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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-09-04, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 SEPTEMBRE 2 0 0 4 LITTERATURE QUÉBÉCOISE Un nouveau recueil de Gilles Vigneault Page F 2 Jacques Derrida et l’expérience de la langue Page F 5 CAROLINE MONTPETIT Celles qui restent ont survécu à mille inventions, d’Internet à la vidéo maison.Elles subsistent grâce à des calculs serrés, à des fins de mois étroites, et comptent sur une poignée de clients fidèles.Elles demeurent assez rares, ces librairies indépendantes qui ont pignon sur rue au Québec.On les fréquente pour leur proximité, leur personnalité, leurs goûts, leurs choix.Elles attirent les intellectuels comme les enfants, plus de femmes que d’hommes.Et une ville comme Montréal ne serait pas la même sans ces gens qui les tiennent, qui aiment les livres et les lisent Les heureux qui vivent près de la rue Saint-Viateur, dans le Mile End, côtoieqt la petite librairie L’Ecume des jours, où l’on célèbre avec passion les littératures étrangères et où l’on garde toute l’œuvre de certains auteurs fétiches.La Librairie Zone libre, qui tient boutique depuis près de 25 ans, rue Sainte-Catherine, aux portes du cégep du Vieux-Mont-réal et de l’UQAM, accueille année après année la marge gauchisante et autres mordus de philosophie et de sciences humaines générales.Quant à la Librairie du Square, rue Saint-Denis, elle est devenue une institution presque au même titre que le carré Saint-Louis, qu’elle longe.Et bien plus au nord, chez Monet, libraire qui vient de rénover ses vastes locaux du centre commercial Normandie, rue Salaberry, on retrouvera des abonnés du livre jeunesse ou de la bande dessinée.Pour les habitués, la librairie est à la fois un salon et une chapelle, un endroit pour côtoyer des gens et des auteurs, pour être à la fois seul et entouré.C’est aussi un endroit pour flâner.Pour survivre dans la jungle des grandes surfaces, qui peuvent notamment offrir des livres à rabais, une librairie indépendante doit avoir une âme et une personnalité, dit Yvon Lachance, président de l’Association des libraires du Québec et aussi copropriétaire de la Librairie Olivieri, qui porte enseigne près de l’Université de Montréal, sur le chemin de la Côte-des-Neiges, et qui compte aussi une succursale au Musée d’art contemporain.La Librairie Zone libre, par exemple, est issue d’un groupe de gauche, qui fleurissait dans les années soixante-dix.Fondée par une douzaine de bénévoles, elle s’est depuis transformée en une librairie générale et relève désonnais d’une seule propriétaire, Mireille Frenette.«La librairie demeure de gauche, très près des gens qui ont une certaine conscience sociale, mais elle devenue une librairie générale.On fait des choix et on est plus près des sciences humaines.On vend des livres universitaires et moins de livres jeunesse., même si j’en tiens quelques-uns parce que je suis mère moi-même», explique Mireille Frenette.Le monde étudiant, avec ses rentrées agitées et sa curiosité intellectuelle, est évidemment une clientèle cible pour cette librairie située avec bonheur en plein quartier latin.Mais celle-ci ne pourrait pas survivre, soutient Mme Frenette, sans la loi sur l’agrément, qui oblige les institutions gouvernementales ainsi que les bibliothèques municipales à s’approvisionner dans les librairies agréées du Québec.Pour maintenir le cap, les libraires doivent aussi accepter de vivre avec des taux de profit très faibles.Selon Denis Lebrun, propriétaire des librairies Pantoute, à Québec, la marge de profit moyenne de ces commerces est de moins de 1 %.Ces taux de profit peu élevés sont aussi ce qui démarque les librairies de fonds des grandes surfaces, qui surfent sur les best-sellers et chez qui on ne trouvera jamais l’ouvrage peu sollicité, mais rare, qui fera du simple acheteur un lecteur avisé.