Le devoir, 14 novembre 2008, Cahier B
LE 1) E V 0 IR, LE VENDREDI 14 NOVEMBRE 2 0 0 8 ÛC *«^ La diète du caméléon se compose d’insectes, dont plusieurs variétés de vers.Mmmmmmm.PHOTOS JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les drôles de moineaux du Biodôme Ce week-end, le public peut découvrir l’envers du décor à l’institution montréalaise Derrière la vitrine ou dans les volières, la faune du Biodôme grouille de vie sous les yeux des visiteurs fascinés par les couleurs de l’arlequin plongeur et le déhanchement du manchot royal.Ce week-end, en plus de s’extasier devant ces bijoux de la nature, le public pourra observer de drôles de moineaux s’agiter, ceux-là dans les coulisses de l’institution montréalaise.y.' -¦•"'•y., " ¦ - ?- ’-.V • • $ -*1 'aÉüimîÜftnr il La table est mise pour quelques-uns des nombreux animaux à nourrir.Des lémurs catta, bien connus des jeunes grâce à l’émission intitulée Zooboomafoo.ne, la qualité de l’eau, du sol, des EMILIE FOLIE BOIVIN Ils sont préposés aux installations techniques ou aux soins de santé, animaliers, vétérinaires, animateurs, mais surtout, ils sont passionnés par leurs pensionnaires, les bêtes.Ces drôles de moineaux four-millent dans le sous-sol du Biodôme, aux petits soins pour leur collection rivante.Jusqu’à dimanche, les portes marquées du «Réservé au personnel autorisé» seront grandes ou- vertes, autorisant les petits et les plus vieux curieux à mettre le nez dans les gamelles de la tortue charbonnière, à jeter un coup d’œÜ à la clinique médicale où sont soignés les traumatismes de l’esturgeon et à devenir des experts en reproduction des raies.Tout ça dans le Rallye des coulisses, qui revient après une pause de quatre années.Alors que les manchots et pingouins s’empiffrent de poissons devant les visiteurs, les autres animaux nagent, volent, rampent, s’accrochent aux arbres ou font leur toilette.La faune diurne a dîné avant même l’arrivée du public grâce aux bons soins des préposés, comme Josée.Chaque semaine, elle concocte les petits plats de sa marmaille, composée de près de 4000 animaux, Josée décongèle un gros rat blanc et des harengs pour les caimans, tandis que des souriceaux et des cubes de fruits satisferont l’appétit des oiseaux.Le caméléon, lui, a une diète de gros vers.Et l’un des types de vers semble particulièrement juteux.Mmmmm! Sur le présentoir, où les gamelles démonstratives sont posées, on remarque que les aliments coupés sont de tailles différentes, selon l’animal auxquels ils sont destinés.Question de taille, certes, mais aussi pour en faciliter la manipulation dans le cas de certains animaux.Avec ses deux doigts terminés en griffes, le paresseux doit pouvoir «accrocher» ses aliments, lui qui n’a pas de dextérité manuelle.Les préposés coupent donc ses pommes et son.tofu en bâtonnets pour en faciliter la préhension.En plus de voir ce qui se trouve dans les assiettes de la collection rivante, le public pourra découvrir la manière dont les animaux sont alimentés, grâce aux explications des employés sur place ainsi qu’au support visuel d’une vidéo explicative.Le Biodôme a sa propre clinique médicale au sous-sol, le «sans rendez-vous» le plus rapide en ville.Pouponnière, radiologie, salle de chirurgie et — finalement — salle d’autopsie sont sur place pour permettre aux vétérinaires de prodiguer les principaux soins de santé.Des soins pour la plupart préventifs, mais les animaux ne sont pas à l’abri des maladies et blessures, des problèmes souvent liés à la captivité.Des oiseaux qui se heurtent aux vitrines, ce n’est pas commun dans la nature.Ni un castor au régime, à l’aube de l’hiver.Métabolisme oblige, l’emblème du Canada se gave avant de se terrer dans sa hutte pour la froide saison.Comme l’hiver du Biodôme est moins rude que celui hors les murs, son alimentation doit être réduite en gras afin qu’il ne s’étouffe pas dans sa graisse.Dans un environnement confrô-lé comme le Biodôme, tout est interrelié.L’alimentation, la médeci- plantes.Lun ne va pas sans l’autre.C’est pourquoi les employés tra- vaillent en étroite collaboration pour que ce véritable laboratoire rivant soit le plus adéquat possible pour ses habitants.Le Rallye des coulisses complète la visite régulière du Biodôme.Des animateurs jalonneront les quatre écosystèmes en plus des entrailles de l’ancien vélodrome afin de faire découvrir au public les différents types de sols, de le sensibiliser aux espèces endémiques comme le chevalier cuivré et de certaines plantes menacées telles que l’ail des bois.Au Biodôme, toute l’attention n’est pas dirigée que sur les animaux.C’est également la dernière chance de voir l’exposition La Grande Visite de Madagascar, dont l’attraction principale réside dans la grande maison de bois typique à ce pays.C’est là que les lémurs catta de Madagascar se grattent le dos, s’adonnent à la position du lotus pour se réchauffer des quelques rayons solaires qui traversent le toit et tentent de grimper sur les visiteurs (au grand dam des animaliers) depuis juin dernier.En plus de ces primates, bien connus des jeunes grâce à l’émission Zooboomafoo, l’expo présente des geckos et des photos.Sans oublier le caméléon mangeur de vers.Le Devoir BIODÔME 4777, avenue Herre-De Coubertin Montréal *514 8683000 Des moments Agés L* UNICEF lançait cette semai-1 ne à Montréal son exposition de photos d’enfants prises dans le monde entier au cours des 50 dernières années.Des images saisies sur le vif, plus de 127 en tout, représentant avec authenticité les conditions de rie difficiles de ces enfants.Conditions dans lesquelles ils vivent encore aujourd’hui.Chaque photo sera soumise à un encan silencieux dont les fonds récoltés seront versés à quatre projets d’aide humanitaire: construire des écoles, prodiguer des soins de santé à de jeunes séropositifs, favoriser l’éducation des jeunes filles et libérer des enfants-soldats.L'exposition se tiendra jusqu’au 20 novembre au Parquet de la Caisse de dépôt et placement du Québec, 1000, place Jean-Paul-Riopelle.www.unicefde-senfants.com.