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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2008-11-05, Collections de BAnQ.

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www.ledevoir.com DE VOIR Vol.XCIX N" 252 LE MERCREDI 5 NOVEMBRE 2008 10$ + TAXES = 1.25$ sé::; ?, ¦MÊL ‘iÊk&W iMas» B JOE RAEDLE/GE'lTY IMAGES/AGENCE FRANCE-PRESSE Un vent démocrate balaie les Etats-Unis GUY TAILLEFER Pas de troisième mandat pour les républicains.Un grand vent de changement bleu a soufflé hier sur les Etats-Unis.A Grant Park, au bord du lac Michigan, à Chicago, les partisans démocrates ont afflué hier soir par centaines de milliers pour célébrer en liesse la victoire historique à la présidentielle américaine de Barack Obama.Par contraste, le républicain John McCain a accepté la défaite en présence d’une foule maussade et dispersée à l’Arizona Biltmore, un prestigieux hôtel de Phoenix.M.Obama l’a emporté de façon décisive contre M.McCain par 333 voix de grands électeurs contre 155.Il en fallait 270 pour devenir président.Des vic- toires prévues sur,la côte ouest — en Californie, en Oregon et dans l’Etat de Washington — ont enfoncé les derniers clous dans le cercueil républicain.Le premier coup dur pour M.McCain, qui n’avait pas droit à l’erreur, est venu en début de soirée de la Pennsylvanie, facilement gagnée par M.Obama L’Etat vote démocrate depuis vingt ans à l’échelle présidentielle, mais le républicain, qui y a investi beaucoup d’efforts, jugeait crucial d’y marquer des points pour concrétiser ses chances de décrocher la présidence.Ensuite,, M.Obama a lait des gains nombreux dans des Etats qui avaient voté Bush: hautement représentatives de sa percée sont ses victoires dans les Etats-clés de l’Iowa, VOIR PAGE A 10: OBAMA Les primeurs d’Obama La victoire de Barack Obama s’avère une addition de primeurs: premier Noir à être élu président; premier sénateur, tous partis confondus, à remporter la mise depuis Lyndon B.Johnson; premier locataire de la Maison-Blanche ne venant pas du sud, de l’ouest ou du centre des Etats-Unis.Quoi d’autre?Premier chef de l’exécutif à être confronté, depuis des limes, à des défis énormes sur tous les fronts.Le succès d’Obama, ainsi que celui des candidats démocrates au Congrès, présente une série de caractéristiques SERGE saisissantes.Géographiquement, Oba- TRUFFALT ipa a combiné le raz-de-marée dans les Etats qu’il a remportés à un nombre appréciable de voix dans les Etats où John McCain a obtenu les grands électeurs.Autrement dit, l’homme de Chicago va hériter de bases électorales somme toute solides dans un éventail appréciable d’É-tats jusqu’alors réputés pour être républicains dans tous les azimuts.Sur un plan sociologique, son triomphe est tout aussi singulier.Un, les cols bleus, qui lui avaient donné bien du fil à retordre lors des pri-f maires et qui se disaient enclins à ac-SilIlÉP corder leurs faveurs au champion des républicains, se sont rangés derrière lui en masse.A preuve, la Pennsylvanie, où McCain a essuyé un échec plus que cuisant.Deux, les Hispaniques ont créé la surprise partout où ils sont présents.En Floride, au Colorado et au Nouveau-Mexique, ils ont voté dans le sens contraire à celui observé lors des deux dernières présidentielles VOIR PAGE A 10: PRIMEURS ¦am**- •F.¦é'.MIKE SEGAR REUTERS Une immense foule en liesse attendait Barack Obama hier soir, à Grant Park, à Chicago.Autres textes et analyses sur les élections américaines en pages A2,A3,A4etA9 V ' .- '*.L' ' I \._____;,t ; CRISE FINANCIERE Le plus fort déclin depuis la Seconde Guerre mondiale ¦ À lire en page B 1 INDEX Actualités.A 6 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Carrières.B 5 Culture.B 10 Décès.B 6 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 4 Monde.B 7 Mots croisés.B 8 Sudoku.B 6 Télévision.B 9 Mise à jour économique Québec viole l’esprit de la loi, dit le vérificateur Jérôme-Forget affirme disposer d’une réserve de 2,3 milliards ANTOINE ROBITAILLE ROBERT DUTRISAC Québec — La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a présenté hier une mise à jour économique qui viole l’esprit de la loi sur l’équilibre budgétaire.C’est ce qu’a affirmé le vérificateur général, Renaud La-chance, en fin d’après-midi, hier.La ministre a en effet soutenu dans sa mise à jour qu’elle disposait d'une réserve de 2,3 milliards de dollars afin de contrer les effets de la crise financière.M.Lachance a expliqué que, pour ce foire, le gouvernement s’est «inspiré» du projet de loi 85.Celui-ci établit que l’on remet artificiellement à zéro le compteur du déficit budgétaire en date du 1er avril 2006.Déposé le 13 juin dernier, ce projet n’a toutefois pas été adopté.«Le projet de loi n'ayant pas été adopté à l’Assemblée nationale, a déclaré M.Lachance hier, moi j'ai refait le calcul avec la loi sur l’équilibre budgétaire qui existe et puis, ce calcul-là, au 31 mars 2007, aurait donné un déficit cumulé de 5,8 milliards.» Par conséquent, l’évaluation du gouvernement, qui feit comme si la loi 85 était en vigueur, ne respecte «pas l’esprit de la loi» actuelle, a affirmé M.Lachance.Marchant sur des œufs, M.Lachance a aussi refusé «d’infirmer ou de confirmer» les chiffres pré-liipinaires déposés par la ministre, selon lesquels l’État aurait dégagé un excédent de 1,65 milliard de dollars en 2007-2008.M.Lachance a soutenu qu’il pourrait le foire uniquement si les états financiers avaient été dûment déposés à l’Assemblée nationale, de qui il relève et à qui il doit rendre des comptes.Or, ce dépôt n’a pas été fait L’année dernière, a souligné M.Inchance, les états financiers avaient été déposés en octobre.L’Assemblée nationale étant dissoute aujourd’hui à 9h45, les états financiers ne pourront donc pas.VOIR PAGE A 10: QUÉBEC MATHIRU BÉLANGER REUTERS La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a rendu publique hier à Québec sa mise à jour économique.Le compte rendu du rapport du Vérificateur général en page A 7 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI 5 NOVEMBRE 2008 A 2 CAINE s s Les spécialistes circonspects Les swing states penchent vers Obama JOSHUA ROBERTS REUTERS L’attente a été longue dans certains bureaux de scrutin.mw CLAUDE LÉVESQUE Les yeux de nombreux