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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2004-09-25, Collections de BAnQ.

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0 0 4 CINÉMA Un suspense-canular Page E 7 LE DEVOIR LES SAMEDI 2 5 ET DIMANCHE SEPTEMBRE DE VISU Mirages en plein désert Page E 6 et Ak CINÉMA Le conteur et sa fée La délicieuse comédie romantique québécoise Les Aimants, tissée de chassés-croisés, sortira sur nos écrans vendredi prochain.ODILE TREMBLAY On rencontre Yves Pelletier et Isabelle Blais dans un café de la rue Laurier; lui, ému de lancer son premier film; elle, sautant comme actrice et chanteuse d’un film et d’un spectacle à l’autre, déjà presque ailleurs.Elle fut l’aDumeuse de Québec-Montréal, la fille navigatrice de Rémy dans Les Invasions barbares.La voici devenue l’ingénue des Aimants.Yves Pelletier s’est presque étonné lui-même d’avoir mis au monde une comédie romantique.Du temps où il faisait partie du chic and swell groupe Rock et Belles Oreilles, entre 1981 et 1995, sa fibre humoristique primait sur les différentes facettes de lui-même, même dans les scénarios écrits pour d’autres, les Karmina 1 et 2, par exemple.Humoriste donc, également comédien, réalisateur de la dernière série Juste pour rire produite par Gilbert Rozon, collaborateur des émissions L’Enfer, c’est nous autres et Piment fort.Il fait paftie de ces talents multiformes qui bougent et s’adaptent, enjambant radio, télé, cinéma, documentaire, devant ou derrière le micro ou la caméra.Yves Pelletier a étudié en cinéma à ITJQAM, précise avoir puisé de l’expérience à observer les coulisses de la création durant vingt ans.Alors, l'envie l’a pris d’explorer un univers nouveau pour son premier film, qu’il a également scé-narisé.«fai laissé vivre une situation et des personnages qui m’ont conduit dans ces zones-là.Faut croire que c’était leur karma.», décrète-t-ü, philosophe.Double jeu Va pour le karma des Aimants.Une comédie romantique légère, amusante et charmante qui prendra l’affiche vendredi prochain.Opposant deux sœurs aux antipodes l’une de l’autre—Sylvie Moreau en femme cynique et menteuse et Isabelle Blais en granola narve —, leur jetant dans les pattes un irrésistible jeune premier (Stéphane Gagnon), un amant brûlant (Emmanuel Bilodeau) et un fiancé ennuyeux (David Savard), Yves Pelletier a créé un univers de chassés-croisés, comme dans les comédies classiques et les vaudevilles.Hasards et coïncidences, avec en arrière-plan une petite satire de notre société d’incommunication.Une des nombreuses versions de son scénario était sans paroles.«Mon vieux fantasme: faire un film muet, mais trop de situations devenaient inexplicables.» Pour les anciens membres de RBO, l’amitié a survécu au divorce.Quand Guy A.Lepage a réalisé cette année son premier long métrage, Camping sauvage, il a donné le rôle de Scratch à Yves Pelletier, son ancien acolyte.Celui-ci renvoie la balle en passant à son tour à la réalisation.Dans Les Aimants, Guy A.Lepage et André Ducharme sont de la distribution.RBO n’est pas vraiment mort II a juste changé de forme.Mais Yves Pelletier n’a pas songé un moment à jouer dans son film, «fai adoré me retrouver derrière la caméra», dit-il.D s’est découvert directif, exigeant, désireux de faire passer le rythme et VOIR PAGE E 2 :CONTEUR HalInberg À sa quatrième édition, la Bienna-le de Montréal, organisée par le Centre international d’art contemporain (CIAC) et son directeur, Claude Gosselin, précise sa niche.Il faudra s’y faire: la Biennale de Montréal continuera de s’occuper d’art, mais incarné dans la sphère publique.L’art public sera dé sormais le créneau unique mais combien diversifié de la Biennale.: ; x.BERNARD LAMARCHE La thématique de la Biennale de Montréal édition 2004, Agora, n’est pas un thème à proprement parler.L’événement, qui dure jusqu’au 31 octobre, traite cette année du domaine public.Puis, dans deux ans, la Biennale de Montréal, on peut déjà l’annoncer, traitera aussi, mais autrement, de la place publique.Et ainsi de suite.Claude Gosselin a décidé de radicaliser une approche qui couvait dans les sous-couches des événements qu’il a organisés depuis 20 ans au nom du CIAC: l’art public et la ville.Tous les deux ans, le clou va être enfoncé; ce sera la spécialité de l’organisation.La Biennale se définit et se rapproche de plus en plus de la vision de son créateur, qui voit en elle un festival des arts visuels.De fait, Gosselin cite comme exemple la Biennale de Liverpool, qui se définit comme un festival international de l’art contemporain.D’ailleurs, la voie qu’emprunte la Biennale de Montréal s’apparente tout à fait à celle de la biennale britannique.International, un des volets de l’événement, rassemble, au moment même où vous lisez ces lignes, 40 pièces de commande sur les Eve Robidoux: La Biennale se définit ei se rapproche de plus en plus de la vision de son créateur WW W' @ thèmes de la ville comme contexte de l’œuvre d’art et du développement des relations entre l’artiste et son environnement social.