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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2004-08-16, Collections de BAnQ.

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HISTOIRE ÉTATS-UNIS Bush retirera plusieurs milliers de soldats d’Europe et d’Asie -?www.ieaevoir.com ?- LE DEVOIR La Prairie entre la terre et l’eau Page A4 Irak: Najaf jette une ombre sur la Conférence nationale JAMIE TARABAY • Bagdad — La situation à Najaf, où les forces américaines ont relancé l’offensive contre celles de l’imam Moqtada al-Sadr, a jeté une ombre hier sur le début de la Conférence nationale à Bagdad, étape cruciale de la démocratisation de l’Irak qui se déroule sous haute protection de peur d’attaques des insurgés chiites et sunnites.Et effectivement, quelques heures après l’ouverture de la réunion dans la Zone verte, l’enclave de la capitale qui abrite notamment le gouvernement intérimaire et les ambassades américaine et britannique, un barrage de mortiers a atteint une gare routière du centre-ville, tuant deux personnes et en blessant 17 autres, selon le ministère de la Santé.L’opération visait apparemment la Zone verte.La Conférence, qui réunit quelque 1300 chefs religieux, politiques et civils pendant trois jours, doit mener à l’élection d’un conseil de 100 membres censé superviser le gouvernement intérimaire jusqu’à l’élection d’une Assemblée législative de transition fin janvier prochain au plus tard.Cette Conférence «est la première étape [.] dans l’ouverture des horizons du dialogue [.] Votre rassemblement béni ici est un défi aux forces du mal et de la tyrannie qui veulent détruire ce pays», a lancé le premier ministre lyad Allaoui aux délégués.Le représentant des Nations unies Ashraf Jehangir Qazi leur a pour sa part déclaré que «le défi est énorme, mais c'est quelque chose que vous pouvez et allez réussir».VOIR PAGE A 8: CONFÉRENCE HORS-JEU* Un gros splash Même le professeur Gazon n’aurait pu prévoir ça On attend un duel* à fendre la mer Rouge entre les Américains et les Australiens au relais 4 X 100 m de natation style libre, et qui arrive de nulle part, laisse tout le monde dans les vagues de son sillage et siffle la médaille d’or?Kostas Kenteris, voilà qui.On le cherchait partout, il se terrait en apnée dans le douze pieds depuis jeudi, grâce à ses excellents poumons! Mais non, c’est une petite blague.Pas terrible d’ailleurs, même si elle fut mijotée et peaufinée avec amour au cours des 48 dernières heures.En fait, c’est l’Afrique du Sud qui s’est faufilée, avec un record Jean du monde s’il vous plaît (3 min Dion 13 sec 17).Vous ne saviez pas, n’est-ce pas, que la natation sud-africaine connaissait une telle effervescence?C’est parce que vous suivez trop le football canadien et le golf, mais je vous comprends.Quand on pense Afrique du Sud, on pense d’abord au rugby, aux Bafana Bafana, au cricket, au hockey sur gazon (pas le prof, l’autre sorte de gazon), à Johnny Clegg, à Nelson Mandela, à John Maxwell Coetzee et à M8' Tutu.Mais devancer en même temps les nageurs des Etats-Unis et de l’Australie, dont Michael Phelps et Ian Thorpe?Voilà une surprise à laquelle on ne s’attendait vraiment pas, un gros splash quoi, contrairement aux surprises auxquelles on s’attend et qui étonnent lorsqu’elles ne se produisent pas.En plus, les Américains, coiffés au fil par Pieter van den Hoogenband, décidément le nom le plus formidable de ces débuts de Jeux avec celui du cycliste danois Bo Hamburger, n’ont fait que troisièmes, et les Australiens sixièmes.C’est donc dire que Phelps ne gagnera pas huit médailles d’or (il en a remporté une samedi), mais ce n’est pas une raison pour que vous cessiez d’en entendre parler.Tenez, saviez-vous que le jeune prodige de 19 ans mesure 6 pieds 4 pouces, mais a le torse d’un gars qui fait 6 pieds 8 pouces?Tout à fait.Il a donc les jambes courtes pour un grand, et choisit ses pantalons dans l’étalage de longueur 32.Ajoutez des pieds chaussant du 14 et un bassin mince — si je ne me retenais pas, je dirais un bassin olympique, mais je me retiens —, le bassin étant le truc le plus difficile à faire flotter après le ciment précontraint et vous obtenez du condensé de champion en piscine.VOIR PAGE B 4: SPLASH ¦ Lire autres textes en page B 4 ’T INDEX Annonces.B5 Avis publics.B 6 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.BS Économie.B1 Éditorial .A6 Idées .A7 Météo .B 5 Monde .AS Mots croisés BS ReMons .B 6 Sports .B4 Télévision .B 7 Venezuela : vote massif des électeurs au référendum IL' - ite* JOSE MIGUEL GOMEZ REUTERS Un soldat monte la garde près d’une file d’électeurs qui attendent d’aller voter dans une école de Caracas.Quatorze millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes hier lors d’un référendum sur la révocation du mandat du président Hugo Chavez.Les autorités ont dû repousser à deux reprises la clôture du scrutin sur la révocation du mandat du président Chavez PASCAL FLETCHER Caracas — Les Vénézuéliens ont voté massivement dimanche pour un référendum historique sur le mandat du président Hugo Chavez, à tel point que la Commission électorale nationale a décidé de prolonger à deux reprises la durée du scrutin.La participation a été si forte que les électeurs enthousiastes ont fait le siège des bureaux de vote et que de longues file d’attente serpentaient en soirée dans le cinquième pays exportateur de pétrole.«Nous avons décidé de prolonger les opérations de vote jusqu’à minuit heure locale», a annoncé Jorge Rodriguez, haut responsable de la commission.Les autorités avaient déjà retardé de quatre heures la fermeture prévue des bureaux, assiégés par des électeurs dont certains avaient patiemment attendu la majeure partie de la journée sous un chaud soleil.Le scrutin, sous haute tension compte tenu de la polarisation de la vie politique entre «chavistes» et «antichavistes», s’est déroulé globalement dans un calme relatif.Mais une femme âgée de 28 ans a été abattue et 12 autres personnes ont été blessées lorsqu’un inconnu VOIR PAGE A 8: VENEZUELA ¦ Les pro-Chavez de Montréal s’expriment, page A 3 L’ENTREVUE Petrella, Tanti-dominant Le Québec de gauche est fou de Riccar-do Petrella.Ce politologue et économiste de l’université catholique de Louvain, en Belgique, vient au moins deux fois par an au Québec.Utopiste impénitent, l’altermondialiste militant propose une révolution tranquille du monde autour de la notion de «bien commun».ANTOINE ROB1TAILLE Riccardo Petrella reçoit tellement d’invitations pour venir prononcer des conférences ici qu’il a maintenant un agent chargé de les gérer.En entretien, il prend d’ailleurs soin de remercier «les médias québécois de leur soutien».Comment explique-t-il sa popularité en cette terre de Raôul Duguay (poète qu’il encense dans son der nier livre)?