Le devoir, 24 septembre 2004, Cahier B
LE DEVOIR.LE V E .V D R E D 1 24 SEPTEMBRE 2 0 0 4 CINEMA Le ciel tombe: la guerre vue de la Toscane Page B 3 -±jL _ C’EST LA VIE ! Le style Urbania Page B 8 Têtes à chapeaux m X, 1 m üh Dans le hall d’exposition du musée, l’artiste propose ses chapeaux d’art, véritables sculptures de tissus et de couleurs.JACQUES NADEAU I.E DEVOIR La chapelière Lucie Grégoire expose ses créations au Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre des Journées de la culture Capeline, feutre, toque, bibi, couvre-chef, bonnet, coiffe : le chapeau se décline de toutes sortes de manières, selon la saison, l’humeur et l’occasion.Coquetterie, mascarade ou simple accessoire pratique, il se fait un peu le caméléon de nos désirs.Une multiplicité dont témoignera demain une exposition organisée par la modiste Lucie Grégoire, au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).FRÉDÉRIQUE DOYON hapeaux-sculptures, chapeaux de théâtre et prêts-à-porter parsèmeront le Passage culturel du MBAM toute la journée demain.Dans le cadre des Journées de la culture, la chapelière Lucie Grégoire propose au public une promenade dans ses jardins, thème entourant l’exposition de ses créations, lesquelles ressemblent à s’y méprendre à des fleurs.de tissu.L’événement se conjugue sur divers modes.Dans le hall d’exposition, l’artiste propose ses chapeaux d’art, véritables sculptures de tissus et de couleurs réalisées dans le cadre d’une recherche pour laquelle elle a reçu une bourse du CoaseO des arts du Canada Elle en profite aussi pour rendre hommage à la grande modiste Julienne Aras en exposant 40 de ses créations originales destinées à la scène ou au petit écran.«Son travail est magnifique et extrêmement bien fait», commente Lucie Grégoire, qui fut l’élève de Mme Aras.La dame, qui a 84 ans aujourd’hui, a longtemps travaillé avec le designer de mode François Barbeau.Elle fut accessoiriste et modiste pour Radio-Canada C’est à elle qu’on doit notamment les chapeaux et ombrelles de Fanfreluche, les coiffes du Casse-Noisette des Grands Ballets canadiens et les décors et costumes de certaines pièces du Théâtre du Nouveau Monde, du Rideau Vert et de la Com- Tie Jean-Duceppe.travers ce dédale de couvre-chefs, dut femmes défileront coiffées des oeuvres de la chapelière québécoise qui orchestre la journée.Le public pourra aussi faire l’acquisition, sur un coup de tête, de l’une de ces toques originales.Car la modiste, qui travaille uniquement sur commande et n’a pas pignon sur rue, en profitera pour mettre en vente une centaine de ses créations à des prix abordables.En effet, pour Mme Grégoire, inutile d’attendre une occasion spéciale pour sortir son chapeau.*fen porte mot-même souvent.C’est pratique, surtout au quotidien.Ça met en valeur., ou (a camoufle bien des choses!», lance t-elle, un clin d’œil dans la voix.Quant à ceux qui jouent aux martyrs des sanscha-peaux, elle saura convertir les plus entêtés.Qu’il s’agisse d’un chapeau de paille ou d’un chapeau mou ou à bord roulé, tout le monde peut, selon elle, trouver coiffe à sa tronche, et ce, sans perdre la boule."Je ne crois pas les gens qui disent qu'ils n'ont pas une tête à chapeau, dit-eUe.Il suffit d’en essayer pour trouver la forme et la couleur qui conviennent à son visage.» En marge de ces deux expos, la modiste dirigera des ateliers au cours desquels elle fera la démonstration de ses techniques de chapelière : moulage de feutre (de llh à 12h), moulage de paille (de 13h à 14h) et, une fois de plus, moulage de feutre (de 15h à 16h).Thème du jardin oblige, elle a aussi concocté, spécialement pour cette journée, des fleurs de corsage.La dame portera donc plusieurs chapeaux lors de l’exposition qu’elle mijote depuis trois mois avec une équipe de graphistes, de designers et de muséologues.Qu’on connaisse son travail ou non, ce sera l’occasion de lui tirer son.chapeau ! Le Devoir LES JARDINS DE LUCIE GRÉGOIRE, MODISTE Demain de llh à 17h Dans le Passage culturel du Musée des beaux-arts de Montréal 1379, rue Sherbrooke Ouest * (514) 279-8856 i wunv.luciegregoiremodiste.ca e Oiseaux exotiques Association des éleveurs d’oi-r seaux exotiques invite les amateurs à profiter de la plus importante exposition du genre au Canada.L’événement aura lieu demain de lüh à 21h et dimanche de lOh à 17h à l’Hippodrome de Montréal (7440, boulevard Décarie) qui, pour l’occasion, aura des airs de paradis tropical alors qu’il sera pris d’assaut par plus de 2000 oiseaux exotiques.Des centaines d’éleveurs seront présents, de même que Ciné-Zoo, un organisme qui entraîne oiseaux et animaux pour la télévision, wwwaeom.ca.Sens, culture Les organisateurs de « Nuit blanche sur tableau noir» récidivent avec le « Grand Parcours, sens et culture », qui se déroule depuis hier sur le Plateau Mont-Royal, et ce, jusqu’au 3 octobre.Dix jours d’activités culturelles où les cinq sens du public seront sollicités.Le cœur de cet événement se situe à la place Gérald-Godin (métro Mont-Royal).De nombreuses activités seront proposées chez des commercants de l’avenue du Mont-Royal.L’événement permettra de redécouvrir le mode de vie urbain du Plateau par les sens.Ne manquez pas le cabaret «Le Parc aux maîtres» ce soir dès 20h, le rituel poétique « L’appel des mots » tous les soirs au coucher du soleil (vers 17h45) et la «Soirée vidéos hors série » demain de 19 h 30 à 21 h30.www.mmt-royal.net.Danse au marché Le marché Atwater se joint aux festivités entourant les Journées de la culture avec animations dansées et chantées sur la terrasse Atwater, située à côté du marché (entre le canal de Lachine et la rue Saint-Ambroise), ce samedi de 13h à 17h.