Le devoir, 10 novembre 2008, Page(s) complémentaire(s)
Le G20 entend faire bloc contre la crise La Chine annonce un vaste programme de relance de 586 milliards MARCO B É LAI R - CIRI N O Le Groupe des 20 s’est engagé hier à «prendre toutes les mesures nécessaires» pour faire face à la crise financière et à réformer en profondeur la gouvernance économique mondiale en accordant une plus grande voix aux pays émergents.Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 n’ont toutefois annoncé aucune mesure spécifique à l’issue d’une réunion de deux jours dans la métropole brésilienne, Sào Paulo.Cette réunion ministérielle a surtout été consacrée à la préparation du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20 qui se tiendra samedi à Washington.Les pays industrialisés et les pays émergents s’en sont tenus à «prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer la confiance des marchés et la stabilité, et minimiser le risque d’une nouvelle crise».Le G20 a souligné que «la crise mondiale demande des solutions globales et un ensemble de principes communs».En marge du sommet, le gouvernement chinois a adopté un vaste plan de relance de 586 milliards de dollars pour stimuler la demande intérieure et faire face au fléchissement des exportations de la Chine.La somme libérée servira notamment à financer durant les deux prochaines années de nouveaux projets VOIR PAGE A 8: G20 LE DEVOIR Vol.X CI X N" 2 5 6 LE LUNDI 10 NOVEMBRE 2008 1 , 1 0 $ + TAXES = 1.2 5 $ HAÏTI PLEURE SES ENFANTS EGEEtHM wïlffvrenir EMîMllOUf ttcjipwns muM mm KH* !*•» K y-.«P '‘ijj ____ EDUARDO MUNOZ REUTERS AFFLICTION devant l’école La Promesse à Pétionville en Haïti.Incrédule, une jeune fille se tient debout devant les décombres de l’établissement qui s’est écroulé il y a deux jours et qui a arraché la vie de plus de 90 personnes, majoritairement des enfants.Les autorités ont mis fin hier aux opérations de recherche d’éventuels survivants.Des Haïtiens en colère avaient plus tôt pris d’assaut la carcasse tordue de l’école privée pour demander aux sauveteurs d’accélérer la recherche des victimes.Nos informations en page A 2.Kyoto: le Québec rêve en couleurs à la hauteur, selon un ancien sous-ministre JACQUES NADEAU LE DEVOIR 7> ;U_ ’ Le cours Éthique et culture religieuse «Une négation de l’identié québécoise», dit Dumont Le chef adéquiste promet un moratoire ANTOINE ROBITAILLE Granby — En réclamant un moratoire sur le cours Ethique et culture religieuse (ECR), Mario Dumont a déclaré hier que les gens qui ont conçu ce cours sont les mêmes «qui se battent, par toute sorte de moyens détournés, pour qu’il n’y ait plus d’arbre de Noël dans les classes.C’est le même monde qui se battent [sic] pour faire disparaître les mots comme Pâques des classes», a-t-il accusé.C’est dans une école à Granby, où quelque 200 militants de la Coalition pour la liberté en éducation (la CLE, opposée à Ethique et culture religieuse) s’étaient réunis, que M.Dumont a livré un discours enflammé contre ce cours qu’il dit inspiré par le «multiculturalisme de Trudeau» qu’une «social-bureau-cratie» ramène «parla porte d’en arrière».M.Dumont estime que «le multiculturalisme, c'est une forme de négation, la négation d’une histoire, la négation de ce qui a existé sur un territoire.La négation d’un vécu», a-t-il déclaré, affirmant que le cours ECR n’était pas «neutre», comme ses concepteurs le prétendent, mais visait à évacuer l’identité québécoise.Rappelant l’importance de Noël et de Pâques pour les ancêtres québécois — lesquels «arrêtaient de bûcher le 24 décembre en journée parce qu’ils voulaient souper en famille à minuit» —, il a soutenu que, dans la vie contemporaine du Québec, «ça veut dire quelque chose», puisque ces fêtes sont intégrées dans le calendrier.Aux tentatives de minorer ces repères d’identité, il a lancé: «On reculera pas là-dessus!» En appliquant le multiculturalisme à l’école, on ouvre la porte à des dérapages, a tonné le chef adéquiste, dérapages qu’il a illustrés en rappelant une anecdote récente du chroniqueur Richard Martineau, du Journal de Montréal.Dans une des premières périodes de cours, un professeur dlîCR avait demandé à la classe de la fille de M.Martineau de redessiner le drapeau du Québec parce que, au milieu, il y avait VOIR PAGE A 8: DUMONT Portraits de candidats en campagne, page A 4 • La FTQ retire son appui au PQ, page A 5 Dumont va conduire le Québec à la catastrophe, dit Charest, page A 5 Le plan québécois n’est pas LOUIS-GILLES FRANCŒUR T > inventaire québécois 2006 des gaz à effet de ^ J-/ serre (GES) publié lundi dernier confirme que le Québec n’a aucune chance d’atteindre l’objectif qu’il s’est fixé en adhérant au protocole de Kyoto.» C’est ce que soutient Denis L’Homme, ancien sous-ministre associé au ministère des Ressources naturelles et responsable du dossier énergétique au Québec au milieu des années 90, dans une réaction écrite qu’il a fait parvenir au Devoir pour replacer les choses en perspective après le «pétage de bretelles» qui a entouré la semaine dernière la sortie de ce bilan.Daniel Breton, cosignataire de la déclaration, candidat défait du N PD dans la métropole et ancien porte-parole de la coalition Québec-Kyoto, est du même avis que lui sur cette question.Denis L'Homme estime que non seulement le Québec ne pourra atteindre la cible canadienne durant les cinq ans prévus par le protocole, mais il pense que le Québec ne pourra probablement pas atteindre l’objec- tif en 2012, soit durant la seule et dernière année de la période quinquennale de réductions.VOIR PAGE A 8: KYOTO Mario Dumont RDC Kinshasa prend le risque d’embraser la région, dit Knunda ¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Convergence.B 7 Culture.