«Les fameux thèmes ne sont jamais suivis, rappelle Gosselin lotissons cela aux musées qui ont bien le temps d’organiser des expositions deux ans à l’avance avec le personnel qu’il faut.» «Si c’est stimulant, tant mieux, sinon, on aura manqué notre coup», ajoute celui que la critique a égratigné ces dernières années.Après avoir exploré le dessin sous toutes ses formes dans l’édition 2002 de la Biennale, Gosselin prend un virage à 180 degrés.Toujours sur le terrain des arts visuels, la Biennale se tourne vers l’art public, de l’architecture et de la ville.Pas question de traiter de la sculpture «qu’on échappe sur le coin d’une rue», comme le dit lui-même Gosselin.«On ne peut plus parler d’art public sans parler du domaine public, d’urbanisme à concevoir, de la façon dont se développent les villes, les quartiers, de ce qu’on peut y faire.» Gosselin a travaillé à partir du livre In Search of New Public Domain, des chercheurs néerlandais Maarten Hajer, urbaniste et politicologue rattaché à l’université d’Amsterdam, et Arnold Reijn-dorp, un chercheur indépendant qui étudie l’urbanisme de pointe et la culture urbaine (les deux sont à Montréal pour le colloque de la Biennale, aujourd’hui).Le livre se veut une analyse critique de la géographie culturelle des es réseautées, des espaces collectifs et de la sécurité publique dans une optique de définition des nouveaux défis |ui se présentent aux urbanistes et aux esigners.Aéroports, réseaux souterrains des villes, réseaux de transport et ces places semi-publiques, semi-privées que sont les grands centres commerciaux, les librairies, même, avec leurs cafés où se donnent des conférences; les fonctions du public et du privé sont présentement brouillées, et ces nouvelles données doivent être prises en considération par ceux qui réfléchissent à l’art dans le public.Depuis vingt ans que le CIAC existe, il n’a jamais été cloisonné dans une seule discipline.L’art public a toujours fait partie des préoccupations du CIAC, le Daniel Buren de la rue Amherst le prouve.Le Buren avait été prévu d’abord pour le volet arts visuels de l’événement Québec 84.Cinq œuvres avaient été montrées alors dans le Vieux-Port de Québec à l’époque.En 1998, la première édition de la Biennale montrait une pièce de Chen Zhen dans un des bassins devant le Marché Bonsecours.La Montagne des jours, ces plaques disséminées par Gilbert Boyer en 1991, c’est aussi le CIAC.VOIR PAGE E 2 ART PUBLIC I 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 200 1 E 2 ?DISQUE CLASSIQUE Des montagnes de nouveautés CHRISTOPHE HUSS Le mot «disque» est associé partout au mot «crise».Pourtant, les éditeurs de disques classiques québécois font preuve d’un dynamisme et d’une inventivité réconfortantes, comme en témoigne une rentrée impressionnante.Analekta, le doyen et la locomotive de ce marché, misera beaucoup sur Passion! le septième CD d’Angèle Dubeau et La Retà, à paraître le 19 octobre.Le montage complet vient d’en être achevé cette semaine.Le même jour paraîtra le disque Brahms de Marie Nicole Lemieux.Le 16 novembre, l’étiquette Analekta accueillera l’Ensemble Masques, qui fait partie du riche vivier montréalais dans le domaine de la musique ancienne.Avec la superbe soprano Shannon Mercer, Masques interprétera des œuvres anglaises du XVII'' siècle (Purcell et Jenkins).Le même jour sortira notamment Noël à Darmstadt, le 3' volume de la collection de musique vocale et instrumentale de Graupner par Geneviève Soly et les Idées heureuses.Pour l’heure, les premières parutions de la saison, en rayon depuis cette semaine, sont le second volume des dernières sonates de Beethoven par Anton Kuerti {Sonates n° 28, op.101 et 29, dite •Hammerklavier») et la reprise du premier album, enregistré par UMMUS en 1995 et 1996, d’une intégrale des Sonates pour violon et piano de Mozart avec Jean-François Rivest au violon et David Breit-man au pianoforte.Il faut y ajouter le Chant de Robin et Marion d'Adam de la Halle, qui signe le retour de l’Ensemble Anonymus chez Analekta.Nous y reviendrons assurément, en comparaison avec la nouvelle version de l’ensemble Micrologus (ZigZag Territoires).ATMA et les Violons du Roy L’émulation a du bon, puisque l’étiquette ATMA se fait de plus en plus visible face au grand ancien, Analekta.Parmi les nouveautés de septembre, on remarque l’arrivée chez ATMA de La Nef, qui, avec la soprano Meredith Hal), a enregistré des chansons de l’Écossais Robert Burns (1759-1796).Pléthorique, la rentrée ATMA comprend aussi le second volume des Concerts à deux violes égales de Sainte-Colombe par Les Voix hu-fnaines, le premier récital