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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2008-11-13, Collections de BAnQ.

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A 4 L E l> E V 0 I R , L E JEUDI ELECTIONS Les nouveaux amis Michel David Faut-il vraiment s’étonner de voir la FTQ adopter une position de neutralité dans la présente campagne électorale?Certes, la centrale syndicale n’ira pas jusqu’à donner officielle ment son appui au PLQ, mais il ne leur en demande pas tant On a vu une première manifestation de cette nouvelle amitié entre la FTQ et les libéraux à l’occasion du récent Rendez-vous des gens d’affaires sur l’avenir du fiançais, quand le PQ a eu la très désagréable surprise d’entendre le secrétaire général de la FTQ, René Roy, déclarer que le moment était mal choisi pour modifier la Charte de la langue française pour étendre le processus de francisation aux entreprises de moins de 50 employés.Les bons comptes font les bons amis, et le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, qui présidait jadis le Fonds de solidarité, était particulièrement bien placé pour faire valoir à ses anciens amis de la FTQ les bienfaits du vaste programme d’infrastructures qui permettra de couvrir le Québec de chantiers au cours des prochaines années.Cela suffit à faire oublier les modifications à l’article 45 du Code du travail imposées par le gouvernement Charest à l’automne 2003.A entendre l’ancien président de la FTQ, Henri Massé, cela allait presque ramener les relations de travail à l’Âge de pierre.Sans oublier «l’ignoble» loi 142, par laquelle le gouvernement avait imposé ses conditions aux employés de l’Etat en décembre 2005.En 2007, c’est à l’occasion d’un congrès extraordinaire que 98 % des 1280 délégués avaient décidé d’appuyer le PQ, même si André Boisclair les inspirait manifestement très peu.«Nos gens ont la mémoire longue», avait déclaré M.Massé.Pas tant que cela, semble-t-il.Cette fois-ci, la question a été réglée par une simple réunion du Bureau de la centrale, au cours de laquelle un «consensus» s’est apparemment dégagé en faveur de la neutralité.Selon l’actuel président, Michel Arsenault, le PQ a été jugé «trop timide» dans la défense des causes chères à la centrale, notanunent la lutte à la prolifération des cliniques privées à la faveur de la loi 33.Une loi, faut-il le préciser, qui a été adoptée par le gouvernement Charest Curieusement, il s’agit d'un des rares points sur lesquels la plate-forme péquiste est explicite: un gouvernement dirigé par Pauline Marois abrogerait carrément les dispositions réglementaires qui inquiètent la FTQ.Si la réponse du PQ au rapport Castonguay sur le financement des services de santé avait pu paraître équivoque, il entend maintenant «freiner le développement d’assurance privée duplicative et fermer la porte à la mixité de la pratique médicale».Il est vrai que dans une annexe de la plate-forme péquiste, il est question de «rénover la social-démocra-tie», de «débureaucratiser», à!«assouplir la production des services» ou encore d’instaurer «une véritable culture des résultats», autant d’expressions dont se méfient les syndicats comme de la peste.On pourrait comprendre leur réserve s’il s’agissait de véritables engagements, mais une simple annexe n’engage précisément à rien.La plate-forme elle-même ne laisse entrevoir aucune remise en question significative.D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le PQ réfléchit à ces questions, mais cela n’a jamais dépassé le stade du brassage d’idées.En 2007, même la «feuille de route» d’André Boisclair, louangée par les chantres de la social-démocratie, prévoyait de «revoir les façons défaire de l’Etat afin de permettre une gestion plus efficace et plus innovatrice».De passage au Devoir vendredi dernier, Pauline Marois s’est bien défendue de vouloir dépoussiérer le rapport Facal, qui avait été promptement «tabletté» à la veille des élections d’avril 2003.Par la suite, certains ont tenté de convaincre Bernard Landry d’engager le PQ dans une redéfinition à la Tony Blair.Peine perdue.Même si le gouvernement Charest a montré patte blanche depuis qu’il est minoritaire, rien n’assure qu’U a définitivement renoncé à ses projets de réingénierie.Le PQ est peut-être trop timide aux yeux de la FTQ, mais il demeure clairement le plus sûr défenseur du «modèle québécois».De toute évidence, la «neutralité» de la FTQ est strictement une décision d’affaires.Tant mieux si ses membres y trouvent leur compte, mais il est inutile d’inventer de faux prétextes.Après tout, chacun a le droit de choisir ses amis.Au plan de l’organisation, la défection de la FTQ causera sans doute des problèmes au PQ, dont les ressources sont déjà limitées, mais est-ce une si mauvaise nouvelle pour autant?La seule fois où la centrale l’a appuyé au cours des dix dernières années, soit au printemps 2007, il a obtenu ses plus mauvais résultats