«Les librairies de fonds, ce sont celles qui tiennent des livres qui se vendent moins rapidement.Les grandes chaînes ont des critères de rentabilité très élevés, elles doivent tenir des livres qui sortent vite, poursuit Yvon làchance.Nous, on accepte des livres qui sortent en plus petit nombre.On juge que cela fait partie de notre métier de libraire.» Et tous ces titres, il faut les insérer dans le système informatique, les classer et surtout les placer sur les tablettes des librairies, pour lesquelles l’espace est un casse-tête permanent.Alors que certaines grandes surfaces vendent plus d’exemplaires d’un même titre, des libraires indépendants vont préférer offrir plus de titres à leur clientèle.L’industrie, on le sait, a connu ses alertes rouges.D y a quelques années, par exemple, les librairies avaient connu des fermetures massives, de Montréal à la Côte-Nord, de Laval à la Montérégie.L’an dernier, encore, les librairies Contes de Perreault, à Joliette, Tohu Bohu, à Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, Abya Yala, à Montréal, ont fermé leurs portes.Et c’est sans parler de la fermeture de la Librairie Hermès, à Outremont, et de l’Androgyne, boulevard Saint-Laurent Peut-être plus encore en région, c’est une lumière sur le monde qui s’éteint, un milieu culturel qui disparaît avec la retraite d’un libraire.Depuis l’an 2000, l’hémorragie s’était atténuée et la situation des lih'airies s’était stabilisée.Mais il y a environ un an, les libraires ont aussi haussé le ton lorsque le gouvernement libéral a annoncé des compressions dans les programmes qui ont permis aux librairies, au cours des dernières années, de s’informatiser et de rénover leurs locaux.VOIR PAGE F 2 LIBRAIRIES C est une lumière sur le monde qui s’éteint, un milieu culturel qui disparaît avec la retraite d’un libraire IMAGE.COM i 'i , ' .Slæ La vie ( e indépendantes 4 F 2____________LE DEVOIR .LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 SEPTEMBRE 2004 -•'Livres - EN APARTÉ Au pays de Vigneault SOURCE ARTV VsaRft : mm Ë.* J* "•PPM-# :*?>- v / A y petit matin, la route qui va depuis Sept-Iles jusqu’à Natashquan ressemble à un long fil qui court et serpente en se mirant, de temps à autre, dans un fleuve aussi grand que la mer.Balayée par le vent de la taïga, cette terre de granite se dépose en fine poussière sur un macadam qui, sous le soleil du jour nouveau, apparaît rose.«C’est la muscovite qui donne cet aspect à la route», précise le citoyen le plus célèbre de la région, Gilles Vigneault.De retour à Montréal en cette fin d’été, prêt à partir pour un autre tour de chant en France, le poète lance dans quelques jours un nouveau recueil constitué de textes aux genres multiples: poèmes, chansons, contes, pages de journal, aphorismes, bref autant de formes littéraires qu’il habite depuis toujours sans jamais se laisser contraindre par elles.Son nouveau livre s’intitule Les Chemins de pieds, un titre qui fait référence à ces routes piétonnes du pays de son enfance qui couraient entre jardins et maisons, allant de-ci de-là, prenant souvent l’errance des pas comme seule géographie humaine possible.Depuis des années, Vigneault est son propre éditeur à l'enseigne des Editions de l’Arc.Pour ses premiers recueils, l’imprimeur et syndicaliste Michel Chartrand composait ses livres dans son atelier.«C’étaient alors des livres reliés en cahiers, composés au plomb.Un travail d'une grande précision et d'une grande beauté.Michel m’a encore téléphoné avant-hier.On a parlé du nouveau livre.Nous sommes restés très proches.» Le métier d’éditeur a changé, pour le meilleur et pour le pire.Vigneault avoue qu’U aurait aimé, depuis longtemps, pouvoir le mieux pratiquer.