Le devoir, 1 octobre 2008, Page(s) complémentaire(s)
A 10 LE DEVOIR, LE MERCREDI I OCTOBRE 2 0 0 8 ACTUALITES DÉBAT « La réalité, c’est qu’en français, Harper aura en face de lui un débateur professionnel qui fait ça depuis dix ans » DISCOURS SUITE DE LA PAGE 1 à près de 50 minutes.«On réfléchissait depuis plusieurs jours à la possibilité d’ajouter du temps au thème de l’économie.Il fallait seulement trouver là formule», dit-il.Harper sur la défensive Selon Antonia Maioni, directrice de l’Institut d’études canadiennes à TUniversité McGill, Stephen Harper vient de marquer son premier point avec ce changement de formule.Bien sûr, le sujet s’imposait avec l’actualité récente, mais le chef conservateur est «stratégique», dit-elle.«U donne l’impression d’être un leader responsable en voulant aborder ce qui préoccupe les gens.Mais il estime aussi être plus fort sur le terrain économique que les autres chejs.» Parler davantage d’économie durant le débat et moins d’environnement ou de l’Afghanistan ne peut que favoriser Harper, disent les spécialistes.Une bonne chose pour le chef conservateur, qui entre dans ces débats avec le titre d’homme à abattre.Le premier ministre sortant et le chef en avance dans les sondages sont toujours coincés sous le feu croisé des adversaires.Les stratèges conservateurs tentaient d’ailleurs de diminuer les attentes hier.«La réalité, c’est qu’en français, Harper aura en face de lui un débateur professionnel qui fait ça depuis dix ans», affirme Dimitri Soudas, le porte-parole du chef conservateur, en faisant référence à Gilles Duceppe, qui en sera à son 13' débat des chefs ce soir.Stephen Harper tentera de mieux faire passer son message au Québec, lui qui est en perte de vitesse.Selon le sénateur indépendant Jean-Claude Rivest, qui a déjà été conseiller de Robert Bourassa, Harper devra trouver un moyen de «rester cool» malgré les attaques, «fl doit dissiper les doutes à son sujet sans s’énerver», dit-il, ajoutant que pour Harper, le plus facile serait certainement de ne pas avoir de débat «Il a tout à perdre.» Antonia Maioni ajoute: «C’est sa dernière chance de renverser la vapeur au Québec s’il veut faire des gains.Pour Harper, c’est un débat important en français.» Duceppe: attention à la confiance L’expérience de Gilles Duceppe lui servira et pourrait lui permettre de gagner le débat en français, surtout qu’il s’agit de sa langue maternelle, estime Robert Bernier.Par contre, il devra «se dominer» pour ne pas être trop confiant.«Sa campagne va bien et il y a un danger de baisser la garde, dit-il.S’il est à son meilleur, c’est un adversaire redoutable.» Antonia Maioni affirme que Duceppe doit également doser ses attaques.«Harper, ce n’est pas Staline.Il faut faire attention aux dérapages», dit-elle, ajoutant que le message du Bloc, qui veut défendre les intérêts du Québec et barrer la route à une majorité conservatrice, passe bien, «fl ne doit pas en faire trop.» Dion avec conviction Le débat le plus important pour le chef libéral, Stéphane Dion, sera en anglais, une langue qu’il ne maîtrise pas toujours bien lorsqu’il est nerveux.Au Québec, le PLC ne peut pas espérer faire beaucoup de gains, alors que la course est serrée dans le reste du Canada, surtout en Ontario et en Colombie-Britannique.Or, Dion arrive complètement sous-estimé, ce qui est toujours bon dans un débat.Il pourrait surprendre, disent les observateurs, d’autant que Dion n’est pas un grand orateur, mais un bon débateur.Selon Jean-Claude Rivest, il faut toutefois que le chef libéral évite de jouer au bagarreur de ruelle qui veut rétablir son image à tout prix, «fl doit être comme à Tout le monde en parle dimanche dernier.Il a été bon parce qu’il parlait de contenu, sans avoir l’air trop moralisateur, fl ne pourra jamais se défaire de son image rigide de professeur dans un débat des chefs, ce n'est pas le bon endroit.Il doit plutôt défendre sa vision du pays avec cœur, conviction et intensité.» Hier, Stéphane Dion a dit avoir une idée du déroulement de la joute.