depuis 1973.En 1998, Lucien Bouchard n’avait pas eu besoin de son soutien pour former un gouvernement majoritaire.Bien des facteurs peuvent expliquer la déconfiture péquiste de 2007, mais la désagréable impression qu’U était devenu l’instrument des syndicats n’a sans doute pas aidé.Le SPQ Libre semblait faire la pluie et le beau temps au PQ.Ses dirigeants se félicitaient même publiquement que le programme du parti était calqué sur l’agenda syndical.Encore aujourd’hui, le SPQ Libre bénéficie d’une visibilité totalement disproportionnée et l’exécutif national du PQ est présidé par l’ancienne présidente de la CSQ Monique Richard, qui est également candidate dans Marguerite-dYouville.Les électeurs qui ont déserté le PQ pour appuyer l’ADQ en 2007 n'étaient manifestement pas les plus ardents syndicalistes.Pour renouer avec le succès, il doit nécessairement les rapatrier.Le «préjugé favorable envers les travailleurs» dont parlait René Lévesque n’interdit pas une saine distance avec les centrales.^ mdavid@ledevoir.com il 3,5 milliards pour les transpo: Pauline Marois rejette toute mesure coercitive envers les GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Gatineau — Beaucoup pour encourager l’utilisation des transports en commun, mais rien pour décourager de façon contraignante l’usage de l’automobile: ambitieux, le plan Marois pour les transports collectifs présenté hier promet des investissements de 3,5 milliards sur dix ans.Le financement des 14 propositions dévoilées au terminus de Longueuil proviendra de l’enveloppe de 41 milliards prévue dans le budget par le Han québécois des infrastructures.Pauline Marois a indiqué qu’il n’était pas envisagé que des péages soient instaurés pour financer ces mesures.De même, Mme Marois n’entend pas avoir recours aux PPP pour développer ces projets.Les bénéfices pour le Québec sont trop faibles, dit-elle.«U y a des effets pervers non souhaitables [à utiliser les PPP], estime la chef péquiste.Nous allons revoir tout ça.Mais les projets sur la table seront faits selon le mode traditionnel.» La formule des partenariats public-privé fait en sorte que l’on confie au secteur privé la conception, la construction et l’entretien d’infrastructures pendant un certain nombre d’années.L’État paie alors une mensualité mais demeure propriétaire.Âu terme du contrat, le privé remet la gestion de l’infrastructure au gouvernement — le tout doit alors être en parfait état «Les résultats de ce qui s’est passé dans les dernières années sont inquiétants, juge Pauline Marois.La main-d’œuvre, l’expertise et les profits vont aller à des entreprises australiennes et espagnoles, nos entreprises ne sont pas là; il faut revoir ça.»]z leader péquiste a soudainement été interrompus par le président du Syndicat des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro {FTQ), Claude Benoît M.Benoît a promis de demander à ses 4000 membres de voter pour le PQ si le parti s’engage formellement à ne plus avoir recours aux PPP pour les projets de transports en commun.Ravie de l’intervention, Mme Marois lui a donné cette garantie.Une petite revanche pour Mme Marois.Cette semaine, la FTQ annonçait qu’elle ne soutiendrait aucun parti dans la présente campagne, ce qui a visiblement déçu plusieurs haut placés au PQ.Le plan du PQ comprend donc 14 mesures précises.Sur lUe de Montréal on parle entre autres de prolonger la ligne bleue jusqu’à Pie IX; de réaliser des lignes de tramway entre le centre-ville et le Vieux-Montréal, puis sur l’axe Pie-K; de concrétiser le vieux projet d’une liaison entre l’aéroport et le centre-ville; d’augmenter le réseau des pistes cyclables et les voies réservées.Pour les banlieues, plusieurs mesures sont au programme: système léger sur rail pour l’axe Brossard-Mont-réaf achèvement des travaux du Train de l’Est, tramway pour lier l’aéroport Saint-Hubert au métro de Iraigueuil, train de banlieue amélioré entre Montréal et Saint-Jérôme, train de banlieue pour lier Châtèauguay, Mercier et Longueuil (un projet cher au candidat péquiste de La Prairie, François Rebello).Au moins la moitié des mesures du PQ sont déjà contenues dans le Plan de transport de la Ville de Montréal, adopté en juin.Certaines sont en cours de réalisation, ou en voie de l’être, et d’autres sont inédites.L’objectif est au final ambitieux, reconnaît Mme Marois: augmenter de 16 % l’achalandage des transports en commun d’ici 2012.C’est grosso modo le double de ce que proposent les libéraux Mme Marois a indiqué avoir «consulté des gens qui réfléchissent depuis des années» à ces enjeux «On mm dit qu’on attendra notre objectif avec les mesures proposées», affirme-t-elle.Pour autant, Mme Marois ne désire pas imposer de mesures dissuasives pour les automobilistes, quï s’agisse de postes de péage ou dînter-diction de circuler certaines journées, selon le numéro des plaques des voitures.D’apès la chef péquiste, «toutes les mesures du plan visent [déjà] à dissuader les voitures et à encourager le transport collectif».