Le devoir, 17 août 2004, Page(s) complémentaire(s)
EUROPE ET ASIE Retrait américain des champs de bataille «du siècle dernier» Page A 5 ?www.ledevoir.com ?UNIVERSITÉS La FEUQ adopte un plan secret pour contrer Pierre Reid Page A 3 LE DEVOIR V o L .X C V N ° 1 8 5 LE MARDI 17 AOUT 2004 8 7 0 - T A X K S - l $ HORS-JEU^ \ A nous la Belgique Quel autre nom peut-on donner à un très séduisant nageur?, me demandait plaisamment l’autre jour quelqu’une qui apprécie le visionnement de belles jeunesses en maillot moulant qui fendent l’écume à la vitesse du barracuda qui a oublié quelque chose sur le feu.Un pétard mouillé.(Le calembour est la fiente de l’esprit qui vole, disait jadis Victor Hugo, et j’ajouterai: l’éclabou de celui qui nage.Mais cette fois-là, je me tins coi.) M’étant remémoré que j’avais rigolé comme un bossu de Notre-Dame pendant trois bons quarts d’heure, je songeai hier qu’en fait de pétard mouillé, Michael Phelps était en train dans le grand connaissement olympique de la marchandise non livrée.Mais c’est tout à fait injuste.Ce sont les médias qu’il faut blâmer, eux et leur inflation insensée pour vendre de la copie.Vous savez comment ils sont, les médias: ils annoncent sans demander votre avis que vous allez gagner 87 médailles d’or, et si vous en gagnez 86 et une d’argent, ils disent circulez y a rien à voir, avoir su on serait resté chez nous à couvrir de l’actualité locale qui touche vraiment les gens.C’est comme pour le Canada.Pendant trois ans, onze mois et deux semaines, on se fout éperdument des sports olympiques sauf la lutte, et encore faut-il qu’ellç soit arrangée, puis on exige du résultat Avant qu’Emilie Heymans et Blythe Hartley ne se procurent un bronze hier en plongeon simultané, le message de la télé d’Etat se déclinait à peu près .comme suit bonjour mesdames messieurs, en fait bonjour c’est beaucoup dire, les deux derniers jours ont été exécrablement mauvais, aucune médaille pour le Canada, singulière déception, 30 millions de Canadiens nous ont écrit pour dire à quel point ils sont déçus, alors on s’en va à la natation, où rappe-lons-le le Canada n’a pas gagné de médaille et n’en gagnera pas, c’est un époustouflant désastre, et après on va à l’haltérophilie synchronisée où le Canada n’a pas de médaille, quelle catastrophe, on n’a pas encore entendu retentir O Canada, je pense que demain je vais apporter le microsillon et vous le faire jouer avant que vous n’oubliiez carrément que la toune existe, désappointement, désenchantement déconvenue, c’est TRAGIQUE, ne manquez pas notre entrevue présentée par la petite vache bleue avec un athlète canadien qui, je le souligne, n’a pas gagné de médaille.Aussi, merci Emilie et Blythe, vous permettez au Canada de rejoindre le Zimbabwe et la Mongolie au classement.Maintenant à nous la Belgique, qui a deux podiums.VOIR PAGE B 5: BELGIQUE ¦ Autres textes en pages B 5 et B 6 Jean Dion Première médaille canadienne DAM1R SAGOU REUTERS LES PLONGEUSES Émilie Heymans et Blythe Hartley ont remporté hier la première médaille canadienne des Jeux olympiques d’Athènes.Le total de 327,78 points qu’elles ont cumulés à l’épreuve du plongeon synchronisé à la tour de 10 m leur a valu la médaille de bronze, l’or revenant à la Chine et l’argent, aux Russes.Leur quatrième plongeon, un triple périlleux et demi renversé, leur a rapporté un maximum de 76,80 points.Pour la Québécoise Émilie Heymans, il s’agit d’une seconde récompense olympique puisqu’elle a gagné l’argent pour la même épreuve, lors des Jeux de Sydney en 2000, avec sa partenaire d’alors, Anne Montminy.Nos informations en page B 6.SONDAGE Les Québécois tiennent à leurs vacances Dans l’ensemble du Canada, les vacances sont en perte de vitesse JEUX PARALYMPIQUES Une athlète sera privée d’assurance-emploi durant son séjour à Athènes GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ On dit souvent qu’un athlète de haut niveau ne chôme pas: ce sera d’autant plus vrai pour Nancy Morin pendant les Jeux paralympiques d’Athènes.La championne de goalball à Sydney, âgée de 28 ans et partiellement handicapée visuelle, devra en effet se passer de ses prestations d’assurance-emploi pendant son séjour en Grèce, puisqu’elle se trouvera à l’extérieur du pays pendant trois semaines.Entre janvier et juillet Nancy Morin a travaillé comme adjointe administrative pour un organisme.Son contrat terminé, elle s’est rendue au bureau de l’assu-rance-emploi de Longueuil, où un préposé l’a aidée à VOIR PAGE A 8: ATHLÈTE INDEX Idées.A 7 Météo_______B6 Monde_______A 5 Mots croisée.B 6 Sports.B 5 Télévision.B 7 FRÉDÉRIQUE DOYON Les Québécois savent davantage s’accorder du temps de vacances que leurs voisins du reste du pays, selon un sondage réalisé conjointement par Ip-sos-Reid et Expedia.ca.Ainsi, près des trois quarts des citoyens de la Belle Province utilisent tous les congés annuels que leur octroie leur employeur, tan- dis que cette moyenne se situe à 60 % pour l’ensemble des Canadiens.Trois pour cent de ceux-ci ont avoué ne jamais prendre de vacances, comparativement à 2 % au Québec.Si ces données ne surprennent pas, vu la réputation de bons vivants des Québécois, on peut s’étonner de VOIR PAGE A 8: VACANCES DAN1EI.JOUBERT REUTERS Si de plus en plus de Québécois utilisent tout le temps de vacances dont ils disposent, c’est le contraire qui se produit pour l’ensemble des Canadiens.Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Décès________B4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Landry rejette le plan Parizeau Pas question d'une élection référendaire TOMMY CHOUINARD Québec — Le plan d’accession à la souveraineté proposé par Jacques Parizeau reçoit un accueil glacial chez les ténors du mouvement indépendantiste.Le chef du Parti québécois, Bernard I-andry, balaie du revers de la main la «mixture divisive» et «inutilement risquée» de l’ancien premier ministre du Québec.•Je n’y adhère pas», a tranché Bernard Landry, hier, en entrevue téléphonique au Devoir.Le Bloc québécois n’est pas plus en faveur du plan de Jacques Parizeau.Dans une lettre publiée hier dans La Presse, Jacques Parizeau fait une croix sur l’étapisme adopté par le PQ il y a (rente ans et sur la tenue d’un troisième référendum s-r l’indépendance.Il propose plutôt que le Parti québécois se présente aux prochaines élections générales en sollicitant le mandat de réaliser l’indépendance.VOIR PAGE A 8: LANDRY ¦ L’idée de Parizeau n’a pas de base légale, selon Dion, page A 2 ¦ Lire aussi l’éditorial de Bernard Descôteaux en page A 6 Bernard Landry Le Venezuela garde Chavez comme président L’opposition refuse le résultat, et Washington exige une enquête Caracas — Hugo Chavez a sauvé sa tête: dans la ligne de mire de l’opposition depuis deux ans, le président vénézuélien a survécu à un référendum sur sa destitution, qui a attiré dans les bureaux de vote un nombre record d’électeurs.Mais l’opposition refuse ce résultat et Washington reste circonspect Des manifestations ont eu lieu autour de Caracas.Dans l’est de la capitale, des motards ont tiré sur un petit groupe d’opposition qui manifestait.Une femme de 62 ans est morte et quatre hommes ont été blessés, dont le député de i’opposition.Un photo- Hugo Chavez graphe de l’Associated Press a vu les tireurs brandir des affiches chavistes.Le président du Conseil national des élections, Francisco Carrasquero, a déclaré qu’après dépouillement de 94 % des bulletins, le «non» à la révocation du chef de l’Etat, élu pour six ans en 2000, l’emportait avec 58 % des suffrages, contre 42 % de «oui».L’écart est insurmontable: 4 991 483 voix contre 3 576 517.L’ancien président américain Jimmy Carter et Ce-qar Gaviria, secrétaire général de l'Organisation des Etats américains, qui ont surveillé le déroulement du scrutin, ont confirmé ces résultats partiels.M.Gaviria a ajouté que les observateurs «n'avaient trouvé aucun élément de fraude dans le processus».VOIR PAGE A 8: CHAVEZ ¦ lire aussi l’éditorial de Serge Truffaut, en page A 6 \ ê A A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 17 AOÛT 2004 ACTUALITES La GRC mène une enquête criminelle sur Nortel Toronto — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a entrepris une enquête criminelle sur les pratiques comptables de Nortel Networks, la plus importante société du secteur technologique au pays.