-.B 8 Décès.B 4 Économie .B 3 Editorial .A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Le syndrome de la protection intellectuelle Les brevets actuels conduisent l’innovation dans une impasse estime le professeur Richard Gold PAULINE GRAVEL Le taux d’innovations scientifiques est en nette régression depuis quelques années, et ce, particulièrement dans le secteur biopharmaceutique.Selon le spécialiste de la propriété intellectuelle et des technologies Richard Gold, les compagnies pharmaceutiques protègent trop jalousement leurs découvertes par des brevets qui freinent la recherche dans leur chasse gardée et qui empêchent les populations des pays pauvres d’avoir accès aux nouveaux médicaments ou technologies.Pour le professeur à la faculté de droit de l’université McGill à Montréal, la solution réside dans la mise sur pied de partenariats entre les divers acteurs de la recherche et un plus grand partage des connaissances, voire des découvertes brevetées, avec l’ensemble de la communauté publique.Le chercheur en est venu à ces recommandations après avoir rencontré, au cours des sept dernières années, une centaine d’experts de divers pays développés, en développement et émergents.«Nous n’atteignons pas le niveau d’innovation qu’on pourrait atteindre, surtout dans le secteur biopharmaceutique où le nombre de nouvelles molécules découvertes a clairement fléchi au cours des dernières années, ce qui fait qu il y aura beaucoup moins de médicaments qui seront lancés sur le marché dans les prochaines années, et ceux qui le seront présenteront un degré d’innovation peu élevé», a lancé d’entrée JACQUES GRENIER LE DEVOIR Richard Gold de jeu le professeur Gold, tout en soulignant que ce ralentissement aura de multiples conséquences.D’une part la population n’aura pas accès à de nouveaux traitements anticancéreux, ou capables de combattre de nouveaux agents infectieux, voire de soigner les maladies cardiovasculaires.D’autre part, les compagnies pharmaceutiques, dont nombre de brevets sur des best-sellers arriveront bientôt à échéance et qui ne disposent pas de nouveaux produits véritablement innovateurs à mettre en marché, peinent à faire des profits suffisants pour poursuivre une bonne activité de recherche.Partager la connaissance «La façon de faire la recherche a radicalement changé», poursuit Richard Gold.I^e nombre et le type d’acteurs se sont accrus et leur localisation s'est étendue en raison VOIR PAGE A 8.SYNDROME LE 1) R V 0 I R .LE LUNDI 10 NOVEMBRE 2 0 0 8 LES ACTUALITES WINNIPEG Le Parti conservateur tient son premier congrès depuis 2005 Course à la direction Les candidats devront rapporter de l’argent au PLC Les nouvelles règles semblent faire l’affaire de tout le monde BRUCE CHEADLE Ottawa — Le Parti conservateur tient cette semaine, à Winnipeg, son premier congrès national depuis sa fondation, en mars 2005.Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis, et le parti issu du mouvement d’union de la droite de Stephen Harper a connu deux victoires électorales et le mandat minoritaire le plus durable depuis la confédération.Alors que le congrès a lieu au beau milieu d’une crise économique mondiale et d’un changement d’administration à la Maison-Blanche, on pourrait s’attendre à ce que le parti s’attelle à la révision de ses orientations politiques.Mais des observateurs de longue date du parti ne pensent pas que ce sera le cas.Le congrès de Winnipeg, qui se déroulera de jeudi à samedi, promet d’être plus axé sur les félicitations mutuelles pour la victoire électorale du 14 octobre dernier, et sur le réseautage, que sur les débats politiques à l’ancienne qui caractérisaient autrefois les conservateurs canadiens.Faron Ellis, un délégué, politologue et responsable d’un laboratoire de recherche sociale en Alberta, a étudié le parti, depuis ses racines réformistes en passant par l’Alliance canadienne et sa fusion avec les progressistes-conservateurs.A son avis, le congrès sera faible en discussions d’orientations politiques, ou même en questions touchant à la gouvernance du parti.Il fait remarquer que le temps total dévolu aux débats sur les statuts du parti et sur ses politiques n’est que de huit heures — une baisse de 30 % par rapport aux 11 heures et demie prévues à l’horaire du congrès de 2005.Par ailleurs, le parti a aussi prévu divers événements à caractère festif, lesquels chevaucheront plusieurs des