«Le pari qu'on fait, c’est que les transports en commun offrent une véritable alternative, dit-elle.Ils vont être moins coûteux, plus rapides, plus fiables, sécuritaires et confortables » La dissuasion viendra donc de l’offre opposée, ajoute-t-elle.«Quelqu’un qui veut se stationner sous un édifice du centre-ville de Montréal va payer 250 $ par mois pour son permis.On doit bien être capable d’offrir nos services collectifs pour beaucoup moins cher.» Du côté de la Ville de Montréal, le responsable du transport collectif, André Lavallé, s’est dit heureux de voir que les propositions de la Ville trouvaient un écho chez les politiciens et a dit espérer qu’on accélère le développement des projets.En soirée, Mme Marois a tenu un rassemblement avec Gilles Duceppe à Gatineau.Ce dernier lui a donné son appui complet et a promis ques les forces du Bloc travailleront aux côtés de celles du PQ.Le Devoir a * • r • 1 Éfc., Marois refuse de payer pour « le gâchis des libéraux» 'f i* .' ¦ -‘¦'Jn.JT: Pauline Marois JACQUES NADEAU LE DEVOIR GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Gatineau — Un jour à la fois, Pauline Marois précise sa pensée concernant l’équilibre budgétaire maintenu par un futur gouvernement péquiste.Hier, la chef du PQ a confirmé que le déficit de 5,8 milliards cité par le vérificateur général ne resterait pas dans les livres, et qu’une loi pour remettre les compteurs des finances à zéro serait adoptée afin de repartir du bon pied.Cette question du respect du déficit zéro a causé quelques difficultés à Mme Marois depuis le début de la campagne.Souvent questionnée pour savoir ce que ferait un gouvernement Marois avec les finances publique^, la chef dévoile son jeu avec résistance, en agrandissant peu à peu des ouvertures au départ timides.Hier matin, Mme Marois s’est quelque peu emportée après avoir répondu à plusieurs questions sur ce sujet «Ce n ’est pas à moi de payer pour le gâchis des libéraux», a-t-elle déclaré du terminus de Ixmgueuil où elle donnait un point de presse annonçant la politique du PQ en matière de transports collectifs.Ainsi, le déficit de 3,2 milliards (5,8 milliards si on ne prend pas en compte la réserve de 2,6 milliards citée par le gouvernement et le vérificateur général) ne restera pas dans les pattes d’un gouvernement Marois, a-t-elle dit «Il reste à la dette.» «L’engagement que je prends, c’est qu’il n’y aura pas de déficit sous mon gouvernement.Nous aurons l’équilibre budgétaire sur cinq ans», a-t-elle dit en rappelant qu’elle se gardait une porte ouverte pour des déficits ponctuels durant cette période.Pour mettre de côté le déficit cumulé actuellement, Mme Marois n’hésitera donc pas à adopter une loi semblable au projet de loi 85.Déposé par le gouvernement au printemps, ce projet de loi aurait permis à la ministre des Finances d’utiliser un surplus dégagé pendant une année pour éponger un déficit l’année suivante.Il prévoyait aussi d’effacer de l’ardoise le déficit cumulé jusqu’à la fin de l’année 2006-07.Quand les libéraux ont présenté ce projet de loi, le PQ avait crié au «tripotage comptable», François Le-gault qualifiant notamment Monique Jérôme-Fbrget • de «fée Carabosse» cherchant à éliminer le déficit d’un • ' «coup de baguette magique», de manière à respecter au ¦ final la loi sur le déficit zéro.Aujourd’hui, Pauline Marois se garde toutes les op- 1 fions ouvertes pour utiliser un stratagème du même type.De quoi aurait l’air une loi 85 version-PQ?«Om ' prendra le temps qu’il faut pour voir les projets de loi possibles, celui-là ou un autre.» Et ce projet de loi serait-il adopté tout de suite, au moment où le déficit est de 5,8 milliards, ou plus tard, ce qui pourrait permettre d’ajouter à la facture quelques promesses électorales coûteuses?«Quand j’arriverai au gouvernement, j'établirai mon temps de travail.Je le ferai quand ce sera pertinent de le faire.» Pressée de questions à ce sujet, Mme Marois a.voulu ramener le sujet sous un angle positif.«Mon objectif est de créer de la richesse, d’augmenter la croissance économique, de favoriser le développement des emplois.Je ne pense pas qu ’on est né pour un petit pain, on est né pour réussir, pour développer des projets.Je ne veux pas que le Québec ratatine comme peau de chagrin, mais qu’il grandisse.» La chef péquiste s’est par ailleurs engagée à ne pas faire de compressions en santé.Mais elle n’a pas confirmé si certains services pourraient être abolis dans un souci de maintenir les dépenses à un niveau, acceptable.La plate-forme du ,PQ parle de simplifier et d’alléger les sfructures de l’État.Le Devoir* L’ancien député St-André quitte le PQ GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Gatineau — Le Parti québécois ne voulait plus de Jean-Claude St-André, alors il n’a plus voulu du parti.Hier, l’aspirant candidat dans L’Assomption a annoncé