«Nortel Networks va continuer de collaborer pleinement avec la GRC relativement à cette enquête», a fait savoir l’entreprise, tard hier.la police fédérale a lancé son enquête criminelle après que ses membres eurent pendant des mois procédé à un examen de la société.À Dallas, les autorités américaines ont déjà réclamé à l’entreprise des documents financiers, daps le cadre d’une enquête criminelle entreprise aux États-Unis.Les organismes de réglementation du commerce des valeurs mobilières des deux pays voisins se penchent également sur les activités de la firme.Nortel a en outre été la cible de plusieurs poursuites en recours collectif relativement au scandale financier.La firme de Brampton, en Ontario, qui est l’un des plus importants fournisseurs au monde de matériel de télécommunications, a congédié trois de ses hauts dirigeants, fin avril, et placé plusieurs de ses employés en congé payé, après que des investigations menées à l’interne par l’entreprise eurent permis de découvrir des irrégularités au chapitre de ses pratiques comptables.Jeudi, la société doit rendre publics, en retard, les résultats des premier et deuxième trimestres de son exercice 2004.L’entreprise prépare également une nouvelle déclaration de ses résultats financiers lors de chacun des quatre trimestres de 2003 ainsi que pour des périodes antérieures, incluant 2002 et 2001.Presse canadienne VACANCES SUITE DE LA PAGE 1 voir le fossé se creuser entre le temps de vacances que s’accordent respectivement Canadiens et Québécois.Alors qu’en 2004 ces derniers sont plus nombreux (72 %) qu’en 2003 (70 %) à s’allouer un répit, le manque de vacances est en hausse dans le reste du pays.Cette année, quatre Canadiens sur dix n’ont pas pris tous leurs congés annuels, comparativement à trois sur dix en 2003.Est-ce à dire que les Québécois travaillent pour vivre tandis que les Canadiens vivent pour travailler?Chose certaine, «ça devient alarmant comme statistiques», commente Marie-Claude Lamarche, spécialiste de la gestion du stress, qui voit un lien direct entre le manque de vacances et le nombre croissant de burn-out et de dépressions, le développement des maladies en «ite» (labyrinthite, bronchite, etc.), l’épuisement.«C’est très important de sortir du quotidien de la vie active pour faire baisser le niveau de stress.» Le sondage révèle pourtant que la très grande majorité des Canadiens (72 %) reconnaissent l’importance de s’arrêter pour bien gérer le stress de la vie courante.Et ils se disent pour la plupart (46 %) «ressourcés et prêts à retravailler» quand ils rentrent de vacances.Encore un bel exemple de l’écart discours et pratique, écart qui s’avère toutefois moins important au Québec.En outre, 83 % de ceux qui ne profitent pas de tous leurs congés annuels cumulent jusqu’à 14 jours de «déficit vacancier».Quand on sait que la moyenne des gens bénéficient de deux semaines de vacances.Cela revient à dire qu'entre ceux qui reconnaissent ne jamais prendre de vacances et ceux qui disent ne pas les prendre toutes, il n’y a qu’un pas.En outre, «on remarque que ce ne sont pas juste les chefs d'entreprise qui ne prennent pas leurs vacances, mais aussi les petits salariés», indique Mme Lamarche.L’ensemble de ce déficit à l’échelle canadienne se chiffrerait à huit milliards de dollars, selon les responsables du sondage.Une somme «virtuelle» sur laquelle l’employeur ne capitalise absolument pas, estime la psychologue.«Si l'employé ne se ressource pas, il aura un très faible niveau de concentration, pourra développer des problèmes de mémoire et devenir plus agressif, explique Mme Lamarche.C’est sûr qu’à long terme ce n’est pas une manière d’investir dans l’entreprise et dans le capital humain.Si les gens ne prennent pas leurs vacances.on peut imaginer qu’ils vont les prendre en congés forcés parce qu’ils vont être en invalidité pour toutes sortes de problèmes physiques et émotionnels.» La Colombie-Britannique est citée en exemple à suivre par Mme Lamarche.Le pourcentage de gens escamotant une partie de leurs vacances y a chuté de six points, passant de 41 % en 2003 à 35 % en 2004.La riche province albertaine obtient la palme des citoyens les plus travailleurs, suivie de l’Ontario et des autres provinces des Prairies.Ce sondage a été réalisé entre le 22 et 24 juin auprès de 1000 répondants canadiens, avec une marge d'erreur de plus ou moins 3 %, 19 fois sur 20.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 É3 Flacedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dtvoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses «bonnes à la disposition d'onranisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.SI vous ne souhaitea pas recevoir de correspondance de ces ontanisadons, veuillez en avertir notre service à la dmète.U Dtvoir est publié du hindi au samedi par te Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.* étage.Montréal.(Québec), H.tA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les information* publiées dans Lt Dtvoir.it Dtvoir est distribué par Messageries Itynamiquea, division du (troupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 S’il est élu, le gouvernement péquiste entreprendrait une démarche d’accession à la souveraineté, en créant une constitution provisoire et en mettant en place l’appareil législatif et administratif nécessaire.Un référendum serait ensuite tenu, non pas sur le choix d’un pays, mais bien sur un projet de constitution permanente.«La stratégie proposée a l’immense avantage de sortir le Québec du corridor où Ottawa voulait le parquer.La Loi sur la clarté devient sans objet.C’est l’élection qui accorde le mandat», écrit Jacques Parizeau.Bernard Landry préconise au contraire la tenue d’un référendum sur l’indépendance pure et simple.«Je veux la souveraineté dans un contexte démocratique exemplaire.Je veux que le Québec accède à la souveraineté dans la dignité et la légitimité.Quand les peuples modernes ont des décisions importantes à prendre, ils le font par référendum portant sur cette question.Aujourd’hui, on n’est pas en 1867 où on était une colonie britannique», a-t-il affirmé.Le chef péquiste a en outre rappelé que la France avait rejoint l’Union européenne par la voie référendaire et que le premier ministre Tony Blair souhaitait que la Grande-Bretagne se prononce sur l’adoption de l’euro par référendum.«Je ne veux pas que le Québec s’isole des tendances modernes de la communauté des nations», a-t-il dit Selon Bernard Landry, tenir un référendum sur un projet de constitution, «c’est prendre un risque inutile avec la souveraineté parce que c’est divisif.Il y en a qui vont dire: oui, je suis souverainiste, mais je ne voterai jamais pour cette constitution qui est trop à gauche ou je ne voterai jamais pour cette constitution qui est trop à droite.Le Conseil du patronat ou la Fédération des travailleurs du Québec pourrait dire qu’il y en a trop ou pas assez pour les travailleurs, etc.Cest divisif inutilement», a-t-Û affirmé.Le chef péquiste donne l’exemple du président français Jacques Chirac qui souhaite faire entériner la Constitution européenne par la population.Or la gauche française — en particulier le Parti socialiste —, qui est pourtant largement pro-européenne, demeure divisée sur le contenu de cette Constitution.