Le devoir, 25 octobre 2008, Cahier A
Pas de pouvoir pour les libéraux sans unité Céline Hervieux-Payette demande aux « mémères» de se retrousser les manches plutôt que de critiquer HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Elle est peut-être contestée, mais elle n’a pas l’intention de démissionner.La sénatrice Céline Hervieux-Payette, la lieutenant de Stéphane Dion au Québec, demande aux •mémères» de se retrousser les manches plutôt que de la critiquer et de déstabiliser encore plus le parti.En dépit des reproches, elle rappelle qu’eUe a réussi à améliorer les scores électoraux du Parti libéral dans la province.Dans une entrevue exclusive accordée au Devoir hier, la lieutenant de Stéphane Dion au Québec a décidé de répondre à ses adversaires qui la critiquent en coulisses depuis sa nomination il y a moins d’un an.Une rencontre du Conseil de direction du PLC doit avoir lieu lundi et compte blâmer la sénatrice.Céline Hervieux-Payette annonce qu’elle reste en poste tant que le chef n’en décidera pas autrement «]’ai le poste, je n'ai pas l’intention de démissionner.Tous ceux qui me connaissent savent que le mot démission n’existe pas dans mon vocabulaire.» Le personnage, réputé pour son caractère cassant et abrasif, a détourné certains organisateurs qui ont préféré rester chez eux ou participer à la campagne de leur candidat local plutôt que d’aller donner un coup de main à la campagne nationale du PLC pendant les VOIR PAGE A 12: LIBÉRAUX ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Vol.X C I X N LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2008 2,44I+taxes=2,75$ La bataille du Deep South g m-.: U Barack Obama réussira-t-il à percer ce bastion républicain Pj marqué au fer rouge par un passé ségrégationniste ?GUY TAILLEFER Memphis, Tennessee — Dimanche matin, à la First Unitarian Church of Memphis, une belle église dont la façade toute en fenêtres donne pour la plus grande paix intérieure de ses fidèles, blancs pour la plupart, sur les eaux tranquilles du fleuve Mississippi.«Tous les Blancs du Sud ne sont pas des rednecks, vous savez», toit poliment remarquer Daney Kepple.Dans le parking de l’église, ô surprise, les autocollants sur les pare-chocs, y compris celui d’une belle Jaguar, n’affichent pas la tête de «pitbull» Sarah Palin, mais prêchent pour le ticket Obama-Biden.Votre position sur l’avortement?«Je suis pro-choix, dit la dame, comme probablement la majorité de nos 500 membres.» Autre surprise: le point de vue est éminemment minoritaire dps la constellation des églises protestantes américaines, dominées en décibels par le militantisme «bruyant» — le mot est de Mme Kepple — des évangélistes qui ont élu George W.Bush.Le pasteur qui prononce l’homélie ce jour-là est Brooks Ramsey, mis à la porte de la Southern Baptist Convention (SBC) dans les années 80, alors qu’U vivait à Dallas, pour ses positions trop libérales.Son sermon est tout sauf idéologique: allusions nombreuses à la crise économique, éloge de ce monument de dignité humaine qu’est Nelson Mandela.Au demeu-rant, il est facile d’être trop ouvert d’esprit aux yeux des fondamentalistes dç la SBC, la principale congrégation protestante aux Etats-Unis avec ses 16 millions d’adhérents: il a fallu attendre avril 1995 pour qu’elle renonce officiellement à utiliser la bible pour justifier l’esclavage, pourtant aboli depuis 1862, et le supréma-cisme.«Tout baigne dans le religieux ici, tout tourne autour de l’église», affirme le très laïque Québécois Philippe Paré, qui travaille comme chercheur depuis bientôt cinq ans chez Medtronic, une entreprise de Memphis spécialisée en haute technologie médicale.Il y a quelques Africains-Américains dans l’église de la Unitarian — et cette présence, si clairsemée soit-elle, est l’exception qui confirme la règle dans ce Sud américain qui panse encore silencieusement les plaies de la ségrégation.«L’heure la plus ségréguée dans l’Amérique chrétienne est de 11 heures à midi le dimanche matin», déclarait le révérend Martin Luther King il y a 45 ans, pour déplorer que Noirs et Blancs ne se réunissent pas dans les mêmes églises.Cette séparation existe toujours, opine le politologue Doug Imig, de l’Université de Memphis.Mais elle ne dit pas VOIR PAGE A 12: BATAILLE i Que Dieu bénisse ce qu’il reste de l’Amérique ¦ Pour qui aurait voté William Faulkner?