spécialistes de la politique américaine étaient rivés hier sur une dizaine d’É-tatsclés, les fameux swing states où les sondages n’avaient donné d’avantage décisif à aucun des deux candidats à la présidence.La plupart de ces Etats ont donné leur préférence au démocrate Barack Obama, contribuant ainsi à sa victoire.Les chaînes de télévision américaines le donnaient gagnant en Pennsylvanie, en Ohio et en Virginie, et en avance dans plusieurs autres Etats appartenant à cette catégorie, dont la Floride, le Colorado et le Nouveau-Mexique.En revanche, après le dépouillement de 87 % des bulletins de vote, le républicain John McCain menait par 50 % des voix, contre 49 % pour son advçrsaire en Caroline du Nord.Ces Etats indécis sont caractérisés par une grande diversité de population, avec quelques grands centres urbains, qui votent généralement en faveur du candidat démocrate, et des zones rurales plus conservatrices, qui favorisent plus volontiers le porte-étendard républicain.Certains d’entre eux font figure de pivots depuis des décennies, voire depuis la création de l’Union, d’autres ont une tradition soit démocrate soit républicaine, mais donnent de sérieux signes de vouloir rompre avec celled La victoire d’Obama en Pennsylvanie, qui compte 21 grands électeurs, était attendue, certains sondages préélectoraux lui accordant une avance de plus de dix points.Cet Etat qui avait voté pour le prétendant démocrate en 2000 et en 2004, représente néanmoins, avec rOhio et la Floride, l’un des trois Etats qui ont joué un rôle crucial dans l’élection présidentielle américaine ces 50 dernières années, et les républicains espéraient le ravir aux démocrates.Il y a quatre ans, les résultats définitifs de l’élection présidentielle étaient restés suspendus à l’issue du vote en Ohio, qui fournit 20 des 538 grands électeurs qui, en décembre, choisiront le président des Etats-Unis en vertu du suffrage universel indirect Le candidat démocrate John Kerry avait attendu au lendemain des élections avant de concéder la victoire à George W.Bush.L’attente Cette apnée encore, les résultats dans cet Etat du centre se sont fait attendre.Plusieurs heures après la fermeture des bureaux de scrutin, seulement 5 % des bulletins de vote avaient été dépouillés, mais le démocrate Barack Obama disposait déjà d’une forte avance sur son adversaire républicain.Aucun candidat républicain à la Maison-Blanche n’a réussi à accéder à la Maison-Blanche sans remporter l’Ohio.La règle aura été respectée cette année, semble-t-iL En Floride, après le décompte de 84 % des bulletins de vote, le candidat démocrate devançait de peu le républicaiq (51 % des voix contre 49 %).Cet Etat du Sud-Est dispose de 27 grands électeurs, plus que tout autre swing state.D compte environ 1,4 million d’électeurs hispaniques, un électorat-clé.Parmi eux, les Cubains votent traditionnellement pour les républicains.C’est aussi le cas, généralement, pour la majorité des nombreux retraités qui ont élu domicile en Floride.Selon certains réseaux de télévision, Barack Obama disposait d’une avance de 10 % chez les électeurs hispanophones, inversant le verdict de 2004.C’est la Floride qui avait permis à George W.Bush de devenir président des Etats-Unis en 2000, après plusieurs dépouillements et contestations judiciaires.Au moment de mettre sous presse, les résultats étaient très partagés en Virginie, un Etat traditionnellement républicain que les démocrates espéraient cette annéç faire basculer dans leur camp.Cet Etat de l’Est à la por(e du Sud, est un microcosme des Etats-Unis et pourrait illustrer les grands changements qui s’opèrent au sein de l’électorat dans l’ensemble du pays.Barack Obama y a tenu l’un de ses plus importants rassemblements de la campagne, lundi.Llssue du scrutin dans le Missou- ri et dans l’indiana, des États traditionnellement républicains mais où les démocrates avaient l’espoir de l’emporter, était également incertaine au moment de conclure cette édition.La région) des Rocheuses compte aussi trois États considérés comme indécis, le Colorado, le Nevada et le Nouveau-Mexique, qui avaient apporté leur soutien à George W.Bush en 2004, mais ceux-ci n’ont pas le poids démographique des précédents.On y trouve une nombreuse population d’origine hispanique.Le taux de participation, qui a atteint hier un niveau record à l’échelon national, a é,té particulièrement élevé dans les États-pivots, qui ont fait l’objet de toutes les attentions de la part des candidats des deux partis.En Virginie, la responsable des opérations électorales a souligné que 40 % des électeurs inscrits avaient déjà déposé leur bulletin de vote dans l’urne à lOh.Le système électoral américain, qui veut qu,e tous les grands électeurs d’un État appuient le «ticket» qui y a remporté la majorité des suffrages, incite les prétendants à la présidence et à la vice-présidepce à être plus présents dans ces États que dans d’autres, pourtant plus popm leux, où les jeux semblaient feits à l’approche du jour J.C’est ce que MM.Obama et McCain ont fait ces derniers jours, les deux candidats haranguant les électeurs floridiens lundi, et le candidat républicain, âgé de 72 ans, faisait la navette entre pas moins de sept États lundi et hier.Le Devoir Une participation impressionnante Un vote massif, sans chaos ALEXANDRE SHIELDS \ A vote historique, participation historique.Les Américains se sont déplacés massivement hier pour désigner leur prochain Commander in chief.Pans tout le pays, et plus particulièrement dans les États-clés susceptibles de basculer d’un camp à un autre, les longues files se sont multipliées tout au long de la journée devant les différents bureaux de vote.Et si quelques irrégularités ont été signalées, on a évité le chaos que plusieurs appréhendaient L’affluence record a néanmoins forcé plusieurs électeurs à faire preuve de patience.Dans certains cas, ils ont en effet dû faire la queue pendant plus de trois heures avant de pouvoir voter.Rien de surprenant puisque entre 130 et 135 millions d’Américains — sur un total de 187 millions de personnes admissibles — se sont exprimés au scrutin d’hier, contre 120 millions en 2004 et 105 millions en 2000.