà pour financer les services d’urgence (le «911»), et qui varie de 25 à 50 C par mois, selon le type d’abonnement Presse canadienne Les Canadiens sont de plus en plus mécontents Un B pour la santé SHERYL UBELACKEK T oronto — De plus en plus de Canadiens attribuent la note «médiocre» ou «échec» au système de santé du pays, selon mt bulletin de l'association qui représente les médecins.«Le bulletin indique que les choses vont de mal en pis», a déclaré le président de l’Association médicale canadienne, Sunil Patel.La publication de ce sondage national coïncide avec la tenue de l’assemblée générale annuelle de l'organisme cette semaine à Toronto.«Les Canadiens montrent que la corflance qu ’ils accordent au système de santé diminue d’année en année, » La qualité générale du système obtient la note B, mais la proportion de C et de F a augmenté de 8 %, par rapport à l’enquête commandée l’an dernier.Mené par Ipsos-Reid du 9 au 12 juillet, le sondage téléphonique comportait un large éventail de questions sur l’opinion des citoyens à l'égard du système de santé.Pas moins de 1057 adultes devaient accorder les notes A B, C ou F à diverses facettes de l’organisation des soins.A représentait la plus haut résultat, F le pire.La marge d’erreur du sondage est de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.Moins de 60 % des répondants ont donné A ou B au système de santé, par rapport à 67 % l’an dernier et à 65 % en 2001, soit la pre- mière année où l'association a mené cet exerace de consultation.Le Dr Patel a dit que les citoyens étaient fatigués des querelles politiques entre Ottawa et les provinces sur les montants que chacun devrait débloquer et sur qui de vrait contrôler les dépenses.«Les Canadiens affirment que tous les ordres de gouvernement doivent non seulement finamxr adéquatement le système, mais aussi travailler de concert», a commenté le médecin-président, oui pratique au Manitoba Le mois dernier, les ministres de la Santé des provinces ont demandé au premier ministre fédéral Paul Martin de mettre sur pied un régime d’assurancemédi-cament similaire à celui en vigueur au Québec.Mais M.Martin et son ministre de la Santé, Ujjal Dosaqjh, ont rejeté l'idée en soutenant que le pays ne pouvait se permettre ce luxe, qui coûterait entre 7 et 12 milliards de dollars par année.M.Martin a ajouté qu’il appuierait un régime à la couverture plus modeste, mais que sa priorité restait la réduction des listes d’attente.Les sondés sont en partie d’accord.Les Canadiens «ne veulent élargir le système de santé que si nous nous attaquons au problème numéro 1, soit le manque de médecins, d’infirmières et de techniciens, et l’allongement des délais», a assuré le Dr Patel.Presse canadienne EN BREF Vanien le PQ a son candidat C’est le jeune Sylvain Lévesque, actuellement agent de développement dans un Carrefour jeunesse emploi, qui représentera le Parti québécois (PQ) à l’élection partielle dans Vanier.Hier, M.Lévesque a devancé ses adversaires Claude Beauchamp et Jean Roy lors de l’assemblée d’investiture péquiste.Le PQ n’a pas divulgué les résultats exacts du scrutin, mais Sylvain Lévesque affirmait en fin de journée que la course avait été «très serrée».La «vraie» élection risque d’ailleurs de l’être aussi: on prévoit une véritable lutte à trois dans cette circonscription de la basse-ville de Québec, laissée vacante par la démission du ministre libéral Marc Bellemare.Sylvain Lévesque y affrontera le libéral Michel Beaudoin et Tadéquiste Sylvain Légaré.Outre Vanier, des partielles sont aussi prévues prochainement dans NelB-gan et Laurier-Dorion, sur Tfle de Montréal.Elles constitueront le premier test électoral du gouvernement C barest - Le Devoir CNJ: lutte contre Tendettement Le Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJ) a décidé de placer la lutte contre l’endettement étudiant au premier rang de ses priorités pour la rentrée politique de l’automne.«Nous allons faire pression sur le Parti libéral pour qu’il recule dans ce dossier, expliquait hier le président de l’aile jeunesse, Sébastien Cloutier, au moment de conclure le camp d’orientation du CNJ, tenu cette fin de se- maine à Québec.D faut aussi que l’aile jeunesse des libéraux adopte une position claire, ce qu’elle n’a pas fait jusqu'id.» Les jeunes pé-quistes prévoient également déposer un mémoire lors de la Commission parlementaire sur l’avenir énergétique du Québec, pour demander au gouvernement d’abandonner le projet de centrale du Suroît.M.Cloutier estime qu’il y a des avenues plus écologiques possibles.Le camp d’orientation du CNJ visait à établir le programme politique des jeunes en prévision de leurs rassemblements régionaux.