du éontre-ténor David DQ Lee, accompagné par Yannick Nézet-Sé-guin au pianoforte, un disque de SOURCE ANALEKTA Le Chant de Robin et Marion d’Adam de la Halle signe le retour de l’Ensemble Anonymus chez Analekta.musique chinoise par la flûtiste lise Daoust et Liu Fang, ainsi que le nouveau disque du NEM.La plus grosse nouveauté ATMA de la rentrée, le premier disque des Violons du Roy pour l’éditeur québécois, sera mise sur le marché le 5 octobre.Bernard Labadie y présentera l’adaptation par Bach du Stabat Mater de Per-golese; une cantate sur le psaume 51 Tilge, Hôchster, meine Sünden.On pourra entendre Karina Gau-vin et Daniel Taylor sur cinq canaux, puisque cette parution sera le premier SACD multicanal complet «Made in Québec» en musique classique.Toujours en octobre, les rares Douze Préludes-Poèmes op.58 de Charles Tourne-mire seront interprétés par la pianiste Lise Boucher, et le quintette La Truite de Schubert sera défendu par les Chambristes du Canada.En novembre, les Psaumes de David de Benedetto Marcello, par l’Ensemble Fuoco et Cenere de Jay Bernfeld, côtoieront le nouveau disque des Boréades (Trios de Carl Philipp Emanuel Bach) et un récital de mélodies avec clarinette et piano par Aline Kutan, évidemment intitulé Le Pâtre sur le rocher, du nom de la célèbre œuvre de Schubert Les mois qui suivent nous réserveront quelques surprises, dont, par exemple, le début d’une intégrale des Cantates de Bach, l’immortalisation du programme Weill présenté il y a quelques mois par Diane Dufresne et Yannick Nézet-Séguin, la Messe à quatre chœurs de Charpentier (enfin de la «mu- L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL Le vendredi I" octobre ET LE LUNDI 4 OCTOBRE | 20 h Salle Pierre-Mltctire Cenlre Pierre-Pèladeau Ton, boni, de Maisonneuve Est, Montreal¦ Direction : Soliste : L.van Beethoven L.Bernstein P.!.Tchaikovski A.Dvorak Raffi Armenian Caroline Séguin, flûte Ouverture n .1 « Leonore » Hu/il (Nocturne pour flûte) Marche •'lave Symphonie n tt en so/ majeur Entree libre Renseignements : (ht4) 873-4031, poste 221 I Hydro L Québec Quebec n» MxÀ\& scm EMERAUDE Lundi, 4 octobre à 20 h, Théâtre Maisonneuve rm t Le Mozart Klavier Quartett Piano, violon, alto et violoncelle Qua moi ou sol mineur, K.478, do Mozart Quaiiioi on nu bémol majeur, op.47.do Schumann Quaiuoi op tu niinour, op.15, do Ridtaid Strauss Billots : 50 $, )S $ 17 î(otudiants), taxes et redevance en sus on vonto à la Place des Arts : 842-2112 Renseignements Pro Musica, 514-845-0532 www.promusica.qc.ca ThOti» Utotoonnnv» Place des Art» 514 8 42.2112 1 866 8 42.2112 wrww.pda.qe.ea Ré«*«u AdmlMton tu 790.1246 sique spatiale» en SACD multicanal!) et le Stabat Mater d’Alessandro Scarlatti par Emma Kirkby et Daniel Taylor.Autres artisans Mais le dynamisme québécois en matière de disque classique ne se résume pas seulement à ces deux acteurs majeurs.Ainsi, early-music.com, l’étiquette discographique de l’Ensemble Arion, fera paraître fin octobre Susanne un jour, un panorama de 250 ans de musique pour clavecin à Venise par le claveciniste Thimothy Roberts.Il faut aussi parler de Palexa, spécialiste d’archives, qui rendra hommage en un double album à Natan Brand, pianiste méconnu, décédé prématurément, dont l’art sera illustré par un CD Chopin et un CD Schumann, ce dernier contenant les Scènes d’enfants et les Kreisleriana, œuvre également à l’affiche d’un récital donné par Vladimir Horowitz à Saint-Pétersbourg quelques jours après son fameux Concert de Moscou publié par Deutsche Grammophon.Ce panorama ne serait pas complet si l’on ne parlait pas du très sympathique éditeur XXI-21 d’inattendu album Beatles 101, rééditant des chansons des Beatles en fran-ais, c’est lui!), qui publiera les ’êpres de Rachmaninov par le Grand Chœur 4e Montréal, des Airs de cours d’Étienne Moulinié par Alfred Marin, un album Fauré du baryton Marc Boucher et un disque en solo du violoniste Alexandre Da Costa.Mais le projet majeur de XXI-21 sera assurément un nouvel objet sonore patrimonial intitulé LArt lyrique au Canada, coffret de quatre CD présentant 75 interprètes captés entre 1950 et 1990 et rendant justice à la mémoire des grands noms de la scène canadienne mais aussi à des artistes oubliés.Décidément, entre ces nombreuses mains, le patrimoine, tous les patrimoines sonores d’hier et d’aujourd’hui, sont bien gardés.ART PUBLIC SUITE DE LA PAGE E 1 La Biennale de cette année connaîtra deux phases: celle présente, en octobre, et une seconde en mai Des problèmes de financement chroniques et la lourdeur des négociations concernant les normes de sécurité publique empêchent pour l’instant l’érection de deux projets publics majeurs, que les Montréalais accueilleront au printemps.Ainsi, le projet de Fight Qub publie, une immense sculpture de Didier Faustino (France), qui est aussi une agora, ne sera