«À 7h30 ce matin, nous avons eu autant d’électeurs qu’à minuit en 2004», a notamment déclaré le sondeur John Richt basé à Chappaqua, dans l’État de New York.Les longues files d’attente se sont ainsi formées dès les premières heures de la matinée dans de nombreux Etats-clés, comme la Pennsylvanie, l’Ohio ou la Virginie.A New York, les gens ont commencé à faire la queue dès 4h pour éviter les embouteillages, alors que les bureaux de vote ouvraient à 6h, ce qui a conduit à l’idée erronée que certains bureaux avaient ouvert avec du retard, a expliqué Valerie Vazquez-Ri- vera, porte-parole de la Commission électorale de l’État de New York.Le Missouri, qui a toujours voté — sauf une fois — pour le vainqueur de l’élection présidentielle depuis 1904, a connu lui aussi une affluence inédite.«Nous avons vu une participation sans précédent, a indiqué la direçtrice de la communication du secrétariat dÉtat du Missouri.Nous allons facilement battre des records aujourd’hui.» En Ohio, on disait entrevoir une participation reçord de 80 %, selon le bureau du secrétariat dÉtaL En Caroline du Nord, un État-clé pour cette élection, on a aussi noté une très forte participation.«]e suis certain que nous allons, dépasser les 70 %», effaçant le record de l’État établi à 69 %, a indiqué en fin de journée Johnnie McLean, direçteur adjoint des opérations électorales de lÉtat «La participation est phénoménale», a également estimé Jean, Jensen, responsable des opérations électorales pour l’État de Virginie, en soulignant que près de 75 % des électeurs enregistrés ont déposé leur bulletin dans l’ume.Fait à noter, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes pour le compte de l’Associated Press et des grandes chaînes de télévision américaines, un électeur sur 10 a dit être venu voter pour la première fois, un nouvel électorat dont l’écrasante majorité est jeune et non blanche: environ six de ces dix nouveaux électeurs avaient moins de 30 ans, 20 % sont noirs, et au moins autant sont hispaniques.Les Afro-Américains ont effectivement voté en très grand nombre, exprimant à la fois leur fierté et leur espoir que le premier Noir de l’histoire accède à la présidence des Etats-Unis.Dans tout le pays, des reportages ont montré une affluence totalement inédite au sein de la communauté noire américaine, qui représente 12 % de la population.Il faut dire que Barack Obama a fait de la mobilisation des Afro-Américains une carte maîtrçsse de sa stratégie pour faire basculer des États traditionnellement républicains.Journée tranquille Hormis quelques écrans tactiles défectueux, le vote s’est par ailleurs déroulé dans l’ensemble sans problème majeur.En dépit d’une très forte affluence, peu de problèmes techniques ont été signalés en FJoride, dans le Missouri, en Ohio ou en Virginie, des États significatifs pour accéder à la Maison-Blanche.Selop la responsable des opérations électorales pour l’État de Virginie,, les seuls problèmes signalés aux autorités dans cet État ont été l’ouverture tardive de deux bureaux de vote, le mauvais fonctionnement de machines de lecture optique des bulletins de vote et quelques accusations de retrait arbitraire d’électeurs des registres.Dans certains endroits du New Jersey, la population a dû utiliser des bulletins de vote en papier en raison de défaillances des appareils électroniques.Le camp républicain a par contre déposé une plainte contre certains comtés de Virginie qui ont envoyé trop tard les formulaires pour voter par correspondance aux soldats américains baséÿ à l’étranger, ppur que ceux-ci puissent voter.Dans cet État du sud des États-Unis, traditionnellement républicain, la bataille était serrée entre les deux candidats à la Maison-Blanche et la victoire, pour l’un comme pour l’autre, s’avère cruciale.Selon des documents judiciaires diffusés hier par l’équipe de campagne du sénateur de l’Arizona, celui-ci demande à la Cour fédérale que les votes par correspondance des soldats soient comptabilisés même, après l’élection.Environ 1,3 million de militaires américains en service peuvent voter par correspondance, même s’ils sont à l’étranger.Plus de 180 000 soldats sont stationnés en Irak et en Afghanistan.Il était impossible hier de savoir combien d’entre eux étaient inscrits sur les listes électorales de Virginie.Le site citoyen 866ourvote.org a pour sa part rapporté que des électeurs de l’Ohio avaient été rayés des listes électorales sans explication.Un autre site citoyen, rock-thevote.com, annonçait que des étudiants de Virginie étaient enregistrés en trop grand nombre sur un mêiûe bureau de vote, ce qui compliquait les opérations.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse, la BBC et Reuters «À 7h30 ce matin, nous avons eu autant d’électeurs qu’à minuit en 2004» Association francophone pour te savoir % L'Acfas bâtit des liens : pour un dialogue Science et société < LA GRANDE RENCONTRE SCIENCE A] SOCIÉTÉ Chercheurs et citoyens, soyez au rendez-vous! U et 13 novembre 2008 Jardin botanique de Montréal Programme et inscription en ligne : www.acfas.ca LE DEVOIR, LE MERCREDI 5 NOVEMBRE 2008 A A ELECTIONS AMERICAINES m0' À MONTRÉAL IjC H WSÊSn Des partisans de Barack Obama ont fêté hier soir à Greensboro, en Caroline du Nord.La Chambre et le Sénat Les démocrates prennent le Congrès ERLLEN OZIER REUTERS EMMANUEL PARISSE Washington — Les démocrates se sont assurés hier soir d’une confortable majorité au Sénat et à la Chambre des représentants américains, en renforçant de façon significative la majorité qu’ils avaient acquise aux dernières élections de mi-mandat en 2006.Au Sénat, les démocrates ont arraché quatre sièges hier soir aux républicains du Sénat américain, dépassant la barre des 51 sièges pour atteindre la majorité, selon des résultats donnés par les chaînes de télévision américaines.Selon les chaînes de télévision américaines CNN et MSNBC, les démocrates ont dépassé la barre des 51 sièges en remportant quatre nouveaux sièges avec Mark Warner en Virginie, Jeanne Shaheen dans le New Hampshire, Kay Hagan en Caroline du Nord et Torn Udall au Nouveau-Mexique.Ils se voient attribuer de 52 à 54 sièges, selon les projections.Depuis 2006, les 49 démocrates de la chambre haute votaient la plupart du temps avec les deux indépendants pour parvenir à une majorité.Désormais, ils