«C’est an métier formidable, mais je n’avais jamais le temps pour le faire très bien.Il y avait toujours une chanson à écrire, une tournée à préparer ou à finir.Je n’avais pas le temps pour polir d'autres mots que les miens.» Mais les livres de Vigneault existent tout de même, tous de belle facture, toujours très sobres.«Ce sont des livres à oublier au chalet ou dans l'auto, c’est-à-dire des livres à racheter», s’amuse à expliquer le poète.À Natashquan, depuis sept ans, un ancien entrepôt du village propose, au milieu d’une reconstitution d’un magasin général, une modeste exposition des œuvres de Vigneault et de sa carrière, depuis ses origines villageoises jusqu’aux triomphes de Jean-François Nadeau ses spectacles.En 1949 déjà, un condisciple du Séminaire de Rimouski le présente dans le journal étudiant tel qu’il est et qu’il sera: «Il est né par-delà une banquise, au beau milieu des goélands et des loups marins.De bonne heure, il subit l’influence heureuse de sa région et le nord le marquera de son sceau.[.] Gilles connaîtra demain un renom et une popularité monstres.» Mais cherchez donc, à Natashquan, à mettre la main sur un de ses recueils ou encore sur ses disques! Vous ne trouverez pour ainsi dire rien.Nulle part.D’ailleurs, tous les livres, pas seulement ceux de Vigneault, sont quasi absents du paysage social de cette région.En fait, comment fait-on pour lire sur la Côte-Nord?Gilles Vigneault n’en sait lui-même trop rien, fl connaît des gens qui lisent, bien sûr.Mais là comme dans d’autres coins du Québec, il reste beaucoup à faire pour que la population puisse avoir accès aux mondes qui sommeillent dans les livres.«À Natashquan, les gens doivent se rendre à Sept-îles ou à Baie-Comeau pour trouver des librairies», regrette Vigneault.C’est dire qu’il faut, au minimum, rouler quatre heures pour trouver à acheter des livres.Faute de bibliothèques dans la plupart des villages de la Côte-Nord, cet autre monde qui est aussi le nôtre, aussi bien dire que le livre, là-bas, n’existe pas autrement que comme une fiction.«Imaginez: il n’y a pas même de médecin à Natashquan, alors qu’on paye tout de même des impôts, les mêmes impôts que partout ailleurs.Dans ma vie, j’ai beaucoup parlé de Natashquan afin d’attirer l’attention sur la réalité des limites du Québec.Il reste encore beaucoup à faire pour que tous les Québécois puissent prendre conscience d’eux-mêmes et du pays qu’il occupe.» Par le passé, une corporation locale s’occupait Gilles Vigneault à Natashquan.au moins de diffuser l’œuvre de Vigneault en son propre pays de Natashquan.Mais la corporation a dû fermer ses portes.Vigneault lui-même a racheté le bâtiment qui abritait cette corporation pour en faire finalement un chalet.La Côte-Nord, à cet égard, n’est qu’exemplaire d’une réalité sur laquelle .on ferme trop facilement les yeux: les livres québécois se trouvent souvent mieux en France et en Belgique que dans nos régions.Afin que son œuvre ne dérive pas comme du bois de marée, Gilles Vigneault s’est résolu cette année à créer une fondation vouée à la préservation de son travail et de ses fruits.«La fondation offrira notamment des séjours d'écriture à Natashquan et des bourses pour des étudiants.Lan prochain, si tout va bien, nous lancerons d’abord des sentiers autour du village pour permettre aux visiteurs de découvrir Natashquan, en commençant par ses fameux galets, notre tour Eiffel à nous.» En quelque sorte.Gifles Vigneault souhaite pouvoir conjuguer dès que possible ses vieux «sentiers de pieds» dans une forme adaptée au temps présent du village: l’industrie du tourisme.Plusieurs centaines de milliers de dollars doivent ainsi être consacrés au projet des Sentiers de petit pois.Natashquan, disait son père Willie, c’est aussi grand que Paris.Et c’est aussi construit près d’une rivière.