«Peut-être, explique-t-il, que je réussis à foire passer des messages que souvent les nationaux n ’arrivent pas à porter.Nul n’est prophète en son pays!» Il sera d’ailleurs à Montréal cette semaine, à l’invitation de l’Université d’été de l’Institut du Nouveau Monde, think tank de gauche fondé par notre collègue Michel Venne.Il faut dire que Riccardo Petrella a tout pour plaire: étant un des penseurs de «l'altermondialisation», il s’oppose à ceux qu’il nomme les «dominants».D est pour que l'eau soit un droit et non une marchandise; il plaide pour la «taxe Tobin» sur les transactions financières.Critique virulent du capitalisme (Petrella a présidé l’Association des amis du Monde Diplomatique), il n’a de cesse de condamner la «marchandisation du monde»; chacune de ses phrases contient les mots PIERRE ST-JACQUES Riccardo Petrella «bien commun».Bref, il est totalement du côté de la vertu, du «rêve d’un monde meilleur».Ce «rive», une tarte aux pommes?Justement, insiste-t-il en faisant résonner son bel accent italien peut-être pas étranger à son succès chez nous (il est né à La Spezia, au pays de Gramsci, en 1941), «c’est par ce type de commentaire cynique qu’on nous retire quotidiennement le droit de rêver à un autre monde».Limites à la compétitivité D’accord, mais il y a eu pire époque, non?Reportons-nous dix ans en arrière, lorsquil a publié, avec son Groupe de Lisbonne, le fameux rapport-manifeste Limites à la compétitivité (Boréal, 1995), livre qui a marché très fort au Québec, entre autres grâce à la participation de l’ancien premier ministre Pierre Marc Johnson et de l’universitaire Daniel Latouche.Ils étaient alors parmi les seuls à oser briser l’unanimité béate de l’aprèsguerre froide, tout entière livrée à l’idéologie néolibérale, qui disait que le bonheur allait découler du libre-échange global, de l’économie de marché planétaire, de la mondialisation déréglementée; bref de la «pensée Davos».Depuis, les idées chères à Petrella n’ont-elles pas progressé considérablement?Depuis, n’y a-t-il pas eu les grandes manifs de Seattle, Prague, Québec, Gênes; les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre, la vague de l'anti-mondialisation, qui s’est muée récemment en «altermondialisation».En outre, le principe de la «taxe Tobin-fait son chemin.Le Parlement du Canada a même adopté une résolution en 1999, qui vantait ses mérites.En juin, le Parlement belge a entériné une loi sur cette taxe.(Mais elle n’entrera en vigueur que si les autres pays de l’Union européenne l’adoptent aussi.) Certes, répond Petrella, «on peut être content du boulot abattu.On a redonné une crédibilité scientifique, politique et culturelle à des idées considérées comme complètement gratuites, décrédibilisées».Reste qu’en parallèle la «compétitivité» et la marchandisation ont continué de progresser, fait-il remarquer.En plus, depuis septembre 2001, «les dominants ont exploité le thème de la sécurité pour réduire l’importance des autres problèmes», ce qui a affaibli l’intérêt pour l'altermondialisation.VOIR PAGE A 8: PETRELLA LE DEVOIR.LE LUNDI 16 AOUT 2004 A 3 POLITIQUE Clôture du Congrès mondial acadien Martin loue la vitalité culturelle des Acadiens Grand-Pré, N.-E.—Entre 8000 et 10 000 Acadiens ont fait le voyage jusqu’à la terre de leurs axe cétres au site historique national de Grand-Pré, pour les cérémonies de clôture du Congrès mondial acadien 2004.Présent pour l’occasion, le premier ministre Paul Martin a été accueilli par les grévistes de Parcs Canada, qui se sont toutefois abstenus de le chahuter.Pour Jean Gaudet, de Dieppe (N.-B.) et la caravane acadienne, qui ont terminé .leur périple autour de la Nouvelle-Ecosse, le voyage a été très émouvant.M.Gaudet, son épouse et un groupe d’environ 150 personnes ont emprunté le sentier des 3000 soupirs du quai de Pointe Noire jusqu’à l'église commémorative de Grand-Pré.Os ont refait en sens inverse le chemin par lequel leurs ancêtres acadiens ont été déportés.*Ce sont les derniers trois kilomètres, les 3000 soupirs, les derniers 3000 pas qui complétaient notre caravane pour venir à Grand-Pré*, a déclaré Jean Gaudet peu après la célébration de la messe de la Fête nationale des Acadiens devant des milliers de personnes.«J’espère que ça motivera des personnes à mieux connaître notre histoire et surtout à visiter nos Acadiens autour de la Nouvelle-Écosse, qu’on ne connaît pas bien dans leurs communautés, a ajouté Jean Gaudet Ils sont exilés, ils ont besoin de soutien et nous autres, on a besoin d’en apprendre un peu plus sur eux.» Lors d’une grande messe solennelle célébrée par des évêques d’Acadie, les Acadiens munis de drapeaux acadiens et de banderoles représentant leurs familles ont exprimé leur fierté.Derrière la grande scène extérieure, on pou- vait voir la petite église de Grand-Pré.L’Orchestre de la Francophonie canadienne, trois chorales de la Nouvelle-Ecosse et de la Louisiane ont participé à ces célébrations.Plusieurs élus et ministres ont assisté aux cérémonies de clôture du CMA, dont le premier ministre du Canada Paul Martin qui a félicité le courage, la détermination et la vitalité culturelle du peuple acadien.«La résistance de la culture acadienne.est source de fierté nationale et de reconnaissance internationale», a+il lancé devant les spectateurs qui lui ont réservé une ovation.Venus d’un peu partout dans les provinces maritimes, plus d’une vingtaine d’employés en grève de Parcs Canada attendaient la visite du premier ministre.Leur manifestation a été discrète et pacifique.«Ils ne veulent pas perturber ce qui se passe ici, a indiqué une des négociatrices du syndicat, Jeannie Baldwin, sur les piquets de grève.Mais nous voulons envoyer un message à Paul Martin: nous ne voulons pas être en grève, nous voulons négocier une convention collective équitable.» Paul Martin a salué les grévistes et a dit espérer que le conflit se réglerait rapidement «Cette journée aurait pu se passer bien différemment, mais les grévistes en ont fait une journée réussie et je les en remercie», a dit le premier ministre.Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, se trouvait égale-ment parmi les invités d’hormeur, mais il ne s’est pas adressé à la foule.Bernard Lord et le président du Comité organisateur du CMA 2009 ont donné rendez-vous aux Acadiens dans cinq ans pour le prochain congrès qui aura lieu dans la Péninsule acadienne.Presse canadienne UNR UPIx P AVEC PAIX t L PASCAL RATTHÉ LE DEVOIR En marge du référendum au Venezuela, près d’une centaine de membres de la communauté vénézuélienne de Montréal se sont rassemblés hier pour marquer leur appui au président Hugo Chavez et À son programme social.Référendum vénézuélien Les pro-Chavez de Montréal s’expriment GUILLAUME BOU RG AU LT-CÔTÉ Pendant que partout chez eux les Vénézuéliens faisaient la queue hier pour décider du sort du président Hugo Chavez, une centaine de leurs compatriotes établis à Montréal étaient au même moment rassemblés au centre-ville de Montréal, un slogan à la bouche: «Uh! Ah! Chavez no se va!» «C’est important pour la communauté latino-américaine d’ici d’qffirmer son soutien au président, à ses initiatives sociales et au processus référendaire», disait Jose Abdon Perez, un des organisateurs, installé dans la Métropole depuis un an.M.Perez estime que le régime chaviste doit pouvoir continuer les réformes entreprises au nom de la révolution bolivarienne.«La constitution que Chavez a fait adopter donne des droits à ceux qui n'en avaient que très peu: les pauvres, les Indiens, la classe ouvrière.Aujourd’hui, ils peuvent vivre plus facilement, alors qu’avant c’étaient les oligarches qui contrôlaient tout.Cest un projet à long terme que Chavez a commencé: il faut le continuer, il a été élu pour ça et il a réussi tranquillement à faire décoller les indicateurs [de croissance].» Devant les manifestants pour la plupart habillés en rouge et qui écoutaient dans une ambiance bon enfant discours et musique dans un coin du parc Square Dominion, les organisateurs ont notamment montré du doigt les Etats-Unis pour leur implication dans la crise vénézuélienne.Selon eux, on voit à Caracas le même modèle d’intervention camouflée qu’il y a eu à Cuba dans les années 60, au Chili en 1973 et au Nicaragua dans les années 80.