Le devoir, 30 octobre 2008, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR, LE JEUDI 30 OCTOBRE 2 0 0 K B LE MONDE ICAINE JASON REED REUTERS Barack Obama lors d’une rencontre hier à Raleigh, en Caroline du Nord.''Ai.* iy-.' ,r?* Â : ! m ;#AS*Ck«fc,M ‘‘•cy : Au cas où Obama serait élu Les patrons américains réajustent leur tir La répartition des dons aux candidats a été revue cette année SYLVAIN CYPEL New York — Si même l’industrie pharmaceutique s’y met, c’est que l’enjeu est grave.Depuis 25 ans, elle était, avec l’industrie pétrolière, un pilier du financement républicain.Elle avait contribué près de trois fois plus au financement de la campagne de George Bush contre Al Gore en 2000; et encore deux fois plus en 2004, lorsqu’il affronta John Kerry.Or cette fois, la différence est très ténue: 51 % de sa manne va au candidat républicain John McCain, 49 % au démocrate Barack Obama.Mais il y a plus: cette année, le lobby des compagnies pharmaceu- tiques, le PhRMA (Pharmaceutical Research & Manufacturers of America), a réparti ses 13,2 millions de dollars alloués aux élections pour le renouvellement de la Chambre des représentants entre trois républicains et.25 démocrates! «L’industrie du médicament s’adapte au coup de poing démocrate annoncé», titrait le 24 octobre le Wall Street Journal.C’est-à-dire à la possible accession à la présidence d’un homme qui promet une vaste réforme du système de santé et dont le parti dominerait sans conteste la Chambre et le Sénat Pour les patrons américains, plus qu’un soutien personnel, financer une campagne est d’abord un pari stratégique qui vise à préserver les intérêts de leur entreprise.Les lobbies, eux, contribuent à promouvoir les intérêts généraux du secteur qui les rémunère.Généreux donateurs L’industrie pharmaceutique, par exemple, cherche à éviter ou à limiter un encadrement public du prix des médicaments (du moins des plus courant), aujourd’hui libre.Les grands laboratoires craignent l’attribution de pouvoirs étendus à la FDA leur autorité publique de contrôle.Ils craignent de voir leurs publicités limitées, ou qu’une nouvelle administration cède à l’exigence des associations de consommateurs de faciliter les plaintes contre les médicaments nocifs ou sans effet En contribuant financièrement à une élection, les entrepreneurs se donnent les moyens de rappeler au président ses engagements et de se garantir des défenseurs parmi les élus.Voilà pourquoi tous les secteurs «donnent» aux deux partis: parce qu’il est important d’être bien placé auprès de la fonnation dominante, mais aussi d’avoir des relais dans l’opposition.Le fonctionnement des institutions américaines, où le parti minoritaire peut empêcher l’adoption d’une loi tant qu’elle n’obtient pas 60 suffrages (sur 100 membres) au Sénat, fait que détenir un «levier» daps l’opposition est essentiel pour gagner une décision ou l’empêcher.M.Obama insiste sur le fait que sa campagne refuse l’argent des lobbies.Mais qui rencontrait-il, il y a une semaine, pour un dîner privé chez Robert Wolf, président de la banque UBS aux Etats-Unis?La dizaine de patrons qui étaient invités dirigent des banques ou des hedge funds, sauf deux: Leo Corbett, du directoire d’EMI Music, et Orin Kindler, directeur-général de la société pharmaceutique Pfizer.La présence de ce dernier détonnait aux côtés de représentants de la finance et du spectacle, qui figurent parmi les secteurs les plus généreux en faveur du sénateur démocrate.Grossièrement, on peut dire que les sphères d’activité émergentes sont plutôt «obamistes», celles de la «vieille industrie» plutôt contre.Ainsi, le secteur pétrolier finance M.McCain à 76 %, l’environnement, M.Obama à 92 %.De nouveaux appuis Traditionnellement, l’automobile et le transport aérien sont républicains (et leurs syndicats, historiquement puissants, de gros contributeurs démocrates).Cette année, l’énergie, les banques de dépôt, l’assurance, le tabac financent essentiellement les républicains, la téléphonie et la pharmacie aussi, dans une moindre mesure.La finance, le spectacle, les professions juridiques sont favorables à M.Obama, et plus encore l’informatique et Internet.Frères ennemis, Bill Gates (Microsoft) et Eric Schmidt, le PDG de Google, se sont clairement engagés de son côté.Mais plus que la répartition des mannes, son évolution tendancielle est significative de l’attitude du patronat américain.Dans tous les cas, M.Obama est bénéficiaire.Deux exemples: l’assurance avait versé les deux tiers de ses donations à George Bush en 2004, elle n’en a versé que 55 % à M.McCain.A l’inverse, l’informatique avait réparti sa manne 52 %48 % en faveur de John Kerry il y a quatre ans, cette année elle privilégie M.Obpma à 64 %.À l’évidence, le patronat américain se prépare à voir entrer le can-didat démocrate à la Maison-Blanche.En une période où, après les banques, les constrqcteurs automobiles appellent l’Etat au secours — en attendant les compagnies aériennes, la plupart au bord de la faillite —, beaucoup de ses membres commencent à penser que le plan démocrate «étatique» de sortie de crise ne serait pas obligatoirement une catastrophe.Le Monde En contribuant financièrement à une élection, les entrepreneurs se donnent les moyens de rappeler au président ses engagements et de se garantir des défenseurs parmi les élus Le chassé-croisé se poursuit Cap sur la Floride McCain accuseObama de «redistributionnisme» BRIAN SNYDER REUTERS John McCain s’est rendu dans un centre de rénovation à Miami, hier.Washington — Les candidats à la Maison-Blanche ont continué hier leur chassé-croisé sur les terres où se jouera l’élection présidentielle du 4 novembre.Lors d’un rassemblement à Miami, M.McCain a repris son thème de campagne dominant, accusant son adversaire de défendre un programme de «redistribution des richesses» et de vouloir lourdement imposer les petits entrepreneurs.«Le sénateur Obama est-candidat pour être le redistributionniste [sic] en chef, je suis candidat pour être commandant en chef.Le sénateur Obama est candidat pour redistribuer la richesse, je veux créer davantage de richesse.Le sénateur Obama est candidat pour punir le succès.Je suis candidat pour que tout le monde puisse connaître le succès», a asséné M.McCain.«D’ici la fin de la semaine, M.McCain va m’accuser d’avoir été un agent communiste pour avoir partagé mes jouets au jardin d’enfants», a rétorqué M.Obama en campagne en Caroline du Nord.