«On sait que MM.Duceppe et Layton vont demander la lune, sachant qu’ils ne gouverneront jamais, et M.Harper va prétendre que ça prend un gouvernement conservateur en des temps difficiles, alors que l’histoire a prouvé le contraire», a-t-il dit.Mais renverser la tendance en faveur des conservateurs, qui mènent par 10 à 12 points dans les sondages nationaux, sera toutefois difficile, voire impossible, disent les spécialistes.Mais une bonne performance pourrait priver Harper d’une majorité.«Dion, c’est le joker.On ne sait pas ce qu’il va faire.Je pense qu’il peut surprendre en français, mais ça va être moins facile en anglais», dit Robert Bernier.Layton sur le long terme au Québec Le NPD n’étant pas placé au Québec pour faire des gains, Jack Layton doit travailler sur un objectif à long terme lors du débat en français, estime Antonia Maioni.«fl doit continuer à faire connaître le NPD», dit-elle.L’objectif sera toutefois différent en anglais, alors que son parti va bien dans les intentions de vote en Colombie-Britannique et en Ontario.Il aura alors deux adversaires dans sa mire: les libéraux et les conservateurs.«Layton doit avoir l’air crédible, c’est son gros problème», dit Jean-Claude Rivest.La grande inconnue du débat en anglais, c’est Elizabeth May.Son français est difficile, ce qui lui compliquera la tâche lors du débat de ce soir.Mais de’main, il faudra la surveiller.Charismatique, efficace et connue au Canada anglais, elle pourrait faire des ravages.«Elle pourrait causer des surprises», dit Robert Bernier.Le NPD et le Parti libéral pourraient perdre de précieux votes si sa performance est bonne.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 aussi de ses fonctions gouvernementales, jugeant qu’il s’agit d'une question «hypothétique».Ironiquement, ce Lippert que l’on accuse de plagiat est détenteur d’un doctorat et a rédigé des ouvrages sur l’importance de protéger.la propriété inteDectuelle! La bombe politique a éclaté en matinée, alors que le libéral Bob Rae livrait une allocution à Toronto sur la politique étrangère.Il voulait démontrer que celle de Stephen Harper était complètement à la remorque de ses alliés idéologiques que sont le président américain, Geoige W.Bush, et le premier ministre australien, John Howard.En guise de preuve, il a diffusé en parallèle le discours de M.Howard prononcé devant le Parlement de Canberra le 18 mars 2003 et celui de Stephen Harper, livré deux jours plus tard à la Chambre des communes alors qu’il était le chef de l’opposition officielle et leader de l’Alliance canadienne.John Howard annonçait à ses concitoyens que l’Australie serait aux côtés des Etats-Unis pour envahir l’Irak et détrôner Saddam Hussein), accusé de cacher des armes de destruction massive.À Ottawa, Stephen Harper blâmait le gouvernement de Jean Chrétien, qui venait d’annoncer son refus de participer à cette guerre non sanctionnée par l’Organisation des Nations unies.M.Harper estimait qu’il était du devoir du Canada de participer à cette invasion.Mot pour mot Les deux discours ne sont pas seulement semblables.De larges pans sont absolument identiques.Ainsi, après avoir remercié le Bloc québécois d’avoir permis la tenue d’un débat sur ce sujet (ce qu’il ne pouvait pas avoir emprunté à son ami australien), Stephen Harper répète mot pour mot les propos de M.Howard.Les trois pages qui suivent sont une reprise exacte du disçours australien.A d’autres endroits, il paraphrase son ami australien.La chute de son allocution est différente puisque M.Harper critiquait le gouvernement canadien de ne pas participer à l’invasion.M.Howard, ayant choisi d’y aller, n’a pas prononcé de mots semblables.Un calcul approximatif effectué par Le Devoir permet de conclure que des 178 lignes du discours de M.Harper, au MD moins 79 sont absolument identiques et 10 autres sont des paraphrases.C’est exactement 50 % du contenu qui a été reproduit Si l’Irak, avec ses morts et ses dommages collatéraux, ne fait plus qu’un bruit de fond dans les bulletins de nouvelles aujourd’hui, il était au cœur de l’actualité à l’hiver 2003.Le président américain pressait la communauté internationale d’autoriser une invasion.Au Canada, la pression sur Jean Chrétien de dire oui à son voisin — et du coup, lui fournir une caution internationale — était énorme.C’est lorsque le Canada a refusé offiçieüe-ment de se joindre à la coalition anglo-saxonne (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Australie) que Stephen Harper a livré son fameux discours.Ses propos avaient été écoutés et rapportés dans tout le pays.Changement de cap En début de journée hier, l’entourage de M.Harper avait tenté de minimiser l’importance de cette révélation.