Épris de courts En avril dernier, des cinéastes de la relève ont débuté la réalisation de courts-métrages à saveur environnementale dans le cadre du concours Caméra verte.C’est demain à 21h, aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (R1DM), qu’on assistera à la projection des courts finalistes et au dévoilement des productions gagnantes.Une quinzaine de films seront présentés, tous conçus autour du thème «Environnement et participation citoyenne».Pour ceux qui ne pourraient se déplacer à la Cinémathèque québécoise, les vidéos gagnantes seront mises en ligne sur le site www.citoyen.onf.ca dès mardi.www.cameraverte.org.Le cœur aux Fêtes Décidément, Québec a le cœur aux Fêtes car dès demain, la Bibliothèque Charles-H.Blais de Sillery accueille les tableaux et objets d’arts de L’Association des créateurs et artisans de Sillery (ACAS) pour sa SP expo-vente de Noël.Cet événement met en présence des créateurs dont le niveau d’habileté a été reconnu par un comité de sélection formé de professionnels du monde des arts.Une quarantaine d’artistes et d’artisans représentant une quinzaine de disciplines exposeront leur production de l’année 2008.Jusqu'au 30 novembre au 1445, avenue Maguire, à Québec.Un événement de génie Dimanche, l'École Polytechnique invite le public et les jeunes intéressés par les domaines du génie à visiter l’institution et à rencontrer les professeurs pour l’activité portes ouvertes annuelle.La journée sera animée par des jeux interactifs comme le ping-pong virtuel, dans une ambiance de fête.Plusieurs stands d’information couvriront les différents champs d’étude offerts à la Polytechnique et les gens pourront pénétrer dans les laboratoires de recherche.Au programme, il y a également une visite des pavillons Lassonde, premiers bâtiments universitaires canadiens à obtenir la certification internationale environnementale LEED OR du US Green Building Council.De 10b à 16h.* 514 340-4928.Émilie Folie-Boivin Alors que les manchots et pingouins s’empiffrent de poissons devant les visiteurs, les autres animaux nagent, volent, rampent, s’accrochent aux arbres ou font leur toilette.I I LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 NOVEMBRE 2 0 0 8 B 2 WEEK-END CULTDRE Droits d’auteur L’Institut économique de Montréal est d’accord avec le milieu artistique Le gouvernement devrait étendre les redevances à l’ensemble des supports, y compris les lecteurs de fichiers MP3, selon l’IEM HÉLÈNE BLIZZETTI Winnipeg — Il n’y a pas que le milieu artistique qui conteste l’abolition des redevances sur les supports vierges avec laquelle jongle le Parti conservateur, Le très conservateur Institut économique de Montréal (IEM) s’y oppose aussi.Dans une lèttre qu’il a fait parvenir au Devoir hier, le vice-président et économiste en chef de l’IEM, Marcel Boyer, fait un vibrant plaidoyer en faveur de ce système permettant de distribuer aux artistes des millions de dollars chaque année en guise de paiement pour les droits d’auteur.«Les droits des auteurs-compositeurs et des artistes interprètes sont des éléments fondamentaux du droit de propriété», écrit M.Boyer dans cette lettre.«Bien qu’il soit socialement désirable que les créations et inventions, une fois réalisées, soient rendues disponibles à l’ensemble des citoyens [.], il ne s’ensuit pas que l’écoute d’une œuvre doive être gratuite.» A l’heure actuelle, les consommateurs payent entre 21 et 24 C chaque fois qu’ils achètent une cassette ou un disque compact vierge.Cet argent est mis en commun et redistribué entre les divers artistes du monde musical à titre de droits d’auteur.Ce sont environ 30 millions de dollars qui ont été distribués l’an dernier.La logique veut qu’une personne achetant du matériel d’enregistrement soit plus susceptible de se procurer de la musique illégalement.C’est donc une façon détournée de les mettre à contribution.Débat en vue Réunis en congrès depuis hier soir, les militants du Parti conservateur demandent l’abolition de ce système.Au contraire, le milieu culturel demande son élargissement pour prendre en compte les avancées technologiques.Il demande que les lecteurs de type MP3 soient désormais soumis à une redevance similaire.«Ce serait regrettable que ce système de redevances, qui se veut un mécanisme substitut au marché, soit démantelé, conclut M.Boyer.Il faudrait en fait que le gouvernement étende les redevances à l’ensemble des supports, y compris les lecteurs de fichiers MP3 devenus de plus en plus populaires et présentement non assujettis aux redevances, pour des raisons techniques plutôt byzantines, ce qui constitue une importante brèche dans l’affirmation et la protection des droits d’auteur.» Les militants débattront de cette résolution ce malin.Le Devoir INVITATION À DISCUTER DE BOB DE RENÉ-DANIEL DUBOIS m m STÉPHANE LÉPINE ANIMATEUR JEAN-CLAUDE CDULBOIS, RÉALISATEUR RENAUD LACEUI-BOURDON, RENÉ-DANIEL DUBOIS, COMÉDIEN AUTEUR JEAN ST-HILAIRE, JOURNALISTE ÊTES-VOUS CURIEUX ?VOUS ÊTES INVITÉS A PARTICIPER AUX CURIOSITÉS DU THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI.ANIMÉES PAR STÉPHANE LÉPINE, LES CURIOSITÉS SONT DES DISCUSSIONS OUVERTES, DES OCCASIONS D’ÉCHANGER, EN PRÉSENCE DE L’AUTEUR, AVEC DES INVITÉS DE DIFFÉRENTS HORIZONS QUI S’INTERROGENT À VOIX HAUTE SUR LE SENS DE L’ŒUVRE PRÉSENTÉE.DIMANCHE 16 NOVEMBRE À 18H DANS LA SALLE DU THÉÂTRE D’ ’HUI.C'EST GRATUIT, SANS OBLIGATION DE RÉSERVER OU D’ASSISTER À LA PIÈCE BOB DE RENÉ-DANIEL DUBOIS.THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI 3900, RUE SAINT-DENIS, MONTRÉAL H2W 2M2 WWW.THEATREDAUJOURDHUf.aC.CA 514 282 3900 II1 I>1 T»JJ! ?On n’est jamais trop curieux « L’Art Gallery of Ontario rouvre ses portes 1 ¦ ^ V-'.T- ¦ ¦ CRAIG WEBB / ART GALLERY OF ONTARIO 2008 L’AGO dévoilait hier à la presse son nouveau visage.Un visage dont le revêtement extérieur avant, une paroi entièrement vitrée sur une armature en bois, était certes déjà visible.JÉRÔME DELGADO Toronto — Après un an de travaux, menant à un agrandissement signé Frank Gehry et à un renouvellement majeur des saJles, le musée des beaux-arts de l’Ontario — ou Art Gallery of Ontario, AGO pour les intimes — rouvre ce soir.En jouant la carte de l’accessibilité.La campagne publicitaire Free Tom Thomson et Free Joyce Wieland affichée en ville le dit: pour cette première fin de semaine, l’entrée au musée sera libre.«C’est un moment très spécial pour notre ville, dit Matthew TeiteL baum, directeur de l’AGO depuis dix ans.Nous croyons que [Gehry] a réalisé un grand bâtiment.Mais il ne s’agit pas que du bâtiment, mais de l’expérience que nous offrons.» Cette expérience, gratuite les premiers jours, il faudra la payer plus que jamais: 18 $ l’entrée adulte, une hausse de trois dollars.Matthew Teitelbaum se défend de tenir un double discours.