«Si le sénateur McCain est du, 100 millions d’Américains ne bénéficieront pas de baisse d’impôts.[.] Par contre, les 500plus grosses fortunes du pays obtiendront 700 OOO $US d’avoirs fiscaux et les grandes compagnies pétrolières obtiendront quatre milliards», a dit M.Obama.«Mon adversaire est inquiet de perdre l’élection.Je suis inquiet pour les Américains qui perdent leur maison, leur emploi et leur épargne.Je suis inquiet pour la classe moyenne.[.] C’est pour cela que je suis candidat à la Maison-Blanche», a dit M.Obama.Le candidat démocrate devait se rendre lui-même ensuite en Floride.Pour la première fois depuis le début de la campagne, le dernier président démocrate des Etats-Unis, Bill Clinton est apparu au côté de M.Obama dans un meeting en fin de soirée près d’Orlando.Le candidat démocrate s’est également invité en soirée dans des millions de foyers à l’occasion de la diffusion sur les réseaux de CBS, NBC et Fox d’un spot télévisé d’une demi-heure.Par ailleurs, les sondages publiés hier continuent de donner l’avantage à M.Obama.Le sondage quotidien Washington Post/ABC News lui accorde ainsi sept points d’avance (52 % contre 45 %).D’autres sondages sont plus contrastés, le baromètre quotidien de Rasmussen ne donne qu’un avantage de trois points à M.Obama (50 % contre 47 %) tandis que Zogby lui accorde cinq points d’avance.Le baromètre quotidien de Gallup donne de trois à sept points d’avance à M.Obama selon la méthodologie utilisée.D autres sondages portant sur les Etats clés placent M.Obama en tête dans des Etats comme la Floride, l’Ohio et la Pennsylvanie.Agence France-Presse Gigantesque offensive télévisée L’infopub de Barack Obama a contraint Fox à retarder de quelques minutes la retransmission du cinquième de la Série mondiale GUY TAILLEFER Gigantesque blitz médiatique de la part Barack Obama sur les ondes de grands réseaux américains, hier soir à heure de grande écoute, sous la forme d’une infopub d’une demi-heure.Coût de l’opération: entre trois et six millions de dollars.Le sénateur de Illinois bouclait plus tard la soirée en participant à un rassemblement démocrate à Kissimmee, dans le centre de la Floride, en compagnie, pour la première fois, de l’ancien président Bill Clinton.Thème principal de cette impressionnante offensive télévisée: la crise économique, le mal qu’elle fait à l’Américain moyen, les remèdes que le candidat se propose d’y apporter.Flanqué du drapeau américain, installé très présidentielle-ment dans une pièce qui ressemble étrangement au bureau oval de la Maison-Blanche, M.Obama affirme: «On a vu au cours des huit dernières années à quel point les décisions d’un président peuvent avoir m impact profond sur le cours de l’histoire et la vie des Américains.» Il ajoute un peu plus loin: «On parle des mêmes problèmes depuis des décennies et rien n’est jamais fait pour les résoudre.Au cours des 20 derniers mois, je n’ai cessé de rencontrer des Américains souhaitant des changements réels et durables qui feront une différence dans leur vie.» On le voit ici en compagnie d’une maman inquiète, là avec un couple de retraités dépassé par la hausse des coûts des soins de santé; id en bon fils et en père de famille aimant, là en homme politique qui transcende les clivages partisans.Très bien ficelée, l’infopub démocrate — à cheval sur le documentaire — s’est terminée en enchaînant sur la diffusion en direct du discours que prononçait M.Obama hier soir à Orlando devant des partisans: «Je ne serai pas un président parfait, a-t-il déclaré, mais je vous promets d’être toujours honnête [.], d’ouvrir les portes du gouvernement afin que vous puissiez vous impliquer dans l’exercice de la démocratie américaine.» Il a promis de créer cinq millions d’emplois, de relancer l’industrie de l’automobile, d’en finir avec la guerre d’Irak et d’utiliser les milliards de dollars qui y sont engloutis chaque mois pour construire des écoles et des hôpitaux pour les Américains.À chaud, les commentateurs ont salué la qualité de l’emballage.Mais avaient-ils besoin d’en faire autant, se sont-ils demandés, vu son avance dans les sondages.M.Obama a le sens de l’histoire: sa docu-publicité était diffusée le jour anniversaire du 29 octobre 1929, le «Mardi noir» qui fut le point de départ de la Grande Dépression.À six jours de la présidentielle, le but de l’exercice était en fait pour lui de présenter ses arguments de clôture au plus grand nombre d’électeurs possibles.Son message était diffusé simultanément sur les ondes de CBS et NBC (immédiatement après Entertainment Tonight et Wheel of Fortune), Fox, MSNBC, la chaîne en langue espagnole Univision et deux réseaux câblés dont l’auditoire est noir.Ross Perot, richissime candidat indépendant à la présidence en 1992, avait à l’époque utilisé une stratégie médiatique semblable, quoi-qu’en beaucoup moins convaincant L’infopub aurait contraint Fox à retarder de quelques minutes la retransmission du cinquième match de la Série mondiale de baseball entre les Phillies et les Rays de Tampa Bay.Deux équipes,qui proviennent par ailleurs d’Etats, la Pennsylvanie et la Floride, qui sont susceptibles de jouer un rôle décisif dans le scrutin de mardi prochain.Le camp du candidat républicain John McCain, dont les ressources financières sont autrement plus limitées que celles du démocrate, a dénoncé cette orgie de dépenses électorales.«Personne ne retardera la Série mondiale avec une infopub quand je serai président», a-t-il déclaré à Hershey, en Pennsylvanie.Le Devoir AU lendemain de l’élection présidentielle Qu’est-ce qui attend le Canada ?ALEXANDRE SHIELDS Ambassadeur du Canada aux Etats-Unis pendant six ans, Raymond Chrétien prédit à son tour que, «si la tendance se maintient», le prochain président américain sera le démocrate Barack Obama.Si la chose semble de plus en plus plausible, la forme que prendraient alors les relations canado-américaines demeure difficile à prévoir, selon lui.C’est que le premier ministre Stephen Harper est fort différent du sénateur de l’Illinois, le premier étant résolument campé «à droite», tandis que le second est plus généralement situé «au centre gauche ».M.Chrétien estime d’ailleurs qu’après le 4 novembre, Ottawa devrait inviter rapidement le futur locataire de la Maison-Blanche, afin de «voir la chimie ou l’absence de chimie entre les deux hommes».La tradition voulait auparavant que le président nouvellement élu effectue de fado sa première visite diplomatique au Canada, une tradition brisée par George W.Bush en 2000.Si MM.Haqper et Obama semblent tout à fait différents l’un de l’autre du point de vue idéologique, M.Chrétien n’en considère pas moins qu’ils ont des traits en commun.