vont pouvoir disposer de leur propre majorité.Par ailleurs, le leader de la minorité républicaine au Sénat américain, Mitch McConnell, a été réélu sénateur du Kentucky, alors qu’il était sérieusement menacé dans son Etat traditionnellement républicain par le démocrate Bruce Lunsford Les électeurs américains qui se La progression des démocrates est liée aux préoccupations des électeurs rendaient aux urnes hier pour élire leur président devaient aussi renouveler 35 de leurs 100 sénateurs, ainsi que les 435 représentants de la chambre basse.Selon les dernières projections, ils devraient pouvoir prendre d’autres sièges aux républicains.Le site Rothenberg Political Report estimait ainsi qu’ils sont en mesure d’obtenir au total entre sept et neuf sièges supplémentaires.Toutefois, cette estimation ne leur permet pas d’atteindre la barre des 60 sièges, seuil minimum pour empêcher l’opposition d’utiliser la méthode de l’obstruction systématique ou «filibuster», une procédure qui donne aux séna- REUTERS Les médias ont fait durer le suspense PAUL CAUCHON Les médias américains ont joué de prudence hier, en refusant de déclarer un gagnant tant qu’un candidat n’atteignait pas le chiffre magique de 270 électeurs.Mais plus la soirée avançait plus on nous montrait les images de l’impressionnante foule en liesse rassemblée à Chicago pour accueillir Obama, et plus le sort en était jeté.En attendant de connaître le résultat final, on a pu admirer certaines prouesses technologiques qui mettaient en valeur le travail des médias.Dont, au premier chef, une première mondiale: CNN qui a «téléporté» une journaliste dans son studio.En début de soirée, Wolf Blitzer de CNN s’est en effet entretenu en studio avec l’hologramme grandeur nature d’une reporter qui était à Chicago, filmée sous tous les angles par 38 caméras haute définition.Avec une image un peu tremblotante, on se serait cru dans un vieil épisode de Star Trek ou, pour les plus jeunes, de La Guerre des étoiles.De son côté, dans une grande salle virtuelle bordée de colonnes, MSNBC faisait apparaître des reproductions en trois dimensions de cartes et de graphiques, autour desquelles les journalistes se promenaient Mais même si ces prouesses technologiques semblaient impressionnantes, c’étaient les résultats électoraux qui comptaient.Et, sur ce plan, ABC damait souvent le pion à CNN en début de soirée, accordant constamment un plus grand nombre de grands électeurs aux deux candidats que CNN.Au Québec Les principaux réseaux québécois n’avaient pas ménagé leurs efforts non plus.LCN et RDI entraient en ondes dès 19h avec des émissions spéciales.Pierre Bruneau animait sur LCN, et Anne-Marie Dussault commençait la soirée sur RDI pour ensuite passer le relais à Patrice Roy, et à 21h Bernard Derome présentait le Téléjoumal de Washington.Mais, pour ce qui est de la présentation des résultats, les réseaux québécois étaient clairement à la remorque des réseaux américains, semblant particulièrement marcher dans les traces de CNN.LCN a su surprendre: la chaîne du groupe Québé- cor prenait soin de constamment montrer à l’écran un tableau des résultats, ce que les autres ne faisaient pas toujours, une stratégie qui permettait de toujours savoir où nous en étions, et elle se faisait une spécialité de recueillir les commentaires d’anciens premiers ministres, dont Brian Mulroney, Lucien Bouchard et Bernard Landry.Mais, il faut l’admettre, c’est vraiment aux réseaux américains que l’on sentait toute l’excitation de cette soirée historique.Et si CNN n’était pas toujours le plus rapide, son studio décoré aux couleurs du drapeau américain faisait sensation, un studio dans lequel la caméra a quelques fois réalisé des mouvements à 360 degrés.Ce fat également la soirée d’Internet, et il serait impossible de dresser la liste de tous les sites qui offraient les résultats à la seconde près.Les grands médias américains proposaient non seulement des résultats en temps réel, mais également une profusion de blogues, de forums, de twitters, et toute la journée ils accueillaient sur Internet les commentaires d’électeurs se plaignant des difficultés à voter.Le webmagazine Editor & Publisher suivait d’ailleurs tout au long de la journée, à la minute près, les commentaires sur le déroulement du vote envoyés sur les sites Internet des principaux journaux américains.Editor & Publisher a d’ailleurs terminé hier sa compilation des appuis des journaux aux candidats commencée il y a plusieurs semaines, en annonçant que 281 journaux américains avaient appuyé Obama en éditorial, contre 149 pour McCain.Panni les initiatives les plus remarquées, le webmagazine Slate avait mis en place un poll tracker qui permettait d’obtenir les résultats électoraux directement sur iPhone.Et Google proposait également de suivre les résultats sur les téléphones mobiles.L’agence de presse Associated Press avait son propre réseau de télévision sur Internet, proposant différents reportages vidéo en continu.Pour sa part la chef d’antenne de CBS, Katie Cou-ric, devait poursuivre sa longue soirée en devenant «chef d’antenne» du site Internet de CBS à compter de 2h du matin.Le Devoir teurs le droit de bloquer ou de retarder des votes.Selon les sondages et les analystes politiques, la progression des démocrates est liée aux préoccupations des électeurs en matière économique et à l’impopularité du président George W.Bush et du Parti républicain.Les représentants A la Chambre des représentants, selon les premiers résultats disponibles hier soir, les démocrates sont également en passe de renforcer leur majorité actuelle de 235 démocrates contre 199 républicains.Selon les dernières projections de Rothenberg Political Report, ils pourraient gagner de 27 à 33 sièges, ce qui les ferait passer à une majorité de plus de 60 % de la Chambre.Agence France-Presse EN BREF McCain dit au revoir aux journalistes qui Font suivi Phoenix — Le républicain John McCain a fait ses adieux hier aux journalistes et photographes qui l’avaient suivi pendant toute la durée de la campagne présidentielle, qu’il a qualifiée de «grande expérience, pleine de souvenirs Que nous chérirons toujours».