- Le Devoir La FEUQ menace Québec La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) dénonce le fardeau d’endettement supplémentaire que le gouvernement Charest impose aux étudiants en transformant quelque 100 millions de bourses d’études en simples prêts.La FEUQ menace d’aifieurs d’entamer des moyens de pression si Québec ne revient pas sur sa décision.La fédération se réjouit par ailleurs de l’appui de l’ADQ et du Parti québécois dans le dossier.Elle se dit particulièrement ravie que le chef adéquiste fasse de la crise de l'endettement chez les étudiants un dossier prioritaire dès l’automne.Elle partage le point de vue de Mario Dumont à propos de l’impact négatif qu’auront ces compressions sur la capacité des jeunes à assumer le choc dé-mographique, le nombre de travailleurs qualifiés étant appelé à décroître dans les décennies à venir.- Le Devoir Destinations L’ESSE NC L A NOS ERA IS! ItsHtël C—r» tk '«àfWnr» m a Cet été, on vous offre le plein d’essence pour venir faire un plein d’énergie! Nouveaux forfaits à partir de p.pp.n occ.tthl.(2 rvftuso • Golf 18 trous sur le site • Plage, terrain de jeux & tennis • Club nauliquc (S) • Spa ($) • Piscine intérieure, bain tourbillon & saunas • Cuisine traditionnelle & flambées • NOUVEAU : Équitation {$) Minimum ik deux MM IR jx«: deux repax.occ.dW.du dmwtmhc tu jeudi ind bMxvwmm.Sur présentation de l’unguwl de uctic annonce Ne peut Cire combtnér à une autre promotion Maximum 4^5 d'caacnce.Valide ju*|U'ae 2 «ptembre 20fM «don diopnntbrillé» I 8X8 ESTEREE.com Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de BUly au 514-985-3456 : : : JdebUty0ledevotr.com LE DEVOIR.LE LUNDI 16 AOÛT 2004 A 4 ?LES ACTUALITÉS* L’histoire en vacances La Prairie entre la terre et l’eau jêêêêê^ Tr“ iT émM Tous les lundis de cet été, Le Devoir vous emmène visiter un lieu de villégiature qui porte l’empreinte de l’histoire.Sainte-Pétronille, Les Éboulements, la Côte de Beaupré, La Prairie, la baie des Ormes.autant de sites au nom aussi enchanteur qu’évocateur d’une époque où la campagne occupait la place prépondérante dans la vie des habitants de ce pays.Cette série a été préparée par la Société des Dix, une académie d’histoire fondée en 1935 qui regroupe dix chercheurs en histoire du Québec et de l’Amérique française.Leurs spécialités vont de l’archéologie à l’histoire littéraire, en passant par la politique, la sociologie, l’ethnologie et la musique.Fraternisant lors de repas de l’amitié et s’entraidant dans leurs travaux, ils publient depuis 1936 Les Cahiers des Dix.On peut s’abonner en s’adressant aux éditions La Liberté à Québec : http://www.librairiela-liberte.com/.Le site des Dix: http://www.unites.uqam.ca/Dix/ MARCEL MOUSSETTE Membre de la Société des Dix Le cœur battant, ruisselant de l’eau qu’il avait emportée avec lui à sa sortie du fleuve.Jean-Marie* s’étendit à plat ventre sur une des chaudes dalles de béton qui recouvraient encore l’extrémité disloquée de l’ancien quai.D’un côté, la chaleur accumulée dans le béton, de l’autre celle du soleil de cette glorieuse journée d’été avec juste un brin de fraîcheur apportée par une petite brise venant des rapides de Lachine, là-bas à l’embouchure de l’élargissement qu’on appelait le bassin ou la baie.De son point de vue au ras du sol, la tête appuyée sur ses deux bras repliés, Jean-Marie embrassait du regard toute cette partie du bassin et de son rivage, la Côte-Sainte-Catherine, jusqu’aux rapides que le vieux curé Chevalier appelait encore le Sault Saint-Louis.L’eau verte du fleuve qui battait contre cette espèce de jetée que l’on persistait à appeler «le quai», l’eau qui brassait déjà à ce temps de l'année de grandes plaques flottantes d’herbages arrachés au fond du fleuve, qui lui donnaient cette odeur particulière entre celle du foin des champs et celle des herbes aquatiques.L’eau tiède et poissonneuse du fleuve, des profondeurs de laquelle le cousin Conrad tirait, avec sa ligne dormante aux cent hameçons, des carpes, des barbues, des esturgeons et même des «poissons armés» longs comme ça, qu’il allait vendre frais en chaloupe à rames à Montréal, au marché Bonsecours, ou qu’il gardait vivants dans ses viviers, de grandes boîtes de bois ajourées, lestées de grosses pierres et disposées en eau peu profonde.Aujourd’hui justement, Conrad avait amarré sa chaloupe à un vivier et, debout sur le rebord, il prenait avec son épuisette à long manche de grosses carpes frétillantes, dont les écailles luisaient au soleil, pour les montrer à un marchand juif de poissons.Plus près, dans l’eau moins profonde de la plage de gravier bordant le côté de la jetée en amont, Francine Bisaillon et Monique Patenaude, dans la splendeur de leurs quatorze ans, étrennaient leurs nouveaux maillots de bain, l’un rouge et l’autre jaune, se jetant à l’eau à grand fracas en poussant de petits cris qui avaient déjà attiré quelques garçons de ce côté.Mine de rien, les yeux à demi fermés, Jean-Marie pointa son regard en direction des deux grandes filles et se surprit à les trouver belles avec leurs cheveux qui collaient sur les épaules et leurs jambes luisantes de la lumière du soleil sur la peau mouillée.Mais il trouva encore plus belle Colombe Lamarre, adossée à la Grosse roche servant plus ou moins de limite éloignée de la plage, qui profitait du bel après-midi pour se livrer à une activité plus intime, se laver la tête, sans doute en prévision d'une sortie en soirée avec son cavalier.De l’autre côté du quai, en aval, la scène était tout autre: une longue série de petites cabanes de bois avaient été installées le long de la jetée, au printemps dès le retour des basses eaux, pour y demeurer jusqu’au temps de la chasse.Chacune avait son propre quai et une place pour y amarrer une chaloupe.