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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2008-11-01, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 2 NOVEMBRE 2 0 0 8 LITTÉRATURE Anticipation à quatre mains Page F 7 ESSAI Le monde que laisse Bush Page F 10 La traversée de la vie de Michel Tremblay CAROLINE MONTPETIT On dirait qu’il rajeunit à vue d’œil, Michel Tremblay, dans la vie comme dans ses livres.Et son dernier-né, le roman La Traversée de la ville, offre un regard plus frais que jamais sur une ville, Montréal, que Michel Tremblay connaît pourtant par cœur, lui qui y vit depuis toujours et qui en a fait le théâtre principal de son œuvre.Cette ville, il la contemple tout à son aise, de son appartement du Plateau Mont-Royal où il reçoit les journalistes.Dans La Traversée de la ville, on retrouve Maria, la mère de Rheauna, qui deviendra plus tar d Nana, la maman de Michel Tremblay, alors qu’elle quitte la ville de Providence, en Nouvelle-Angleterre, enceinte et sans homme, pour rejoindre son frère et ses deux sœurs à Montréal.Un autre roman de l’errance, de la quête d’un ailleurs meilleur, qui a marqué de son sceau toute l’histoire de cette famille, partie de Montréal pour chercher fortune en Saskatchewan, puis revenant à Montréal avec, dans je cas de Maria, un détour par Providence, aux Etats-Unis.Cette famille, c’est d’abord celle des Desrosiers, où l’on retrouve un Amérindien cri de la Saskatchewan, puis des Rathier, de Providence, qui deviendront ensuite les Tremblay, parents de Michel lui-même.«Encore une fois, les noms sont vrais, mais tout ce qui les entoure est pure spéculation», écrit Michel Tremblay.Pour bâtir ce qui s’annonce comme une trilogie, puisqu’il annonce déjà une prochaine Traversée des sentiments, Tremblay a de nouveau puisé dans son histoire familiale, en y déduisant ce qui faisait toujours l’objet de tabous, dans les années 50, comme la naissance des enfants nés hors mariage que sont le bébé de Maria, né d’un père obscur de Providence, ou celui de Teena, né à Duhamel, dans les Lau-rentides, où se déroulera d’ailleurs, nous dit l’auteur, l’action du prochain roman.La Traversée de la ville se déroule, pour l’essentiel, une année avant et une année après celle du roman précédent La Traversée du continent, soit en 1912 et en 1914.On y entend au loin la rumeur de la guerre, qui alimente d’ailleurs, le temps d’un avant-midi, le rêve de Rheauna de ramener sa mère Maria et son petit frère Théo en Saskatchewan, où vivent ses sœurs et où ils se- raient croit-elle, à l’abri de tout La francophonie comme bagage Il est beaucoup question de langues et d’accents dans ce roman du déracinement l’accent pointu que les milieux populaires empruntent parfois pour imiter celui de la bourgeoisie, mais aussi l’accent des Plaines que la jeune Rheauna emporte avec elle à Montréal, au risque de faire rire d’elle.Car la francophonie est le principal bagage de ces abonnés de la mouvance, qui le trimballent comme un héritage fragile à conserver et à transmettre.«On a tort de mépriser le jouai», dit Michel Tremblay, qui explique que le jouai est né précisément de la volonté des femmes, dont les maris étaient partis de la campagne pour travailler en anglais en ville, de préserver leur langue maternelle tout en y intégrant certains éléments de l’anglais parlé à l’extérieur de chez elles.Ce mépris de l’accent des autres, la petite Rheauna, originaire de la Saskatchewan, le vit comme un traumatisme lorsqu’elle rejoint l’Académie Garneau de Montréal.«Elle savait qu’elle parlait une langue différente des autres enfants avec lesquels elle allait étudier parce qu’elle venait de loin et que leurs réactions ne seraient pas des plus positives.Elle-même avait rencontré certaines difficultés, au début, à comprendre ce que lui avaient dit certains Montréalais, qui, comme Marie-Berthe Beauregard, parlaient trop vite et mangeaient la moitié de leurs mots.Mais ce qu’elle avait rencontré à l’Académie Garneau, les moqueries, la méchanceté, la jalousie, dépassait tout ce à quoi elle s’était attendue», écrit Michel Tremblay au sujet de Rheauna.