«Mais c’est plus bâti, concédait-il.» Le baromètre du livre au Québec — Librairie « Renaud Palmarès des ventes 2S àu 31 août 2004 Cette semaine Renaud-Bray a vendu 19 101 titres différents.1 Polar DA VINCI CODE V D.BROWN JC Lattès ;l ?Roman Qc N.ARCAN Seuil L 3 Dictionnaire PETIT LAROUSSE ILLUSTRÉ 2005 - 100e anniversaire COLLECTIF Larousse 8 l Sc.fiction P.SÉNÉGAL Al ire : Roman L’OMBRE DU VENT V C.RUIZ ZAFON Grasset 15 i.Roman Qc L.T.-D’ESSIAMBRE Guy Saint-Jean L 7 Dictionnaire MULTIDICTIONNAIRE DE LA LANGUE "‘/îSfts FRANÇAISE V 'SM M.-É.DE VILLERS Québec Amérique 55 S Roman ENSEMBLE, C’EST TOUT T A.GAVALDA Dilettante 6 9 Polar THE DA VINCI CODE V D.BROWN Doubled av '4 10 Polar UNE CHANCE DE TROP H.COBEN Belfond 14 11 Sport LE TOUR DE FOGLIA ET CHRONIQUES FRANÇAISES T P.FOGLIA La Presse i4 1?Polar CRACKING THE DA VINCI’S CODE S.COX Sterling 16 1 Roman Qc L’HISTOIRE DE PI T - Booker Prize 2002 Y.MARTEL XYZ éd.64 14 Psychologie GUÉRIR V SERVAN-SCHREIBER Robert Laffont '1 15 Roman TE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT V M.HADDON Robert Laffont 24 16 Polar LA CONSPIRATION DES TÉNÈBRES V T.ROSZAK le cherche midi J] 1' Santé LA MISE AU POINT 1.LAY Santé action ]b5 Biographie MA VIE B.CLINTON Odile Jacob S 1’ Biographie QUAND IL NE RESTE OUE L’AMOUR.S.HARVEY Publistar :o Roman Qc ÉCHECS AMOUREUX ET AUTRES NIAISERIES M.SIMARD Stanké 2L .M Roman LA PROCHAINE FOIS M.LÉVY Robert Laffont Æ 2Z Santé MÉNOPAUSE, NUTRITION ET SANTÉ V L LAMBERT-LAGACÉ L'Homme 23 Spiritualité LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT V E.TOLLE Ariane 2Ü3 1 Biographie M.-J.MICHAUD Art Global 1 asTyS Assistez à l’émission Porte ouverte Animée par Raymond Cloutier en direct de la succursale Champigny qui reçoit des auteurs, des illustrateurs, des comédiens.Si accursale C hantpitny, 4380, TUB St-Dcnl S «(514 844-258 7 Psychologie QUI A PIQUE MON FROMAGE ?J.SPENCER Michel Lafon 19 .’6 Essais Qc CHAMPLAIN COLLECTIF Seplentrion 3 Guide Qc LES CHAMPIGNONS SAUVAGES DU QUÉBEC V StCARD/UWOUREUX Fides :;i .'6 Polar LA NUIT EST MON ROYAUME M.HIGGINS CLARK Albin Michel U- .'9 Jeunesse HARRY POTTER ET L’ORDRE DU PHÉNIX V J.K.ROWLING Gallimard 39 30 Maternité COMMENT NOURRIR SON ENFANT, 3« édition V L lAMBEKT-lAGACE L’Homme ,'63 3: Roman MALAVITA C22**) T.BENACQUISTA Gallimard L Polar LOS ANGELES RIVER M CONNELLY Seuil .13 Roman ÉCOUTE-MOI V M.MAZZANTINI Robert Laffont ¦ ,14 Polar UNE AMITIÉ ABSOLUE V ).LE CARRÉ Seuil ¦ 36 Nutrition IA BOtTE A LUNCH EMBALLANTE » EM0ND/BRETON Flammarion Qc 157 II- Roman PASCALE V F.De LUCA Varia '¦ Dictionnaire COLLECTIF Le Robert '> -3 FentasbqueOc LES CHEVALIERS D’ÉMERAUDE, U, t.2.t.3 et t.4 A.R0BILLARD de Mortagne M Psycho Qc DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ P M0RENCY Transcontrnental 96 40 Essais MAI DE TERRE V H.REEVES Seuil 20 41 Polar PRIÈRES POUR IA PLUIE V D.LEHANE Rivages .i 42 Jeunesse Oc CHANSONS DOUCES.CHANSONS TENDRES ILivre A DC) V H.MAJOR Fides 153 41 Roman Oc MEILLEURS CONTES FANTASTIQUES QUÉBÉCOIS COLLECTIF Fides 136 44 Polar LES MORTS SOLITAIRES M MARSHALL Michel Lafon 4b Roman Oc LES SŒURS DEBIOIS.1.1 - Chartotte L.T.