«On doit le dénoncer, estime Abdou Perez.Ce n’est pas aux Américains de décider du sort du pays, ni à l’armée, ni aux oligarches du pétrole.Cest au peuple.» Bien avant la fermeture des bureaux de vote, les participants interrogés se disaient tous sûrs d’une chose: Chavez allait l’emporter.à condition qu’il n’y ait pas de fraude.«C'est ça le problème, on ne sait jamais ce que l’opposition peut faire», dit le Salvadorien Salomon Diaz, en rappelant que presque tous les grands médias vénézuéliens appartiennent aux opposants qui font la vie particqliè-rement dure à Chavez depuis le coup d’Etat avorté de 2002.Mais pour José Abdon Perez, le seul fait de voir se tenir un référendum est un soi une victoire pour la démocratie.«Chavez n’a pas puni les putchistes qui voulaient le renverser.Il leur a dit de suivre les règles qu'il a lui-même établies dans la Constitution, et c’est ce qu’on a vu.Les longues files d'attente pour aller voter prouvent que la démocratie a réussi à s’imposer au pays.Peu importe le résultat, c’est une bonne nouvelle.» Le Devoir L’écoute électronique doit être financée par les abonnés, croient les policiers JIM BRONSKILL Ottawa — Les chefs de police du Canada proposent de hausser de 25 é les frais mensuels d’abonnement au téléphone et au réseau Internet afin de financer la surveillance des communications des terroristes et autres criminels.La suggestion vise à sortir les forces de police et les compagnies de télécommunications de l’impasse qui les oppose sur la question de savoir qui devrait payer pour fournir aux enquêteurs l’accès aux appels téléphoniques et aux courriels des personnes sous surveillance.La police estime qu’elle ne devrait pas avoir à payer les coûts souvent importants de l’écoute électronique et de la recherche de mes- sages électroniques.Tom Grue, de l’Association canadienne des chefs de police, affirme que des enquêtes pourraient être compromises si la police doit assumer seule la facture.Mais Bell, la plus importante compagnie de téléphonie au pays, croit que les entreprises de télécommunications et les services policiers devraient partager les frais, plutôt que de les imposer aux abonnés.La question revêt une certaine urgence alors que le gouvernement fédéral s’apprête à légiférer pour empêcher les criminels de recourir aux nouvelles technologies numériques pour protéger leurs communications des limiers de la police et des services de renseignement Les autorités font valoir que ces mesures sont nécessaires pour gar- der à l’œil les criminels expérimentés impliqués dans des activités comme le terrorisme, le blanchiment d’argent, la pornographie infantile et le meurtre.Objections Ces propositions législatives, présentées il y a deux ans, ont suscité des objections de la part des défenseurs du droit à la vie privée et des fibertés civües.En arrière-plan se profile également l’épineuse question des coûts.En vertu des propositions fédérales, les fournisseurs de services seraient tenus, au moment de moderniser leurs systèmes, d’y intégrer les outils techniques dont la police et les services de renseignement ont besoin pour pratiquer ai- sément l’écoute électronique.Le surintendant Grue, qui appartient à la police d'Edmonton, est d’avis que les coûts devraient être répartis le de pénaliser indûment un nombre réduit de participants.L’association des chefs de pouce, qui représente la majorité des corps policiers au pays, croit qu'une façon d'y arriver est d’ajouter 25 C à la facture mensuelle de chaque abonné au téléphone conventionnel et cellulaire, et à Internet M.Grue a comparé cette formule au tarif que les consommateurs paient déjà pour financer les services d’urgence (le «911»), et qui varie de 25 à 50 ( par mois, selon le type d’abonnement Presse canadienne Les Canadiens sont de plus en plus mécontents Un B pour la santé SHERYL UBELACKER Toronto — De plus en plus de Canadiens attribuent la note «médiocre» ou «échec» au système de santé du pays, selon un bulletin de l’association qui représente les médecins.«Le bulletin indique que les choses vont de mal en pis», a déclaré le président de l’Association médicale canadienne, Sunil Patel.La publication de ce sondage national coïncide avec la tenue de l’assemblée générale annuelle de l’organisme cette semaine à Toronto.«Les Canadiens montrent que la confiance qu’ils accordent au système de santé diminue d’année en année.» La qualité générale du système obtient la note B, mais la proportion de C et de F a augmenté de 8 %, par rapport à l’enquête commandée l’an dernier.Mené par Ipsos-Reid du 9 au 12 juillet, le sondage téléphonique comportait un large éventail de questions sur l’opinion des citoyens à l’égard du système de santé.Pas moins de 1057 adultes devaient accorder les notes A B, C ou F à diverses facettes de l’organisation des soins.A représentait la plus haut résultat, F le pire.La marge d’erreur du sondage est de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.Moins de 60 % des répondants ont donné A ou B au système de santé, par rapport à 67 % l’an dernier et à 65 % en 2001, soit la pre- mière année où l’association a mené cet exercice de consultation Le Dr Patel a dit que les citoyens étaient fatigués des querelles politiques entre Ottawa et les provinces sur les montants que chacun devrait débloquer et sur qui devrait contrôler les dépenses.•Les Canadiens affirment que tous les ordres de gouvernement doivent non seulement financer adéquatement le système, mais aussi travailler de concert», a commenté le médecin-président, qui pratique au Manitoba.Le mois dernier, les ministres de la Santé des provinces ont demandé au premier ministre fédéral Paul Martin de mettre sur pied un régime d’assurance-médicament siinilaire à celui en vigueur au Québec.Mais M.Martin et son ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh, ont rejeté ITdée ai soutenant que le pays ne pouvait se permettre ce luxe, qui coûterait entre 7 et 12 milliards de dollars par année.M.Martin a ajouté qu’il appuierait un régime à la couverture phis modeste, mais que sa priorité restait la réduction des listes d’attente.Les sondés sont en partie d’accord.Les Canadiens «ne veulent élargir le système de santé que si nous nous attaquons au problème numéro 1, soit le manque de médecins, d’infirmières et de techniciens, et l’allongement des délais», a assuré le Dr Patel Presse canadienne E N Vanier: le PQ a son candidat C’est le jeune Sylvain Lévesque, actuellement agent de développement dans un Carrefour jeunesse emploi, qui représentera le Parti québécois (PQ) à l’élection partielle dans Vanier.Hier, M.Lévesque a devancé ses adversaires Claude Beauchamp et Jean Roy lors de l’assemblée d’investiture péquiste.Le PQ n’a pas divulgué les résultats exacts du scrutin, mais Sylvain Lévesque affirmait en fin de journée que la course avait été «très serrée».La «vraie» élection risque d’ailleurs de l’être aussi on prévoit une véritable lutte à trois dans cette circonscription de la basse-ville de Québec, laissée vacante par la démission du ministre libéral Marc Bellemare.Sylvain Lévesque y affrontera le libéral Michel Beaudoin et l’adéquiste Sylvain Légaré.Outre Vanier, des partielles sont aussi prévues prochainement dans Nelli-gan et Laurier-Dorion, sur lie de Montréal Elles constitueront le premier test électoral du gouvernement Charest - Le Devoir CNJ: lutte contre l’endettement Le Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJ) a décidé de placer la lutte contre l’endettement étudiant au premier rang de ses priorités pour la rentrée politique de l’automne.