Le devoir, 23 septembre 2004, Cahier A
ECONOMIE SANTÉ Le no fault devrait être étendu aux maladies nosocomiales Page A 2 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m ?- Fusion Molson-Coors: la Caisse de dépôt exprime ses inquiétudes Page B 1 LE DEVOIR Les jeunes jugent la souveraineté désuète Le projet est dépassé, constatent, assommés, trois jeunes députés péquistes KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR En dehors des cercles péquistes, l’option souverainiste n’est pas considérée comme une solution aux enjeux sociaux ni comme une réponse aux aspirations des jeunes.«Pire, elle est dépassée, désuète et vétuste», ont constaté trois jeunes députés du Parti québécois.Alexandre Bourdeau, Stéphan Tremblay et Jona- than Valois en sont arrivés à cette conclusion après avoir fait une tournée auprès de jeunes de tous les horizons du 30 janvier au 7 avril dernier dans 25 villes du Québec.Cette tournée, connue sous le nom de «tournée des Mousquetaires», a été faite dans le cadre de la «saison de idées», un remue-méninges que le PQ s’est imposé afin de dépoussiérer ses structures, son programme et son option.MM.Bourdeau, Tremblay et Valois ont déposé leur rap- port en juin dernier à leurs collègues du caucus pé-quiste.Ce rapport est disponible sur le site Internet du Parti québécois.En introduction, les Mousquetaires affirment sans ambages avoir fait face à une vérité crue.«Ce Que nous avons entendu bouscule, choque et assomme», écrivent-ils.En effet, les jeimes rencontrés s’interrogent sur la pertinence de l’option souverainiste, que plusieurs réduisent d’ailleurs à un projet péquiste.Chez les étudiants des centres de formation professionnelle et panni les jeunes participants à des mesures d'employabilité aux Carrefours jeunesse emploi, la souveraineté n’est pas une réponse concrète VOIR PAGE A 8: SOUVERAINETÉ ¦ La chronique de Michel David en page A 3 Pique-nique rue Sainte-Catherine JACQUES NADEAU LE DEVOIR mitr 4.-J* h " , '¦ €* 7 / À Bv - »>» * 4 '/ ' ; ¦Nk” ¦ ¦* r.,.DE LA TOURBE verte sur la ligne jaune, des tables à pique-nique au lieu des voitures bloquées dans les bouchons de circulation, la rue Union a eu un petit air bucolique hier lors de la deuxième journée «En ville sans ma voiture».Benoît Cassette, les bras au ciel, semblait d’ailleurs ne pas en revenir d’être là, loin du bruit des automobiles auxquelles on avait interdit l’accès au centre-ville et au Plateau Mont-Royal entre 9h30 et 15h30.Le bilan précis de l’événement, notamment en matière de diminution de la pollution et d’augmentation de l’achalandage des transports en commun, ne sera fait que dans quelques jours, mais déjà, hier, les organisateurs et la Ville parlaient d’un succès à répéter.Nos informations en page A 4.RDI dans le métro Des écrans géants diffuseront de la publicité et de rinformation PAUL CAUCHON Les usagers du métro de Montréal pourront très bientôt regarder les nouvelles de RDI en attendant le prochain wagon, puisque la chaîne spécialisée livrera ses nouvelles sur des écrans géants gérés par une nouvelle société, Métrovision.RDI fournit déjà ses bulletins de nouvelles dans les avions d’Air Canada et dans des écrans situés dans quelques aéroports au pays.«Il Æ k s’agit toujours de la même philosophie, explique au Devoir Diane Lafontaine, porte-parole de RDI.Il s’agit de conserver le lien avec le téléspectateur et d’essayer de le rejoindre où il est, en mouvement.» Les parties sont très discrètes concernant les détails de cette entente, qui sera dévoilée en conférence de presse lundi prochain à Montréal.De par son permis du CRTC, RDI ne doit pas faire de déficit et son financement est séparé de celui de Radio-Canada.L’entente lui permet donc d’accroître ses revenus autonomes, mais ses principaux revenus demeurent toujours les sommes payées par les abonnés (par la câblodistribution ou la distribution par satellite).Comme le révélait Le Devoir au début de VOIR PAGE A 8: RDI INDEX Annonces.B 4 Idées.A 7 Avis publics.B 5 Météo.B 5 Culture.B 8 Monde.A 5 Décès.B 4 Mots croisés.B 4 Économie.B 1 Sports.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 «•» *wr ¦ «Au moins, livrons bataille ! » Si Québec ne fait rien, la convention sur la diversité culturelle sera sans effet, dit Louise Beaudoin CHRISTIAN RIOUX Paris — Louise Beaudoin n’a rien perdu de sa combativité.Alors qu’elle sera décorée aujourd’hui de la Légion d’honneur à l’Assemblée nationale française par son président, Jean-Louis Debré, l’ancienne ministre des Relations internationales du Québec interpelle le gouvernement québécois ainsi que la France.Ceux-ci doivent donner des dents au projet de convention sur la diversité culturelle actuellement discuté à l’UNESCO, dit-elle, sinon, il sera sans effet.