diffusé pour l’instant que comme affiche dans la ville.Un autre projet majeur devra attendre, qui demande 250 tonnes de bois de chauffage pour former dans le ciel Une feuille d’érable bleue.D est issu du cabinet de design urbain et d’architecture néerlandais West 8, de l’artiste Adriaan Geuze, qui sera le commissaire général de la prochaine Biennale d’architecture de Rotterdam.Le projet devait être inauguré à proximité de la Place des Arts.Paradoxalement, outre les affiches de Faustino, la Biennale portée sur l’art public n’aura qu’une pièce sur la place publique, soit la tour de verre de Hal Ingberg, qui est responsable de la conception du Palais des congrès de Montréal, sur l’esplanade de la Place des Arts.La première phase assurera un dépaysement de premier niveau.Dans les anciens espaces du journal The Gazette, au 250 de la rue Saint-Antoine, elle permettra de visiter une toute petite partie de l’édifice industriel, ce qui vaut le déplacement en soi, tant l’en-drqit est chargé d’histoire.A l’intérieur, le visiteur est invité à participer au projet de Will Alsop.Ce dernier vient de créer un ajout spectaculaire à l’Ontario College of Art and Design, à Toronto, un édifice sur pilotis d’un caractère qu’on voit trop rarement ici, de ceux qui permettent à une ville de se positionner comme leader mondial en architecture.À Montréal, un immense tableaucouloir englobant les gens permettra à ces derniers, tout comme à des étudiants en architecture de McGill, de s’exprimer sur le thème choisi La reprise de l’exposition C’est MA place! de la galerie Monopoli et les planches du projet de la Québécoi- se Ève Robidoux, qui a remporté un concours à Taiwan pour un projet de place publique en hommage aux morts du séisme de Chi-Chi en 1999, sont aussi du lot Puis il y a NIPpaysage, le photographe Rajak Ohanian, Ed Kostiner et son Storyboard des domaines publics.Et il y a Armand VaiDancourt, qui lui aussi y va d’œuvres participatives.D y a longtemps que Gosselin regarde aller Armand VaiDancourt et qu’il projette de travailler avec lui Celui dont l’œuvre est parsemée d’interventions importantes Hans le tissu urbain — il faut en prendre pour preuve la fontaine de l’Embarcadero à San Francisco, en 1971 — est considéré par Claude Gosselin comme un artiste de la trempe des meilleurs.«Ce gars-là est à la hauteur des Joseph Beuys, Richard Serra et Andy Warhol.» L’intransigeance de VaiHancourt lui a certes valu de ne pas être appuyé à sa juste valeur, mais Gosselin critique les instances en place — galeries et musées — pour ne pas avoir suffisamment défendu l’homme et l’artiste, se disant lui-même en rattrapage.«77 aurait pu aller beaucoup plus loin, comme Serge Letnoyne d’ailleurs.Les deux ont eu de la difficulté à travailler avec des galeries ata œuvres domestiques.Il faut ungaleriste aussi fort que ces artistes pour travailler avec eux.» La présence de Vaillancourt comme artiste phare de la Biennale suit celle de Betty Goodwin, qui était sous les éclairages lors de l’édition précédente.«Son travail est à la hauteur de n’importe lequel des artistes dans le monde.Mais la dimension politique de l’artiste foit peur au monde.Quand va-t-on passer une commande sérieuse à Vaillancourt, et non pas lui donner la moitié d’un trente sous comme moi pour qu’il travaille?» On vous le disait, Gosselin mord un peu plus cette année.Le CIAC connaît une année faste en projets.Une autre exposition a lieu au Centre de design de l’UQAM et une expo pour recueillir des fonds se tient à l’église SL James.Une publication de Georges Adamczyk, de l’Université de Montréal, sur les Maisons-lieux, de même qu’une publication sur les 20 ans du CIAC ont été lancées ce mois-d.Reste à l’agora de s’activer.Le Devoir ça Vt SUITE DE LA PAGE E 1 la musique de son film à travers le jeu des comédiens.L’idée du scénario date de l’époque RBO.Au début des années 80, ü avait entendu parier d’un couple trop occupé pour se voir qui communiquait par petits mots collés aux aimants du frigo.Il avait écrit sur le sujet, mis ça dans un tiroir, tout comme Guy A Lepage qui laissait alors de côté ses histoires de couples avant de les récupérer un jour pour Un gars, une fille.Yves Pelletier a extrapolé à partir de cette histoire d’aimants du frigo: «Et si quelqu’un échangeait leurs messages, qu’est-ce que ça changerait?» Avec un budget de 2,4 millions de dollars et 22 jours de tournage, pas question de multiplier les décors, mais plutôt les facettes des personnages: «Chacun joue un double jeu et personne n’est vraiment ce qu’il prétend être.Mettons que Les Admants est un conte, un film d’époque à la sauce contemporaine: Jeanne la menteuse et Julie la douce.» Pour Yves Pelletier, l’humour et la comédie romantique reposent sur une seule et même technique dans un registre différent Chaque gag est souligné dans Les Aimants, mais en douceur, par un haussement de sourcils, un regard.