atehers consacrés aux débats politiques.Victoire électorale M.Harper ne fera qu’une brève apparition au début du congrès, vraisemblablement jeudi soir, avant de s’envoler vers Washington pour des discussions d’ordre économique avec les leaders mondiaux.Bob Plamondon, auteur d’un ouvrage à paraître sous peu sur l’histoire du Parti conservateur, note que le congrès de Winnipeg survient à un moment opportun pour un parti qui fête sa victoire électorale, mais pas si opportun pour un gouvernement aux prises avec des choix difficiles.Le sort des résolutions qui seront adoptées au congrès ne peut être prédit On n’a qu’à se rappeler certaines résolutions adoptées par les délégués en 2005, et dont M.Harper n’a absolument pas tenu compte une fois au pouvoir.Ils avaient notamment voté en faveur d’une loi imposant l’équilibre budgétaire, de l’élimination des subventions aux entreprises à but lucratif et de la réduction, en priorité, des impôts sur le revenu.La TPS ne faisait alors même pas partie des priorités des congressistes.Pourtant, avant même la fin de 2005, M.Harper avait inclus dans son programme électoral une baisse de deux points de la TPS.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Ce sera à Winnipeg, en mai prochain, que les libéraux fédéraux se donneront un nouveau chef, un quatrième en six ans.Les règles de la course à la direction adoptées ce week-end ne limitent pas de facto le nombre d’aspirants pouvant se porter candidats, mais inciteront fortement ceux qui le feront à rapporter beaucoup d’argent au Parti libéral du Canada (PLC), qui en a bien besoin.Aucun candidat potentiel ne s’est dit lésé par les règles annoncées.Bob Rae est à l’aise avec elles.Michael Ignatieff réserve ses commentaires pour cette semaine.Martha Hall Findlay, qui jongle encore avec la possibilité de se porter candidate, les accepte aussi.«J’attendais de les connaître avant de prendre une décision, a-t-elle confié au Devoir hier.Si elles avaient été à ce point contraignantes qu’elles avaient constitué un obstacle, elles auraient été un grand facteur, mais ce n’est pas le cas.Ce sont donc les autres facteurs qui entrent en ligne de compte, comme le fait que j’ai JACQUES LEMIEUX Une journaliste canadienne enlevée il y a près d'un mois à Kaboul a été libérée samedi sans qu’aucune rançon ait été versée, et elle se trouve, saine et sauve, à l’ambassade du Canada dans la capitale afghane, ont annoncé son employeur et le premier ministre Stephen Harper.La journaliste Mellissa Fung de la chaîne publique de télévision CBC/Radio-Canada avait été enlevée par des hommes armés à Ka- encore une dette de la campagne de 2006.» Martin Cauchon et Denis Coderre n’ont pas encore pris de décision, tandis que Dominic Le-Blanc, du Nouveau-Brunswick, s’est déjà lancé à Teau.L’aile québécoise du parti, qui proposait que seuls les candidats ayant remboursé leur dette de campagne de 2006 puissent se présenter à nouveau, n’a pas été écoutée.Cette suggestion avait soulevé l’ire de Gerard Kennedy, qui doit encore rembourser environ 200 000 $.Seuls Bob Rae et Michael Ignatieff se seraient qualifiés.«Nous ne faisons pas cela, nous n’empêcherons pas ces candidats de se joindre à la course», a assuré hier Doug Ferguson, le président du PLC.Ainsi, au terme d’une rencontre de deux jours, l’exécutif du PLC a décidé que chaque candidat devrait payer 90 000 $ pour prendre part à la course.Ce montant ne sera pas remboursable, mais pourra être réduit si le candidat recrute assez de bailleurs de fonds réguliers.De plus, pour chaque dollar qu’amassera un aspirant pour boul le 12 octobre dernier, alors qu’elle venait de réaliser un reportage dans un camp de réfugiés.Mme Fung «a été libérée vers midi, heure de Toronto [21h30 heure afghane], et se trouve maintenant en sécurité à l’ambassade canadienne à Kaboul où elle subira des examens médicaux.Les premières indications sont qu’elle est en bonne santé», a annoncé la chaîne dans un communiqué.Dans des conférences de presse séparées, le premier ministre Harper et la direction de la chaîne de sa candidature, 10 cents seront prélevés par le PLC.En tout, un candidat ne pourra pas dépenser plus de 1,5 million de dollars pour sa campagne.Ces règles sont donc plus rigides que lors de la dernière campagne.En 2006, le prix d’entrée de 50 000 $ avait été remboursé.Chacun avait pu dépenser jusqu’à 3,4 millions.«Pour établir ce montant, nous avons regardé ce qu’avaient dépensé en 2006 les quatre premiers candidats», explique M.Ferguson.Cette moyenne était d’un peu plus de 2 millions.«Nous avons aussi pris en considération le fait que la campagne sera plus courte, mais qu’il faut pouvoir ramasser assez d’argent pour mener une campagne véritablement nationale.En prenant tous ces facteurs en ligne de compte, nous sommes arrivés au montant de 1,5 million.» Besoin d’argent Le PLC a bien besoin d’argent.Depuis plusieurs semestres consécutifs maintenant, il recueille systématiquement moins de dons de militants que le Parti conservateur ou même le NPD.télévision ont refusé de dévoiler l’identité de ses ravisseurs ou de rendre publics leurs motifs ou leurs demandes, affirmant ne pas vouloir compromettre la sécurité d’autres otages en Afghanistan.Cet enlèvement n’était pas un «hasard», a déclaré M.Harper sans autres précisions.