Le devoir, 12 novembre 2008, Page(s) complémentaire(s)
LE DEVOIR.LE MERCREDI 12 NOVEMBRE 2008 A 2 LES ACTUALITÉS L’impact de la loi 22 Forcillo se fait rassurant JEANNE CORRIVEAU Jour du Souvenir Les Canadiens rendent hommage aux militaires morts à la guerre La prise de contrôle de l’arrondissement de Ville-Marie par le prochain maire de Montréal ne se fera pas au détriment des droits des citoyens qui habitent le centre-ville, assure Sammy Forcillo.Le vice-président du comité exécutif de la Ville a tenté hier soir de rassurer des citoyens inquiets de l’impact qu’aura la loi 22 sur la gouvernance du centre-ville lors d’une assemblée publique.L’importance accordée par les élus aux services de proximité demeurera inchangée et le principe d’imputabilité s’appliquera à tous les élus qui siégeront au conseil d’arrondissement, a soutenu M.Forcillo.«Que le premier magistrat de Montréal siège au conseil d’arrondissement de Ville-Marie sera un gage de protection pour l’ensemble des Montréalais», a-t-il dit.Le conseiller est intervenu à plusieurs reprises lors d’une soirée d’information organisée par la Table de concertation du faubourg Saint-Laurent pour discuter de la loi 22 et du nouveau modèle de gouvernance qui entrera en vigueur au lendemain des élections municipales de novembre 2009.La loi prévoit que le prochain maire de Montréal devienne automatiquement le maire de Ville-Marie.Pour s’assurer la mainmise sur le centre-ville, il nommera deux élus de son choix pour siéger au conseil d’arrondissement avec les trois conseillers élus localement et détiendra un vote prépondérant Avec cette formule, le centre-ville ne risquera plus de se retrouver sous le contrôle du parti d’opposition comme c’est le cas actuellement Lors de l’assemblée, les citoyens et les représentants d’organismes communautaires ont exprimé de nombreuses inquiétudes à l’égard de ces nouvelles dispositions.Les uns ont dénoncé le «déficit démocratique» dont ils feront les frais, leurs voix ayant moins de poids que celles des autres Montréalais.Les autres se sont dits outrés que des chicanes partisanes aient mené à l’adoption d’une telle loi.Contester la loi devant les tribunaux représente une opération coûteuse, a reconnu le président de l’Association des résidents des faubourgs, François Robillard.Mieux vaudrait proposer des solutions, a-t-il dit II faut profiter de la campagne électorale en cours pour interpeller les partis politiques, ont suggéré d’autres participants.Craignant que l’assemblée prenne les allures partisanes, l'administration du maire Tremblay avait refusé de déléguer un représentant pour expliquer les effets de la loi 22 sur la démocratie locale.Participant à la réunion à titre d’observateur, M.Forcillo a salué le ton courtois des échanges.L’administration entend toutefois tenir des séances d’information au sujet de la loi 22 avec les citoyens à compter de janvier prochain, a-t-on indiqué.Le Devoir Ottawa — Une foule silencieuse s'est rassemblée hier autour du Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa, pour la commémoration du jour du Souvenir et le 901' anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, un conflit qui s'est terminé à la IL heure du 11e jour du IL mois de 1918.Sur les trottoirs et les rues entourant le mémorial de la Tombe du Soldat inconnu, 25 000 spectateurs, jeunes et moins jeunes, se sont rassemblés pour suivre le rituel solennel marqué par le son des cloches de la Tour de la Paix, la cornemuse et les salves d’honneur de l’artillerie.Quatre réactés CF-18 ont également survolé la colline parlementaire.Cérémonie La gouvemeure générale, Michaëlle Jean, ainsi que le premier ministre, Stephen Harper, ont présidé la