«Ils sont notamment de la même génération et ils sont tous les deux intelligents et “articulés”».Qui plus est, le destin de leurç deux pays est étroitement lié.A cet effet, M.Chrétien ne craint pas une réouverture de l’Accord de libre-échange nord-américain.«Rouvrir cet accord serait un désastre économique pour nos deux pays», laisse-t-il tomber.Ottawa pourrait toutefois avoir à «offrir certaines garanties sur des questions d’environnement et de protection des ouvriers américains», surtout dans le cas où le Congrès serait contrôlé par les démocrates, chose très probable.Dans un contexte de récession, ils seraient en effet tentés d’adopter des mesures protectionnistes afin de relancer leur économie, croit-il.«Premier fournisseur des Américains dans le domaine énergé- tique», le Canada a toutefois des cartes dans son jeu, précise celui qui a été l’ambassadeur du pays en France, aux Etats-Unis, en Belgique, au Mexique et au Congo.Immenses défis Tout cela, bien sûr, sera à considérer si Barack Obama devient effectivement le prochain occupant du bureau ovale.M.Chrétien, qui est «à tu et à toi» avec le républicain John McCain, considère que le démocrate est en très bonne position.Mais en cas de victoire, Obama «aura devant lui un ensemble de problèmes quasi insolubles», prédit-il.Les finances publiques sont dans un état «pitoyable», le déficit budgétaire ne cesse de grossir et la crise économique s’annonce longue et douloureuse.Autant de facteurs qui réduisent considérablement sa marge de manœuvre et qui l’obligeront à mettre de côté toute une série de promesses qui ont contribué à faire son succès.M.Chrétien soutient d’ailleurs que l’adoption de mesures pour stimuler l’économie sera prioritaire.On parle par exemple du financement d’investissements dans les infrastructures.En matière de santé, un domaine où le candidat démocrate a promis ( d’agir avec vigueur, il juge difficile d’entrevoir les mesures qui seront proposées.Chose certaine, les 45 millions d’Anéricains qui n’ont pas d’assurances les attendent avec impatience.Surtout, le futur Commander in dite/américain devra travailler fort s’il veut redorer l’image des Etats-Unis ailleurs dans le monde.Mais il ne faut pas s’attendre à une révolution.«Barack Obama devrait mettre l’emphase sur la diplomatie, mais il n’y aura pas de changements majeurs dans la conduite de la politique étrangère américaine.C'est toujours à travers le prisme de la sécurité que le président va prendre toutes ses décisions», explique Raymond Chrétien.Le Devoir A i B 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 30 OCTOBRE 2008 LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P DPFBP BCPts Buffalo 6 1 2 29 20 14 Montréal 6 1 1 30 1913 Boston 5 2 3 27 27 13 Toronto 4 3 3 26 33 11 Ottawa 3 5 1 27 27 7 N.Y.Rangers 9 New Jersey 5 Pittsburgh 5 Philadelphie 3 N.Y.Islanders 2 Section Atlantique 33 23 19 25 24 12 25 22 12 36 34 9 19 29 4 Section Sud-Est Washington Caroline Floride Tampa Bay Atlanta' 32 29 11 24 25 10 19 25 8 14 20 7 23 34 6 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale G P DPFBP BCPts Detroit St.Louis Nashville Chicago Columbus 35 28 15 29 23 10 32 35 9 27 27 9 24 31 6 Section Nord-Ouest Minnesota Calgary Colorado Edmonton Vancouver 23 14 13 28 27 11 30 27 10 17 23 9 28 29 8 San José Anaheim Dallas Los Angeles Phoenix Section Pacifique 33 23 16 29 31 10 28 38 8 25 23 7 15 22 6 Toronto 6 New Jersey 5 (F) Minnesota à Dallas Detroit à Anaheim Aujourd’hui Tampa Bay à Buffalo, 19h Atlanta à N.Y Rangers, 19h N.Y Islanders à Philadelphie, 19h Ottawa en Floride, 19h30 Edmonton à Nashville, 20h Montréal au Minnesota, 20h Caroline à St.Louis, 20h30 Columbus au Colorado, 21 h Boston à Calgary, 21 h Pittsburgh à Phoenix, 22h Vancouver à Los Angeles, 22h30 Detroit à San José, 22h30 Demain HOCKEY Carbonneau ne désespère pas de voir le jeu de puissance du Canadien débloquer ROBERT LAFLAMME Guy Carbonneau ne désespère pas de voir le jeu de puissance retrouver son rythme des deux saisons précédentes.Avant hier, le Tricolore venait au 15' rang de la LNH avec un taux d’efficacité de 17,1 %.«Ça va bien, a commenté l’entraîneur, avant le départ de l’équipe vers le Minnesota.C’est sûr qu’on voudrait obtenir plus de buts en supériorité numérique, mais les chances de marquer sont là.» Jusqu’à maintenant, on n’a pas trouvé de successeur à Sheldon Souray et à Mark Streit pour dégainer en provenance de la ligne bleue.Andrei Markov s’était vu désigner le nouveau «canon» du Tricolore en début de saison, mais les résultats tardent à venir.«On pensait qu’Andrei pouvait s’acquitter de la tâche, et on le pense encore», a soutenu Carbo.On a mis en veilleuse l’expérience de déplacer le défenseur gaucher au point d’appui droit pendant les attaques à cinq.«On l’a ramené à sa position naturelle, où il est plus à l’aise», a expliqué l’entraîneur.Malgré les changements de personnel, le Canadien a conservé le meilleur jeu de puissance de la ligue nationale ces deux dernières années.L’équipe a conservé un taux d’efficacité de 22,8 % en 200607 en misant sur Souray, et maintenu un taux de réussite de 24,2 % en 2007-08 avec la présence de Streit Cette saison, l’attaquant Alex Tanguay évolue au point d’appui en compagnie de Markov au sein de la première unité.Il a comme mission d’alimenter le Russe, qui possède un puissant tir mais qui est trop souvent imprécis.«Je suis confiant que la situation va se replacer.Mardi, on aurait pu marquer quelques buts à la suite de retours de lancers, a souligné Carbonneau.Samedi, on a eu 14 lancers au but en avantage.La saison dernière, on aurait réussi un ou deux buts avec autant de tirs.» Hamrlik devrait jouer Le Canadien s’est dirigé vers le Minnesota hier, en ne sachant pas si le défenseur Roman Hamrlik sera en mesure d’affronter le Wild le lendemain.Le défenseur tchèque a été atteint d’un lancer à la jambe gauche vers la fin de la rencontre de mardi.Il n’est pas revenu au jeu, la blessure ayant nécessité quelques points de suture.«J’ai été atteint à un endroit où il n’y avait pas de protection», a confié Hamrlik, qui a eu congé d’entraînement hier.Carbonneau s’est dit optimiste que le vétéran défenseur soit de la partie.