«Je ne veux pas que ça nous arrive.Je trouve que c’est imprudent de proposer une pareille mixture.Un grand geste comme l’accession à la souveraineté doit se faire avec la tranquillité requise pour aller au fond des choses.Et le fond des choses, c’est: est-ce que le Québec devient un pays ou n'en devient pas un?», a-t-il indiqué.Bernard Landry rejoint toutefois l’avis de Jacques Parizeau lorsque celui-ci dénonce les manœuvres du camp du Non lors du référendum de 1995.Pour s’assurer que les deux camps se battent à armes égales lors d’un prochain référendum, il propose de faire appel à des observateurs des Nations unies.Bernard Landry refuse de croire qu’en rejetant le plan de Jacques Parizeau, il étouffe le débat sur le processus d’accession à la souveraineté qui doit connaître son point culminant au congrès du PQ de juin 2005.«Je n’ai pas envie d’arrêter le débat.J’ai envie d’aller au fond des choses», a-t-il dit Le Bloc est contre aussi Le Bloc québécois n’adhère pas plus à la position de Jacques Parizeau.«C’est intéressant d’avoir une autre perspective que celle sur laquelle on a travaillé au cours des 25 dernières années.Cela dit, jusqu’à preuve du contraire, pour ce qui est du Bloc québécois, on est des tenants d'un référendum sur la souveraineté.On pense toujours que le référendum tel qu’on l’a connu en 1995 et en 1980 demeure la meilleure voie pour qu’on LANDRY sache que la majorité des gens sont en faveur.Et c’est clair que, sur le plan de la reconnaissance internationale, ça faciliterait les choses.Mais on est prêt à écouter les arguments des uns et des autres», a affirmé M.Paquette, qui a réagi hier au nom de son parti.Le député bloquiste reconnaît que le mouvement souverainiste doit «faire quelque chose de plus, mais, pour ça, il faut faire un bilan sérieux des bons et mauvais coups faits dans le passé, parce que tout n’a pas été mauvais.Pour arriver à 49 % et des poussières en 1995, il afollu qu’on fasse des bonnes choses.Tout n’est pas à mettre de côté».D’après M.Paquette, justifier un changement de stratégie par la volonté de contourner la Loi sur la clarté n’est pas un «argument pertinent parce que ce n’est pas à partir d’une loi fédérale qu’on doit enligner notre stratégie».Pierre Paquette considère que Jacques Parizeau a surtout cherché à s’assurer que le débat sur le processus d’accession à la souveraineté reprenne de la vigueur.«Je pense qu’en arrière de ce débat ce qui se profile beaucoup, c’est davantage un débat sur comment renouveler la pratique politique des souverainistes, du Parti québécois, du Bloc québécois et de l’ensemble des mouvements souverainistes», a-t-il dit La députée de Taillon, Pauline Marois, juge «intéressante» la position de Jacques Parizeau, notamment quant à la rédaction d’une constitution provisoire.Or elle estime que la question référendaire doit plutôt porter sur l’indépendance pure et simple du Québec plutôt que sur une constitution.«Rien n’est inconciliable, a-t-elle laqcé.Il faut faire le débat et que toutes les voix s’expriment» Comme Jacques Parizeau, Pauline Marois a fait connaître sa position dans une lettre ouverte, publiée en avril dernier.Elle propose que, dès les premiers jours du prochain mandat du PQ, le gouvernement péquiste crée une assemblée constituante qui rédigera un projet de constitution d’un Québec souverain.Dès la formation du nouveau gouvernement, un ministère de l’Accession à la souveraineté serait créé.D y aurait ensuite un référendum sur l’indépendance, alors que le gouvernement présenterait son projet de constitution et un plan gouvernemental de transition vers la souveraineté mis au point par le ministère de l’Accession à la souveraineté.Le député de Rousseau, François Legault, a aussi présenté au cours des derniers mois un projet d’ac- cession à la souveraineté, qui est différent de celui de Jacques Parizeau.Son projet mise sur l’élaboration d’un budget de l’an I du Québec souverain et d’un programme électoral de pays au lieu d’un programme de gouvernement provincial.Le député de Rousseau est favorable à la tenue d’un référendum sur la souveraineté dans les mois qui suivent le retour au pouvoir du PQ.Le député de Mercier et critique péquiste en matière d’affaires intergouvernementales, Daniel Turp, estime que la contribution de Jacques Parizeau est «utile au débat».«Les idées de Parizeau sont intéressantes, mais je ne partage pas toutes ses idées», a-t-il dit M.Turp fera connaître sa position à la fin août «La question de la constitution provisoire m’intéresse.Mais la question de l’objet de la consultation, c’est quelque chose sur laquelle je réfléchis toujours: est-ce que ça doit porter sur la souveraineté ou sur la constitution?C’est un objet de grande réflexion et de grand débat au Parti québécois.» Gérald Larose, président du Conseil de la souveraineté du Québec, accueille avec enthousiasme le changement de stratégie proposé par Jacques Parizeau.«Cest une nécessité», a-t-il affirmé.Selon lui, la position de M.Parizeau «rejoint beaucoup» la base militante souverainiste.Une démarche illégitime, dit le PLQ Le ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, Benoît Pelletier, récuse le plan de Jacques Parizeau.«L’idée qu’une élection puisse donner une légitimé suffisante pour donner le coup d’envoi à un processus sécessionniste, je trouve que ça ne tient pas la route.La légitimité dont il se revendiquerait pour enclencher le processus ne serait pas au rendez-vous», a-t-il dit Benoît Pelletier fait valoir que les élections portent sur plus d’un enjeu, pas seulement sur l’avenir du Québec, et que les électeurs votent pour un parti tantôt pour montrer la porte au gouvernement sortant, tantôt pour appuyer une proposition.«Donc dire que quelqu’un qui voterait pour le PQ a appuyé le déclenchement d’un processus sécessionniste et dire que le PQ aurait la légitimité pour faire ça, c’est partir d’une mauvaise prémisse», a-t-il affirmé.Le Devoir Avec la collaboration de Manon Cornellier Charest: «Parizeau n’est jamais parti» En relançant le débat sur la tenue d’une élection référendaire, Jacques Parizeau a démontré que le Parti québécois était encore une fois enlisé dans de vieux débats et qu’il n’était pas prêt à relever les véritables défis qui attendent le Québec, a estimé hier le premier ministre Jean Charest lors d’une soirée à Montréal.«La chanson n’a pas changé au PQ.L’enjeu ce n’est pas de déterminer quelle est leur première priorité.La discussion, c’est comment y arriver, comment y arriver plus rapidement, Cest de la stratégie», a-t-il déiclaré.Le premier ministre dit avoir eu le sentiment de retourner en arrière en ouvrant son journal.«Jacques Parizeau est de retour.Il n’est jamais parti», a-t-il rigolé en anglais avant de rappeler que son gouvernement s’était plutôt donné comme mission de relever les véritables défis du Québec, dont ceux auxquels est confronté le système de santé.Jean Charest croit qu’une élection référendaire ne serait pas démocratique parce qu’elle piégerait les électeurs en ne leur présentant pas une question clai- re.Il n’est en outre pas certain que la tenue d’un tel scrutin respecte les lois en vigueur.