traditionnelle cérémonie en compagnie de Mme Avril Dianna Stachnik, de Waska-tenau, en Alberta, désignée cette année Mère nationale décorée de la Croix d’argent.Son fils, le sergent Shane Hank Stachnik, a été tué en Afghanistan en septembre 2006.Des dizaines de fragiles vétérans âgés étaient assis sur des rangées de chaises, tandis que derrière eux se tenaient à l’attention des membres de la garde militaire, des agents de la Gendarmerie royale du Canada, des vétérans plus jeunes et des cadets, dont le fils du premier ministre, Ben Harper.La gouverneure générale a rendu hommage aux sacrifices consentis par des générations de soldats.Dans tout le pays Plusieurs cérémonies commémoratives se sont aussi tenues au pays et ailleurs dans le monde, notamment en Afghanistan, où les familles de six soldats canadiens tombés au combat dans ce pays ont souligné le jour du Souvenir.Ces proches parents ont tait le voyage jusqu’au pied du cénotaphe canadien de l’aérodrome de Kandahar pour participer à une cérémonie à la mémoire des militaires disparus dans la guerre contre les talibans.Parmi les membres des familles pré- JACQUES NADEAU LE DEVOIR À Montréal, cet ancien combattant a souligné le jour du Souvenir en se rendant au cimetière de la Côte-des-Neiges.'Stfîif mf ' ¦ S sentes à la cérémonie figurait Elizabeth Lévesque, qui a perdu l’an dernier son fils, Michel Lévesque, originaire de Rivière-Rouge dans les Laurentides.Les familles ont pu se recueillir devant le cénotaphe et des plaques sur lesquelles figurent les noms et les portraits des 97 soldats canadiens qui ont péri en Afghanistan depuis six ans ont été apposées.Les familes ont aussi dé- posé des gerbes de fleurs au pied du céqotaphe à la mémoire des disparus.A Montréal, les chefs du Bloc québécois, Gilles Duceppe, de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, et du Parti québécois, Pauline Marois, ont assisté à une célébration du jour du Souvenir au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, a pris part à une semblable cérémonie à Québec.Plus de 100 000 Canadiens ont perdu la vie au cours de conflits depuis une centaine d’années, dont environ 69 000 lors de la Première Guerre mondiale^ 47 000 lors de la Seconde Guerre, 517 lors de la guerre de Corée, 112 dans des opérations de maintien de la paix et 97 en Afghanistan.Sacrifice Soulignant le sacrifice des soldats «morts au combat pour défendre des valeurs universelles de liberté et de justice», le chef bloquiste Gilles Duceppe a aussi tenu à rendre honunage aux militairês qui se trouvent actuellement en sol af: ghan.«De nos fours, des Québécoises et des Québécois continuent de faire preuve d’un courage exemplaire partout dans le monde.Certains ont sacrifié beaucoup, vraiment beaucoup, en s’interposant entre des belligérants dans des opérations de maintien de paix et d’autres sont actuellement en Afghanistan, très loin de chez nous», a-t-il rappelé.Le leader de l’ADQ, Mario Dumont, a lui aussi tenu à mentionner le courage dont font preuve les militaires d’hier comme ceux d’aujourd’hui.«Oui, beaucoup de membres de nos familles sont allés se battre sur les champs de bataille de l’est de la Fràn-ce, sur les plages de Normandie, en Corée.Aujourd’hui, d’autres tombent encore en Afghanistan, mais leur sacrifice n’est pas vain.H n’est pas vain parce qu’il porte en lui, profondément, là lueur d’une espérance.Il nous permet de continuer à croire en certaines vcù leurs fondamentales», a-t-il dit.