«Ce projet n’est pas celui que demandait la société civile, dit-elle Nous avons toujours réclamé que la diversité culturelle soit protégée par un instrument international contraignant.» Selon Louise Beaudoin, aujourd’hui professeur associé au dépiartement d’histoire de 1TJQAM, s’il n’est pas modifié, le projet rendu public en août «ne sera qu’une autre convention de l’UNESCO sans aucun effet.Ce n’est pas pour ça que je me suis battue depuis six ans».'s.- Le texte qui devrait être C adopté en octobre 2005, vise à garantir le droit des Etats de protéger la création culturelle contre l’envahissement étranger, essentiellement américain.Ce projet est examiné depuis lundi par les représentants des 190 États membres de l’Organisation des nations unies restxmsables de la culture.En entrevue hier à Paris, la ministre canadienne du Patrimoine, I ira Frulla, prenait le confrepied de Louise Beaudoin en affirmant que cette convention ne peut pas avoir préséance sur les traités existants.Elle préférait parier d’une convention qui serait «aussi contraignante» VOIR PAGE A 8: BEAUDOIN ¦ Autres informations en page A 3 Les centrales syndicales s’entredéchirent La CSN renonce à une grève de 24 heures cet automne TOMMY CHOUINARD Québec — Le gouvernement Charest peut souffler un peu: il n’y aura pas de grève générale illégale de 24 heures cet automne puisque les centrales syndicales s’entredéchirent au sujet de la pertinence de ce moyen de pression.La stratégie commune des syndicats contre les politiques du gouvernement est sérieusement entamée.La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, renonce en effet au déclenchement d’une grève dite «sociale» cet automne, prétextant qu’elle est forcée d’agir ainsi en raison du désistement de la FTQ.11 n’en fallait pas plus pour piquer au vif Henri Massé, le président de la FTQ, qui a critiqué à son tour la stratégie de la CSN.«La grève sociale devait s’exercer en intersyndicale pour garder la portée sociale d’un tel geste de protestation.C’est évident, on ne pourra pas l’exercer [cet automne] car les conditions ne sont pas réunies.D’autres organisations syndicales n’ont pas pris la même direction que nous», a affirmé Claudette Carbonneau lors d’une conférence de presse en marge de l’ouverture du conseil confédéral de la CSN, hier.La FTQ avait annoncé en juin dernier son intention de tenir une grève générale de seulement 24 heures si le gouvernement Charest procédait à une nouvelle «attaque frontale contre l’ensemble ou une partie des membres de la FTQ».La CSN aurait voulu déclencher une grève sociale dès cet automne afin de protester contre les lois «antisyndicales» déjà adoptées, en décembre 2003.Claudette Carbonneau n’a pas mâché ses mots au sujet de la décision d’Henri Massé.«Je déplore amèrement qu’une occasion historique de combattre les VOIR PAGE A 8: SYNDICATS Claudette Carbonneau V.: V eifri Henri Massé VIENT DE PARAITRE QUAND DIEU FAIT Marie Septembre QUAND DIEU FAIT ¦st-fe U AMOUR À MON ÂME Méditations poétiques LES PRESSES PHILOSOPHIQUES En librairie • 14 $ y LE DEVOIR, LE JEUDI 23 SEPTEMBRE 2004 A 2 LES ACTUALITES Incendie mortel : les ambulanciers ont été appelés trop tard HOLLANDE PARENT enquête policière révélera si ' une double omission du centre des communications du Service de sécurité incendie de Montréal aura été fatale à un jeune garçon de neuf ans trouvé mort dans son lit, avec son ourson, à la suite de l’incendie qui a ravagé l’immeuble locatif qu’il habitait avec ses parents, dans la nuit de mardi à hier, dans la rue French, dans l’est de Montréal.Pour l’heure, on sait que les premiers pompiers sont arrivés sur les lieux à minuit sept et que les ambulanciers d’Urgences-San-té ne sont venus qu’à minuit quarante-huit, soit huit minutes après avoir été avisés à la fois par les policiers et par le centre de communications du Service de sécurité incendie qu’un enfant venait d’être sorti de l’immeuble.Le délai de 41 minutes est attribué au travailleur du centre des communications du Service de sécurité incendie, qui a omis d’écrire le nom dTJrgences-Santé, cette semaine, sur la liste des partenaires à qui téléphoner en cas d’incendie.Ces partenaires sont Urgences-Santé, Hydro-Québec, Gaz métropolitain, les Affaires sociales et les membres de l’État major en service cette semaine.