«On est toujours le folklore de quelqu'un», ajoute en entrevue celui qui se souvient d'avoir dit à la télévision française, dans l’étonnement général, que si les Québécois leur semblaient avoir un accent, les Français eux aussi en avaient un aux oreilles des Québécois.Pour ces francophones, donc, qui sont partis chercher fortune ailleurs, l’aventure est un mode VOIR PAGE F 2: TRAVERSÉE Un autre roman de l’errance, de la quête d’un ailleurs meilleur , tgSâm:; litËÈÊÈL WW'" ‘ ËMmmm iiliPiitsi ‘ • JO; i : ¦ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michel Tremblay ¦¦ ¦ ^mll: 111 mm s l'y, WÿL ¦ ¦ ¦ mu ¦ i.) F 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 1 E T DIMANCHE 2 N O V E M B R E 2 O O 8 LIVRES La saison des prix Jean-François Nadeau â i À ovembre.La saison des morts se conjugue cette année avec la saison des urnes.Encore un peu plus dans l’effervescence électorale et on finira bien par croire que les urnes, en ce pays, sont faites pour être funéraires.Nous sommes aussi en plein dans la saison des prix littéraires.Ils nous arrivent les uns derrière les autres, à la file indienne, comme le veut cette expression qui n’a jamais cru bon de préciser de quels Indiens il s’agissait Passionné par des Indiens qui n’existaient que dans sa tête, le directeur littéraire chez Grasset Yves Berger, fut un des grands artistes de la danse de la pluie qui précède l’attribution des prix littéraires.Berger savait déclencher l’orage sur certains auteurs pour garder les siens au sec.Lui qui croyait juste un peu à la réincarnation de ses gros chats, Û croyait beaucoup, si on s’en remet à plusieurs témoins, aux grands bénéfices des petites magouilles littéraires.Berger est mort depuis un moment déjà, mais sans doute son sens aigu du grand jeu littéraire des prix vit-il encore en d’autres que lui.Qui joue désormais à sa façon à déterminer, à coups d’alliances et d’aiguillons, les récipiendaires du Concourt du Fémina, du Renaudot et des quelques autres rares prix qui font vendre?Qui sont les nouveaux Yves Berger des jours gris de novembre qui nous rappellent, par leur existence, que les prix littéraires sont souvent des concours de circonstances bien contrôlées?De ce côté-ci de l’Atlantique, à côté des Prix du gouverneur général et du prix David, le prix le plus important chez nous est sans doute le Gilles-Corbeil.Décerné tous les trois ans depuis 1990, ce prix demeure assez méconnu du grand public, même s’il couronne un écrivain d’exception par une bourse ex- ceptionnelle.Le prix Gilles-Corbeil est doté en effet d’une rondelette somme de 100 000 $.Non imposable.Pour le Concourt, notez que le récipiendaire ne reçoit que 10 euros.Les retombées commerciales du Concourt sont cependant plus intéressantes que celles du Gilles-Corbeil.Grand amateur d’art contemporain, mécène pour le Rassemblement pour l’indépendance nationale dirigé par Pierre Bourgault, Gilles Corbeil est mort bêtement en Australie, dans une voiture conduite à contresens.Le prix qui porte son nom aujourd’hui a couronné à ce jour l’œuvre de six écrivains majeurs: Réjean Ducharme, Anne Hébert, Jacques Brault, Paul-Marie Lapointe, Fernand Ouellette et Marie-Claire Blais.Lorsque Réjean Ducharme l’a reçu le premier, en 1990, c’est l’écrivain Gaston Miron, alors administrateur du prix, qui lui avait téléphoné pour annoncer la bonne nouvelle.Miron aimait raconter l’anecdote de ce coup de téléphone pour le moins particulier.L’épouse de Ducharme, heureuse pour deux, avait répondu à Miron ceci, qui ne s’invente pas, à moins de vivre soi-même comme personnage dans un roman de Ducharme: «Réjean va être tellement heureux: ça fait si longtemps qu ’il voulait s’acheter une bicyclette!» En 1997, lors de la remise du prix à Jacques Brault, la brave Nathalie Petrowski s’était fendue d’un article immortel où elle se demandait, d’entrée de jeu, pourquoi elle ne gagnait jamais, elle, 100 000 $ comme ça! Avec son prestige, ses dollars et la gloire des noms de ses lauréats, ce prix est désormais vraiment le plus important du genre chez nous.Qui peut remporter cette année ce prix qui sera remis lundi soir à la Grande Bibliothèque?Ils ne sont pas légion.Des noms viennent tout de suite à l’esprit: Michel Tremblay, Jacques Poulin, Victor-Lévy Beau-lieu, Madeleine Gagnon.L’essayiste Pierre Vadebon-cœur l’aurait sans doute déjà reçu s’il n’était pas membre de la direction du prix.J’en oublie, bien sûr.Mais les oubliés ne sont pas nombreux.Cette année, il faut savoir que le jury du prix Je miserais beaucoup sur Jacques Poulin pour le prix Gilles- Corbeil 2008 qui sera remis lundi.Gilles-Corbeil est dirigé par le journaliste Robert Lévesque.Du temps où il trônait dans les pages littéraires de l’hebdomadaire ICI, c’est-à-dire il n’y a pas si longtemps, je ne me souviens pas de l’avoir vu quitter beaucoup les ornières de ses amours littéraires, toutes plus ou moins balisées par une certaine France des années 1950.A l'occasion, il était question d’un livre québécois ou deux.On l’a vu ainsi régler quelques comptes avec l’œuvre récente de Michel Tremblay, qui n’a pas l’heur de lui plaire.Rien vraiment sous sa plume à propos des autres lauréats possibles, sauf en ce qui concerne Jacques Poulin, 71 ans, écrivain discret installé à Québec, bien lové dans ses mots, et auteur des grands livres que sont Volkswagen blues, Les Grandes Marées et autres Yeux bleus de Mistassini.Robert Lévesque n’a eu, depuis toujours ou presque, que des éloges à l’égard des livres de Poulin, parlant même très volontiers de «chefs-d’œuvre».Je miserais beaucoup sur Jacques Poulin pour le prix Gilles-Corbeil 2008 qui sera remis lundi.Quant à Nathalie Petrowski, j’ai bien peur qu’elle doive attendre encore un peu pour recevoir un prix littéraire de 100 000 $.?Il y a quelques jours, juste avant la foire du livre de Francfort, la plus importante du genre au monde, le Québec était l’invité d’honneur à la foire de Barcelone.«Belle ville, très belle ville», m’ont rappelé plusieurs de ceux qui y sont allés pour l’occasion.Personne n'en doute.Mais les livres?Il y avait des banderoles aux couleurs du Québec un peu partout dans la ville, m’a-t-on raconté.Ça pavoisait fort «Québec».Mais les livres?Dans des opérations du genre menées à l’étranger, il est difficile de savoir sur-le-champ ce que cela donne comme bénéfice.L’effet d’un livre, à plus forte raison à l’étranger, est toujours un phénomène élastique: il faut du temps pour que l’énergie accumulée sous les couvertures puisse, par un phé- nomène de ressort, projeter en avant ce qui mérite de l’être.Au lancement des éditions Québec/Amérique cette semaine, Guy Langlois, un des grands patrons de la distribution au Québec, semblait du même avis que moi: avec les livres, il convient d’être patient Comme d’autres, Guy Langlois, le patron chez Distribution Prologue, revenait justement de Francfort, un centre du livre où tout va toujours trop vite.Qu’est-ce qui se passe à Francfort?Les éditeurs du monde entier s’y rencontrent pour se vendre des titres.Cela donne un salon tenu uniquement pour des professionnels où 7000 éditeurs transigent du matin au soir des titres, dans l’espoir de créer au plus vite des valeurs sur leur marché.Le livre est lent, mais les éditeurs, comme toujours, sont rapides.Comme bien d’autres, le patron de Prologue se demande ces jours-ci ce qui va advenir de tous les projets de livres électroniques, e-Book, Sony Reader, Kindle et autres Cybook.Le livre sur support de papier va-t-il disparaître avant longtemps?A Francfort il s’est promené d’un immeuble à l’autre, «fai participé à des ateliers sur le livre électronique, mais je n’en ai pas vraiment vu, même s’il y en a.Le livre sur papier continue de dominer complètement.» L’éditeur Pierre Turgeon avait déjà tenté de lancer au Québec des livres en format électronique.Il a fait faillite.Mais ça s’en vient nous dit-on.