«Ce n’est pas une histoire à se taper sur musique ÀcazMPtro mit ’/ Qurlicx " ïî \ Venez voir et apprendre comment se crée, se fait, se vit, s’exprime la culture au Québec La plupart des activités sont gratuites et ouvertes à tous publics Avec entre autres comme parrain d’honneur, le célèbre affichiste Vittorio FIORUCCI Info : (514) 732-8685 www.sdcvleuxmontreal.com CONTEUR JACQUES NADEAU LE DEVOIR La comédienne Isabelle Blais et le réalisateur Yves Pelletier.*l3Sa$Sil les cuisses, mais l’humour est présent en arrière-fond.Isabelle incarne un type d’idéaliste qui n’a pas vieilli et qui s’est réfugié dans son monde.J’ai adoré la foire gagner à la Jin, comme dans un conte de fées.C’est elle, la fée, bien entendu.» L’extérieur se situe dans le ghetto McGill L’appartement au centre de tous ces va-et-vient a été recréé en studio.Yves voulait le faire ressembler à l’atelier de Vermeer après avoir dévoré le livre La Jeune Fille à la perle, de Tracy Chevalier (à l’origine du film du même nom).Isabelle Blais rit en se rappelant l'épisode, parle de synchronicité.Après qu Yves lui eut parié du rôle et du tableau de Vermeer, elle lui a envoyé une photo d’elle-même en noir et blanc travestie en jeune fille à la perle.Toute jeune, elle s’était amusée à prendre la pose de modèle.Le réalisateur désirait dès le départ Isabelle Blais et Sylvie Moreau pour les rôles principaux.À cause de l’évident contraste entre elles deux.Quand on lui fait remarquer que Sylvie Moreau hérite un peu trop souvent des personnages de femmes sensuelles et sans scrupules et risque d’être emprisonnée dans ce type de performances, il admet qu’il y a du vrai là-dedans.«Mais elle les joue si bien, ces femmes-là.» Isabelle Blais donnait la réplique à Sylvie Moreau pour la première fois et Ta trouvée d’un extrême professionnalisme.De son côté, on lui offre des rôles très diversifiés.«Avec mes traits réguliers, j’aurais pu être confinée aux prestations de bonne petite fille, confie-t-elle.Mais j’y ai échappé.» Elle s’est sentie à l’aise dans son personnage des Aimants candide et idéaliste, tout en s’avouant plus dure que Julie.«La naïveté et la pureté sont en voie de disparition dans notre société, constate la comédienne, parce que la vie nous rentre dedans.Mais il y a quelque chose de beau qui s'envole en même temps qu’elles.» Le Devoir .Saint-trénée QC.Charlevoix Sous la présidence d’honneur de Monsieur André Caillé Président-directeur général d’Hydro-Québec Le Dimanche 17 octobre 2004 à 10h30 à la Salle Richelieu du Fairmont Le Manoir Richelieu de La Malbaie Prix du billet : 130$ Information ou réservations : (418) 452-8111 ou 1 888 DFORGET -O) 'CGI LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 2 0 0 4 Petits et cultivés MICHEL BÉLAIR Au moment où l’on nage en pleines Journées de la culture, une foule d’activités reliées au théâtre — ouverture des coulisses chez Duceppe, atelier d’interprétation à La Licorne ou de mime chez Omnibus, etc.— s’offrent aux curieux.Cela est aussi vrai dans les grandes régions de Montréal et de Québec que dans les 276 autres municipalités qui participent à l’événement On n’y échappe pas: la culture est partout durant ce week-end! Belle occasion de souligner toute une série d’événements qui impliquent aussi les enfants dans les arrondisse-mepts montréalais.¦ A la Maison Théâtre d’abord, on pourra assister samedi, de 13h à 14h et de 15h à 16h, à des visites commentées de ce lieu voué à la diffusion et au développement du théâtre pour l’enfance et la jeunesse.On promet aussi des jeux interactifs pour agrémenter cette activité familiale qui s’adresse aux enfants de huit ans et plus.Il faut réserver au (514) 288-7211, poste 1.A Québec, Les Gros Becs ((418) 522-7880) offrent le même genre d’activité.¦ Dans le même ordre d’idée, L’Illusion, théâtre de marionnettes invite les enfants à visiter son minuscule théâtre de poche de la rue de Bienvjlle, en plein cœur du Plateau.A travers un parcours visuel et animé, on pourra découvrir le travail de création des artisans de la compagnie et donner vie aux objets.Ça vise les quatre ans et plus et ça se passe dimanche, de ÎOh à llh et de 14h à 15h, au 783, rue de Bienville (514) 523-1303.¦ Par contre, si vous fréquentez le quartier Villeray, vous pourrez assister à une représentation de La Couturière, la toute dernière créa- SOURCE THÉÂTRE BOUCHES DÉCOUSUES La Couturière, la toute dernière création de Jasmine Dubé.tion de Jasmine Dubé et de son équipe du Théâtre Bouches décousues.En piquant la curiosité des enfants, Ariane invite les enfants de quatre ans et plus à pénétrer dans l’univers de sa grand-mère Blanche, celle qui sait si bien réparer les blessures du monde.Les laissez-passer pour l’événement, produit en collaboration avec la Maison de la culture Vïlle-ray-Saint-Michel-Parc-Extension-sont, sont disponibles à la Maison de la culture pour les représentations de samedi et dimanche (13h à 15h et 16h à 18h).On se renseigne au (514) 872-6131.