«Il s’agit de politique de type “je fai eu ” menée parles libéraux.Il s’agit d’un discours vieux de cinq ans.H y a eu trois Parlements depuis, deux élections, et le leader dirigeait un parti qui n’existe même plus.Cest de la très vieille nouvelle», avait déclaré Kory Teneycke.M.Teneycke et d’autres porte-parole avaient retosé de dire qui avait rédigé ce discours et d’expliquer l’origine des similarités.Ce n’est qu’en fin de journée qu’un communiqué dévoilant l’identité d’Owen Lippert a été distribué.«Nous lui avons demandé de produire du matériel, et fai utilisé ce matériel pour écrire le discours sans savoir d’où il venait», a expliqué Ken Boessenkool, aujourd’hui stratège, mais à l’époque responsable de l’équipe de rédaction des discours.M.Lippert est-il le bouc émissaire trouvé pour évacuer une histoire qui devenait embarrassante?B a refusé de répondre.D n’a pas non plus voulu dire s’il était vraiment probable que Stephen Harper ne se soit pas personnellement occupé de la rédaction d’un à important discours qui lui tenait à cœur.«Parfois, on soumet du matériel à un leader pour son discours, et ü est à l’aise avec ce matériel», s’est-il borné à répondre.«L’internationale républicaine» Les partis d’opposition estiment que ce plagiat prouve que M.Harper ne fait que copier ses maîtres à penser quand vient le temps d’articuler des portions en matière de relations internationales.«Le Canada doit toujours parler de sa propre voix, et le chef de l’opposition officielle qui aspire à être premier ministre doit parler de sa propre voix», a expliqué en entrevue avec Le Devoir le chef libéral, Stéphane Dion.«La voix qu’il a empruntée est celle de George W.Bush et, ça, les Canadiens ne pourront jamais l'accepter.» Pour M.Dion, ce plagiat confirme que M.Harper est vendu à la philosophie guerrière américaine dont John Howard est si fier.«Cest l’international d’un parti ultraconserva-teur dont le Parti républicain est le grand frère», dit-il.Le Nouveau Parti démocratique savoure cet incident pennettant de rappeler qu’un gouvernement Harper majoritaire en 2003 aurait impliqué le pays dans la guerre en Irak.«On voit qu’il y avait une stéréo des partis de droite du Commonwealth.L’Angleterre menait le bal en Irak, mais l’Australie et le Canada devaient emboîter le pas avec M.Harper.Une chance qu’on ne l’a pas fait», a fait valoir le numéro deux du NPD, Thomas Mufcair.Australie mon amie L’anecdote est intéressante, car il existe une communion d’esprit entre le gouvernement actuel et l’équipe de John Howard, en Australie.John Howard a été le premier chef d’Etat à féliciter Stephen Harper de sa victoire en 2006.D a aussi été le premier à lui rendre officiellement visite, en mai de la même année.On hii avait réservé les plus grands honneurs, dont celui de s’adresser à la Chambre des communes où s’étaient exceptionnellement réunis les sénateurs, la juge en chef de b Cour suprême et même les officiers du Parlement M- Howard avait livré un vibrant plaidoyer en faveur des Etats-Unis, «une remarquable force du bien dans le monde».En outre, un des conseillers de M.Harper, Patrick Muttart connaît le directeur de campagne de M.Howard qui, comme tout chef du Parti libéral australien, est aussi un populiste de droite.Il avait minutieusement analysé ses campagnes électorales pour s’en inspirer.L’aide mensuelle versée aux parents et celle promise cette année par Stephen Harper pour l’achat d’une première maison sont directement inspirées de la politique howardienne.Le Devoir Avec la collaboration de Clairandrée Cauchy ¦ Lire aussi la chronique de Manon Cornellier en page A 4 ESPOIR SUITE DE LA PAGE 1 La chute boursière de lundi aura des conséquences extrêmement négatives sur les fonds de retraite et l’épargne du public, a prévenu M.Bush.Lundi, 1200 milliards se sont envolés en fumée.