«Une élection générale fait appel à plusieurs enjeux et [.] sur une question comme celle-là, il me semble qu’il est entendu qu’on doit donner l’occasion à la population de se prononcer de façon très précise», a-t-il dit Le premier ministre participait avec plusieurs membres de son gouvernement à la soirée en marge de l’assemblée d’investiture de sa candidate dans la circonscription montréalaise de Laurier-Dorion, Vou-la Neofotistos.Cette avocate de 39 ans, née au Québec de parents grecs, tentera le 20 septembre prochain de prendre la relève de Christos Sirros, qui était député depuis 1981 de ce comté multiethnique regroupant les quartiers de Parc-Extension et de Vil-leray.M.Sirros a mis fin à sa carrière politique à la fin de la session parlementaire, en juin.Il a ensuite été nommé délégué du Québec à Bruxelles.Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 remplir son formulaire.Au passage, on lui a mentionné qu’elle ne recevrait pas de prestations du 9 au 30 septembre prochain, puisqu’elle sera en Grèce, donc indisponible au travail.C’est la règle officielle, appt quée pour tous.L’athlète, sans vouloir faire de vague ni d’esclandre avec sa situation, trouve néanmoins l’affaire un peu paradoxale: on l’envoie représenter le pays sur la scène internationale, mais on la pénalise financièrement pour cet effort «Cest un peu spécial, dit-elle.Je ne veux pas en faire un cas, mais je trouve ça décevant.» Au Comité paralympique canadien, on n’était pas au courant jusqu’à hier de la situation de Nancy Morin.«Mais on ne peut pas faire grand-chose [de prime abord], explique la porte-parole Sophie Castonguay, puisque c’est une situation personnelle et qu’on ne s’occupe pas de l’emploi des athlètes.Tout ce qu’on peut faire pour les aider, c’est d’envoyer une lettre de soutien aux employeurs, qui atteste que l’athlète sera bien aux ATHLETE Jeux.Mais, dans des cas de chômage, je ne sais pas.» Mme Castonguay ne pouvait préciser si des dossiers similaires avaient déjà été signalés au Comité, «f imagine que ça doit arriver, ce n’est pas toujours facile Pour ces athlètes.» Le cabinet du responsable fédéral du sport amateur, Stephen Owen, était aussi embarrassé de la situation.«On est très concerné et sensible à cette situation, d’autant plus que c’est une de nos meilleures athlètes, médaillée d’or à Sydney, explique Jean-Sébastien Fabry, porte-parole.On compatit avec elle, c’est sûr, c’est plutôt particulier Nous avons signalé l’histoire au ministère des Ressources humaines, nous allons voir ce qu’il est possible défaire.Mais toute décision qui concerne l'assurance-emploi relève des Ressources humaines directement.» M.Fabry, qui n’était pas non phis au courant des petits malheurs de Nancy Morin, tenait à rappeler que l’athlète, chômage ou pas, continuait toujours de bénéficier du programme de soutien aux athlètes amateurs.Mis au courant de la problématique tard en fin de journée hier, le ministère fédéral des Ressources hu- maines et du Développement des connaissances ne pouvait commenter sur le coup.«B faut analyser le dossier, dit une porte-parole, et aviser le ministre.C’est une situation plutôt rare.» C’est une des amies de Nancy Morin, choquée de la situation, qui a décidé d’en parler aux médias dans l’espoir de faire débloquer les choses.Selon Isabelle Roy, le problème révèle bien le peu de cas qu’on fait des athlètes paralympiques au pays.«Tout le monde parle du sous-financement pour les Olympiques, là on voit ce que c’est pour les Paralympiques.Ce n’est pas normal que ces athlètes aient ce genre d’ennuis, ça ne se peut pas.» Le goalball est un sport collectif qui se joue à trois contre trois.L’objectif est de marquer des buts en faisant rouler un ballon (le goalball en question, muni de clochettes) comme une boule de quille en direction du but adverse, qui barre le terrain de bord en bord.Les joueurs impliqués essaient alors d’empêcher le ballon de traverser la ligne de but en se couchant Le Devoir CHAVEZ SUITE DE LA PAGE 1 À présent, a conclu M.Carter, «il relève de la responsabilité de tous les Vénézuéliens d’accepter les résultats et d’oeuvrer ensemble pour l’avenir».Le gouvernement espagnol a félicité Hugo Chavez.Son échec aurait entraîné sa démission, le vice-président José Vicente Rangel assurant l’intérim jusqu'à la tenue d’un nouveau scrutin sous 30 jours.Alors que les partisans du président populiste de gauche célébraient son succès à Caracas avant même le lever du jour, le chef de l’État a salué depuis un balcon du palais présidentiel cette «grande victoire pour le peuple vénézuélien», ajoutant qui espérait que «désormais Washington [allait] respecter le gouvernement et le peuple du Venezuela».Les coups de sifflet et les cris de milliers de sympathisants ont accueilli les paroles de cet ancien commandant parachutiste âgé de 50 ans.Mais malgré la caution de MM.Caler et Gaviria, les Etats-Unis ont déclaré qu’il fallait enquêter sur les accusations dç fraude.Tom Casey, porte^arole du Département dTîtat, a néanmoins estimé qu'avec le référendum, d’important dans ce processus est qu’il aide à trouver une solution pacifique, démocratique et constitutionnelle à la crise actuelle au Venezuela».Haydee Deutsch, un dirigeant de l’opposition, a pour sa part accusé le régime de fraude électorale, persuadé que son camp avait «obtenu une écrasante majorité».Deux des directeurs du Conseil électoral penchant pour l’opposition se sont plaints de ne pas avoir pu, contrairement à leurs homologues chavistes, surveiller le décompte préliminaire.Henry Amos ADup, responsable de la coalition de l’opposition, a précisé que celled en appellerait aux organisations internationales et demanderait un recompte manuel «Nous rejetons catégoriquement et absolument ces résultats, at-il dit Le Conseil national des élections a commis une gigantesque fraude.» Si les autorités refusent de recompter, l’opposition devra porter l’affaire devant la Cour suprême, qu’elle dit acquise au régime.L'incertitude sur l’avenir politique du pays, cinquième exportateur mondial de pétrole, a contribué, avec la poursuite des violences en Irak et l’affaire du géant russe loukos, à l’actuelle flambée des cours du brut Hier, le baril a atteint un nouveau record à 46,90 $ à New York, avant de redescendre à 46,40 $ dans l’après-midi à la suite des résultats du référendum.Les exportations de pétrole vénézuélien n’ont pas été perturbées par le processus.Hugo Chavez a promis une «stabilité sur le marché pétrolier».La consultation nationale a mobilisé un record de Elus de 8,5 millions d’électeurs, contre 7,5 en 1988 >rs de la présidentielle, participation qui a provoqué des files d’attente de plusieurs kilomètres devant certains bureaux et a entraîné, avec des problèmes de matériel électronique, le report de plusieurs heures de la clôture du scrutin.Le premier référendum de l'histoire du Venezuela sur la révocation d'un président était censé fermer la parenthèse de plusieurs années d’agitation politique souvent teintées de violence — dont un coup d’Etat sanglant — et faisait suite à un processus long et compliqué de signatures en masse de pétitions.En consacrant les revenus du pétrole aux programmes sociaux, Chavez est devenu le champion de la majorité déshéritée, mais se voit reprocher de négliger les classes moyennes, de centraliser le pouvoir et de s’inspirer du régime autoritaire de son allié, le dirigeant cubain Fidel Castro.L’opposition, faute de cohésion, ne présentait ni véritable programme politique ni candidat à la présidence.Associated Press et l’Agence France-Presse Vote polarisé à Montréal Les Vénézuéliens vivant à Montréal ont voté massivement en faveur de la révocation du président Hugo Chavez.Selon le consulat du Venezuela à Montréal, 400 d’entre eux ont voté «oui» alors que 46 personnes ont voté non à l'occasion du pendant montréalais du référendum vénézuélien.Soixante et onze personnes ne se sont toutefois pas présentées sur les 628 inscrites pour la consultation populaire.Onze votes ont dû être annulés.