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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2004-09-18, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET D I M A X C H E 19 S E P T E M B R E 2 0 0 4 Complexe, Marivaux Page E 3 L’immense frère Jérôme Page E 7 $ ULTURI H.PACZOWSKI Plusieurs manifestations soulignent cet automne le 100e anniversaire de la naissance de En 1904 naissait en Pologne l’écrivain Witold Gombrowicz.Exilé volontairement en Argentine de 1939 à 1963, il s’est ensuite installé en France, où il est mort en 1969, laissant un héritage littéraire d’une pénétrante lucidité.Rejointe au téléphone, sa veuve, Rita Gombrowicz, témoigne de la stature de Witold Gombrowicz, romancier, dramaturge et penseur très contemporain.SOLANGE LÉVESQUE W* n 1963, Witold Gombrowicz, qui venait de quitter l’Argentine pour s’installer en France, séjournait à l’abbaye de Royaumont, un lieu d’accueil pour les artistes et les étudiants, Au même moment, Rita Labrosse, une étudiante québécoise, se trouvait elle aussi à l’abbaye pour écrire sa thèse de doctorat; elle se souvient de la rencontre.«Dans la petite salle à manger, j’ai aperçu un homme de taille moyenne au teint basané, aux traits purs, avec beaucoup d’allant et vêtu d’un costume de lin blanc cassé.Il avait l'air d’un voyageur plus que d’un intellectuel.» Elle le connaissait bien de nom, mais n’avait encore rien lu de l’écrivain polonais.Roch Carrier lui avait conseillé d’aller voir Le Mariage, pièce de Gombrowicz qui jouait au théâtre Récamier; mais elle n’y était pas encore allée.On découvrait alors Gombrowicz en France, où il faisait figure de «vieil écrivain d’avant-garde.Son agressivité et son humour plutôt noir m’ont plu tout de suite.Je préparais une thèse sur Colette; lui me lançait: ‘Thèse, foutaise! Changez de sujet! Faitesda sur moi et je vous l’écrirai n’importe où en deux semaines.”» Peu après, Rita Labrosse devenait sa compagne, puis son épouse en 1965.Statut et stature de Gombrowicz Witold Gombrowicz a donc découvert le Québec à travers Rita Labrosse et grâce à Gaston Miron, qu’il a rencontré deux fois.«Miron avait lu tous ses livres et annoté attentivement un exemplaire du Journal; leur admiration était réciproque.Witold trouvait les Québécois véhéments, passionnés; il aimait que le nationalisme ne soit ni étroit ni intolérant, car il était contre le repli sur soi.Savourant la provocation, il écrivait à Miron des dédicaces comme “Vive Trudeau! Vive la reine!» et discutait beaucoup de toutes ces questions avec lui.» Gombrowicz cherchait à articuler les luttes contre les grandes cultures dominantes.«Comment être soi-même, parler de soi sans subir le terrorisme des vainqueurs?Comment se libérer de nos complexes d’infériorité?R était convaincu qu’en étant soi-même sans faux-semblant, en acceptant son immaturité, on peut se dépasser.» D luttait lui-même pour que les peuples colonisés ou vaincus (Polonais, Québécois) refusent de se montrer serviles à l’égard des cultures de premier plan.«C’est pourquoi il reprochait à Borgès d’être à genoux devant la culture française.» Gombrowicz a très bien posé le problème résultant du fait de n’être pas né dans un pays de grande culture; ses origines étaient nobles, mais il n’a jamais succombé à la tentation de s’en croire meilleur pour autant «R s’est beaucoup interrogé sur les moyens de ne jamais se laisser piéger ou aveugler G O M B R O W 1 C Z «Je n’idolâtrais pas la poésie, je n’étais pas excessivement progressiste ni ^moderne, je n’étais pas un intellectuel typique, je n’étais ni nationaliste, ni catholique, ni communiste, ni homme de droite, je ne vénérais ni la science, ni l’art, ni Marx — qui étais-je donc?Le plus souvent, j’étais simplement la négation de tout ce qu’affirmait mon interlocuteur.» «Mes livres n’ont pas pour mission de vous dire: “Deviens qui tu es!”, mais "Tu fais semblant d’être qui tu es!”.Je voudrais qu’en vous devienne fécond précisément ce que vous avez jusque-là considéré comme entièrement stérile, voire honteux.» par les sentiments “patriotiques"; c’est pourquoi il a fustigé “la pohmité" (qui trouve un équivalent dans le terme “québécitude'j.R était ftmdamental pour lui que l'individu ne se laisse asservir d’aucune façon.R incarnait la Bologne et luttait avec tonus contre les faiblesses et les défauts de la Pologne.» Ferdydurke, le premier roman de Gombrowicz, écrit en 1937, est considéré comme une œuvre existentielle avant la lettre.Kundera le voit comme l’un des quatre grands romans du XX' siècle.«Ses écrits constituent une entreprise d'une grande ouverture; Gombrowicz est un démystificateur.Rya en lui un créateur essayiste, un romancier, un dramaturge et un penseur à la Montaigne qui passe en revue les grandes idées qui ont marqué le XX' siècle.R les examine avec un œil neuf, empreint de.fraîcheur, dans une liberté de pensée absolue.R ne se laisse jamais terroriser.» Le polonais n’étant pas une langue très répandue, il a fallu du temps à l’œuvre de Witold Gombrowicz pour être reconnue à travers le monde.Il est maintenant traduit dans 35 langues (dont le chinois et le coréen) et on le considère comme l’un des écrivains phares du siècle.«Depuis sa mort en 1969, son œuvre n'a pas cessé d’évoluer vers un plus large public», souligne Rita Gombrowicz.«Ce que Gombrowicz propose dans ses livres est intemporel, car c’est une vision de l’univers.» Gombrowicz, notre contemporain Déjà, au début des années 60, Gombrowicz déplorait ce qu’il appelait «la mécanisation croissante de la culture».Gombrowicz a eu l’intuition de ce qui arriverait à la littérature à la fin du XXr siècle.«Il réalisait qu’à VOIR PAGE E 2 : GOMBROWICZ «Je me suis formé dans un isolement presque complet; je présume que peu d’écrivains en ont subi un pareil.Je suis devenu audacieux car je n’avais rien à perdre.Ma forme, c’est la solitude.» «Je suis un humoriste, un plaisantin, je suis un acrobate et un provocateur.Mes ouvrages font le pied au mur pour plaire, je suis cirque, lyrisme, poésie, horreur, bagarre, jeu, que voulez-vous de plus?» t 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2004 Culture O U R N Un menu aussi varié que concret Gombrowicz, partout MARIE LE MOËL Au total, 289 municipalités, 1200 activités et près de 5000 artistes participants.Prévue les 24, 25 et 26 septembre prochains, la huitième édition des Journées de la culture n’a pas encore débuté que Ton aurait déjà envie de crier victoire.Car, depuis ses premiers pas en 1997, la manifestation a pris de la bouteille et de l’importance.Et le temps où les conseillers municipaux haussaient les épaules en entendant le mot «culture» sortir de la bouche des contribuables est déjà loin.«Au début, c'était difficile, le projet était nouveau, hybride, et demandait un investissement.Mais très vite les organismes culturels se sont ralliés à notre cause», affirme Louise Sicuro, fondatrice et directrice générale des Journées.En huit ans, l’événement est parvenu à s’imposer comme l’une des dates clés de la rentrée, au point que, pour le cru 2004, 934 organismes vont se lancer à l’assaut du public.Soit 10 % de plus que l’année dernière.Invitation à la curiosité, le programme présente une diversité d’activités pléthorique.Avec au menu les traditionnelles lectures de contes et visites de musées, mais aussi du plus étonnant, corn me ces ateliers de télévision à Radio-Canada ou ces visites dans les coulisses du Cirque du Soleil.Au total, ce sont 400 ateliers d'ex- périmentation, 120 forums et causeries, 84 circuits guidés et plus de 1000 démonstrations qui auront lieu, comme autant de voyages imaginaires dans la culture, au sens large du terme.C’est peut-être là, d’ailleurs, que réside le secret du succès de l’événement.