«Nous allons faire pression sur le Parti libéral pour qu’il recule dans ce dossier, expliquait hier le président de l’aile jeunesse, Sébastien Goutter, au moment de conclure le camp d’oriem tation du CNJ, tenu cette fin de se- B R E F maine à Québec.D faut aussi que l’aile jeunesse des libéraux adopte une position claire, ce qu’elle n’a pas fait jusqu’ici.» Les jeunes pé-quistes prévoient également déposer un mémoire lors de la Commission parlementaire sur l’avenir énergétique du Québec, pour demander au gouvernement d’abandonner le projet de centrale du Suroît M.Cloutier estime qu’il y a des avenues plus écologiques possibles.Le camp d’orientation du CNJ visait à établir le programme politique des jeunes en prévision de leurs rassemblements régionaux.-Le Devoir La FEUQ menace Québec La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) dénonce le fardeau d’endettement supplémentaire que le gouvernement Charest impose aux étudiants en transformant quelque 100 millions de bourses d’études en simples prêts.La FEUQ menace d’ailleurs d’entamer des moyens de pression si Québec ne revient pas sur sa décision.La fédération se réjouit par ailleurs de l’appui de l’ADQ et du Parti québécois dans le dossier.Elle se dit partiadièrement ravie que le chef adéquiste fasse de la crise de l’endettement chez les étudiants un dossier prioritaire dès l’automne.Elle partage le point de vue de Mario Dumont à propos de l’impact négatif qu’auront ces compressions sur la capacité des jeunes à assumer le choc démographique, le nombre de travailleurs qualifiés étant appelé à décroître dans les décenmes à venir.- Le Devoir Deôtimticm L LSSKNC I A NOS FRAIS! 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ce que soient appelés à la barre le ministre des Renseignements Ali Younessi, le procureur de Téhéran Saïd Mortazavi» ainsi que le chef d’une commission parlementaire chargée d’examiner les plaintes contre les pouvoirs publics, a déclaré Mohammad Ali Dadkhah, un des membres de cette équipe, à l’AFP L’appel est justifié par les lacunes de l’enquête ainsi que par la nécessité de requalifier les faits en homicide volontaire, a-t-il expliqué.Zahra Kazemi, arrêtée fin juin 2003 alors qu’elle prenait des photos devant la prison d’Evine à Téhéran, est morte d’une hémorragie cérébrale en juillet Des coups reçus au cours de sa détention avaient été reconnus comme la cause du décès.La justice ultra-conservatrice et le ministère réformateur des Renseignements n’ont cessé de s’accuser mutuellement Le 24 juillet, un tribunal de Téhéran a acquitté l’agent des renseignements mis en cause, dont les avocats représentant la famille Kazemi ont pris la défense, accusant un responsable de l’autorité judiciaire d’avoir porté les coups mortels.Fui juillet, la justice a estimé que la journaliste pouvait être morte accidentellement D y a dans le dossier des preuves de la présence irrégulière d’agents de la justice et d’employés de la prison durant les interrogatoires de Mme Kazemi, a dit M'Dadkhah.En théorie, la Cour suprême pourrait répondre à l’appel en une semaine, mais cela risque de prendre jusqu’à deux mois à cause de la surcharge de travail, a-t-il ajouté.«Nous espérons que la Cour d’appel fera en sorte que le fils de Mme Kazemi n'ait pas à porter l’affaire devant d’autres juridictions hors d’Iran», a prévenu l’avocat Agence France-Presse VENEZUELA SUITE DE LA PAGE 1 a ouvert le feu sur des électeurs attendant devant un bureau de vote d’un quartier déshérité de Caracas.Les premiers résultats devraient tomber tôt ce hindi.Bien que les sondages sortie des urnes soient interdits, partisans du président et opposants ont fait circuler sous le manteau des chiffres prédisant une confortable victoire pour leur camp respectif Si le «non» l’emporte, le président élu en 1998 et réélu en 2000 ira au terme de son mandat Si le «oui» l'emporte avec au moins 3,76 millions de voix — les suffrages obtenus en 2000 par Chavez —, ce dernier, chantre d’une nouvelle «révolution bolivarienne» aux forts accents populistes, devra démissionner et un nouveau scrutin présidentiel sera organisé dans les trente jours.Scénario catastrophe La Cour suprême n’a pas indiqué si Chavez, qui s’enorgueillit de l’amitié du Cubain Fidel Castro et vient de recevoir le soutien public de Diego Maradona, l’andenne gloire du football argentin, serait autorisé à se présenter à ce nouveau scrutin ou s’il devrait attendre décembre 2006., Rafael Ramirez, ministre de l’Énergie, a déclaré samedi que le peuple n’accepterait pas une défaite éventuelle de Chavez, faisant craindre que des partisans inconditionnels du président, employés de la compagnie pétrolière nationale ou responsables militaires, ne refusent de s’incliner devant une victoire de l’opposition sur le dirigeant populiste.Chavez et l’armée se sont engagés à respecter 11s-sue du référendum.Mais le président a également évoqué le risque d'une réaction populaire au cas où l’opposition obtiendrait sa révocation et arriverait au pouvoir lors des élections qui suivraient Ces mises en garde font resurgir un scénario catastrophe dans un pays, premier fournisseur de brut des États-Unis, et sur fond d’instabilité du marché pétrolier un résultat contesté qui relancerait une agitation comme celles dp 2002 et 2003, suscitées par une tentative de coup d’État contre Chavez et une longue grève dans le secteur pétrolier.Ce matin, dans l’attente des résultats, le pétrole a atteint le cours record de 46,76 dollars par baril sur le marché à terme de Singapour.Ex-colonel parachutiste, ancien putschiste, rescapé d’un bref coup d’État en avril 2002, Chavez affirme mener une «révolution pour les pauvres», développant des programmes d’accès à l’éducation et à la santé.D accuse l’opposition d’être soutenue par les États-Unis, ce que dément l’administration républicaine au pouvoir à Washington.Ses adversaires l’accusent de vouloir instaurer un régime à la cubaine, fis affirment que sa politique interventionniste conduit le pays à la ruine et lui imputent la contraction de l’économie en 2002 et 2003.Ramirez a présenté Chavez comme le seul ga- Le président vénézuélien Hugo Chavez déposant son bulletin de vote rant de la stabilité.Au grand plaisir du président, de Chavez préférable à un résultat contesté, beaucoup d’experts de Wall Street ont fait clairement comprendre qu’ils jugent une nette victoire Reuters «Nous voulons voter!» Caracas — «Nous voulons voter, nous voulons voter!» Le cri est unanime dans cette file d’attente devant un bureau de vote de Caracas, où certains sont là depuis dix heures pour pouvoir participer au référendum sur la révocation du président vénézuélien Hugo Chavez.Dans ce quartier de l’est de la capitale, Chacao, considéré comme un bastion de l’opposition, des centaines d’électeurs expriment ainsi leur impatience et leur frustration parmi une foule d’un millier de personnes.Certains se sont levés tôt pour se rendre au bureau de vote installé dans les locaux d’un lycée en cette journée électorale.Toute contente d’avoir voté, Estella Bermudez sort du lycée, sous les applaudissements mais aussi les plaintes des envieux.