«Pour les mêmes raisons, nous ne voulons pas discuter du déroulement des négociations», a déclaré l’éditeur de CBC, John Cruickshank.La Presse Canadienne Avec des élections et des courses à la direction à répétition (la troisième en cinq ans), les ressources financières de la formation sont drainées.D’ailleurs, un stratège de Stephen Harper, Torn Flanagan, avait déjà écrit que c’est ainsi que la droite aura raison de la grosse machine rouge: à l’usure de son portefeuille.Les candidats au leadership re: crutant des donateurs pour le Fonds de la victoire verront leur prix d’entrée diminuer.Ces donateurs doivent s’engager à verser 5 $ par mois à leur circonscription et autant au parti, et ce, pendant au moins un an.Par exemple, le recrutement de 1000 de ces donateurs (revenus de 120 000 $ pour la famille libérale en un an) se soldera par un rabais de 25 000 $.«Nous avons le sentiment que ces règles sont justes, inclusives et, pardessus tout, dans le meilleur intérêt du Parti libéral», conclut M.Ferguson.Le congrès se tiendra du 30 avril au 3 mai prochains à Vancouver.L’idée de Denis Coderre, de tenir plusieurs congrès simultanés au pays, n’a pas été retenue.Haïti Plus d’espoir de retrouver des survivants dans l’école effondrée Pétionville, Haiti — Les autorités ont mis fin hier aux opérations de recherche d’éventuels survivants dans les décombres de l’école religieuse de la banlieue de Port-au-Prince qui s’est effondrée vendredi pour une raison encore inconnue.La phase de destruction de l’établissement scolaire, qui comptait 700 élèves dans le quartier déshérité de Piétonville, va pouvoir commencer.«Les sauveteurs et les experts sont en train de procéder aux ultimes vérifications pour s’assurer qu’il ne reste plus personne de vivant sous les gravats», a annoncé Nadia Lochard, directrice de la Protection civile pour l’ouest du pays.«Une nouvelle étape commencera alors [.].Nous utiliserons des engins de levage pour dégager les décombres et les blocs de béton, puis nous récupérerons tous les corps et détruirons ensuite ce.qui reste du bâtiment», a-t-elle dit L’effondrement de l’école, située dans un quartier pauvre de Pétionville dans la banlieue de la capitale Port-au-Prince, a fait «87 morts et 150 blessés et on a aussi identifié six cadavres à l’intérieur», portant le bilan à 93 morts, a indiqué à l’AFP le ministre haïtien de la Jeunesse et des Sports, Evans Lescouflair.Un précédent bilan, établi samedi, faisait état de 84 morts et 150 blessés.«On a vu six cadavres pour l’instant et on en a extrait un», a indiqué de son côté à TAFP le capitaine Pépin Rosselly, qui dirige une équipe de sauveteurs français venus de la Martinique.L’établissement privé La Promesse accueillait des élèves âgés de 3 à 20 ans.Coincée entre les maisons du quartier, la construction en dur s’élevait sur deux étages, tandis qu’un troisième était en construction.Le premier étage s’est effondré vendredi matin, entraînant la chute du reste du bâtiment sur les élèves qui étaient en classe.«L’école aunef fectifde 700 enfants, mais ils travaillent en double vacation, ce qui veut dire qu’à l’heure où l’accident s’est produit on peut considérer qu’il y avait 350 écoliers à l’intérieur», a précisé M.Lescouflair.«Selon un professeur de l'établissement que fai rencontré, il y aurait eu au maximum entre 250 et 300 élèves à l’intérieur» au moment du drame, at-il ajouté.Pasteur interrogé Le pasteur évangéliste Augustin Fortain, propriétaire de l’établissement, était «interrogé» hier par la police, mais sans «être formellement aç-cusé de rien», selon le secrétaire d'Etat à la Justice Joseph-Luc Euchère.Selon des témoignages d'habitants du quartier recueillis par l’AFP, le pasteur, âgé d’une cinquantaine d’années, aurait lui-même construit l’école sans faire appel à des spécialistes du bâtiment Il se trouvait hier dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire haïtienne (DCPJ), après s’être rendu de lui-même samedi à la police.Reuters et AFP La Presse canadienne Les organisations philanthropiques craignent une réduction marquée de leur financement MARCO BÉLAIR-CIRINO Quelque 700 philanthropes des quatre coins de la planète ont profité du congrès des Fondations communautaires du Canada qui s’est achevé hier à Montréal pour partager leurs stratégies afin de minimiser les effets de la crise financière sur leurs activités.«Les projecteurs sont braqués depuis un mois sur les difficultés des marchés financiers.Nos communautés sont aussi écrasées sous le poids de la crise, a affirmé la présidente et directrice générale des Fondations communautaires du Canada (FCC), Monica Patten.Et quand les temps sont durs, les Canadiens font plus que jamais appel aux organisations communautaires [que nous soutenons].» Les organisations philanthropiques craignent une réduction marquée de leur financement.Pour être en mesure de continuer à attribuer des subventions à des organismes communautaires, plusieurs fondations entrevoient déjà devoir se rabattre sur le fonds de réserve quelles ont constitué au fil des années.Elles envisagent par ailleurs d’assouplir le processus d’octroi des subventions.D’autres organisations philanthropiques ont entrepris des pourparlers avec leurs principaux bailleurs de fonds.