«On s’est inspiré des journées du patrimoine en Europe, mais notre programmation est plus large», souligne la directrice générale.La pierre est belle, l’homme l’est davantage encore.Et, alors qu’en France, par exemple, ce sont surtout des édifices que l’on visite lors de ce type de manifestation, le public québécois, lui, est invité à découvrir non seulement des lieux, mais aussi et surtout des pratiques.Une tentative de démocratisation Cette année, une idée force sous-tend les «trois grosses journées», comme les nomment les organisateurs: «Tous les goûts sont dans la culture», ou de l'importance de «laisser de la place pour toutes les cultures», soulignait, lors du lancement de l’événement lundi, la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp.Servie pour la troisième année consécutive par deux porte-parole populaires, les artistes québécoises Sylvie Moreau et Melissa Auf Der Maur, la manifestation devrait toucher plus de 250 000 personnes, toutes catégories sociales confondues.Car, souci de démo- cratisation oblige, de nombreux artistes vont tenter de rallier les exclus de la caravane culturelle.Dans la seule région de Montréal, près de 40 organismes culturels se sont ainsi associés à un groupe communautaire, et l’artiste André Pappathomas s’est rapproché du Bon Dieu dans la rue.Et comme les goûts se forment tôt, la nouveauté 2004 sera un carnet de la culture remis à 9000 élèves de 5' et de 6' année du primaire, qui auront à choisir parmi un large éventail d’activités.«La culture est un préalable nécessaire à tout développement économique», ajoute Louise Sicuro, décidément convaincue de la nécessité de lui accorder une place de choix au sein de la cité.Dans l'effervescence d’activités qui lui sont proposées, le public aura peut-être l’occasion de se perdre dans une valse hésitation; il est en tout cas fortement susceptible de trouver son bonheur.Trois jours pour apprendre à créer des bijoiqc à l’atelier de gemmologie de l’Ecole de joaillerie de Montréal, se laisser bercer par quelques accords durant les répétitions publiques du Conservatoire de musique de Montréal ou admirer les pointes du Jeune Ballet du Québec, loin de tout snobisme.De quoi mettre résolument la main, et l’oreille, à la pâte.A croire finalement que l’art pour tous n’est pas qu’une utopie.Le Devoir SOLANGE LÉVESQUE événement L’Automne ' Gombrowicz, au Théâtre Prospère, est organisé par Le Groupe de la Veillée et la Corporation Québec-Pologne pour les arts.On pourra y assister à Trans-Atlantique, dans la conception et la mise en scène de Téo Spychalski, du 21 septembre au 16 octobre.«Trans-Atlantique.C’est une satire, une critique, un traité, un divertissement, une absurdité, un drame, mais rien de tout cela exclusivement.» Witold Gombrowicz Et à deux esquisses scéniques: Ferdydurke (fragments), dirigée par Carmen Jolin, du 2 au 13 novembre; et Le Banquet chez la comtesse Fritouille, dirigée par Liliana Komorowska, du 23 au 27 novembre.Ailleurs à Montréal ¦ Exposition sur la vie et l’œuvre de Witold Gombrowicz (préparée par le Musée de la littérature Adam-Mickiewicz à Varsovie) dans le Hall des pas perdus de la Place des Arts, du 12 au 20 octobre, et à la Bibliothèque de l’UQAM à compter du 15 octobre.¦ Films documentaires de Andrzej Wolski sur Gombrowicz: 30 Door Key, adaptation du roman Ferdydurke, de Jerzy Skoli-mowski (1991), à la Salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise, le 22 novembre à 19h; Witold Gombrowicz, un siècle d’écrivain (2000) et Moi, moi Gombrowicz (1989), à la Salle Fernand-Seguin de la Cinéma- E.WENDT Witold Gombrowicz à Buenos Aires en 1958.thèque, le 23 novembre à 20h30.¦ Rencontres littéraires animées par Dominique Garand; A la Librairie Gallimard, 3700, boulevard Saint-Laurent, dimanche 26 septembre à 15h.Et à la Librairie L’écume des jours, 125, rue Saint-Viateur Ouest, le 26 octobre à 19h.L’œuvre de Witoldf Gombrowicz ROMANS Ferdydurke Le Trans-Atlantique La Tomographie Cosmos Les Envoûtés THÉÂTRE Yvonne, Princesse de Bourgogne Le Mariage I Opérette JOURNAL Journal 1:1953-1956 Journal U: 1957-1960 Journal III: 1961-1969 Journal Paris-Berlin Sur Dante DIVERS Varia Souvenirs de Pologne Pérégrinations argentines Contre les poètes Testament.Entretiens de Gombrowicz avec Dominique de Roux.Moi et mon double (Quarto Gallimard) Sur Gombrowicz Gombrowicz en Argentine 1939-1963 (épuisé) (Rita Gombrowicz) (Réédition prévue en octobre 2004 chez Buchet-Chastel (Paris)) Gombrowicz en Europe 1963-1969 (épuisé) (Rita Gombrowicz) Cahier Gombrowicz, Editions de l’Herne Gombrowicz (Dominique de Roux) Gombrowicz, bourreau martyr (Jacques Voile) Gombrowicz (Rosine Georgin).Portrait de Tagoniste Gombrowicz (Dominique Garand) LES VIOLONS DU ROY LA CHAPELLE DE QUÉBEC Directeur artistique et musical: Bernard Labadie Trevor Pinnock blesse du Couronnement * Concert Intime à la Galerie d’art d’Outremont, 41 av.Saint-Just, Outremont.Renseignements ; 514-495-7419 BREAULT Accompagnée au piano par Nathalie Lépine MERCREDI 22 SEPTEMBRE 19 H 30 Ce concert est présenté par l’Arrondissement dVutrenmt en collaboration avec la Faculté de musique de t'Unrversité de Montréal.Les billets au coût de 10$ sont disponibles à la billetterie du Théâtre Outremont, 1248 av.Bernard ouest, (514)495-9944.Achat téléphonique exclusivement par Ucketpro : 514908.90.90 GOMBROWICZ Gombrowicz fuyait les conférences publiques et les colloques SUITE DE LA PAGE E 1 cause de cette mécanisation de la culture, nous n’avons plus d’univers commun et que, par conséquent, il devient pratiquement impossible pour un écrivain contemporain d’écrire pour tout le monde parce qu’il existe plusieurs univers différents qui se disputent les lecteurs», explique Rita Gombrowicz.Sa conception de l’écrivain-artiste (celui qui n’écrit pas mécaniquement) était exigeante et austère.«Il était lui-même “un grand travailleur spirituel sur lui-même” qui ne devait jamais déroger à son rôle d’écrire et d’être un artiste, c’est-à-dire d’être engagé dans son art à Solistes .Donna Brown soprano .Elizabeth Turnbull mezzo-soprano .Benjamin Butterfield ténor .Gary Relyea basse _avec La Chapelle de Quebec .sous la direction de Trevor Pinnock MARDI, 21 SEPTEMBRE 2004, 20h Basilique Saint-Patrick *60, boul.René-Lévesque Ouest Billetterie Articulée Inc.: (514) 844-2172 Sans frais: 1-866-844-2172 www.violonsdu roy.corn Partenaire de saison à Montréal Le 26 septembre del3hàl7h Les attraits du Parcours de Jadis vous invitent à découvrir la culture du Val-Saint-François .4 Québec c.r e< uhvr S*-1 I.K lh:\oiH Musée J.Armand Bombardier Chorale La Farandole Musique classique Valcourt (450) 532-5300 Parc historique de la Poudrière de Windsor Groupe Marécage Musique traditionnelle Windsor (819)845-5284 La Ferme lune de miel Chantal Touchette Artiste peintre Stoke (819)346-2558 Moulin à laine d’Ulverton Marc Bergeron Landart sculpture végétale Ulverton (819)826-3157 Centre d’interprétation de l'ardoise Edmund Laliberté Sculpteur d'ardoise Richmond (819)826-3313 www.jadis.ca l’exclusion du reste (histoire, mondanités, politique.).Sa vie et son œuvre ne font qu’un.» Il a payé de sa solitude pour être libre et il a vécu longtemps dans des conditions matérielles très modestes pour satisfaire cette exigence sans aucune concession.«Sociable, mais pur et seul, ne dépendant d’aucun groupe, il était irrécupérable, n’étant inféodé à aucun fanatisme, d’où l'immense force de la liberté de sa parole au-delà des modes littéraires.» Gombrowicz fuyait les conférences publiques et les colloques.Il ne fréquentait pas le Pen Club, par exemple, et se déclarait contre les poètes, exécrant les «offices religieux» auxquels ils se livrent.Il n’aimait pas les rites.«Dans l’intimité ou en compagnie, il ressemblait à une sorte de Socrate pratiquant la maïeutique», explique Rita Gombrowicz.«Très sportif sur le plan de l'esprit, il joutait avec son interlocuteur, aimait attaquer, faire passer des examens, vérifier, jouer les inquisiteurs pour faire jaillir la vérité.» La question de la Forme n’était pas seulement un problème philosophique pour lui; elle était centrale dans sa conception du monde.La Forme, c’est tout ce qui nous extériorise.Une manière d’être ou de penser, de s’habiller.Même dans les comportements de la vie quotidienne, ü ne supportait pas qu’on lui «fasse une gueule», c’est-à-dire qu’on le «déforme».Il craignait d’être catalogué.