À ce moment tranquille de la journée, ces abris saisonniers étaient à peu près déserts.Seules y manquaient quelques chaloupes de vacanciers partis à la pêche sur le bassin.Mais viennent cinq heures et les sifflets des briquetiers, Jean-Marie savait bien que les lieux se rempliraient d’hommes, de femmes et d'enfants venus profiter de ce qui restait de jour et de la douceur de l’air tempéré par l'eau du fleuve.?Ceci se passait en 1952 et Jean-Marie avait douze ans à cette époque.À cet àge-chamière, au seuil de l’adolescence, de grands changements se produisaient en lui.Les combats sous-marins à la Tarzan, dans l'eau profonde du bout du quai où se trouvaient encore des vestiges de l’épave du traversier à vapeur reliant jadis La Prairie à Montréal, l’intéressaient de moins en moins.Et, conune plusieurs de ses compagnons de jeux, il sentait bien que ses vacances d’été, durant lesquelles le fleuve occupait une place tellement impor- Crue printanière rue du Boulevard à La Prairie : tante, ne seraient plus les mêmes.Ce qu’il ne savait pas, mais dont il avait vaguement entendu parler autour de lui, c’est que dans quelques années ce rapport étroit que les Laprairiens avaient établi avec la grande rivière serait l’objet d’une rupture abrupte et irréversible.Déjà, on s’apprêtait à commencer les travaux du méga-projet de la Voie maritime du Saint-Laurent qui devait permettre à des navires de fort tonnage de transporter marchandises, céréales, minerais, pétroles, etc., jusqu’à Chicago et vice-versa À La Prairie, l’effet sur le bassin fut considérable: coupée du fleuve sur toute sa longueur par une jetée de terre continue, son niveau réglé par une écluse à chacune de ses extrémités, vidée de son eau en hiver après la saison de la navigation, cette portion du bassin du côté de La Prairie devint une étendue d’eau morte, surtout qu’on persista à y déverser pendant de nombreuses années les eaux usées de la nouvelle ville de Candiac.Et, comme à le massacre n’avait pas été assez grand, on se servit des terres provenant de l’excavation du chenal comme substrat pour la construction de l’autoroute 132, sur la berge même du fleuve.A La Prairie, puisque l’eau du fleuve venait battre la base d’un grand rempart de béton construit pour protéger la ville des glaces transportées par les crues printanières, le remplissage s’effectua à même le fleuve, si bien que la majeure partie de l’ancien quai disparut sous l’asphalte et qu’il ne resta plus que l’extrémité donnant sur le spectacle désolant d’un environnement dégradé.Les séquelles sur l’environnement de ce projet tout entier tourné vers l’économie furent inimaginables pour la population de La Prairie qui se trouvait maintenant prise en étau par deux artères routières principales: d’un côté le boulevard Taschereau (et maintenant plus à l’est, l’autoroute 30), de l’autre côté l’autoroute 132.Finis les étés au fleuve à s’asseoir dans le courant au pied du rapide Lachine, près de ïïle à BoqueL Finis les beaux dimanches à pique-niquer à l’île du Seigneur où l’on pouvait aussi acheter de monsieur Guérin le poisson frais capturé à l’aide de son grand filet carré à balancier quil plongeait dans les eaux tumultueuses.Finies la pêche commerciale et la chasse d’automne à la sauvagine.Finies les inondations printanières — ce qui aurait pu aussi être considéré comme un bienfait — auxquelles on avait su pourtant s’adapter, puisqu’à cette époque de l’année on sortait simplement les chaloupes pour se rendre chez le boucher ou même aller à la messe, qu’on s’amusait à pêcher au dard les grosses carpes dans les champ® inondés, qu’on patinait sur la surface gelée des eaux inondant les champs de l’anden domaine seigneurial en fin d’hiver.?Établie depuis la fin du XVII'' siècle sur des terres basses à fleur d’eau, les Laprairiens avaient appris à vivre avec la grande rivière, à respecter la puissance de l’hôtel Montréal est inondé.ses sautes d’humeur.À témoins, le rempart de béton qui protège la vieille ville du côté ouest et la levée de terre sur laquelle étaient installés les rails de l’ancien chemin de fer de 1836 — le premier au Canada — longeant du côté sud l’ancienne commune où les villageois pouvaient encore faire paître leurs vaches à la fin des années 1940.Avec la perte de l’accès au fleuve, l’avènement des autoroutes favorisant l’étalement urbain, les Laprairiens ont dû se reconstruire une identité.Cette construction s’est faite autour d’un lieu de mémoire constitué par l’arrondissement historique du Vieux-La Prairie.S on en croit archéologues et historiens, l’occupation des lieux par les autochtones remonte à plusieurs millénaires et l’établissement des premiers colons français à 1667, avec la mission jésuite de Saint-François-Xa-vier-des-Ptès.