«On s’attendait à des résultats très serrés», commente Mme Ana Rivero du consulat, à l’image de ceux du Venezuela, où 58 % des votes favorisent Chavez contre 42 % appuyant l'opposition qui souhaite son départ Ces chiffres semblent donc indiquer que le vote des expatriés est plus polarisé que celui mené en terre vénézuélienne.Le Devoir I LE DEVOIR, LE MARDI 17 AOÛT 2004 B 5 LES SPORTS Athènes 2004 Le rêve de l’Américain s’envole en fumée Thorpe ramène Phelps sur terre Athènes — Annoncé comme la course-reine des épreuves de natation des JO-2004 à Athènes, le 200 m messieurs a tenu ses promesses avec la victoire indiscutable hier de l'Australien Ian Thorpe qui a coulé l’ambition de l'Américain Michael Phelps d’égaler son légendaire compatriote Mark Spitz.«Thorpille» a aussi et surtout pris sa revanche sur le Néeriandais Pieter van den Hoogenband qui lui avait fait l’affront de le battre sur cette distance chez lui, à Sydney, lors des JO-2000 et qui n’a pu faire mieux que 2' cette fois.Phelps, qui a déjà décroché l’or sur 400 m 4 nages, n’a atteint cette fois que la 3e marche du podium et il n’a plus aucune chance d’égaler le total de sept titres en une même édition des Jeux remportés par Spitz à Munich (Allemagne) en 1972.Avec, en attendant peut-être mieux, cinq médailles d’or cumulées en deux olympiades, Thorpe est, quant à lui, devenu le nageur le plus titré d’Australie.Enfin, déjà détenteur du record du monde (1:44.06), il a, en 1 min 44 sec 71/100, amélioré de 64/100 le record olympique établi à Sydney par VDH.Entre les deux hommes, la course a été passionnante.Le Batave est parti en bolide, passant à mi-course avec plus d’une seconde d’avance sur le record du monde, mais, dans les derniers 50 mètres, il a faibli et Thorpe l’a passé sans faillir.Même s’il a été dominé, Phelps a tenu son rang, battu seulement de 9/100 pour la médaille d’ar- 7“ H .i- 'V "¦ -v ; %.* MICHAEL LECKEL REUTERS Pendant que Ian Thorpe et Peter van den Hoogenband célébraient, hier à Athènes, Michael Phelps était surpris de sa troisième place.gent.Et il n’a que 19 ans.dans les tribunes, trop exiguës confirme la règle.Cette finale, courue sous les pour la circonstance, du bassin vivas d’un public qui s’entassait olympique, a été l’exception qui Agence France-Presse BOXE Benoît Gaudet a surpris le champion de 1996 ROBERT LAFLAMME Athènes — On ne donnait pas cher de sa peau face au champion olympique des Jeux d’Atlanta en 1996.Mais le boxeur poids plume Benoît Gaudet a confondu les sceptiques, y compris les dirigeants du Comité olympique canadien (COC) qui s’opposaient à sa venue à Athènes, en infligeant une correction au Thaïlandais Somluck Kam-sing (32-17), hier soir.«C’est la plus grosse victoire de ma carrière», a lancé Gaudet, qui a tourné la page sur l’imbroglio avec le COC.«J’avais comme objectifs en arrivant aux Jeux olympiques de me défoncer dans l’arène, de remporter mes combats et de gagner une médaille.J’ai réali- sé les deux premiers objectifs, ce soir.Ce n’est pas fini.Je veux continuer.Il me reste la médaille à aller chercher.» Le pugiliste de Drummondville a servi une leçon de boxe au vétéran champion.Menant 10-8 après deux rounds, il a ouvert la machine à partir du troisième.Il a littéralement martelé le vétéran champion au cours du dernier assaut, ayant l’avantage 13-5.«Je suis dans une forme physique formidable, a-t-il affirmé.Il faiblissait plus j’exerçais de la pression.J’ai remarqué qu’il a commencé à ralentir au cours de la deuxième moitié du deuxième round.Moi, j'aurais pu continuer comme ça pendant 12 autres rounds.» Gaudet a aussi souligné que son entraîneur Stéphane La-rouche avait bien fait de modifier la stratégie initiale peu de temps avant le combat «Stéphane voulait que je sorte comme un enragé, mais il a changé la stratégie préférant plutôt que je laisse mon adversaire venir à moi.J’excelle dans les déplacements et on a remarqué que le Thaïlandais se déplaçait très bien également.Ça l’a un peu désorganisé, je crois.Il a dû se lancer à l’attaque et j’en ai profité pour trouver les ouvertures.» Gaudet ne savait pas quel était le score pendant le combat mais il a commencé à se douter qu’il était en excellente position au cours du dernier round.Il se mesurera maintenant au Coréen Seok Hwan Jo, qu’il ne connaît pas.«Tout ce que je sais, c'est qu’il s’est battu tout juste avant moi.» Gaudet a bien failli ne pas être présent à Athènes puisque le COC a longuement tergiversé avant de lui accorder son laissez-passer.Il a en effet dû patienter plusieurs semaines avant de recevoir, le 10 juillet dernier, la confirmation du COC qu’il avait bel et bien rempli les critères de sélection.Cette longue période d’incertitude n’a pas entamé sa confiance.«Quand je suis monté dans le ring, je n’avais aucun doute sur ce que j'étais capable de faire.» Presse canadienne Un mardi avec les basketteurs américains et Phelps Athènes — On saura ce soir tard à Athènes, face à la Grèce, si la défaite des basketteurs américains devant Porto Rico (73-92) dimanche était ou non un acci-dent, alors que le nageur Michael Phelps, l’une des vedettes de ces jeux Olympiques, a soif de revanche.L’Américain, qui a vu hier s’évanouir ses rêves d’égaler le record de sept médailles d’or olympiques de son compatriote Mark Spitz (JO de Munich 1972), tente de se consoler sur le 200 m papillon et dans le relais 4x200 m libre.Ses compatriotes du basket rencontrent eux des Grecs gonflés à bloc devant leur public.Début du match (22h25 locales -19hl5 GMT).Plus tôt dans la journée commencent les épreuves de canoë-kayak (slalom), à Hellenikon (sud d’Athènes), sur un bassin artificiel alimenté à l’eau de mer, qui a ap- paremment séduit les athlètes et dirigeants qui l’ont essayé.Le canoë-kayak doit convaincre définitivement les instances olympiques qui ont longtemps rechigné à l’inscrire à leur programme et restent enclines à l’en supprimer.Grosse journée pour l’escrime avec deux finales: sabre dames et épée messieurs.Le Russe Pave! Kolobkov, champion olympique sortant, est encore favori à l’épée.Au sabre féminin, l’Américaine Sada Jacobson est venue pour confirmer sa régularité dans les épreuves de Coupe du monde.Au judo, on monte en catégorie, avec les dames 63 kg et les messieurs 81 kg.Enfin, les courses d’aviron, suspendues lundi à cause du vent trop fort qui soufflait sur le bassin de Schinias (nord-est), reprennent avec un lourd programme qui doit permettre de rattraper le temps perdu.-AFP Une journée chargée pour les Canadiens Athènes — Outre la médafie de bronze en plongeon d’Emilie Heymans et la remarquable prestation du boxeur Benoit Gaudet, l’équipe canadienne de baseball a tiré profit de quatre erreurs des Italiens pour savourer une vio toire de 9-3.Le Québécois Pierre-Luc Lafo-rest a cogné un circuit de trois points.«L’attaque a cliqué en début de match et cela nous a donné confiance», a affirmé Laforest Invaincue en deux matches, l’équipe canadienne va affronter les Pays-Bas, aujourd’hui, et la Grèce, demain.L’équipe féminine de softball s’est quant à elle inclinée 4-2.La Chine a inscrit quatre points non-mérités en sixième manche à la suite de deux erreurs.Il s’agit d’une deuxième défaite de suite pour les Canadiennes.