«Je ne pense pas que cela signifie la fin des tensions.Mais je crois que c’est un pas décisif pour calmer les tensions», dit-elle après avoir montré son petit doigt enduit d’encre, preuve qu’elle a voté.Dans la file d’attente, certains se disent prêts à rester.«C’est devenu une question d’orgueil.Nous ne bougerons pas tant que nous n’aurons pas exprimé notre volonté», a dit Juan Marten, qui attendait depuis sept heures.—AFP Rectificatifs L’Internationale des montgôlfièfes de Saint-Jeah-sur-Richelieu réunit 125 ballons et non 250 comme nous l’avons indiqué dans nos pages.Les départs de fin de journée (18h) des montgolfières se font depuis l’aéroport de Saint-Jean et non depuis celui de Saint-Hubert ?Une erreur de prénom s’est glissée dans la légende de la photo sur le FestiBlues en page B 8 de notre édition du jeudi 12 août D aurait fallu lire: Pénélope McQuade.Toutes nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir prut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.SI vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la cfientèlr.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.me De Bleury.9 étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800, boulevard Industriel.Saint-Jean-sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée A employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n‘ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Quelque 70 groupes sont représentés, mais plusieurs autres, dont le mouvement de l’imam radical chiite Al-Sadr, boycottent l’événement Et certains représentants de fa majorité chiite irakienne ont critiqué le gouvernement, qui a donné le feu vert à l’offensive à Najaf.Nadim al-Jadari, un responsable du Conseil politique chiite, a ainsi menacé de partir si les négociations n’étaient pas relancées dans fa ville sainte du sud de l’Irak.En réponse, un comité de travail d’une trentaine de personnes, chiites et sunnites, a été formé pour tenter de trouver une solution pacifique, selon Saad Qindil, délégué du Conseil suprême de 1a révolution islamique en Irak (CSKQ, chiite).Najaf retombe dans la violence Pendant ce temps, les combats ont repris à Najaf, après trois jours de négociations entre des représentants du gouvernement de Bagdad et avec Al-Sadr.Les deux parties se rejettent 1a responsabilité de l’échec.Des dizaines d’explosions d’obus de char et de mortiers ainsi que le feu roulant de l'artillerie légère retentissaient hier dans le grand cimetière de fa ville, où l’armée du Madhi et les troupes américaines s’affrontent régulièrement depuis la fin le 5 août dernier de fa trêve conclue en juin après deux mois de soulèvement CONFÉRENCE Les troupes américaines sont entrées dans la matinée dans fa zone entourant fa vieille ville, bastion des miliciens.Un tir imputé à un char a failli atteindre le mur extérieur de l’enceinte abritant le mausolée de l’imam Ali, l’un des lieux les plus saints du chiisme, qui est aussi le quartier général des insurgés, selon Ahmed al-Chaibany, l’un des lieutenants de l’imam Al-Sadr.Ije ministre Waeil Abdel-Latif a exhorté les insurgés à rendre les armes pour former un parti politique afin d’éviter un assaut piajeur.11 a affirmé que des étrangers — Iraniens, Égyptiens et Jordamens — figuraient parmi les militants capturés à Najaf avec des armes venant d’Iran d’après lui.Samedi, environ 10 000 personnes étaient arrivées de tout le pays pour protéger de leur corps fa ville et le tombeau de l’imam Ali.L’armée américaine, qui a réaffirmé qu’elle ne s’approcherait pas des lieux saints, estime avoir tué des centaines de miliciens d’Al-Sadr, ce que l’armée du Mahdi nie.Six Américains et une vingtaine de policiers irakiens sont morts.Bagdad, Fallouja et Samarra sous tension Les États-Unis ont aussi perdu un militaire hier dans l’explosion d’une mine à Bagdad, tandis qu’un soldat ukrainien était tué près de Souweïrah, à 40 km au sud, et un policier militaire néerlandais à Rou-maïssah, dans le sud.Dans cette dernière ville, deux personnes, dont un policier, ont aussi péri dans une bataille entre la police et les milices d’Al-Sadr.Par ailleurs, des avions américains ont de nouveau bombardé hier après-midi 1a ville de Fallouja (60 km à l’ouest de Bagdad), l’un des bastions de l'insurrection sunnite contre 1a présence étrangère.Cinq civils sont morts, selon le D' Adil Khamis de l’hôpital général.La maison du ministre irakien de l’Intérieur Falah al-Nakib, à Samarra, été partiellement détruite par fa chute d’un obus hier soir, a affirmé la police de cette ville située à 125 km au nord de Bagdad.«A 20h, des inconnus ont tiré 11 obus et roquettes sur plusieurs quartiers de Samarra et l’un des projectiles a détruit partiellement la maison du ministre de l’Intérieur», a affirmé le colonel Abdel Haq Ahmad, adjoint du chef de fa police de cette ville.L’armée américaine avait affirmé samedi avoir tué une cinquantaine de membres de la guérilla près de Samarra, au nord de Bagdad, après avoir largué des bombes de quelque 230 kg sur des positions rebelles.L’hôpital général de 1a ville avait indiqué plus tôt qu’au moins 13 Irakiens avaient été tués et 84 autres blessés dans des affrontements survenus dans 1a nuit de vendredi et samedi entre la guérilla et les policiers irakiens, appuyés par les forces américaines.Associated Press avec l’Agence France-Presse SUITE DE LA PAGE 1 Sans compter que ce mouvement lui-même a de grands défis à surmonter: Petrella s’inquiète par exemple de le voir «terriblement éclaté»: «comment réussir à créer les liens opérationnels entre nous autour de quelques proclamations politiques, autour d’objectifs stratégiques sur lesquels on peut travailler ensemble pendant cinq ou dix ans?» Pour Hnstant, dit PetreDa, les Forums sociaux mondiaux servent bien sûr à «cultiver l’espoir», mais «nous ne pouvons pas dire que nous soyons sur une voie solide et rigoureuse».Révolution?Alors, comme dirait Lénine, «que faire?» La révolution?Louis Comellier écrivait récemment que Petrel-fa, «c’est un révolutionnaire, un vrai de vrai, qui affirme qu’il est “impensable d’éliminer la pauvreté par des réformes internes à l’économie actuelle en maintenant ses principes fondateurs et ses règles principales"».Peut-être fa révolution, répond PetreUa, mais encore faudrait-il que celled soit tranquille, non violente.Le politologue exècre l’idée que 1a violence et 1a guerre soient inévitables.Comme d’ailleurs l’idée que fa pauvreté soit «naturelle».D justifie cependant certaines actions considérées comme «violentes».Celles, au Brésil, des paysans sans terre, qui ne font que revendiquer leurs droits usurpés.De fa même façon lui semble légitime, en France, l'arrachage de plants génétiquement modifiés par des militants, dont José Bavé.Pare que cela affirme les «revendications des paysans de France, qui forcent ainsi la France à respecter la disposition du moratoire anti-OGM en vigueur en Europe».Quant au saccage d’un McDonald par les mêmes paysans, autour du même Bové?