À ce moment, l’endroit est désigné par deux toponymes: La Prairie de la Magdeleine et Kentaké, dans la langue mohawk pariée par les Amérindiens convertis attirés par la présence de la mission.Puisqu’on langue iroquoise Kentaké signifie «à la prairie», il devient difficile de décider lequel des deux groupes ethniques a donné son nom à ce lieu, considérant que les Français auraient pu y être attirés par la présence de prairies naturelles ou de champs déjà défrichés par les Amérindiens.De toute façon, cette cohabitation des Français et des Iroquois convertis a fortement marqué les premiers temps de l’existence de ce poste avancé de Montréal.Tout comme l’ont d’ailleurs fait les incessantes guerres iroquoises du XVII' siècle qui ont obligé les villageois à s’enfermer dans un enclos pa-lissadé dont les rues du Vieux-La Prairie gardent encore le souvenir du tracé.Lieu de passage entre Montréal et l’intérieur du continent via le bassin hydrographique du Richelieu-lac Champlain jusqu’au réseau du fleuve Hudson et la côte est de l’Atlantique à New York, La Prairie a connu une vie trépidante aux XVII' et XIX' siècles.De nombreux et illustres voyageurs y sont passés en route vers ou venant de chez nos voisins de la Nouvelle-Angleterre.Ce va-et-vient a culminé en 1836 avec la construction du chemin de fer entre La Prairie et Saint-Jean, reliant le Saint-Laurent au Richelieu.Cet afflux constant de voyageurs explique encore qu’avec le temps La Prairie se soit dotée d’un nombre important d’hôtels et d’auberges, dont une seule à survécu au pic des démolisseurs jusqu’à aujourd’hui.?Maintenant c’est encore l’été, le présent été de 2004, et un homme d’un certain âge, casqué, monté sur un vélo de route, pédale contre le vent sur la piste cyclable qui remonte le fleuve le long de la 132.À sa droite, de l’autre côté de l’autoroute avec son inces- SOURCE: SOCIÉTÉ D’HISTOIRE DE LA PRAIRIE-DE-LA-MAGDELEINE sant cortège d’autos et de camions, il peut voir les vagues qui commencent à moutonner sur la surface du bassin.Le temps est même un peu frais pour ce temps de l’année, ce qui rend peut-être plus facile l’effort requis pour faire avancer sa machine.En avant, se profile la silhouette du Vieux-La Prairie dominée par le clocher de l’église de La Nativité.Et bientôt, il franchit un ponceau jeté au-dessus de la rivière Saint-Jacques — déjà reconnue par Champlain comme une voie d’eau utilisée par les Autochtones pour se rendre au Richelieu — mais qui, dans le cas de notre cycliste, a surtout été le lieu de ses inoubliables excursions de pêche enfantines, desquelles il ramenait à la maison de grandes brochetées de barbettes, per-chaudes et crapets enfilés sur une longue corde, qui lui battaient les mollets.Passé la rivière, on est presque arrivé au village, au fond de la baie, et Jean-Marie distingue déjà à sa gauche l’anden rempart de béton maintenant à demi enfoui par les remblais rapportés du fleuve.Son entrée en bicyclette dans l’ancien village, qu’il n’y a pas si longtemps les gens appelaient encore le «Vieux Fort», est certainement empreinte d’une certaine nostalgie, de cette sensation de vide, de quelque chose qui est disparu.Ce qui était présent n’est plus, l’une des indéniables propriété du passé étant justement de se transformer en présent Devenu lieu de mémoire, le vieux village s’est-il arrêté de vivre pour cela; s’est-il figé dans le temps?Jean-Marie descend de sa bicyclette et l’attache à un support près du bâtiment abritant la Société historique.Il entreprend d’arpenter tranquillement les rues étroites du village.Sa tête bourdonne des bruits d’antan: les cris des filles dans la cour du couvent des sœurs de la Congrégation Notre-Dame, les cloches de l’église sonnant l’angélus, les roues cerclées de fer de la charrette de Ti-Jean des sœurs de la Providence allant chercher le courrier à la gare des trains, le hurlement d’un cochon en train d’être égorgé chez le boucher.Mais bientôt ce paysage sonore s’estompe, devient flou, et Jean-Marie se surprend à être envahi par la paix du village, le vent dans le feuillage des trembles, le simple détail des moulures d’une fenêtre d’une maison nouvellement restaurée.Arrivé dans la rue Saint-Ignace, il tourne la tête sans trop savoir pourquoi et son regard s’arrête sur une femme âgée penchée dans son jardin, occupée à cueillir une grosse tomate rouge.La vieille dame, sentant sans doute les yeux du cycliste posés sur elle, se tourne à son tour et son grand sourire silencieux dit à l’inconnu qui la regarde de ne pas trop s’en faire, que malgré tout la vie continue.La vie.Une autre vie.Mais que notre temps n’est jamais tout à fait passé.