-O’ESSIAMBRE Guy Saint-Jean 46 T : Coup de Coeur RB : Nouvelle entrte WtËf tt WAiROfA frpw» parution | Plus de 1000 Coups de Coeur, pour mieux choisir.Un réseau de 25 librairies au Québec Tl fi ’’'¦MNMN JACQUES GRENIER LE DEVOIR La Librairie L’Écume des jours, dans le Mile End.LIBRAIRIES BANDE DESSINÉE La mort de Lucky Luke SUITE DE LA PAGE F 1 «Il y a quelques librairies qui nous ont fait savoir qu’elles étaient en difficulté», dit Yvon La-chance, qui espère une intervention du gouvernement dans ce dossier sous peu.Pour Pierre Monet, qui tient depuis 27 ans la librairie Monet, nouvellement rénovée, boulevard Sa-laberry, ces compressions ont fait en sorte qu’il a dû emprunter, plu- tôt que recevoir, l’argent qui a financé les importants travaux qui ont transformé sa librairie en un lieu culturel, où l’on peut désormais, dans un local adjacent, visiter des expositions ou assister à des spectacles.Mais libraire il est et libraire il restera, du moins, on lui souhaite, à lui comme aux autres, pour donner aux livres l’attention qu’ils méritent Le Devoir JEAN-FRANÇOIS NADEAU Il ne fiime plus depuis longtemps déjà, ce cow-boy qui n’a jamais tué personne, mais sa vie tient de plus en plus de la fumisterie.Lancées en 1946 dans le journal Spirou, les aventures de Lucky Luke se vendent encore bien.Tant mieux.Mais fallait-il à tout prix continuer d’ajouter de nouveaux albums sans âme aux anciens?Fallait-il maintenir artificiellement en vie le cowboy, au risque de tuer complètement sa mémoire?Gerra et Achdé, l’équipe de tâcherons à laquelle on doit la nouvelle aventure de Lucky Luke au Québec, n’ont ni le rythme, ni surtout l’esprit qui prédisposait aux aventures originales du héros de Morris et Goscinny.Ils ne semblent jamais vraiment capables d’incarner leur personnage, ni même le monde dans lequel ils prétendent le faire évoluer.Les blagues, poussées à la dizaine, les unes derrière les autres, sont sottes et dépourvues du moindre souffle d’esprit auquel le cow-boy et soq monde nous avaient habitués.A l’évidence, les deux tâcherons ne se contentent que de reproduire à l’à-peu près un personnage qu'ils ne maîtrisent pas.Dans les albums originaux, le lecteur réussissait toujours à apprendre quelque chose sur l’Amérique à travers le calme olympien du cow-boy solitaire: l’existence de Calamity Jane, de Jesse James, de Buffalo Bill, celle encore des grands chefs amérindiens, le tout plongé dans la caricature d’un monde et de sa folie de conquérir brutalement l’Ouest, par tous les moyens.Désormais, rien de cela.Dans La Belle Province, tout au contraire, on navigue sans cesse à la surface d’un présent québécois mal compris, incapable de se projeter plus haut qu'au ras des pâquerettes.L’ensemble est à la mesure de ces Québécois de carnaval qui, sous la plume de Gerra et Achdé, se lancent de la poutine: navrant Mais ce n’est pas que pour cela que cet album est franchement DESSIN ACHDÉ mm très mauvais.En fait, l’esprit gamin auquel s’alimentaient les aventures originales, produites à l’époque du déclin des westerns, ne trouve plus autant d’appuis dans notre époque et à l’évidence, surtout pas dans l’esprit des nouveaux vampires du personnage et de sa fidèle monture.Le tirage de cet album a beau, comme l’annonce le distributeur, être exceptionnel, on se demande bien pourquoi il faut subir le fait qu’un tel héros de notre enfance soit victime de pareil détournement.Et le pire reste peut-être à venir: le duo Gerra et Achdé travaille, semble-t-U, à un prochain album du cow-boy.Pourquoi tenir Lucky Luke en vie malgré lui?Le cow-boy solitaire n'était pas attaché à l’argent, mais ses parents putatifs semblent l’être beaucoup, fl faut se mettre à leur place: les albums du cow-boy se sont vendus à 250 millions d’exemplaires et ils sont traduits en trente langues, des produits dérivés sont sous licence avec plus de 80 fabricants.On en est venu à se dire qu’abandonner un tel mort, ce serait un crime contre les vivants.Pas sûr.Liber I « de vive voix » t Françoise Naudillon Entretiens avec Jean Métellus