«Si nous poursuivons dans la même voie, le dommage économique sera douloureux et durable.» Le secrétaire du Trésor, Henry Paulson, a passé la journée au téléphone, selon les informations de la presse politique dans la capitale américaine.Parmi les hypothèses plausibles figuraient la simple relance du plan avec l’espoir de convaincre quelques représentants de plus, ou l’inclusion de certains amendements, comme un soutien accru aux chômeurs.Les candidats s’en mêlent De leur côté, les deux candidats à la présidence ont proposé, simultanément, de faire passer de 100 000 $ à 250 000 $ l’assurance fédérale qui couvre les dépôts bancaires.Dans un communiqué, le sénateur Barack Obama a indiqué qu’il en parlerait à certains leaders et membres du Congrès.Le sénateur John McCain a dit qu’il fallait travailler plus fort pour convaincre un nombre suffisant de représentants de chaque côté de la Chambre.«Ce qui est à risque, c’est le crédit des gens — leur capacité d’acheter une voiture et d’honorer leurs paiements hypothécaires, la possibilité pour les petites entreprises d’obtenir du crédit», a dit M.McCain.«C’est en train d’affecter Main Street.» La négociation d’un accord survient alors que l’ensemble des 435 sièges à la Chambre des représentants est en jeu cet automne dans le cadre d’élections générales, ce qui a pesé très lourd dans la balance lors du vote sur le plan Paulson lundi.Au Sénat, c’est le tiers des sièges.Devant la grogne parmi leurs électeurs, qui voient le plan comme un vulgaire renflouement de Wall Street avec l’argent des contribuables, certains représentants ont eu peur pour leur poste.Selon l’agence Bloomberg, toutefois, les appels que recevaient les représentants hier étaient plus partagés qu’au cours des journées précédentes.Pour l’essentiel, le plan du secrétaire du Trésor vise à racheter les mauvaises créances qui empoisonnent les livres des établissements financiers.Ces titres, liés au secteur hypothécaire en grande partie, sont le résultat d’une situation où Wall Street a misé lourdement sur des instruments financiers sophistiqués qui sont peu ou pas supervisés par les autorités réglementaires.Au cœur du casse-tête figurent des milliers de personnes qui, séduites par l’engouement immobilier sans en avoir les moyens, ont souscrit à des hypothèques ésotériques, dont la principale particularité est celle d’une hausse radicale des paiements après un certain nombre de mois.Au fil du temps, ces hypothèques ont été regroupées, réemballées puis revendues sous forme de produits financiers.Or leur valeur a chuté parce que les nouveaux propriétaires de maisons n’arrivaient plus à effectuer leurs paiements hypothécaires.Crédit au ralenti Depuis quelques mois, donc, les rouages du crédit tournent de plus en plus lentement, en particulier parce que les établissements, qui ont privilégié le profit immédiat au détriment de la saine gestion du risque, ont resserré les critères de prêts et n’osent plus se confier de l’argent entre eux.L’hypothèse du plan, c’est que l’achat par Washington de ces créances toxiques permettrait de dégager de l’argent pour lubrifier les engrenages de l’économie.Les démocrates qui s’y opposent, estimant qu'il s’agit ni plus ni moins d’un sauvetage qui profite aux mieux nantis de Wall Street, alors que les républicains trouvent qu’il s’agit d’une forme inacceptable d’interventionnisme gouvernemental.PUBLICITE BRENDAN MCDERMID REUTERS Une courtière de la Bourse de New York, hier.Au Sénat, le plan pourrait faire l’objet de discussions dès aujourd’hui, a dit hier le sénateur John Kerry, du Massachusetts.B semble convenu que l’appui au plan est plus fort au Sénat qu’il ne l’est à la Chambre des représentants.Une autre façon de relancer le crédit serait une baisse des taux d’intérêt Selon certains produits dérivés liés aux taux d'intérêt, en début de semaine, le marché semble croire que les chances d’une baisse de 50 points de base au cours du mois d’octobre se situent à 50 %.La prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine est prévue les 28 et 29 octobre, mais elle a le pouvoir d’agir à tout moment La Bourse rebondit Après le plongeon collectif de la veiBe, Wall Street a repris des couleurs.Le Dow Jones, qui a chuté de 7 % lundi, a repris 4,7 % hier.Sur le Nasdaq, le