¦ Les enfants de l’arrondissement de Lachine seront aussi gâtés puisque le Comité de revitalisation de Saint-Pierre présente Le Monstre et les cinq oursons, une production du Théâtre La Simagrée inspirée d’un conte de Grimm, Le Loup et les sept chevreaux.Après le spectacle, présenté samedi à 14h et à 16h30, les enfants de trois à huit ans sont invités à participer à un atelier de création de marionnettes.Un laissez-passer est toutefois requis et l’on se renseigne au (514) 637-7587.¦ En collaboration avec le bistrot Le Va-et-vient, l’Association québécoise des marionnettistes (AQM) propose Manipulations impromptues.Il s’agit en fait du lancement de la toute première saison de la Ligue d’improvisation pour objets et marionnettistes.Ça se passe dimanche, de 17h à 19h, au bistro Le Va-et-vient et là aussi il est préférable de réserver, au (514) 522-1919.Les visiteurs auront ainsi la chance d’assister à la grande première de ce nouveau jeu théâtral improvisé où marionnettes, objets et comédiens deviennent complices.A noter, l’activité s’adresse aux 15 ans et plus.¦ Pour les plus vieux aussi, c’est-à-dire les enfants de 12 ans et plus, une expérience originale présentée par le Ollin Teatro Transformacion en collaboration avec la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal:/’a* une histoire à raconter.Inspirés par la technique du Playback Theater (dont nous vous avons parlé la saison dernière), des comédiens, des musiciens et un animateur donnent vie aux histoires et aux rêves proposés par les participants.Ici aussi il faudra se munir d’un laissez-passer, que l’on se procure à la Maison de la culture.Comme c’est pour les plus vieux, ça se passe en soirée samedi, à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal, à 20h et à 21h30.Le Devoir Sî Allume» une bougie -sur notre gâteau de 18e anniversaire # ." *K:" f.i.'f ft i*' tonnee-iml 4 SPECTACLES POUR 44 $ ^ Sutnamm : Soulflalring Thaatr», Stnilim, > QaatBarlhi—Ini,!—prodnctfametoniw .* Sttyr/prlatcmp» ?Oonrtantliiopl», Loui— waiwa Du—, Thtftr» tnnranSrn, Th4l.tr» PmiAma ItaHté, » ^ 3700, St-Dominique : 814.843.7738 :| 1 pUADCI I C www.laohapene.org ILH UllArLLLL létroaSt-Laurent ou Sherbrooke - Bua B B ou 144 IS CENES CDN TEMP-Ofl AINES y æ „ Culture THÉÂTRE jeunes publics E 3 Le défi de la spontanéité Les Gros Becs présentent Glouglou, le premier texte québécois de «théâtre pour bébés» ISABELLE PORTER \ A deux ans, on est encore un bébé mais on est quand même assez grand pour apprécier le théâtre, croit Lise Gionet, conceptrice de la première pièce québécoise dédiée à un public aussi jeune.•Je pense que les très Jeunes enfants ont besoin d’activités culturelles.Souvent, les parents les amènent à des spectacles qui ne leur sont pas destinés et ce ne sont pas toujours des expériences heureuses.*, soutient-elle.Avec ses collègues du Théâtre de Quartier, elle lance à Québec la pièce Glouglou au centre de diffusion Les Gros Becs.Le répertoire québécois compte de nombreux textes s’adressant aux trois ou quatre ans et plus.Or, en s’adressant aux enfants de deux à cinq ans, on vient de franchir une nouvelle étape.Rencontrée à deux jours de la première, Lise Gionet avait hâte de voir la réaction de son exigeant auditoire: •Us n'ont pas toujours une réaction unanime.Ils n’accrochent pas sur les mêmes choses et sont particulièrement francs et directs.[.] Ils n’ont pas encore la politesse du silence.Au théâtre, on comprend rapidement qu’il faut se fermer la gueule.A cet âge.on n’est pas rendus à cette étape!» Les 30 ans du Théâtre de Quartier Cela fera bientôt 30 ans que le Théâtre de Quartier innove dans le domaine du théâtre jeunes publics.A titre d’exemple, lies Petits Orteils, créée en 1992, a été la première production québécoise dédiée aux petits de quatre ans et plus.Pendant ce temps, ça bouge beaucoup en Europe du côté du théâtre pour enfants.De l’autre côté de l’océan, on cible désormais les petits dès l’âge de dix mois.D’une durée de 45 minutes, Glouglou décrit les premières expériences sensibles de la vie: la première tétée, la première feuille qui tombe, la première neige, les premières carottes pilées! «On se rapproche de leur vécu.C’est simple, on part de ce qu’ils connaissent.» Lise Gionet et son équipe se sont beaucoup intéressés à l’aspect sen- v.» ., -Jf SOURCE THÉÂTRE DE QUAR FIER D’une durée de 45 minutes.Glouglou décrit les premières expériences sensibles de la vie.suel de la représentation.