Des maux du langage à l'art des mots JEOi .HETEUIS LANGAGE 200 pAges, 23 dollar* LIBRAIRIE BONHEUR D'OCCASION Livres d'occasion de qualité ?Livres d'art ?Littérature et de collections ?Philosophie ?Canadiana ?Sciences humaines ?Livres anciens et rares ?Service de presse Faites-nous part de vos desiderata 4487, rue De La Roche (angle Mont-Royal), Montréal 514-522-8848 1-888-522-8848 7 jours 7 soirs de lOhOO à 71 h00 bonheurdoccasion@bellnet.ca www.renaud-bray.coni NOUS NOUS DÉPLAÇONS PARTOUT AU QUÉBEC.POUR L’ACHAT DE BIBLIOTHÈQUES IMPORTANTES. LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 SEPTEMBRE 2 0 04 F 3 ?r Littérature - ROMAN QUÉBÉCOIS ROMAN QUÉBÉCOIS SOURCE BORÉAL Dans Tequila bang bang, la romancière Germaine Dionne explore les relations mère-fille.! y§||s' Mil Une « desperado » de l’amour Germaine Dionne partage depuis 1998 sa vie entre la France et le Québec.Elle a publié sa première nouvelle dans le magazine féministe La Vie en rose en 1986.Elle a continué d’écrire pendant une quinzaine d’années.H y a deux ans, à l’âge de 48 ans, elle a fait paraître un premier ouvrage de fiction, Le Fils de Jimi.Un roman coup-de-poing sur les relations mère-fils.Tequila bang bang est de la même eau.Cette fois, la romancière explore les relations mère-fille.Poignant, brut et intense, écrit dans un style percutant, Tequila bang bang est le roman d’une tragédie familiale.L’écriture, à la fois truculente et mélancolique, violente et subtile, porte des traces de brûlure et des boules de colère.Que recouvre un humour gouailleur.Un concentré de haine et de rancœur Traductrice, Emma a vécu vingt-cinq ans à Montréal.Laissant derrière elle des amours fanées, elle est rentrée dans son village natal «tourné vers la mer».Elle va souvent s’asseoir au Viking bar, devant deux verres de tequila bang bang (cocktail de tequila, sirop de grenadine, Sprite ou 7-Up), pour passer le temps et se libérer de son passé.Emma est revenue avec un drame dans sa tête.Larguée par son vieil amant américain, sa mère débarque dans son existence.Leur coexistence forcée rouvre d’anciennes blessures.Un face-à-face s’engage entre Emma et sa mère qui lui a «pourri la vie».Engueulades, invectives, sarcasmes, sourires venimeux, insultes grossières se succèdent à un rythme d’enfen «Va chier! crie la mère à sa fille.Tu peux crever, j’ai dit».Un concentré de haine et de rancœur.Dans une narration éclatée, sans ordre chronologique, la romancière alterne les souvenirs passés et présents d’Emma.Éjectée dès son enfance de la tendresse de sa mère — «à une certaine époque j’aimais tout d’elle: j’aimais par-dessus tout son sourire même s’il ne m’était jamais destiné» — Emma réclamera «toute sa vie sa ration quotidienne d’amour».Une «desperado de l’amour».En réalité, Emma est une grande amoureuse.Entre les gueules de bois de sa mère, ses frasques sexuelles — le sexe est pour la mère d’Emma une façon d’affirmer sa liberté — et son lot de claques, Emma se réfugie auprès d’un père aimant, mais qui, las d’être cocufié, abandonne sa femme et Emma le jour de ses huit ans.L’action du roman progresse rapidement Dans un enchevêtrement de voix (monologues intérieurs), les habitants du village viennent éclairer des pans entiers de la famille dysfonctionnelle.Manon, la meilleure amie d’Emma, dit qu’elle s’acharne tellement à ne pas vouloir ressembler à sa mère «que bientôt elle ne ressemblera plus à rien».Nono, qui a souvent gardé Emma, esquisse le portrait d’une enfant triste et renfrognée.Il raconte que, un jour alors qu’il caressait son vieux chien, Emma sortit de son silence et le supplia d’une voix étranglée: «“Fais-moi Suzanne Giguère rjm'w comme à ton chien”.Elle avait ensuite sauté en bas de son lit, poussé