«Mes amis, c'est notre dernier vol à bord de cet avion», surnommé «Straight Talk Air», a déclaré le candidat aux journalistes faisant avec lui l’ultime trajet entre une dernière étape de campagne au Nouveau-Mexique et Phoenix, Arizona, où devait se dérouler la soirée électorale des républicains.«Je me sens bien, je me sens très en confiance avec la manière dont tout cela s’est passé», a déclaré John McCain, venu saluer les journalistes avec son épouse Cindy.«Nous avons eu du bon temps ensemble, et je vous souhaite plein de succès.Je suis impatient de vous revoir à l’avenir.Merci beaucoup», a-t-il ajouté.-AP Obama a joué au basket en attendant les résultats Chicago — Le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine, Barack Obama, a sacrifié hier après-midi à son habitude de jouer une partie de basket-ball pour tromper l’ennui en attendant les résultats du scrutin.Le sénateur de ITlinois s’est rendu dans un gymnase du quartier ouest de Chicago en milieu d’après-midi.Son état-major de campagne n’a pas précisé avec qui il allait jouer.A 47 ans, le premier candidat noir à la Maison-Blanche a pris l’habitude de jouer au basket-ball à chaque fois qu’il doit attendre le résultat d’une élection.C’est ce qu’il a fait durant le long processus des primaires à l’investiture démocrate qui l’a opposé à l’ex-première dame HiÛary Clinton.Ce rituel avait commencé lors des caucus de l’Iowa en janvier que Barack Obama a remporté devant Hillary Clinton, donnant le coup d’envoi à sa course historique pour être l’hôte de la Maison-Blanche.- AFP «Yes, we did!» L’atmosphère était surchauffée dans certains bars AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Une ambiance exaltée, non, totalement survoltée, régnait hier soir au Gert’s Bar de l’université McGill, où les étudiants américains et des sympathisants canadiens s’étaient donné un rendez-vous historique.Ce n’était pas Times Square ou Chicago, mais, dans le local plein à craquer de jeunes de moins de 25 ans, se frayer un chemin jusqu’à l’écran géant relevait du sport olympique.Pas besoin de regarder CNN pour savoir comment se déroulait le dépouillement des votes: les ap-plaudissements et les «chouuquu!» biep sentis indiquaient Etat après État qui de Barack Obama ou de John McCain prenait l’avance.«Obama en avance en Floride! En Ohio!» Le Texas.la foule politiquement homogène s’est mise à huer ferme.La Pennsylvanie en bleu.la folie monte encore d’un cran sur une échelle dont le plafond semble prêt à craquer.«Oh yes! Oh yes!» D s’embrassent presque, sous un tonnerre d’applaudissements.«Extraordinaire!», lance un étudiant détrempé.Des universitaires qui faisaient du bénévolat au New Hampshire la fin de semaine derrière sont bien payés lorsque l’État vire au bleu.«On boit à ça!», bien sûr, mais, pour eux, on est loin d’un simple prétexte à la fête.Ça discute politique ferme et, en bons élèves, plusieurs ont imprimé une carte des États et notent les résultats.Joe Watts, du Connecticut a dessiné une carte de notre voisin du sud.sur son torse.Au fil de la soirée, l’étudiant çn littérature rougit ou bleuit les États.Alors que je suis toujours à la chasse au républicain, il roule les yeux: «Non.je n’en connais pas!» Amelia Lenke, présidente de Democrats Abroad, section McGill, dit qu'«elle n’a pas vu les républicains dans les derniers mois, ils sont très discrets».Pourquoi le premier candidat noir à l’élection présidentielle les séduit-il tant?Joe Watts est catégorique: «Obama excelle en tout!» Ginny Moore, de la Pennsylvanie, a donné plusieurs heures bénévolement pour la campagne d’Oba-ma: «J’ai senti que mon vote comptait vraiment», dit-elle en faisant allusion au fait qu’elle vient d’un swing state, «fai vu Barack à la télévision par hasard, en 2004, ajou-te-t-elle, lors de la convention démocrate.Pour la première fois, un politicien m’a touchée.» Au début de la soirée, ils étaient confiants, les étudiants américains.McGill en accueillait 2316 en septembre 2007, un nombre en croissance.Le consulat des États-Unis à Montréal estime que 25 000 de ses citoyens y vivent Au moment de mettre sous presse vers 22h30, ils attendaient le pied impatient le regard rivé à l’écran, les résultats de la Floride.Si Obama était en tête (207 grands électeurs contre 135 pour McCain), personne au Gert’s Bar ne vendait la peau de l’ours avant de l’avoir tué.«H s’en vient, il est sur la voie de la victoire, je le sens!», jubilait un partisan en nage une fois l’Ohio et la Pennsylvanie déclarés bleus par CNN.«Pas encore, patience», tempérait son comparse, tout aussi fébrile.Et s’«il» perd?Rebbecca Davidson a fait im pacte en 2004: «fai dit que je déménagerais au Canada si Bush gagnait.» Manifestement elle a tenu parole.«Où irais-je maintenant?, se demande-t-elle, pensive.Je vais peut-être rester plus longtemps.» La perdrons-nous?Dans tous les cas, la ritournelle jaillissait à une fréquence exponentielle: «Obama! Obama! Obama!» Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des partisans d’Obama dans un bar de Montréal.Le dollar fête Tokyo — Le dollar s’affichait en légère hausse par rapport au yen et à l’euro aujourd’hui sur le marché des changes à Tokyo, après que le démocrate Barack Obama eut été donné vainqueur à l’élection présidentielle aux États-Unis par les médias américains.Vers 4h07 GMT à Tokyo, l’euro s’échangeait à 1,2948 $, contre 1,2975 $ hier soir à New York.Le billet vert s’appréciait également par rapport à la monnaie japonaise, à 99,83 yens contre 99,69 yens hier soir.Les analystes minimisaient l’importance de cette réaction du mar- ché, en l’absence de mouvements spéculatifs majeurs avant l’élection, contrairement à ce qui s’était produit en 2000 quand de nombreux investisseurs pariant sur une victoire de George W.Bush avaient acheté des dollars.