Ça arrive tout de même moins vite que prévu.Et lorsque ça nous arrive parfois, c’est franchement par des canaux inattendus.Hier, un communiqué des Editions du Trèfle à cinq feuilles, une maison d’édition québécoise, nous annonce son premier titre pour e-Book: Le Miracle qui m’a délivrée de la dépression et de la souffrance.L’auteur?Une certaine Stella Pilon, originaire des Laurentides, qui aurait vendu rien de moins, affirme l’éditeur, qu’un million d’exemplaires à'Un cours en miracles.Avez-vous déjà entendu parler des Editions du Trèfles à cinq feuilles?Moi pas.Et je ne sais pas encore si c’est un si grand malheur, après tout jfnadeaufaledevoir.com TRAVERSEE SUITE DE LA PAGE F 1 de vie.Une aventure animée par l’ambition, qui pousse à espérer une vie meilleure, un peu plus d’amour, un peu plus de richesse, quitte à être constamment déçu, avant de recommencer à rêver de nouveau.L’aventure, ce n’est pour-tapt pas le propre de Tremblay, qui.S’il vit largement à Key West, en floride, affirme être un homme épris de routine, qui souhaite que cljaque jour se ressemble le plus possible.«Je suis un sédentaire qui S" age et un paresseux qui travaille», ce-t-il à la blague.Son aventure, c’est en écrivant qu’il la vit, en se glissant dans la peau d’une femme enceinte ou d’une jeune fille traversant Montréal à pied.Car cette traversée de la ville én est vraiment une, et le lecteur a l’impression de marcher lui- Louis Hamelin sous le scalpel même le long de la rue Sainte-Catherine, léchant les vitrines de Dupuis frères ou d’Ogilvy, dans la peau d’une petite fille habitée de contes de fées, et dans un Montréal souvent anglophone, parmi les tramways et les voitures à chevaine.Il partage avec la jeune Rheauna cette curiosité pour les quartiers juifs ou chinois, même si les parents prétendaient alors qu’on y empoisonnait les enfants à l’opium avant de les manger.Et on s’étonne de découvrir chez cet écrivain à l’œuvre imposante cette fraîcheur éblouie qui semble regarder la ville comme au premier jour.En vieillissant, Michel Tremblay dit d’ailleurs avoir modifié le regard qu’il portait sur ses proches.Un regard qui, après avoir été plus accusateur aux jeunes années de son théâtre, s’est Pour mieux évaluer la situation après le 4 novembre prochain Charles-Philippe _ David Les Etats-Unis et le monde après Bush JenivFiVHledc LegiiitfTreniMay Éiitffis toute» Un livre clair et brûlant d'actualité par un des plus importants spécialistes de la question américaine.wwtv.t!itjonsnotr«bene en • le la vill adouci avec le temps.Il faut savourer cette douceur en feuilletant La Traversée de la ville.Elle porte en elle la traversée de la vie d’un grand écrivain.Le Devoir LA TRAVERSÉE DE LA VILLE MichelTremblay Leméac Montréal, 2008,214 pages CHRISTIAN DESMEULES Après un premier essai écrit à quatre mains et ayant pris la forme d’un échange épistolaire {Traversées, Le Nordir, 2000), François Paré et François Ouellet, tous les deux professeurs d’université, projetaient une fois encore, selon le même procédé, de consacrer ensemble un livre à «une œuvre majeure du Québec actuel».Celle de Louis Hamelin, écrivain né en 1959 dont le premier roman, La Rage, lui a valu le Prix du gouverneur général, s’est tout de suite imposée à eux.Par ses qualités d’écriture, par la richesse de son propos, nous disent-ils, par son style «porté par un souffle et une vigueur infatigables», il ne fait aussi aucun doute que l’œuvre ha-melinienne «est en train de se construire un héritage littéraire durable».De La Rage à Sauvages, en passant par Cowboy et Betsi Larousse, Louis Hamelin et ses doubles fouillent dans les entrailles de vingt années d’écriture: courants écologiste et nihiliste, idée de frontière, quête des origines, héritier de Ferron, «mystique de l’érudition».A travers ces lectures croisées, c’est à une exigeante et minutieuse autopsie de l’œuvre que se livrent ici les deux auteurs.Puisque lire Hamelin «comme il écrit, c’est lui rendre hommage».Collaborateur du Devoir LOUIS HAMEUN ET SES DOUBLES François Ouellet et François Paré Nota bene, coll.