qu’il quittait le PQ, pour lequel il fut député de 1996 à 2007 et candidat à la chefferie en 2005.Mise au courant de la décision de M.St-André, Pauline Marois a indiqué trouver ¦; «dommage» son départ «Dans notre parti, le droit à la dissidence existe, a-t-elle dit.Il aurait pu rester, et d'ailleurs il peut revenir.Mais pas comme candidat.» La candidature de M.St-André pour les présentes élections a été rejetée par l’exécutif du PQ.Le candidat ne s’était pas rallié à la nouvelle plate-forme reportant aux calendes grecques un référendum, et son exécutif local traînait une dette de 50 000 $ depuis la dernière campagne électorale.Jean-Claude St-André Le rejet de M.St-André a mis en co]ère quelques purs et durs du parti samedi dernier.À l’investiture de Scott McKay, qui sera finalement candidat du PQ dans L’Assomption, des échauffourées ont éclaté entre les partisans de M.St-André — affiliés aux Jeunes Patriotes du Québec — et les services de l’ordre du PQ.Des coups ont été échangés, et Pauline Marois a vivement déploré des incidents passablement gênants en pleine campagne électorale.Le lendemain, les Patriotes ont tenu une manifestation avertissant Mme Marois qu'elle «entendrait parler d’eux tout au long de la campagne», certains promettant de faire dérailler sa campagne.Dans un communiqué diffusé hier après-midi, Jean-Claude St-André mentionne que Mme Marois a «bafoué des préceptes [de démocratie] et a contrevenu aux règles du PQ.Elle est la seule responsable des événements malheureux de la fin de semaine».Jugeant «déplorable que des militants dévoués à la même cause en viennent aux coups entre eux», M.St-André estime néanmoins que le geste de Mme Marois était grave.«Il signifie que tous les membres du PQ viennent de perdre le droit de choisir leur candidat en vue d’une élection.Dorénavant, tous les chefs du Parti québécois pourront exclure un candidat pour ses opinions», affirme M.St-André.Ce dernier a indiqué qu’il ne participera pas, ni directement ni indirectement, à la campagne en cours.En 2005, il avait reçu moins de 1 % des voix à la course à la succession de Bernard Landry.11 était associé à l’aile la plus radicale du PQ en matière d’accession à la souveraineté.Par ailleurs, Scott McKay a indiqué hier matin qu’il n’a «jamais craint» pour sa sécurité, ni au moment de son investiture — à laquelle il n’a pu assister—ni depuis.Le Devoir EN BREF Il y aura débat! Après de longues négociations, il y aura finalement un débat des chefs qui se tiendra le 25 novembre, au parlement de l'Assemblée nationale à Québec.Tard mardi soir, le consortium des télé-diffùseurs réunissant Radio-Canada, TVA et Télé-Québec en est arrivé à une entente avec le Parti libéral du Québec, l’Action démocratique du Québec et le Parti québécois sur une formule permettant la tenue d'un débat opposant Jean Charest, Mario Dumont et Pauline Marois.Tel que le souhaitaient les membres du consortium, il s’agit d’une formule de débat renouvelée qui comporte toutefois certains échanges plus encadrés entre les chefs.Le débat des chefs de 2008, animé par Stéphan Bureau, sera diflùsé en direct le 25 novembre à 20h sur les réseaux de télévision de Radio-Canada, de TVA et de Télé-Québec, ainsi que sur leurs sites Internet.Par voie de communiqué, les membres du consortium des télédiffu-Û seurs ont indiqué qu’ils étaient satisfaits de l’issue des pourparlers avec les représentants des partis politiques.- La Presse canadienne Sketch sur Marois retiré Un sketch ridiculisant Pauline Marois a été retiré du site du collectif d’humoristes I Venez garde aux chiens, hier, après une intervention de l’équipe1 de ¦ Mme Marois.Le problème: un des comédiens du sketch, Jacques Nadeau, a depuis le tournage été nommé candidat du PQ dans Montmorency.Selon le leader du collectif d’humoristes, David Ijemelin, le K) aurait fait pression pour que le sketch soit retiré, à défaut de quoi M.Nadeau aurait pu perdre son investiture, le parti a toutefois nié cette version.le sketch si- moquait des connaissances de Mme Marois en anglais.- Le Devoir [ * NOVEMBRE 2 0 0 8 A 5 IEBEC 2008 ;s en commun.sans PPP automobilistes A * - ¦¦i r ?il ^ J-:l4 K 4 I V i WÊBm ' 0: JACQUES NADEAU LE DEVOIR Charest a abandonné les gens ordinaires, accuse Dumont SYLVAIN LAROCQUE travailleurs du secteur forestier: tout ce mmde-là, sentent de l’établissement, le poMcien a affirmé que le fort Québec — Les problèmes d’approvisionnement d’une scierie de Saint-Raymond-de-Portneuf ont inspiré à Mario Dumont une charge particulièrement virulente à l’encontre de son adversaire libéral Jean Charest hier.Le président de la Scierie Dion et fils, Jean-François Dion, accuse le gouvernement libéral de lui avoir retiré des permis de coupe de bois parce que ceux-ci étaient rattachés à des forêts de la Mauricie, fief de la ministre intérimaire des Ressources naturelles, Julie Boulet Le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ) n’a pas voulu appuyer directement ces allégations, mais il n’a pas raté l’occasion de monter d’un cran ses attaques contre les libéraux.