«Je ne verrais pas pourquoi il ne jouerait pas», a-t-il répété.Hier à Dallas contre les Stars, le Wild tentait de demeurer la seule équipe de la LNH à ne pas avoir subi de défaite en temps réglementaire cette saison.L’équipe de l’entraîneur Jacques Lemaire occupe la tête déjà section Nord-Ouest de l’Association Ouest Carbonneau n’a pas voulu dire s’il va apporter des changements à la formation.Hier, les trois premiers trios n’avaient pas changé.Cinq joueurs se relayaient au sein de la quatrième unité: Maxim Lapier-re, Mathieu Dandenault, Steve Bégin, Georges Laraque et Torn Kostopoulos.Carey Price sera devant le filet , La Presse canadienne Dallas à Chicago, 20h30 Vancouver à Anaheim, 22h FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS cx-Montréal 11 6 0 596 406 22 x-Winnipeg 7 10 0 401 460 14 é-Toronto 4 13 0 359 582 8 é-Hamilton 3 14 0 411 Section Ouest 547 6 cx-Calgary 12 5 0 554 390 24 x-C.-B, 11 6 0 529 438 22 x-Saskatchewan 11 6 0 455 433 22 x-Edmonton 9 8 0 475 512 18 c - champion de section; é - éliminé d'une place en vue des séries éliminatoires; x - se qualitie en vue des séries éliminatoires Aujourd’hui Saskatchewan à Toronto, 19h30 Demain Montréal à Edmonton, 21 h Les Phillies mettent fin à une disette de 28 ans Philadelphie— Brad lidge et les Phillies de Philadelphie ont cloué le cercueil des Rays de Tampa Bay, hier, en leur infligeant un revers de 4-3 dans le cinquième match de la Série mondiale, qui aura finalement duré un peu plus de 48 heures en raison des fortes pluies qui ont frappé la ville au cours des derniers jours.Les Phillies remportent donc un premier titre depuis 1980, seulement le deuxième de leur histoire riche de 125 ans.Pedro Feliz a produit le point de la victoire à l’aide d’un simple en septième et Lidge a mis un point d’exclamation à sa saison parfaite en préservant un deuxième match dans la série ultime.«C’est terminé, a dit l’arrêt-court des Phillies Jimmy Rollins.C’est fini, man.» Emmitouflés dans des parkas et des couvertures, les amateurs sont retournés en force au Citizens Bank Park pour y voir les trois dernières manches et demie du cinquième match, stoppé avec une marque de 2-2 lundi soir.Ils ont aussi été témoins de la première conquête d’un titre par une formation de Philadelphie en 25 ans.les 76"% de la NBA, avaient été les derniers représentants de Philadelphie à remporter un championnat, en 1983.Pas besoin de faire référence aux plus de 10 000 défaites des Phillies.Associated Press MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Oiseau fabuleux -Blafard.2.Désavantagé - Raille.3.Habile.4.Démonstratif - Thorium - Dompté.5.Répété - Point cardinal.6.Doubler un pion -Localise.7.Groupe terroriste -Mes amis - Article étranger.8.Naturels - Explique.9.Après le passage à l'église - Rivière de Suisse - Ancienne monnaie française.10.Qui concerne le cosmos - Révérend père.11.Est vaincu - Oiseau palmipède.12.Transpire - Amoché.VERTICALEMENT 1.Paisible - Idiots.2.Indécision.5.9.Direction - Affranchie.Impartiale - Plaque de neige.Sortilège - Espace de temps.Douze - Chamois.Répéter - Champion.Attaquer vigoureusement.Partie d'un pichet -Vingt-troisième - Règle impérative.10.Réjouissance - Règle - En vogue.11.Coccyx - Acide et aigre - Escarpement rocheux.12.Balai pour nettoyer les plafonds.1 23456789 1011 12 Al RI D PlOlU Ol R E I R QlGlRlE MME oTuIrInIeIl I INITIE QlUlT 0878 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Masters de Paris-Bercy Simon a un pied à Shanghai Jo-Wilfried Tsonga est toujours dans la course SAMUEL PÉTREQUIN Paris — Le n° 1 français Gilles Simon a pris une option sur une qualification pour la Masters Cup de Shanghai en se qualifiant hier pour les huitièmes de finale du tournoi de tennis de Bercy aux dépens du Russe Igor Andreev, sorti 63,7-5.Huitième au classement de l’ATP, Simon se rendra en Chine disputer le prestigieux rendez-vous de fin d’année s’il parvient au moins à conserver son rang à Tissue du tournoi parisien.En fonction des résultats de ses adversaires, même une élimination au prochain tour corître l’Américain Andy Roddick (n° 7) pourrait ne pas lui être préjudiciable, d’autant plus que son plus proche rival dans la course au Masters, l’Espagnol David Ferrer, a été éliminé.«Je savais qu’en passant ce tour je me mettais en bonne position et un peu à l'abri pour y aller», a déclaré Simon à proposée la Masters Cup.«Mon objectif est donc rempli.» Simon, qui sera assuré d’aller à Shanghai quels que soient les résultats de ses adversaires directs en cas de présence en finale sous le toit du POPB, a réussi cette année la plus belle saison de sa carrière.Vainqueur de trois titres, à Casablanca, Indianapolis et Bucarest, le Français de 23 ans a également atteint la finale du Masters Series de Madrid il y a deux semaines après avoir battu le n° 1 mondial Rafael Na-dal Dans le premier set, le joueur entraîné par Thierry Tulasne a aligné cinq jeux d’affilée avant de conclure 63 d’un ace.Mené ensuite 4-0 dans la deuxième manche, Simon est revenu dans la partie et a réussi le bris de sendee dans le ÎT jeu pour mener 6-5 avant de conclure à sa deuxième balle de match, sur un retour dans le filet d’Andreev, 20" joueur mondial Son compatriote Jo-Wilfried Tsonga (n” 13), qui peut lui aussi rêver d’un voyage en Chine, a éliminé l’ancien finaliste Radek Stepanek 3-6,64,64 et rencontrera le Serbe Novak Djokovic (n0 3).Tsonga a conclu la partie en sortant de sa raquette trois coups gagnants spectaculaires sur le service de Stepanek: un revers croisé, un lob en bout de course et un coup droit long de ligne.Tenant du titre à Paris, l’Argentin David Nalbandian a conservé un mince espoir de qualification pour la Masters Cup en battant l’Allemand Nicolas Kiefer 7-6 (5), 63.Nalbandian devra conserver son titre pour disputer le tournoi des maîtres.Dans le bris d’égalité de la première manche, Nalbandian a profité de deux doubles fautes de l’Allemand pour s’imposer 7 points à 5 sur une attaque de coup droit croisée.Il s’est ensuite détaché 34) dans le deuxième set et n’a plus été inquiété.D a conclu le match sur un ace à sa troisième balle de match.L’ancien vainqueur du Masters rencontrera en huitièmes de finale son compatriote Juan Martin Del Potro.La semaine dernière à Bâle, Nalbandian l’a sorti en demi-finales une semaine après s’être incliné face à lui au troisième tour à Madrid.Ferrer a perdu gros en s’inclinant face à l’Allemand Philipp Kohlschreiber 63,62.Neuvième de l’AiP il ne se qualifiera pas pour la Masters Cup, sauf en cas de forfeits.Pour le moment, seuls cinq joueurs sont assurés de se rendre en Chine: le n° 1 mondial Rafael Nadal, qui a éliminé le Français Florent Serra 62,64, Roger Fédérer — tombeur de Robin Soderling 64, 7-6 (7), hier—Djokovic, Andy Murray et Nikolay Davydenko.Le Russe s’est quali- u/v âsfii Sept-îtes c/t 5/J TV Bale-Comeau ¦J~.4/-Z Val d’Or 5/-3 AuJ.Demain Le Monde Au|.Demain Var 5/-4 Sol 9/1 Londres Var 9/5 Var 10/5 Var 5/-3 Sol 7/-2 Los Angeles Nua 25/16 Nua 23/14 Var 6/-2 Sol 7/-1 Mexico Var 19/6 Sol 17/7 Sol 9/6 Sol 14/1 New York Sol 8/3 Var 15/7 Nua 13/12 Plu 14/11 Paris Plu 5/4 Plu 7/4 Sol 14/-3 Sol 7/1 Tokyo Sol 16/12 Sol 18/13 Lever du soleil: 7h32 :Coucherdu soleil: 17h44 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd'hui 5 * Généralement ensoleillé.Québec Aujourd'hui 4 > î Passages nuageux.Gatineau Aujourd-hul, 4 X Saguenay ¦n3M Québec Trois-Rivières ' 5/-2,/ * Gatineau P® P rX1 Î/-5 P .