«Le jour du Souvenir est aussi utie occasion de se rappeler que la paix est une chose fragile, précieuse, car c’est bien pour elle que sont morts celles et ceux dont nous nous rappelons aujourd’hui, a pour sa part déclaré la chef du Parti québécois, Pauline Marois.La guerre, elle est laide, mes amis, elle doit être en toute occasion le dernier recours de la démocratie.Il faut cependant se rappeler que nos compatriotes la font aussi pour que la planète soit un meilleur endroit pour tous.» La Presse canadienne , N/ ¦} ïM?£) J/ |vS§$';.Vous serez bien au chaud Vous sentirez la différence : le manteau Kanuk est conçu pour une isolation maximale et confectionné avec soin jusque dans la doublure isolante.Vous porterez votre manteau Kanuk avec plaisir, hiver après hiver Vous pouvez vous fier à Kanuk : les coutures de nos manteaux sont si solides qu’elles sont 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que nous devons affronter», a soutenu Mme Jérôme-Forget en conférence de presse, hier.«Il nous faut un gouvernement stable pour rencontrer [sic] les défis qui nous attendent», a-t-elle ajouté.Au dernier décompte du vérificateur fait en juin 2008, le déficit cumulé en vertu de la Loi sur l’équilibre budgétaire s’élevait à 5,8 milliards au 31 mars 2007.Il atteint 3,25 milliards au 31 mars 2008.Par ailleurs, le vérificateur relève que le réseau de la santé et des services sociaux ne respecte pas sa propre loi sur l’équilibre budgétaire qui est entrée en vigueur en 2000-2001.Ainsi, 29 % des établissements, soit 55 des 191 entités, affichent des déficits qui totalisaient 127 millions au 31 mars 2008.«Nous sommes inquiets de la réponse du ministère qui, à notre avis, contribue à banaliser le respect de cette importante loi», déplore M.Lachance dans son rapport.La saignée du papier commercial En date du 31 mars 2008, c’est près de deux milliards que l’Etat québécois a engloutis dans l’aventure du papier commercial adossé à des actifs (PCAA).Selon le vérificateur, les 13 milliards de PCAA qui sont entre les mains d’entités gouvernementales et des régimes de retraite qui dépendent du gouvernement ont perdu près de 15 % de leur valeur.Cela touche notamment la Régie des rentes (- 411 millions), le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (- 588 millions), le Fonds de la santé et de la sécurité du travail (-113 millions) et le Fonds d’assurance automobile du Québec (- 92 millions).Le critique adéquiste en matière de finances publiques, Gilles Taillon, a exprimé son inquiétude à l’égard des «cachettes comptables du gouvernement».«L’équilibre budgétaire n’est qu’me illusion d’optique.Le gouvernement doit des explications non seulement au Vérificateur général, mais aussi à tous les Québécois», a-t-il dit.M.Taillon estime que le montant total du déficit cumulé est plus élevé encore que les 3,25 milliards annoncés puisqu’il faut ajouter les '1 Villi III SI I | |.|V.Il ‘¦11.11 I I Ml 't I ill v.Im .ithrli.- ?INDEX DES DÉCÈS ?Garneau, Amulette Jarry, Pierre, Montréal Keir (Fitz-Gerald), Doreen Montréal In Memoriam Saint-Jarre, Roland Garneau, Amulette Le 7 novembre dernier à 23 h 33, Amulette a humblement offert son dernier souffle à Alain, Frédéric, Daniel, Panse et Jeanne, réunis à son chevet.Elle a paisiblement quitté son corps malade pour aller vers parents, amis et collègues déjà disparus.Son compagnon de longue date, Jean Cloutier; son unique fils, Alain Zouvi (Parise Mongrain); ses frères et sœurs, Monique Laurendeau (Marcel Ben-David), Francine Laurendeau (feu Aurèle Léger), Marc Laurendeau (Anne-Marie Dussault) et Daniel Laurendeau (Marie-Andrée Rioux); ses petits-enfants Juliette, Colin et Frédéric; ses neveux et nièces, Anne-Marie, Pierre, François, Andrée, Maxime et Yves; se recueillent maintenant pour s'imprégner de la force léguée par cet être rare qui leur est si cher.Les membres de la famille invitent les amis et les collègues à honorer la mémoire d’Amulette Garneau, grande dame de la télévision, du cinéma et du théâtre québécois, à l’occasion d’un hommage qui lui sera rendu au Théâtre du Nouveau-Monde, 84, rue Sainte-Catherine Ouest, à Montréal, le lundi 17 novembre 2008 à compter de midi trente.La famille remercie le Dr Harvey Chang et le personnel de l’unité des soins palliatifs de l’Hôpital général juif de Montréal pour leur précieux accompagnement.