«Nous travaillons avec nos donateurs pour déterminer l’impact qu’aura la chute des marchés sur les subventions provenants de leurs fonds.Certains d’entre eux se sont déjà engagés à nous donner une somme supplémentaire pour l’année 2009», a indiqué la directrice générale de la Vancouver Foundation, FayeWightman.Réputation Alors que les grandes entreprises financières sont mises à mal par l’opinion publique, il apparaît évident que celles-ci doivent aujourd’hui miser sur la restauration de leur réputation par un ferme engagement à changer les façons de faire, croit Tim Brodhead de la fondation de la famille J.W.McConnell.«Cette conférence s’est tenue à un moment charnière de l’histoire mondiale.Nous assistons à l’effondrement du secteur financier et à l’émergence d’un nouveau leader politique [Barack Obama].Nous devons manifestement inspirer une nouvelle génération de leaders», a lancé le président de la Spirit Bear Coalition, Simon Jackson.Les 165 fondations organisations membres des Fondations communautaires du Canada ont versé des subventions de plus de 175 millions à des milliers d’organisations en 2007.Leur actif s’élève à environ 2,9 milliards.Les Canadiens ont donné un record de 8,6 milliards de dollars à des organismes de charité en 2007, soit 100 millions de plus que Tannée pré cédente.Statistique Canada a évalué à 250 $ la valeur médiane des dons.Le Devoir I O I < > l II Kl < Résultats des tirages du : 2008-1 1 -08 02 03 19 28 36 45 Gagnants 39 compl.2/6+C 102 607 Lots 9 444 748,00 $ 126 355,80 $ 1 994,50 $ 66,20 $ 10,00 $ 5,00 $ (Ventes totales : 18 674 494 $ Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 $ ¦SSg> 081113 15 24 42 28 compl, Gagnants Lots 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+c 0.75 000,00 $ 5/6 23 750,00 $ 4/6 1 034 75,00 $ 3/6 17 980 10,00$ 2/6+C 11 770 5,00 $ Ventes totales :651 140,00 $ Egtra 2401574 Résultats des tirages du : 2008-1 1-07 £ 05 07 08 27 42 44 46 06 compl.3948327 GAGNANTS 7/7 0 6/7+C 3 6/7 116 5/7 6 667 4/7 139 456 3/7+c 129 078 3/7 1 178 811 Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) LOTS 10 000 000,00 $ 64 156,00 $ 1 659,20 $ 98,10$ 10,00 $ 10,00 $ Participation gratuite 16 879 184 $ 12 000 000 $ DC RETOUR AVEC PLUS DE 28 MILLIONS $ EN LOTSl En cas de disparité entre cette liste j et la liste officielle de Loto-Québec cette dernière a priorité Le Devoir * ENRIQUE DE LA OSA REUTERS Des habitants de Camaguey fouillent les décombres de leurs maisons après le passage, samedi, de l’ouragan Paloma.L’ouragan Paloma cause la désolation à Cuba Camaguey, Cuba — Milliers de maisons endommagés, arbres déracinés, poteaux électriques renversés, l’ouragan Paloma a laissé un paysage de désolation après son passage sur la côte sud-est de Cuba avant de perdre de son intensité et devenir hier une tempête tropicale.Ouragan extrêmement dangereux de catégorie 4 qui a dévasté samedi les îles Caïmans, Paloma a été rétrogradé en tempête tropicale hier (vents à 110 km/h) après avoir frappé samedi soir la côte sud de Cuba avec la puissance d’un cyclone de catégorie 3 (vents à plus 200 km/h), selon le centre national américain pour les ouragans (NHC).Le président Raul Castro, successeur de son frère Fidel, a déclaré dans la nuit de samedi à hier au vice-premier ministre russe Igor Setchine, en visite éclair à La Havane, qu’il devait «se rendre après cette rencontre dans les zones les plus affectées par l’ouragan», le troisième à frapper Cuba en deux mois, selon un communiqué officiel.La province de Camaguey (centre-est), une région agricole par où l’ouragan est entré, a été la plus touchée et commençait à évaluer l’étendue des dégâts.Paloma y a notamment arraché des poteaux électriques et des toits de maisons, déraciné des arbres et «brisé en deux» une tour de communication.La mer a pénétré jusqu’à 1,5 km à l’intérieur des terres dans la zone de Santa Cruz del Sur, 76 ans presque jour pour jour après que cette localité côtière eut été engloutie par un raz de marée provoqué par un ouragan qui avait provoqué la mort de 3000 de ses habitants.