«C’est décevant, a indiqué Erin Cumpstone, de Saskatoon./e pense que ce n'est pas représentatif de notre équipe.Nous pouvons jouer beaucoup mieux.La Chine a une très bonne équipe, mais nous avons nous-mêmes une très bonne formation.» Dans le bassin de la piscine olympique, Rick Say a obtenu une impressionnante 6r position au 200 mètres style libre.Say, âgé de 25 ans, a prétendu qu’il montera sur le podium olympique en 2008.«Dans quatre ans, je vous assure que je serai là.» En haltérophilie, Maryse Turcotte de Brassard n’a pu se classer parmi les dix premières dans la catégorie des 58 kilos.Turcotte a égalé ses sommets personnels à l’arraché (90 kg) et à l’épaulé-jeté (120 kg) pour un total de 210 Idlos.«Je savais que j'étais prête à faire 210 kilos, et peut-être même plus.Mais de le faire, c’est une autre affaire», a-t-elle déclaré après sa prestation.De son côté, son entraîneur et conjoint.Pierre Bergeron Fils, était visiblement fier de sa protégée.«Peu importe ce qui arrive pour le reste de sa carrière, elle sait quelle a réalisé sa meilleure performance à vie aux Jeux olympiques, peu importe son rang.» En tennis, le Québécois Frédéric Niemeyer a été éliminé dès la première ronde en simple.Il a perdu face à l’Américain Taylor Dent en trois sets de 6-2,34> et 64.Niemeyer a appris seulement ce week-end qu’U participerait au simple, en raison du forfait de l’Argentin David Nalbandian.En tir, Susan Nattrass, d’Edmonton, a pris le sixième rang de l’épreuve de la fosse olympique, le meilleur résultat olympique de sa carrière.Nattrass, âgée de 53 ans, a atteint 15 des 25 cibles lors de la finale pour un score cumulatif de 76.Elle était cinquième avant le début de la finale.En volley-ball de plage, les Canadiens Mark Heese et John Child ont inscrit une victoire sur les Américains Dain Blanton et Jeff Nygaard en deux manches de 21-16 et 21-10.Le duo canadien a remporté le bronze à Atlanta en 1996 et s’était contenté de la cinquième place à Sydney en 2000.Au tennis de table, les Canadiennes Petra Cada et Marie-Christine Roussy ont perdu leur match de troisième tour en double.Cada et Roussy se sont inclinées en seulement 17 minutes devant leurs rivales russes.En double masculin, les Canadiens Johnny Huang et Faazil Kas-sam ont aussi baissé pavillon au troisième tour, face à un duo suédois.Presse canadienne EN BREF Gebrselassie : Un cas douteux L’Éthiopien Haile Gebrselassie pourrait être dans l’incapacité de défendre son titre olympique du 10 000m en raison d’une blessure au talon d’Achille et pourrait déclarer forfait, selon son entraîneur.«Il ne va pas très fort, a déclaré hier Jos Mermens.Il pourrait rater les Jeux, il souffre de cette blessure depuis trois-quatre semaines.» Gebrselassie, l’un des plus grands coureurs de fond de tous les temps — il va tenter d’être le premier coureur à remporter un troisième titre olympique d’affilée dans la même épreuve —, a consulté un spécialiste allemand, le Dr Hans-Wilhelm Mueller-Wohlfahrt, médecin du Bayern Munich.«Il va un peu mieux, mais ça pourrait ne pas être suffisant, selon Jos Hermens.Il va bien à l'entraînement, mais c'est le tendon d’Achille gauche: c’est difficile de faire des prévisions.» - AP Arnst roulera La cycliste allemande Judith Arndt, médaillée d’argent de la course en ligne, ne sera pas suspendue pour avoir fait un geste obscène en franchissant la ligne d’arrivée dimanche, ont annoncé lundi les responsables de la délégation olympique.Elle avait fait ce geste à destination des dirigeants de la Fédération allemande de cyclisme, à qui elle reproche de ne pas avoir sélectionné son amie Petra Rossner.Judith Arndt a terminé deuxième, battue dans les derniers mètres par l’Australienne Sara Carrigan.La coureuse allemande a reçu une amende de 200 francs suisses (215 $an) de rilnion cycliste internationale.-AP Opérée il y a deux semaines L’Australienne Jana Pittman, championne du monde du 400 mètres haies, espère toujours participer aux Jeux, deux semaines après une opération chirurgicale.Elle a été opérée après s’être blessée au cartilage de son ménisque externe droit lors d’un échauffe-ment avant la réunion de la Golden League, le 6 août à Zurich.Selon les dirigeants de la délégation australienne, elle a 70 % de chances de disputer les premières séries de l’épreuve, prévues pour samedi.-AP BELGIQUE SUITE DE LA PAGE A 1 Phelps, donc, malgré son envergure de 79 pouces alors que sa taille en fait 76, une différence énorme propice aux exploits natatoires, a terminé troisième derrière Ian Thorpe et Pieter van den Hoogenband au 200 m style libre, dans ce qui était surnommé «la course du siècle».(En effet, les zexperts en toutes choses aquatiques ont tenu un concile à bulles — admirez la force de l’image, Victor H.aurait été content — et ont conclu qu’aucune autre course ne serait aussi intéressante did au 31 décembre 2100.) Remarquez, il ne battra ni n’égalera la marque de sept titres olympiques réalisée par Mark Spitz quand les nageurs ne se rasaient même pas la moustache, mais ça lui fait un or et deux bronze à ce jour.Trois médailles, c’est quand même trois de plus que vous et moi en remporteront jamais même si le paquet voleur est admis un jour au programme des Jeux.Néanmoins, c’est un peu déce-vant, a analysé le monsieur du réseau NBC.Il faut dire qu’il n’est lui-même que le 137' meilleur analyste au monde, ce qui fait qu’on ne peut pas être déçu de sa performance.Au moins, Phelps et van den Hoogenband nagent en bonne vieille bedaine, alors que Thorpe, lui, se vêt d’une combinaison en téflon avec des écailles de squale qui provoque des ballounes sous le plexus solaire et améliore la flottaison.C’est drôle pareil, le monde entier réprouve l’ingestion de substances qui augmentent le rendement mais se pâme devant les avancées technologiques qui permettent exactement la même chose.D’ailleurs, si la chose vous intéresse, mes sources dans le domaine de l’ichtyologie de pointe m’indiquent qu’un uniforme comme celui de Thorpe est disponible en plusieurs chatoyants coloris et en trois parfums: salade de thon, saumon Wellington et fish & chips.?Notre équipe des noms les plus enchanteurs des Jeux de la XXVHT olympiade d’été s’enrichit de nouveaux membres.Nous avions déjà Pieter van den Hoogenband et le cycliste danois Bo Hamburger, on ajoute aujourd’hui la nageuse malgache Aina Andria-manjatoarimanana.J’espère qu’elle n’a pas d’objection à ce qu’on l’appelle par son prénom.?Je suis très persuadé dans mon forum intérieur qu’il vous arrive d’être péniblement ulcéré par une discussion avec une vague connaissance qui dit un mot de travers et vous obstine jusqu'au dernier service qu’il a raison.Par exemple, il énonce «de la soupe wong long» et vous observez que ce n’est pas exactement ça et il répond «y a pas plus chinois que Wong, alors ce ne peut être que Wong, champion».Idem pour «la gente féminine» et, au tir à l’arc mettons, un «bourzaille».Personnellement, si vous permettez, c'est le badminton trans formé en «bagminton», en «bad-mington» ou en «bagmington».Aussi la rubrique «S’instruire en s’amusant», qui compulse compul- sivement le Dictionnaire historique de la langue française Robert entre deux capsules performance Volkswagen, tient-elle aujourd’hui à mettre ippon la méprise qui bout «BADMINTON n.m.est emprunté (1898) à l’anglais badminton (1874), nom d’un jeu de volant d’abord pratiqué en 1873 dans l'établissement de bains de Badminton House, siège du duché de Beaufort dans le Gloucestershire, parmi les officiers de l’armée anglaise des Indes.Le succès du