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation des Artistes seraient appréciés: 1441, bout René-Lévesque Ouest, 4» étage, Montréal (Québec) H3G 1T7 514-288-6682 #1529.Sous la direction du: Centre Funéraire Côte-des-Neiges """.Dignité 514-342-8000 Jarry, Pierre 1925-2008 À Montréal, le 7 novembre 2008, est décédé Pierre Jarry, à l’âge de 83 ans.Il laisse dans le deuil son épouse Marielle, ses enfants Daniel, Marie-Hélène, Martine, Jean-Pierre et Benoît et leurs conjoints(es), ses neuf petits-enfants, ainsi que de nombreux parents et amis.La famille recevra les condoléances au : Centre funéraire Côte-des-Neiges ^““Dignité 4525 chemin de la Côte-des-Neiges Montréal Tél : 514-342-8000 Le vendredi 14 novembre de 18 heures à 21 heures et le samedi 15 novembre à compter de 14 heures.Suivra une liturgie de la Parole à 15 h 30.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal seraient appréciés.IN MEMORIAM Saint-Jarre, Roland Ton sourire, tes chansons d’amour, ta joie de vivre me manquent.Tu habites mon cœur et mes souvenirs.Ta fille, Chantal i» Keir (Fitz-Gerald), Doreen 1929-2008 C’est avec beaucoup de regret que la famille annonce le décès de Deane, au Centre d’hébergement la Pêche,Ste-Cécile-de-Masham, Québec, le mercredi 5 novembre 2008.Anciennement infirmière, elle est née à Trinity, dans l’Est de Tene-Neuve; elle était la plus jeune des filles du Dr Conrad T.et Mme Emma Fitz-Gerald.Elle a vécu à Terre-Neuve, Nouvelle-Écosse, ainsi que Mexico, Ottawa et Chelsea.Deane était une force de nature, une inspiration pour plusieurs, et une voix de force pour la justice envers les enfants et les animaux.Elle laisse dans le deuil son époux des 54 dernières années, Ronald Keir, ses filles Alexandra (Donna Truesdale), Jennifer (Doug Payne) et Catherine (Sharon MacDonald), ses petits-enfants Michael et Darcy Lott, Avril, Jasmine, Brett et Alistair Bundale, Megan et Lesley Payne.Il y aura une célébration de sa vie le samedi 22 novembre 2008, de 14 heures à 16 heures, à la résidence de la famille, 24 Hollow Glen, Chelsea.Au lieu de fleurs, des dons, à la mémoire de Deane, à la Fondation de Santé Des Collines, 101 ch.Bumside, Wakefield, Québec, JOX 3G0, 819-459-3080 ext 2700, ou à une œuvre de charité pour les enfants ou les animaux de votre choix, seraient grandement appréciés.Pour vos messages de condoléances : www.mcaarrvfamilv.ca ou composez 613-233-1143.>ur publication section décès I necrotogi»ri#lememoriel corn I 2190, rue Mont-Royal Est ¦ Montréal (Québec) H2H 1X3 ¦ ($14)525*1149 Télécopieur : (514) 525*7999 I www.lernerooriei.com Tous les fours de to h 30 à ift H 30 B 12 LE DEVOIR, LE MERCREDI 12 NOVEMBRE 2 0 0 8 CULTURE Dan édité Naomi Stikeman ci mm 5 AU 8 ET 12 AU 15 NOV.20H USINE C-514 521 4493 MÉDIAS CONCERTS CLASSIQUES Les employés du Journal de Montréal votent pour des moyens de pression La rondelle du Centre Bell Le « cahier des charges » des demandes patronales a été jugé inacceptable PAUL CAUCHON La négociation est à peine commencée que les employés du Journal de Montréal ont voté la semaine dernière pour des moyens de pression, excluant pour le moment la grève générale.La raison de ce coup de sang: le «cahier des charges» des demandes patronales, qui a été jugé inacceptable par le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM).«C’est même pire que ce que Québécor avait présenté au Journal de Québec avant le début du conflit», déclare Raynald Leblanc, président du smjM.Les demandes patronales sont très marquées par le développe- ment et la convergence, et par la recherche d’assouplissements financiers.De source syndicale, on indique que le «cahier des charges» prévoit une réduction de 20 % des coûts d’exploitation.L’employeur chercherait à réduire les coûts liés aux vacances et aux heures supplémentaires, et prévoit une réduction de postes qui ne semble pas encore clairement définie.Le syndicat parle, par exemple, d’une réduction du nombre de réviseurs et du nombre de pupitreurs.Par ailleurs, l’employeur a indiqué son intention d’engager de nouveaux journalistes, au moins une douzaine semble-t-il.Mais la direction de l’entreprise demande également d’implanter la semaine de cinq jours pour les nouveaux employés, tout en conservant l’actuelle semaine de quatre jours pour les anciens, ce qui s’apparente à une clause de disparité de traitement («clause orphelin»), On demande également d’augmenter le nombre d’heures de la semaine de travail.Toujours de source syndicale, la direction du journal voudrait faire jouer au maximum la convergence entre les différentes unités du groupe, en donnant au quotidien le droit d’utiliser le matériel qui provient des autres médias du groupe, et vice-versa.Selon le président du syndicat, «si on accepte ça, on pourrait retrouver dans le journal des photos de TYA, des textes de 7 jours, de 24h, rfÉchos-Vedettes».La question du multitâche serait également en discussion.S’en va-t-on vers une grève?Difficile à dire pour l’instant.Malgré les tensions actuelles, les parties sont toujours en discussion, puisque quatre rencontres de négociation par semaine sont prévues d’ici à Noël.La convention collective se termine le 31 décembre et il semble que la direction de l’entreprise cherche à conclure une entente avant les Fêtes.Le syndicat estime à peu près impossible d’y arriver, puisque les demandes patronales actuelles nécessiteraient de retravailler au moins 125 clauses de la convention collective, fait-il valoir.Le Devoir THÉÂTRE Cet obscur objet du désir Ci/ YVES RENAUD Dans le rôle du patriarche, l’extraordinaire Marcel Sabourin s’abandonne avec génie.L’acteur accentue le côté grotesque, caricatural, de son monstrueux personnage.L’excellent Patrice Robitaille (en proxénète froid, cérébral et calculateur) est parfait.LE RETOUR D’Harold Pinter, mise en scène d’Yves Desgagnés, traduction de René Gingras.Avec Marcel Sabourin, Patrice Robitaille, Jean-François Pichette, Benoît Girard, Hubert Prouk et Noémie Godin-Vigneau.Au TNM jusqu'au 29 novembre.LUC BOULANGER Parfois, les rêves semblent plus vrais que la réalité.On s’éveille alors assez confus avec l’impres-sîon que notre vie nous échappe.Ce sentiment étrange et pénétrant est au centre du Retour d’Harold Pinter.Et il est bien rendu dans la production à l’affiche du TNM.Plus de 40 ans après sa création à Londres, cette pièce forte et surréaliste demeure déstabilisante.A bien des égards.Au milieu de la nuit, Teddy, l’aîné des trois fils d’un boucher veuf, agressif et cynique, revient au foyer paternel après six ans d’absence.Il est en compagnie de sa femme Ruth.Et leur visite impromptue va déclencher des réactions aussi violentes que contradictoires dans la famille.Sous les yeux de son mari impassible, Ruth sera tour à tour l'objet du mépris, de la haine, du désir et de la possession des hommes de la maison.Il y a dans Le Retour beaucoup de violence et de misogynie dans les répliques des personnages (pour eux, la femme se résume à deux choses: une mère