rebond s’est chiffré à 5 % alors que le S&P 500, qui donne le meilleur portrait des divers secteurs de l’économie, a grimpé de 5,2 %.Depuis un mois, respectivement, les trois places boursières ont tout de même perdu 6 %, 12 % et 9 %.Ce vif rebond, prévisible, est survenu sur l’espoir qu’entretiennent certains acteurs de voir un accord accepté cette semaine, mais s’expliquait aussi par ces milliers d’investisseurs qui ont profité du faible cours des actions pour acheter massivement.A la Bourse de Toronto, où le pétrole en mène large, la remontée a été de 4 %.La journée a été marquée notamment par le cours du light sweet crude pour livraison en novembre, qui a progressé de 4,27 $US à 100,64 $US.En Europe, où les places boursières ont grimpé de 1 % ou 2 %, les yeux sont rivés sur Washington.Mais il y aura aussi des gestes.«Nous préparons quelques mesures, et pas seulement au niveau européen-, il faut faire quelque chose au niveau global», a dit le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, sur les ondes de France 24.Selon l’Agence France-Presse, le porte-parole de M.Barroso a évoqué une réunion proposée dans les prochains jours à Paris par le président français, Nicolas Sarkozy, et le sommet de l’Union européenne à la mi-octobre.Pour circonscrire les dommages dans l’actuel climat de panique boursière et prévenir toute tonne de manipulation, le gendarme des valeurs mobilières aux Etats-Unis, la Securities and Exchange Commission, a interdit certaines stratégies d’investissement, comme la vente à découvert Cette mesure est en vigueur jusqu’à demain et peut être prolongée.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 Richelieu, on voit un arbre — un bouleau — tomber lentement Une voix bore champ conclut «Contribuez à sauver des arbres.Adhérez à la facture Internet d’HydroQuébec sur notre site dès maintenant.» Le 23 septembre dernier, le sous-ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Normand Bergeron, a communiqué avec Hydro-Québec pour lui mentionner que cette publicité indisposait la ministre Julie Boulet et des parlementaires.M.Bergeron n’a jamais visionné la publicité en cause.Le jour même, Hydro-Québec retirait sa publicité.Ce jour-là siégeait la Commission de l'économie et du travail, qui tenait des consultations particulières sur l’occupation du territoire forestier.«Lors de cette commission parlementaire, les trois partis ont indiqué que l’image qu’on donnait dans cette publicité, que c'était un péché d’abattre un arbre, ce n’était pas très sain», a livré hier, au Devoir, le sous-ministre Nonnand Bergeron.«Ce n’était (ras un bon message dans le cadre du nouveau régime forestiers M.Bergeron accompagnait la ministre lors de cette commission.C’est un représentant de l’industrie forestière, Dany Senay, de Billots Sélect Mégantic, un spécialiste de l’aménagement forestier, qui a attaché le grelot «On a été mobilisés autour de la publicité d’Hydro-Québec, qui montrait qu’abattre un arbre, c’est criminel», a dit M.Senay devant lespariemenfaires.Le préfet de la MRC du Granit Maurice Bemier, qui était aux côtés de M.Senay, a renchéri: «Dans notre milieu, chez nous, couper un arbre, c’est presque m comme un crime, alors que notre devise c’est: “Ce n’est pas les arbres que l’on veut protéger, c’est la fbrêf, a déploré M.Bemier.Les jeunes qui sont à l’école aujourd’hui, [.] et qui se font rebattre les oreilles à la journée longue avec le foit qu'il fout cesser de couper des arbres, bien, ils ne sont pas très intéressés à aller suivre un cours en foresterie.» «La ministre acquiesçait à ces propos», a signalé hier le sous-ministre.Deux autres parlementaires présents, l’adéquiste Claude Roy, de Montmagny-L'Islet, et le pé-quiste Maijolain Dufour, de René-Lévesque, ont aussi critiqué la publicité d’HydroQuébec.L'industrie forestière avait déjà dénoncé cette publicité.Le 16 septembre dernier, HydroQuébec a reçu une lettre d’une compagnie forestière qui se plaignait du message publicitaire.Le 24 septembre, Guy Chevrette, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec, envoyait de son côté, une lettre au sous-ministre.B se plaignait non seulement de la publicité télévisuelle d’HydroQuébec, mais aussi de la mention imprimée sur les enveloppes de la société d’Etat ’Adhérez à la facture Internet et sauvez des arbres.» Dans sa lettre, M.Chevrette écrit «Je ne crois pas qu’il soit de bonne guerre de s'attaquer ainsi à la légitimité du système de gestion des forêts du Québec qui relève de votre ministère.» «On dirait qu’ils [Hydro] ont foit exprès pour caler davantage l’industrie», a affirmé au Devoir Guy Chevrette.Chez HydroQuébec, on s’est montré surpris de cette polémique.