• «Les décrocheurs scolaires qui sont mal pris, leurs parents qui sont choqués, les gens qui attendent de plus en plus longtemps dans les urgences [des hôpitaux], qui attendent de plus en plus longtemps pour une chirurgie, les travailleurs du secteur forestier, tout ce monde-là, sentent [sic] aujourd’hui que Jean Charest les a abandonnés», a lancé le chef adéquiste lors d’un point de presse.«Les problèmes du monde ordinaire, c’est le dernier de ses soucis [à Jean Charest], a-t-il ajouté.Il les a laissés de côté.» Traitant les libéraux de «bois mort», Mario Dumont a pressé les électeurs de punir le parti au pouvoir.«Le monde a de la misère puis il les entend plus [sic], a-t-il accusé.R est trop loin.» r Education En avant-midi, à Québec, le chef de l’ADQ avait déjà commencé à hausser le ton, prétendant que le système d’éducation québécois était de nature à «programmer des enfants à l’échec».S’adressant à des élèves de l’Académie Saint-Louis, une école secondaire privée de Québec, M.Dumont a ainsi poussé encore un peu plus loin son constat alarmiste de l’état des écoles québécoises.En conférence de presse sur le terrain de football de l’établissement, le politicien a affirmé que le fort taux de décrochage scolaire et la hausse du nombre d’élèves qui éprouvent des problèmes d’apprentissage ou de comportement appuyaient ses dires.«Quand des jeunes, on les a fait passer à l’année suivante sans redoublement alors qu’ils n’avaient pas la préparation, oui, on a programmé, c’est triste, on a programmé un échec, a-t-il expliqué.Quand je dis programmer, c’est pas dans le sens que c’était nécessairement l’intention — ce n’est pas un procès d’intention — c’est une constatation de résultats.» Le problème «n’est pas biologique ou génétique» chez les Québécois, mais plutôt imputable aux «gaffes» du système, a soutenu le chef adéquiste.Résultat des enfants «vont souffrir», a-t-il lancé.Par ailleurs, malgré la faiblesse des intentions de vote pour l’ADQ, M.Dumont a assuré hier qu’il visait toujours le pouvoir.La Presse canadienne •4 -.fi JM Le chef adéquiste, Mario Dumont, s’est adressé aux élèves de l’Académie Saint-Louis, à Québec, hier.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le chef du Parti vert, Guy Rainville Les verts veulent redonner un sens à la démocratie FABIEN DEGLISE Remettre les élus au service de la population.S’il est conduit au pouvoir, le Parti vert du Québec (PVQ) annonce qu’Û va amorcer un vaste chantier de réformes démocratiques, dont plusieurs visent à mettre un terme aux injustices qui touchent les petits partis politiques.Entre autres.Dans les grandes lignes, la formation à saveur écologique propose d’introduire un mode de scrutin proportionnel au Québec, et ce pour que «l’Assemblée nationale reflète finalement les véritables choix des électeurs», a indiqué Guy Rainville, le chef des verts, à l’occasion d’un point de presse organisé devant le palais de justice de Montréal.«Pour redonner un sens à la démocratie, il faut que les électeurs aient l’impression que leur vote compte.Ce qui n’est pas le cas aujourd'hui.» La mesure serait salutaire pour le PVQ, croient les dirigeants du parti, lequel n’a pas obtenu son ticket d’entrée au débat télévisé des chefs le 25 novembre «parce que nous n’avons pas d’élus, nous a-t-on dit», a expliqué Patrick Daoust, candidat vert dans West-mount-Saint-Louis et responsable des questions démocratiques du groupe politique.«Mais si nous n 'avons pas d’élus, c’est parce que le mode de scrutin injuste en place actuellement ne nous le permet pas.» Cette exclusion a d’ailleurs été qualifiée «d’inacceptable» et «d'insultante» pour les 300 000 électeurs qui ont voté en 2007 pour les verts et pour Québec solidaire, exclu également du débat des chefs.«Nous sommes devant un modèle politique totalement désuet», a-t-il ajouté.Autres combats, le PVQ s’engage à déclencher des élections à date fixe, au printemps, afin de s’assurer que le plus grand nombre de personnes puissent voter.La formation politique, qui, en 2007, a obtenu 3,85 % des suffrages, veut aussi que le premier ministre du Québec soit élu au suffrage universel, comme le sont les maires du Québec.«Si c’est bon pour les municipalités, ça doit être bon aussi pour le Québec dans son ensemble», a dit M.Rainville, qui appelle au passage à une vraie décentralisation des pouvoirs en région.