«C’était un grand psychologue qui perçait à nu l’être humain; un homme nerveusement fragile, doté d’une volonté et d’une résistance morale d’acier.Avec tous, il conservait la même élégance morale.Confronté à l’insécurité financière, à la maladie, à l’incompréhension, il avait le courage quotidien de lutter sans se plaindre.» La force de ce «chasseur acharné de mensonges culturels» réside également dans la variété de ses écrits, romans, théâtre, correspondance, journal: autant de portes d’entrée.Il a réussi à rallier toutes ses contradictions sans nécessairement les aplanir, pour en faire une œuvre extrêmement cohérente qui forme un tout: «“.à la manière d’un ensemble de valises”, comme il aurait pu le dire lui-même avec son humour.Son œuvre extrêmement cohérente a le caractère d’un essai.Comme Montaigne, il a fait de son mal de vivre un questionnement sur la culture en périphérie de tous les courants.» école de tango depuis 19 9 3 SESSION AUTOMNE 2004 du 27 sept, au 2 déc.Cours d'initiation gratuits Les 20, 21, 22, 23 sept, de 19h à 20h30 Réservation : 514.495.8645 5359, avenue du Parc Montréal TANGO AU PARC Tous les mercredis coin Saint-Laurent et Saint-Joseph Jusqu'au 22 septembre 19h Cours d'initiation 20h Bal gratuit Lectur et culture au Québec |XIX* et XXe siècles) Marcel Lajeunesse Dans la collection Gestion de l'informetion ISBN 2-7605-1298 3.244 pages.39$ CULTURE ' QUÉBEC www.puq.ca Téléphone : (418) 657-4399 • Télécopieur : (418) 657-2096 Découvrez les acteurs et les événements qui ont jalonné le cours de l'histoire de la lecture publique au Québec.Presse» de l'Université du Québec L»* grand» dlftuaaura da la eennalaaanea r < ¦* LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 1 S» SEPTEMBRE 2 0 0 I K 3 Culture Les pièges de F ambiguïté La Fausse Suivante de Marivaux prend l’affiche au TNM MICHEL BELAIR On a laissé dormir Marivaux pendant deux siècles, ou presque.Avant que des metteurs en scène prestigieux, comme Vilar, Chéreau, Planchon et Vitez, en donnent des relectures percutantes à compter de la fin des années 1950, en France, on le montait «léger».Uq peu «dentelles et mouchoirs».Elégant.Divertissant Ici, la vague (ou la vogue, au choix) Marivaux s’est mise à déferler plus tard.On a vu Brassard, Rei-chenbach et Alice Ronfard en donner aussi des lectures étonnantes, à compter de la fin des années 1970.Mais Claude Poissant est certainement l’un de ceux qui ont le plus fait pour le dépoussiérer puisqu'il en est déjà, avec cette Fausse Suivante qui prend l’affiche du TNM mafdi, à son sixième Marivaux.A ses côtés, dans le petit café où nous nous sommes donné rendez-vous, la comédienne Julie McCle-mens, qui plonge ici dans son troisième Marivaux, avec Poissant chaque fois.Qu’estce qui les attire là ?Des antennes Poissant dira d'abord que monter Marivaux est un véritable défi: «D’une pièce à l'autre, le travestissement est toujours different.Il faut repartir à zéro, chaque Marivaux nous forçant à nous défaire de l’analyse intellectuelle préconçue avec laquelle on est porté à l’aborder.» Julie McClemens parlera, elle, de «précision».«C’est un auteur qu 'on ne peut surtout pas aborder de façon compulsive.H exige une sorte de précision dans la compréhension de ce qui est en train de se passer: c’est la seule façon d’arriver à respirer le texte.Et encore plus qu’ailleurs, il faut tous être exactement sur la même longueur d’onde pour que ça marche.» Mais, pour les deux, le plaisir (Exigeant! Total! Immense!) est la motivation principale.Jouer du Marivaux, c’est toucher à «des zones de tendresse enfouies sous les apparences».C’est «se plonger dans la fi- ]é\ Julie McClemens et Claude Poissant JACQUES GRENIER LE DEVOIR «esse, la nuance et la délicatesse», comme nulle part ailleurs dans tout le répertoire théâtral.Rapidement, la discussion se met à décoller dans tous les sens.Comme dans la vraie vie.Comme chez Marivaux aussi, où la pièce se joue sur une série de niveaux parallèles.La Fausse Suivante raconte l’histoire d’une comtesse qui se déguise en homme pour mieux connaître les véritables intentions de son prétendant; certains connaissent son déguisement, mais même ceux-là ne détiennent qu’une partie de la vérité.D’où la multiplicité des rapports en porte-à-faux.Et les labyrinthes d’apparences, de mensonges plus ou moins avoués et de demi-vérités qui parsèment l’intrigue.De là, on en vient à parler de ce qui se cache derrière les mots, de cet autre discours inconscient surgi de toutes les interprétations que l’on se fait de l’autre et de ce qu’il dit Surtout lorsqu'il eçt question de rapport amoureux.A un moment donné, Julie McClemens termine une phrase en disant qu’il faut «jouer avec des antennes».On s’arrête, on la regarde.Elle se gratte la tête avec un petit sourire en coin.Puis, elle précise sa pensée.•Des antennes, parce que Marivaux exige une interdépendance totale sur scène; c’est en ce sens-là aussi que je parlais de “précision’’.Il faut se placer à plusieurs niveaux d’écoute en même temps.Que tous nous nous entendions parfaitement sur les sens multiples de chaque réplique, ou presque.Que l’on en ressente tous l’impact physique.Sinon, ça ne marche pas.Et comme la pièce montre comment on ment, comment on se protège, comment on se déguise face à l’amour, c’est particulièrement stimulant., et tout à fait actuel.» Un concerto du quiproquo C'est Claude Poissant, ensuite, qui a abordé le problème de la forme à donner à ce concerto du quiproquo.«Monter Marivaux, c’est aussi entreprendre un parcours au cours duquel les certitudes se transforment complètement.Cest un véritable processus de transformation; à une semaine de la première, on ne voit plus du tout le texte de la même façon qu’à la première lecture.Et pourtant, tout le monde est arrivé avec une idée assez claire, moi y compris [.].On travaille sur la pièce depuis le 1" mai et, tout au long, il a constamment fallu choisir, reprendre et tout remettre en question à mesure que Ton approfondissait la réflexion.Le texte de Marivaux est déroutant d’implications, de sens multiples à faire sentir sans trop appuyer.C’est pourquoi j’ai décidé de poursume l’exploration de façon hy-perclassique.Il n'y aura pas de “relecture’’; les personnages ne seront pas des punks [déjà qu’on a affaire à une travestie!].Mais, malgré le côté artificiel du travestissement, malgré ou plutôt, grâce au classicisme de la langue, le propos est extrêmement moderne.Universel.» Il raconte aussi que, en cours de r A THEATRE DE LA VILLE SAISON 2004-2005 “Il est assez rare que l’on rencontre au théâtre une réflexion sur le couple aussi ludique, pertinente et empreinte de fraîcheur." - LE DEVOIR HENRI ET MARGAUX J Texte, mise en scène et interprétation Daniel Brière et Evelyne de la Chenelière Une production du Nouveau Théâtre Expérimental Les 23 et 24 septembre Salle Jean-Louis-Millette BABYLONE “Dans une savante et minimale évocation du jardin d'Édon, dix interprètes et trois musiciens font revivre en mots et en mouvements les balbutiements de l’humanité." -VOIR Mise en scène, scénographie et chorégraphies Paula de Vasconcelos Une production de Pigeons International Le 6 novembre Salle Pratt & Whitney Canada ABONNEMENTS DISPONIBLES (450)670-1616 150, rue de Gentilly Est.Longueuil • www.theatredelaville.qc.ca travail.Teqitipe s'est amusée à traduire les expressions de Marivaux dans notre langage quotidien de Québécois.Parce que le texte fait constamment reference à la vie ultime, et qu’il est ainsi plus facile d’en ressentir les conséquences émotives.Tous deux soulignent d'ailleurs à quel point la langue de Marivaux est difficile, exigeante.•Cest un texte extrêmement difficile à récupérer si on l’échappe, dit Julie McClemens.Il implique une grande dextérité quand on se le met en bouche et en tête.Une dextérité fondée autant sur la souplesse que sur la rigueur Sur la présence physique aussi, puisque le discours défile au même rythme que la pensée, qui se construit à mesure que les gens réagissent aux événements.» On parlera aussi du décor, qui se limite presque à un gros arbre tombé sur scène et qu’il faudra enjamber à tout moment.Poissant est id fidèle à la mise en espace qu'il avait conçue pour Le Triomphe de l'amour, de Marivaux, qu'il avait présenté à l'Espace Go en 1995, mise en espace qu’il développe id encore un peu plus.Julie McClemens dira aussi («Encore, mais c'est vrai!») à quel point c’est un plaisir de travailler avec Poissant.Et c’est à cette vérité première, celle du plaisir, qu'ils nous convient tous les deux, me Sainte-Catherine.Le De t'oit LA FAUSSE SUIVANTE De Marivaux.Mise en scène de Claude Poissant Avec Pascale Montpetit, Julie McClemens, Henri Chassé, Sébastien Delorme et une équipe de neuf comédiens.Au TOM, du 21 septembre au 16 octobre, (514) 866-8668.