«Je voulais mettre en évidence le contact charnel.Je me suis rendu compte que l’odeur et le goût sont des sens plus développés quand on est très Jeunes et que vite, en grandissant, la société met une sorte de bâillon là-dessus.» Jusqu’à 125 spectateurs pourront assister à la pièce en même temps, parents et éducateurs y compris.Le comédien Jean-Sébastien Lavoie interprète le rôle de l’enfant alors que Simone Chevalot joue celui de la mère, du père ou d’un autre bébé.Le processus de création, d’une durée de près de cinq ans, a débuté par une recherche corporelle, ensuite visuelle et sonore.•C’est un peu fou comme défi Mais c’est tout à fait dans la philosophie du Théâtre de Quartier.On veut rejoindre les enfants, peut importe leur âge.On cherche à faire appel à leur intelligence et on ne lésine pas sur les moyens pour y parvenir.Surtout, on explore.» L’équipe a notamment fait appel à une chorégraphe.Hélène Blackburn, ainsi qu’aux airs apaisants de la flûtiste baroque Femke Bergsma.Quant au texte école de ta depuis l SESSION AUTOMNE 21 du 27 sept, au 2 déc.Info : 514.495.8645 5359, avenue du Parc Montréal Tous les mardis au 5390, boul.St-Laurent NOCHE BLANCA El Cabarata 19h30 Practlca 21h Soirée de danse 22h Spectacle Admission 15$ de Louis-Dominique Lavigne, il s’est greffé au reste.Lorsqu’on lui demande ce que des petits êtres de cet âge peuvent comprendre à cette entreprise, Lise Gionet réplique que c’est aussi abstrait que de résumer ce que ressentent les adultes au théâtre.•Ils retiennent probablement des flashs, des images, des sons, ajoute-t-elle.Je souhaite Juste que l'expérience sera la plus enrichissante et la plus agréable possible.» Et ce qui est bien avec les petits, c’est que le niveau d’appréciation sera clairement divulgué: •Us n’ont même pas encore conscience d’être un public.Ils ne savent pas quel est leur rôle en tant que specta- teurs.ce qu 'ils sont censés venir cher cher là.On est donc toujours dans la spontanéité.» Après les représentations de Québec, le spectacle se déplacera à la Maison Théâtre à Montréal.On pourra également y assister dans le cadre du Festival des coups de théâtre.GLOUGLOU Un spectacle destiné aux enfants de deux à cinq ans.Aujourd'hui, demain et le dimanche 3 octobre à 15h (en plus des matinées scolaires) Théâtre des Gros Becs, 1143 de la rue Saint-Jean à Québec PORTES OUVERTES SAMEDI 25 SEPTEMBRE DE I IH À I7H PRENEZVOUS POUR UN AUTRE à L’ÉCOLE NATIONALE DETHÉÂTRE L’ÉCOLE NE FORME PAS QUE DES ACTEURS.Découvrez tous les autres programmes de formation incluant SCÉNOGRAPHIE, PRODUCTION.ÉCRITURE DRAMATIQUE et MISE EN SCÈNE C’est gratuit.Bienvenue à tous! (à l’occasion des Journées de la culture) 5030, rue Saint-Denis (Métro Laurier) Euoi.naiiandi» Rens.: 514-842-7954 thê.itrfi riuCtWiiria www.ent-nts.qc en W, •evAi tt oUXuM LE GROUPE DE LA VEILLÉE PRÉSENTE DANS LE CADRE DE L’AUTOMNE GOMBROWICZ TRANS-ATLANTIQUE DE WITOLD GOMBROWICZ CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE DE TÉO SPYCHALSKI -> 21 SEPTEMBRE AU 16 OCTOBRE { AVEC DENIS GRAVEREAUX, MARC ZAMMIT, GABRIEL ARCAND, RICHARD LEMIRE, ALEXANDRE BISPING, ¦ I BERNARD GAREZ, GEORGES MOLNAR, PHILIPPE CYR.MARC BEAUDIN -> LUMIÈRES DE DAVID PERREAULT NINACS } PROCUREZ-VOUS UN PASSEPORT-PROSPERO [6 ENTRÉES AU COUT DE 100$] ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN LOT DE LIVRES OFFERTS PAR FOLIO ! PROFITEZ DU FORFAIT DEUX BILLETS POUR LE PRIX D’UN - LE 29 SEPTEMBRE ! ComtS40, RUECHERRIER METRO SHERBROOKE 514.525.1500 'AtA AAA Reseau Admission 514 790,1245 www.agoradanse.com Québec «su Fondation Jkan-Pikhrk Pkrrkali.t DANSE 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 2004 l )E Vl S ! GALERIES Madeleine Lacerte, l’irréductible Fondatrice de la galerie qui porte son nom, Madeleine Lacerte a contribué à façonner le paysage de l’art contemporain à Québec au cours des 30 dernières années.Petite histoire d’une femme de médecin devenue, par fougue et par hasard, une grande marchande d’art.ISABELLE PORTER Elle n’aurait probablement pas aimé l’emploi du mot «grande» devant marchande d’art.«Vous savez, je suis une femme humble.», m’a-t-elle dit dans un rare moment d’embarras quand j’ai osé la comparer au galeriste montréalais Max Stern.Pourtant les honneurs ont été rares pour cette dame de 70 ans qui demeure très active dans le milieu.C’est pourquoi l’exposition Hommage à Madeleine Lacerte, marchande d’art à la Maison Ha-mel-Bruneau tombe à point Pour nous faire apprécier l’œuvre de la galeriste, on nous présentera celles des nombreux artistes qu’elle a défendus, comme Jean-Paul Lemieux, Serge Lemoyne, Francine Simonin, Marcelle Perron, Jean McEwen, Marc Carneau, Paul Lacroix ou encore le jeune Martin Bureau.Dans la file Femme de médecin, Madeleine Lacerte aurait pu se contenter de rester à la maison et d’élever ses enfants.Mais ce n’est pas exactement ce qui s’est produit.