«Essais critiques» Québec, 2008,264 pages Un colibri à la rescousse de l’environnement CAROLINE MONTPETIT Il était une fois un feu de forêt qui faisait fuir toute la faune.Toute, sauf le plus petit des oiseaux, le colibri.N’écoutant que son courage, celui-ci transporta une goutte d’eau, puis une autre, puis enfin une autre.Alors que le gros ours lui demande: «Mais qu’est-ce que tu fais là?», le colibri de lui répondre: «Je fais ce que je peux.» Il s’agit d’une fable racontée par les Quechuas, des Amérindiens d'Amérique du Sud.Mais elle prend un sens universel, dans le contexte Série de la Place des Arts LbStudio Lbttiralrb Uftr espace» pûpur tes merts écologique où des milliards de gouttes d’eau, ou de gestes quotidiens, sont nécessaires à la survie de l’espèce.C’est sans doute ce qui a poussé rthiida Michael Nicoll Yahgulanaas à illustrer et écrire cet héritage de la tradition orale, et l’auteur-composi-teur-chanteur et cinéaste Richard Desjardins à le traduire pour nous.En découle le livre Le Vol du colibri, petit mais magnifiquement illustré, qui vient de paraître chez Boréal, avec une postface signée par nul autre que le dalaï-lama.«Aujourd'hui, écrit-il, les individus comme les gouvernements sont à la recherche d’un nouvel ordre écologique et économique.H nous faut reconmître qu’m grand amour et de grandes réalisations impliquent de grands risques.Il nous faut agir avant qu’il ne soit trop tard.» «Même les idées les plus modestes arrivent à prendre leur envol», écrit pour sa part Michael Nicoll Yahgulanaas, en conclusion.«La fin que le colibri place dans le geste le plus modeste s’incarne à travers sa conduite héroïque: faire ce qu’on peut, sans attendre personne.» Un petit livre plein de sagesse et phis puissant qu’on pourrait le croire, à répandre autour de soi.Le Devoir LE VOL DU COLIBRI Michael Nicoll Yahgulanaas, d’après une fable amérindienne Traduit de l’anglais par Richard Desjardins Boréal Montréal, 2008,65 pages Coups de cœur assurés LES 1001 VINS LES 1001 ŒUVRES hJuxAve'Ctuvéz CLASSIQUES QU’IL FAUT AVOIR ÉCOUTÉES DANS SA VIF, Lundi 10 novembre • 19h30 À la Cinquième Salle de la Place des Arts QU'tt FAUT AVOIR GOUTES DANS SA Vit —-«WM»,.HUG»< tOHHKlH N*K.HCKIT1 GILLES H É N AU LT Interventions critiques ESSAIS, NOTES ET ENTRETIENS Françoise Faucher lit Colette ÉDITION PRÉPARÉE PAR KARIM LAROSE ET MANON PLANTE Regarder, orienter tous ses sens vers le monde, aimer éprouver ce qu'on est, être vivante au point d’écrire « la mort ne m’intéresse pas », être sensualiste et se méfier de ses propres préjugés, telle fut la posture de Colette.ARAL CYR La désarticulation us 1001 TABLEAUX US 1001 LIVRES ROMAN Entrée : 15 S* Étudiants : 10 S* Une coproduction nk LES ÉDITIONS Les Capteurs de mots "Taxes comprises Sémaphore 514 842.2112* 1866 842.2112 laplacedesarts.com Place des Arts Québec el GROUPE LIBRHX Une compagnie de Québécor Media groupelibrex.com www.editionssemaphore.qc.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI E T I) I M A N (I II E 2 N O V E M B R E 2 O O 8 V 3 LITTERATURE Qui a tué Dina ?A Danielle Laurin a parle d’exil, de déchi-rare.D’obscurantisme, de domination.De hai-nerffe mort.Ça parle d’amitié, aussi.Et du passé qui resurgit.Quand on a refait sa vie ailleurs.C’est un roman dense, à plusieurs consonances.Ça tient du témoignage, du documentaire.C’est très ancré dans le réel, ça pousse à la réflexion.Et ça nous tient en haleine, par son aspect thriller.C’est le cinquième roman de Felicia Mihu li.Née en Roumanie en 1967, elle vit au Québec depuis l’an 2000.D’abord journaliste, elle a complété une maîtrise en lettres à l’Université de Montréal.Elle a fait ses premières armes comme écrivaine en langue roumaine, tout en se traduisant elle-même en français.Mais elle écrit désormais directement en français.Ce qu’elle raconte dans Dina?L’histoire d’une Roumaine installée au Québec depuis quelques années.Une femme de 40 ans, anciennement journaliste, qui gagne sa vie comme professeure.Et qui n’a