¦ McCain compte sur le sprint final '% La chronique de Luc Lavoie: La bataille de l’Ohio ¦ Démêler les sondages, passe-temps des Américains > pages Al O, Ail et B8 AGENCE FRANCE-PRESSE CRISE FINANCIÈRE Wall Street limite les dégâts Les parquets nord-américains échappent à la panique qui a touché l’Asie et l’Europe ¦ À lire en page B 1 INDEX Actualités.A3 Annonces.B 10 Avis publics.B 7 Bourse.B 4 Carrières.B 6 Décès.B 10 Économie.B 1 Éditorial.C 4 Idées .C 5 Monde.B 8 Mots croisés.D 4 Météo.B 10 Perspectives.C 1 Rencontres.I) 2 Sports.B 11 Sudoku.B 7 Un starchitecte pour le 2.22 « Je sens que Montréal est peut-être mûre pour s’activer à nouveau avec une certaine ambition», estime le célèbre Paul Andreu STÉPHANE BAILLARGEON Kansaï (Japon) et Sanya (Chine).Le concep- Ateur du terminal français du tunnel sous la ux audacieux, la fortune.et quelques Manche et de l’Arche de la Défense, à Paris, dépenses, aussi.Au printemps der- L’architecte du tout récent et très sublime nier, Clmstian Yaccarim, qui dirige la Grand théâtre national de Pékin, un œuf de Société de développement Angus verre et de titane de quelques centaines de (SDA), a «ose écrire» un coumel à Paul Andreu millions de dollars déposé sur un lac artificiel, pour lui proposer Si ceci ressemble à un tout de mari tu, visite/ mot h sco tirante k.ca ou appelé/ le l Him 31*3-1004.Lti joliiiiiw pat 1rs Hitilhs HAMEL « METHE CHARLES GILL Réunis, classés et annotée û’après les originaux W pages-30$ ISBN 978-2-7601-7043-8 GUERIN.Ilttornturo 514-842-3481 Découvrez ce oomtre et poste haut en couleur qui.par ses confidences, se Dure.En vente dans toutes tes lihraines I a tarifir.ntion ost iii(1ji|tiùi} sous tusotvu iln iniMtilicatums 496577560^4935 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2008 A 4 LES ACTUALITÉS Colloque sur la responsabilité sociale des entreprises et l’environnement André Boisclair souhaite un débat de société L’ancien ministre croit qu’il faut rajeunir la Loi sur la qualité de l’environnement PEDRO RUIZ LE DEVOIR FABIEN DEGLISE Plus de 20 ans après son adoption, la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) gagnerait désormais à être modernisée par Québec afin de lui permettre de mieux faire face aux nouveaux besoins en matière de protection de l’environnement.C’est du moins ce qu’estime André Boisclair, l’ex-ministre de l’Environnement, aujourd’hui consultant indépendant en responsabilité d’entreprise et développement durable.Selon l’ancien chef du Parti québécois (PQ), le Québec a su «innover il y a 20 ans en adoptant cette loi mais aussi en mettant en place le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)», a-t-il indiqué au Devoir.«Le BAPE est d’ailleurs une grande réussite.Mais la loi, avec toutes ses vertus, elle, n’a pas été revue depuis longtemps.Et il serait temps d’y penser», poursuit l’ex-politicien qui va prendre part la semaine prochaine à un grand colloque organisé à l’Université de Montréal par le Centre de recherche en droit public (CRDP) sur le thème «La responsabilité sociale des entreprises et l’environnement».André Boisclair estime qu'un débat est nécessaire sur la refonte de la LQE pour mieux l’inscrire dans l’air du temps.«Actuellement, face à l'environnement, nous sommes face à des groupes qui craignent la déréglementation et d’autres qui s’inquiètent de voir trop André Boisclair de réglementations, poursuit-il.Dans ce contexte, tout le monde se regarde sans vouloir avancer.Et c’est dommage.Il est donc temps de se montrer audacieux, et un débat va servir à ça.» En réfléchissant sur les ajustements souhaités, le nouveau consultant, qui dit travailler aujourd’hui «pour des clients privilégiés» à Montréal, Toronto et Calgary, mentionne que Québec devrait par exemple «encourager les entreprises à l’utilisation des meilleures technologies pour réduire les rejets [de contaminants] dans l’eau, l’air et le sol et favoriser ainsi un plus grand respect de l’environnement».L’évaluation «de la capacité d’un [environnement donné] à accueillir un projet [de développement]» pourrait également être renforcé.M.Boisclair croit que la crise économique actuelle risque d’ailleurs d’être un atout de taille, dans une refonte de la LQE, mais également dans l’adoption de mesures plus vertes par les entreprises.