«L’expérience que nous proposons est meilleure et nous nous sommes dit que, pour 18 $, les gens continueront de venir.Nous n’avons quand même pas doublé le prix d’entrée.» La nouvelle expérience repose sur des espaces d’exposition de moitié plus grands (47 % exactement) , mais aussi sur un accrochage inusité — quoique pas novateur.Les salles d’art européen, que Frank Gehry n’a pas voulu modifier pour préserver le musée que lui, le «starchitecte» local, a connu enfant, réservent quelques surprises avec l’intégration d’œuvres d’art contemporain.Devant le plus grand parterre de journalistes de son histoire, selon l’équipe des communications (300, dont des Allemands, des Britanniques, des Mexicains), l’AGO dévoilait hier à la presse son nouveau visage.Un visage dont le revêtement extérieur avant une paroi entièrement vitrée sur une armature en bois, était certes déjà visible.C’est à l’intérieur que la transformation se révélera une surprise, notamment à la vue du Walker Court Cette cour intérieure, cœur du bâtiment ancestral, a perdu ses arbres et son exotisme artificiel au profit d’un raffinement plus naturel (plafond en verre pour laisser entrer la lumière) et plus formel.Un escalier en spirale, tout en bois, mais accessible que du deuxième étage, demeure suspendu, comme un point d’interrogation.Pour le directeur de l’AGO, l’ensemble du renouveau, de la signature Gehry aux salles d’exposition, traduit une volonté de souder lliier et l’aujourd’hui, l’art et la vie.«De l’extérieur, on ne voyait que la brique rouge et la boutique», dit-il, presque enragé, en estimant que désormais l’art est visible.De la rue Dundas, les passants peuvent en effet percevoir quelques premiers aspects.La Galleria Italia, qui surplombe le trottoir, a été investie par Giuseppe Penone, figure de Varie pavera.Ses troncs d’arbre et autres planches verticales ne peuvent être ratés.«C’est un espace assez difficile, très étroit et long, confiait l’artiste en marge de la conférence de presse./’ai opté pour le bois pour entrer en relation avec l'édifice.L’idée de l’architecture est de se donner une forme.Moi, je n’invente pas une forme, je la découvre.» Un musée plus lumineux, ouvert sur la ville, c’est un peu ce à quoi Matthew Teitelbaum rêvait lorsqu’il a lancé le projet d’agrandissement.«Nous avions un but, dit-il, et la solution n’était pas que de s’agrandir, mais d’être meilleur.Nous devions convaincre les gens que nous serions meilleurs.» L’AGO semble avoir été convaincant puisque l’objectif de la collecte de fonds (276 millions de dollars) a non seulement été atteint mais dé passé.Fait à noter, environ 80 % de la somme est de source privée.Parmi cette communauté torontoise fort généreuse, la famille de Kenneth Thomson est certainement la plus importante.Non seulement leur contribution est de l’ordre de 100 millions de dollars, mais la collection du regretté philanthrope (mort en 2006) est à la source de la refonte muséale.«C’est le don le plus important dans l’histoire culturelle canadienne», assure Matthew Teitelbaum au sujet de cet ensemble composé de 2000 pièces et couvrant trois siècles de création.Parmi ces bijoux dont hérite l’AGO, le plus prestigieux est sans doute un chef-d’œuvre signé Rubens, Le Massacre des innocents, auquel on réserve une salle à lui seul — ou presque.Le nouveau musée se caractérise aussi par une plus grande place accordée à la création contemporaine, à découvrir dans la prolongation étagée.The Index, l’œuvre de David Altmejd créée pour la Biennale de Venise (autre acquisition de l’AGO grâce à de généreux To-rontois), occupe, elle, une place de choix au rez-de-chaussée.La photographie bénéficie aussi de salles plus vastes, plus que deux fois leur grandeur précédente.Comme partout ailleurs, elle permet de montrer les nouvelles acquisitions, dont un corpus datant de l’entre-deux-guerres, des images provenant de l’agence néerlandaise Klinsky.Collaborateur du Devoir EN BREF Le prix Giller 2008 à Joseph Boyden Toronto —Joseph Boyden a remporté le prix littéraire Scotiabank Giller 2008 pour son second roman, Through Black Spruce.Le roman de Boyden, qui est né dans la banlieue de Toronto mais vit maintenant à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, dresse le portrait de la vie en milieu autochtone et met en scène les problèmes que connaît une famille après la disparition d’une jeune femme.L’auteur s’était fait connaître sur la scène littéraire en 2005 avec son premier roman, Three Day Road.Le prix le plus richement doté au pays fête en 2008 sa 15r année.L’auteur primé reçoit 50 000 $, tandis que chaque finalis- te touche 5000 $.Cette année, la liste des candidats retenus pour la sélection finale était constituée principalement de nouveaux venus sur la scène littéraire canadienne.L’auteur montréalais Rawi Hage était du lot avec son roman Cockroach.- La Presse canadienne Le MBAM marquera le 40e anniversaire du «bed-in» Après son exposition sur le roi du pop art Andy Warhol, le Musée des beaux-arts de Montréal poursuivra son incursion dans le monde de la musique en célébrant, au printemps prochain, le 40 anniversaire du célèbre «bed-in» de John Lennon et Yoko Ono à Montréal en 1969 avec une exposition portant sur la pane.L’artiste et compagne de John Lennon, Yoko Ono, sera présente au vernissage de l’exposition, intitulée Imagine, qui comprendra quelques-unes de ses œuvres.L’événement se déroulera du 2 avril au 21 juin 2009.L’institution de la rue Sherbrooke Ouest travaille depuis quelque temps déjà avec Yoko Ono à la préparation de cet hommage au 40 anniversaire du «bed-in».Une porte-parole du musée, Danielle Champagne, a souligné que l’institution veut marquer cet anniversaire mais que l’exposition aura vraiment un caractère social porteur d’un message pour accroître la conscientisation de la paix dans le monde.- La Presse canadienne A LA TELEVISION eiejournai Le TVA 18 heures Macaroni tout garni 17h30 Le retour RDI en direct 18h00 | 18H30 | 19h00 Du coeur au ventre Le cercle Ramdam RDI en direct J.E.Bluff j Paquet voleur Du talent à revendre Tla joute A couper le souffle 17h55 Champion Journal France Drôle-monde Goût-Louis MP MX VRAK.TV RDS HIST0RIA ZTELE C.SAVOIR EVASION TF0 Drôle-monde Recette V MP6 17h00 Décompte MusiMax Charmed / Hold-up Les Simpson jNaruto Sports 30 Les 7 péchés capitaux / Colère Le temps d'une paix Juste cause / Le collectionneur La porte des étoiles Information internationale 24 heures en 60 minutes Panique dans l'oreillette Histoires de crimes Décore ta vie l Airoldi-sorlie Décompte MusiquePlus Loft Story i Scrap métal [ Poursuites ___________ | policières Grands Report.Imax Thalassa / D'Arles à Montpellier Un tueur siproche Le tour d'une vie Une heure sur terre Juste Pour Rire - Gala / Multi- anlmateurs_________________ Curieux Bégin / Le parfait souper amoureux____________ Knock-out Le Téléjournal La zone Le TVA 22 heures 22h45 Denis Lévesque Belle et Bum / Karkwa, Catherine Durand.110% RDI en djrect Le National Müvmédia/Documenteur Scènes de crime TopS Franco Buzz Mag Steen