* Les noms des personnages associés à ce récit ont été inventés.Toute correspondance avec des noms de personnes existantes serait le fruit du hasard.Avec la perte de l’accès au fleuve, les Laprairiens ont dû se construire une identité Débarquement de Provence, il y a 60 ans Vibrante journée entre la France et ses anciennes colonies \ A-bord-du-Charles-De-Gaulle (France) — La France et ses anciennes colonies africaines ont resserré leurs rangs hier en célébrant le sacrifice de milliers de combattants africains lors du Débarquement de Provence, dans des cérémonies marquées par l’annonce spectaculaire de l’octroi à Alger de la Croix de la légion d’honneur.À bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, en rade de Toulon, le président Jacques Chirac, dans, un discours aux quatorze chefs d’État présents, a rappelé que «les fils de vos nations ont associé leurs noms à la légende militaire de la France».«Ils ont à jamais mêlé leur sang au nôtre», a-t-il dit en pensant aux dizaines de milliers de soldats de l’armée d’Afrique ayant participé au débarquement victorieux, qui a débuté le 15 août 1944.Après un hommage appuyé à l’ancien sultan du Maroc, devant son petit-fils, le roi Mohamed VI, M.Chirac a rappelé que c’était Alger qui était alors «la capitale de la France combattante».«Ce rôle si crucial et si singulier méritait d’être reconnu», a ajouté M.Chirac qui a annoncé sa décision de conférer «à titre exceptionnel et unique» à Alger la Croix de la légion d’honneur.Le président Abdelaziz Boutefli- ka s’est refusé à commenter dans l’immédiat cette décision, qui s’adresse certes à Alger pour son rôle historique avant la décolonisation, mais dans un discours et dans un contexte où les hommages les plus vibrants ont été rendus aux peuples africains, notamment aux Algériens.Cette mesure, qui illustre la volonté de Paris de développer les liens avec Alger, survient alors qu’une soixantaine de députés du parti UMP (chiraquien, au pouvoir) ont précisément protesté contre la venue de M.Bouteflika au motif qu’il avait qualifié de «collaborateurs» les «harids», anciens supplétifs de l’armée française.Au-delà de l’émotion et de la reconnaissance, qui surviennent bien tard, selon de nombreux anciens combattants, — parfois amers — et des parades navales, cette journée fut l’occasion de resserrer les liens entre Paris et ses anciennes colonies, notamment du Maghreb, de l’Afrique équatoriale et de l’Afrique occidentale françaises.Critique sur la question des pensions des anciens combattants, notamment des tirailleurs sénégalais, qu’il juge trop faibles, le président sénégalais Abdoulaye Wade a estimé que ce 15 août marquait «le début d’une réhabilitation et d’une reconnaissance des services rendus par l’Afrique à la France [qui] n’avait plus un centimètre carré de libre».Pour le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier, cette journée est «un événement considérable pour les relations franco-africaines et pour que l’on se souvienne de tous les combattants africains à qui la France, à qui l’Europe doivent leur liberté», a-t-il déclaré.«Ce sont des moments aussi très émouvants.C’est notre histoire partagée, cette histoire qui comprend des moments tragiques», a ajouté M.Barnier à l’AFP.Le succès diplomatique de Paris a toutefois été terni pa- l’absence de plusieurs chefs d’État, celle du président tunisien Zine el Abi-dine Ben Ali — annoncée à la dernière minute —, et de Côte d’ivoire, du Congo, de Guinée, du Gabon et 4e Mauritanie.Les États-Unis et le Royaume-Uni, auxquels le président Chirac a rendu un hommage très appuyé, étaient représentés par des ministres.«La France n’oubliera jamais le sang versé par vos enfants pour sa liberté», a-t-il dit Agence France-Presse LE DEVOIR, LE LUNDI 16 A O Cl 2 0 0 4 A 5 LE MONDE 9 Les Etats-Unis s’apprêtent à restructurer leur présence militaire à l’étranger Washington — Le président George W.Bush doit annoncer aujourd’hui la plus vaste restructuration de la présence militaire américaine à l’étranger depuis la fin de la guerre froide, avec le retrait de plusieurs milliers de soldats d’Europe et d’Asie, une information qu’a confirmée hier le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.«/I y aura des retraits [de troupes] d'Allemagne.Nous en avons parié avec les Allemands, en mentionnant des chiffres*, a déclaré M.Rumsfeld en précisant qu’il avait aussi évoqué cette initiative avec son homologue russe Serguéï Ivanov qu’il a rencontré ce week-end à Saint-Pétersbourg.M.Rumsfeld s'est toutefois abstenu d’évoquer des chiffres précis sur ces retraits qui seront annoncés aujourd’hui par le président George W.Bush à Cincinnati, lors d’une intervention devant la convention annuelle des anciens combattants.Des sources officielles ayant demandé l’anonymat ont indiqué que ces retraits d’ADemagne, mais aussi d’Asie, toucheraient de 70 000 à 100 000 hommes et seraient étalés sur trois à quatre ans.Certaines unités seront redéployées en Europe orientale sur le territoire de nouveaux membres de l’Otan.M.Rumsfeld a tenu cependant à préciser que les États-Unis garderaient des bases en Allemagne et ue, dans le cadre de cette restructuration, ils procé-eraient à des rotations de troupes plus légères et plus mobiles sur des bases avancées.