Ça va bouger! Sculptures nature Dans le cadre des Journées de la culture et pour souligner les 40 ans du symposium de sculp turcs, sur le mont Royal, le Centre de la montagne propose (gratuitement) une découverte interactive pour toute la famille des 12 sculp turcs situées près de la maison Smith.Départ à 14h (un deuxième départ à 15h) de la maison Smith, parc du Mont-Royal, 1260, chemin Remembrance, à mi-chemin du lac aux Castors et du Grand Chalet « (514) 8438240, poste 0.Territoire patriote Dans le cadre des Journées de la culture, la population est conviée à une visite en territoire patriote.Les guides-animateurs en costume d’époque proposent un circuit historique et patrimonial dans les rues de Saint-Dénis-sur-Ri-chelieu ce week-end à llh, 13h30 et 15h.L’accès à l’activité est gratuit Départs à la Maison nationale des Patriotes, 610, chemin des Patriotes.Aucune réservation n’est nécessaire et en cas de pluie, l’activité aura quand même lieu.Julie Carpentier LE DEVOIR.LE VENDREDI 24 SEPTEMBRE 2004 B 2 \\ E E K - E .\ I) CULTURE Anna Wintour, directrice de Vogue et toute puissante faiseuse de mode VÉRONIQUE DUPONT New York — Lunettes noires sur le bout du nez, stricte coupe au carré et froideur impériale, Anna Wintour, directrice du magazine américain Vogue, règne sur un monde de la mode qui la craint autant qu’il la vénère.À 54 ans, cette Britannique toute menue dirige depuis seize ans — une gageure dans ce métier aux sièges souvent éjec-tables — un des magazines de mode les plus lus au monde, avec un million d’exemplaires vendus chaque mois.Signes de sa puissance, elle peut désormais faire changer les dates de la semaine des défilés à Paris, ou se déplace cette saison aux shows new-yorkais entourée de gardes du corps.Mme Wintour est devenue un personnage incontournable, qui lance les modes, ou les défait En 1994, elle signe l’arrêt de mort du style grunge, à travers un numéro intitulé «Le retour du chic».Quelques années plus tard, elle lance Nicolas Ghesquière, le styliste de Balenciaga, grâce à un vêtement photographié en une.Zac Posen et le duo Proenza Schouler, nouvelles stars de la mode américaine, lui doivent aussi une part de leur succès.Sollicitée par l’AFP Anna Wintour a décliné la demande d’interview.«Le Vogue américain, c'est la bible pour les acheteurs» des magasins de prêt-à-porter de luxe, comme Barneys ou Henri Bendel, explique Marie Saeki, directrice d’une agence new-yorkaise de relations publiques travaillant avec de jeunes stylistes.Et ses lectrices ont un pouvoir d'achat en général supérieur à celles des autres journaux, ajoute-t-elle.«Etre dans Vogue, pour un jeune créateur, c’est avoir le sceau d’Anna Wintour sur la cuisse.Ça veut dire’ que vous pouvez produire, être distribué.», dit un jeune couturier installé à New York, et qui souhaite rester anonyme.Son influence va loin.Bernard Arnault, p.-d.g.du numéro un mondial du luxe LVMH, l’a consultée — selon le très sérieux Wall Street Journal — avant d’embaucher l’excentrique créateur britannique John Galliano chez Dior, et l’Américain Marc Jacobs chez Louis Vuitton.Anna Wintour, conseil de grands patrons et elle-même chef d’entreprise contrôlant le contenu de son mensuel de A à Z, n’a cependant, pour certains, pas un regard visionnaire ou avant-gardiste.«Elle n'a ni le flair ni l'esprit d’une Diana Vreeland [mythique rédactrice en chef du Vogue dans les années 60].Cest sa fermeté en coulisse, pas sa flamboyance qui fait son succès», affirme Ben Wid-dicombe, chroniqueur au quotidien américain The Daily News.Anna Wintour, qui a baigné dans le monde des médias dès le plus jeune âge grâce à son père, personnalité de la presse britannique, raconte avoir choisi très jeune de sacrifier ses études pour intégrer des journaux de mode.Arrivée à New York dans les années 70, elle grimpe rapidement les échelons du milieu.Lorsqu’elle rencontre à la fin des années 70 Grace Mirabella, alors à la tête de Vogue, celle-ci lui demande: «Quel poste vous intéresse?» «Le vôtre», répond sans ciller celle qui lui succédera en 1988.Signe de la fascination qu’elle exerce: «Le diable s’habille en Pra-da», un roman écrit par l’une de ses anciennes assistantes et fondé sur un personnage de rédactrice en cfyef tyrannique, a fait un tabac aux Etats-Unis et est maintenant publié dans 27 pays.Agence France-Presse Conflit à l’OSM : la direction sort du bois CHRISTOPHE HUSS Après la montée des moyens de pression de la part des musiciens en fin de semaine dernière, la direction de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a tenu hier à exposer son point de vue à la presse en déplorant la rigidité du syndicat des musiciens.Craignant que la population «la trouve amorphe» dans ce dossier, Madeleine Careau, directrice générale de l’OSM, est donc montée au créneau en recadrant les perspectives du débat S’étonnant de voir évoquer par les musiciens des questions de salaire, Mme Careau a souligné le refus, trois fois répété par le syndicat de déposer des demandes salariales.A ses yeux, toute augmentation salariale implique obligatoirement un assouplissement préalable de la convention collective.