servante ou une putain servile).Mais il y a aussi de l’amour et de la solidarité dans ce clan très soudé malgré la froideur et la terrible absence de tendresse.En entrevue, Peter Hall (l’homme qui a réalisé la mise en scène de la création et son adaptation au cinéma) disait que Le Retour raconte «la lutte des hommes dans la jungle de la famille pour garder le pouvoir».Pinter ne tombe pas dans la morale et ne fait pas de Ruth une victime des pulsions et des manipulations masculines; quitte à provoquer et à dérouter le spectateur.Ruth se prête au jeu des hommes et, à la fin, elle retournera la situation en sa faveur.Or, pour aller au-delà de sa propre morale, le spectateur doit éviter de lire la situation au premier degré et accepter de ne pas tout comprendre.Comme dans un rêve, Le Retour procède de la logique de l’inconscient.Pinter y dépeint des pulsions si troubles et si destructrices que des années de psychanalyse ne donneraient pas toutes les réponses à nos questions.Au-delà du propos, cette production du TNM est d’une belle ri- gueur esthétique.Yves Desgagnés s’est inspiré du faux réalisme des œuvres du grand peintre américain Edward Hopper pour le magnifique décor de Martin Ferland.Le public a l’impression de regarder une toile dans laquelle les acteurs et les accessoires sont rigoureusement placés, voire figés dans l’espace.Parfois même un peu trop.Car, par moments, la mise en scène accentue la distance avec le public.A mon avis, l’œuvre déjà sombre aurait mérité une lecture plus viscérale et moins picturale.Même si l’action n’est pas réaliste, elle demande quand même une charge émotive, un rapport direct avec le public.Néanmoins, tous les comédiens donnent des performances de haut calibre.Mentionnons, dans le rôle du patriarche, l’extraordinaire Marcel Sabourin qui s’abandonne avec génie.L’acteur accentue le côté grotesque, caricatural, de son monstrueux personnage.L’excellent Patrice Robitaille (en proxénète froid, cérébral et calculateur) est parfait.Même chose pour Jean-François Pichette en golden boy, celui qui a réussi sa carrière et sa famille mais qui s’avère le fils le plus lâche et sans envergure.Noémie Godin-Vigneau compose une Ruth attirante et énigmatique.Deux qualificatifs qui résument parfaitement l’œuvre du célèbre dramaturge britannique.Collaborateur du Devoir DANSE Danser de en filles CATHERINE LALONDE Les vernissages-danse du Studio 303 sont une formidable façon de découvrir le travail chorégraphique actuel.Jeunes de la relève et artistes aguerris s’y risquent.Réunis par un thème, ils testent leurs idées, profitent de la proximité du public et de l’intimité du studio.Les éclairages et les scénographies réduits imposent les petites formes, et la découverte est souvent au rendez-vous.Pour son Vernissage-danse #141: Générations, le Studio 303 voulait réunir jeunes et plus âgés.Et voir ce qui advient de la danse lorsqu’elle se transmet de mères en filles.Ginette Laurin, tête créatrice d’O Vertigo, propose la vidéo Coppia 2.Sur une musique de Jérôme Minière, Laurin parle des ressemblances parent-enfant et de continuité.Et se regarde dans ce miroir à travers son danseur de fils, Rémi Laurin-Ouellette.Eryn DaceTrudell reprendra ses craquantes Marna Dances.lœs danseuses Monica Gan et Audrey Lehoujllier s’y produiront avec leurs Elodie et Zoé, respectivement sept et trois mois et demi.mères Ces tout petits rats apportent leur lot d'images tendres et d’imprévu.Rituel et contacts Deux invitées de New York se joignent au programme.Leigh Evans propose ses Traces, un parcours intérieur mariant butô, chanson et texte pour faire émerger le legs des générations précédentes.Presque un rituel.De l’autre côté du temps, Karen