«La publicité a été retirée parce qu’il a été porté à notre intention quelle pouvait être mal interprétée, que ça pouvait être interprété comme condamnant l’abattage d’arbres alors que ce n 'était pas notre intention», a indiqué hier la porte-parole d’HydroQuébec, Marie Archambault La diffusion de cette publicité grand public avait débuté le 1" septembre et devait prendre fin à la fin du mois, a-t-elle précisé.HydroQuébec a remplacé cette publicité par des messages sur les économies d’éneigie.Aucune partie des 475 (XX) $ qu’a coûté le placement de cette annonce n’a été perdue, a assuré la porte-parole.Pour sa part, le député Claude Roy a rappelé hier que l’industrie forestière et Hydro-Québec relèvent du même ministère, celui des Ressources naturelles et de la Faune.«Cest la grande incohérence dans ça, estime le député adéquiste.D’un côté, on va chercher la ressource en eau pour en foire de l’électricité et de l’autre côté, HydroQuébec se permet de détruire l'industrie forestière qui, à l’heure actuelle, est en crise.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 É Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par 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étage.Montréal, (Québec), ILIA 3M9.1-e Devoir inc est propriétaire de la marque déposée le Devoir, enregistrée auprès de l'Office de ta propriété intellectuelle du t anada.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 800.boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence lYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, une division de Corporation Sun Media, 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l-aval Envoi de publication — Enregistrement n- 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 « LE DEVOIR, LE MERCREDI 1 OCTOBRE 2 0 0 8 K K B 7 LES SPORTS Canadien 2, Detroit 1 (F) Belle performance de Pacioretty MARC TOUGAS Max Pacioretty a donné une performance digne d’un joueur qui veut rester dans la LNH, hier, à l’occasion d’une victoire de 2-1 du Canadien de Montréal en fusillade contre les Red Wings de Detroit au Centre Bell.Pacioretty a marqué son premier but en cinq matchs préparatoires, un jeu spectaculaire qu’il a lui-même amorcé et complété avec l’aide d’Alex Kovalev.Puis, premier tireur du CH en fusillade, il a marqué en feintant vers son revers.Robert Lang a lui aussi fait mouche dans les tirs de barrage, tandis que Ville Lei-no, le seul marqueur des Red Wings en temps réglementaire, a aussi été le seul des visiteurs à trouver le fond du filet aux tirs au but Pacioretty a par ailleurs failli permettre au Canadien de marquer en désavantage numérique en première période.D avait le but vainqueur au bout du bâton en fin de troisième, mais il n’a pu faire mouche après qu'une passe de Kovalev lui eut permis de foncer au filet «Ce soir était probablement mon meilleur match jusqu'ici, mais j’essaie quand même de garder la tête froide», a déclaré Pacioretty, qui a dit ne pas avoir commencé à songer au 10 octobre, jour du match d’ouverture du Canadien.«Peu importe où je serai ce jour-là, je serai content de mon sort.«Je vis un rêve présentement, mais chaque jour apporte aussi sa dose de réalité.Je garde les yeux ouverts, je veux continuer à apprendre.» Carey Price a affronté 29 tirs en 65 minutes de jeu contre une équipe des Red Wings qui ne comptait que la moitié de ses vétérans.D a été particulièrement solide au troisième engagement La foule a scandé le nom du jeune gardien après que celui-ci eut frappé du bâton, à l’aveuglette, une rondelle au vol alors que le disque se trouvait derrière lui.Price a aussi bloqué un boulet à bout portant de Kirk Maltby en prolongation.James Howard, le gardien des Wings, a réalisé 26 arrêts.Le duo formé