§ Banquette \ f arriéré ’ SUPPLÉMENTAIRE vendredi 24 septembre à minuit i DE Didier Lucien Stéphane Crête AVEC .Didier Lucien Stéphane Crête Gulllermina Kerwin CONCEPTION Louis Hudon Stéphane Lafontaine Caroline Ross UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre Expérimental www.nte.qc.ca fiiE DU 7 AU 25 SEPTEMBRE 2004 OU MARDI AU SAMEDI A 20H30 A ESPACE LIBRE 1945 FUILUM MÉTRO FRONTENAC RÉSERVATION (514) 521-4191 a.Airwirai" ©space LIBRE I.E DEVOIR EN CODIFFUSION AVEC LE THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE PRÉSENTE .- '.* • T*- ' 0m rrx s* ÉMENTAWE Christopher ouRANo s^yT^pt ^ o!Lpct' 4559, PAPINEAU — A www thfatrelalicorne.com | LA LICORNE 51 4.523.2246 Théâtre du Nouveau Monde UNE PRÉSENTAItON BANQUE NATIONALE ACtOkL ,S£fJ$0EL J44Â!\/Aot Attest o€ Plcï*j fooet i 41A JULIE /TltCLEWlEWÇ .MSCALE MONTPETIT HE/Vhl Ch/tssé .SËBQSDEfV DEL The C aiiadj CtmiK'l I t-e 4c» Am for the An» i Ju Canada DU NOUVEAU THÉÂTRE EXPERIMENTAL L’ORGANE n°6 GUIDE DE SURVIE AU THÉÂTRE OJ L'Oroane n"6 .H'.* COMITÉ ÉDITORIAl Daniel Brière Philippe Giroux Emmanuelle Jimenez Pierre Lefebvre L’Organe n"6, objet journalistique à géométrie variable du Nouveau Théâtre Expérimental est maintenant disponible ! Il est le fruit d’une imagination sans limite mais son édition est limitée, faites vite! XIIe CAHIER TECHNOLOGIE ET BOUTS DE CHANDELLES octobre 2000 / septembre 2002 MVMOLOCSIE d< :!-*£» r*cf< Ce cahier vient compléter l’Album-coffret du NTE.Douze cahiers qui retracent les hauts faits et gestes tout comme les petites choses de cette compagnie.Organe Spécial survie 5$ XIIe cahier 10$ Album-coffret 60$ En vente à ESPACE LIBRE 1945 Fullum métro Frontenac (514)521-4191 ou dans une librairie près de chez vous, renseignez-vous! www.nte.qc.ca Armoricain U.Dr.voi ii LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 S E P T E NI B R E 2 0 0 4 E 6 _Elizabeth Chitty SONG FOR A BLUE MOON Julie Beaulieu & Jonathan VoyerL___ TRIVIUM EXPRESS samedi 18 ; 2G h 30 flHHE dimanche 19 16 hOO ShHH E ISU THE DE CBÉATIVITÉ yesùfeù 1200.rueaeBleury (métro Place-Oes-Arts) Tél.(514) 861-4378 www.gesu.net exposition du 15 septembre'aiutj octobre frère JEROME Confessions de formes et de couleurs (hall et salle Custeau) BERNARD LAMARCHE Pour la 6' édition de son événement intitulé Manifestation internationale vidéo et art électronique, Montréal (MIVAEM), qui débute le 20 septembre, l’organisme Champ libre n’aura jamais aussi bien porté son nom.Situé à l’ombre des deux cheminées de l’ancien incinérateur Des Carrières, dans un quartier en forte transformation mais qui demeure pour l’instant un no man's land, l’événement reçoit pas moins de 125 artistes provenant de 20 pays, autour d’un thème, le désert qui a la puissance épiphanique de la révélation de réalités autres pour celui ou celle qui le traverse.Heureusement U faut voir ce thème et cette traversée d’un autre œil.Un des artistes de cette virée électronique, Pierre Bongiovanni, agit également à titre de conférencier, de maître d’atelier et de porte-parole de l’événement Bongiovanni a tenu à bout de bras, sur 14 ans, les destinées du réputé Centre international de création vidéo (C1CV), à Hérimoncourt, récemment fermé non sans tapage médiatique.Bongiovanni est aussi chargé, par la Ville de Paris, de la préfiguration du Centre d’art électronique de la ville.Cette année, il est commissaire invité de la Biennale de Lyon.À Montréal, il entend tenir des ateliers de pratique et de réflexion qui, sur le principe de KINO, mettront au monde une dizaine de très courts films sur la prémisse qu’il faut retrouver la splendeur de cha- Oasis de splendeur cun.Bongiovanni fera participer des gens qui font métier de réaliser des images.Gravité et partage D’autres de ces ateliers, au Mexique, ont porté sur le silence et la discrétion.Dans ces workshops, il pose à ces gens les questions les plus simples possibles.«Mon objectif est de faire en sorte que les gens se rendent compte que regarder quelqu'un est un acte grave, que de filmer quelqu’un est un acte grave, qu’engager une conversation avec quelqu’un est un acte grave.» Le terme «grave», comme Bongiovanni l’entend, cherche à signifier que ces actions demandent «de se mobiliser en conscience de cet échange et de ce partage».Les gens qui filment ont oublié «ce que sont le regard et l’énorme responsabilité que l’on a lorsqu’on filme quelqu’un ou des faits, par exemple».Ce travail vise à rappeler aux artistes et aux gens qui collaborent à des médias que la question du regard est centrale dans notre civilisation.«À force soit d’instrumentaliser les médias, soit de neutraliser ou de banaliser les images, on en arrive à des systèmes de communication qu’on connaît et qui font que la réalité, c’est la fiction médiatique.Notre rapport à la réalité devient complètement désincarné.» Chacun des participants dirigera l’atelier une journée.«Je voudrais que chacun explique aux autres sa splendeur pour l’aider à la réaliser en images.» Un film d’une minute devrait naître à la fin de chaque journée, à propos de «la splendeur de cette personne».Silence, splendeur, discrétion et aussi tourment: derrière ces mots se terre une idée de la beauté.Or, à l'intérieur de ces marges infinies, le désert est un lieu de nécessités intérieures qui, si on ne s’effondre pas en cours de route, «rapproche de soi-même».Rapproché de soi-même, «je peux enfin me rapprocher des autres, mais dans une posture qui n’est plus celle de la séduction, de la domination ou du combat, mais dans un esprit départagé».Les ateliers donnent au partage toute sa plénitude.L’autre projet qu’il propose, Next to nothing, fait de même.«Cette installation est constituée de vidéos, sur le presque rien.La première fois que j’ai fait ce genre de travail, en Argentine il y a un an, j’ai demandé à tout un groupe de cinéastes de travailler sur faites presque rien”, pour qu’ils se débarrassent de ce qui encombre le récit.» Alors, Bongiovanni s’est mis à chercher le point précis qui distingue la photographie, l'immobilité, du mouvement.«Je tente de montrer que des immensités, des éternités, des splendeurs de récit sont possibles sans effets spéciaux ou sans culture cinématographique qui remplacerait ce qui tient de la vision.» Ces séquences synthétisent pour lui des situation totales et lui donnent une ascèse qui lui pennet «de résister au lessivage télévisuel».Dans ce qui s’annonce comme un lourd bombardement d’œuvres en quelques jours, l’oasis de dépouillement promet Le Devoir SOURCE PIERRE BONGIOVANNI Un extrait de l’installation Next to Nothing, de Pierre Bongiovanni.*—• ?r- c', ¦ -a*6®/- 'n ¦ V' - « ' mÊÊBM mm.