Génération en clips Dans le trouble I 70 Chaotic I Di-Gata TopS Anglo Grenade?Ile des défis Ligue-question Si j'avais un char Anne - pignons verts Whistler/La chute | Podium xtrêmej Banc d'essai ] ENAP international ¦ Cuba-Aventure | HabitDuMonde | Les marchés de Philippe Rupert .Cornemuse |Panorama documentaire ______________________________ A CONTRE-COURANT (1996) avec Leslie Hope, John Ferguson.: UNIVERSAL SOLDIER: LE COMBAT ABSOLU Î7h15 LÈ COMBAT DÉ CHAR ’ ‘ Poker - Séries Mondiales Dans le secret des villes Orgueil et préjugés_____ Les experts Monstres Mécaniques Chacun sa voiture: rêve ou cauchemar Guide restes VOIR L'art d être parent Le Téléjournal ____ 21h50 Cartes ; Preuves à l'appui [César parle chiens__ ByeMaison Mon char [Bum à faire Ton look .L'index .L'index québéc Newport Beach [ Presserebelle [ Les Simpson I American Pad INaruto _______[L'antichambre / Mitsou NCIS enquêtes spéciales Gest juste de la TV Sans laisser de trace / L espoir Chasseurs d'ovnis Nos églises Top 10 Maison Sarah Etat critique NOFX 23h45 La fosse aux lionnes Loft Story Le Téléjournal TV5 le journal [ PASSE-PASSE Mayday/Fissures mortelles Billets Verts j Oui à la robe Casse-Gueuie 23h45 LE MARi IDÉAL (2003)' Tracy Nelson._______________ LE SOLEIL (2005) avec Robert Dawson, Issey Ogata.Monsieur Showbiz Max Danse Pièce d'identité i R-Force Le top 5 de.Degrassi Henri pis gang Les Simpson I American Dad Sports 30 ____Lutte impact TNA Le journal RDI 2007) Sexe Réalité Cinéma Danse Plus Infomax Hors d ondes Naruto Boxe VOLONTÉ DE FER (2004) avec Anielica Huston, Hilary Swank, Julia Ormond.Grandes entrevues / Oany Boon LA: Enquêtes prioritaires Chasseurs de fantômes Facebook, Myspace Hôtels / Hôtels de Paris News News News House & Home Serious Jungle Creatures Access H.i World News I News News 1 NBC News King of the Hill [The Simpsons News News j Business News Cold Case Files Street Legal Cash Cab Bloody Victory News EastEnders What Not to Wear / Carrie Off the Record i SportsCentre LE PETIT MONDE 0E CHARLOTTE (2006) Coronation St, Access H.E.T.Canada Adventures in / Death Jeopardy eTalk Ent.Tonight Fox 44 News Evening News Jeopardy 2 1/2 Men Worldfocus Deal/No Deal Ent.Tonight Wheel Fortune 2 1/2 Men Vermont Week CTViCom.| A4E BRAVO* DISCOVERY HISTORY NFWSW0RLD SHOWCASE LEARNING TSN 11'H I IBhOO I 18h30 | How It’s Made [CBC: Business I Little Britain I The NewsHour With Jim Lehrer Access H, jeTalk CSI: Miami / Cop Killer Desperate Housewives Daily Planet NCIS/Chained Around World [Scene The Best Years What Not to Wear / Sarah 0.1 That's Hockey 1 Madden Nation _________ 20h45 Cinéjour Air Farce j Rick Mercer Ghost Whisperer / Threshold NCIS The Agenda with Steve Paikin Supernanny / Howart Family Ghost Whisperer / Threshold Deal or No Deal Smarter-5th Grader Wash.Week NOW Roadside Adv Outdoors Ghost Whisperer / Threshold CSI: Miami Fact Presents [ Books/ Film Greensburg / On the Road Battlefield Mysteries The Hour The Guard Real Simple Real Lite./Gina IMPERATRICE YANG KWÉÎ FBI (1955) | Canada-amour r ABSOLU : 211)25 TRANQUILLE LE FLEUVE (1988J [LISTE MOIRE (19951 Geneviève Brouillette.UN APPEL MANQUE (2008) Marcia Gay Harden.; SWEENEY TODD: LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET [YOUNG ÂDAM (2003) Le destin de Bruno__ Surnaturel/Jus m Bello Pour un nouvel humanisme Beauté du monde Métêo+ [Mondes [Secrets d'h.Cinéma .de la pêche Croisée ch.DoctorWho Super-Manny/Marko Family Life Heartbeat / Burying the Past Super-Manny / Marko Family The Price Is Right Crusoe/Hour 6: Long Pig Don’t Forget the Lyrics Bill Moyers’ Journal Wash.Week [NOW Super-Manny/Marko Family CSI: Miami / Deep Freeze Man vs.Wild / Patagonia Go Deep / Beaulighters_________ CBC News: The National Testees [K.vs.Spenny What Not to Wear / Lynn NBA Basketball / Nuggets de Denver c, Celtics de Boston (bi CBC News: The National Law & Order / Release Numb3rs/Charlie Don't Surt Allan Gregg [Film 101 20/20 Numb3rs / Charlie Don’t Surt Lipstick Jungle FOX 44 News JtMZ Independent Lens / Lioness Bill Moyers' Journal , Law & Order / Release CSI: Miami / Sunblock ME, MYSELF I (1999) avec David Roberts, Rachel Griffiths The Hour CTV News News News The Agenda with Steve Paikin Sex & City News Dinosaurs: Return to Life Ax Men / Man vs.Mountain the fifth estate Webdreams Say Yes-Dress Webdreams Say Yes-Dress SportsCentre News Family Guy News News Criminal Minds 23h35 News 23h35 David Letterman Arrested 0h05 CSI: NY ECW Wrestling Heartbeat 0h05 Kimmel 23h35 Tonight Show J.Leno Seinfeld Business Charlie Rose CTV News '70s Show Charlie Rose 01)05 CSI: NY CSI: Miami Law & Order / Admissions Daily Planet_____ Bloody Victory News Sin Cities: Lite | Porno Valley What Not to Wear / Lynn 221)00 | 221)30 Man vs.Wild Battle.Mystery The National The Shield Say Yes-Dress Poker NOS CHOIX ; C E SOIR Paul Cauchon DU CŒUR AU VENTRE Deuxième émission consacrée à la cuisine mexicaine, après l’émission de la semaine dernière.Radio-Canada, 19h LA JOUTE Trois nouveaux participants au débat tenteront de se distinguer: Patrick Lagacé, Michel Gauthier et Lorraine Pintal.Télé-Québec, 20h THALASSA Une visite sûrement fort colorée, d’Arles à Montpellier.TV5, 20h UNE HEURE SUR TERRE Mathieu Ricard, moine bouddhiste, est l’invité spécial d’une émission consacrée à la résurgence de la spiritualité dans le monde.Radio-Canada, 21h Classification des films: (I) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable Matthieu Ricard j j ¦ j f MARION STAI.KNS I 4 1 14 .^ -Il, I ¦ -, „.^•lMhaMa,-r-,^r - ¦•-, LE DEVOIR.LE VENDREDI 14 NOVEMBRE 20 0 8 NEK-END CINEMA RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE DE M0NTRÉAL ««inpinn 13->23 www.ridm.qc.ca NOV.2008 À l’affiche cette semaine SOURCEiMÉDIAFILM.CA THE BOY IN THE STRIPED PAJAMAS Grande-Bretagne-États-Unis, 2008,94 min.Drame de Mark Herman avec Asa Butterfield, Vera Farmiga, David Thewlis.Durant la Deuxième Guerre mondiale, peu après son arrivée dans sa nouvelle maison à la campagne, le fils d’un officier allemand fraternise avec un garçon en pyjama à rayures qui séjourne dans la «ferme» voisine, ceinturée de barbelés.