«Les participants sur le marché ont été trop occupés avec la crise financière mondiale pour bâtir des positions en spéculant sur qui remportera l’élection», a expliqué Osa-mu Takashima, analyste chez Mitsubishi UFJ Trust and Banking, cité par Dow Jones Newswires.Agence France-Presse Bush s’est fait invisible Washington — L’impopulaire président américain sortant.George W.Bush, s’est entouré hier soir de ses proches à la Maison-Blanche pour suivre les résultats des élections loin des regards du public, et a recommandé le vainqueur à la bénédiction de Dieu, a indiqué sa porte-parole.Pour M.Bush, cette soirée était aussi l’occasion de célébrer l’anniversaire de son épouse Laura, qui fêtait ses 62 ans, a dit Dana Perino.M.Bush devait rester invisible du public jusqu’au bout Sa porte-parole, qui devait faire une déclaration une fois le vainqueur de la présidentielle connu, a finalement fait savoir qu’elle n’apparaîrait pas devant les caméras, invoquant l’heure tardive.Les Bush ont commencé la soirée électorale avec des amis et des membres de l’équipe présidentielle autour d’un «agréable» dîner dans les quartiers personnels du président à la Maison-Blanche, a dit sa porte-parole.On a servi certains des plats préférés de Mme Bush et un gâteau d’anniversaire à la noix de coco, a-t-elle dit La première dame américaine a reçu de son mari une paire de boucles d’oreilles.«Le président a porté un toast au début du dîner, il a remercié ceux qui étaient présents pour tout le travail qu’ils ont accompli et pour leur amitié.Il a fini en disant: que Dieu bénisse celui qui gagnera ce soir, quel qu’il soit», a dit Mme Perino.M.Bush devait suivre l’évolution des résultats avec certains de ses collaborateurs dans ses quartiers personnels.M.Bush, fai par John McCain pourtant républicain comme lui, a pris une part de plus en plus réduite dans la campagne à mesure que l’élection approchait.Au cours des derniers jours, il ne s’est plus guère montré à la presse que pour prendre l’hélicoptère vers la retraite présidentielle de Camp David et en revenir.-AFP I A 10 LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 NOVEMBRE 2 0 0 8 ACTUALITES DAVID McNEW/GETTY IMAGES/AGENCE FRANCE-PRESSE Le candidat républicain, John McCain, aux côtés de son épouse Cindy, au moment de concéder la victoire à Barack Obama, hier soir, à Phoenix, en Arizona.OBAMA SUITE DE LA PAGE 1 du Nouveau-Mexique et du Colorado, mais sqrtout en Ronde et en Ohio, ces Etats qui ont lait basculer la présidence du côté républicain en 2000 et 2(X)4.Il était par ,ailleurs en avance dans les autres Étatsclés de la Caroline du Nord et de la Virginie, qui ont également voté républicain en 2004.Bqrack Obama, 44' président des Etats-Unis?Qui l’eût cru il y a moins d’un an, alors que Hillary Clinton paraissait pratiquement assurée d’obtenir l’investiture démocrate.Vingt et un mois de campagne et 600 millions de dollars en dépenses électorales plus tard, il devient le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis et sera «commandant en chef», alors que son parti comptait il y a encore 40 ans des membres opposés à la déségrégation de l’armée.Même s’il a cherché à «déracialiser» sa campagne et à présenter sa candidature comme postraciale, son élection n’en traduit pas moins une sorte de réconciliation des Noirs avec l’histoire du pays.Aussi, M.Obama aura-t-il été élu hier soir par la conjonction d’un appui unanime PRIMEURS SUITE DE LA PAGE 1 dans des proportions parfois étonnantes, coimne en témoignent les données afférentes au Nouveau-Mexique.Ces évolutions géographiques, ces retournements sociologiques, sont autant de mises en relief du désir marqué des Américains pour le changement Pour dire les choses brutalement, ils ont manifesté leur ras-le-bol.On peut les comprendre.Car, au terme de ses deux mandats, de la part des électeurs noirs, d’une participation accrue des jeunes et d’un déplacement significatif du vote des Blancs et des Latinos.Les sondages de sortie des urnes indiquaient aussi qu’une majorité de femmes ont voté pour lui.Dans la foule, hier soir à Grant Park, où M.Obama a pris la parole, le militant Jesse Jackson pleurait à chaudes larmes.«Y a-t-il encore quelqu’un qui doute que tout soit possible dans ce pays, qui s’interroge sur la vigueur de notre démocratie?Vous avez ce soir votre réponse», a déclaré le président élu.Rus loin, Ron Hilson, un vétéran des combats pour les droits civiques, se rappelait le désespoir qui s’était emparé de la communauté noire après l’assassinat de Martin Luther King, il y a 40 ans.Mais «le mouvement a repris vie, l’espoir est revenu — avec le succès de la campagne d’Obama —, et cela a renouvelé notre espérance de prendre part au système politique».A Phoenix, M.McCain a rendu un vibrant hommage à son adversaire: «Les Américains ont parlé et ont parlé clairement.» Et d’ajouter: «C’est une élection historique qui a une signification particulière pour les Afro-Américains.[.] R n’y a pas plus grande indication du chemin parcouru par les Américains depuis Bush laisse le pays dans un état lamentable: les indicateurs sont négatifs ,sur tous les plans.Economiquement, la première puissance du monde est plongée dans une récession que tous les initiés aux choses chiffrées prédisent plus dure, plus violente que celles qui ont marqué l’histoire du pays depuis la Seconde Guerre mondiale.Et alors?McCain a commis l’erreur énorme de s’engager à poursuivre en la matière les politiques conçues par Bush, conçues pour les riches d’entre les riches.Au contraire, Obama a promis de réformer l’architec- cent ans que l’élection de Barack Obama.» Il a invité les Américains à s’unir derrière lui.Au Sénat qui plus est les démocrates s’acheminaient vers une majorité anti-obstruction de 60 sièges.La sortante républicaine en Caroline du Nord, Elizabeth Dole, et son collègue John Sunu-nu, au New Hampshire, ont mordu la poussière.En Virginie, le démocrate Mark Warner a battu le candidat républicain, Jim Gilmore.On s’attendait à ce que les démocrates augmentent d’au moins vingt sièges leur majorité à la Chambre des représentants.Les Américains écrivaient dans l’urne, hier, la conclusion d’une saga politique de près de deux ans qui a vu leur confiance dans le président George W.Bush et dans sa manière de diriger le pays toucher le fond du baril.Deux visions politiques différentes s’affrontaient, s’agissant de la répartition du fardeau fiscal, du règlement de la crise en santé ou de la guerre d’Irak.N’aura pas fonctionné la stratégie de McCain consistant à tenter de faire passer Obama pour un «libéral d’extrême gauche» qui allait augmenter les taxes, ou pour un politicien, entré au Sénat il y a seulement quatre ans, bien trop inexpérimenté pour devenir commandant en