«Là, on dépasse les bornes», dit PetreDa.Reste que ces violences répondent souvent à celles émanant du «système».S’a insiste pour dénoncer vigoureusement les actes du 11 mars 2004 (Ma- PETRELLA drid) et évidemment ceux du 11 septembre 2001, il fait remarquer que «la société devrait aussi férocement et moralement s’opposer à la violence du système lui-même».CeUe, par exemple, qui permet au système fi-nander et aux banques de faire des «profits extraordinaires».N’est-ce pas fallacieux de mettre ainsi en parallèle terrorisme et excès capitalistes?Non, soutient PetreUa, «par exemple, si votre banque, qui fait de gros profits, vous retire votre compte de banque, ce n’est certes pas une violence évidente, immédiate»: eUe ne touche pas «directement l’homme et la femme moyens et bien-pensants, assis sur leur bien-être», mais c’est une violence tout de même, «sournoise et implicite», dit-fl.C'est donc «en partie en réaction à ce type de violence du dominant, à son rejet du minoritaire» que des actions comme celles de Bové, ou même des terroristes, peuvent s’expliquer, dit Petrella sans nécessairement les justifier.Dominant «Dominant», ce concept marxisant, très large, revient constamment dans le discours de Petrella.Mais comme intellectuel, ne fait-il pas un peu partie de fa classe dominante?Il l’avoue.Il est de ces «personnes qui ont un pouvoir de participer à la définition des problèmes et des priorités.J’ai travaillé à la Commission européenne, j’enseigne d l’université, je fais donc partie des structures dominantes.Je suis un des dominants.» Il dit toutefois préférer le terme de «privilégié» tout en rappelant que les dominants, aans l’histoire, «ont souvent eu dans leurs rangs des contestataires qui rêvaient de solutions différentes»: «Rappelez-vous que la Révolution française a été faite par des bourgeois et certains nobles, qui ont perdu leur vie, leur position et leur tête.» Revenons au «Que faire?» Dans son dernier livre, PetreDa propose dorganiser l'altermondialisation autour de dnq «objectifs stratégiques» à long terme: ¦ la proclamation de l'illégalité de fa pauvreté et son éradication en l’espace d’une génération; ¦ 1a promotion et 1a sauvegarde des biens et services publics essentiels au droit à la vie; ¦ le «désarmement de la finance» par fa conception et fa mise en place d’un système financier fondé sur le principe coopératif; ¦ l'abandon du culte de la compétitivité et fa promotion d’un contrat social mondial; ¦ et enfin, la création d’une «Organisation mondiale de l’humanité» issue d’une refonte et d’une redéfinition de l’ONU.Comment se rendre là?Riccardo PetreUa ne le sait trop, mais dit qu’une première étape est de revendiquer «le droit de recommencer à rêver» à cette société meiUeure.Lui-même compte sur une série d’organismes qu’il a créés pour ce faire.Le Groupe de Us-bonne (GL), d’abord, même sU fonctionne de manière assez informelle.Depuis 1992, le GL a entre autres produit le Manifeste de l’eau.PetreUa consacre aussi beaucoup d’énergie à une Université du Bien commun (UdBC), qu’il a lancée en 2001.«Cest tout petit encore.On est tous bénévoles là-dedans, on n’a pas d’argent», note-t-ü.N’empêche, fa nouveUe institution a d^eloppé un partenariat avec une institution corse et propose des modules de six semaines.Pendant son séjour chez nous, U dit vouloir explorer des façons d’associer son UdBC à l’Institut du Nouveau Monde et à 1TJQAM.Bref, on n’a pas fini de voir et de revoir Riccardo PetreDa au Québec.?M.Petrella prononcera une conférence jeudi 19 août à 16 h à l’Hôtel Crowne Plaza, à l’invitation de l’Université d’été de l’Institut du Nouveau Monde.Détails www.uinm.qc.ca Son dernier livre paru est Désir d’humanité.Le droit de rêver, Montréal, Écosociété, 208 pages. LE DEVOIR, LE LUNDI 16 AOÛT 2004 B 4 ES SPORTS TENNIS Niemeyer fait le travail ROBERT LAFLAMME Athènes — Frédéric Niemeyer ne voulait surtout pas avoir l’air fou sur le court, hier, aux côtés du champion olympique Daniel Nestor.Le tennisman de Deauville, en Estrie, s’est appliqué à la tâche et il a fort bien paru dans la victoire facile en deux manches (6-2, 7-5) que les Canadiens ont signée contre les Slovaques Dominik Hrbaty et Karol Beck, aux Jeux d’Athènes.«Frédéric a joué comme un des meilleurs joueurs de double au monde, a lancé l’entraîneur du duo Martin Laurendeau.Il n’a peut-être manqué que deux retours de service au total, il a été trà actif.» Niemeyer, qui chausse les souliers de Sébastien La-reau à la retraite, était satisfait d’avoir brisé la glace avec succès.Il a rendu hommage à Nestor, qui l’a grandement aidé à doser sa fougue, «fai joué un solide match, Dan aussi, a-t-il dit Dan m’aide beaucoup à hausser mon niveau de jeu.Beaucoup de mérite lui revient.Au dernier jeu, j’étais nerveux au service.Il m’a dit de prendre mon temps.Cest grâce à lui si je joue mon meilleur tennis.Il est expérimenté et fait partie des 10 meilleurs joueurs au monde en double.Je ne voulais pas avoir l’air d’une crotte sur le terrain», a-t-il ajouté en s’esclaffant Niemeyer a par ailleurs appris, hier, qu’il participera également au tournoi en simple à la suite du forfait de l’Argentin David Nalbandian à la suite d’une élongation à la cuisse gauche.Niemeyer affrontera l’Américain Taylor Dent lundi.Presse canadienne REUTERS Daniel Nestor et Frédéric Niemayer EN BREF Kenteris et Thanou pourraient ne pas se présenter devant le CIO Athènes — Les sprinters grecs Kostas Kenteris et Katerina Thanou, qui ont été exclus à titre provisoire de l'équipe olympique grecque, pourraient ne pas être remis à temps de leur accident de moto pour se présenter aujourd’hui devant le Comité international olympique, a annoncé leur avocat hier.Les deux athlètes sont censés donner des explications sur leur défection à un contrôle antidopage au cours de cette réunion.Dans la nuit de jeudi, les deux sprinters ont été victimes d’un accident de la route aux circonstances non élucidées.Quelques heures auparavant les contrôleurs antidopage n’avaient pas pu les trouver dans le village olympique.Kenteris et Thanou sont sous perfusion, a expliqué leur avocat, Michalis Dimitrakopoulos.-AP UUF étudie le cas de Miresmaeili Athènes—La Fédération internationale de judo (1JF) a indiqué «étudier très sérieusement» le cas de l’Iranien Arash Miresmaeili qui a renoncé hier à participer au tournoi des JO en raison, officiellement, d’un poids excédant la limite imposée, a-t-on appris auprès de cette instance, à Athènes.Une première réunion des responsables de TUF s’est tenue hier pendant plus d’une heure sur cette affaire et une autre est prévue aujourd’hui af-on précisé de même source, soulignant que pour l’instant «aucune décision n avait été prise».Hier matin à la pesée, quelques heures avant son entrée en lice, Miresmaeili dépassait 66 kg, de plus de 2 kilos selon certaines sources.Ce surplus traduit pour elles une volonté de ne pas combattre l’Israélien Ehud Vaks, comme l’Iranien l'avait annoncé vendredi avant de se rétracter par l'intermédiaire de son encadrement samedi.-AFP Athènes 2004 CYCLISME Bessette court bien, mais chute ROBERT LAFLAMME £ Lyne Bessette a dû changer ses deux roues à la suite de sa chute.REUTERS Athènes — Contrairement aux Jeux de Sydney en 2000, les cyclistes canadiennes ont animé la course sur route des Jeux d’Athènes, hier, mais les efforts qu'elles ont faits n’ont pas été récompensés.La meneuse du trio, Lyne Bessette, a été victime d’une malencontreuse chute à environ deux tours de la fin de la course, au moment où sa coéquipière Susan Palmer-Komar roulait devant avec une avance de 50 secondes.Palmer-Komar, de Hamilton, a finalement dû se contenter du 11' rang.Quant à la Montréalaise Manon Jutras, elle s’est classée SO1.L’Australienne Sara Carrigan a remporté la médaille d’or au sprint, franchissant les 118,8 kilomètres en trois heures 24 minutes et 24 secondes.Elle a devancé de sept secondes l’Allemande Judith Arndt qui a écopé d’une amende parce qu’elle a fait un doigt d’honneur en franchissant l’arrivée.Arndt aurait posé ce geste en raison de la non sélection par les dirigeants allemands de sa bonne amie Petra Rossner.La Russe Olga Slyu-sareva a complété le podium.Après sa chute, Bessette s'est relevée, mais a dû patienter longtemps avant qu’on change les roues tordues de son vélo.Elle a poursuivi, mais s’est résolue à rendre les armes peu de temps après, accusant un retard de quatre minutes.