«Je n’avais jamais encore vu une telle catastrophe.C’est comme une malédiction» pour Santa Cruz, a déclaré un pêcheur de 26 ans, Daniel Calderon.Des milliers de personnes évacuées Plus de 500 000 personnes avaient été évacuées au total de régions du centre et de Test de Cuba dans des refuges ou chez des proches par les autorités qui n’ont rapporté jusqu’ici aucune victime.Quelque 3000 touristes étrangers avaient eux aussi été mis à Tabri.Si les conditions de leurs habitations le permettaient, les évacués devaient rentrer tous chez eux hier.Il s’agit du troisième cyclone de la saison à frapper Tüe communiste, en pleine «phase de récupération» de ses infrastructures après les dévastations causées entre fin août et début septembre par deux autres ouragans.Paloma est «un autre coup dur pour l'économie, mais il faut l’accepter et nous remettre au travail immédiatement», a déclaré le vice-président, José Ramon Machado Ventura, venu constater les dégâts à Santa Cruz.Gustav et Ike, respectivement ouragan de catégorie 4 et 3 lorsqu’ils avaient frappé coup sur coup Cuba, avaient fait sept morts et plus de neuf milliards de dollars de dégâts.Des centaines de milliers d’hectares de cultures avaient notamment été ravagés, entraînant une pénurie de certains fruits et légumes sur les marchés.Plus de deux millions de personnes avaient alors été évacuées.Paloma a par ailleurs provoqué samedi des dégâts importants sur les îles Caïmans, un territoire britannique, mais sans faire de victimes.Agence France-Presse Une journaliste canadienne enlevée à Kaboul est libérée n < L K I) E V 0 I R .L E LUNDI 10 N 0 V E M B R E 2 0 0 8 i LECTIONS La FTQ retire son appui au PQ Dure fin de semaine pour Pauline Marois JACQUES NADEAU LE DEVOIR La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a pu passer sans encombre hier la «ligne» de manifestants souverainistes favorables à Jean-Claude St-André, victime selon eux d’une injustice pour avoir exprimé sa dissidence au sein du PQ.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Dure fin de semaine pour Pauline Marois.Après les événements musclés de samedi, où le brasse-camarade à l’investiture de Scott McKay a occulté le lancement de la plate-forme du parti, la journée d’hier a été marquée par l’annonce que la FTQ — un allié traditionnel du PQ — n’appuiera aucun parti durant la campagne.Dans un communiqué laconique — la centrale n’a pas voulu expliquer sa décision —, le président Michel Arsenault a indiqué que cette position de la FTQ «s’est nettement dégagée [de la réunion] du Bureau de la centrale», samedi.Ce n’est pas la première fois que la FTQ s’abstient de s’engager auprès d’un parti (1998 et 2003, par exemple).Mais lors de la dernière élection, l’ancien président Henri Massé avait convoqué la presse aux côtés d’André Boisclair pour lui offrir un «appui indéfectible».La FTQ, qui compte plus de 550 000 membres, a aussi appuyé le Bloc québécois cet automne.Indiquant qu’une plate-forme de questions à poser aux partis est en cours de préparation, M.Arsenault a mentionné que «le point central de ce document sera la santé, le renforcement du système public, le rappel de la loi 33 et de ses règlements qui mettent la table pour la création d’un monopole privé sur un nombre indéterminé d’interventions chirurgicales».Or, la plate-forme péquiste, dont parlait Le Devoir samedi, est claire à ce sujet les dispositions de la loi 33 «qui favorisent le développement des cliniques privées» seraient abrogées sous un gouvernement péquiste, qui vise un («renforcement du système public de santé».En point de presse hier matin, Pauline Marois a affirmé ne pas s’en feiire outre mesure au sujet de cette décision de la FTQ.«Pour moi, l’important n’est pas nécessairement d’avoir l’appui des centrales, mais d’avoir l’appui des travailleurs, qu’ils soient syndiqués ou pas.[.] Je ne suis pas déçue, c’est la réalité.Il faut être respectueux du choix des gens.» Manifestation Cette annonce de la centrale des travailleufs a prolongé une dure séquence pour Mme Marois.Vendre di, une fuite dans les médias d’un document interne du PC) a ramené RÉMI NADEAU Gatineau — Le programme de l’Action démocratique plonge rait le Québec dans un gouffre économique, prévient le chef libéral, Jean Charest M.Charest a sévèrement critiqué le plan économique du chef adéquiste, Mario Dumont, hier, lui reprochant de vouloir sabrer up milliard dans les dépenses de l’Etat et un milliard dans les subventions aux entreprises.«Nous autres, on a à l’horizon une tempête économique, M.Dumont veut transformer ça en tsunami», a martelé le chef libéral, qui s’explique mal pourquoi l'ADQ veut réduire l’aide aux entreprises alors qu’elles ont besoin de capitaux dans le contexte actuel de ralentissement économique.«Avez-vous pensé à la catastrophe qu’il va créer?M.Dumont propose à l’avant-plan les problèmes d’image de la chef péquiste, jugée «snob» par plusieurs.Samedi, l’investiture de l’ancien chef des verts dans l’Assomption, Scott McKay, a tourné à la foire d’empoigne un brin burlesque.Des partisans du candidat rejeté, Jean-Claude St-André, ont tenté de bloquer l’accès à la salle.Cet événement a fait en sorte d’occulter complètement le lancement de la plate-forme du parti, qui n’a finalement été remise aux journalistes qu’en début de soirée.L’affaire St-André a aussi eu des répercussions hier à Montréal, alors que Mme Marois venait présenter les 29 candidats du PQ sur l’île de Montréal (y compris Soulanges), dans une école de la Petite-Patrie.Une quinzaine de manifestants rassemblés sous l’égide des Jeunes patriotes ont en effet profité de l’occasion pour redire leur désaccord avec la