«En refusant de consentir à un tel assouplissement, le syndicat bloque le processus de négociation», affirme la direction.Le point de vue de l’OSM est que «la musique classique traverse présentement une période critique qui force chaque grand orchestre à remettre en question son fonctionnement et à innover».Rappelant par ailleurs qu’elle doit encore composer avec un défidt accumulé de 2,9 millions, Mme Careau a souligné à l’appui de quelques exemples concrets en quoi certaines dispositions de la convention échue ne répondent pas à la nouvelle donne du marché.Ainsi, alors que, la semaine prochaine, les musidens seront payés pour 20 heures mais n’en travailleront que onze et demie, il serait impossible pour l’OSM de mobiliser les huit heures et demie restantes pour enregistrer un disque sans payer additionnelle-ment cette prestation.De même, le cadre de la convention échue oblige l’OSM, en rémunérant des heures supplémentaires pour de petits dépassements, à vendre à perte ses services à l’Opéra de Montréal.Autre exemple: le concert du 10 octobre au Carnegie Hall entraînerait des coûts supplémentaires de 100 000 $ à ceux prévus si la convention de 1998 était JACQUES NADEAU LE DEVOIR Madeleine Careau appliquée à la lettre.«Lidée n’est pas de travailler plus de 20 heures par semaine mais d’aménager ces 20 heures de manière plus souple pour satisfaire les besoins de l’OSM et les besoins de la clientèle de l’OSM.» Mme Careau ne souhaite pas entrer dans les détails de la convention et de la négociation mais déga- ge cinq enjeux: mettre en place les conditions favorables à la reprise des enregistrements et des tournées, actualiser les modes d'exploi tation en fonction de la nouvelle réalité, assouplir le processus de prise de décision, conquérir de nouveaux publics et maintenir l'équilibre budgétaire.Sur l’aspect salarial un chiffre intéressant a été communiqué aux journalistes hier la part de la masse salariale des musiciens représente 46 % du budget annuel de l’OSM (18 millions, dont huit millions en subventions), la moyenne en Amérique du Nord étant de 38 %.«Ce n’est pas une abstraction pour nous de demander de la souplesse, c’est pour aller dégager une marge de manœuvre financière afin de permettre notre croissance.L’OSM est prêt à aller chercher des revenus supplémentaires, encore faut-il qu’on ait l’outil pour le faire», conclut Mme Careau.Les négociations se poursuivent et cinq rencontres sont pré vues au cours des deux prochaines semaines.Dossier de l’Hippodrome et du statut de producteur de spectacles Uappel de l’ADISQ est rejeté BERNARD LAMARCHE L> ADISQ a subi mercredi un re-r vers en ce qui concerne l’appel inteijeté en juin dernier dans le dossier de l’Hippodrome.Elle contestait la décision rendue le 9 juin dernier par la Cour supérieure qui faisait de l’Hippodrome un producteur et entend maintenant continuer de graver le sillon de son combat sur le plan politique.Solange Drouin, directrice gé nérale de l’ADlSQ, confirme que «le juge a décidé que le dossier ne soulevait pas des questions de droit mais des questions de faits, auquel cas il ne se sentait pas habilité à décider de la question».Le juge ne s’est pas penché sur le bien-fondé de la décision de la première instance, la Cour supérieure.L'ADISQ a donc épuisé ses recours juridiques.L’organisme se tourne vers le dossier du Café Sarajevo, qu’il avait remporté.Cette affaire avait démontré qu’il y avait deux classes d’intervenants dans le monde du spectacle au Québec, les diffuseurs et les producteurs.Par le précédent quïï créait, le jugement de l’Hippodrome faisait en sorte d’accorder le statut de producteur à tout fieu de diffusion de spectacles «dés en main» au Québec.Le 13 juin 2002, la Guilde des musiciens du Québec déposait une requête pour que la Commission de recon- naissance des associations d’artistes et des associations de producteurs (CRAAAF) déclare l’établissement L’Hippodrome de Montréal inc.producteur au sens de la Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma.La CRAAAP a statué que même si l’Hippodrome achetait un concert d’un tiers, il devait tout de même porter le chapeau de producteur en raison du contrôle qu’il exerçait à titre d’acheteur de la prestation.