• V.o.: AMC Forum.La critique et Internet Martin Bilodeau ACinemania, lundi après-midi, six critiques de cinéma, dont moi-même, , étions réunis sur la scène de ITmpé- rial pour discuter de notre métier, de ses perspectives d’avenir et de son potentiel de survie dans un monde médiatique en constante évolution.De nos discussions, écoutées par un public restreint puis alimentées par ses questions, Internet a occupé une bonne place.Je mentirais si je vous disais qu’il s’est dit là-bas des choses transcendantes ou vraiment nouvelles.Je mentirais aussi si je vous disais que la compagnie était de mauvaise qualité, loin s’en faut Mais nos points de vue — ceux de Brendan Kelly {The Gazette), Marc-André Lussier {La Presse), Liam Lacey {The Globe and Mail), Catherine Perrin (Radio-Canada), Alain Spira (Paris Match) — ont convergé un peu rapidement: Internet, ses blogues et ses forums, inquiétait il y a cinq ans, et l’inconnu subsiste encore quant à la juridiction intellectuelle de cette zone d’expression libre, dans laquelle s’entassent pourtant, pêle-mêle il est vrai, les contenus de la plupart des jour-haux d’Occident ^ Même après le débat, la question est restée accrochée dans mon esprit de critique pas si vieux pas si jeune né et à l’ère de l’imprimé.Comme la plupart d’entre vous sans doute, je peux me passer du téléphone pendant deux jours, mais ne saurais me passer d’Internet plus d’une heure.Dans mon cas, parce que la presse cinématographique s’adressant aux professionnels du cinéma (varie-ty.conv, screendaily.com, etc.) s’y trouve et s’exprime au quotidien.Même que celle-ci n’a jamais été aussi accessible aux cinéphiles de toutes allégeances, en clair le plus souvent, par abonnement le reste du temps.En outre, comme le rappelait mon confrère Brendan Kelly, du quotidien The Gazette (il est aussi correspondant pour Variety), des sites comme metacritic.com et rot-^'tentomatoes.com, que je consulte > quotidiennement, donnent aux cinéphiles un aperçu (surmonté d’une évaluation numérique souvent vaseuse du degré de satisfaction de l’auteur) de tous les textes critiques parus dans la presse anglo-saxonne, journaux, magazines ret webzines confondus, avec hyperliens vers les textes complets.Côté francophone, le site fiançais allocine.fr offre à ses internautes des extraits de critiques parues dans Le Monde, Le Figaro, Télérama et plusieurs autres.Chez nous, avec des moyens plus modestes, mediafilm.ca suit la tendance.Nous avons dépensé tant d’énergie dans les dernières années à appréhender, puis à dénoncer la prolifération de blogueurs peu instruits et de forums mal éclairés dans Internet fils sont là et faciles à trouver), que nous avons oublié de dire et de diffuser la nouvelle à l’effet que la critique professionnelle s’y affiche aussi et qu’elle n’a jamais été aussi démocratiquement accessible.Un cinéphile montréalais peut désormais trouver dans le Los Angeles Times, ou dans Télérama, un critique de cinéma à sa mesure.Pareillement, ledevoir.com compte bon nombre de lecteurs hors frontières.Comme Jonas, nous sommes déjà dans le ventre de la baleine.Nous n’en mourrons pas, bien au contraire.La critique sera, elle l’est déjà en partie, revigorée par l’apparition, en marge de la presse écrite et électronique (considérées comme «officielles»), d’aspirants successeurs qui y ont trouvé un espace pour s’exprimer.J’aurais aimé avoir pareil lieu d’expression quand j’avais 20 ans.Certes, les opinions exprimées dans le Web ne sont peut-être pas toujours très «éduquées».Mais certaines le sont.Beaucoup de sites personnels diffusent n’importe quoi, sont écrits par n’importe qui.Mais pas tous.A y regarder de plus près, il me semble même que la médiocrité et la qualité, dans la presse «libre» d’Internet, s’expriment dans d’égales proportions à celles qu’on retrouve dans la presse écrite «officielle».Lève-toi et marche, cow-boy Hugh Jackman ne doit pas mourir.C’est du moins le verdict des spectateurs invités à participer aux projections-tests d'Australia, la grande fresque épique de Baz Luhrman (Romeo + Juliet, Moulin Rouge), qui prend l'affiche chez nous le mercredi 26 novembre.Ce dernier a donc accepté de réécrire une partie de l’épilogue de son film afin de satisfaire la 20th Century Fox, qui le pressait de laisser vivre le cow-boy rustre et sexy avec qui le personnage de Nicole Kidman, qui joue une aristocrate anglaise devenue propriétaire terrienne, a une histoire d’amour inattendue alors que les bombes japonaises (le film est campé pendant la Seconde Guerre mondiale) pieu-vent sur le continent Cet affront à la licence artistique d’un auteur parce qu’une conclusion heureuse serait plus susceptible de générer du gros box-office qu’un dénouement tragique, pensent ceux qui ont oublié Love Story.Collaborateur du Devoir Ouverture du 16e Festival du cinéma juif à Vienne Vienne — Le 16' Festival du cinéma juif s’est ouvert hier à Vienne avec 35 longs métrages et plusieurs courts métrages au programme fiusqu’au 27 novembre), l’un des points forts étant consacré au film yiddish, la langue des communautés juives d’Europe orientale et d’Allemagne.Ainsi seront montrées deux rétrospectives consacrées à deux pionniers du cinéma yiddish, Sidney M.Goldin et Joseph Seiden, tandis qu’un hommage sera rendu au comédien autrichien Otto Tau-sig, âgé de 86 ans.Ce dernier avait dû quitter la Vienne nazie en 1939 avec «un transport d’enfants» pour la Grande-Bretagne, avant de revenir dans la capitale autrichienne en 1946 pour y mener une carrière d’acteur couronnée de succès.Aujourd’hui encore, Otto Tausig est l’une des «figures» du célèbre Burgtheater de Vienne et il a joué dans de nombreux films qui seront présentés au festival dans le cadre d’un programme baptisé «Émigration et retour d’exil».Un autre thème du festival est le cinéma palestinien, sous le titre We Too Have No Other Land (Nous non plus n’avons pas d’autre pays), qui présentera une série de films sur le destin de la Palestine et d’Israël, particulièrement centrés sur l’identité, la religion et les frontières.Énfin, le festival réserve une grande place au film documentaire, avec notamment celui du réalisateur autrichien Georg Misch, Le Chemin de La Mecque - Le Voyage de Muhammad Asad, qui vient d’être couronné au festival FIDA-DOC au Maroc par le Grand Prix du jury.Muhammad Asad, en réalité le philosophe autrichien Leopold Weiss, né en 1900 à Lviv (aujourd’hui en Ukraine) et décédé en 1992, avait quitté l’Empire austro-hongrois pour une longue route le menant en Israël, en Palestine, à La Mecque, puis au Pakistan et enfin à New York.Converti à l’islam, ce descendant dime longue lignée de rabbins a fourni une traduction du Coran qui est encore aujourd’hui une référence.Agence France-Presse www.cincmaduparc.com / 48$ POUR 10 FILMS! ?A NI PAS MANQUER CETTE SEMAINE LES FILMS PUBUCITMRES LIONS DÏ CANNES r&tf! Vicky Cristina Barcelona ^ WIRE "1 Métro Place das arts-Autobus 80/129 rCINÉMA DU PARC' 3S7S Du Pure SI 4-261-1 MO M S 0 0 8 CHANGELING 3 heurts de STATIONNEMENT GRATUIT ELDORADO Belgique-France, 2008,85 minutes Comédie dramatique réalisée et interprétée par Bouli Lanners avec Fabrice Adde, Philippe Nahon.Un vendeur de voitures au tempérament bourru décide de ramener chez ses parents un jeune toxicomane qu’il a surpris en train de cambrioler sa maison.Mais le voyage en voiture est fertile en rencontres avec des personnages étranges.