décision du PQ de bloquer la candidature de M.St-André.La manifestation s’est toutefois déroulée dans le calme, les journalistes étant au final plus nombreux que les militants patriotes.Mme Marois a pu passer sans encombre la «ligne» de manifestants.Sous les drapeaux des Patriotes, du Québec et même du défunt R.I.N., les militants souverainistes ont simplement scandé leur appui à Jean-Claude St-André, victime selon eux d’une injustice pour avoir exprimé sa dissidence au sein du PQ.La candidature de M.St-André pour porter les couleurs péquistes dans L’Assomption a été refusée jeudi par le Conseil exécutif national.Des motifs administratifs (une dette de 50 000 $ contractée au cours de la campagne 2007 n’a pas été remboursée par l’association du PQ dans l’Assomption) et politiques expliquent la décision, M.St-André ne s’étant pas rallié au choix du parti de mettre au rancart l’obligation de tenir un référendum dès le premier mandat Mme Marois a répété hier en point de presse qu’il était à ses yeux primordial qu’un candidat qui souhaite porter les couleurs du PQ pour une élection approuve la plateforme qu’il est censé défendre devant les électeurs.Mais pour les membres de Solidarité St-André (formé samedi soir, le comité compte pour l’instant quelques membres, mais on affirme avoir reçu 300 courriels de soutien de couper les jambes des entreprises du Québec», a tonné M.Charest, en qualifiant de radicales les mesures préconisées par l’ADQ.«On vient d'annoncer, nous, qu’on va rendre disponible un milliard pour les PME, et un autre milliard de dollars à la Société générale de financement parce qu’il manque des capitaux, alors que M.Dumont fait exactement le contraire.» Le chef libéral a aussi prévenu qu’une compression de un milliard de dollars dans les dépenses de l’État impliquerait la perte de 11 000 emplois chez les fonctionnaires.«Il va couper où, au juste, dans la fonction publique?Les Québécois ont le droit de savoir qui M.Dumont va couper», a-t-il martelé, accusant l’adéquiste de «passer la scie à chaîne» dans les programmes du gouvernement Selon lui, l’ADQ devrait tirer des leçons de la mise à la retraite des de différents péquistes), la situation est inacceptable et mérite que la «campagne du PQ soit torpillée», ainsi que l’exprimait un manifestant «Ça ne restera pas lettre morte», ju-rait Marilyne Incombe, porte-parole de l’exécutif de l’Assomption, qui soutient entièrement M.St-André.Selon Mme Lacombe, aussi membre des Jeunes patriotes, il n’y avait aucune raison de rejeter la candidature du candidat «Le PQ aurait dû laisser les gens de l'Assomption voter pour choisir leur candidat.» Mme Lacombe dit croire que Scott McKay «est un bon candidat», mais elle estime que le PQ sans la possibilité d’un référendum rapide n’est pas «bien différent d’un gouvernement libéral».Refusant de dire si l’exécutif qu’elle représente tentera de nuire à M.McKay durant la campagne, elle a mentionné qu’elle ne voterait pas pour le parti duquel elle est membre.M.St-André annoncera quant à lui cette semaine queUe suite il veut donner aux événements.Mme Marois a dit espérer que le médecins et infirmières sous un gouvernement péquiste qui voulait à tout prix atteindre le déficit zéro dans les années 1990.«Le Québec a passé l’étape de tout casser aujourd’hui pour atteindre un objectif et en payer le prix dix ans plus tard.» Le chef libéral a mené cette charge à fond de train à l’endroit de l’ADQ après avoir annoncé une mesure supplémentaire de son propre plan visant à contrer les effets du ralentissement économique.Après avoir visité une résidence familiale en cours de rénovations à Gatineau, il a annoncé qu’un gouvernement libéral mettrait en place un crédit d’impôt remboursable de 20 % pour soutenir les ménages de la classe moyenne qui souhaitent rénover leur domicile.Québec soutiendrait ainsi les dépenses de rénovation excédant candidat malheureux «mettra de côté tout forme d'action qui pourrait nuire à cette campagne».Des militants furieux Sur le parvis de l’école de Petite-Patrie, des militants étaient furieux de la tournure des événements.«Us sont à peine une douzaine et ils veulent infiltrer notre campagne parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en faire une.Les membres du PQ ont voté [concernant le référendum]: s’ils ne sont pas d’accords, qu’ils aillent militer ailleurs et qu’ils fondent leur propre parti», martelait Jean Saint-Louis, membre dans Gouin.