•Nom voulons développer l 'usage de nos forces, ce qui nous amènera à baser davantage de troupes aux Etats-Unis, mais nous voulons qu elles soient plus souples de façon à ce qu’elles puissent participer à des rotations et à des exercices dans divers pays», a-t-il,dit.Certaines unités ne regagneront pas les Etats-Unis, mais seront donc redéployées en Europe orientale sur le territoire de nouveaux membres de l’OTAN, a pour sa part indiqué le quotidien le Washington Post en citant des sources de la Maison-Blanche.•Les restes de la guerre froide sont encore présents dans nombre de nos installations militaires en Europe, et il est temps d'y çlléger notre équipement militaire, de le ramener aux États-Unis afin qu’il soit redéployé là où il est nécessaire*, a déclaré hier sur CNN le sénateur républicain John Warner, à la tête de la commission de?forces armées au Sénat Les États-Unis ont actuellement quelque 100 000 hommes déployés en Europe' et environ autant en Asie, en dehors des corps expéditionnaires déployés actuellement en Irak et en Afghanistan.Il y a environ 70 000 soldats américains en Allemagne, 37 500 en Corée du Sud et 48 000 au japon.Séoul avait déjà annoncé il y a quelques semaines que Washington avait l’intention de retirer 12 500 soldats d’ici fin 2005, soit un tiers de leurs effectifs basés en Corée du Sud dans le cadre d’une alliance remontant à la fin de la guerre de Corée en 1953.Cette restructuration faisait, depuis deux ans l’objet de discussions entre les États-Unis et les pays concernés et son principe a été évoqué à plusieurs reprises publiquement par de hauts responsables américains.Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld en était l’un des plus ardents avocats, à l’occasion d’une vaste modernisation de la défense américaine privilégiant des forces plus légères et mobiles pour faire face aux bo soins de la guerre contre le terrorisme.Agence France-Presse Un groupe islamiste menace l’Italie et les Pays-Bas Dubaï — Un communiqué d’un groupe islamiste publié hier sur Internet menace d’attaquer l’Italie et les Pays-Bas s’ils ne retirent pas leurs forces d’Irak.Les menaces du groupe intitulé «Taouhid islamique» coïncident avec l’expiration d’un ultimatum fixé par un autre groupe, les Brigades Abou Hafs al Masri, pour le retrait des forces italiennes.L’authenticité du communiqué d’hier n’a pu être vérifiée.•Nous sommes prêts et nous attendons le bon moment pour secouer tous les États européens qui ont envoyé des troupes en Irak et nous conseillons aux Néerlandais de retirer leurs troupes d’Irak, faute de quoi nous ne serons pas responsables de ce qui arrivera*, menace Taouhid islamique.S’adressant au président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, il poursuit •Vous avez défié les soldats de l’Islam, alors attendez-vous à un séisme islamique».Taouhid islamique avait déjà menace de transformer l’Irak en «enfer» pour les forces salvado-riennes si le Salvador maintenait son projet d’envoyer un nouveau contingent en Irak.Abou Hafs al Masri, qui se dit lié au réseau al-Qaida, a exhorté ses combattants à frapper doutes les cibles» en Italie après l’expiration de l’ultimatum, le 15 août.Le ministre italien de l’Intérieur, Giuseppe Pisanu, a déclaré hier que son pays ne se laisserait pas intimider par les menaces de ce groupe, mais qu’il ne pouvait exclure l’éventualité d’un attentat Reuters La faim pour seule arme SUHAIB SALEM REUTERS v> T"' £ * ¦ tiÆ s b DE JEUNES Palestiniens se sont enchaînés symboliquement dans les rues du nord de la bande de Gaza afin d’apporter leur soutien aux quelque 1600 prisonniers palestiniens qui ont entamé une grève de la faim hier pour obtenir une amélioration de leurs conditions de réclusion.Le reste des 7500 détenus devrait les rejoindre d’ici la fin de la semaine.Le ministre israélien de la Sécurité publique, Tzachi Hanegbi, a répondu qu’ils pouvaient mourir, ils n’auraient rien.En riposte aux détenus, les autorités pénitentiaires ont notamment interdit toute visite des familles ainsi que la vente des cigarettes et de sucreries.Massacre de 150 Tutsis au Burundi Les rescapés préparent les inhumations Gatumba, Burundi — Tandis que le Conseil de sécurité des Nations imies se réunissait à huis dos à New York pour évoquer la situation au Burundi après le massacre de réfiigiés tutsis du Congo dans un camp de l’ouest du Burundi, It's rescapés ont commencé lüer à reconnaître les corps des 150 réfugiés tués par balles, bridés