• V.o.: Ex-Centris.FAUT QUE ÇA DANSE! France-Suisse, 2007,100 minutes Comédie de Noémie Lvovsky avec Jean-Pierre Marielle, Valeria Bruni-Tedeschi, Bulle Ogier.Croyant avoir enfin trouvé la stabilité auprès de son fiancé, une femme dans la quarantaine doit composer avec ses parents séparés, un père hédoniste et une mère de plus en plus confuse.• V.o.: Quartier latin.SYNECDOCHE, NEW YORK États-Unis, 2008,124 minutes Comédie dramatique de Charlie Kaufman avec Philip Seymour Hoffinan, Samantha Morton, Tom Noonan.Après avoir été bizarrement blessé à la tête, un metteur en scène new-yorkais, largué par sa femme, entreprend grâce à une bourse la création d’une pièce monumentale dans laquelle la fiction ne cesse de se confondre avec la réalité.• V.o.: AMC Forum.LE TUEUR France, 2007,90 minutes Thriller de Cédric Anger avec Gilbert Melki, Grégoire Colin, Mélanie Laurent Un spécialiste en investissements convainc le tueur à gages chargé de l’éliminer de lui accorder quelques jours de sursis pour lui permettre de faire un dernier coup d’argent qui assurera l’avenir de sa fillette adorée.• V.o.: Ex-Centris.Entretien avec Pierre Schoeller, réalisateur du film Versailles À l’ombre de la vie de château ANDRÉ LAVOIE Vous n’oublierez pas de préciser que Versailles, c’est un mélodrame?», m’a lancé Pierre Schoeller alors que notre entretien était formellement terminé.La tentation devenait alors grande de vouloir relancer la discussion, généreuse et passionnante, avec ce scénariste devenu cinéaste qui signe un film sur.les ravages de la pauvreté et de l’itinérance.Même ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans ce lieu magnifique et symbolique du pouvoir divin accordé à la royauté y verront une sacrée ironie.Le titre n’a pourtant rien d’ironique, m’assure Pierre Schoeller, de passage à Montréal dans le cadre du festival Cinemania et une semaine avant la sortie du film en salles.«Ce n’est pas une vue de l’esprit, souligne-t-il.Des SDF [sans domicile fixe] vivent là, dans cette forêt près du Château, exactement au même endroit où se situe le film.» C’est également dans cette proche et riche banlieue de Paris qu’une mère paumée (Judith Chemia) va remettre entre les mains d’un homme encore plus paumé qu’elle (le regretté Guillaume Depardieu) son fils âgé de cinq ans.Dans un abri de fortune, au milieu des bois et d’une bande d’autres infortunés, ce père improbable et cet enfant adopté sans formalités vont tenter de survivre à leurs malheurs comme deux naufragés sur une île.Or, non seulement les lieux sont authentiques, mais le film multiplie les instants de vérité sur cette misère que l’on préfère trop souvent oublier.C’est tout le contraire que souhaite Pierre Schoeller.«Le premier effort du film, c’est de regarder ce que l’on n'a pas envie de regarder.Après, c’est de comprendre et de ressentir l’intimité des personnages.Ça ne fait pas de Versailles un film à message.Au début du travail d’écriture, fêtais très surpris de découvrir la complexité sociale et humaine de cette réalité.» Il tient d’ailleurs à revenir sur le caractère soi-disant ironique du titre.«Versailles, c’est bien sûr un film sur la famille, la pauvreté.et sur la richesse.En France, nous sommes dans m pays à la fois très riche et très pauvre, ça me semble une richesse fictive, fantasmatique.Et placer ces SDF dans la forêt de Versailles, ça donnait une dimension historique.Ironiquement, le projet s’est monté avant l’élection de Nicolas Sarkozy et depuis, les deux chambres politiques s’y réunissent plus souvent, le président y possède sa résidence secondaire, etc.» Appelons cela, disons, l’Histoire qui, tristement bégaie.ir, ÎÀ ‘ .J—r - - - V c-M-oAcmiFU JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Schoeller, réalisateur de Versailles, est de passage à Montréal dans le cadre de Cinemania.À deux pas de cette opulence, au cœur d’une forêt où l’on entend moins le chant des oiseaux que le vrombissement des moteurs des hélicoptères, un drame se joue, Schoeller préférant utiliser le terme «scandale»-, celui d’une mère abandonnant son enfant.Nous la suivons aussi discrètement dans ses courageuses tentatives de réinsertion sociale tandis que le bambin s’attache à ce jeune homme au corps déjà usé et à l’âme en miettes.«Je voulais voir ce qu’il y avait derrière ce geste, précise le cinéaste.Et ça me plaisait qu’elle n’affiche aucune culpabilité.Certes, elle a une peine, une souffrance, mais elle n’a pas le choix.La misère, la perdition, ça vous amène à faire des choses insensées.Le langage de la misère, c’est ça.» Des choses insensées, l’acteur Guillaume Depardieu en a tait aussi quelques-unes au cours de sa vie qui s’est tragiquement terminée le 13 octobre dernier à l’âge de 37 ans.Jusque là très volubile, Pierre Schoeller n’a pas tenté de cacher son malaise, et surtout sa tristesse, à l’idée de parler au passé de celui que la critique française voyait enfin comme un acteur accompli, de plus en plus affranchi de l’ombre d’un père immense nommé Gérard, et ce, grâce à sa performance dans Versailles.«C’est très troublant parce qu ’il y a des scènes dans le film qui sont très proches de ce qu’il a vécu», rappelle le réalisateur.Souli- gnant à quel point il était «extrêmement attachant» et débordant d’une (grande énergie créatrice», il n’hésite pas à confier le caractère «violent et brutal» de ce deuil.«La mort réécrit les choses, on ne peut pas le nier», déclare celui pour qui Versailles, ça n’évoque pas la vie de château.Collaborateur du Devoir ¦ Versailles est présenté dans le cadre du festival Cinemania le vendredi 14 novembre à 20h45, et le samedi 15 novembre à 13hl5 au Cinéma Impérial.Le film sortira en salles le vendredi 21 novembre.EN BREF Début du Festival de Marrakech Avec des hommages aux actrices Sigourney Weaver et Michelle Yeoh, ainsi qu’au cinéaste russe Andrei Konchalovsky, mais également des coups de chapeau au cinéma britannique et au demi-siècle du septième art marocain, le 8e Festival international du film de Marrakech prend d’assaut la ville impériale marocaine ce soir et se poursuit jusqu’au 22 novembre.Le jury, dirigé par le cinéaste Barry Levinson, devra se pencher sur 13 films en compétition, en provenance des quatre coins du monde.Parmi ceux-ci, Frozen River de l’Américain Courtney Hunt Kandisha, production marocaine de Jérôme Cohen Olivar, A Year Ago in Winter, production allemande de Caroline Link et The First Day of Winter de l’Italien Mirko Locate!.La célèbre place Jemaa El Fna sera le siège de projections extérieures, àoni Alien Night en présence de l’interprète Sigourney Weaver, Rain Man devant le cinéaste Barry Levinson et Crouching Tiger, Hidden Dragon, présenté par l’actrice Michelle Yeoh.Des classes de maître seront offertes durant le festival par le cinéaste britannique Hugh Hudson et par son confrère espagnol Agusti Villaronga.