«On pensait avoir la possibilité de plaider le dossier.On est encore convaincus que le monde du spectacle ne peut pas vivre avec deux définitions.Si on ne peut pas le régler au niveau politique, le dossier devra être discuté à nouveau avec les gens de la Guilde des musiciens.» Ce flou artistique ne peut pas perdurer, selon Mme Gouin.Le Devoir Vous invite à L’exposition MAGENTA BLUES ET L’AQUARELLE Avec Bérubé, Durand, Harel, Labelle, Ficher, Potvin, St-Jacques Vernissage le 24 septembre de 17h à 22h Se poursuit les 25 et 26 novembre de 13h à 18h.7595, bout.St-Laurent, #201 Montréal (Québec) H2R 1W9 — 514.278.3136 www.magentablues.ca GRANDE EXPO-VENTE Aleehinsky.Bougie, Savoie, Giguère, Beilefleur, Kolhvitz, Appel, Ri ope lie.Pel 1 an, Hurtubise, .24-25-26 septembre dès 11 h AID f"}DCf*||D w L-#\l i\ VJ DO V# UP ix 2374 Beaubien Est 514.596.0943 (voisin du Cinéma Beaubien) 30% de réduction sur l'encadrement muséal kéJÊbtàicJSmg rçjVUM É® - C" DANS LE VIEUX-MONTRÉAL - QUARTIER DES ARTS Le 24 septembre 2004 de 18 h à 21 h DANS LE CADRE DES JOURNÉES DE LA CULTURE Trois musées et 31 galeries d’art s’unissent pour vous proposer le programme suivant : Un parcours des arts avec des indices à trouver chez nos participants Des animations et des prestations musicales Des rencontres avec certains artistes présents dans les galeries Des démonstrations devant public (peinture, sculpture et joaillerie) Des personnages et des découvertes historiques PARCOURS SUGGÉRÉ : A partir da l'est ou da l'ouest DANS LES MUSÉES : Musée Centre d’histoire 335, Place d'Ybuville (514) 872-3207 de 18 h à 21 h Maison Cartier 458, Notre-Dame Est (514) 283-2282 Mutée Ramezsy 280, Notre-Dame Est (514) 861-3708 de 18 h à 21 h LES GALERIES DE L'OUEST: Nlcolln & Gublln 333, place d'ïhuvllle (514) 844-3696 Fffpncft Pépin 350, St-Paul Ouest (514) 844-0114 Relais des Époques 234, St-Paul Ouest (514) 844-2133 de 18 h à 22 h Art et culture.227, St-Paul Ouest (514) 843-5980 Du Louvre 224, rue St-Paul Ouest (514) 937-4497 Malbork 215, St-Paul Ouest (514) 286-4244 Naoml 171, St-Paul Ouest (514) 842-2634 de 18 h à 22 h Roland Dubuc 163, St-Paul Ouest (514) 844-1221 Place Royale!34, St-Paul Ouest (514) 286-1108 Nord South 50.St-Paul Ouest (514) 288-1292 Nord South 90, St-Paul Ouest (514) 288-1296 Le Royer 51, St-Paul Ouest (514) 287-1351 Galerie 2000 45, St-Paul Ouest (514) 844-1812 Galerie 2000 629.Saint-Antoine Ouest (514) 844-1812 Parchemlne 40, St-Paul Ouest (514) 845-3368 Art Monaro 34, St-Paul Ouest (514) 849-6052 Le Bourget 34, St-Paul Ouest (514) 845-2525 Salnt-Dlzler 24, St-Paul Ouest (514) 845-8411 Guilde Graphique 9.me St-Paul Ouest (514) 844-3438 La Mezzanine 445, me Saint-Sulpice (514) 286-5767 Martine Hénault 430.me Saint-François-Xavier (514) 287-1064 Invhro 282, me Notre-Dame Ouest (514) 288-8795 Nouveau Monde 203, Notre-Dame Ouest (514) 288-7070 Studio 261 261, St-Jacques (514) 845-0261 LES GALERIES DE L’EST Michel-ange 430, me Bonsecours (514) 875-8281 Métiers d’art 350, St-Paul Est (514) 861-2787 Guy Bégin 350, St-Paul Est (514) 398-0720 Clarence Gagnon 301.St-Paul Est (514) 875-4994 La Chariot 446, place Jacques-Cartier (514) 875-4994 Orange 81.rue St-Paul Est (514) 396-6670 Yvas Laroche 4, me St-Paul (514) 393-1999 L’AGENDA ITwrdrt ték, le guilt de ns soirée (mitas LE DEVOIR isaci Venez voir et apprendre comment se crée, se fait, se vit, s’exprime la culture au Québec La plupart des activités sont gratuites et ouvertes à tous publics Avec entre autres comme parrain d’honneur, le célèbre affichiste Vittorio FIORUCCI Info : (514) 732-8685 www.sdcvieuxmontreal.com v Divertissements à /V7 /Zzzy/zw/v/z’ CLAIRE GUIMOND Directrice artbtlque Chef invité: DANIEL CUILLER, violon baroque les vendredi et samedi 2A et 25 septembre 2004i 3 20h le dimanche 26 septembre 200A â lôh Salle Redpath, Université McGill Il est à noter que chacun des participants sera egalement ouvert les samedi et dimanche aux heures habituelles avec de nouvelles animations.Informations générales (514) 844-2133 l Organisée par : L’association des Commerçants du Vieux-Montréal Ouest ACVM0 Commandite par t soc rnxcr.Montréal (> Renseignements et billetterie : (514) 355-1825 ou arion@eariy-music.com Tarifs (tMtt indu**» rtguüer JO S aînés 23$ etudiants 15 SOJSTE INVITÉE : ANNA-MARIA PANZARELLA, soprano LE DEVOIR LE DEVOIR.LE VENDREDI 24 SEPTEMBRE 2004 H 3 A l’affiche cette semaine SOURCE: MED1AFILM.CA CRIMINAL États-Unis, 2004,87 minutes Comédie dramatique de Gregory Jacobs avec John C.Reilly, Diego Luna, Maggie Gyüenhaal À Los Angeles, l’arnaqueur Richard prend sous son aile Rodrigo, une recrue prometteuse.Ensemble, ils mettent au point la vente d’un faux certificat de banque antique à un riche collectionneur qui réside à l’hôtel où travaille Valerie, la sœur de Richard.• V.o.: Forum.ETERNELLE (Eternal) Canada, 2003,107 minutes Drame d’horreur de Wilhelm Liebenberg et Federico Sanchez avec Conrad Fia, Caroline Néron.L’enquête d'un inspecteur de police le mène chez une aristocrate qui attire des jeunes femmes pour les tuer et se baigner dans leur sang.• V.o.: Carrefour Angrignon, Colisée Kirkland, Paramount, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech.• V.f.: Carrefour Angrignon, Parisien.StarCité, Versailles, Lacordaire.LAISSE TES MAINS SUR MES HANCHES France, 2003,107 minutes Comédie sentimentale réalisée et interprétée par Chantal Lauby avec Jean-Pierre Martins, ArmeDe Deutsch.Sunnontant une déprime passagère causée par le départ de sa fille qui va s’installer avec son petit ami.Odile Rousselet, une actrice parisienne quadragénaire, tombe amoureuse de Kader, un forain d'origine andalouse plutôt bourru.• V.o.: Parisien.Beaubien.L’OUBLI (The Forgotten) Etats-Unis, 2004.91 minutes Thriller de Joseph Ruben avec' Julianne Moore, Gary Sinise.Convaincue d’avoir perdu son fils dans un écrasement d’avion, une femme se fait dire par son mari et un thérapeute que cet enfant n’est que le finit de son imagination.• V.o.: Forum, Carrefour Angrignon, Colisée Kirkland.Cavendish, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech.• V.f.: Place LaSalle, Quartier latin.StarCité, Paradis, Langelier.THE SKY IS FALLING (Il cielo cade) Italie.2000,94 minutes Chronique d’Andrea et Antonio Frazzi avec Veronica Niceolai.Isabella Rossellini, Jeroen Krabbé.En 1944, Penny et Baby, deux fillettes nouvellement orphelines, partent vivre en Toscane chez leur tante Katchen, qui habite une grande villa avec son mari Wilhelm, un intellectuel juif fort respecté dans le village.• V.o., s.-t.a.: Forum, Lacordaire.Le public du TNM a décidé % PEDRO RUIZ LE DEVOIR ISABELLE BLAIS, pour son rôle d’Ophélie dans Hamlet, et Marc Béland, pour son Donatien Marcassilar dans L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau, se sont fait remettre hier les prix d’interprétation lors de la cérémonie des prix Gascon-Roux, dans le lobby du TNM.Normand Chouinard (notre photo) a reçu, lui, le prix de la mise en scène pour sa version de L’Hôtel du libre-échange de Georges Feydeau, des mains de Jean-Louis Roux.Et Walter Boudreau (prix de la conception sonore pour le Gauvreau), Axel Morgenthaler (prix pour les éclairages de Tristan et YseulD, Unda Brunelle (pour les costumes de Tristan et YseulD et Jean Bard (pour le décor du Feydeau) complètent la liste des lauréats.Quant au prix de la relève Olivier-Reichenba-ch, décerné depuis 2001 au comédien le plus prometteur, il va cette année à Êrik Tremblay pour sa prestation dans Molière en plein air.Toutes les productions de la saison 2003-04 du TNM, à l’exception des Précieuses ridicules montées par Paul Buissonneau, auront donc été récompensées par les prix Gascon-Roux.Créés en 1986 lors de la 35' saison du TNM, les prix Gascon-Roux sont décernés chaque année par le public du théâtre de la rue Sainte-Catherine.Les gagnants reçoivent duicun une somme de 500 $ alors que le prix de la relève est accompagné d’une bourse de 3000 $.La guerre vue de la Toscane IL CIELO CADE (V.F.: LE CIEL TOMBE) Réalisation: Andrea et Antonio Frazzi.Scénario: Suso Ceccihi d’Amico, d’après le roman de Lorenza Mazzetti.Avec Isabella Rossellini, Jeroen Krabbe, Veronica Niceolai, Lara Campoü.Image: Franco Di Giacomo.Montage: Amedeo Salfa.Musique: Luis Bacalov.Italie, 2000,102 minutes.(Sortie en v.o.avec s.-t a le 24 septembre et avec s.-L fr.le 9 octobre.) ANDRÉ LAVOIE Les films «à hauteur d’enfant» recèlent une multitude de pièges, et celui de la mièvrerie n’est pas l’un des plus simples à éviter.A cela s'ajoute la difficulté de dépeindre les adultes autrement qu’en figures schématiques représentant l’autorité tyrannique ou l’amour infini.Dans 11 cielo cade, les cinéastes et frères jumeaux Andrea et Antonio Frazzi ne se formalisent guère de trébucher sur tous ces écueils, donnant même l’impression d’y sauter à pieds joints.Vue de la magnifique villa de Toscane où se déroule l’action du film, la Deuxième Guerre mondiale apparaît comme une chose lointaine et irréelle même si les personnages s’agglutinent souvent autour du poste de radio pour connaître les avancées des troupes alliées.Car Wilhmen (Jeroen Krabbe), un riche juif allemand, et son épouse Katchen (Isabella Rossellini) méprisent po- St SOURCE CHRIST AL FILMS On ne relève aucune faute de goût dans II cielo cade.Les enfants y sont dociles ou détestables, les bourgeois cultivés et raffinés, et, comme une évidence, les soldats allemands aussi impitoyables qu’imperturbables.liment les fascistes.En cet été 1944, ils devront recueillir leurs nièces, Penny (Veronica Niceolai) et Baby (Lara Campoli), dont les parents, d’ardents sympathisants de Mussolini, sont morts dans un accident de voiture.Les deux fillettes découvrent un monde de convenance qui les étouffe, préférant s’amuser avec les enfants du village et perpétrer quelques mauvais coups qui leur valent de sévères punitions de leur oncle tandis que Katchen s’affaire discrètement à les rassurer.L’insouciance, bien relative, qui règne dans cette demeure se dissipe lors de l’arrivée des troupes allemandes.Elles trans- forment les lieux en quartier général tout en épargnant Wilhmen, pour le moment du moins, même si elles connaissent ses origines juives.On ne relève aucune faute de goût dans II cielo cade.Les en- fants y sont dociles ou détestables, les bourgeois cultivés et raffinés, les serviteurs rustres et généreux, et.comme une évidence, les soldats allemands aussi impitoyables qu’imperturbables.' Ces personnages traversent les magnifiques paysages de la