«La refonte du capitalisme, souhaitée par certains, va peut-être donner de bonnes occasions à des entreprises qui voudraient prendre un virage vert plus significatif, dit-il.Le contexte actuel va accentuer les questionnements sur la gouvernance et la gestion des risques.Les investisseurs vont aussi avoir des demandes de plus en plus sophistiquées» en matière de réduction des coûts, par exemple, un secteur où l’environnement peut désormais être mis à profit «Le respect de l’environnement a longtemps été vu comme une dépense», poursuit le consultant, qui avoue avoir tourné définitivement la page de la vie politique.«Mais, quand on associe ça à l’efficacité énergétique ou à la réduction des emballages, par exemple, cela peut devenir un investissement.» Conjuguer développement économique et écologie, l’idée risque de faire du chemin au cœur des réflexions proposées par la CRDP.En vrac, il doit y être question de la gestion des risques environnementaux par les institutions financières, des programmes de responsabilités sociales dans les entreprises, de la consommation éthique, des poursuites stratégiques contre la mobilisation publique (SLAPP).Entre autres.«Le débat sur tous ces sujets est nécessaire, résume Karim Benye-khlef, directeur du Centre de recherche.Aujourd’hui, la société civile et le marché sont de moins en moins inscrits dans une logique d’opposition systématique.Ils participent même à l’élaboration des mécanismes de protection de l’environnement ensemble», dans des instances internationales, des forums de discussion et, dans le cadre de ce colloque qui prend son envol lundi matin à Montréal.Pour deux jours.Le Devoir POUR ÉPARGNER, VOUS ÊTES À LA BONNE PLACE.LE NOM LE DIT: EPARGNE r ; CONTINUEZ LA BELLE VIE Découvrez nos produits d’épargne et de retraite: • Obligations à taux progressif • Obligations à taux fixe • Obligations à escompte • Obligations Sécuri+ • Obligations boursières • Obligations d’épargne • Épargne Flexi-Plus • Plan Épargne Périodique par prélèvements BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER + Capital garanti à 100% par le gouvernement du Québec.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.EPARGNE PLACEMENTS QUEBEC 1800463-52291 VOS ÉCONOMIES GARANTIES À 100 % www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec E3E3 C3E3 La Romaine Les groupes écologistes songent à boycotter le BAPE LOUIS-GILLES FRANCŒUR Plusieurs groupes écologistes importants du Québec vont se consulter au cours de la fin de semaine pour déterminer s’ils vont boycotter la consultation que tiendra à compter de lundi le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le complexe hydroélectrique projeté par Hydro-Québec sur la rivière Romaine.Un tel boycottage constituerait une première depuis 28 ans qu'existe le BAPE, et cela consacrerait une baisse de crédibilité de cet organisme, sinon une rupture politique majeure, qui couve depuis deux ans et qui s’est aggravé avec les dernières grandes audiences comme celle de Rabaska.«Si ça continue comme ça, confiait au Devoir un des leaders environnementaux au cœur des pourparlers de la fin de semaine, on va laisser les Chambres de commerce coucher en public avec le BAPE et Hydro-Québec.On ne m pas leur donner de caution.S’ils veulent à tout prix faire des projets de m., ils pourront les faire au m et au su de tout le monde, sans ambiguïté.Nous, on va faire la bataille ailleurs.» Plusieurs des grands groupes qui songeaient en effet à participer à cette audience sont depuis des mois convaincus que le BAPE et ses commissaires, d’entrée de jeu, «penchent comme des tours de Dise du côté du pouvoir et du promoteur».Ils sont convaincus, en ce début d’audience ,que l’hypothèse d’un rejet de ce projet n’a pas le même poids que l'hypothèse de le réaliser, contrairement à l’éthique de neutralité qui devrait prévaloir et se traduire par un réel exercice critique.Mais plusieurs autres problèmes concrets ont vicié davantage le processus.Ainsi, la commission responsable du projet a décidé de ne siéger qu’à Havre-Saint-Rerre, alors que de nombreux intervenants se retrouvent dans le sud du Québec.Jus-qu’ici, plusieurs commissions d’évaluation environnementales ont pourtant tenu des audiences au nord comme au sud pour des projets hydroélectriques en régions nordiques.Même s’il s’agissait de projets régis par la Convention de la Baie-James, un projet comme celui de la Romaine s’y