Én outre, le préposé aux appels qui a téléphoné à ces agences n’a pas noté l’absence dlIrgences-Santé sur sa liste, de sorte que ce service n’a pas été avisé de mettre en disponibilité un véhicule parce qu’un incendie st'vissait dans un immeuble locatif.S les choses s’étaient déroulées normalement, Urgences-Santé aurait été avisé à minuit huit, soit au moment où la deuxième alerte a été lancée dans le but d’avoir des ressources supplémentaires.Ces informations ont été fournies hier, en conférence de pres- se, par le directeur adjoint pour les opérations du secteur sud pour le Service de sécurité incendie de Montréal, Jacques Proteau, qui à ce titre est responsable de la moitié du territoire montréalais.M.Proteau a reconnu que, dès leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont été informés qu'une personne se trouvait encore à fintérieur.Il a également admis qu’«Urgences-Santé n'a pas été avisé de l’existence d’une victime potentielle.Il y a eu une faille dans le système au moment de la deuxième alerte.La feuille qui est préparée manuellement chaque semaine ne comportait pas le code d’Urgences-Santé.La ligne où cette information aurait dû apparaître était manquante».M.Proteau situe l’heure à laquelle Urgences-Santé aurait dû être avisée de mettre une ambulance en disponibilité entre minuit huit et minuit vingt, soit dès la deuxième alerte et au moment où la préposée s’employait à faire une douzaine d’appels auprès des diverses agences, dont Urgences-Santé et des directeurs du Service de sécurité incendie en service.«La téléphoniste n’a pas réalisé qu’il y avait une omission», a-t-il dit Si les choses avaient été faites normalement, la vie de l’enfant aurait-elle pu être sauvée?s’est fait demander le directeur adjoint Proteau.«En présence du monoxyde de carbone, les chances de survie d’un adulte en bonne santé vont de une à trois minutes.Je ne suis pas médecin, mais il s’agissait d’un incendie violent où la fumée était très dense», a répondu M.Proteau.Les parents de la victime qui habitaient cet immeuble de trois étages de 30 logements et de commerces au rez-de-chaussée ont été conduits à l’hôpital souffrant d’un choc nerveux.Presse canadienne «Nous vendons des produits dangereux», reconnaissent les cigarettiers Washington — Les géants américains du tabac se sont employés hier à contrer les accusations du gouvernement, qui les accuse d’avoir menti au public sur les risques du tabac et leur réclame 280 milliards de dollars dans un procès qui pourrait entraîner la faillite de cette industrie.Au deuxième jour du procès du tabac à Washington, les avocats des cinq grands groupes poursuivis ont déclaré que les entreprises ne cherchent plus à cacher le fait que les cigarettes «sont un produit dangereux» et doivent être jugées sur leur comportement actuel.Ted Wells, co-avocat pour Philip Morris USA a mené l’argumentaire de la défense, disant: «Aujourd'hui, chacune des entreprises poursuivies annonce au public de façon claire et nette que fumer est dangereux et engendre des maladies.» «H n’y a pas de cigarettes saines, qu 'elles soient appelées “légères ’ ou "allégées en goudron”.Nous vendons des produits dangereux», a-t-il dit Le gouvernement accuse les fabricants d’avoir caché pendant des années les preuves de l’existence de risques du tabac, d’avoir délibérément ciblé les jeunes pour fabri- quer des fumeurs à vie et d'avoir menti en suggérant la sûreté relative des cigarettes «légères».Sur le banc des accusés se trou-vent cinq groupes, dont Philip Morris, qui contrôle la moitié du marché américain du tabac.Lors de la première journée du procès, mardi, l’avocat du gouvernement Frank Marine, avait déclaré: «Cest une affaire de fraude [.], de demi-vérités et de déceptions qui se poursuivent aujourd’hui.» «Si de l’argent a été obtenu en fraudant, ce n’est pas leur argent», a-t-il ajouté d’une voix aiguë trahissant son émotion.Les accusés ont «maintenu de manière frauduleuse la confusion dans le lien de causalité entre le tabac et les problèmes de santé».Frank Marine a énuméré 145 accusations spécifiques, blâmant entre autres cette industrie d’avoir «causé du tort à la jeunesse américaine».Ce procès a lieu dans le cadre d’un texte de loi signé en 1970 pour empêcher le crime organisé et obtenir des compensations financières pour les victimes sur le plan fédéral.Presse canadienne Pour annoncer, appelez au 985-3 J22 ou au 1-890-3(3-0305 Mieux-être Microgreffe folliculaire Chirurgiens: l>r hem ftslanl —— )• Nr.hf! - ii.ui; ~~7 — M.D.PZCV (O —«ia——— La solution naturelle et «wH.^cuani»., permanente à votre perte de cheveux! 842-8449 630, rue Sherbrooke Ouest Clinique de Greffe de cheveux Vow hommes et leuum s , àS,X V-‘ ‘.v$L " & - *.Yv Z
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