¦ .x MM utilise des données d'Environnement Canada Ciel dégagé CM dégagé.Demain 11/-3 Passaç nuageux.Samedi 6/-3 .CM variable.Dimanche 7/4 Ciel variable Ensoleillé M; Demain .71-5 j 3' Nuageux avec percées de soleil.Demain .10/-4 Ciel variable.' Samedi Dimanche 3è« 4'*} 2/0 -QCJ Ciel variable; 1 Ciel variable 1| Samedi 5/4 BW'-X»-, H-JM nuageux.Dimanche io/4 Ciel variable f Prêts è partir?.Consultez nos Pnftvniona internationale» HH Art-A f.Média En ointes et en tigne meteomedia com ET PUIS EUH Avec pas de machines Jean Dion CM était donc ça, le truc.Suffisait d’y pen-* ser.Une chance qu’il y a la nature pour rappeler de temps à autre à l’humain, ce fat, ce prétentieux, ce persuadé d’être le nombril du monde, que ce n’est pas lui qui chauffe.Posons le problème, l’un des plus fondamentaux de notre époque: le baseball va trop tard.Les matchs de séries commencent trop tard, en soirée.Or comme au baseball les protagonistes montrent de grandes aptitudes à gosser, enlève son pied de la plaque, se retire de la boîte du frappeur, administre une nouvelle série de signaux, fait une visite au monticule, commande des graines de tournesol, ça fait de longs matchs, et déjà quils commencent tard, ils finissent très tard.Résultat, les enfants, les fans de demain, ne peuventvoir la fin des joutes, qui survient souvent après minuit dans le fuseau horaire de l’Est Les adultes qui travaillent fort de bon matin, les fans d’aujourd’hui, abandonnent avant que ça soit terminé.En fait il ne reste que les fans d’hier pour tenir le coup jusqu’au bout mais comme ils ne suivent plus le baseball par définition, nous void guère avancés.En plus, on joue encore dans la dernière semaine d’octobre, ce qui est pas mal tard pour un sport qui, a contrario du football américain viril qui se fout des éléments, ne sort pas de chez lui quand il pleut Ç’a donné, samedi-dimanche, un match retardé qui s’est terminé à deux heures moins quart du matin.Et ç’a donné, hindi, un exercice de quasi-water-polo qu’on a dû interrompre en milieu de sixième manche et qu’on devait reprendre mardi mais on n’a pas pu à cause de la pluie et qu’on devait reprendre hier soir juste après Barack.(Barack Obama avait acheté, hier soir, du gros temps d’antenne.Une pleine demi-heure sur les grands réseaux, de 20h à 20h30.Quand on a de l’argent on peut se permettre ce genre de trucs.En fait Barack est tellement pesant que la direction des ligues majeures a décidé de retarder le début du match de huit minutes.La seule autre fois qu’une telle chose s’est produite dans le merveilleux monde du sport™ professionnel, c’était dans les jours suivant le 11 septembre 2001.) Mais il ne s’agissait pas d’un véritable début de match puisque celui-ci, on l’a vu, était déjà rendu en sixième manche.Or le voici, le truc, messieurs dames: pour éviter que ça finisse trop tard pour le populo, on n’a qu’à présenter des portions de match.Hier, trois manches et demie, on pouvait légitimement s’attendre à ce qu’à 22h, grosso modo, l’affaire soit entendue, final bâton, allez, au dodo.Bon, certes, c’est encore un peu tard pour les bambins, mais comme disait le poète patenté, le rhum ne s’est pas fait en un jour.En plus, cela créerait des suspenses fous, un peu comme dans Virginie.Si d’ailleurs on n’a eu qu’une portion de joute, c’est parce que le score était égal 2-2.Même si ça n’avait pas été le cas, ç’aurait été le cas.Le commissionnaire du baseball Bud Selig, un monsieur qui fait passer Sarah Palin pour une intellectuelle de choc, avait en effet informé les deux équipes qu’il ne laisserait pas en l’état un match interrompu en raison de la pluie, même si cela va à l’encontre des règlements formels des ligues majeures.(Le commissaire peut cependant se prévaloir en tout temps d’une clause l’autorisant à faire tout ce qui lui chante pour préserver «les meilleurs intérêts du baseball», comme extorquer des fonds publics pour construire des stades.) Le hic étant qu’il n’avait pas averti les fans de sa décision.Selon des sources, le gérant de Tampa Bay Joe Maddon n’aurait pas non plus prévenu ses joueurs de la décision.Maddon, un grand lecteur qui possède un cellier dans son bureau du stade Tropicana et peut vous citer Camus dans le texte si vous le lui demandez poliment aurait ainsi voulu que ses protégés entretiennent en tout temps dans leur Carl Crawford intérieur l’urgence de marquer des points.Connaissez-vous l’urgence de marquer des points?Elle surgit lorsque, à l'instar de Maddon qui avait fort à faire lorsqu’il est arrivé il y a trois ans à la barre des Rays pour-» ris de toute éternité, on a l’impression d’être un Sisyphe moderne, dont la roche retombe toujours après qu’il l’eut poussée jusqu’en haut Quand on lit Camus, on peut se permettre ce genre de trucs.Bref, voilà Le baseball est toujours à recommencer.?Autrefois, dans le bon vieux temps, on jouait avec pas de machines.Juste des arbitres.Quand un arbitre disait «ça marche de même», ça marchait de même.Le monde a bien changé.Aujourd’hui, des caméras par-ci, des reprises par-là l’humain, je ne crains pas de le dire, est en passe de se robotiser dangereusement chers amis, et cela est très grave.Au tennis, par exemple, des dessins animés ont préséance sur la raison raisonnante d’un juge diplômé lorsque la balle arrive proche de la ligne.Ce ne sont point des farces.Or voici que le débat s’éclaire d’un nouveau rayon.Trois scientifiques de la University of California, Davis — le seul établissement d’enseignement supérieur au monde à contenir une virgule dans son appellation — ont récemment étudié tous les coups joués au tournoi de Wimbledon en 2007.Cela repré-; sente 4457 échanges.Les résultats de leur enquête sont publiés dans la dernière livraison du magazine Current Biology, auquel je suis abonné parce que la; biologie ancienne, ça ne m’intéresse pas tellement.Mais l’actuelle, alors fa, je ne vous dis pas.Ce qu’ils ont découvert d’utile pour la suite du monde?Que des 4457 points examinés, seulement 83 ont fait l’objet d’une mauvaise décision des juges ou de l’arbitre.Mais voici le croustillant de 1a chose: parmi ces 83 erreurs, 70 (84 %) ont vu un juge déclarer à l’extérieur du terrain une balle qui était en réalité bonne, et à peine 13 le contraire.Pourquoi cela?Parce que le biais perceptuel.On vous fait grâce des détails, mais mettons qu’en raison du décalage de quelques millisecondes entre le moment où quelque chose se produit et celui où la rétine le capte et d’autres considérations résiduelles, l’humain a tendance à percevoir un objet en mouvement phis loin qu’il ne l’est en réalité.