Bernard se lance dans une performance où elle devient VJ dansant.Dans Ouette I (?' et), elle gère sa caméra, son ordinateur, les trans-formations d'images quelle projette en même temps qu’elle danse.et quelle reste en contact avec sa famille sur Facebook.De quoi vieillir bien vite! Collaboratrice du Devoir VERNISSAGE-DANSE #141 : GÉNÉRATIONS Chorégraphies de Karen Bernard, Eryn DaceTrudell, Leigh Evans et une vidéo de Ginette Laurin.Au Studio 303, le 15 novembre.EN BREF Quarante ans de cotes D y a 40 ans, Robert-Claude Bérubé créait l’échelle d’évaluation de l’agence de presse cinématographique.MEDIAFILM.CA est toujours au poste, et bien des télé-horaires de la province {L’Agenda, Voilà, TV-Hebdo) ainsi que plusieurs sites Web, de même que le Guide DVD annuel de la Boîte noire, utilisent cette échelle de 1 (chef- d’œuvre) à 7 (navet), qui aide les cinéphiles à faire leurs choix.Jusqu’en 1967, les films recevaient des cotes morales, devenues à cette époque risibles et désuètes.En janvier 1968, RobertClaude Bérubé, à la tête du Service information-cinéma de l’Office des communications sociales, a créé ce système de cotes, basé sur la valeur artistique des œuvres cinématographiques.Martin Bilodeau, critique de ciné ma au Devoir, en est aujourd’hui le rédacteur en chef - Le Devoir yÉTrire Soirée intime avec Méükah Abdelmoumen Jeudi le 13 novembre 2008 à 1?heures, à la librairie Mire.Auteure de VICTORIA ET LE VAGABOND Publié aux éditions du Marchand de feuilles Cette rencontre sera animée ^par Eisa Pépin.WÊm LES ÉVASIONS CLASSIQUES «Soirée viennoise».J.Strauss fils: Wiener Blut (ouverture), Tritsch-Tratsch Polka, Furioso Polka, An der schonen blauen Donau.Mil-lôcker.Madame Dubarry (air).Lehân Le Pays du sourire (air).Friederike (extraits).Cinq mélodies populaires viennoises.Kalmân: Grafin Mariza (extraits).J.Strauss père: Radetzky Marsch.Ulrike Steinsky (soprano), Alois Haselbacher (ténor), Orchestre symphonique de Montréal, Franz-Paul Decker.Salle Wilfrid-Pelle-tier, mardi 11 novembre 2008.Reprise ce matin à 10h30.CHRISTOPHE HUSS Après son Richard Strauss plus que remarquable, la setpaine dernière, Franz-Paul Decker abordait lors d’une soirée viennoise, le répertoire de l’opérette et de la valse.Il apportait avec lui un couple (à la scène et à la ville), disons «coloré»: elle en robe de rideaux jaune d’œuf avec gants vénitiens blancs dans la première partie, puis rose fuchsia assortie à des gants en satin argenté dans la seconde; lui impeccable, mais.Le «mais» c'est lune des plus étranges apparitions vocales à avoir foulé la scène de Wilfrid-Pelletier.Une voix que je n’arrive même pas à décrire.Au début je me suis dit que ce ténor avait voulu se gargariser avec de la Listérine surchauffée au micro-ondes et qu’il s’était brûlé la langue.Puis j’ai échafaudé l’hypothèse qu’Alois Haselbacher (c’est son nom) s’était égaré du côté du Centre Bell pendant réchauffement du Canadien et s’était pris une rondelle dans la glotte.En tout cas, ça ne sortait pas, même quand à la fin des airs, il secouait la crinière dans un geste l’oréalien que Kent Nagano lui-même pouvait lui envier! Ulrike Steinsky, elle, a de la voix sauf dans le bas-médium, où elle développe un parlando gras.Avec un ténor sans éclat, certes sans doute bon comédien chanteur de cabaret l’ensemble tombait à plat Dommage aussi que les airs n’étaient ni contextualisés, ni imprimés, ni projetés.Franz-Paul Decker, à part un Beau Danube bleu transformé en concerto pour trompette, dirige cette musique en la couvant de gestes tendres, avec beaucoup d’humour (Tritsch-Tratsch), une finesse de nuances et des contrastes dans les transitions auxquels l’OSM a mis un certain temps à s’adapter.On