«Pour qu’un Québec soit fort, il lui faut des régions fortes», a-t-il indiqué.Le Devoir MATHIEU BELANGER LE DEVOIR Québec solidaire Six milliards pour les transports en commun Québec solidaire promet des investissements de 1,2 milliard de dollars par année dans les transports en commun pendant cinq ans.Entre autres mesures, le parti politique souhaite accroître la fréquence de passage des autobus, étendre le territoire desservi par les autobus et même offrir un service dans les villes de moindre importance qui n’ont pas encore de système de transports en commun.Il veut aussi ouvrir de nouvelles stations de métro à Montréal, miser sur les trains de banlieue, bref sur toutes les formes de transports en commun.Québec solidaire veut aussi favoriser ce qu’il appelle le transport actif, c’est-a-dire les déplacements à bicyclette, grâce aux pistes cyclables, ou à pied.«Ce n’est pas normal qu’une ville moyenne d’Europe, comme Munich, qui est équivalente en termes de population à celle de Montréal, qui est pourtant le bastion de la voiture allemande BMW, possède un réseau de métro dix fois plus grand que celui de Montréal, sans parler du tramway et de l’autobus beaucoup plus efficaces», s’est exclamé l’un des deux porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir.Il reproche au gouvernement libéral d’adopter «le vieux modèle du tout au béton», c’est-àdire de trop miser sur les autoroutes et les infrastructures routières, aux dépens des transports en commun.«Chaque dollar investi dans le transport en commun génère 1,7 fois plus d’emplois et 2,5 fois plus de valeur ajoutée dans l’économie que l’investissement dans la voiture privée», a affirmé M.Khadir.La Presse canadienne H -Ma x ¦ m VOUS PRÉVOYEZ ÊTRE ABSENT TEMPORAIREMENT DU QUÉBEC?INSCRIVEZ-VOUS AU VOTE DES ÉLECTEURS HORS DU QUÉBEC AU PLUS TARD LE 19 NOVEMBRE 2008.* IL •Des conditions s'appliquent.Informez-vous.www.electionsquebec.qc.ca 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) lXj LE IMRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC r Parce qu'un vote, ça compte Se- LE DEVOIR, LE JEUDI 13 NOVEMBRE 2008 B 8 CULTURE Hwwe CUUlAIIMf DEPARDIEU VERSAILLES 14 NOV •••> 20H45 CIN E M A NIA 6-16 NOV 2008 www.cinemaniafilmfestivaLcom Coup de cœur francophone COUP DE CŒUR FRANCOPHONE Juan Sebastian Larobina considère le trad québécois comme une musique du monde au même titre que toutes les autres.MÈÊËM Juan Sebastian Larobina: « Excusez-la ! » ! YVES BERNARD Il vit à Montréal, est né dans le sud de l’Argentine, a vécu son adolescence au Mexique, mais se définit d’abord comme un latino gaspésien pure laine.Et tout cela transparaît parfaitement dans la musique que Juan Sebastian Larobina présentera dimanche soir au Lion d’Or, en clôture de Coup de cœur francophone.D peut épicer la salsa du reel, marier la cumbia à la turlutte, faire se rencontrer la chacarera et la gigue, chanter du country en espagnol, surfer avec du charango bolivien sur des pieds québécois.«Ce mélange s’est fait tout naturellement par intégration, avec des gens qui connaissent ces musiques et qui jouent avec moi, explique Juan Sebastian Larobina.Ce n'était pas mon vœu de faire cela, mais je commence à réaliser ce que nous créons et j’en suis très fier.Je vais prendre un cours de musique traditionnelle 101 pour mieux connaître le reel, la gigue, les petites passes croches et toutes les fusions possibles.Je veux maintenant être conscient du mix que je fais.» Juan Sebastian considère le trad québécois comme une musique du monde au même titre que toutes les autres.Il l'a découvert en Gas-pésie où il a vécu durant 11 ans avant de s’installer à Montréal l’an dernier.Tout cela a commencé au Mexique par une histoire d'amour.Avant de partir pour el norte, il a mis une flèche sur une carte postale et s’est imaginé sa Gaspésie à lui.«Je croyais arriver dans un village de pêcheurs des années 50.Je me suis rendu compte qu’il y avait plus de béton et de centres d’achats.Beaucoup plus de neige aussi.» Auteur-compositeur, il s’est également épris pour la culture de la région.«J’adore la Bolduc et certaines de mes chansons renferment des histoires simples qui ressemblent aux siennes», explique-t-il, volubile comme un vrai latino nordique.S’il n’est pas le premier à opter pour ce dialogue musical nord-sud puis-qu’Alberto Kurapel s’en est inspiré dès les années 80, son intégration des rythmes populaires des deux pôles du continent confère à sa musique un groove contagieux.«C’est un peu comme les Brésiliens.On essaie défaire tripper les gens, même si plusieurs mots peuvent être durs.Parce que j’écris également des textes autobiographiques ou d’autres qui sont très engagés.Je dirais même plus enragés qu’engagés.» En dépit de cela, on a malgré tout l’impression qu’il finira la soirée en envoyant un «Excusez-la!» bien senti.Collaborateur du Devoir ¦ Au Lion d’Or, le dimanche 16 novembre à 20h.Rock progressif et crème Budwig, avec Polipe PHILIPPE PAPINEAU Après avoir fait la première partie de Malajube aux FrancoFolies de 2007, collaboré et tourné avec Navet Confit et après avoir participé aux dernières Fran-couvertes, le trio rock francophone Polipe est selon toute vraisemblance à la veille d’une éclosion certaine.A preuve, après six ans de musique en commun et un mini-album remarqué pour sa belle énergie, le groupe aux inspirations anglo-saxonnes des années 1960 et 1970, aux volutes progressives, est maintenant en négociations avec des maisons de disque, question d’obtenir un peu d’aide pour l’enregistrement et la parution de leur premier disque, à paraître l’an prochain si tout va bien.Et le bassiste Antoine Tardif, le guitariste Francis La-fleur et le batteur Pierre-Luc Bégin, trois amis ayant grandi à Saint-Antoine de Tilly, sont plus sérieux que jamais.Il n’y a qu’à entendre Pierre-Luc parier du travail et des ajustements que Polipe effectue depuis quelques mois pour s’en convaincre.