gentiment Coconut et posé sa tête sur ma cuisse tout en se recroquevillant sur elle-même.» Une langue très sûre Parallèlement à la relation mère-fille explosive, la romancière décrit les démêlés tragicomiques des habitants du village dans des portraits criants de vérité: Georges, l’obsédé sexuel, Nono, «un ravi de naissance!», lequel s’est mis en tête d’écrire ses mémoires «depuis qu'il s’est découvert des talents de plumitif», Thierry, le propriétaire français du bar qui n’arrive pas à «approcher une meuf dans ce pays», le conseiller municipal, «ripou, raciste, retors et vénal».Même si la sexualité côtoie la violence la plus crue et que le village reste enfermé dans ses histoires «de chasse, de pêche et de cul», qu’il s’enroule dans ses outrances et ses blessures, ses désirs inassouvis et ses désillusions, le roman apparaît souvent jubilatoire.Chaque page du roman est une goulée de vie.De plus, Germaine Dionne a un sens de l’image qui appartient d’ordinaire au seul cinéma: la scène où la mère d’Emma assoit sa petite sur sa valise pour la fermer, cette autre où Georges, le «gros dégueulasse», accroche Samuel, «l’universitaire donneur de leçons», aux bois d’une tête d’orignal empaillée dans le bar, ou encore celle, inoubliable, de la mère abandonnée sur la plage dans son fauteuil roulant, à marée montante.La romancière à la plume acérée pratique aussi l’art de la rupture.Après la découverte de la mère d’Emma à demi submergée, presque mourante, Emma déclare: «On a roulé en silence, comme une petite famille un peu alanguie qui rentre de la plage un soir d’été».On pense au roman théâtral de Tchékhov, Les Estivants.Malgré quelques imperfections — une finale abrupte et expéditive — et grâce à des dialogues punchés, à une langue très sûre qui va à l’essentiel, et à une écriture enlevée.Tequila bang bang témoigne d’un style en pleine affirmation.Un roman d’une vérité et d’une émotion dont Germaine Dionne seule semble avoir le secret TEQUILA BANG BANG Germaine Dionne Boréal Montréal, 2004,136 pages ÉCHOS Un légendaire accident C’était un voyage fabuleux, qui a fait couler beaucoup de sang et d’encre.C’est le voyage de Christophe Colomb que Robert Finley décrit dans Les Indes accidentelles, qui vient d’être traduit en français par Ivan Steenhout, aux éditions de la Pleine Lune.Une occasion de revivre avec Colomb les errances d’une boussole, comme le passage des dorades ou des albatros.Les Indes accidentelles a gagné le Cunard First Book Award : en200l.~ Le Devoir ; Américanismes : Jacques Laurin, ancien éditeur des | Editions de l’Homme, est d'abord ; un linguiste.On ne compte plus ; ses efforts pour nous aider à trou-: ver le mot juste et à nous exprimer ; convenablement.11 vient de faire paraître, aux Editions de lllom-; me, bien sûr, Les Américanismes, ! un recueil d’expressions fautives ! — de purs calques de l'anglais — ; utilisées dans la langue courante.; En plus d’enseigner, Jacques Lau-; rin agit désormais à titre de I conseiller en matière linguistique | auprès des journalistes de Radio- ; Canada.- Le Devoir ! * Pierre Bertrand Lintelligence du corps 246 page*, 23 dollar* L inteliige SI J Kj Almn l>< Une enfance à l’eau d’érable Un premier roman maîtrisé et prometteur d'Eric Dupont CHRISTIAN DES M El' LES Coincée dans la vallee de la Matapédia, au coeur de la Gaspésie, la petite ville d'Amqui devient, sous la plume alerte d’Eric Dupont, un territoire fantastique, un plateau transylvanien, le royaume sans limites d'une enfance dorée.Un autre paradis perdu ramené à la surface du souvenir à coups de délire verbal et d'invention sensible.1971.Aux prises avec un bébé impossible à rassasier, une mère désespérée et un peu coupable ajoute un filet de