«Je me suis fait traiter de fédéraliste en arrivant ici.C’est la pire insulte qu’on m’a faite dans ma vie, c’est ridicule, indiquait Patrick Scenno, 35 ans.M.St-André n’a pas respecté les règles.Au dernier conseil national, tout le monde était d’accord, sauf lui.Là, cette histoire arrive, et on a l’air d’une gang de clowns.Les fédéralistes ont beau jeu de dire qu’on se chicane encore entre nous.» Mais pour d’autres, pas de pa- 7500 $ pour une somme maximale de 2500$.Campagne propre Puis, sans condamner les propos de sa ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, qui a traité un de ses adversaires de «con» sur les ondes de LCN, M.Charest a plaidé pour une campagne propre, sur les enjeux, et non sur les personnalités des protagonistes.Mme Jérôme-Forget a laissé tomber dans l’émission diffusée hier «c’est un con», sans que l’on sache si cette insulte était dirigée vers le député Gilles Taillon, de l’ADQ, ou François Legault, du Parti québécois, qui l’affrontaient dans le cadre d’un débat «Tomber dans le personnel, où l’on s’abîme de bêtise, ce n’est pas ce que les Québécois souhaitent», a-t-il d’abord commenté.Il a tout de même laissé en- nique: «c’est une crisette et ça va passer», pense Jean Thériault, militant et membre du PQ dans Gouin.Dans la salle où quelque 500 personnes étaient réunies, Pauline Marois a pour sa part fait abstraction de ces événements pour concentrer la teneur d’un discours énergique contre Jean Charest sa seule cible depuis le début de la campagne: attente dans les hôpitaux, autoroute 30, dossier du CHUM (où le PQ répète depuis quatre jours que si le site du 6000 Saint-Denis avait été inaintenu, les premiers patients auraient déjà été soignés), îlot Voyageur («un monument à la gloire de l’incompétence» des libéraux, selon Mme Marois), baisses d’impôts, hausses de tarification, la chef péquiste a donné à ses troupes plusieurs occasions d’applaudir, au cours du premier grand rassemble ment du PQ dans cette campagne.L’autobus du PQ sera aujourd’hui à Saint-Jérôme, Blainville et Mascouche.tendre que sa ministre avait été trop loin, affirmant que «dorénavant, on va se concentrer sur les idées, au lieu de faire des campagnes qui sont négatives».Par ailleurs, Jean Charest a refusé de commenter les difficultés éprouvées par ses adversaires, alors que le Parti québécois a vécu des tensions internes dans la circonscription de L’Assomption, où des militants se sont chamaillés, et que des anciens adéquistes ont sévèrement critiqué leur ex-parti.Le chef libéral s’est gardé de se moquer des malheurs de ses adversaires, qu’il dit ne pas prendre pour battus.«Les Québécois vont nous regarder de très près pendant les 30 prochains jours.C’est long, et il y a souvent des imprévus», s’est-il contenté d’affirmer.La Presse canadienne Le débat des chefs compromis ?Les partis politiques au Québec ne s’entendent pas sur la formule à adopter pour le débat des chefs, et la tenue de ce moment fort d’une campagne électorale pourrait être compromise, a rapporté TVA hier soir.Un porte-parole du consortium des télédifluseurs, réunissant TVA RadioCanada et Télé-Québec, a indiqué que les négociations n’étaient jms rompues, mais qu’il fallait faire vite.Le consortium a proposé une formule ouverte, comme celle qui avait été choisie lors de la plus récente campagne électorale fédérale, permettant aux chefs d’intervenir les uns à la suite des autres.Le Parti québécois et l’Action démocratique du Québec seraient favorables à cette formule ouverte, mais le Parti libéral du Québec préférerait un débat plus traditionnel, avec des portions à un contre un.Le PLQ estimerait qu’il s’agit de la meilleure façon pour comparer les chefs.L’ADQ a fait valoir à TVA que le PLQ ne voulait pas de débat et espérait une élection sans confrontatioa La Presse canadienne EN BREF David confiante de l’emporter Une des deux porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a lancé hier sa campagne dans la circonscription montréalaise de Gouin où elle tentera de se faire élire.Elle a notamment reçu l'appui de Tauteurecompositrice-interprète Judi Richards et de l’avocat bien connu Julius Grey.Mme David dit avoir bon espoir de pouvoir l’emporter dans ce bastion péquiste représenté depuis 2004 par Nicolas Girard et auparavant par l’ancien chef du Parti québécois (PQ) André Boisclair.À la dernière élection provinciale, Françoise David avait récolté 26 % d’appuis, terminant deuxième.- La Presse canadienne VLB croit qu’il peut battre Dumont Trois-Pistoles—Candidat indépendant dans la circonscription de Riviè-redu-Loup, l’écrivain Victor-Lévy Beaulieu croit fermement qu’il peut battre le chef adéquiste Mario Dumont lors de réfections du 8 décembre prochain.En entrevue à la Presse Canadienne, M.Beaulieu assure qu’il «va brasser la cage» de ses adversaires pendant la campagne électorale qui vient de s’amorcer, et que sa candidature ne sera pas que symbolique.- la Presse canadienne Effondrement annoncé de l’ADQ Gatineau — Un ex-candidat adéquiste de l’Outaouais prévoit l’effondrement du parti de Mario Dumont le 8 décembre prochain.Jocelyn Dumais, candidat-vedette de l’ADQ dans la circonscription de Chapleau en 2007, soutient que le parti va s’écraser au point de ne conserver que quatre ou cinq députés lors de l’élection générale, parce qu’il a déçu les attentes de la population.L’entrepreneur en construction a mené hier une charge virulente à l’endroit de son ancienne fonnation politique, qu’il qualifie de «coquille vide».- La Presse canadienne Le Devoir Mario Dumont va conduire le Québec à la catastrophe économique, dit Charest %: ^ V‘r fl U Fm : /VI o K GÉNÉRALES M
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