«Je tente de montrer que des immensités, des éternités, des splendeurs de récit sont possibles sans effets spéciaux ou sans culture cinématographique qui remplacerait ce qui tient de la vision.» — Pierre Bongiovanni lieux d’inconfort TROUBLE-FÊTE Bettina Hoffmann Galerie du centre Saidye-Bronfrnan 5170, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Jusqu’au 26 septembre IbERNARD LAMARCHE Les œuvres de Bettina Hoffmann, artiste d’origine berlinoise, ont passablement été vues à Montréal ces dernières années, notamment à la galerie Optica.L’actuelle exposition du Centre Saidye-Bronfman, produite en collaboration avec la Southern Alberta Art Gallery, permet de se familiariser de façon plus générale avec cette production qui s’agite dans les méandres du vérisme photographique.Dans sa façon de saupoudrer les séries, l’exposition fait ce qu’elle a à faire, sans plus, c’est-à-dire permettre que s’éclairent les grandes lignes de la démarche serrée d’Hoffmann.Ainsi, l’artiste s’insère-t-elle à même les conventions sociales et les codes de l’image photographique pour en tirer un sentiment d’inconfort là où tout, pourtant, devrait nous être connu.Hoffinann utilise les règles canoniques du portrait comme de la photographie de groupe.Ce faisant, et sans déployer des moyens trop spectaculaires, elle montre clairement en quoi la photographie — toute photographie, faudrait-il ajouter — n’est qu’un théâtre de l’artificialité.Trouble-fête, annonce le titre de l’exposition.Dans une série que nous avons déjà commentée en ces pages, Affaires intimes, Hoffmann construit de toute part des portraits de groupe dans lesquels plusieurs personnages existent et AUTOMNE BILLETS PLUS QUAND CORPS ET SONS FUSIONNENT CHARMAINE LEBLANC ALAIN CADIEUX || DANSE-CITÉ ROGER SINHA JOCELYNE MONTPETIT DANIÈLE DESNOYERS FORFAI It: Devoir lllllll L’AGORA DE LA DANSE 840, RUECHERRIER METRO SHERBROOKE 514.525.1500 Réseau Admission 514.790.1245 www.agoradanse.com LE STUDIO DE L AGORA DE LA DANSE EST SUBVENTIONNE MR LE CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUEBEC LE MTRlMOtNE CANADIEN, LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES COMMUNICATIONS DU QUÉBEC LE CONSEIL DES ARTS OU CANADA.LE CONSEIL DES ARTS DE LA VILLE DE MONTRÉAL LE MINISTÈRE DE L EMPLOI.SOLIDARITÉ SOCIALE ET FAMILLE OU QUÉBEC ET LE TONDS 0E STABILISATION ET DE CONSOLIDATION DES ARTS ET DE LA CULTURE OU QUÉBEC LE STUDIO DE L AGORA DE LA DANSE EST MEMBRE DU RÉSEAU CANDANSE ET OU REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS DE LA DANSE sont campés par l’artiste, dont les autoportraits sont démultipliés pour assurer tous les rôles.Il en résulte alors que c’est la situation créée de toutes pièces qui prend le dessus.C’est ce qui trouble d’ailleurs le plus dans ces photographies, peu importe la série.Jamais ces scènes ne semblent tout à fait naturelles.Elles font bien partie d’un récit, mais rien ne nous est donné comme information quant au développement de l’histoire.Les interactions sociales sont dans la mire de l’artiste.Ces situations surgies du collage que devient la photographie selon Hoffmann, l’artiste les explore davantage alors qu’elle assemble numériquement des personnes qui, au départ, n’ont rien à voir les unes avec les autres.Naissent ainsi des rapports entre individus, mais dont le ciment tient mal.Pourtant, ces gens semblent bien se regarder entre eux, ils semblent tendre vers les autres, mais rien ne surgit de ces contacts d’où s’est absenté quelque chose comme un esprit.C’est pourquoi cette production nous apparaît questionner le cœur même de ce qu’est la photographie: d’abord un liant social dans ses usages, dans la manière qu’elle a de créer des liens entre les gens, jusque dans sa capacité à provoquer, par la présence même de l’appareil photographique, des rencontres, des regroupements, des accolades, etc.Cette ellipse, Hoffinann la met en boîte et, comme l’explique très bien Adrienne Lai dans le texte très utile du catalogue, non seulement elle nous exclut des scènes autistiques qu’elle concocte, mais elle fait précisément émerger le silence des rapports qui sont établis.Et, étrangement, ces rapports peu engageants peuvent ressembler à ceux qui gouvernent nos vies.La présentation se clôture sur une installation vidéo fascinante, La Ronde.Trois projecteurs diffusent respectivement une image chacun.Trois portraits de groupe, qui attablé, qui dans un salon, sont rendus par une caméra qui tournoie dans la pièce.La caméra tourne, les personnages pivotent par conséquent sur eux-mêmes, dans ce qui n’est nulle autre qu’une photographie à laquelle on aurait ajouté la troisième dimension.Et, au fur et à mesure que la boucle avance, les scènes virevoltent lentement, on n’apprend rien de plus.Or, le dispositif aurait dû rendre la scène plus limpide.En plus de cette réflexion sur les rapports sociaux en dysfonctionnement, Hoffmann attire l’attention sur le jeu des caméras.Filmée ainsi, sa scène complètement construite renvoie sur un mode soft à l’esthétique de The Matrix, avec ces mouvements de caméra transitoires, où les héros sont figés dans les airs, qui ne servent que le tape-à-l’œil.Sauf qu’ici la transition n’est plus que cela, transitoire.Elle dure éternellement, dans un entre-deux perpétuel et dérangeant Le Devoir 1TK, ŒÜVl® DANSE Stephen Petromo UnitpWN fl Etats-Unis SEPT.,l*2OCT^20h 30 Théâtre Maisonneuve rffe rmm I \bonnez-vous 20S05lw*30%^- TTTrf***™ un »*• LE DEVOIR.LES SAMEDI l S ET DIMANCHE 1 !» SEPTEMBRE 2 0 01 )E ISP Merveilleux frère Jérôme CONFESSIONS DE FORMES DE COL LEURS Centre de créativité du Gesù 1200, rue de Bleury Jusqu'au 12 octobre BERNARD LAMARCHE Il y a tant à apprendre sur le frère Jérôme.Uhomme en a marqué plusieurs en sa qualité de pédagogue et c’est l’aspect de son oeuvre et de sa carrière qui vient immédiatement à l’esprit lorsque son nom est évoqué.Et pourtant.L'exposition du Centre de créativité du Gesù, qui a inauguré cette semaine une rétrospective des oeuvres de ce frère de Sainte-Croix, démontre dairement que bien des choses restent à dire sur le cheminement si particulier de cet homme.On apprend tout d’abord que la production du frère Jérôme est loin d’être marginale, du moins en quantité.Après la mort du peintre, en 1994, les frères de Sainte-Croix ont fait faire l’inventaire des œuvres sur toile et sur papier: on en arrive à près de 5000 œuvres, de plusieurs allégeances esthétiques.Plus de 15 000 personnes sont passées par les ateliers du frère Jérôme, dont Diane Dufresne et Raoul Duguay, parmi les plus connus Ce dernier, d’ailleurs, est le porte-parole enthousiaste de l'exposition: il avoue que c’est le frère Jérôme qui l’a mené sur les voies de l'expression et que cette rencontre a mené à ses {rentiers happenings.Un accrochage généreux Ce qui ressort de l’accrochage généreux, c’est la confrontation constante entre l'engagement dans la peinture et les convictions religieuses qui opère dans la vie de celui qui est né Joseph Ulric-Aimé Paradis.C’est ainsi que se résument les multiples facettes du besoin d’expression du religieux et peintre abstrait qui permettent aux organisateurs de dire que c'est dans l’abstraction, ce mouvement associé aux avant-gardes, que l’art du frère Jérôme, «dégagé des impératifs du mimétisme, lui permet une appréhension plus juste de son aspiration spirituelle».Entre l’enseignement de l’art abstrait — une démarche qui le rapproche notamment de ce qui se fait aujourd’hui sous le nom d'art théra- SANDRINE GRIS Le frère Jérôme corrigeant des travaux d’élèves, vers 1960.peutique — la quête d'une identité spirituelle et la recherche picturale au sein d’esthétiques diverses, ce parcours nécessite examen.Cette tension est toute condensée d'ailleurs au sein de quelques-uns des petits bijoux d’accrochage que réserve l’exposition mise sur pied par Charles Bourget, docteur en histoire de l’art qui est entre autres rattaché au Musée du Bas-Saint-Laurent à titre de conservateur responsable de l'art contemporain.On sait que le frère Jérôme a côtoyé Paul-Einile Borduas dès le début des années 40, lorsque ce dernier est appelé à l’assister dans son enseignement au collège Notre-Dame.D’ailleurs, une photographie de 1941 montre Borduas, qui deviendra par la suite un anticlérical notoire, assis à la droite d’un clerc, dans une photographie de groupe des élèves du collège et du personnel enseignant dont fait partie le frère Jérôme.Le frère Jérôme a côtoyé le groupe d’artistes qui a signé le Refus Global, amitiés qui coûteront cher au religieux.11 souffrira de l'incompréhension de son entourage, qui le cantonne à Water-ville, où son travail artistique ne pourra évoluer comme il l’aurait pu.Le frère Jérôme se rattrapera de deux manières.L’exposition contient l’exemplaire 139 du Refus Global, que le frère Jérôme avait acheté malgré son contenu acerbe envers l’Eglise.Sur le rabat de gauche, le frère Jérôme a apposé sa signature, probablement pour identifier simplement le détenteur dudit exemplaire.Mais l’idée que le frère Jérôme a pu prendre une douce revanche par suite des pressions de l'Église ne peut s’empêcher de surgir s’il n’a pas pu s’aligner avec le groupe des contestataires, il aura tout de même signé seul son Refus Global.Le clin d’œil serait bien incomplet si le conservateur de l’exposition n’avait pas pensé à placer tout près ce brûlot un