apparente, selon les groupes qui rejettent l’approche du BAPE, lequel regarde aujourd’hui les projets relevant de sa compétence comme des projets «locaux» qu’on ne peut traiter que sur place.Les groupes environnementaux de Québec et Montréal, qui n’ont pas les moyens de passer deux semaines à Havre-Saint-Pierre, estiment pour leur part avoir autant leur mot à dire sur les ressources nordiques que les populations locales puisque ces cours d’eau font partie du patrimoine collectif, expliquait un militant de Nature-Québec.Les écologistes québécois sont furieux de la décision du BAPE de s’en tenir à une retransmission audio sur Internet des audiences.«Personne ne pourra ainsi suivre les explications sur un document que quelqu’un commentera pendant les audiences.B n’y a aucune raison pour que les gens du sud du Québec aient accès à une information tronquée», expliquait un membre de la Fondation Rivières.Le Devoir a obtenu copie d’une lettre qu’adressait John Burcom-be, du groupe Au Courant, la semaine dernière au président de l'audience, le commissaire Michel Germain, pour lui rappeler qu’il y a 15 ans ce dernier siégeait à la commission d’évaluation du projet Saipte-Marguerite 3 (SM-3).À cette époque, écrit John Bur-combe, «la première partie de l’audience était télédiffusée en direct, notamment sur la Côte-Nord, à Québec et à Montréal.En même temps, la population avait la possibilité de poser des questions à la commission par téléphone, sam frais».Maintenant, ajoute John Bur-combe, le BAPE se dit incapable d’en faire autant pour un projet deux fois plus important en puissance et doté de quatre barrages, alors que les technologies de l'information ont fait des pas de géant depuis cette époque.Quinze ans plus tard, le BAPE, dit-il, offre au public un service «effectivement moindre que celui offert en 1993!» M.Burcombe aurait pu ajouter qu’une décennie auparavant le BAPE offrait déjà une retransmission provinciale des audiences sur la tordeuse de bourgeons d’épinettes.Le Devoir POUR HOMME U I GUCCI THE NEW FRAGRANCE FOR MEN LE DEVOIR, LES SAM EDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2008 A (î LES ACTUALITES Recomptage judiciaire Les libéraux reprennent Brossard aux bloquistes HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Et un de plus! Triste consolation pour le chef libéral Stéphane Dion, mais son parti a finalement remporté un siège de plus au Québec.Au terme d’un dépouillement judiciaire, le candidat libéral Alexandre Mendes a finalement délogé le député bloquiste sortant Marcel Lussier dans la circonscription de Brossard-La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal.Le PLC a gagné par seulement 69 voix, 19 103 contre 19 034.Un recomptage avait eu lieu parce qu’il n’y avait qu’un écart de 102 voix entre les deux candidats.Cette nouvelle sera un léger baume pour le Parti libéral.D aura ainsi pu remporter deux sièges de plus au Québec que ce qu’il détenait déjà avant les élections.Au lancement de la campagne, les li- béraux avaient 11 sièges au Québec, mais leur château fort de Westmount était vacant à la suite du départ de Lucienne Robillard.Au terme de la campagne électorale, ils en ont donc 14.Le Parti libéral a battu le Parti conservateur pour la seconde place au Québec, tant pour les suffrages exprimés (23,7 % pour les libéraux contre 21,7 % pour les conservateurs) que pour les circonscriptions ravies.La formation de Stephen Harper en a conservé 10.Quatre autres dépouillements judiciaires sont en cours: deux en Ontario et deux en Colombie-Britannique.Dans trois des quatre cas, les libéraux l’ont emporté de justesse devant l’adversaire conservateur.Dans le quatrième cas, c’est l’inverse qui est arrivé.Le Devoir Enseignement religieux ou éthique et culture religieuse Les Québécois seraient favorables au libre choix C LAI RAN D RÉ E gieux ou moral, cela les met hors CAUCHY d’eux.C’est là que les adhésions Plus des deux tiers des Québécois sont favorables à l’idée de laisser les parents choisir entre l’enseignement religieux confessionnel et le tout nouveau cours d’éthique et de culture religieuse.C’est du moins ce qui ressort d’un sondage réalisé par la firme Léger Marketing pour le compte de l’Association des parents catholiques du Québec.A la question «Seriez-vous en accord avec le fait que les parents aient le choix entre .l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse?», 69 % des 1076 répondants et 72 % des parents ont répondu «oui».Le porte-parole de la Coalition pour la liberté en éducation (CLE), qui organisait la semaine dernière une manifestation pour contester le caractère obligatoire du cours d’éthique et de culture religieuse au primaire et au secondaire, se réjouit d’un tel coup de sonde.