«Avant de me marier, je suis allée suivre des cours de dessin, le soir, à l’École des beaux-arts de Québec.Je n’avais aucun talent mais je me suis fait des amis parmi les ar- tistes.» Au tournant des années 1960, elle suit son mari parti faire sa spécialité de médecine à Boston.Sans le sou, le couple passe ses temps libres dans les musées.«Quand je suis revenue [NDLR: en 1963], mes amis étaient toujours là mais la plupart avaient de la misère à vivre.Et comme Marcel allait dans les congrès, moi je partais avec leurs dossiers et j'allais à Toronto pour essayer de les faire entrer dans les galeries.» Parce que, pendant ce temps-là, il ne se passe pas grand-chose en arts visuels à Québec.En 1967, les Lacerte parrainent leur première expo en assumant les coûts du premier vernissage de Michel Labbé, au Palais Montcalm.Au début des années 1970, Madeleine, alors mère de quatre petits, fonde avec deux amies la Galerie de Québec.«On accrochait les oeuvres une semaine sous les voûtes du Séminaire de Québec.C’était très beau.On a exposé des gens comme Thérèse Brassard, Benoît East.Quand la semaine était finie, on emballait tout et on vendait à partir de nos maisons par téléphone.» Mme Lacerte ouvre sa première «vraie» galerie en 1981, à Sille-ry, avec Michel Guirnont.«C’est là qu’on a fait notre première exposition de Jean-Paul Lemieux.C’était drôle! Il y avait une longue file dans la rue.Nous, on attendait M.Le- mieux à l’intérieur.Tout à coup, je mets mon nez à la fenêtre; Jean-Paul était dans la file.Il s'en venait tranquillement et personne ne l’avait reconnu!» Des temps difficiles C’était le début d’une belle époque.Madeleine Lacerte va chercher des artistes de Montréal (Marcelle Perron, Torn Hopkins, Jean McEwen, Serge Lemoyne.) et se promène dans les foires internationales où elle représente les artistes de chez nous.La capitale voit se constituer un véritable marché de l’art contemporain.L’inauguration en 1987 de la nouvelle galerie dans le Vieux-Port de Québec attire pas moins de 600 personnes.Mais l’âge d’or ne durera pas.«Aujourd’hui, quand je fais un vernissage et qu’il vient 50 personnes, on se trouve chanceux.Québec, c’est un tout petit marché maintenant pour les œuvres d’art.» Que s'est-il produit?La principale intéressée spécule.Elle voit là un phénomène de génération.«Cest comme si ma génération était rendue trop vieille pour collectionner et que les baby-boomers n’avaient pas suivi.» Comme d’autres, elle note qu’au Québec, ce sont encore les anglophones de Montréal qui investissent le plus dans l’art.Quant aux riches francophones, ils auraient perdu confiance dans ce type d'investissements.«Ça décliné beaucoup aussi avec les histoires de méfaits à la Yvan Demers.La confiance des collectionneurs s’est beaucoup dissipée.» D’ailleurs, la galerie Lacerte tire le diable par la queue comme tout le monde.Le fils Louis, qui a repris l’affaire il y a quelques années, vient en outre de placer ses jetons dans une nouvelle galerie.à Montréal.Madeleine Lacerte se sent parfois peu soutenue dans ses efforts, notamment par la SODEC qui a fait baisser sa subvention de 30 000 $ à 13 000 $ cette année.À son avis, le marché de Québec est beaucoup plus à risque et il faudrait davantage en tenir compte.Elle déplore aussi le peu de ressources investies dans la promotion de nos artistes à l’étranger: «L’an dernier, le Canada était l’invité de la Foire internationale d’art contemporain Arco à Madrid et, comme ni le Canada ni le Québec n’ont donné de subvention, c'est le Mexique qui nous a remplacés!» Malgré tout, Madeleine Lacerte ne semble pas morose et s'amuse presque de tout cela.savez, dit-elle en riant, Je n’ai jamais eu un seul chèque de ma galerie! Je n’ai jamais été capable de prendre un sou dans la caisse.Bien des fois, quand je n'étais pas capable de payer mes employés, j’ai appelé mon mari pour qu’il m’en passe.» Et d’ajouter que, si elle avait voulu faire de l’argent, elle aurait été mieux de «s’ouvrir une cabane à patates frites».Réjouissons-nous quelle ne l’ait pas fait! HOMMAGE À MADELEINE LACERTE, MARCHANDE D’ART Maison Hamel-Bruneau 2608, chemin Saint-Louis, Québec Jusqu’au 19 décembre La galeriste Madeleine Lacerte SOCKCi; CAI KKIK MADKI KINK I.At |:K1IÎ Inet.ca (450) 1538-il A** &jt> OTl/t# A- Vous invite à L’exposition MAGENTA BLUES ET L’AQUARELLE Avec Bérubé, Durand, Harel, Labelle, Richer, Potvin, St-Jacques Les 25 et 26 novembre de 13h à 18h.7595, boul.St-Laurent, #201 Montréal (Québec) H2R 1W9 —- 514.278.3136 www.magentablues.ca FRANÇOIS VINCENT Œuvres récentes BERTRAND CARRIÈRE «Caux» Photographies Exposition jusqu'au 16 octobre GALERIE SIMON BLAIS ’o V;.:-.wr 11,1.!i.;î :si Ml U ().iu-t! du ni,.mli ,111 vcmlrdi loi- ,1 I8h vnudi lOhd l/h fViai 680.rue Jeanne-M.imr Telephone.98:-’-3386 ’ me iqc.1 fiCiiiiii!.I aoun w.ito UhIüi.Chantai Uuby CImkIo Peucwr Laisse tes mains sur mes hanches À L’AFFICHE I
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