(En somme, c’est comme pour le rétroviseur latéral de votre voiture, mais juste un peu.) Conclusion logique: les joueurs, qui ont le droit de demander des reprises vidéo en nombre illimité tant qu’ils ont raison, auraient avantage à ne contester les décisions serrées que lorsque leur balle est déclarée «out» et à ne pas perdre leur temps avec les autres.Cool, quand même, les études.< B 10 LE DEVOIR.LE JEUDI 30 OCTOBRE 2008 CULTURE DINME, mm BINOCHf, MM, mmai, pmi, ouMoim uNEMANIA G IG NOV 200C www.cinemaniafilmfestival.com MÉDIAS MUSIQUE La ministre Courchesne regrette Une nouvelle décision étend le paiement de droits d’auteur au Web La Tribune de la presse juge que la lettre adressée à la journaliste de La Presse canadienne est insuffisante PAUL CAUCHON La ministre de l’Education, Michelle Courchesne, a finalement exprimé ses «regrets» mardi soir à la journaliste de La Presse canadienne avec laquelle elle avait eu une altercation cet été.Mais le mea culpa de la ministre ne satisfait pas le conseil d’administration de la Tribune de la presse à Québec, qui entend écrire au premier ministre Jean Charest pour demander des excuses plus claires.Dans son édition d’hier, Le Devoir revenait sur cet incident qui s’est produit le 12 août dernier, alors que la ministre Courchesne avait fait irruption dans les bureaux de La Presse canadienne à la Tribune de la presse, sans préavis, pour enguirlander la journaliste Jocelyne Richer.La journaliste venait d’envoyer un premier article sur les fils de presse concernant une conférence de presse de la ministre tenue plus tôt conférence de presse dans laquelle Mme Courchesne a tenu des propos qu’elle a par la suite considérés comme un lapsus.La direction de La Presse canadienne ainsi que la Tribune de la presse avaient alors envoyé une lettre au premier ministre pour exiger des excuses, et lui demander de se dissocier de ce comportement ministériel inusité.Mardi, Le Devoir a tenté de savoir pourquoi le bureau du premier ministre n’avait jamais répondu à cette demande, deux mois après l’événement.Nous avions contacté l’attaché de presse du premier ministre, qui avait promis de rappeler dans la journée.Or, dans la soirée de mardi, la journaliste Jocelyne Richer a reçu une lettre du cabinet de la ministre, pour la première fois depuis deux mois.«Je vous écris aujourd’hui afin de vous exprimer mon regret face à la tournure de l’échange que nous avons eu à votre bureau en août dernier», écrit la ministre, qui soutient s’être présentée au bureau de la journaliste «comme cela se fait fréquemment dans les corridors de l’Assemblée nationale entre les députés et les journalistes».La ministre ajoute que «l’échange que nous avons eu fut involontairement et de façon non préméditée, animé.Je l’ai aussi reconnu et je le regrette très sincèrement».Assurant la journaliste qu’elle a toujours entretenu de bonnes relations avec les médias, la ministre ajoute qu’«î7 n’a jamais été de mon intention de vous intimider ou de remettre en question votre professionnalisme en tant que journaliste», et elle assure Mme Richer de son «entière collaboration».Le conseil d’administration de la Tribune de la presse juge que cette lettre n’est pas assez.«Nous estimons qu’elle ne reconnaît pas les faits, qu’il n’y a pas d’excuses réelles, et nous voulons un engagement du cabinet que cela ne se reproduira plus», a frit valoir hier au Devoir un porte-parole du conseil d’administration.La direction de La Presse canadienne se dit également insatisfaite de cette réponse.Le Devoir §H|'À, E.- .Jt VICTOR DIAZ LAMICH Renaud Paradis, qui interprète le D' Rieux, est en général bien soutenu sur la scène de la Caserne Létourneux, notamment par l’attachante prestation de Jean-Marie Moncelet dans le rôle de Joseph Grand.THÉÂTRE Un humanisme d’idées LA PESTE Texte d’après le roman d’Albert Camus, adaptation de Mario Borges.Mise en scène: Mario Borges.Une création des Productions Kléos présentée à la Caserne Létourneux dans le cadre de la saison itinérante de la salle Fred-Barry jusqu’au 8 novembre.ALEXANDRE.CADIEUX En entrevue, le metteur en scène Mario Borges confiait qu’avec son adaptation de La Peste de Camus, il souhaitait miser davantage sur l’humanité des personnages que sur les aspects philosophiques du roman.Le célèbre bouquin, publié en 1947, raconte les efforts d’un groupe d’habitants de la ville algérienne d’Oran tentant de combattre une terrible épidémie.Dans son montage comme dans ses choix de mise en scène, La Peste telle que montée par les Productions Kléos s’avère tout de même plus démonstrative sur le plan des idées que sur celui des émotions.La tâche à laquelle Borges s’est attelée, c'est-à-dire transformer une chronique romanesque de plus de 300 pages en un texte dramatique de 90 minutes, n’est pas chose facile.La chronique, qui trouve son sens dans la durée, permet de suivre l’évolution des personnages et de la situation au fil des jours et des mois.Dans son adaptation, le metteur en scène a dû choisir des moments «signifiants» et parfois espacés de plusieurs semaines dans l’histoire.La tension dramatique retombe ainsi entre les scènes, lesquelles sont séparées de façon assez conventionnelle par des noirs.Renaud Paradis interprète ici le rôle du D'Rieux, le médecin qui tente de coordonner les efforts des services sanitaires afin de sauver un maximum d’habitants.Paradis est un formidable acteur, à la fois rigoureux et sensible, comme il nous l’a prouvé la saison dernière par son étincelante performance