vifs ou abattus à la machette par des Hutus extrémistes dans ce camp géré par l’ONU.l a France, qui a convoqué la réunion, a préparé un projet de déclaration condamnant le massacre et demandant aux missions de maintien de la paix de l’ONU au Burundi et en République démocratique du Congo de mener une enquête et d’en communiquer rapidement les résultats au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.Le projet de résolution demande aussi aux gouvernements du Burundi et du Congo d’aider l’ONU à enquêter sur les massacres, de protéger les civils et de faire tout ce qu’ils peuvent pour que les auteurs soient «traduits en justice sans délai».Rappelant les terribles souvenirs du génocide de 1994 au cours duquel 500 000 Tutsis avaient été tués, un groupe rebelle hutu du Burundi a revendiqué l’attaque contre le camp de Gatumba, dans l’ouest du pays, près de la frontière du CongtvKinsliasa Le camp abritait des Banyamulenge, des Tutsis qui ont fuit le Congo.Des Hutus du Congo et du Rwanda sont également suspectés d’avoir participé à cette attaque.Pasteur Habimana, porte-parole des rebelles hutus burundais des Forces nationales de libération (FLN), a justifié l’attaque en affirmant des soldats de l’armée burundaise et des miliciens tutsis se trouvaient dans le camp.Pourtant, la plupart des victimes semblent être des femmes et des enfante.Leurs corps gisaient encore hier au milieu des ustensiles de cuisine et des débris filmants des abris.L’année burandaise a déployé des renforts dans la région pour prévenir d’autres violences, a précisé le colonel Adolphe Manirakiza.Les autorités prenaient des mesures pour préparer les funérailles, tandis que les survivante de l’attaque conunençaient à identifier leurs proches décédés.L’ONU a révisé le bilan à la baisse, sa porte-parole au Burundi Isabelle Abric évoquant le chiffre d’au moins 150 morts et de 108 blessés.Samedi, elle parlait d’au moins 159 morts, et de 101 blessés, dont 30 seraient décédés des suites de leurs blessures.•Beaucoup de victimes ont été gravement blessées.La plupart d’entre elles souffrent de blessures causées par des balles ou des explosions de grenade», a-t-elle précisé.Le président burundais Domitien Ndayizeye a qualifié cette attaque de •honte» et a demandé au gouvernement congolais d’appuyer l’enquête.«Les assaillants ont tué des réfugiés innocents qui cherchaient protection», a-t-il dénoncé.Associated Press et Reuters EN BREF ?Trois menaces aériennes vers Francfort Budapest — Des alertes à la bombe ont contraint hier deux avions de ligne à destination de Francfort à effectuer un atterrissage d’urgence en Hongrie, et un troisième appareil a été fouillé à son arrivée en Allemagne.La police hongroise a déclaré qu’elle n’avait rien trouvé à bord de l’avion de Turkish Airlines qui a atterri à Budapest, tout comme aucun explosif n’a été découvert dans les deux autres appareils.- Reuters Le renfort arrive au Darfour Al-Facher, Soudan — Quelque 140 soldats rwandais sont arrivés hier au Darfour, première force d’interposition dans cette vaste région de l’ouest du Soudan en proie à une des pires crises humanitaires de la planète.Une quinzaine de soldats les avaient précédés samedi.La mission du contingent rwandais, déployé à la demande de l’Union africaine, est de protéger les observateurs africains chargés par lUA de surveiller l’appHcation du fragile cessez-le-feu conclu entre les rebelles et les forces gouvernementales.Le contingent utilisera à nécessaire la force pour protéger les civils en danger au Darfour, où sont également attendus 150 militaires nigérians.-AP r Elections: dix millions d’Afghans inscrits Kaboul — Près de dix millions d’Afghans se sont inscrits sur les listes électorales pour le scrutin présidentiel du 9 octobre prochain, le premier de l’histoire du pays, ont annoncé les Nations unies hier, dernier jour des inscriptions.Plus de 9,9 millions de cartes d’électeurs ont ainsi été distribuées dans tout le pays, soit un peu plus que les 9,8 millions en âge de voter, selon Ma-noel de Almeida e Silva, porte-parole onusien.L’élection présidentielle est censée couronner le processus de pacification et de reconstruction du pays engagé après le renversement du régime taliban en 2001.-AP AVIS AUX UTILISATEURS DE CÉRIVASTANINE (« BAYCOL ») RÉSIDANT AU QUÉBEC ET AUX MEMBRES DE LEUR FAMILLE DU RÈGLEMENT PROPOSÉ DU RECOURS COLLECTIF VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT LE PRÉSENT AVIS.IL POURRAIT AVOIR UNE INCIDENCE SUR VOS DROITS.Avis Le présent avis s’adresse à toutes les personnes résidant au Québec à qui on a prescrit de la cérivastanlne (« Baycol ») et aux membres de leur famille.Objet du présent avis Un recours collectif a été intenté au Québec contre Bayer Inc.et Bayer A.G.(ci-après, les « Défenderesses ») dans le cadre duquel il est allégué que le médicament pharmaceutique cérivastanlne.