«Quand les parents apprennent qu’ils perdent un droit de regard sur l’éducation de leurs enfants, qu’ils ne peuvent plus choisir l’enseignement reli- montent rapidement», observe le porte-parole de la CLE, Richard Décarie.Faisant écho aux récents propos tenus par Mgr Ouellet dans une revue italienne, M.Décarie dénonce l'obligation de suivre un cours qui traite des grandes religions: «Le Québec est en train de créer un précédent à l’échelle de la planète sur la liberté de choix.» Des parents ont d’ailleurs déposé une requête devant les tribunaux pour contester le caractère obligatoire du nouveau cours.Le tribunal de Drummondville devrait définir un calendrier pour la tenue des audiences sur la re-quçte le 6 novembre prochain.A la mi-septembre, un autre sondage, également réalisé par la firme Léger Marketing, avait montré que 52 % des Québécois jugeaient préférable que les enfants suivent le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse, contre seulement 16 % qui favorisaient l’enseignement religieux confessionnel.Quelque 29 % auraient cependant préféré que l’enseignement de la religion soit totalement absent de l’école.Le Devoir DROIT IMMOBILIER Christiane Bamabé, Avocate Mon expérience et mon professionnalisme à votre service.5i4.495.8i5O www.droitimmobüier.ca Forage au fond des océans Percer la Terre et ses secrets Une conférence de Benoît lldefonse Président du comité scientifique lODP-France et directeur de recherche au CNRS, à l'Université Montpellier 2, Les fonds marins contiennent-ils de nouvelles formes d'énergie exploitable?Comment leur géologie nous renseigne-t-elle sur le fonctionnement de notre planète, sur l'évolution du climat et sur les risques sismiques?Découvertes du programme intégré de forages océaniques (I0DP).Jeudi 30 octobre à 19h Adultes: 6$, étudiants et aînés: 2$ Amphithéâtre du pavillon Sherbrooke de l'UQAM 200, rue Sherbrooke Ouest @1 Métro Place-des-Arts RÉSERVATIONS : www.coeurdessdances.uqam.ca LE DEVOIR Çpl*B-^t-H= e a • • * cœur des sciences uqAm • a OSM: l’opposition s’inquiète du gonflement de la faeture KATHLEEN LÉVESQUE Action démocratique et le r Parti québécois constatent un certain relâchement dans les dossiers que le gouvernement a engagés sur la voie des partenariats public-privé (PPP).La critique pointait jusque-là le CHUM, et maintenant, la future salle de concert de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM).«Ce n’est pas le PPP comme tel qui m'inquiète mais plutôt le laxisme qui semble s’être installé.Sur le plan rationnel, ça n’a pas de bon sens.Ça ressemble à des largesses préélectorales: sky is the limit», a commenté hier le député adéquis- te Gilles Taillon.Du côté péquiste, le député Sylvain Simard estime que «l’acharnement du gouvernement libéral à imposer le mode PPP se transforme en véritable cauchemar.A l’Agence des PPP, on ne contrôle plus les coûts.Ça ressemble un peu à un bar ouvert», a-t-il souligné.Les partis d’opposition réagissaient ainsi aux révélations du Devoir concernant le projet de construction de la future salle concert, pour lequel le gouvernement a fait sauter le plafond budgétaire.A l’origine, la salle devait coûter 105 millions de dollars.Au lancement de l’appel de proposition, il s’agissait d’un projet de 266 millions.Le mois dernier, le Conseil du trésor a éliminé ce plafond à la demande des trois consortiums qui sont dans la course au PPP Hier, au cabinet de la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, on assurait qu’il n'y avait aucun risque de dérapage puisque si le projet choisi devait dépasser les 266 millions, le Trésor devra approuver le budget.«Au delà de 266 millions, les soumissions seront pointées défavorablement», a expliqué l’attachée de presse de la ministre, Catherine Poulin.Pour Sylvain Simard, il est clair qu’une «fois que le gouverne- ment a le bras dans le tordeur, il est prisonnier de son propre système.Et les soumissionnaires peuvent le faire danser à leur guise alors que les PPP n’ont pas permis de contenir les coûts ni d’aller plus vite», a-t-il renchérit Monique Jérôme-Forget a toujours ardemment défendu la formule des PPP.