Toscane que les cinéastes filment avec une dévotion que l’on souhaiterait un peu moins servile tant ils ne dérogent jamais à l’esthétique de la carte postale.Cette servilité devant la beauté des lieux contamine leur approche d'un sujet éculé, traité ici comme une succession d’épisodes plus ou moins cocasses, les pitreries des deux filles devenant aussi exaspérantes pour nous que pour leurs parents adoptifs.Ceux-ci semblent dépourvus d’une véritable humanité et le couple formé de Jeroen Krabbe et Isabella Rossellini n'y est pour rien tant les cinéastes s'intéressent davantage à leurs jeunes prodiges, dont le deuil des parents se fait à une vitesse étrangement suspecte.Malheureusement, lorsque les adultes sont tout à coup emportés par le tourbillon de l’histoire, on n’éprouve qu’un vague sentiment de compassion.et de déjà-vu.EN BREF Le festival Orgue et couleurs prend son envol Le sixième festival d’automne «Orgue et couleurs» prend son envol aujourd’hui à 20h à l’église du Saint-Nom-de-Jésus avec la reprise du concert d’ouverture de saison de l’Orchestre métropolitain du Grand Montréal, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.Au programme de la soirée: Romantisme extrême, de Richard Wagner, Die Meistersinger von Nürnberg (Les Maîtres chanteurs de Nuremberg), Ouverture, et de Gustav Mahler, la Symphonie nù 5.Dans le cadre du festival et lors des Journées de la culture, 44 églises du Québec ouvriront leurs portes au grand public ce dimanche (entrée libre).La journée s’appelle «Orgues ouvertes» et les organistes de chaque église accueilleront le public à la tribune de leur otgue, répondront aux questions et interpréteront des pièces à l’orgue.Cette année, le festival rend hommage à la prestiff euse maison Casa-vant qui célèbre ses 125 ans.Info-festival: wwmorgueetcouleurs.com.-Le Devoir Les producteurs des Invasions barbares faits chevaliers de l’Ordre des arts et des lettres La France a honoré hier Denise Robert et Daniel Louis, producteurs de films, en les élevant au grade de chevalier de l’Ordre des arts et des lettres.La cérémonie avait lieu hier après-midi à l’ambassade de France à Ottawa Denise Robert et Daniel Louis sont reconnus dans les milieux artistiques canadien et français pour leur contribution à l’avancement du dnéma francophone dans le monde.Leur dernier film, Les Invasions barbares, avait connu un très grand succès populaire et remporté de nombreuses distinctions internationales.En les décorant la France souhaite les remercier de leur contribution à la culture d'expres-âon française.-Le Devoir Un numéro exceptionnel en kiosque maintenant Des producteurs du «Fabuleux destin d'Amélie Poulin» «?Une Comédie totalement réussie: Romantique et rigolote» -STUDIO-Patrice Fabre «Un conte de fées, plaisant et stylisé» -Le Figaro «La surprise est délicieuse, ^jp^crun romantisme écervelé et mature» ¦B -Cinelive-Phillipe Pourrnior Obésité, cancer, alzheimer, maladies cardiaques de grandes batailles, de grandes victoires - il ¦ obre 2004, 5,95 $ éN La vie change, la médecine aussi Sachez reconnaître les aliments miracles Pourquoi il faut repenser notre système de santé m Le corps : une histoire de 4 000 ans wttwcybmciefices.com Le bonheur selon Boris Cyrulnik 1VJJ11.N ï''¦653e5B63765*,* V* rwnaw tn vente jusqu’au 26 novembre 2004 pi A.¦K* l'.itni.) Chamallauby ClaudePetntu Laisse tes mains sur mes hanches DÈS AUJOURD’HUI i ursioxi IÏÜl rCINÉMA ïïfAuéiWM-FAMOUS PLAYERS-1 f—“LE CABBEfOUW 10—1 l- - ¦ CINÉMA PtNt ./vw ¦ g| ItZSLZtÏÏSS] IPARIglEH ?I [JOLIETTE 71IIBTE-ADÊLE ?] | BORÉAL FILMS er FILMS ÉQUINOXE pnesemr.nr comment conquérir (Amérique en une nuit f FESTIVAL DES FILMS OU MONDE DE MONTRÉAL ( ZÉNITH DE BRONZE un comédie mmumaur.de DANV LAFERRIÈRE MICHEL MPAMBARA CT MAKA K OTTO •OUI* VACHCM SOPHIE FAUCMH MAXIMS MOAIN WIDSMIR NOftMIL DI DI SR LVCISN N/oeAi AVK u MimClMnON «HOAU M MICHEL BARRETTE GASTON LEPAGE r'TfTT-.PASCALE MOffTPETIT PIERRE CURZI CLAUDE charron pierre brassard ^ EQUINOXB r rv t T PRÉSENTEMENT À L’AFFICHEl A| iüStt» ssaTi ra&si™ 7«° ^ riàSSîfivgBTi ^ f LE DEVOIR.LE VENDREDI 24 SEPTEMBRE 2004 B 4 *ïïE E K - E N D VINS* Les vins de la semaine Les vins sont notés de f à fffff avec des 1/2.Le vin y gagne avec un séjour en carafe.LA BONNE AFFAIRE Domaine de Brizé 2002, Anjou blanc (16,30 $) Ne jamais, au grand jamais, sous-estimer les vins de Loire car, s’ils tirent dans toutes les directions par leur extrême polyvalence, ils offrent toujours, à bon prix, une qualité qui va sans cesse croissante.Ce blanc sec n’y échappe pas, à la fois floral et fruité, rond et d’une savoureuse vinosité.Mouillez-le sur les huîtres.(1) ?! LE PORTUGAIS Quinta do Vale da Raposa Grande Escolha 2001, Alves de Sousa, Douro (30,50 $) Vin de nez, de caractère, de terroir marqué mais aussi vin d’épices chaudes, d’été contrasté, de textures lovées sur le fruité lé-gèrement confit pour un ensemble souple et vineux, frais, doucement capiteux.Vin hors mode, original, savoureux, taillé pour la méditation.(2) !?!