de Kovalev et Robert Lang s’est cherché toute la soirée.L’expérience n’est pas concluante pour l’instant «La sensation était différente de ce nous avions vécu ensemble à Pittsburgh, a dit Lang de sa soirée avec Kovalev, son ancien coéquipier chez les Penguins.Nous avons tous deux changé en huit ans.Quand tu joues avec différents joueurs pendant toutes ces années, ton style évolue.» Un trio composé de Tomas Plekanec, Sergei Kostit-syn et Guillaume Latendresse a toutefois montré de belles promesses.Latendresse a fait preuve d’une belle combativité autour du filet adverse, ce qui a d’ailleurs incité la foule à scander «Gui! Gui! Gui!» en troisième période.Le trio de Kyle Chipchura, Mathieu Dandenault et Greg Stewart a joué avec énergie.Tout comme celui de Maxim Lapierre, Torn Kostopoulos et Matt D’Agostini, au troisième engagement surtout.Stewart s’est par ailleurs battu avec Kyle Quincey.La Presse canadienne LNH Paul Kelly et l’Association des joueurs vivront une saison importante SOCCER UNITED SOCCER LEAGUES Séries éliminatoires Demi-finales Porto Rico c.Rochester Vendredi Porto Rico à Rochester, 19h35 Vancouver c.Montréal Vendredi Vancouver à Montréal, 20h FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS x-Montréal 9 4 0 450 283 18 Winnipeg 5 8 0 304 348 10 Toronto 4 9 0 257 435 8 Hamilton 2 11 0 310 411 4 x -se qualifie en vue des séries éliminatoires Vendredi C.-B.à Toronto, 19h Calgary en Saskatchewan, 22h EN BREF Roberto Luongo, nouveau capitaine des Canuks Vancouver—Les Canucks de Vancouver ont désigné le gardien Roberto Luongo comme nouveau capitaine de l’équipe.L’entraîneur Alain Vigneault confie que Luongo ne peut porter le «C» sur son chandail parce qu’il est gardien, mais que ce rôle lui est pennis.Ryan Kesler, Mattias Ohhind et Willie Mitchell agiront comme capitaine substitut Luongo affirme qu’il est prêt à assumer ce rôle et que cette perspective l'emballe.Les Canucks n’avaient plus de capitaine depuis que Markus Nashind a signé comme joueur autonome avec les Rangers de New York cet été.- La Presse canadienne EN BREF Tournoi de Tokyo: Wozniak se qualifie, Dubois est éliminée Tokyo — La Québécoise Aleksan-dra Wozniak s’est qualifiée, hier, pour le deuxième tour du tournoi de tennis de Tokyo tandis que Stéphanie Dubois a subi la défeite Wozniak, classée 38" au monde et huitiè- me tète de série du tournoi, a mis plus de deux heures pour vénir à bout de l’Américaine Jill Craybas, 66 raquette mondiale, en des manches de 7-5,6-7 et 6-3.Demain, la Blainvilloise se mesurera à la Japonaise Ryoko Fuda au tour suivant Quant à Dubois, elle s’est inclinée 6-1 et 6-3 contre la Thailandaise Tamarine Tanasugm.«Son jeu était très offensif et elle retournait très bien les balles.Malgré mon agressivité et mon style offensif, fai commis trop d’erreurs et c’est ce qui a fait la différence», a déclaré la Lavalloise, classée 113' au monde.Dans les autres matchs, la Russe Anastasia Pavlyu-chenkova, âgée de 17 ans, a éliminé la Chinoise Zheng Jie, troisième tête de série, en deux manches expéditives de 6-1,6-2 tandis que la Tchèque Klara Zakopalova a vaincu la Russe Maria Kirilenko, n° 4,4-6, 6-2,7-5.- La Presse canadienne CHRIS JOHNSTON Toronto — L’une des principales tâches de Paul Kelly à sa première saison complète à la tête de l’Association des joueurs de la LNH pourrait aussi devenir sa plus importante.Pendant ses visites aux 30 équipes de la ligue cet automne, le directeur général de l’AJLNH fournira aux joueurs une analyse approfondie de la convention collective avant qu’ils aient à se prononcer sur la possibilité de mettre fin à l’entente deux ans plus tôt que prévu.Les résultats de ce scrutin seront remis au bureau exécutif de l’association, qui aura ensuite jusqu’au 15 mai 2009 pour prendre une décision.Même si on semble peu empressé à replonger dans l’agitation des revendications syndicales aussi vite après un lock-out qui a tait perdre une saison complète, Kelly et les quelque 700 membres de l'association examineront de près les diverses incidences de l’actuel document D y a beaucoup de choses à considérer.La convention collective était largement perçue comme une mauvaise entente pour les joueurs quand elle a été signée il y a seulement trois ans.Toutefois, le plafond salarial a depuis augmenté de 45 % pour se situer à 56,7 millions de dollars, et Kelly a vu la perception générale de l’entente changer depuis.