Christ en croix de Insolation de la patience, huile sur panneau, de 1966.l’aimée qui précède la parution du Refus Global.Aussi le passage de Tannée 1947 à la suivante est-il présenté comme s’il rèsiunait à lui seul les aspirations en apparence contradictoires qui ont mené cet homme.Pour le reste, l’exposition permet de comprendre le parcours pictural du peintre.Une section de l'exposition est intitulée le Grand Rattrapage.En 1957, le frère Jérôme revient à Montréal et se mesure à plusieurs des propositions qu'il retrouve sur la scène artistique.Borduas, Leduc et Mousseau: le peintre puise ses inspirations chez ces artistes qu'il tente, dans sa L'Espace Galerie BalthazArt a le plaisir de vous inviter à l'exposition 1095 dessins de l'artiste français François Michaud.Cet artiste international s'est imposé le contrat moral de réaliser trois dessins à tous les jours au cours de l'année 2003.Ces dessins animaliers sont empreints d'humour, d’humanisme et de dérision.L'œuvre intégrale est exposée à Saint-Lambert, après quoi les pièces vendues seront retirées au fur et à mesure des expositions européennes.L'exposition se poursuivra jusqu’au 9 octobre 2004.ESPACE GALERIE BALTHAZART 121 rue Saint-Denis, Saint-Lambert (Québec) J4P 2G1 Tél.: 450.465.9333 CONCOURS S’ADRESSAHT AUX ARTISTES EN ARTS VISUELS Le formulaire d’inscription et les règlements du , HI concours sont disponibles dans les maisons de la culture, les lieux de diffusion culturelle, au bureau D Pri* Lierre., de l'Association des galeries d'art contemporain (AGAC) et au Service du développement culturel et Ayot de la qualité du milieu de vie de la Ville de Montréal.Ce prix est destiné aux jeunes artistes DATE LIMITE DE PRESENTATION DES DOSSIERS : LE 15 OCTOBRE 2004, AVANT 17 H Coffiffiir" Ce prix est destiné aux artistes Renseignements : AGAC : 514 861-2345 (du lundi au vendredi, 9 h à 17 h) Ville de Montréal : M.Normand Biron, commissaire, Prix, partenariats et projets internationaux 514 872-1160 www.ville.montreal.qc.ca/culture en mi-carrière -A Montréal® AGAC ^Lr z < ^ tr 1 tu z “ 1 r O « « : 5 « Z : Q < 2 UJ t tu cr < q i x en < co - t~ < >; L- ’ w ^ uj ^ • ~ ÜJ I UJ < J Z - X J X < » o Q — X - - 2 X O ) S < O -5 LES PANORAMIQUES TRENTE; SÉRIES D’IMAGES REALISEES A L AIDE D'APPAREILS-PHOTOS JETABLES EVEN E M EN T R I NÉ F I CE OP T I G A LE 28 OCTOBRE 2004 19 H O PATRO VVS 356 MONT-ROYAL EST • TRENTE BILLETS SONT DISPONIBI ES DÉS MAINTENANT POUR I A SOMME DE 250 S I UNI TF • CHAQUE Bill ET DONNE DROIT AU CONTENU D UN APPAREIL PHOTO -.L ORDRE DANS LEQUEL LES DETENTEURS DE BILLETS POURRONT CHOISIR LEUR APPAREIL-PHOTO SERA DÉTERMINÉ PAH UN TIRAGE AU SORT • LES SERIES DE CLICHES PHOTOGRAPHIQUES SERONT DÉVOUÉES LORS D UNE SOIREE MULTIMÉDIA CO ANIMÉE PAR PIERRE BEAUDOIN ET JACKIE GALLANT , ' • AVEC LACHAT DU N.APPAREIL PHOTO.VOUS RECEVREZ OEUX BILLETS D ENTREE POUR LA SOIRÉE .' DATE LIMITE POUR L'ACHAT DE BILLETS: LE 26 OCTOBRE 2004 O P T I C A .un centre d'art contempnràin 37?Ste-Cathervne O sutte 508 v Montréal (Québec) H3B IA?t 514 874 1666 ! 514 874 168?www optica ca info ® optica ca *>*" M SS MUSfcE D ART CONTEMPORAIN 0E MONTREAL PARACHUTE u« vn it.»,ks( .nw.h, fjOfJIH ' rlô éditeur • l’HEXAGONE BELLE IFV • - GUEULE TYPOII PHOTO % ; .OPATROVYS * WKÊÊKÊKHÊÊÊKKÊHÊÊÊHtÊÊHKÊÊKtÊKtÊÊÊÊHKKÊÊ "Square Victoria’', 1969 EXPOSITION RÉTROSPECTIVE PHILIP SURREY (1910-1990) 18 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE Catalogue: 10$ Veuillez visiter www.klinkhoff.com EXPOSITION ET VENTE D'ŒUVRES IMPORTANTES DE GRANDS MAITRES CANADIENS Du 13 au 27 novembre 2004 GALERIE WALTER KLINKHOFF inc.1200.RUE SHERBROOKE OUEST.MONTRÉAL TÉL.288-7306 COURRIEL INFOOKUNKHOFF.COM MMMHMPi ] )1 t| t LA MAGIE DU CRISTAL SWAROVSKI , propre peinture, de comprendre.D tente non pas de les dépasser, mais de saisir ce qui se montre à lui pour continuer sa propre quête.Les épisodes picturaux défilent et mènent le frère Jérôme sur des sentiers surprenants, notamment lors de cette parenthèse psychédélique où l’homme se déguise même en pape de l’art optique, document photographique à l’appui.L’exposition est lieu de découverte et met en lumière autant de ques- SAN lllfl N K GRIS lions qu’elle apporte de réponse.On en est à détinir la place du frère Jérôme dans l'affranchissement de la peinture québécoise aux brides retenues de la tradition et son rôle pourrait s’avérer plus détenninant qu’on le pense.L’exposition donne l’occasion de voir les œuvres, et un site Internet fort bien documenté permet de poursuivre la visite: wumfrerejenme.com.qc.ca.Le Devoir EVALAPKA ARAPACIS «Sculptures et reliefs en céramiques» 2000 - 2004 du 15 septembre au 16 octobre GALERIE BERNARD 3926 rue Saint-Denis.Montréal (Québec) H2W 2M2, Tél.: (814) 277-0770 Horaires da U Oadsrie : mercredi de 1 Ih â 17h30 leudl et vendredi de 1 Ih A 20h JfnNETROH Shâl Jf AN-DftAPf AU Visitez l'exposition CARGAISONS DE CHINE A r * 0cV^e Musée &TEWART au Fort de l’Ile Sainte-Hélène Horaire : Jusqu'au 11 octobre : tous les jours, de 10 h à 18 h Stationnement a rabais (P7) pour les visiteurs du Musée Renseignements: (514) 861-6701 www.stewart-museum.org a** * 4 Parc fean-Drapeau ¦?I canadien Harttage Québec SS MNMMHNMHIMMMI BONALDO la beauté ne tuHH pat 2, le royer (angle saint-laurent), Vieux-Montréal, qc t.514 287 9222 1.888.BONALDO www.bonaldo.ca I 8 LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2 0 0 4 ?l Tl ûrn o ^ Ilium ut Impitoyable leçon de vie MEAN CREEK Réalisation et scénario: Jacob Aaron Estes.Avec Rory Culkin, Josh Peck, Ryan Kelly, Scott Me-chlowicz, Trevor Morgan.Image: Sharon Meir.Montage: Madeleine Gavin.Musique: Ethan Gold.Etats-Unis, 2004,89 minutes ANDRÉ LAVOIE Avec Mean Creek, Jacob Aaron Estes n’est pas le premier cinéaste américain à donner de l’adolescence une image quasiment horrifiante, où la naïVeté a fait place à la haine, et la candeur au cynisme.Avant lui, Larry Clark (Jtids, Bully) a exploré ce territoire de l’innoceir ce perdue, mais sa vision, certes percutante, porte le poids d’un pessimisme stérile, paralysant Un même désespoir peut nous étreindre devant ce premier long métrage, mais le réalisateur décrit cette bande de jeunes d’un petit bled de l’Oregon avec autant de lucidité que de compassion.Entre les enfants-chiens savants du monde de Disney et les Terminator à la petite semaine de Larry Clark, Jacob Aaron Estes propose un état des lieux d’une jeunesse laissée à elle-même fles parents semblent frappés de disparition, vus, au mieux, quelques rares secondes) et au code moral très élastique.Bien au fait de la réalité du taxa-ge à l’école et de la violence qui sévit dans les cours de récréation et autour d’elles, on saisit dans quelle direction sinueuse se dirige le récit, laissant peu de doutes sur les intentions malveillantes des personnages à l’égard d’un camarade qui, derrière son insolence et son embonpoint, camoufle une solitude immense.Dans un cadre bucolique, suivant le courant d’une rivière à bord d’une chaloupe, théâtre principal de cette tragédie, Mean Creek pourrait ressembler à une version adolescente de Deliverance tant l’escapade provoque des choix déchirants, des dilemmes qui finissent par aveugler la raison.Au départ, ce ne devait être qu’une blague pour venger l’affront que George CJosh Peck), lourd dans tous les sens du terme, a fait subir à Sam (Rory Culkin), un garçon frêle et timide.Son frère aîné, Rocky (Trevor Morgan), veut lui donner une bonne correction, ce qui excite son copain Marty (Scott Mechlowicz), une tête brûlée qui pourra ainsi assouvir sur un autre toutes ses frustrations personnelles, qui sont nombreuses.Le (faux) prétexte de l’anniversaire de Sam et d’une virée champêtre plaît à George, qui ignore ce qui se trame, trop heureux d’avoir enfin des amis.Alors qu’elle a depuis longtemps un œil sur Sam, Millie (Carly Schroeder) comprend vite, et avant George, le but de l’expédition, utilisant les bons arguments pour renverser le cours des choses.Mais c’est la victime qui, par pure provocation, scellera son destin.Ce ne sont pas tant les effets de surprise ou l’ampleur de la tragédie qui donnent à Mean Creek toute sa pertinence et font de Jacob Aaron Estes un