jeu en France a été à la fois limité et tardif, mais le mot s’est un peu répandu avec le jeu après 1960.» Vieux de 2217 ans, 11 mois, 20 jours, 15 heures, 43 minutes, 58 secondes et neuf centièmes, le jeu s'appelait auparavant poona, du nom de la ville de Pune, au sud-est de Bombay.Avant d’être récupéré par les Britanniques, il florissait surtout en Asie de l'est, motif pour lequel il est dominé par les Indonésiens, entre autres.Si les Danois y excellent, c'est parce que le Danemark était autrefois situé dans la mer d'Okhotsk avant de se faire ramasser une plaque tecto- 1 nique et de dériver.Par ailleurs, le moineau de notre tendre enfance vient du fait qu’en anglais, le volant est souvent appelé bird.Il ne faut donc pas dire «moineau», mais vous pouvez employer le vocable «pigeon d’argile» si vous jouez au badminton dans un stand de tir, ce qui est déconseillé par le CIO dont la première priorité est la santé.Dans la série «Arrête-moi donc ça toi là là», le prix du geste du jour revient à un juge non identifié de plongeon synchronisé.Rappelons les faits: les Mexicaines viennent de faire le dernier plongeon de la compétition, et on attend leurs notes avec une fébrilité à faire décoller la tapisserie pour voir si, enfin, si le Canada, qui n’a pas encore gagné de, va enfin gagner une.On attend encore, et on attend encore un peu plus.C’est que le système de notation par ordinateur a gelé.(Allez savoir pourquoi, «l’informatique marche pas», j'ai eu une pensée pour Michel Chartrand.) On distribue donc aux juges des car- tons numérotés comme dans le bon vieux temps.Le juge en question, allumé, montre un 9.Puis il se rend compte, oups, excusez, c’est pas ça, il est à l’envers! C’est de leur faute, il n’y a pas de petite barre sous le 9 comme à la Quotidienne à quatre chiffres! Est bonne, non?C’est un 6! Je leur donne un 6! Ha! Je voulais juste détendre l'atmosphère qui est à couper au couteau ici, non mais relaxez un peu! Imaginez, s’il ne s’était pas rendu compte de sa méprise, vous auriez eu droit à vingt reportages avec Sylvie Fréchette pour qu’elle nous dise comment on se sent dans ce temps-là.On notera aussi une déclaration de Michael Phelps, à qui son commanditaire Speedo avait promis un million de beaux dollars de la Fed s'il égalait Spitz: «Ça aide à se lever le matin.» Et vous qui pensiez que l’olympisme était gratuit, je veux dire, à part les 10 ipilliards d’euros que cette magique quinzaine aura coûté aux bonnes gens de la Grèce.Le Devoir LE DEVOIR.LE MARDI 17 AOÛT 2004 B 8 CULTURE SOURCE: ÉDITIONS FOUKNIC Richard Desjardins: un nouveau chapitre.Desjardins classique Le piano solo et la guitare seule céderont le pas aux musiciens de l’orchestre symphonique de Trois-Rivières BERNARD LAMARCHE A près Metallica, The Beatles et xx bien d’autres, voilà qu’un nouveau chapitre à l’histoire du passage de la musique pop à la musique classique se fera entendre sous peu.Le 13 octobre, les amateurs de chanson québécoise et de poésie auront la chance d’entendre une proposition musicale étonnante: Richard Desjardins symphonique.Pour reprendre un titre connu, Desjardins goes classic.Le piano solo et la guitare seule, les compagnons habituels de Desjardins, céderont le pas aux musiciens de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières et à son directeur artistique et chef attitré, Gilles Bellemare.C’est Bellemare qui travaille à la réécriture des chansons de Desjardins et, à l’entendre, il prend un plaisir fou à ce faire.«Mon plaisir très grand, c'est d’écrire dans un langage qui est très près des gens, quijdit référence aux musiques du passé.On est aux antipodes, mais le plaisir de penser que les gens vont apprécier est exaltant.» Selon Bellemare, l’aventure est vraiment une transposition classique.«La seule source, la principale et la plus importante, c’est Richard», explique-t-il, en parlant des chansons auxquelles il travaille, comme Tu M’aimes-tu, Le Bon Gars ou Notre-Dame des Scories.«J’aurais pas juste transcris sans lui.Son timbre vocal, sa façon de chanter sont tellement particuliers.C’est fait pour le mettre en valeur, lui.» Quelque cinquante musiciens seront sur scène avec l’homme.«Richard est en plein centre, avec un éclairage qu’il n’a jamais eu.» Mais ça reste du Desjardins, assure le l’expert du classique, à ced de près qu’autour, il y a l’orchestre symphonique.Et avec l’orchestre, «je ne fais pas de concessions, c’est une écriture qui est aussi achevée.que n’importe quelle composition que je vais faire pour orchestre.Il y a des techniques d’écriture qui font des clins d’œil à Tchaikovski, aux Romantiques et à Bruckner.» Et selon l’enthousiaste compositeur, ça «fitte» parfaitement avec ce que Desjardins fait Bellemare s’est déjà frotté à l’exercice.Il y a quelques années, il a travaillé sur Brel avec Pierrot Fournier.Il a aussi à son actif des arrangements symphoniques de chansops de Félix Leclerc, d’Edith Piaf, de Gilles Vi-gneault, de Claude Lé-veillée et de plusieurs autres.«J’ai travaillé avec beaucoup de vedettes de la chanson, et Richard a une attitude tellement respectueuse de ce que je fais.Pour une fois qu'on a la chance de travailler avec un vivant.Pour le moment, ça fonctionne.Il a ses angoisses de découvrir ce que je fais avec ses chansons, et j’ai l’angoisse de savoir s’il va aimer ce que je fais, s’il va entrer là-dedans.» Ce sont probablement par ailleurs les deux seules personnes à être inquiètes de la réussite de cette liaison.Bellemare parle du pouvoir d’évocation de la musique de Desjardins, que l'instrumentation de l’orchestre devrait sans doute savoir porter à de nouveaux sommets.Depuis novembre 2003 que le duo travaille, le contact s’est fait à travers le Festival international de la poésie, et les Coups de cœur francophones ont permis à la chose de se concrétiser, en collaboration avec le Comité Musique Maisonneuve et la radio de RadiaCanada.Richard Desjardins sympho-' nique est présenté en prélude à la 18e édition du Coup de cœur francophone.Le spectacle sera enregistré et diffusé ultérieurement sur tout le réseau de la radio de Radio-Canada.Richard Desjardins symphonique est présenté à 20 h au Centre Pierre-Charbonneau situé au 3000, rue Viau (métro Viau).Les billets sont actuellement en vente.Le Devoir «La seule source, la principale et la plus importante, c’est Richard» Jouer dehors Armand Vaillancourt reçoit Shakespeare La Société SwÉRitune nr TMfime Dehors m Montréal INT I If.Rt UL PRI M VITR IdFie'm PtUNCESSl-, 01.DaNIM.VUQLTA Les 19, 20, 21, 26, 27 ET 28 août 21h00 - 15$ il Ciuiz Ua sin mi i K Armama Vaiuavomti 4211 de l'Esplanade Réservations : (514)526-7570 Erwin \\Wuh ÀW»4l»VtVSlURt>N IWU'lJl UK OAGN'iV UiMfi Ruwd* a»à.Mmamik Rh;\Ki\ Dan»i;J IHxjakoinv, Vai i mi Di man, GlAN»Alf»W hT ËRh; VlOU.TÏV.v Tutti ct mi ih jetm Di n.mt Di^jaiumv* ScfnOCMPHtf Di m riai.aiid DttKTION DC PftOOUCTlQH ANM M\KII.Dl*4Xs Le théâtre s’aventure parfois en plein air et dans les lieux les plus inattendus.La Société Supérieure de Théâtre Dehors de Montréal monte une version personnelle de Hamlet de Shakespeare dans la cour du sculpteur québécois Armand Vaillancourt, au cœur du plateau Mont-Royal.SOLANGE LÉVESQUE Déjà, en 1945, Pierre Dage-nais, alors très jeune metteur en scène, montait un Songe d’une nuit d’été dans les jardins de l’Ermitage, spectacle qui a marqué le théâtre de cette époque.On se souvient des 12 spectacles créés par Momentum pendant toute l’année 1999, dont plusieurs ont été joués dehors et un peu partout sauf dans des salles de théâtre.Ceux qui y ont assisté ou qui ont vu en vidéo la saga Fie