dans Le Silence de la mer, au Théâtre La Chapelle.Il est en général bien soutenu sur la scène de la Caserne Létourneux, notamment par l’attachante prestation de Jean-Marie Moncelet dans le rôle de Joseph Grand et la présence alerte de Joachim Tanguay, qui interprète Rambert, l’étranger d’abord tenté par la fuite mais qui restera finalement pour prêter main-forte à Rieux et à son équipe.Le jeu des comédiens ne rattrape pas par contre une certaine lourdeur dans la mise en scène qui ne ménage pas ses effets didactiques.L’utilisation de la vidéo s’avère peu subtile, avec ses intertitres du genre «Quelques mois plus tard» et surtout ses images déjà vues ad nau-seum de la Place Tian’anmen et de la jeune Vietnamienne nue fuyant l’attaque américaine au Napalm.Sans remettre en question l’utilisation du théâtre comme lieu de mémoire ni les liens allégoriques qu’entretient le roman de Camus avec la guerre, il y a là, à mon sens, un raccourci un peu rapide qui s’insère mal dans le spectacle.Bref, dans son entreprise d’adapter à la scène un récit connu qui prône l’humanisme tout en dénonçant la tendance amnésique de l’humanité face aux cataclysmes et aux conflits armés, l’équipe des Productions Kléos insiste un peu trop sur les leçons à tirer de son propos.Le public étudiant qui fréquente la Salle Fred-Barry at-il à ce point besoin de se frire prendre par la main, surtout lorsque les interprètes semblent aptes à porter par eux-mêmes la charge émotive et réflexive d’un texte?Collaborateur du Devoir PAUL CAUCHON La Commission du droit d’auteur vient de reconnaître le droit des compositeurs à obtenir des redevances pour une partie de la musique diffusée sur Internet Mais la SOCAN, l’organisme qui gère les droits pour les compositeurs, contestera probablement la décision de la commission parce qu’elle ne reconnut pas encore les droits pour la musique utilisée sur YouTube et sur MySpace.C’est donc une longue saga qui se poursuit, puisque la première demande de la SOCAN concernant ces nouveaux droits sur Internet remonte.à 1995, à une époque où Internet n’avait rien à voir avec ce qu’il est devenu.Pour pouvoir percevoir des droits, la SOCAN (Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) doit faire une demande de tarifs qui doit être approuvée par la Commission du droit d’auteur du Canada.Les décisions de la commission peuvent être contestées devant un tribunal, ce qui arrive régulièrement La commission a procédé en deux temps.Elle a d’abord rendu une première décision en octobre dernier, le «tarif 22-A», qui prévoit les redevances à verser aux compositeurs pour les sites de musique en ligne, comme iTunes ou Archambault La deuxième décision rendue vendredi dernier, le «tarif 22-B», concerne plusieurs services sur Internet: la musique entendue sur les sites de radios commerciales en ligne, la musique diffusée dans des émissions téléchargées sur ces mêmes sites, la musique entendue dans les émissions en ligne des réseaux de télévision, la musique provenant des diffuseurs publics, comme Radio-Canada, Télé-Ontario et Télé^Québec, et enfin la musique utilisée dans les jeux vidéos sur Internet La tarification est techniquement assez complexe.À titre d’exemple, pour les sites des stations de radio commerciales, le taux à verser est établi à 1,5 % des recettes d’Internet pour les «faibles utilisateurs de musique», et à 4,2 % pour les autres.Pour leur part les radios exclusivement diffusées sur Internet devront payer à la SOCAN des redevances allant de 1,5 à 5,3 %, selon le degré d’utilisation de la musique.Et ainsi de suite.Anne Godbout, directrice des services juridiques de la SOCAN à Toronto, convient que les tarifs négociés «ne représentent pas beaucoup d’argent pour les compositeurs et les producteurs individuellement.Disons que c’est un début.Mais dans 10 ou 15 ans, ce pourrait être très différent, puisque les revenus augmenteront avec l’utilisation grandissante d’Internet.» Par ailleurs, la SOCAN pourrait décider dans les prochains jours de porter la décision de la commission devant la Cour d’appel fédérale, parce que la commission a refusé les demandes de la SOCAN concernant l’utilisation de la musique sur des sites comme YouTube et Google, ainsi que sur les réseaux sociaux, comme MySpace et Facebook.La commission estime que la SOCAN n’a pas été en mesure de lui fournir des éléments de preuve sérieux sur l’usage que font de la musique les centaines de milliers d’utilisateurs de ces sites.Le Devoir Bouffonnerie parlementaire à saveur électorale PEDRO RUIZ LE DEVOIR Yvon Deschamps, Pierre Légaré et Daniel Lemire if.ÜÉ FABIEN DEGLISE Alors qu’une forte odeur d’élections se répand depuis quelques jours sur le Québec, le moment n’aurait pas pu être mieux choisi pour servir sur planche la quatrième mouture des Parlementeries.La parodie caustique du monde politique, mettant en vedette Daniel Lemire, chef du Parti misérable du Québec, Yvon Deschamps, chef de l’Action démagogique du Québec, Pierrette Robitaille, chef du Blocage Québécois et Pierre Légaré en président de cette loufoque assemblée, était en mode «première médiatique» à Montréal hier.Avec une tonalité pré-électorale, bien entendu.Succès populaire par le passé, le concept a facilement repris ses marques, sur la scène du Théâtre Saint-Denis, là où il les avait laissés 11 ans plus tôt, en passant une fois de plus à la moulinette de la dérision la vacuité, l’inertie, la langue de bois et la partisanerie déplacée de certains représentants d’une classe politique qui a visiblement inspiré la vingtaine de scripteurs de ce spectacle.Le metteur en scène et auteur Jean-Herre Plante, conjoint dans la vraie vie de la ministre libérale de la Culture Christine St-Pierre, était du nombre.Sans militantisme, avait-il lors d’une conférence de presse au début de l’été.A l’heure des bilans, on peut désormais le croire.C’est que devant l’actualité politique fertile des derniers mois, personne n’a finalement été épargné lors de cette grande messe du sarcasme qui avait gros à se mettre sous la dent le pinaillage du CHUM, les déboires de ITJOAM, la crise financière, le manoir d’une politicienne, les seins de Julie Couillard, Improvisation dans les dossiers environnementaux, fincohérence des réformes scolaires, l’amateurisme de jeunes députés.Entre autres.Dans cette grande ratatouille, des vérités sans conséquence arrivent à émerger le dossier de la piscine de l’hôtel de glace est fiasco, parce que «le gouvernement a gelé les