pas du tout l’intention de retourner dans son pays.Sauf que.Il y a l’attachement à ses racines.Le sentiment de culpabilité.L’inquiétude, surtout Pour les parents vieillissants restés là-bas, dans le délabrement Le père malade, fantôme dans sa propre maison; la mère qui se démène, mais n’en peut plus, se soûle la gueule de plus en plus.fl y a son ancienne vie, il y a sa nouvelle vie.Comment faire le pont entre les deux?Comment réconcilier en elle la villageoise roumaine qu’elle a été et l’universitaire québécoise qu’elle est devenue?Elle téléphone régulièrement à sa mère.Demande des nouvelles de tout un chacun.S’informe des Ftlicla Mihali m ragots.Des décès qui s’accumulent, dans ce village enlisé dans le passé, déserté par les jeunes.Le roman se passe en une semaine.Une semaine durant laquelle la narratrice est pendue au téléphone.Ça commence un samedi.Quand, tout à coup, la nouvelle tombe: Dina est morte.Dina, son amie d’enfance.Qui a tué Dina?C’est la question que tout le monde se pose, qui taraude la narratrice jusqu’à l’obsession.C’est la trame de fond du roman.Le mystère ne sera éclairci qu’à la toute fin seulement A la fin de la semaine.En attendant, toutes les suppositions sont permises.Le premier suspect, dans la tête de la narratrice: un douanier serbe.Qui a connu Dina durant la guerre en Yougoslavie.Un homme violent ce Dragan.Un colérique, qui se croyait tout permis.Un ex-sqldat qui détestait les Roumains: «À la douane de T., il continuait la guerre à sa manière: les ennemis étaient maintenant les Roumains, femmes, hommes et enfants, toux ceux qui envahissaient son pays en détresse, à vélo, en auto ou à pied.» Dans sa tète à lui, les Roumains étaient associés «auxpouilleux, aux voleurs, aux prostituées, aux contrebandiers d’enfants».D en faisait baver à Dina, tout spécialement Du temps où elle devait traverser la frontière serbe pour se rendre travailler comme coiffeuse: dans son pays, impossible pour elle de gagner sa vie.Le douanier serbe la détestait en même temps qu’il la désirait, la belle Dina.Il a fini par avoir raison d’elle, par la faire quitter son logement miteux de l’autre côté de la frontière pour l’attirer dans son antre serbe à lui, tout équipé, chauffé, au garde-manger bien garni.Ainsi: «Dina était devenue un petit pays qui préférait vivre aux dépens de son envahisseur, au gré de ses humeurs.» Ainsi, cette fille sans ressources, sans éducation, acceptait d’être humiliée, battue quotidiennement par une brute, pour sa survie.Avait-elle vraiment le choix?«En fait, elle avait compris qu’à plus de trente ans, dans ce pays, une femme ne peut rien accomplir d’elle-même, que les ressources lui manquent pour garder la tête haute et que, pour bien se nourrir au moins, il faut accepter d’être entretenue.» Question de contexte, donc.«Le régime communiste se perpétuait, même après sa chute, dans la préca- ' frlhofsraplit- F.uthttimi cl HS AtRlTl 1 k.'SJvwf 11 '1 fc.jjjMS ^ C 'W(L,rtlttTNP 36$ 416 p.Antonine Maillet 50 ans d’écriture Robert Viau Robert Viau présente ici une étude complète de l'œuvre colossale rfAntonine Maillet, qui compte plus de quarante romans, pièces de théâtre ou contes.Un essai incontournable pour qui veut découvrir, étudier ou enseigner le monde d*Antonine Maillet.ANTONINE MAILLET Art ANS uTciujuta UlNZE ANS ; ' .• .‘.’U.t-mÈà www.editionsiiavid.com infoO «lit tatsdavW.com (613) 830-333* «A* .V- > V'!?‘ '•>lèA» .» • ' Felicia Mihali rite des conditions de vie des femmes surtout, qui restaient liées au foyer de leur mari ou de leur belle-famille, car où aller, comment survivre au capitalisme sauvage?» Reste qu’un jour Dina s’est sauvée.Elle n’en pouvait plus, elle a refait sa vie.Dragan se serait-il vengé en la tuant?C’est ce que se demande la narratrice.Ses soupçons se portent aussi sur l’homme que Dina a épousé par la suite.Un doux, en apparence, mais un frustré, qui en voulait aux femmes, apparemment Comment savoir?Dans sa maison de Laval, la narratrice ne reçoit des informations qu’au compte-gouttes