et mort du Roi boiteux du regretté Jean-Pierre Ronfard (1929-2003) ne l’ont pas oubliée non plus.Ce grand spectacle de plusieurs heures inspiré des formes shakespeariennes, écrit et monté par le cofondateur du Nouveau Théâtre Expérimental avait été créé en grande partie dans la cour de l’Ecole nationale de Théâtre en 1981.Par ailleurs, depuis quelques années, chaque été voit des œuvres de Shakespeare jouées dans divers parcs de Montréal.Décidément le dramaturge de la Blanche Albion n’a de cesse d’inspirer les gens de théâtre et de les inciter à profiter des nuits d’été.Cette fois, c’est au tour d’un groupe de jeunes qui ont ap pelé leur équipe «La Société Supérieure de Théâtre Dehors de Montréal» de se lancer dans l’entreprise.Et pas avec n’importe quel personnage: Hamlet qui devient, dans leur vision, une femme nommée Hamlete, Princesse de Danemarquia.Benoit Desjardins et Silène Beauregard sont à la source du projet.Ils rêvaient tous deux d’un théâtre «axé sur le plaisir de jouer ensemble» (.) «où les besoins financiers sont réduits au minimum et le plaisir, exploité au maximum.Un théâtre pauvre, un théâtre bidonville où la troupe fabrique ses costumes avec des matériaux recyclés».Pour résumer: •Hamlete à Montréal sans un sou.» Ces objectifs ne sont pas nouveaux; ils n’en demeurent pas moins légitimes et sympathiques.«Sans un sou», c’est vite dit; mais il fallait tout de même un endroit pour jouer; en se promenant sur le plateau Mont-Royal, Benoît Desjardins avait remarqué une cour (un jardin) particulièrement inspirante.En s’informant, il a appris que cette cour était celle de la maison du sculpteur Armand Vaillancourt.Sans tarder, la directrice de production a contacté le propriétaire et l’a mis au courant du projet.La Société Supérieure de Théâtre Dehors ne pouvait mieux tomber; sur le plan de l’audace, Armand Vaillancourt en a vu d’autres! Non seulement a-t-il tout de suite accepté de prêter sa cour qui fera office de scène et de salle, mais il a consenti à prêter à la troupe son atelier de création pour qu’ils puissent répéter.Ce n’est pas tout; Hamlete, Princesse de Danemarquia, qui est décrit par l’instigateur du spectacle comme «un délire qui raconte l’histoire d'Hamlet» en faisant participer le public, prétend raconter ceUe-d «dans une langue québécoise à 100 % bio»\ Rien de moins.Qu’est-ce donc qu’une langue québécoise à 100 % bio?C’est ce que nous saurons peut-être bien en allant voir cette Hamlete qui sera (ou ne sera pas, là est la question) avec toute la cour de Danemarquia dans la cour d’Armand à partir du jeudi 19 août Hamlete, Princesse de Danemarquia, au 4211, rue de l’Esplanade, Montréal, les 19, 20,21, 26, 27 et 28 août 2004 à21h.Informations et réservation (obligatoire): (514)526-7570.Sarah McLachlan au Centre Bell La chanteuse enchantée SYLVAIN CORMIER Sarah McLachlan n’était pas seulement de la plus radieuse beauté imaginable hier soir au Centre Bell: ça, c’est acquis.Déesse, elle l’est depuis qu’on la connaît, depuis le temps — le début des années 90 — où elle descendait du del, s’amenait au Spectrum et, de son extraordinaire sourire, irradiait ses fidèles.Hier, la déesse de la ballade tortueuse et torturée avait ced de particulier qu’elle était contente.Pour ne pas dire heureuse.Cela se voyait, et si cela ne s’était pas assez vu, elle le disait.Après le premier bouquet de chansons, la trentenaire a en quelque sorte donné de ses nouvelles, comme on en donne à des gens qu’on retrouve après une longue absence.Et les nouvelles, après cinq années passées loin des scènes, étaient bonnes.Elle a parlé de sa fille India, qui a deux ans et qui accompagne maman la chanteuse et papa le percussionniste en tournée.Et puis elle a parlé dudit batteur et mari, Ash-win Sood, pour lequel elle a écrit la très amoureuse Push.«A happy love song», a-t-elle avoué en présentant la chanson, s'étonnant elle-même que la chose soit possible.Elle n’a pas parlé du décès de sa mère: la mort, faut-il croire, a Mt place à la vie.Belle et bonne vie, donc, mais dans un monde «smaller and scarier», a-t-elle prédsé.On peut être heureuse et lucide à la fois.C’est sans doute ce qui expliquait ce somptueux décor de fin du monde, ou plutôt de fin d’un monde, composé de ruines de temple ancien et de végétation à nouveau souveraine, un peu comme dans Le Domaine des Dieux quand les Romains sont repartis, que la fo- rêt a repris ses droits et quldéfix est content Pas difficile d’y voir une illustration du déclin de l’empire américain, d’ailleurs évoqué dans la chanson post-11 septembre World On Fire.Remarquablement conçu, le décor avait aussi beaucoup à voir avec une forêt enchantée, à la fois somptueux et mystérieux, féérique et tragique, intégrant des projections à saveur onirique aux ruines et aux arbres.«Nous avons ce beau décor, profitons-en», a-t-elle lancé avant Ice, donnée façon bivouac dans les marches du palais déchu.Contente, elle l’était aussi de cette mise en scène: c’était son premier spectacle d’amphi sportif, et elle s’était payé la totale.Après plus de seize ans d’une carrière à progression lente mais sûre', après sept albums et quelque 19 millions d’exemplaires vendus, et surtout après l’hiatus d’une demi-décennie, se trouver ainsi dans un Centre Bell presque rempli —12 669 spectacteurs —justifiait pleinement la dépense.Le bonheur, cela se partage.Les chansons étaient pareillement servies, plateau riche et raffiné de claviers, de guitares — des électriques, des acoustiques, du pedal steel—et d’harmonies à deux, trois ou quatre voix.Qu’il s’agisse des incontournables — Adia, I Will Remember You, l’exquise Angel — ou des nouveautés de l’album Afterglow, notamment la très atmosphérique Perfect Girl, l’oreille était caressée.Oui, les chansons de Sarah McLachlan se ressemblent entre elles.Oui, elles causent toutes du mal d’aimer et d’obsessions diverses.Mais hier, elles étaient transfigurées, à l’image de celle qui les chantait Quand on est heureux à ce point, même les anciens malheurs sont embellis.E N Nouveau directeur du Conseil des métiers d’art Serge Demers devient directeur général du Conseil des métiers d’art du Québec.M.Demers succède à Yvan Gauthier qui a occupé ce poste jusqu’à sa nomination à la tête du Conseil des arts et des lettres du Québec, il y a quelques semaines.De 1983 à 1995, Serge Demers a occupé le poste de directeur général de l’Union des Artistes.D entrera en fonction le 2 septembre 2004 au Conseil des métiers d’art du Québec, l’association professionnelle reconnue au Québec et au Canada pour représenter les artisans québécois.Le Conseil organise notamment le Salon des métiers d’art de Montréal et Plein Art Québec.- Le Devoir BREF Guitare Héros Les auditions pour le concours Guitare Héros ont commencé.La sélection s’annonce très difficile puisque les concurrents ne disposent que de 45 secondes pour faire valoir leur talent devant une caméra qui enregistre les performances.Les auditions se poursuivent jusqu’au début septembre chez Steve’s Music, à Montréal pendant les heures d’ouverture du magasin du 51, rue Saint-Antoine Ouest Le Guitare Héros s’adresse aux guitaristes amateurs et semi-professionnels, jugés sur la base de la maîtrise technique, de la polyvalence et du sens du spectacle.Dès le 11 septembre et pendant une douzaine de semaines, les éliminatoires se transporteront sur la scène des Foufounes électriques, tous les mardis.La grande finale aura lieu au Club Soda.Le gagnant empochera plus de 20 000 $ en prix.Les frais d’inscription sont de 30 $.- Lé Devoir t
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