fonds», a lancé le député de l’autre ADQ, André Sauvé.Pour l’environnement, «nous allons planter des éoliennes», a assuré le premier ministre Lemire.Et pour les chialeux qui vont dire que ça va dénaturer le paysage, et bien «nous allons les enfouir».Amusants, ces échanges entre «parlementeurs», auxquels Laurent Paquin (efficace), Boucar Diouf (subtile), Guy Nantel (mordant) et Jean-François Mercier (naturellement cru) ont pris part, peinent toutefois, malgré quelques beaux tirs, à offrir une critique intelligente des grands enjeux et débats de société, en ne s’éloignant que trop rarement de leurs objectifs sans doute primaires: mettre en scène un comique consensuel et fortement démagogique qui conforte les idées reçues et Iç cynisme sur la chose politique.A l’entracte, en ligne pour se rendre aux urinoirs, le député libéral fédéral Denis Coderre, sur les lieux, résume la première partie en s'adressant à son voisin: «Ilfaut qu’ils se lâchent lousse!» C’est rare, prétendent les humoristes, mais les politiciens peuvent parfois avoir des bonnes idées.Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Quatre sur cinq CONCERT HORS-SÉRIE Gyôrgy Ligeti: Lontano.André Prévost Concerto pour violon.Paul Frehner Lila.Steve Reich: City Life.Claude Vivien Orion.Chantal Juillet (violon), Orchestre symphonique de MontréaL dir.Walter Boudreau et Susanna MàHdd.Théâtre Maisonneuve de la Race des Arts, mercredi 29 octobre 2008.CHRISTOPHE HUSS Pour ce concert consacré au répertoire contemporain, l’OSM avait investi le Théâtre Maisonneuve, de taille plus modeste, sans toutefois réussir à le remplir, puisque le balcon était condamné et que le reste de la salle était plein aux trois-quarts.Ce rendez-vous éclectique présentait deux attraits majeurs: la reprise du Concerto pour violon d’André Prévost, dix ans après sa création, et le partage du concert entre deux chefs, Walter Boudreau (pour Frehner, Reich et Vivier) et Susanna Mâlkki, directrice musicale de l’Ensemble Intercontemporain à Paris.Le concert était accompagné de projections: des extraits du film-fleuve de James Dormeyer./ottr-nal d’une création, sur Prévost et son concerto, ainsi qu’une vidéo de Jérôme Bosc sur City Life.Un tel hommage à la création (même si trois des cinq compositeurs sont décédés) est fort intéressant lorsqu’il sélectionne des compositions emblématiques, fortes et typées.Ce fut le cas.ou presque.Le programme nous imposait, hélas, la reprise de Lila de Paul Frehner, «meilleure oeuvre canadienne» du Concours de composition de l’OSM en 2007.J’avais, à l’époque, été fort poli à l’égard de cette purge sonore en écrivant simplement que Lila illustrait le fossé séparant notre «meilleur» de ce qui peut se créer RENCONTRE ÛRIC DES I ¦ AlHw# NOVEMBRE A%/| turpio Sculpt iir$ dt H tin/ Hitttr SfllNlT-JEAN-SUR-RICHELIEU 75 artistes sculpteurs et peintres J RENSEIGNEMENTS ART & HOBBY t 450.347.1517 0- 1.866.347.1517 ATELIER FÉTOINE t 450.346.9140 LE CANADA FRANÇAIS WWW.RENCONTREDESRRTS.COM ailleurs, comme si la formation en composition, ici, s’intéressait avant tout aux descriptions écrites pseudomystiques sans rapport avec ce qu'on entend.Lila est une daube, et pire encore, une daube qui sombre dans le ridicule dans l’ostinato syncopé qui pollue les dernières minutes.Frehner a eu un chèque de 10000 dollars pour ça.On a envie de crier «Remboursez!» Si Frehner détonnait dans un concours, imaginez l’effet face à Ligeti, Reich, Prévost et Vivier! Ligeti et Prévost furent confiés à Susanna Malkki, qui a fait très forte impression.Sa gestique, précise mais très souple, permet de soigner le continuum sonore sans rupture ou «métronomis-me».Lontano de Ligeti, sur des effets de distance de de présence sonore, en bénéficia ô combien.La fin s’est dissoute non pas dans le silence, mais, hélas, dans le ronron de la climatisation.Confié à Walter Boudreau, City Life de Reich est une œuvre maîtresse dans un autre genre: l’imbrication parfaite des sons enregistrés et de la musique jouée par les instruments.Quant à Orion, cette partition parfois étrange, parfois magique (cf.la nappe sonore façon Or du Rhin, sur laquelle se greffe un solo de trombone) confirme la patte musicale inclassable de Claude Vivier.Grand moment la résurrection du Concerto pour violon d’André Prévost un concerto majeur assurément sans le moindre procédé d’écriture, avec une flamme humaine et de la tendresse dans la partie de violon, et un vrai dialogue.Instant de grâce absolue et véritable trait de génie: la fin, où le violon dialogue avec lui-même, sur une bande préenregistrée.Cette partition mérite une reprise.Collaborateur du Devoir la Bibliothèque publique iuive est MT! fière d'annonter les lourènatt des Prix JX Segal 2008 U( prix (cronf présenta lors d’une soirée spéciale célébranl le 40e anniversaire des Prix JJ.Sega! Mardi 11 novembre 2008 à 19 h 30 à la Bibliothèque publique juive, 5151 chemin de-la Côte Ste-Catherine.Entrée libre.Pùx de littérohire en yiddish Dr Hirsch et Dora Rosenfeld : DovÆcî Kerler "Elobrek; lider fun noyern yorfoyml” Prix du roman e) de la poésie en anglais sus un thème judaïque : Leonard Cohen "Book of longing'' Prix du documentaire en anglais sus un thème judaïque : Mayer Kirshenbîatt & Barbara KirslienblatG Girablett ' they tolled Ike éloyei July: Painted Hcmotiei at a Jewish Osildhood in Poland before the Holocaust" Prix de littérature en fnucoii sur un thème judaïque : Anne Elaine Cliche Poétiques du Messie : l'origine juive en sauffimct Les Prix JJ.legal de la Bibliothèque publique juive ont été établis en 1968 pour honores et perpétuer la mémoire du grand poète canadien yiddish, J.l.legal (1896 - 1954) avec des prix qui encouragent et récom-ySy pensent Ici oeuvres sur des thèmes judaïques et reconnaissent les contributions à l'èduccihcin juive, "y~ wwImwJm mSSU H*» Ml Une collation sera servit, livres et vidéos en vent».*T* Pout de plus amples informotiom : ($l{>j45-%27.poste 3017.Prix de traduction d'un livre sur un thème judaïque : Pierre Anctii traduction de yiddish à Irancais du livre pot Sholem Ihtern Nostalgie et tristesse Prix d'ttudes judaïques, canadiennes : Ira Robinson TAbis and Iheii Communities'' Prix du film/vidéo sur un thème judaïque Michael Moskovih : Ina Fichman "lix Days in June" et Dov Okounetf "Montreal Jewish Mesrwics'' Prix de pédagogie Jacob Zippet : Mit sa Party Présidente.“Jewish Studies md Israel Program.’' Collège Dawton \ T
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