«Ce n’est pas sorcier, disait-elle au Devoir l’année dernière.C’est la discipline, la rigueur, c’est l’obligation de réfléchir avant d’agir, c’est l’obligation de faire nos calculs avant de démarrer, c’est l’obligation de déterminer où sont les risques et qui va les assumer.» Le Devoir DE RABAIS TERROIRS EEt La modération a blan melllour goût.Titulaires de permis, agences de la SAQ, Comptoirs Vin en vrac, SAQ Signature et SAQ DépAt exclus.Promotion également offerte dans SAQ.COm.Cette promotion est en vigueur les 25 et 26 octobre 2008 seulement et s'applique uniquement aux boissons alcoolisées fabriquées au Québec à partir de produits des terroirs du Québec offertes en succursale, à l’exception des produits du Courrier vinicole.18 ans et plus.Achats non cumulatifs.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.Aucune mise de cflté n'est acceptée.PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS SAO I l r LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2 0 0 8 A 8 LES ACTUALITÉS Crise financière et régimes de retraite L’équilibre financier de Québec est menacé, selon le maire Labeaume ci* ,%sâ.* , V-jfi Emplois saisonniers La FTQ tente à nouveau de syndiquer les travailleurs mexicains ISABELLE PORTER Québec - L’administration Labeaume déplore l’impact «catastrophique» de la crise financière sur ses régimes de retraite et sur son budget Hier, elle a saisi cette occasion pour accroître la pression sur ses employés dont les régimes de retraite lui coûteraient déjà trop cher.«On peut dire sans exagérer que la crise financière a un effet catastrophique sur les rendements des fonds de retraite de la Ville», a déclaré le maire, Régis Labeaume.Devant Mre face à une baisse de 18 % des rendements de ses régimes de retraite, la Ville de Québec prévoit un déficit au régime de retraite de 535 millions de dollars et un manque à gagner de 64,7 % dans son budget, soit T’équivalent d’une hausse de taxe potentielle de 92 %.Comme solution, le maire renvoie la balle aux syndicats, avec lesquels les négociations s’enlisent depuis des mois.La situation, dit-il, «justifie encore plus que jamais les demandes faites aux syndicats des employés de la Ville.La Ville est littéralement en train de se ruiner pour financer la retraite de ses employés».L’administration demande à ses employés de limiter le nombre de congés de maladie payés et surtout une contribution à parts égales aux régimes de retraites.Dans certains corps de métiers, la Ville assume jusqu’aux deux tiers des contributions.Or, reconnaît M.Labeaume, même si les syndicats acceptaient toutes ses demandes, cela ne compenserait que 10 % du manque à gagner provoqué par la crise.Cette sortie n’a pas manqué de susciter l’indignation des syndicats, qui remettent en cause les chiffres présentés par l’administration municipale.«La Ville joue avec les chiffres pour mettre de la pression sur les syndicats», dénonce Jean Gagnon, du Syndicat des cols blancs.Les impacts de la crise, plaide-t-il, se limiteraient plutôt à 7 % de baisse pour l’année' 2008.Quant au chiffre de 18 % avancé par la Ville, il ne représente qu’un mois, dénonce-t-iL «Cest alarmiste et exagéré et c’est une bien mauvaise stratégie de négociation.» Même son de cloche du côté de la Fraternité des policiers, qui invite aussi aux nuances et dit vouloir consulter ses actuaires avant de commenter le fin détail des chiffres avancés par la Ville.«Ce n’est pas la foute des syndiqués si l’économie va mal», a déclaré le président de la Fraternité, Jean Beaudoin.«Les fonds de pension, ça ne se joue pas sur m jour ou sur m mois, c’est du long terme.» Nathalie Normandeau Dans le communiqué émis hier, la Ville évoquait une rencontre à venir avec les fonctionnaires du ministère des Affaires municipales pour trouver des solutions au problème.Or, devant les journalistes, le maire s’est montré peu disposé à s’exprimer sur ce sujet D’après son directeur général, Alain Marcoux, la Ville pourrait réclamer des assouplissements aux règles comptables édictées en 2007, lesquelles obligent les villes à transférer leur déficit sur le compte de taxe de l’année courante.«Est
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