- Le Devoir « CESTTRÈS TRÈS BEAU.IL FAUT LE VOIR SUR GRANIT ECRAN.» IT.M 1,11 N Mi ll I K il I f MATIN, SUC « UN FILM TRÈS RÉUSSI! l’AI BEAUCOUP AIMÉ!" J I; HT UOtlRNAI S RC •Une performance absolument éblouissante, des moments d'humour formidables.Très très bien maîtrisé, puissant* •Un film très très intelligent avec des dialogues savoureux.Un coup de cœur!» D€ OUBLI KAUFMAN, SCtUKOTt K AOABLAWLN LUK U PEAU K JOHN AUUTOWX ET DU SOIUL HEM U rflE nsoiiiHiiioiram « .UN DES MEILLEURS FILMS DE L’ANNÉE.» «UNE merveille.« ***** MIMÉ TIME m LE DÉSERTEUR "N ii;m fi s|W< 'N 1 AVi 'Il ri l ni i",L RI Al CHAI'* 'I * * H { .a.,CC: .?* — ; «A WWW LEDESeRTEll R.COM ! !.V"A%> l PRÉSENTEMENTÀL'AFFICHE ' CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS nCetÜBiestttBIWtf! LE MARIAGE DE RACHEL (RACHEl SC nine MAIIICn UN FILM DE JONATHAN DEMME Il’APRf S UNF HISTOIM VÉCUE Ecrit par jenny lumet .produit et realise par W.'r^rJUvtn.K 11 métmfiolo 1 - - ŸlfltMON OfVQMALi AtffiC flOUS-TTTOCfl FRANÇAIS A L AFFICHE! I tx-cuwTm» ir~Li°SLip~l -VfflBtON OflKWMU ANOIAI8E- U r— V*C II-CWfSAArWI - r— MM* * DW CINtMo —.[LE FORUM 22 I 8TE-AD tLE j [ SHERBROOKE PHILIP SEYMOUR HOFFMAN ?*'** **** **?* V.'HV.H», SUN SAMANTHA MORTON MICHELLE WILUAMS M CATHERINE KEENER SCÉNARISÉ ET RÉALISÉ PAR CHARLIE KAUFMAN r* RANDE ANNONCE A WVnN.SVNECDOCMENY.COM trempé dans une pMlosogltte devieretrigerams.Avec son rythme, fera vslsér | vos idées noires, b ¦Pans Match .jfmSÊ ?k IrenlQue.drôle, tendre, les octeers sont renversants I n - Le Nouvel Observateur n ?n Bna comédie grava ni réloalssante, propre éanesHenaer et faire rira Qulconoue a compris nue comique et traglqiio ont partie liée.* - Les Inrockuptibles JEAN-PIERRE MARIELU UAIEMj&NI-TEOESCHI ft UN RIM PI NOÉMIE IVOVSKY fT'ipJÜ DÈS AUJOURD'HUI VERSION oniOINALF ANGLAISE JMMUPlimj'IlUI I- CINÉMAS AMC - toul touf,.13 4* EN EXCLUSIVITÉ [LE FORUM 22| 1 DÈS AUJOURD'HUI! CSMMM^tJHIHLBspOKiri CONSULTEZ LB B QUIDI8-NOHAIWE8 DES CINÉMAS LE DEVOIR.LE VENDREDI 14 NOVEMBRE 2 0 0 8 B 4 WEEK-END MUSIQUE Les Wriggles, c’est tout ça, et c’est pas ça non plus Les musiciens-humoristes débarquent pour la première fois à Montréal PIDZ Sur scène, les trois chanteurs oscillent entre de petites saynètes humoristiques et des morceaux souvent comiques, parfois plus tendres, joués avec presque rien.skv #,’ï .PHILIPPE PAPINEAU Après 14 ans d’existence, six albums, dont une compilation, deux DVD et une nomination aux Victoires de la musique, le groupe français de chanson humoristique Les Wriggles reste encore très méconnu en sol québécois, peut-être parce qu’il n’y a jamais posé le pied.Ce qu’il corrigera ce soir au Don d’Or, dans le cadre du Coup de cœur francophone, avec un concert presque prémonitoire axé sur le système économique.La popularité des Wriggles dans l’Hexagone ne peut être remise en question, eux qui ont déjà rempli à pleine capacité le Zénith et l’Olympia grâce à leurs textes comiques, inspirés de l’actualité, et à leur musique très simple, basée sur les harmonies de voix et la guitare à cordes de nylon.Comme si Tryo était tombé dans la marmite de l’ironie quand il était petit Pendant les 12 premières années d’existence de la formation, Les Wriggles était formé de cinq membres, qui se sont rencontrés à l’école de la rue Blanche, de son véritable nom l’Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre.Mais en 2006, deux membres partent, laissant Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon et Frédéric Volovitch seuls dans l’aventure.«On avait toujours ce désir de continuer et de chanter, explique Christophe Gendreau au bout du fil, mais on a eu cette crainte, qu’est-ce qu’on va faire, va-t-il falloir remplir.» Les trois Wriggles se sont donc retroussé les manches pour composer plusieurs nouvelles chansons, qui ont nourri l’album Tant pis! Tant mieux!, paru en 2007.«Notre spectacle, on le fait donc avec de nouvelles créations, en ne reprenant que quelques-unes des anciennes chansons, alors on n'a pas cette sensation d’avoir à boucheries trous.» Comiques rouges sur fond noir Depuis leurs débuts sur scène, les Wriggles sont toujours vêtus de rouge.Symbole?Plus simple pour le lavage?«Le rouge, on l’a choisi parce qu’on avait trouvé des costumes à pas cher qui passaient pour tout le monde, rigole Christian Gendreau.Et en plus, comme on a un nom de scène imprononçable pour les Français, eh bien on s’est fait reconnaître avec ça: “Tu sais, le groupe là, les Fwrigesd.les mecs en rouge!”» Sur scène, les trois chanteurs oscillent entre de petites saynètes humoristiques et des morceaux souvent comiques, parfois plus tendres, joués avec presque rien.Une guitare passe de mains en mains, trois voix se font entendre, et Stéphane Gourdon y ajoute son talent de percussionniste vocal (human beatbox).«On aime bien ces chansons plus intimistes, parce qu’elles arrivent comme un petit cheveu sur la soupe.La foule s’attend encore à rire, et hop, on arrive avec un morceau tout plein d’émotion.» Comiques ou tendres, donc, Les Wriggles?«Même si les chansons parlent d’un sujet pas drôle, il y a toujours une petite phrase qui va faire sourire.Mais ce n’est pas donné uniquement aux gens qui font de la chanson d'humour.N’essayons pas de classer les choses, lance Christophe.Les Wriggles, c’est tout ça, et, en même temps, c'est pas ça!» Le spectacle qu’ils présenteront ce soir au Lion d’Or est présenté depuis plus d’un an et demi en Europe, et traite, tiens donc, de notre cher capitalisme.«On n’est pas des devins, on l’a axé autour du système économique avant que ça se pète la gueule!» Rire en plein cœur de la crise, donc?Pourquoi pas, dit Christophe.