«Tout fonctionnait à merveille, a-t-elle expliqué.Nous étions là où nous le voulions à deux tours de la fin.Sue était devant et j'étais bien positionnée dans le peloton de chasse.J’attendais qu’on ratrappe Sue pour lancer une contre-attaque.» Bessette, qui venait de passer une dizaine de kilomètres seule en tête, a précisé qu’elle avait encore de bonnes jambes.Un faux mouvement de la Néerlandaise Leontien Zijlaard-van Moorsel, championne olympique en titre, allait tout chambouler.La roue avant de Zijlaard-van Moorsel a touché la roue arrière de l’Espagnole Ene-ritz Ituniaga Mazaga et Moorsel a perdu l’équilibre, entraînant dans sa chute la Suissesse Nicole Brandli et Bessette.«Je suis tombée sur une hanche et heureusement que j’avais un bon casque.Je suis correcte.J’ai hâte de prendre part à l’épreuve du contre-la-montre, mercredi.Au moins, personne ne pourra chuter devant moi», a-t-elle lancé avec humour.Bessette, qui a livré ses commentaires par le biais d’un porte-parole de l’équipe canadienne, a dit qu’elle n’était pas si déçue que ça «On a formé une excellente équipe et ça allait super bien.Ce n’est pas comme si nous étions restées dans le peloton à ne rien faire», a-t-elle précisé, une allusion à peine voilée à l’inaction de l'équipe aux Jeux de Sydney.Palmer-Komar, qui a pris une priorité d’une minute 12 secondes à un moment donné, n’a appris qu’à la fin de la course que Bessette avait chuté.«C’est malheureux parce que Lyne aurait pu faire partie du groupe qui m’a rejoint.Elle aurait pu saisir l’occasion pour contre-attaquer», a-t-elle mentionné, en disant que le vent avait été un facteur important dans le déroulement de la course.Presse canadienne Des hauts et des bas pour les athlètes canadiens À surveiller aujourd’hui De l’espoir au plongeon Athènes — Après deux jours de compétitions, le Canada n’a toujours pas remporté la moindre médaille.Mais quelques athlètes n’oublieront pas de sitôt cette journée.Sherraine MacKay, classée S' au monde à l’épée, s’est inclinée de fa- Îon surprenante face à la Grecque eanne Hristou, StT au monde.«fai tout donné, a confié MacKay, âgée de 29 ans de Brooks, en Alberta.Ce « «f pas un manque de volonté de ma part.Je n'ai tout simplement pas of fert la performance que f aurais souhaitée.» En aviron, les débuts du huit canadien à Athènes ne se sont pas déroulés aussi bien que prévu.Ainsi, les doubles champions du monde, qui sont les favoris pour mettre la main sur la médaille d’or, ont été coiffés par leurs rivaux américains danp leur vague préliminaire.Les États-Unis accèdent ainsi à la finale, qui aura lieu dimanche prochain.Les Canadiens devront passer par le repêchage pour tenter d’atteindre la finale.«Je pense qu’il nous faudra une journée ou deux pour décompresser, mais désormais la pression est tombée, a mentionné Scott Frandsen, de Kelowna, en Colombie-Britannique, désireux de rester positif dans la défaite.Maintenant, nous pouvons relaxer et nous concentrer sur la course.» En tennis, le Torontois Nestor et son partenaire Frédéric Niemeyer de Deauville ont eu raison des Slovaques Karol Beck et Dominik Hr-6-2,7-5 à leur premier match, la piscine, Rick Say s’est hissé dans la finale du 200 mètres libre aux côtés de deux des meilleurs nageurs au monde, le recordman australien Ian Thorpe et l’Américain Michael Phelps.Au baseball, le partant Mike Johnson d’Edmonton n’a alloué que quatre coups sûrs en sept manches tandis que Stubby Clapp de Windsor, en Ontario, et Pierre-Luc Info rest d’Ottawa, ont produit deux points chacun pour les Canadiens, qui ont tiré avantage de quatre erreurs de leurs adversaires.En balle-molle, l’équipe féminine s’est inclinée 2-0 face à la Grèce et, en gymnastique, les filles ont échoué dans leur tentative de se qualifier dans la compétition par équipes.Le Canada a fini 10', à environ cinq dixièmes de point du huitième rang.Le boxeur Adam Trupish a enfin subi la défaite à son premier combat face à un redoutable adversaire de l’Azerbaijan.L’arbitre a mis fin au combat quand Ruslan Khairov a infligé une coupure au nez de Trupish avec une foudroyante droite.Presse canadienne : L l Athènes (TC) — Dans ce qui pourrait se révéler une journée modeste dans le camp canadien aux Jeux olympiques d’Athènes, aujourd’hui, c’est en plongeon que l’équipe nourrit le plus grand espoir d’ojrtenir enfin sa première médaille.Émilie Heymans et Blythe Hartley prennent part à l’épreuve du plongeon synchronisé à la tour de 10 mètres, elles qui espèrent faire mieux que leur septième position au tremplin synchronisé de 3 mètres.Les deux plongeuses ont de meilleures chances de décrocher une médaille dans les épreuves individuelles — Heymans à la tour de 10 mètres et Hartley au tremplin.L’épreuve de plongeon synchronisé à la tour de 10 mètres servira de préparation pour Heymans, de Greenfield Park, championne du monde en titre.La ronde préliminaire à la tour chez les dames commence vendredi.Parmi les autres athlètes canadiens à l’œuvre aujourd’hui, la tireuse Susan Nattrass d’Edmonton entreprend ses quatrièmes Jeux olympiques en disputant la qualification à la fosse olympique.Nattrass, âgée de 53 ans, est la compétitrice la plus âgée par 12 ans.Les Torontois John Child et Mark Heese feront face aux Américains Dain Blanton et Jeff Nygaard en volley-ball de plage et ils chercheront à se ressaisir après leur défaite initiale, samedi.L’équipe féminine de volley-ball de plage formée de Guylaine Dumont de St-Antoine-de-Tilly et Annie Martin de Sherbrooke, qui a causé une surprise samedi en défaisant les championnes d’Europe, auront une grosse commande face aux Américaines Holly McPeak et Elaine Youngs.L’équipe féminine de water-polo fera face à la Russie tandis que l’équipe canadienne de balle-molle affronte la Chine.Enfin, notons aussi l’entrée en scène de Maryse Turcotte de Brassard (58kg, haltérophilie) et Benoit Gaudet de Drummondville (57kg, boxe).Presse canadienne ATHENES 2004 LE TABLEAU DES MÉDAILLES 0 1 .Chine 5 2.Australie 4 3.États-Unis 1 4.Russie 1 5.Japon 4 6.France 1 7.Italie 2 8.Turquie 2 9.Ukraine 2 10.Hongrie 1 11.Pays-Bas 0 12.Thaïlande 1 13.Pologne 0 14.Allemagne 0 15.Belgique 0 x.Canada 0 A B Total 2 1 8 1 3 8 4 3 8 3 2 6 1 0 5 2 2 5 1 0 3 0 1 3 0 1 3 1 1 3 1 2 3 0 1 2 2 0 2 1 1 2 0 2 2 0 0 0 BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Atlanta 66 50 .569 — Philadelphie 59 59 .500 B Floride 58 58 .500 8 New York 56 60 483 10 Montréal 49 67 .422 17 Section Centrale St.Louis 76 40 .655 — Chicago 63 54 .538 131/2 Houston 57 60 .487 191/2 Cincinnati 56 61 .479 201/2 Pittsburgh 55 60 .478 201/2 Milwaukee 54 62 .466 22 Section Ouest Los Angeles 69 47 .595 — San Diego 63 54 .538 61/2 San Francisco 64 55 .538 61/2 Colorado 53 65 .449 17 Arizona 36 83 .303 341/2 Hier Houston S Montréal 4 Arizona 2 N.Y.Mets 0 Floride 5 Milwaukee 3 (10 manches) Los Angeles 8 Chicago Cubs 5 Pittsburgh 3 Colorado 0 San Diego 7 Cincinnati 2 San Francisco 3 Philadelphie 1 St.Louis 10 Atlanta 4 Aulourd’hul Cincinnati à St.Louis, 20h10 Pittsburgh en Arizona.21h35 Atlanta à San Diego, 22h05 Floride à Los Angeles, 22h10 Montréal à San Francisco, 22hl5 Demain Houston à