entendait, hélas, d’étranges et inutiles rugissements de sa part.En rappel, il a donné une autre vitrine aux deux invités (le duo de La Veuve joyeuse) alors qu’on aurait aimé un bis enlevant, du genre Eljen a Magyar.Le Devoir Bïa au Club Soda Une étoile dans la nuit YVES BERNARD C> était soir de première montréalaise hier pour Bïa qui présentait son concert conçu autour de Nodurno, le disque qu’elle a fait paraître au début de l’année.La chanteuse s’est livrée à un voyage dans la nuit avec ses explorations amoureuses, ses égarements, sa douce folie et ses explosions de joie.La première partie est présentée sous le signe de la douceur et de l’intimité.Au début Bïa chante seule et s’accompagne à la guitare.Elle ne quittera plus ses cordes avant l’entracte.La musique est dépouillée.Charles Papasoff s’amène à la clarinette basse.Il réchauffera le climat d’une atmosphère feutrée.Les musiciens iront par la suite vers des touches jazzées délicatement, avant d’augmenter la cadence et de syncoper à la manière du Nordeste brésilien.Bïa ne s’en tient pas qu'au seul disque Nodurno.Elle parle peu au début, puis se met à raconter ses histoires de village abandonné et de poésie détruite.Les images se succèdent et une étoile ne cesse de scintiller, de façon discrète ou rayonnante.Séductrice, un brin ingénue et drôle à la fois, la chanteuse raconteuse parvient à nous faire entrer dans ses rêves.Elle cause de spiritualité ou d’amour loufoque, chante, fait la percussion vocale, parvient à libérer l’énergie de sa vok, aller vers les graves, donner de la profondeur à son chant.Visiblement, elle nous espère sur un tapis volant L’orchestre est excellent et polyvalent Clarinette et saxophone, accordéon et violon alternent pour survoler la batterie et les guitares.Certaines pièces sont dépouillées, d’autres sont lancées avec tous.Bia offrira des duos avec accordéon et violon avant de prendre une pause.Après l’entracte, le batteur Sacha Daoud relance le rythme au tambourin et Bïa se met à bouger.Le danseur Marcos Brasil s’amène aussi.On commence à humer des parfums afro-brésiliens et voilà que Paulo Ramos entame deux pièces de Baden Powell.Le ton a déjà monté d’un cran et la nuit révélera maintenant ses étincelles.Collaborateur du Devoir 13 NOVEMBRE Concert Musique en apéro : « Passion Tango » Artistes invités : Stéphane Allard, Stéphane Aubin, Mare Denis, Alvaro Pierri, Denis Plante, Dominique Primeau et Guy Vanasse Œuvres d’Astor Piazzola, Carlos Garde! et Fransisco Canaro Présenté par le Département de musique et le Bureau des diplômés de l’UQÀM Jeudi 13 novembre 2008 à 18 h Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau 300 boul.de Maisonneuve Est Concert et dégustation : 30 S - 60 $ Concert seulement : 15 $ - 20 $ Billetterie : 514 987-6919 16 NOVEMBRE La Faculté de musique de l’Université de Montréal invite tous les violoncellistes à l’événement VIOLONCELLÉBRATION 2008 Le dimanche 16 novembre 10 h Inscription 11 hà 16 h 30 Ateliers en sous-groupes (débutants, intermédiaires et avancés), rencontres avec des luthiers, visionnements de vidéos 13 h à 14 h 30 Cours de maître de Yegor Dyachkov 13 h à 14 h 30 Atelier pour les enfants (7 à 12 ans) 17 h Concert public, sous la direction de Yuli Turovsky, de tous les groupes de violoncellistes Œuvres de Haendel, Brahms, Telemann, Barber et Vivaldi Inscription : remplir le formulaire sur le site www.musique.umontreal.ca ou à la salle Claude-Champagne, le jour même 220, avenue Vincent-dTndy Entrée libre - Renseignements : 514 343-6427 Pour annoncer dans ce calendrier, communiquez avec Isabelle Sanchez au 514.985.3454 ou isanchez@ledevoir.com « 1
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