cinéaste plus que prometteur.Le récit, à l'image de cette rivière calme et paisible, est d’une grande limpidité et l’intérêt repose sur l’accumulation de détails, candides et sordides, sur leur existence d’une évidente tristesse.Certes, la bêtise de certains d'entre eux apparaît infinie, mais chacun affiche une égale part d’ombre et de lumière, figures à échelle humaine et non simples machines à tuer.Cette humanité est d’ailleurs possible grâce à ces remarquables interprètes, choisis avec soin et dirigés avec une finesse exceptionnelle.Au-delà de cette vengeance bien dérisoire, le véritable drame de ces enfants qui grandiront trop est de tracer, dans l’eau, la terre et le sang, la ligne de démarcation entre le bien et le mal.Ce qui s’annonçait comme une simple blague est de venue la plus impitoyable des leçons de vie.SOURCE PARAMOUNT CLASSICS IjMjSpR* .J) Me Ùe.fean Creek pourrait ressembler à une version adolescente de liverance.Tintin sauve le monde SOURCE PARAMOUNT Le premier film de Kerry Conran regorge de trouvailles amusantes, de clins d’œil séduisants, de bonnes idées.SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW (V.F.: CAPITAINE SKY ET LE MONDE DE DEMAIN) Réalisation et scénario: Kerry Conran.Avec Jude Law, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Giovanni Ribisi, Michael Gambon.Image: Eric Adkins.Montage: Sabrina Plisco.Musique: Ed Sheamur.États-Unis/Royaume-Uni/Italie, 2004,107 minutes ANDRÉ LAVOIE Sky Captain and The World of Tomorrow ressemble moins à un film de sciencefiction qu’à une tapisserie de références jetées pêle-mêle sur d’immenses blue-screens que traversent de superbes acteurs jouant des figures de bandes dessinées.Leurs dialogues apparaîtraient dans des phylactères que personne n’en serait surpris; on s’étonne même que Kerry Conran, un nouveau venu dont il faudra suivre le parcours, n’y ait pas pensé.Pourtant, le premier film de ce cinéaste regorge de trouvailles amusantes, de clins d’œil séduisants, de bonnes idées piquées à Fritz Lang (bonjour Metropolis) ou aux Marvel Comics, faisant rêver les amoureux d’art déco et de destinations exotiques.Si vous n’arrivez toujours pas à classifier cet objet cinématographique semblant sorti d’une galaxie loin de chez nous, imaginez Tintin au Tibet faisant un détour du côté de La Guerre des mondes de H.G.Wells.Le Tintin de Kerry Conran possède l’accent anglais et le charme de Jude Law.Il se nomme Joseph «Sky Captain» Sullivan et pilote un avion arborant des dents de requin ainsi qu’une quincaillerie futuriste digne de Star Trek, même si l’action du film se déroule en 1939 dans un New York de carton- pâte baignant dans un éternel clair-obscur.Le héros semble prêt à sauver l’humanité d’une attaque d’envahisseurs venus de l’espace mais dont les intentions guerrières demeurent inexpliquées.La journaliste Polly Ferions (Gwyneth Paltrow), une ancienne flamme de Sullivan, essaie d’éclaircir la disparition de plusieurs scientifiques et, rapidement, leurs chemins se croisent pour retrouver le diabolique Dr Totenkopf (Laurence Olivier, ressuscité, 15 ans après sa mort, grâce à des prouesses informatiques), cerveau de cette opération meurtrière.Pour mener à bien leur mission, chargée comme il se doit de tension sexuelle, ils obtiennent l’aide, précieuse mais ponctuelle, de Dax (Giovanni Ribisi), un bricoleur de génie, et de Frankie (Angelina Jolie), une autre conquête de Sullivan qui pourrait bien être l’ancêtre de Lara Croft.Avec ses allures (trompeuses) de superproduction et une nostalgie du film noir, où les robots et les scientifiques excentriques côtoient les belles intrigantes et les aventuriers coureurs de jupons, Sky Captain.constitue une heureuse surprise dans le catalogue déjà fort encombré des films qui puisent leur raison d’être dans l’imaginaire de la bande dessinée.Même si tout l’emballage relève d’une joyeuse supercherie numérisée, ce sont justement ces artifices, parfois burlesques (comme les soucoupes volantes), parfois aussi d’une beauté saisissante fie hall d’entrée du Radio City Music Hall, les paysages enneigés du Tibet), qui en font un divertissement de grande classe.Même si Conran s’amuse ferme à étaler ses références com- me autant de boules scintillantes placées sur un gigantesque sapin de Noël, il communique ce plaisir du cinéma à des vedettes conscientes d’incarner des clichés.Peu importe qu’il soit sous l’eau, sur terre ou dans les airs, Jude Law n’a aucun mal à jouer les séducteurs, flanqué d’une Gwyneth Paltrow qui ne se formalise aucunement de la superficialité de son personnage, déchirant sa jupe étroite pour sauver sa peau ou cramponnée à son appareil photo, et à ses deux dernières prises, pour saisir le scoop du siècle.On ne se sent jamais exclu du bonheur qu’ils ont à parcourir cet univers kitsch où la fin du monde est loin d’être une affaire sérieuse.Avec des prétentions, une forte dose de patriotisme niais et de gros moyens, le résultat ressemblerait plutôt à Independence Day.Les eaux troubles du dogmatisme KHAMOSH PANI (SILENT WATERS) Réalisation: Sabiha Sumar.Scénario: Paromita Vohra.Avec Kirron Kher, Aamir Malik, Arshad Mahmud, Salman Shahid.Image: Ralph Netzer.Montage: Bettina Bôhler.Musique: Madan Gopal Singh.France-Allemagne-Pakis-tan, 2003,99 minutes.V.O.avec s.-t fr.ANDRÉ LAVOIE Même si le film se déroule au siècle dernier, en 1979, les résonances contemporaines que l’on décèle dans Khamosh Pani {.Silent Waters), de la cinéaste pakistanaise Sabiha Sumar, sont d'une grande limpidité.Car la reconstitution de l’islamisaflon du Pakistan, après le coup d’Etat orchestré par le général Zia ul-Haq, n’est pas seulement qu’une évocation du passé mais aussi un rappel devant la montée des intolérances, surtout envers les femmes, ainsi que le mariage, toujours malheureux, entre la politique et la religion.Après avoir signé de nombreux documentaires, la cinéaste s’est butée à un mur de silence devant ces rares femmes qui ont survécu au massacre provoqué par la partition de l’Inde et du Pakistan, les familles préférant les sacrifier plutôt que de les voir appartenir à des hommes d'une religion autre que la leur.C’est ce drame, abordé sous le couvert de la fiction, qui, bien des années plus tard, revient hanter les personnages de Khamosh Pani, ne pouvant jamais s’échapper du poids douloureux de l’Histoire, et ce, peu importe leur âge.Aïcha (Kirron Kher) vit seule avec son fils, Salim (Amir Malik), un garçon sensible et amoureux d’une jeune fille qu’il fréquente en secret L’arrivée dans leur petit village de deux fondamentalistes musulmans va bouleverser toute leur existence, Aïcha se méfiant de leurs discours enflammés et Salim décidant d’adopter leur cause et leur intransigeance.La situation s’aggrave lorsque des Sikhs reviennent en pèlerinage dans la région, une première depuis 1947, attisant la colère des musulmans radicaux.Aïcha est en proie à des cauchemars violents, tous situés autour d’un puits, et elle s’inquiète devant les changements de comportement de son fils.Ses misères seront encore plus grandes lorsqu’un pèlerin sikh, à la recherche de sa sœur capturée en 1947 par les musulmans, vient frapper à sa porte.Sabiha Sumar n’enrobe d’aucun mystère ses intentions politiques, montrant l’asservissement des femmes dans une société elle-même soumise à des dogmes religieux totalement pervertis par des esprits fanatiques, ce qui n’est d’ailleurs pas l’apanage de la religion musulmane.Le film débute dans une atmosphère de chronique paysanne pour ensuite se donner des airs, modestes, de production «hollywoodienne», avec ses chants, ses danses et ses costumes colorés.Le ton devient plus grave au moment de l’arrivée de ces «missionnaires», dont la parole provoque, dans tout le village, une véritable onde de choc, sonnant la fin d’une légère insouciance.La pertinence du propos et la sincérité de la démarche n’effacent pas toujours les maladresses, la cinéaste cédant aux sirènes du manichéisme, opérant chez certains personnages des transformations rapides et peu nuancées, alors que les dialogues ont parfois un ton plus didactique que personnel.Ces écueils s’effacent devant Kirron Kher, donnant à cette femme meurtrie une