£ U PRIMEUR EN BLANC Riesling Réserve 2002, Cave Spring Cellars (19,10 $) Voilà un blanc sec ontarien au sommet de sa forme avec, dans ce millésime, une profondeur, une ampleur et une latitude peu communes.Fruité soutenu et persuasif s’ouvrant sur une touche typique de fumée et de minéral et culminant sur une trame concentrée, vivante et très bien balancée.A découvrir sur la cuisine asiatique en général (1) ?!?LA PRIMEUR EN ROUGE Château de Chamirey 2002, Mercurey (33 $) Les bourgognes 2002 arrivent avec une telle propension festive qu’il serait dommage de ne pas les fréquenter ici et maintenant fls sont sexy en diable, comme en témoigne ce grand classique découpé à même l’étoffe fruitée la plus pure, souple et parfomée.Un millésime d’équilibre qui fera plaisir pour encore de longues années.(2) fff LES VINS PLAISIRS Château du Cèdre Le Prestige 2001, Cahors (25,45 $) et Château Lagrezette 2001, Cahors (25,70 S) Même satisfaction et même notation pour ces deux larrons qui ont su tirer le meilleur de ce grand millésime cadurcien.Couleur, corps, concentration, tanins moelleux et élevage sophistiqué : tout y est.Des cahors élégants et très stylés a coucher en cave pour 10 ans.(3) ?!?!£ La femme est l’avenir du vin MACULAN 2003 PINO & TOI \ J La référence au vers du poète Aragon trouvera ici, bien sûr, une résonance particulière à l’oreille et au cœur de celles et ceux que l’amour des mots chavire encore et toujours.La femme est l’avenir du vin, c’est aussi le thème de la conférence qui se déroulera à Paris le 13 octobre prochain et à laquelle je prendrai part, à titre d’observateur mais aussi de conférencier.Beau sujet en perspective, me direz-vous.Vous avez raison.Pour plusieurs raisons.Vous ne serez pas surpris d’apprendre, par exemple, qu’une bouteille sur deux est achetée par une femme au Québec.Une statistique de plus, il est vrai, mais que je vérifie chaque fois que je mets les pieds dans une succursale de la SAQ.Tenez, hier encore, une dame m’aborde — c’est d’ailleurs devenu systématique au fil des ans ! — et me demande tout bonnement combien de bouteilles de champagne elle doit se procurer pour arroser les 23 invités qui seront chez elle ce week-end, et avec quoi les accompagner.Je lui tends trois magnums de Bruno Paillard Première Cuvée et elle me remercie pour ensuite me demander, avant de quitter, si je travaille bien ici.Question à laquelle je réponds toujours invariablement : non, mais ça m’a fait plaisir de vous guider! Confuse, elle se fond en excuses.Ça ne rate jamais.J’ai peut-être la tête de l’emploi, après tout! Je pourrais vous conter d’autres anecdotes du genre.Reste que la femme et le Jean Aubry vin ont un bel avenir devant eux.La femme est l’avenir du vin ?La conférence nous apprendra sans doute qu’elle l’est, non seulement à titre d’acheteuse et de consommatrice mais aussi parce qu’elle investit depuis maintenant plusieurs années le château fort masculin du vin.En un mot, elle prend sa place.Que ce soit à titre de sommelière, de caviste, de journaliste, d’œnologue ou encore d’acheteuse pour les grandes surfaces, elle s’impose dorénavant avec un style, une approche et une attitude qui lui sont siens.Bref, on est loin de l’époque où l’on interdisait à la femme l’accès au chai de vinification par crainte qu’elle fasse tourner le vin! Ce serait plutôt aujourd’hui la tête de vignerons à peine grivois sous l’effet de l’alcool qu’elle ferait tourner.?Fruit du hasard ou de cabernet sauvi-gnon, toujours est-il que cette conférence arrive au moment où je suis appelé à cos-cénariser une méthode inédite d’apprentis- sage de la dégustation justement destinée et spécialement dessinée pour les femmes.Plusieurs années de rencontres avec des femmes, par l’entremise de dégustations grand public et de courriels reçus dans le cadre de ma chronique, m’ont en effet permis à la fois de saisir le lien que celles-ci entretiennent avec le vin, lien qui est fort différent, dans l’approche comme dans l’attitude, de celui des hommes.L’école des femmes du vin (c’est son nom), dont l’ouverture est prévue cet automne à Paris, m’obligera, chères lectrices et chers lecteurs, à m’absenter des pages du Devoir — Sol aurait parlé d’année « sympathique» — mais vous n’y perdez pas au change puisque je cède le tire-bouchon au volubile mais surtout vigilant chroniqueur Jean-François Demers, que vous pouvez entendre tous les vendredis à l’émission de Marie-France Bazzo.Et comme le fruit du hasard se vendange toujours environ 100 jours après la floraison, soit l’équivalent du temps consacré à la rédaction d’un guide d’achat, je lancerai prochainement aux éditions Transcontinental le premier guide spécialement dessiné pour les femmes à voir le jour au Québec.Son nom: Le Guide Aubry2005 -Les 100 meilleurs vins pour elle.Je ne vous en dis pas plus mais sachez que s’il est conçu pour les femmes, il est susceptible aussi d’intéresser les hommes ! Je vous laisse avec le dernier arrivage d’un blanc sec de Fausto Maculan qui risque de porter l’apéro, l’entrée de prosciuto melon et le paillard de veau au citron vers de nouveaux sommets de bonheurs simples.Son nom?Pino & Toi.Visiblement, Maculan s’est fait plaisir ici avec ce Veneto Bianco 2003 (17,80 $) tendre comme un brin d’herbe, articulé comme une sauterelle qui va justement d’un brin d’herbe à l’autre tout en étant rond et satiné comme la peau d’une pêche mûre qui pèche par excès de textures.Bref, une belle bouteille de soif à base de tocai et des pinots biancos etgrigios (***, 1).?Info SAQ: * (514) 873-2020, 1866873-2020 ou wwuisaq.com.Potentiel de vieillissement du vin 1: moins de cinq ans; 2: entre six et dix ans; 3 : dix ans et plus.jean-aubry@vintetnpo.com La campagne de charme des spiritueux ECOIFFIER MATTHIEU Il n’y a pas d’alcools forts et d’alcools doux.D’un côté, la vodka qui casse et, de l’autre, le vin qui euphorise.