sirop d’érable au mélange lait-Ta-blum qui coule de la bouteille du nourrisson.Et d’un seul coup, c’est la révélation: «C’est Chartres, ce sont les Alpes, c’est Bernadette Soubirous dansant la samba, ce sont Bhopal et Tchernobyl, la conquête du pôle, les petits chanteurs de Vienne sur /’ecstasy, le Requiem de Mozart en quadraphonie.» C’est l’heure zéro.Sans le savoir, sa mère vient de créer un monstre, une dent creuse, une éponge à sucre avide de plaisir.A l’âge tendre de dix mois, face à la toute première de ses dépendances, notre héros en arrive déjà à une inévitable conclusion: «Primo: seul le sucre rend l’existence supportable.Secundo: les gens se divisent en deux groupes, ceux qui vous donnent du sucre et ceux qui vous le refusent.Tertio: ce dernier groupe inclut une faction très inquiétante, ceux qui vous enlèveront le sucre.» Multiplier à tout prix les sources de sucre (voisins, voisines), jouer les uns contre les autres, manipuler à volonté: tout devient dès lors permis afin de nourrir sa dépendance.Le roman est un témoignage de la défaite des «voleurs de sucre» et une mise en garde édifiante à l'intention des générations futures.Un jour, le petit Eric découvre qu’il est possible d’échanger des bouteilles vides contre des bonbons au coin de la rue: «Cette nouvelle a eu sur moi l’effet de la découverte de la pénicilline dans un bordel parisien».1^ «roulotte aux bonbons» devient alors le centre du monde.L’alpha et l’oméga de ce territoire réduit de l’enfance — tout à la mesure de ses petits pieds.Entre les cures de désintoxication et les régimes à haute teneur en légumes, le petit Eric et sa sœur arpenteront sans répit et avec sérieux leur royaume sucré, au gré d’expéditions punitives contre les «voleurs de sucre», de mauvais coups variés et de petites vengeances.Découvrant un jour que les légumes viennent de chez la voisine (qui cultive un potager leur semblant immense) , ils se livreront à un saccage en règle qui leur vaudra quelques privations.Puis, à quatre ans, c’est le grand dérangement, la vie qui nous happe.L’éclatement du territoire de l’enfance que l’on croyait sans limites — alors qu'au bout de la rue seulement commence un autre monde.Alors que c’est pour la plupart d’entre nous le debut des véritables souvenirs, ce déménagement sonne pour le petit Eric la fin de la première enfance.«C’est ainsi que l’enfance est un âge d'or.On vous craint, on vous menage, on enfile des gants blancs.Ensuite, les choses se gâtent.» Comme les dents.Né en 1970 en Gaspésie, comme son narrateur, l’auteur est enseignant et traducteur.Il vit aujourd'hui à Montréal.Une intelligence affinée, un humour permanent et féroce, une voix distincte: Eric Dupont nous montre, avec une première œuvre réussie, qu’il possède l’essentiel afin d’exister et de se faire remarquer.Mais avec toutefois quelque chose d’accessoire, par le thème et le traitement délibérément ludique, qui nous hiisse quelque peu sur notre faim — comme le font desserts, sucreries et autres bonbons.Mais assurément prometteur.VOLEURS DE SUCRE Eric Dupont Marchand de feuilles Montréal, 2004,166 pages MATHIEU TELUÉR °* ?', ; Eric Dupont *\Xvm Dubé Danie En 1970, pendant que le Québec est secoué par la Crise d’octobre, un jeune couple de Québécois séjourne dans une petite ville de l’Espagne qui vit les dernières années de la dictature franquiste.Un roman i actuel, sensuel et fascinant qui rjw évoque une jeunesse rêvant d’un monde différent, jjip Les olives noires WÊm a valu à son uulem le piix K, Robert-Cliche 1984.,eis olives noires TYPOK www.edtypo.com Québec Amérique félicite ses auteurs Marii- l ninr iitc I lélxit Le t ici tombe à (ùte \A I hutT
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