également connu sous le nom de « Baycol », a causé des préjudices corporels à certaines personnes.Les sociétés Bayer ont annoncé publiquement qu’elles souhaitaient indemniser les personnes se trouvant au Canada qui ont pris du Baycol et ont souffert de façon contemporaine de rhabdomyolyse, bien que Bayer nie être tenue, en vertu de la loi, de verser ces indemnités.Une entente a été conclue entre les demandeurs (les personnes qui ont intenté la poursuite) et les Défenderesses (le « Règlement »).Le Règlement ne prendra effet que si il est approuvé par la Cour supérieure du Québec et par la Cour supérieure de justice de l’Ontario.Modalités du Règlement proposé Si le Règlement est approuvé, les Membres seront admissibles à une indemnité compensatoire aux termes de la Convention de Règlement conformément aux barèmes suivants : Niveau 1 : Rhabdomyolyse contemporaine à l’ingestion de Baycol.Aucune hospitalisation n'a été nécessaire.10 000 $, incluant la valeur de toute réclamabon du Groupe 2 répartie de la façon suivante : Membres du Groupe 1,100%, moins les paiements faits aux Membres du Groupe 2, qui en totalité ne doit pas excéder 5%.Les Membres du Groupe 2 qui sont le conjoint ou les enfants du Membre du Groupe 1 recevront en parts égales 4%.Les autres Membres du Groupe 2 recevront en parts égales 1%.Niveau II : Rhabdomyolyse contemporaine à l'ingestion de Baycol.L'hospitalisation a été nécessaire, mais pas la dialyse.25 000 $, plus 1 000 $ pour chaque jour d'hospitalisabon initiale aux fins du traitement de la rhabdomyolyse (ce qui exclut expressément les soins de réadaptabon et les soins aux malades chroniques), incluant la valeur de toute réclamabon du Groupe 2 répartie de la façon suivante : Membres du Groupe 1,100%, moins les paiements faits aux Membres du Groupe 2, qui en totalité ne dort pas excéder 5%.Les Membres du Groupe 2 qui sont le conjoint ou les enfants du Membre du Groupe 1 recevront en parts égales 4% Les autres Membres du Groupe 2 recevront en parts égales 1%.Niveau III : Rhabdomyolyse contemporaine à l'ingesbon de Baycol.L’hospitalisation a été nécessaire de même que la dialyse ou d'autres traitements hospitaliers exceptionnels.50 000$; plus 1 000 $ pour chaque jour d’hospitalisation initiale aux fins du traitement de la rhabdomyolyse (ce qui exclut expressément les soins de réadaptabon et les soins aux malades chroniques), plus 2 000 $ pour chaque traitement de dialyse, jusqu’à concurrence de 50 000 $; à raison d’une indemnité totale maximale de 100 000 $, incluant la valeur de toute réclamation du Groupe 2 répartie de la façon suivante : Membres du Groupe 1.100%.moins les paiements faits aux Membres du Groupe 2, qui en totalité ne doit pas excéder 5%.Les Membres du Groupe 2 qui sont le conjoint ou les entants du Membre du Groupe 1 recevront en parts égales 4%.Les autres Membres du Groupe 2 recevront en parts égales 1%.Niveau IV : Rhabdomyolyse contemporaine à l'ingesbon de Baycol.L’hospitalisation a été nécessaire.La personne commue de nécessiter une dialyse permanente ou est décédée d’une cause directement attribuable à la rhabdomyolyse.30 ans et moins : 175 000$ 31 à 40 ans: 165 000$ 41 à 54 ans: 155 000$ 55 à 69 ans : 145 000 $ 70 ans et plus: 130000$ incluant la valeur de toute réclamation du Groupe 2 répartie de la façon suivante : Membres du Groupe 1,100%, moins les paiements faits aux Membres du Groupe 2, qui en totalité ne doit pas excéder 5%.Les Membres du Groupe 2 qui sont le conjoint ou les enfants du Membre du Groupe 1 recevront en parts égales 4%.Les autres Membres du Groupe 2 recevront en parts égales 1 %.Niveau V : Rhabdomyolyse contemporaine à fingestion de Baycol qui a causé d'autres préjudices graves qui ne font pas partie des Niveaux 1 à IV ou des réclamations dans le cadre desquelles la cause de la rhabdomyolyse fa* l'objet d’un litige.Ces réclamations teront l'objet d'une médlabon.puis, s'il y a lieu, d'un arbitrage obligatoire.Les sommes indiquées ci-dessus ont pour but de compenser de façon juste et raisonnable les dommages généraux des membres du Groupe 1 ainsi que les réclamations dérivées y afférentes.Toutes les indemnités compensatoires seront versées aux membres du Groupe 1.Aucun paiement distinct ne sera fait aux membres du Groupe 2.Toute perte de revenus d’emploi subie par un membre du Groupe 1 qui est attestée par les pièces justificatives prévues dans le Règlement sera compensée en sus des indemnités indiquées ci-dessus.Les exécuteurs testamentaires, les administrateurs ou les représentants des membres du Groupe 1 décédés peuvent présenter une demande d’indemnisation pour pertes de revenus futurs pour le compte de ceux-ci.Qroupw proposés La Règlement propose la certification des deux groupes suivants : « Groupe 1 » désigne toutes les personnes résidant au Québec qui ont consommé du Baycol et ont souffert de façon contemporaine de rhabdomyolyse, au sens donné à ce terme ci-après.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.