«Comment on s'en sort nous, en tant qu’être humain, en tant que citoyen dans tout ce foutoir?On va s’en moquer un peu, et essayer de se faire du bien dans tout ça.On prend du recul face à la société.» Le Devoir ¦ Les Wriggles, avec le Benoît Paradis Trio, ce soir au Don d’Or à 20h30,18,50 $ VITRINE DU DISQUE EN BREF CLASSIQUE CLASSIQUE Noir Désir a mis en ligne deux nouveaux titres Paris—Le groupe rock français Noir Désir, en retrait depuis la condamnation de son chanteur Bertrand Cantat à huit ans de prison pour avoir porté des coups mortels à sa compagne Marie Trintignant en 2003, a mis en ligne uqe nouvelle chanson et une reprise du Temps des cerises, téléchargeables sur son site Internet La chanson Gagnants/ Perdants (bonne nuit les petits) a été écrite «en réaction au contexte actuel, politique et humain», écrit le groupe sur son site.Cette ballade, portée par des guitares acoustiques et une batterie plus discrète, ressemble au fil des couplets à une diatribe contre le gouvernement actuel Dans la deuxième chanson, le groupe revisite, accompagné d’Estelle et de Romain Humeau du groupe français Eiffel, Le Temps des cerises, un chant révolutionnaire du XK' siècle.-AP ARCHAMBAULT"! Une compagnie ck* Ou»4x< >» Media PALMARÈS CD Résultats des ventes : _ du 4 au to novembre 2008 FRANCOPHONE ARIANE MOFFATT Tous les sens MES AlEUX La ligne orange KARKWA Le volume du vent ¦TB LES COWBOYS FRINGANTS HlI L'expédition ALFA ROCOCO Lever l'ancre B CŒUR DE PIRATE Cœur de pirate MARIE-ÉLAINE TtOBERT Un jour Noël PATRICK NORMAN Plaisirs de Noël ANGilE DUBEAU ET IA PRETA KJ Philip Glass, Portrait I LES CHARBONNIERS DE L'ENFER ET | la nef / La traverse miraculeuse ANGLOPHONE FLORENCE K La bistorla de Lola SYLVAIN C0SSETTE 70’s vol.2 CÉUNEDION Mv Love Ultimate Essential Coll.Mac/dc ¦bl Black Ice LOREENA McKENNITT A Midwinter Night's Dream B SUSIE ARIOU Night Lights SYLVAIN COSSETTE 70’S vol.1 METALUCA Death Magnetic npwK KJ Funhouso THE LOST FINGERS Lost In the 80's TÉLÉCHARGEMENT ZIK.ca UDtM DE L'ÉVIDENCE MesAiëux GET BACK Sylvain Cossette JE VEUX TOUT Ariane Moffatt B JUST DANCE Lady GaGa DISTURBIA Rihanna WA Mozart Nv*®* ÂcKDMktn D,K.î50“H*lfii MuttatoiNlCH* ' NetttrriitHfa t’iumbcf Onhcttrs (iordin Nikolic MOZART Sérénade Haffner, K.250.Marche en ré K.249.Orchestre de chambre des Pays-Bas, Gordan Nikolic.PentaTone SACD PTC 5186097 (Naxos).Le violoniste Gordan Nikolic est l’un des musiciens les plus surprenants de la scène européenne.On l’a connu soliste dans des disques (étiquette BNL) de haute tenue — y compris les Sonates et partitas de Bach.On l’a ensuite retrouvé à l’Orchestre symphonique de Londres, dont il est le Konzertmeister à la personnalité presque trop débordante.Le voici chef de l’Orchestre de chambre des Pays-Bas.D nous a déjà donné chez PentaTone un sublime disque Britten, Bartok et Hartmann, d’œuvres marquées par la guerre.Le voici mitonnant la version de référence moderne de la Sérénade Haffner.Cette sérénade contient en son cœur (mouvements 2,3 et 4) sans doute le plus beau concerto pour violon jamais écrit par Mozart Nikolic en est un soliste rêvé (écoutez le rondo, irrésistible).Son interprétation de la sérénade est affûtée, vive, mais pas brusque.Les phrases musicales dans les mouvements andante chantent merveilleusement.Il est dommage (pour ceux qui écouteront ce SACD en multicanal) que PentaTone ait réalisé un enregistrement si gros.Christophe Huss MONDE MALI KOURA Issa Bagayo Six Degrees / Outside Sa voue douce et obscure coule comme une plainte ondulante et son chant est souvent ponctué de mots rythmés qui évoquent une forme de récit ou de rap ancestral provenant directement de Wassou-lou, épicentre d’un style qui a vu n;ùtre Oumou Sangaré et plusieurs autres femmes.Il s’inspire des mots des anciens et joue le luth ka-mélé n’goni qui se fond dans la mélopée bluesy à laquelle répond souvent un chœur de femmes.Mais il hit le premier, à tout le moins le premier connu internationalement, à mélanger ses racines maliennes à l’électro.Le mouvement a fait des vagues.Ainsi, Ramata Diakité, Ma-mou Sidibé, Fouley Kanté, Mamani Keita, Electro Bamako et même Amadou et Mariam ont tenté l’aventure.Issa Bagayogo, lui, campe maintenant au sommet du palmarès du Word Music Charts Europe' depuis trois mois.Plus accessible que jamais à l’oreille occidentale, il révèle dans Mali Koura, sans renier l’essence de ce qu’il a toujours fait, un disque plus discrètement jazzé, doucement cuivré, mâtiné de clavier hmky et de quelques syncopes rapides.Il s’en dégage un bel équilibre entre l’intériorité du répertoire et son groove sautillant.Yves lier nard fSJ MLSNORI.SKN l’« iihv»'4I si» t' GriWdoo MS7.T MOUSSORGSKI Tableaux d’une exposition.+ Dszt: Concerto pour piano n° 1.Peng Peng (piano), Orchestre symphonique de Nashville, Leonard Slatkin.Naxos 8.570716.Si Naxos était une étiquette comme les autres, on entendrait parler en long et en large de Peng Peng, jeune pianiste chinois de 14 ans (au moment de l’enregistrement), véritable clone de Lang Lang, mais, à mon sens, plus mature musicalement à âge équivalent.Il joue le 1" Concerto de Dszt avec une poigne extraordinaire.Peng Peng est élève à Juilliard (New York) et on risque d’en entendre reparler.Mais le sujet principal de ce disque, c’est la «recomposition» des Tableaux d'une exposition par Leonard Slatkin à partir de 15 orchestrations différentes.Certains orchestra-teurs sont connus (Ravel, Stokowski, Wood, Ashkenazy), d’autres absolument pas, comme Geert Van Keulen, excellent dans Tuileries, ou Douglas Gamley (1924-1998), qui fait appel à un chœur orthodoxe et à un orgup dans La Grande Porte de Kiev.A ceux qui aiment cette œuvre, Slatkin propose un parcours vraiment passionnant.Une seule faute de goût, Il veçchio castello, rendu ridicule par Emile Naoumoff.C.H.ROCK LES GOULES Eèto d«'S Morts FÊTE DES MORTS (CD+DVD) Les Goules P572 Les Goules sont peut-être six pieds sous terre, mais les voici qui ressurgissent en début de saison froide avec Fête des morts, un CD et un DVD enregistré l’an dernier devant public lors de l’enterrement officiel du groupe.lœ produit est à la hauteur de la formation de la Vieille Capitale, soit un peu tout croche et bruyant, mais toujours aussi délicieusement absurde et exubérant.Si les pistes audio des deux supports souffrent d’un son un peu trop sourd, les 15 titres du CD et les 21 chansons du DVD (elles se répètent pour la plupart) permettent un excellent survol de leurs trois albums et de leurs sept années d’existence.Pour ceux qui ne les ont jamais vus sur scène — c’était mon cas — le spectacle présenté sur DVD nous permet de comprendre l’esprit et la folie des Goules.On déplore toutefois ces effets de vieilles pellicules et de VHS en noir et blanc, ajoutés artificiellement, qui n’amènent rien au moulin.Pour les grands fans, Fête des morts offre aussi un making of, de nombreuses archives de concerts, des clips et des photos, lœs Goules sont peut-être morts, mais ils traitent encore leurs fans aux petits oignons.Philippe Papineau COMPILATION '§** RY
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