de la part de sa vieille mère.Il lui reste les souvenirs, qui affluent.Les images de Dina enfant puis adolescente.Les images de leur dernière rencontre, aussi, trois ans auparavant L’exilée déchirée entre ses deux vies s’était rendue à ce moment-là en Roumanie, pour des raisons professionnelles.Elle n’avait pu que constater à quel point le fossé était infranchissable entre elle et les siens.Entre elle et Dina Dure constatation: «Tout ce que je savais était que notre amitié © LOUISE OUGNY s’était épuisée.Plus rien ne nous liait: nous avions beaucoup trop changé.Nos souvenirs communs n’avaient plus le même pouvoir d’évocation.Nous n’avions plus besoin l’une de l’autre.» Et si, au contraire, Dina avait eu besoin d’elle?Besoin d’aide?Si elle avait pu être sauvée?Voilà une histoire tragique, ou s’entremêlent destin individuel et destin collectif.On trouvera peut-être trop lents certains passages.Entre autres, ceux concernant les rites, les croyances et les superstitions à l’œuvre dans le village rotunain où se passe une grande partie de l’action.Mais dans l’ensemble, Felicia Mihali a trouvé le ton et la façon.L’écriture, presque neutre, efficace, est toute au service du propos.C’est l’amalgame des différentes strates du récit qui impressionne.La construction de l’ouvrage, surtout admirable.Collaboratrice du Devoir DINA Felicia Mihali XYZ Montréal, 2008,180 pages Catherine Millet n ma non « Dans les semaines qui ont suivi ia sortie de La Vie sexuelle de Catherine M., je me suis rendu compte qu'une question revenait toujours dans les réactions des lecteurs : "Comment avez-vous fait avec la jalousie 7' J'ai alors pensé que mon projet n'était pas abouti tant que je n'avais pas répondu à cette question.» Catherine Millet « C'est divinement bien écrit.Et étouffant, angoissant au point où la jalousie devient contagieuse.[.] C'est effrayant mais très agréable à lire.» Katia Chapoutier - SRC « C'est écrit dans la douleur mais formidablement bien écrit.[.j La lecture de votre livre m'a fait mieux comprendre l'amour.» Lorraine Pintal - SRC Flammarion LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE 9 9 Don de seconde vue ?CHRISTIAN DKSMEULES Ça pourrait n’être qu’un portrait privé de Marguerite-Thérèse u /Autriche, l’infante d’Espagne.Mais c’est bien entendu autre chose.Une petite fille de cinq ans entourée d’un garde du corps, d’un chaperon, de deux nains, de demoiselles d’honneur et d’un chien.Seul un grand miroir, au fond de la pièce, nous permet de saisir le reflet de ce qui devrait constituer l’unique centre d’attention: le roi et la reine apparaissant sur la toile à laquelle Vélasquez lui-même travaille.Tout au fond, au bas d’un escalier, un homme contemple furtivement toute la scène.Les Ménines, de Diego Vélasquez, demeure aujourd’hui encore une fascinante interrogation sur le réel et l’illusion du réel.Conservée au Musée du Prado, à Madrid, l’œuvre, créée en 1656, est l’une des plus célèbres du peintre espagnol.Elle est aussi l’une des toiles les plus commentées de toute la peinture occidentale.Le philosophe Michel Foucault, notamment, s’y est frotté dans l’un de ses livres.Mais pour Michel Leclerc, quelque chose résiste et résistera toujours: «La philosophie ne peut venir à bout de ce tableau.Les questions qu’il pose ne s’adressent pas à la raison.» C’est ce qui pousse l’écrivain, on le devine, après Le Promeneur d’Afrique et Un été sans histoire (HMH, 2006 et 2007), à se saisir de ce «rébus grandiose» et à le placer au cœur de tout un roman à la tonalité vaguement fantastique.Voici.Rosa Maria Flores, 20 ans, héroïne de La Fille du Prado, est une étudiante en traduction récemment débarquée à Madrid qui développe malgré elle une véritable fascination pour le tableau de Vélasquez.Tous les matins, dès l’ouverture du musée, la jeune femme s’installe devant Les Ménines pour y rester une partie de la journée.La jeune femme en vient ainsi peu à peu à organiser sa vie autour de cette toile.Autrement, de sévères migraines la font souffrir.Elle