chef.ture fiscale en y injectant une forte dose de justice, d’égalité devant l’impôt.A noter que, pour les deux tiers des citoyens, le malaise économique trônait en haut de leurs priorités.En ce qui concerne maintenant les affaires internationales, ou plus précisément les deux conflits dans lesquels le pays est plongé, la aussi, McCain a défendu des positions que même certains gradés jugeaient et jugent intenables.En clair, ces derniers estiment que, entre l’Afghanistan et l’Irak, l’armée est pour ainsi dire surexploitée.Elle est au bout du rouleau.Or, pour ce qui est de l’Irak, Participation massive On s'attendait à une participation massive, elle l’a été.Toutes les télévisions du monde ont montré hier les longues files d’attente devant les bureaux de vote.Les Américains demeurent traumatisés par les graves problèmes sur lesquels le système électoral avait trébuché en 2000 et 2004.Des informations ont fait état hier de problèmes de vote, notamment en Virginie, mais ils ont semblé dans l’ensemble assez mineurs.On s’attendait à ce qu’au total entre 130 et 135 millions d’électeurs se rendent aux urnes, ce qui allait constituer le taux de participation le plus élevé en cent ans.Quelque 123,5 millions de personnes ont voté en 2004 (taux de participation de 60,1 %), environ 20 millions de plus qu’en 2000.Près de 31 millions d’électeurs s’étaient déjà prononcés dans la trentaine d’Etats où le vote anticipé était autorisé.Le taux de participation a atteint un niveau «sans précédent» dans les Etats-clés, ont indiqué hier des responsables des Etats concernés.M.Obama avait voté peu après 7h30 du matin à l’école élémentaire Beulah Shoesmith, à Chicago.«Le voyage touche à sa fin, mais voter avec mes filles, ç’a été un grand moment», a confié le sénateur de l’Illinois.John McCain a voté à McCain s’est refusé à inscrire à l’agenda un retrait à moyen terme du contingent.Obama?Une fois à la Maison-Blanche, il va ordonner un retour des «boys» dans les seize mois.L’Afghanistan?McCain était favorable à une augmentation du nombre de soldats sans changer la donne en Irak.Obama?Il envisage une addition coordonnée avec la soustraction en Irak.Cela étant, il faut souligner, retenir et répéter que Bush, ainsi que le vice-président, Dick Cheney, s’emploie actuellement à pourrir, il n’y a pas d’autre mot, la tâche qui attend Obama.De quoi Phoenix, en Arizona.Il est reparti sans faire de déclarations.Sarah Palin a voté dans sa petite ville de Wasilla, en Alaska, au moment où ouvraient les bureaux de vote.«C’est un événement historique quelle que soit l’équipe qui gagnera, a-t-elle déclaré./espère, je prie, je crois que je pourrai me réveiller demain comme vice-présidente élue.» M.Obama avait remporté, très tôt hier matin, ses toutes premières — quoique toutes petites — victoires.Elles étaient de bon augure.Comme le veut la tradition aux Etats-Unis, deux villages du New Hampshire avaient déjà commencé à voter dès minuit: à Dixville Notch, les électeurs ont choisi Barack Obama par J5 voix contre 6 pour John McCain.A Hart’s Location, le candidat démocrate l’a emporté par 17 voix contre 10.Lors des deux dernières présidentielles, George W.Bush avait remporté ces deux localités.Le président George W.Bush sera resté invisible jusqu’au bout, alors que se décidait sa succession à la Maison-Blanche.D soupait avec son épouse à la Maison-Blanche pour suivre les résultats.Sa porte-parole a simplement fait savoir que M.Bush avait téléphoné à M.Obama pour le féliciter de sa victoire.La transition peut commencer.Le Devoir s’agit-il?Au cours des récentes semaines, et alors que l’attention de tous était captée par la campagne, le duo infernal de l’histoire moderne des États-Unis s’est appliqué à démolir l’héritage environnemental de Bill Clinton, à poursuivre leur travail de sape des libertés civiles sans oublier d’accorder aux banques plombées par des véhicules financiers toxiques des.congés fiscaux! Il était temps, grandement temps, que le peuple américain renvoie dans les câbles une formation politique devenue méprisable.Le Devoir EN BREF Un ministre mexicain tué dans un écrasement Au moins huit personnes ont été tuées, dont le ministre mexicain de l’Intérieur et 40 autres hospitalisées, après l’accident d’un petit avion, qui s’est écrasé hier soir en pleine rue, dans un quartier résidentiel de la capitale Mexico, a expliqué le maire de la ville, Mar-celo Ebrard.Le ministre mexicain de l’Intérieur, Juan Camilo Mouri-no se trouvait à bord de l’avion et est mort, a confirmé le porte-parole de la présidence mexicaine, Max Cortazar.Il était l’un des plus proches conseillers du président mexicain Felipe Calderon.Il était impliqué dans un scandale les concernant tous les deux après des incidents violents avec les cartels de la drogue.Également à ses côtés, avec d’autres conseillers, l’ancien vice-procureur général du Mexique, José Luis Santiago Vasconcelos, a déclaré le secrétaire aux Transports, Luis Tellez.Aucun des passagers de l’avion n'a survécu.-Associated Press Évasion fiscale: 19 arrestations Dix-neuf personnes ont été arrêtées et une trentaine d’endroits ont été la cible de perquisitions, hier, dans la grande région de Montréal, dans le cadre d’une vaste opération policière dirigée par la Sûreté du Québec.Des entrepreneurs en construction, des comptables et un notaire sont du nombre.Une affaire de fausses factures et d’évasion fiscale dans le secteur de la construction, qui pourrait totaliser jusqu’à 107 millions était au cœur de l’opération.Les personnes visées auraient été impliquées dans un stratagème de fausse facturation par lequel des entreprises légales dites «accommodées» obtenaient d’entreprises coquilles dites «accommodatrices» des factures pour des services qui n’auraient pas été rendus.Le réseau aurait permis l’encaissement de chèques totalisant plus de 42 millions pour la période allant de septembre 2004 à septembre 2008.Près de 175 agents de la SQ et de coips municipaux de même que 115 enquêteurs du ministère du Revenu du Québec ont participé à l'opération d’hier.