«On est tous très assidus sur nos instruments et dans plusieurs styles, on est tous pas mal dans la théorie.On travaille aussi du côté des voix, on a suivi des cours de chant à trois, ça nous a éveillés là-dessus.» Polipe s’est souvent fait dire que sa musique était trop touffue, un peu difficile à démêler.«Ça vient probablement du fait qu’on se soit forgé comme grou- pe instrumental», explique le batteur, aussi calme au téléphone qu’il est déchaîné sur scène.«Comme il n’y avait pas de voix, on remplissait le vide avec nos instruments.La transition avec un chanteur a fait changer les choses un peu, et on s’est rendu compte que si on ajoutait une voix, fallait que d’autres choses disparaissent un peu.» Au lieu d’empiler les idées venant des trois têtes du groupe, Polipe compte plutôt dépouiller certains aspects de leur musique «pour faire ça vraiment plus pop» tout en gardant et en approfondissant l’aspect prog.«On va s’installer avec une guitare acoustique et aller chercher l’essence de la chanson», résume le batteur.Ce qui ne changera pas, et ne tentez pas de les convaincre, c’est leur côté ensoleillé, joyeux, vitaminé.littéralement «On essaie tous de rester en forme, on s’alimente bien, raconte Pierre-Luc.Le matin, les trois, on a un déjeuner, la crème Budwig, tu connais?On mange ça depuis peut-être un an et demi, pis on veut transmettre cet esprit-là dans les tomes.R y a beaucoup d’artistes qui jouent sur la tristesse, pourtant, il y a tellement de musique joyeuse, regarde en Amérique du Sud.En français, dans le rock, ça ne s’est pas fait assez, il y a une énergie folle à sortir de ça.» Le Devoir DANSE De la beauté du tremblé CRÉPUSCULE DES OCÉANS De Daniel Léveillé.À l’Agora de la Danse, du 12 au 15 novembre et le 20 novembre.Avec Frédéric Boivin, Mathieu Campeau, Caroline Gravel, Justin Gionet, Ivana Milicevic, Emmanuel Proulx, Gaëtan Viau CATHERINE LALONDE La lumière s’ouvre, crue.Seuls deux corps imposent un rythme lourd.Un geste, un arrêt.Les chutes sont raides, les mouvements bruts, les atterrissages exagérés.La phrase est presque scandée et forme une séquence qui sera répétée inlassablement.Vagues.Châteaux de cartes humains qui se font et se défont.Jusqu’à créer la beauté.C’est Crépuscule des Océans, de Daniel Léveillé.Arrêts raides, relances sans élan, les mouvements sont bruts, sans grâce et voulus comme tel.Léveillé demande au spectateur de s’abandonner à ce jeu de construction de la patience.Jusqu’à l’entrée en scène d’un premier corps nu.Et d’un deuxième.L'apparition semble trop soudaine.Et c’est là que Léveillé déploie sa finesse.Les danseurs demeurent immobiles, exposés.Sans musique.Le regard glisse sur les seins, les sexes, les tatouages.Tout ce qui est d’habitude caché.Le spectateur qui soupire de nervosité au septième rang sera laissé à son malaise.Mais pour les autres, magie.Zoom in sur la respiration, sur les côtes qui cherchent l’air, sur un coeur qu’on voit palpiter sous la peau.Une impression de plonger dans le détail et une occasion de scruter la naissance du mouvement.Ces tableaux nus deviennent les plus touchants.Comme un anatomiste un peu cinglé, Léveillé livre tout du corps de ses danseurs.Et il les épuise.Les chevilles tremblent, les jambes n’arrivent plus au bout de leurs extensions.La beauté naît de l’obstination des interprètes à respecter la quasi impossible partition.Les éclairages de Jean Jauvin dévoilent plus qu’ils n’habillent.Les rares bulles d'humour deviennent des bouffées d’air, pour le public comme pour les interprètes.On respire.La tension de ce jeu de répétition lâche un peu.Avant de recommencer, de se réinstaller.Il faut longtemps avant qu’un crépuscule n’adoucisse la lumière.Et longtemps avant que le rythme des mouvements ne varie et s’accélère.Présenté d’abord au Festival TransAmériques l’an dernier, le spectacle est exigeant.Il serait austère sans le magnifique contrepoint du piano de Beethoven et sans la générosité des interprètes qui dévoilent leur vulnérabilité physique.Mais l’équilibre est là, et Crépuscule des Océans vaut la peine d’être revu.Collaboratrice du Devoir Montréal en lumière annule les deux opéras de François Girard PAUL CAUCHON Le sort s’acharne sur François Girard: le spectacle réunissant ses deux grands opéras Le Vol de Lindbergh et Les Sept Péchés capitaux, qui devait être présenté