perd lentement la vue, les médecins lui découvrent une tumeur, elle craint de sombrer dans la folie.Men ne s’explique, sinon par ce tableau inexplicable qui semble être à la source du problème.Bacon et Vélasquez C’est au cours de l’une de ses séances au Prado qu’elle fait la rencontre d’un artiste anglais qui peint «des quartiers de viande qui se tordent de douleur».Un certaii) Francis Bacon — réellement mori à Madrid en 1992, à l’âge de 82 ans.Entre la jeune femme et le vieux peintre homosexuel, lui aussi fasciné par Vélasquez, au fil de conversations sur l’art et sur le seps de la vie, une amitié s’installe.A la faveur d’une illumination mêlant les toiles de Vélasquez et de Bacon, ainsi que d’un imperceptible rapprochement amoureux avec l’une de ses amies, l’étrange maladie finit par régresser.Cette histoire paradoxale d’un aveuglement progressif qui rend la vue est un roman un peu statique, semé de longueurs qui nous laissent croire qu’il n’y avait là, tout au plus, assez de matière que pour alimenter une longue nouvelle.La Fille du Prado est une forme, assez molle d’allégorie sur la découverte de soi à travers l’art, d’où peut jaillir un questionnement fertile et libérateur.«Peut-être qui l’Art peut tout, écrit Michel Lej clerc, agrandir votre regard, pour vous offrir une révélation, et vous l’enlever l’instant d’après, dans une sorte d’étourderie cruelle.Il peùi tout aussi bien vous inspirer d’interminables commentaires puis, subitement, vous déposséder de votre voix.Comment savoir?» ' Ji Collaborateur du Devoir ° J LA FILLE DU PRADO ' • Michel Leclerc , U ( Hurtubise HMH, coll.«AmErieae.' Montréal, 2008,242 pages ,v ^ ARCHAMBAULT Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS LIVRES Résultats des ventes : du 21 au 27 octobre 2008 g ROMAN OUVRAGE GÉNÉRAL TERREUR À ÎRACAOIE Kathy Retchs (Robert Laffont) UN MONDE SANS FIN Ken Foiled (Robert Laffont) CHtRE LAORETTE T.2 Michel David (Hurtubise HMH) D MÉMOIRES D’UN QUARTIER T.2 Louise Tremblay-D'Essiambre (St-Jean) L’ODE A U JOIE A.B.Winter (Un monde différent) LES ILLUSTRES CANADIENS Collectif (H.B.Fenn) KILO CARDIO Huot / Lavigueur / Bourgeois (de l’Homme) LNH: UN RÊVE POSSIBLE Luc Gélinas (Hurtubise HMH) RECETTES PRÉFÉRÉES DE MA FAMILLE Claudette Taillefer (de l’Homme) LE GUOE DE L’AUTO 2009 Denis Duquel / Gabriel Gélinas (Trécarré) MILLÉNIUM T.1, T.2 et T.3 Stieg Larsson (Actes Sud) eV les Ames vagabondes Stephanie Meyer (Lattès) LES CHEVAUERS D’ÉMERAUDE T.12 Anne Robillard (De Mortagne) LES PILIERS DE LA TERRE Ken Foiled (Livre de poche) LES FILLES TOMBÉES Micheline Lachance (Québec Amérique) JEUNESSE LE JOURNAL O’AURÉUE LAFLAMME T.5 India Desjardins (Intouchables) FASCINATION Stephenie Meyer (Hachede) VISIONS T.1NE MEURS PAS LMELURE Linda Joy Singleton (ADA) ¦M MERUN T.1 : L’ÉCOLE DES DRUIDES KJ Laurence Carrière (Réunis) LE CLUB DES DISEUSES.1.1 Dotd Enderte (ADA) Ascii T.1 : LA PROMESSE Brlgide Marteau (Boomerang) H LE DICO DES FHJLES 2009 Collectif (Fleurus) M » | ARIELLE QUEEN T.6: U DH-HUmÉME.Michel J.Lévesque (Intouchables) LA GRANDE QUÊTE DE JACOB JOBIN T.1 Dominique Demers (Québec Amérique) OARHAH T.8 : LE VOYAGEUR Sylvain Hode (Intouchables) L'ANGE INTÉRIEUR I Chris Widener (Dauphin Blanc) PARCE QU’ON A TOUS DE LA «SriE Ricardo Larrivée (La Presse) U SÉLECTION CHARTIER 2009 François Chartier (La Presse) U PROIE Martine Ayotte (JCL) VIVRE M.Lépine / H.Gagné (Libre Expression) ANGLOPHONE I HONOURED CANADIENS Andrew Podnieks (H.8.fenn) I WORLD WITHOUT END Ken Follett (Signet) I TWILIGHT T.4: BREAKING DAWN Stephenle Meyer (Little Brown & Company)! (THE INHERITANCE T.3 : BRISINGR I Christopher Paolini (Knopf) [DOUBLE CROSS I James Paderson (Vision) I BONES TO ASHES Kathy Reichs (Pocket Books) I EAT, PRAY, LOVE Elizabeth Gilbert (Penguin Books) PLAYING FOR PIZZA John Grisham (Dell) MONTREAL CANADIENS: 100 YEARS.D’Arcy Jenlsh (Doubleday) SEPULCHRE Kate Mosse (Orion) jmmjooers Consultez notre circulaire _ » S|r.¦ kv
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