«L’alcool contenu dans les spiritueux n'est pas plus fort que dans les autres boissons alcoolisées.Cest la même molécule.» Telle est la première des sept vérités que la Fédération française des spiritueux (FFS) cherche à rétablir dans sa nouvelle campagne de lobbying.Sept fiches ont été envoyées début septembre à plus de 250 «relais d’opinion».Objectif: répondre ; «aux idées fausses les plus répan-; \dues sur les spiritueux».Cible réel- le : la filière viticole.À l’occasion de la remise à Matignon du livre blanc sur le vin, en juillet, les viticulteurs ont rompu le pacte tacite de non-agression au sein des producteurs.Fini les campagnes sous la même bannière du type «L’alcool, c’est pas de la drogue».Nouveau leitmotiv des viticulteurs : «Le vin, ce n’est pas que de l’alcool, c’est un aliment bénéfique».Les «alcools durs» seraient, selon eux, les principaux responsables de l’alcoolisme, des accidents de la route et de la corruption de la jeunesse.La riposte n’a pas tardé à venir.Une bataille de l’image, à la hauteur des enjeux économiques.«Avant d’aller en boite, si on prend deux verres de whisky, on ne sera pas plus saoul qu’avec deux verres de vin», assène Séverin Barioz, responsable des affaires économiques à la FFS.«Dans un verre de spiritueux, il n’y a pas plus d’alcool que dans un verre d’une autre boisson alcoolisée», énonce la fiche numéro 2.Un verre à whisky de trois centilitres ne contient en effet pas plus d’alcool qu’un ballon de 12 cl de vin ou qu’un demi de 25 cl de bière.Tout dépend cependant du volume du verre.« On s’est basé sur les dosettes et les quantités standards disponibles dans les bars.À domicile, elles sont souvent supérieures, reconnut Séverin Barioz.Mais c’est aussi vrai pour le vin.» D assure que cette campagne a été planifiée avant les attaques des viticulteurs.Tout en écartant leur principale revendication, assouplir la réglementation pour faire de la publicité subjective: «La loi Evin, qui met tous les alcools sur un pied d’égalité, nous convient bien.» Le procédé retenu pour cette campagne est assez subtil.«Pour se démarquer du lobby du vin, ils donnent de vraies infos bétonnées sur le plan scientifique», reconnaît Martine Daoust de la Société française d’alcoologie.Chaque affirmation a donc le goût et l’odeur d’un message de santé publique.Mais ce n’en est pas un.Chaque énoncé, s’il est exact, n’est pas complet.Et prête donc le flanc à des interprétations erronées.«La dilution ou la préparation en cocktail des spiritueux n’augmente pas la quantité d’alcool absorbée», dit la fiche n° 4.Avec ou sans jus d’orange, le volume de vodka ne varie pas.Certes.Sauf qu'allongée, on la supporte mieux.«En cocktail, le taux d’alcoolémie monte beaucoup moins vite.Les jeunes ne sont pas cassés immédiatement.Cela permet de leur en vendre plus», confirme l’alcoologue Philippe Batel.«Nos adhérents sont d’accord pour ne plus alpaguer les jeunes avec un racolage agressif et dérai- sonnable.Même si, au plan marketing, l’investissement, c’est de convertir les jeunes en consommateurs modérés», reconnaît Barioz.La demiè re fiche, rappelant que la «taxation des spiritueux est la plus élevée parmi les boissons alcoolisées», dévoile la motivation de cette campagne.«Us martèlent que les spiritueux ne sont pas plus toxiques que le vin pour ne pas être les seuls à trinquer face aux objectifs de santé publique du gouvernement», conclut Martine Daoust Un gouvernement qui pourrait être tenté de surtaxer l’alcool comme il l’a fait avec succès pour le tabac.Libération ?A LA TÉLÉVISION* EEB33H1 EB2X3HI ¦ 1 ; j,f'"f''MHMMinnyfnTMMHI Télêjour-nal (17:30) L’unlon fait la force FranCoeurj Infoman Ça va être ta fête! [Zone libre / L'Entourage | de Paul Martin Le Téléjournal/Le I C'est dans l'air! (Cinéma/ j Point 1 (SIX.Le TVA 18 heures Macaroni tout garni Vingt et un J E./ La Coopération internationale.Cinéma / CHASSERESSE ilm;i.com MOCHICA Ci m k.\ G \stko\omic a Pi ri w \ Au Nord de l'nncii-n IVroii, 2(10 ans avant Jésus-Chi isi.< hivort de 171)00 a 22I1O0 2112 rue St-Denis (sud de Sherbrooke) VIN AU VERRE - TABLE D’HÔTE Ambiance parisienne BISTRO FRANÇAIS 514-849-4424 Espace fumeur et non-fumeur Stationnement facile et gratuit Le Célèbre Breton VOUS PROPOSE SA TABLE D HÔTE, SA SUPERBE CARTE ET SON MENU DE DÉGUSTATION.Tous les vendredis 1550, rue Fullum (514) 523-2551 (coin Maisonneuve) ww*.m«>ri«in.c
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