en ouverture du festival Montréal en lumière en février, vient d’être annulé.Dans un communiqué laconique, l’organisation du festival a en effet annoncé en fin d’après-midi hier que «le montage financier de cet opéra n’a malheureusement pu se concrétiser, compte tenu du contexte économique actuel».Ce montage financier prévoyait 50 % de revenus à la billetterie et 50 % de financement public et privé, pour un budget total de près d’un million de dollars.Le conseil d’administration du festival affirme «avoir tout fait pour sauver ce spectacle d’envergure», mais il a conclu que la présentation du spectacle menaçait l'équilibre financier du festival.Les billets étaient déjà en vente, à des prix allant de 50 à 87 $.Il semble, selon nos informations, que la partie publique du financement n’a pas été au rendez-vous.H n’a pas été possible de joindre François Girard hier, qui était à Londres.Ironie du sort, l’organisation du festival se réjouissait, début octobre, qu’on puisse enfin présenter un opéra de François Girard à Montréal, après plusieurs rendez-vous manqués.Son opéra Idipux Rex, qui devait être présenté en 2004 par l’Opéra de Montréal, avait d’ailleurs été annulé lui aussi pour des raisons financières.Les deux opéras prévus en février, signés du tandem Bertolt Brech et Hurt WeiR, et mis en scène par François Girard, avaient été créés par l’Opéra de Lyon, présentés daqs différentes villes du monde dont Edimbourg, Toronto, New York et Tokyo, et ils avaient été jumelés pour leur présentation à Montréal.Le Vol de Lindbergh mettait en vedette un chœur de dix comé-diens-chanteurs, avec le comédien Yves Jacques comme narrateur.Dans la deuxième œuvre, le directeur artistique Walter Boudreau dirigeait un orchestre de 45 musiciens.La chorégraphe Marie Chouinard avait collaboré à la création du projet Les détenteurs de billets pour le spectacle de février peuvent maintenant se faire rembourser auprès de la Place des Arts ou du festival.Le Devoir Programmation d’hiver TQS délaisse le cinéma pour présenter davantage de séries PAUL CAUCHON TQS remplacera cet hiver son cinéma par quatre séries américaines récentes et populaires, et prépare une version québécoise du jeu Wipeout, un jeu axé sur les sensations fortes.TQS semble vouloir se montrer combative, même si les cotes d’écoute de ses émissions actuelles sont peu élevées.La chaîne a en effet mis la main sur quatre séries qui seront diffusées en janvier: The Mentalist de CBS, Fringe de Fox, Terminator: The Sarah Connor Chronicles de Fox et Dirty Sexy Money d’ABC.Ces séries sont récentes, et dans le cas de The Mentalist, qui a été lancée tout juste en septembre, son aqditoire dépasse les 15 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis.Comment TQS arrive à convaincre les grands distributeurs, dont plusieurs ont été ses créanciers ce printemps?«Ce sont des gens d’affaires», répond Lucie Quenneville, directrice du développement et des acquisitions chez TQS.«Ils comprennent que c’est un ancien propriétaire, Cogeco, qui avait placé TQS sous la protection de la loi, et ils voient bien que Remstarest un nouveau propriétaire qui veut faire des affaires.» TQS entend diminuer le nombre de films présentés en ondes.«Le cinéma fonctionne maintenant beaucoup moins, ajoute Lucie Quenneville, d’autant plus qu’on peut acheter des DVD partout à bas prix.» La chaîne a également acheté deux jeux-spectacles, Hole in the Wall, diffusé sur Fox, et Wipeout, diffusé sur ABC.Wipeout est un jeu dans lequel les concurrents s'affrontent dans une course à obstacles assez folle, avec une série d’épreuves spectaculaires à réaliser.TQS a acheté les droits de ce jeu et en prépare une version québécoise pour l’année prochaine, qui sera tournée en Argentine à partir du mois de mai.Le producteur québécois n’est pas encore connu.Par ailleurs, TQS proposera cet hiver de nouveaux épisodes de ses trois séries québécoises, Bob Gratton, 450, chemin du Golf et Grande Fille.Lucie Quenneville affirme que TQS n’a pas l'intention d’acheter d’autres séries américaines pour le moment et elle promet que la chaîne proposera à l’automne 2009 de nouvelles productions québécoises dans le domaine de la fiction.Le Devoir SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL - STAND 356 VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS Fabien Deqlise Montréal souterrain Héliotrope SAMEDI 22 NOVEMBRE 16H ît: ainsi que samedi 22 n0^em1bleh 7 h Louis Cornelier Le Québec au quotidien Typo VENDREDI 21 NOVEMBRE 20H François Lévesque Matshl l’esprit du Lac MediasPaul ül Montreal SOUTtRBAin rnm^ I’Ajtis'ow MW»qiw rimnm abîeaux 8^4 DIMANCHE 23 NOVEMBRE 13H Hugues Corriveau La garaienne des tableaux XYZ éditeur VENDREDI 21 NOVEMBRE 19H Jean-Aubry Les Éditions Transcontinental JEUDI 20 NOVEMBRE 18H30 Libérez-vous des idées reçues -* ledevolr.com/abonnement.hUnl*- LE DEVOIR.corn w < I
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