«Je pense que l’entente a été plus favorable aux joueurs qu’on l'avait anticipé au sortir du lock-out en 2005, a-t-il dit récemment Je pense qu’il y avait beaucoup de crainte et de mécontentement [au moment de la signature], du fait que les joueurs avaient accepté une baisse de salaire de 24 %.On craignait aussi les implications du système de plafond salarial — pas seulement pour les joueurs, mais pour leur équipe.» «Je pense que l’attitude a évolué.Ça fonctionne relativement bien.» Bien entendu, il souhaiterait certains Changements.Une des préoccupations de Kelly concerne le fossé de plus en plus grand entre les clubs riches et les équipes pauvres.Depuis que le plafond salarial est fixé en fonction des revenus de la ligue, les succès financiers des concessions les mieux nanties de la LNH entraînent une hausse de ce plafond.Dans ces circonstances, les équipes riches disposent d’une plus grande marge de manœuvre pour dépenser dans les salaires des joueurs que celles qui en arrachent financièrement L’actuelle entente prévoit un partage des revenus pour permettre une plus grande parité dans la ligue mais l’AJLNH souhaiterait qu’on verse encore plus d’argent dans ce système pour assurer la sécurité financière de toutes les équipes.«Quand les équipes évoluant dans de gros marchés engrangent leurs revenus — une augmentation de huit, neuf pour cent par année —, cela a une incidence sur certaines équipes dans des marchés plus petits», a expliqué Kelly.La Presse canadienne AVIS LECAOX ET APPELS D'OFFRES CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO : 505-22-015742-085 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COMITÉ PARITAIRE OE L'ENTRETIEN D'ÉDIFICES PUBLICS.RÉGION DE MONTRÉAL Demanderesse P.n.MAINTENANCE INC.et GUSTAVO CALDERON, exploitant une entreprise sous le nom de GESTION T.R.G.Défendeurs ASSIGNATION ORDRE est donné à GUSTAVO CALDERON exploitant une entre prise sous le nom de GESTION T.R.G.de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1111, boul.Jacques Cartier Est.Longueuil (Québec) J4M 2J6, au greffe de la Cour du Québec (chambre civile) dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Si le défendeur comparaît, la requête introductive d’instance sera présentée devant le tribunal le 5 novembre 2008, à 9h15, en sale 1.19 au Palais de justice de Longueul Une copie de la requête introductive d’instance en réclamation de salaire et avantages, avis aux détendeurs, annexe 1 (art.119, 983 et 984 CPC), avis aux défendeurs concernant les petites créances) et pièces P 1 et P-2 a été remise au greffe à l'intention de GUSTAVO CALDERON exploitant une entreprise sous le nom de GESTION T.R.G.Lieu : Longueuil, le 26 septembre 2008 AMÉLIE LAMOUREUX-CARON GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO : 505-22-015743-083 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT : COMITÉ PARITAIRE DE L'ENTRETIEN D'ÉDIFICES PUBLICS, RÉGION DE MONTRÉAL Demanderesse c.GUSTAVO CALDERON, exploitant une entreprise sous le nom de GESTION T.R.G.Défendeurs ASSIGNATION ORDRE est donné à GUSTAVO CALDERON exploitant une entreprise sous le nom de GESTION T.R.G.de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1111, boul.Jacques-Cartier Est, Longueuil (Québec) J4M 2J6, au greffe de la Cour du Québec (chambre civile) dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Si le défendeur comparaît, la requête introductive d’instance sera présentée devant le tribunal le 5 novembre 2008, à 9h15, en salle 1.19 au Palais de |ustice de Longueuil.Une copie de la requête introductive d'instance en réclamation de salaire et avantages, avis aux détendeurs, annexe 1 (art.119, 983 et 984 CPC), ave aux détendeurs concernant les petites créances) et pièces P I et P-2 a été remise au greffe à T Intention de GUSTAVO CALDERON exploitant une entreprise sous te nom de GESTION T.R.G.Lieu : Longueuil, le 26 septembre 2008 AMÉLIE LAMOUREUX-CARON GREFFIER ADJOINT ! Appel d'offres public VC/Mt
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