noblesse irradiante, héroïne courageuse mais sachant aussi reconnaître ses limites, broyée par un passé taché de sang et un présent aveuglé par le dogmatisme.Moins une leçon d’histoire qu’un vibrant plaidoyer pour la tolérance, qui n’exclut jamais les forces du sacré et les bienfaits de la spiritualité, Khamosh Parti se conclut deux décennies plus tard.Et nous invite à la vigilance.JARDIN ni MON T R I A I L'Automne au Jardin tous les jours de 9 h à 21 h fspmpwM £ » *3» La Magie Le Grand Bal des lanternes des citrouilles 10 septembre 7 au 31 octobre au 31 octobre Jardin botanique de Montréal 4101, rue Sherbrooke Est 514 • 872 • 1400 Programmation complète : www.ville, montreal.qc.ca/jardi n nairr officiel CLARICA La Femme céleste Animation théâtrale et musicale Jardin des Premières-Nations 7 au 31 octobre Montréal Bourses de carrière illiil liillll vXXXf î&m ’•¦“¦’VN.» V Y v v' Le Conseil des arts et des lettres du Québec soutient la continuité de la création en offrant aux artistes et aux écrivains des bourses de caprière de 60 000$ afin de poursuivre librement leur démarche créatrice.Les candidats visés doivent avoir: _ au moins 20 années de pratique professionnelle _ contribué de manière exceptionnelle à la vitalité de la culture québécoise _ participé à un renouvellement du langage artistique dans leur domaine _ influencé le développement des tendances et des lignes de pensée artistiques _ inspiré leur milieu _ un projet artistique ou littéraire.Trois bourses de camère seront attribuées à des créateurs oeuvrant en littérature, en théâtre, en musique, en danse, en chanson, en arts multidisciplinaires, en arts du cirque, en arts médiatiques, en métiers d'art ou en recherche architecturale.La bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle sera attribuée à un artiste en arts visuels.Date limite d’inscription : le 15 octobre 2004 Programme et formulaire d’inscription disponibles aux bureaux du Conseil des arts et des lettres du Québec et sur son site Web : www.calq.gouv.qc.ca Renseignements : Francine Royer (514) 864-3350 ou 1 800 608-3350 Connu Hot *rti •t dot lottrot Québec on Culture Montréal U CULTURE AU CŒUR DU DÉVELOPPEMENT DE MONTREAL en collaboration avecSECbR Conseil et la Ville de Montréal présents VILLES DE CULTURE, VILLES D'AVENIR un colloque international sur les responsabilités culturelles des grandes aglomérations présenté dans le cadre des 1T Entretiens du Centre Jacques Cartier le jeudi 7 octobre de 14hà 16h30 à la TOHU 2346, rue Jarry Est le vendredi 8 octobre de9h à 17h au Centre Canadien d'Architecture 1920.rue Baile Pour la première fois à Montréal Charles Landry consultant international et auteur de «The Creative City: a Toolkit for Urban Innovators» en conférence e vendredi 8 octobre à 9h30 TC KOUHÇtfTH ?SECOR Villa da Montréal Université fHï de Montréal TOURISME CCA ¦USfe Montréal =:«=.LE DEVOIR WbSt Renseignements et inscription www.culturemontreal.ca / (514) 845-0303 B/^C LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE l R SEPTEMBRE 2 0 0 1 E 9 aJLiJL : MMBOUFE A L'AMBICMHE VOA îfficT< frwiças Etüs-üne 2004100 mil.(G) 1 “Jl20septemÉire19h30 * horaires 514 847 2206 www.ex-centris.com Un étonnant monde de pureté li ¦L.k SOURCE CINEMA DU PARC C’est en explorant le passé de Bukowski que le film de John Dullaghan éclaire son âge mûr.BUKOWSH: BORN INTO THIS Réalisation: John Dullaghan.Documentaire.Cinéma du Parc.ODILE TREMBLAY C7 est l’humanité de l’écrivain Charles Bukowski et sa souffrance infinie qui émergent de ce remarquable documentaire de John Dullaghan.Indispensable clé de l’univers d’un poète américain mythique, rarement a-t-on vu un documentaire sur Bukowski éclairer à ce point son drame intérieur.Dullaghan est sorti des ornières de la caricature pour sonder l’àme de cet homme inconsolable, qui aura vécu de 1920 à 1994 en illuminant son époque de sa détresse sublimée et en refusant les voies de la facilité qui se présentaient à lui.Au delà de sa plongée dans l’alcoolisme et les expériences sexuelles débridées, c’est celui qui sut donner un rythme moderne à la poésie en la sortant de ses carcans, en pleine nudité et en grande force, qui apparaît ici.Plus de trente heures d’entrevues sur pellicule et des centaines de photos formaient le gisement précieux d’un matériel d’archives qui fut mis à profit.De Barbet Schroeder — qui adapta son Barfly à l’écran — à Martin Coenen en passant par Michael Montfort, plusieurs réalisateurs avaient capté ses propos et immortalisé son visage ravagé et ses yeux tristes.Des entretiens avec ses proches, dont Linda Lee Bukowski, la dernière femme de l’auteur, Scan Penn, Bono, Barbet Schroeder, Harry Dean Stanton et Taylor Hackford, complètent ce saisissant portrait.John Dullaghan, qui avait d’abord l’intention d’écrire un livre sur Bukowski, dont l’œuvre le touchait au cœur, a interrogé plus de cent personnes pour mener à bien ce projet qui dura sept ans.C’est en explorant le passé de Bukowski que le film éclaire son âge mûr: ce père qui le battait sans relâche et sans raison, cet acné purulent qui le défigura à l’adolescence, tout contribua à en faire un être marginal et rejeté.Les petits métiers et les tripots sinistres sont parfois le terreau sur lequel naissent ensuite les poètes.Jamais la gloire, qui l’atteignit sur le tard, ne put lui faire perdre contact avec son désespoir fonda- mental, qui trouvait écho dans le monde de la rue.L’alcool le ramenait à sa base, de toute façon.Douleur et poison renaissent ici, avec la voix cassée de Bukowski, à travers ses poèmes dont de larges extraits sont lus dans le film, par le biais des témoignages de ses amis.C’est la pureté de son univers apparemment en dérive qui nous éblouit.Le Devoir Glacial et prétentieux WHEN WILL I BE LOVED Realisation et scénario: James Toback.Aviv Neve Campbell, Dominic Chianese, Fred Weeler, Karen Allen.Barry Primus.Image: Larry McConkey.ODILE TREMBLAY Certains films ont de vastes ambitions et donnent des résultats moins glorieux, la montagne accouche alors d’une souris qui couine dans son fromage.Le New-Yorkais James Toback, à travers une œuvre glaciale aux prétentions hitchcockiennes, nous offre un film noir contemporain qui ne parvient ni à imposer son suspense, ni à dessiner des personnages intéressants.C’est fou à quel point tout ce beau monde nous indiffère.Dans le New York d’aujourd’hui, dont on a accentué le côté «foire au sexe», une belle jeune femme riche et intelligente (Neve Campbell), mollement étendue dans le lofl que lui ont offert ses parents, entretient une relation amoureuse avec un souteneur (Fred Weller).Mais voilà que son chéri la vend pour une partie fine à un noble italien vieux et riche (Dominic Chianese), contre pièces sonnantes et trébuchantes.Comment la belle se vengera des deux hommes qui ont abusé d’elle: tel est le sujet de ce film qui se veut branché, futé, mais qui a tôt fait de s’égarer dans son labyrinthe polaire et cynique, en nous laissant en plan et sans fil d’Ariane.Le Devoir SOURCE CINÉMA DU PARC Charles Bukowski devant une bière.Divertissem Chef invité : DANIEL CUILLER, violon baroque Soliste invitée : ANNA-MARIA PANZARELLA, soprano Cunmandtalirr pi iix1p#l Ensemble at musique ancienne aux Instruments NMM Ot« .»li< «ii.it'o» rlu CNC rie CANAL- et ri.i CONSEIL (U Nt RAL DE.LOIRE ATLANTIQUE Après «Le fabuleux destin d’Amélie P&ulin» et « Delicatessen » Claudie OSSARD PRÉSENTE (Je Ralmn Chantal iTiubv Claude Pci Laisse tes mains sur mes hanches A L’AFFICHE LE 24 SEPTEMBRE I < >1 II >X BORÉAL FILMS ST R IMS ÉQUINOXE phBsemteht comment conquérir I' I fpl Il'wsi en une nuit f FESTIVAL DES FUNS ! DU MONDE DE MONTRÉAL r ZÉNITH DE BRONZE UNE COMÉDIE ROMANTIQUE DE DANY LAFERRIÈRE MICHEL MPAMBARA ET MAKA K OTTO SONIA VACHON SOfHIB TAVCHBA MAXIM! MORIN W! DEMI R N OR MIL DIDIER LUCIEN B' ' rcal.avec la punaNinoN srtmix oc Mena barrette gaston lepage ' PASCALE MONTPETIT PIERRE CURB CLAUDE CHARRON PIERRE BRASSARD (S PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! ^ r^ùfSSkr laSoffiiiiftTo ;n r^STuT»^ r5a'drv,rcn U A L’AFFICHE! [ EttCEWTlK KcMtme [ fCINÉMA 1 ?3ee, BeeoOfn E T21-MM0 a r 0 I
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