Philadelphie, 19h05 Chicago Cubs à Milwaukee, 20h05 Cincinnati i St.Louis, 20h10 N.Y.Mets au Colorado, 21h05 Pittsburgh en Arizona, 21h35 Atlanta à San Diego, 22h05 Floride à Los Angeles.22h10 Montréal i San Francisco, 22h15 LIGUE AMERICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 75 42 .641 — Boston 64 52 .552 101/2 Baltimore 57 59 .491 171/2 Tampa Bay 54 64 .458 21 1/2 Toronto 49 69 .415 26 1/2 Section Centrale Minnesota 64 53 .547 — Cleveland 63 56 .529 2 Chicago 59 56 .513 4 Detroit 54 63 .462 10 Kansas City 42 74 .362 21 1/2 Section Ouest Oakland 65 52 .556 — Texas 64 52 .552 1/2 Anaheim 65 53 .551 1/2 Seattle 44 73 .376 21 mer Baltimore 11 Toronto 7 Anaheim 3 Detroit 2 Chicago White Sox 5 Boston 4 Kansas City 6 Oakland 1 Minnesota 4 Cleveland 2 (10 manches) Seattle 7 N.Y.Yankees 3 Texas 6 Tampa Bay 2 Aujourd'hui onto a Boston, 191 Toronto à Boston, 191)05 Oakland à Baltimore, 19h05 Cleveland au Texas, 20h05 Demain Toronto à Boston, 19h05 Oakland à Baltimore, 19h05 Anaheim à Tampa Bay, 19h15 Detroit à Chicago White Sox, 20h05 Cleveland au Texas, 20h05 N.Y.Yankees au Minnesota.20h10 Seattle à Kansas City, 20h10 SPLASH SUITE DE LA PAGE A I Et dire que tout cela ne fut pas suffisant pour mater la sud-africanité natatoire.Remarquez qu’il y a eu du flottement dans la composition du relais américain, aussi est-il possible que le mental n'y ait pas été.On y reviendra quand même demain, après qu’à midi 45 tapant, Phelps, Thorpe, van den Hoogenband et un autre Australien, Grant Hackett se seront expliqués en finale du 200 m fibre.Après, promis, on passe au tir au pistolet à air comprimé.(*Un duel entre équipes de quatre mettant aux prises huit personnes, il s’agit en fait d’un octel.Par ailleurs, un duel entre moins de 48 kg en haltérophilie constitue un minitel.) ?À part ça, vous pensez qu’il aurait eu la prescience, le professeur Pelouse, d’annoncer que le Dream Team USA de basketball allait se faire varloper d’un bout à l’autre, même pas proche, par.Puerto Rico?92-73, ce fut.À NBC qui présentait le match en direct on a comme senti comme un genre de déconvenue.C’était la première défaite des Etats dans un tournoi olympique depuis l’arrivée des pros de la NBA en 1992.Selon mes sources dissimulées dans la bouteille, ils sont gênés par le smog d’Athènes qui n’est pas aussi pur que celui de Los Angeles et de Detroit ?En fin de semaine, le réseau NBC a présenté une entrevue avec la présidente du comité organisateur des Jeux d’Athènes (ATHOC), Gianna Angelopou-los-Daskalaki, la madame de fer qui a pris le contrôle des opérations alors que le CIO s’inquiétait du tapon-nage dans les préparatifs et qui a dit «ça va faire, on va ^voir de la visite, un peu de tenue, que diable».Evidenunent, vous connaissez nos amis d’outre-49e, gros biceps huilés, mais une petite crampe dans les tripes.Me déplace, mais jamais sans mon armure.Bob Costas a donc demandé à Gianna: vous êtes bien sûre, juré craché, que vous avez pris tous les moyens pour qu’on ne se fasse pas al-qaider pendant cette quinzaine de trêve sacrée?Ce à quoi elle a répondu: «La sécurité est notre plus haute priorité.» Or qu'apprenons-nous par ailleurs?Qu’un journaliste du Daily Mirror de Londres a réussi à se faire embaucher panni le personnel des Jeux sans contrôle d’identité sérieux, que son passeport portant mention de séjours en Syrie, en Jordanie et en Iran n’a soulevé aucun soupçon, qu’il a placé trois fausses bombes aux alentours du stade olympique sans que celles-ci ne soient découvertes et qu'il est parvenu à franchir les contrôles de sécurité avec une fausse carte au nom de.Robert ben Laden.Ce qui montre bien, n'est-ce pas messieurs dames, qu’il ne sert à rien d’avoir d'autre première priorité que la santé.D’aiDeurs, si l’ATHOC avait la santé comme première priorité.Kostas Kenteris et Ekaterini Thanou ne seraient pas en ce moment même en train de faire la queue à l’urgence après leur accident de moto et ils pourraient tran-quiDement passer leur test-pipi tant attendu.J’ai joint Ker‘ »ris sur son cellulaire hier, et il a dit qu'il n'avait rien à cacher, tout comme il n’avait rien à cacher lorsqu’il a échappé un autre test à Chicago le mois dernier, mais que la situation se compliquait du fait que sa carte d’assurance-maladie porte à contro- verse puisque selon le journal qu’on lit, son nom s’écrit Kostas Kenteris, Costas Kenteris, Kostas Ken-deris ou Costas Kenderis.Et Ekaterini se prénomme parfois Katerini ou Katerina ou Ekaterina.Vous serez d’autre part intéressés d’apprendre que l’avocat de K.et T.a évoqué un complot de grande envergure, assurant que «100 personnes» les avaient vus quitter le voyage olympique pour aller chercher de la vitamine B 12 à la maison et que ces dernières avaient aussitôt téléphoné au CIO pour qu’ils soient pris en défaut (Soit dit en passant Mme Angelopoulos-Daskalaki a organisé une petite réception à son domicile athénien, vendredi soir, après les cérémonies d’ouvertu-re.À un moment donné, rapporte une dépêche de TAFP, elle a fait partir une pièce pyrotechnique et le feu a pris dans une colline voisine.Les pompiers ont mis 25 minutes à l’éteindre, et aux USA, la couleur de l’alerte est passée à figue olivâtre.) J’étais assis en position carpée, maniant la télécommande à cristaux en style épaule et jeté avec coefficient de difficulté 2,4 (vous devriez voir ça, la fluidité du geste, vous en brailleriez d’émotion), à regarder du plongeon synchronisé, lorsque je m’interpellai dans mon chlore intérieur quelle vie, quand même, non pas faire du plongeon synchronisé, mais en regarder.Un samedi.D’août Alors que la vie est si courte et que je ne parviendrai sans doute pas à finir Ulysse de James Joyce — c’est une allégorie cel-to-grecque — avant de crever.Et je me dis aussi: hé, c’est pas casher ce truc-là.Me semble qu’il y en a qui feraient un flat-bouiDon et qui obtiendraient une bonne note pareil, et vice-ver-sa.Me semble que c’est un peu arrangé.J’eus de sales réminiscences, genre patin de fantaisie à Sait Lake avec Marie-Reine, je songeai ah non, on ne va pas avoir une conférence de presse de TOttavio Cinquante du plongeon synchronisé.C’est alors que j’obtins confirmation de mes soupçons.Annie Pelletier a dit «La notoriété du plongeur vaut pour un petit peu.» Puis M.Quenneville a ajouté: «Tant mieux.» Heu, pierdon?Pourquoi tant mieux?On n’évalue pas ce qui se déroule devant nos yeux ébahis, mais si le gars ou la fille a été bon la semaine passée et s’il-elle a l’habitude de ne pas trop nous décevoir, et c’est tant mieux?Pourquoi on fait des Zeux jolympiques, d’abord?Pour avoir l’occasion de diffuser des capsules performance Volkswagen?Un seul week-end olympique, et j’ai déjà perdu la moitié de mes douces illusions.Surtout qu'à un moment donné, ü y a eu deux gars, les Britanniques Water-field et Taylor si ma mémoire fonctionne toujours, qui ont fait de gros éclabous.Ils ont eu de mauvaises notes à 1 exécution mais de bonnes au synchronisme.En somme, moins de points pour avoir mal plongé, mais phis de points pour avoir mal plongé en même temps.?Dans la séné «Arrête-moi donc ça toi là là», la citation du jour revient à François Faucher, chef d’antenne du matin à la SRC: «Nous allons faire une courte interruption d'une heure pour permettre la diffusion de l’émission Le Jour du Seigneur.» Bien que monothéiste comme célébration, loin du party des dieux de l’Olympe, c’était très bon.
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