- La Presse canadienne Un vert et une solidaire au débat des chefs?Les discussions se poursuivent Une rencontre téléphonique a eu lieu hier entre Québec solidaire, le Parti vert du Québec et le consortium des télédiffuseurs en vue d’intégrer les deux formations politiques dans le prochain débat télévisé des chefs.Selon nos informations, Alain Saulnier, directeur de l’information à Radio-Canada, a indiqué qu’une consultation des autres membres du consortium sur cette question allait avoir lieu dans les prochaines semaines.Pour le moment seule l’ADQ a accepté de voir Françoise David, porte-parole de QS, et Guy Rainville, chef du FVQ, prendre part au débat Le PQ et le PLQ ne se sont pas encore prononcés.- Le Devoir QUÉBEC SUITE DE LA.PAGE 1 être déposés avant la campagne électorale et le vérificateur ne pourra donc pas les commenter ni rendre son rapport public.Ce dernier est terminé, a-t-il confirmé hier.lorsqu’un journaliste a demandé au vérificateur s'il aurait été opportun pour «l’intérêt public» qu’il dépose son rapport M- Lachance a répondu: «La tradition veut que je jake des commentaires lorsque le gouvernement décide de déposer les chiffres à l’Assemblée nationale.Cest sa décisùm à lui, le moment du dépôt.R ne me revient pas à moi de faire des commentaires sur des chiffres qui ne sont pas déposés devant l'Assemblée nationale.» Le critique péquiste en matière de Finances, François Legault a demandé en vain hier à la ministre des Finances de «déposer rapidement — étant donné qu’il y a une campagne électorale qui va être lancée l.]— les états financiers au 31 mars 2008, pour voir si oui ou mm il y a une réserve de 2,3 milliards de dollars».M.Legault estime qu’il y a plutôt un déficit de trois milliards de dollars.Il soutient qu'empêcher que ce fait devienne public est «une des raisons pour le gouvernement Char est d’aller en élections».D’accord avec le principe du projet de loi 85 qui re- met le compteur des déficits à zéro, l’adéquiste Gilles Taillon a du reste qualifié de «fictive» la réserve de Mme Jérôme-Forget En chambre, le chef adéquiste, Mario Dumont a lancé que le premier ministre voulait «jdire me campagne électorale en hiver parce que la neige, ça cache tout?Mais les Québécois savent qu’à la fonte des neiges, c’est les mauvaises nouvelles qui vont leur arriver».A ses yeux, déclencher des élections alors que la crise menace est «aussi irresponsable que si Lucien Bouclmrd avait eu l’idée de partir en campagne électorale en plein cœur de la crise du verglas».«Sacoche à double fond» Monique Jérôme-Forget soutient elle, que le Québec tirera son épingle du jeu.Grâce notamment au surplus supplémentaire (par rapport à celui prévu dans le budget) de 484 millions pour l’exercice 2(X)7-2(X)8.Ce «double fimd de la sacoche de la présidente du Conseil du trésor», selon fa métaphore de fa ministre, provient en grande partie de bénéfices supplémentaires dTIydro-Québec.Faisant comme si le projet de loi 85 avait été adopté, Mme JérômeForget a additionné cette somme à une réserve théorique de 1,8 milliard inscrite dans son dernier budget.La ministre des Finances soutient par conséquent qu’elle a constitué une réserve de 2,3 milliards qui lui pennet de parer à fa diminution des revenus de l’État causée par le ralentissement économique cette année et Tannée prochaine.Elle soutient pouvoir même financer quelques mesures pour soutenir le pouvoir d’achat de la population et aider les entreprises à obtenir du crédit Demain, le premier ministre Jean Charest lancera sa campagne en dévoilant dans deux discours devant les chambres de commerce de Québec et de Montréal un «plan d’action économique» constitué de mesures pour stimuler la croissance.En marge de la conférence de presse, on a signalé au Devoir que ce plan ne serait pas très onéreux et qu’il n’aurait pas d’incidences budgétaires importantes.La réserve virtuelle de 2,3 milliards sera complètement épuisée à fa fin de l'exercice 2009-2010, a souligné fa ministre, qui s’attend à une reprise en 2010, comme le veut un consensus parmi les économistes.Les revenus du gouvernement chuteront de 543 millions Tan prochain par rapport aux prévirions.Quant aux dépenses, elles se situent à 0,2 % des objectifs du Conseil du trésor, soit 4,4 % en 2008-2009 et 3,2 % en 2009-2010.Si Ton ne tient pas compte des observations du vérificateur général, le gouvernement soutient que le Québec évitera les déficits cette année et Tan prochain.La diminution prévue des revenus de l’État découle des nouvelles prévisions de croissance au Québec qui ont été revues à la baisse à 0,8 % en 2008 et à 0,6 % en 2009, contre une croissance de 1,5 % et de 2 % respectivement inscrite dans le dernier budget de Mme Jérô-me-ForgeL Le ministère s’appuie sur une prévision de croissance nulle aux États-Unis Tan prochain.Malgré tout, selon ce scénario, le Québec évite de sombrer dans fa récession.En se basant sur les surplus dégagés en 2007-2008, fa ministre a annoncé des mesures qui entreront en vigueur le 1er janvier prochain.Elles totalisent 331 millions pour l’exercice 2009-2010, un montant qui souffre toutefois d'une forme d’inflation électorale.Ainsi, Mme Jérôme-Forget calcule une hausse de 1,58 % à 2,36 % du taux d’indexation des tables d’impôt, soit une somme de 136 millions.D s’agit cependant d’un engagement annoncé par le gouvernement Le taux d’inflation est simplement plus élevé que prévu.On inclut également fa pleine indexation des prestations d’aide sociale pour ceux qui présentent des contraintes à l’emploi, autre engagement ancien.Les bénéficiaires aptes au travail recevront la pleine indexation plutôt qu’une demi-indexation comme c’est le cas maintenant ce qui est nouveau.La ministre a annoncé également le devancement de fa hausse de 1500 $ à 2000 $ du crédit d’impôt pour les revenus de retraite, ce qui représente 24 millions, et un report d’un an des remboursements à un Régime d’accession à la propriété (RAP), soit une dépense de 11 millions.Pour les entreprises, 1a mise à jour prévoit cm financement supplémentaire de un milliard sous forme de prêts ou de garanties de prêts administrés par Investissement Québec.Cela correspond à une provision de Tordre de 82 millions pour Tan prochain.Le Devoir LE DEVOIR" www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ^ Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et 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